w PK -H m ACTES SOCIÉTÉ LINNÉENNE DE BORDEAUX FONDÉE LE 25 JUIN 1818 Et reconnue comme établissement d'utilité publique par Ordonnance Royale du 15 juin 1828 Athénée Rue des Trois-Conils, 53 ^ TOME LXXIV, BORDEAUX IMPRIMERIE A. SAUGNAC & E. DROUILLARD 3, PLACE DE LA VICTOIRE, 3 m 1922 4lH ACTES DE LA SOCIÉTÉ LINNÉENNE DE BORDEAUX ACTES SOCIÉTÉ LINNÉENNE DE BORDEAUX FONDÉE LE 25 JUIN 1818 Et reconnue comme établissement d'utilité publique par Ordonnance Royale du 15 juin 1828 Athénée Rue des Trois-Conils, 53 -■^ — TOME LXXrV BORDEAUX IMPRIMERIE A. SAUGNAC & E. DROUILLARD 3, PLACE DE LA VICTOIRE, 3 1922 ^6 G- ' CATALOGUE PROVISOIRE DES LÉPIDOPTÈRES OBSERVÉS EN GIRONDE Henri GOUIN Membre de la Société Linnéenne de Bordeaux AVANT-PROPOS Au début de son Gatalo^^ue des Lépidoptères du Berry et de l'Auvergne, Maurice Sand s'exprime ainsi : (( Celui qui entreprend de dresser un catalogue quelconque en histoire naturelle, avec collection et pièces à l'appui, pour une région tant minime soit-elle sur le globe, ne sait pas à quoi il s'engage. » Cette remarque du savant consciencieux qu'était Maurice Sand est bien justifiée, surtout pour notre beau département de la Gironde, car, malgré le travail de Lalanne sur les Lépidoptères de Bordeaux en 1826 ou 1828, précédant ainsi d'une dizaine d'années celui de Roger paru en 1838, celui de Trimoulet paru en 1858, malgré le supplément de MM. Breignet et Brown paru en 1894 et les nombreuses notes et addenda parus dans les Bulletins de la Société Linnéenne de Bordeaux, la faune girondine restait bien inconnue. ^ Je crois donc le moment venu de donner une nouvelle énuméralion de toutes les espèces signalées à ce jour. — — A l'avance, je m'excuse auprès de mes collègues des erreurs involontaires qui auraient pu se produire dans ce travail. Certaines espèces citées dans ces ditïérents travaux ont presque disparu, d'autres n'ont pas été retrouvées depuis, enfin, pour quelques autres, il est à peu près certain qu'il y a eu confusion ou erreur de détermination. Cependant, j'ai cru bon de faire figurer ces espèces dans mon énumération car tous les jours nous avons à signaler de nouvelles décou- vertes de ces mêmes espèces. Je me contente de les faire suivre de la mention : « Espèce douteuse et incertaine. » Pendant très longtemps, notre beau département, un des plus riches au point de vue entomologique, était resté inex- ploré. Trimoulet, comme il le dit lui-même, chassait dans sa petite région. Notre savant collègue Brown, enlevé trop tôt pour la science à l'atTection de ses collègues, ne chassait guère qu'aux environs immédiats de Bordeaux. x\ujourd'hui, presque toutes les régions du département ont été chassées et le seront encore davantage, espérons-le. M. l'abbé Sorin pour la région bazadaise, M. Philippe Henriot pour la région de Sainte-Foy, M. l'abbé Ansonaux pour celle de Contras et de Saint-Mariens, MM. Breignet, Brascassat, abbé Bernier, abbé Dubordieu, Daydie, docteur Manon, Schirber, Y. de la Jonquière, ont bien voulu me communiquer la liste de leurs captures. Je leur adresse mes bien sincères remerciements. Mais j'en dois de tout à fait spéciaux au maître de la lépidoptérologie française, à M. Charles Oberthiir qui, avec l'obligeance et le dévouement si appréciés par tous ceux qui s'occupent de lépidoptères, a bien voulu prendre connaissance de mon manuscrit et y faire les addenda et les corrigenda indispensables à un tel travail. Que M. Obérthûr reçoive ici l'assurance de ma vive grati- tude et de ma profonde reconnaissance. Cordeaux, janvier 1921. H. Gouix. PREFACE M. Henri Gouin, de Bordeaux, a été très heureusement inspiré en entreprenant la rédaction d'un nouveau Catalogue des Macrolépidoptères de la Gironde auquel il a donné le modeste titre de Catalogue provisoire, en prévision des supplé- ments que suscitera vraisemblablement l'avenir. M. Gouin a désiré que je prisse connaissance de son travail avant de le remettre pour Fi m pression. J'ai bien volontiers déféré à la demande qui m'était faite et j'ai trouvé le plus vif intérêt dans la lecture du manuscrit qui m'a été commu- niqué. Le département de la Gironde, dont la superficie atteint presque 10.500 kilomètres carrés, appartient presque en entier aux formations géologiques dites : tertiaires et quater- naires. 11 est très varié dans ses aspects. La côte de l'Océan avec la région des Dunes, les Landes entre la Mer et le cours de la Garonne, sont bien différentes de la lisière des graviers d'alluvion qui, dans la zone dite : du Médoc, longe la rive gauche de la Gironde. D'autre part, à l'est de Bordeaux, dans les terres que traversent la Dordogne et la Garonne, avant de se réunir au Bec d'Ambès, c'est une succession de relèvements entrecoupés de vallons dont l'effet, généralement très doux, est fort agréable aux yeux. Le climat tempéré pendant l'hiver, est assez chaud et orageux en été. La principale richesse de la Gironde est la vigne ; mais les cultures de céréales, de légumes, de fruits, les prairies, les forêts de pins et de chênes concourent, avec l'élevage du bétail, à faire du département de la Gironde, l'un des plus favorisés de toute la France, au point de vue agricole. Dans ces conditions, la faune et la flore naturelles ont été forcément rétrécies par le développement de la culture inten- sive; néanmoins elles ont encore conservé une variété qui les rend pleines d'intérêt. Je me souviendrai toujours — avec le vif regret que me cause la perte d'nn ami très digne et très cher — des chasses entomologiques que j'ai faites jadis en compagnie de feu l'abbé JMège^ aux environs de sa résidence de Villeneuve-de- Blaye, sur les coteaux qui bordent la rive droite de la Gironde, entre Gauriac et Blaye. Certains jours d'été, la chaleur est intense sur la falaise exposée au midi et assez découverte. Les papillons y paraissent nombreux et c'est un véritable plaisir pour le lépidoptériste de voir les Anthocharis, les Colias, les Ljjcœnides, les Satyrides, les Hespérides, les Zygènes voltiger en abondance au soleil de juillet et d'août, tandis que, dans les herbes, sous les pas du chasseur, des espèces variées d'Hétérocères se lèvent et sollicitent son attention. D'autres espèces, au contraire, restent immobiles, en attendant la fraîcheur du crépuscule, tel le joli Sphingide : porcellus dont les couleurs rose et verte s'harmonisent et se confondent si bien avec la teinte des plantes sauvages sur lesquelles le papillon se tient au repos et accroché durant le jour. La capture de ce Sphingide est la récompense des investigations attentives et c'est toujours une satisfaction pour l'Entomologiste qui parvient à découvrir l'un de ces papillons tranquillement blotti sur la tige d'une plante oti il faut de bons yeux pour le distinguer. L'abbé Mège, en ce temps-là, — je parle d'il y a plus d'un tiers de siècle — était un ardent explorateur de son pays natal. 11 aimait aussi excursionner dans les Pyrénées où nous nous sommes plusieurs fois, rencontrés. La région bordelaise a le droit d'être fière de cette pléiade de Naturalistes au nombre desquels l'abbé Mège doit figurer avec honneur, et qui, l'esprit toujours en éveil, ne craignant pas leur peine, d'ailleurs extrêmement sympathiques parleur bonne humeur et leur générosité^ ont largement contribué à faire connaître les richesses naturelles de leur chère et belle petite Patrie : la Gironde. Pourquoi tant d'autres départements français n'ont-ils pas été aussi favorisés, faute d'avoir donné le jour à des amateurs de l'histoire naturelle, aussi actifs, aussi zélés, aussi instruits? Il y a tout près d'un siècle qu'a paru un premier inventaire de papillons girondins D'après M. Trimoulet, auteur du Catalogue des Lépidoptères de la Gironde qui fut imprimé en 1858^ ce fut l'abbé Lalanne qui rédigea — sans doute vers 1826 — le catalogue initial dont Trimoulet écrivit le second supplément. On doit à cet abbé Lalanne une notice sur Satijrus (Edipus, qui fut insérée dans le Bulletin de la Société Linnéenne de Bordeaux. Un premier supplément au Catalogue dressé par l'abbé Lalanne, eut pour auteur Th. Roger qui publia, dans le tome X des Actes de la Société Linnéenne , la liste des Lépi- doptères des environs de Bordeaux. Feu Trimoulet ne cite pas l'ouvrage rédigé par Th. Roger; mais il en est fait mention dans une Contribution à la faune des Lépidoptères du Sud-Ouest de la France, supplément aux Catalogues de Roger et Trimoulet, que F. Breignet et R. Brovvn firent paraître dans le XLV^ volume des Actes de la Société Lin- néenne de Bordeaux, en 1892. J'ai personnellement connu Trimoulet. En juillet 1862, la Société Entomologique de France avait organisé une excur- sion dans les Pyrénées-Orientales. Cette excursion dura un mois. Pour le retour dans leurs foyers respectifs, les excursionnistes venus de toutes les parties de la France se séparèrent à Narbonne. Avec Achille Guenée, Jules Fallou, Clément Lafaury, Emmanuel Martin, je pris la voie par Toulouse et Rordeaux, Nous nous arrêtâmes dans cette grande et belle Cité pour y visiter les collections de Lépidoptères alors réputées : celle de Roger qui est encore, au moins partiellement, au Musée de la Ville, celles d'Auguste et de Trimoulet. — 10 — Gustave ^ilbermann qui avait publié en 1835 une Enumé- ration des Entomologistes vivants^ fait connaître que dès ce temps-là, la collection de Théodore Roger, associé de la maison Brizard et Roger, contenait 14 à 15.000 espèces de Coléoptères de tous pays et 10.000 espèces de Lépidoptères, dont plus d'un tiers en Rhopalocères et le double en Hétéro- cères. - Quant à Auguste (Henri), qui était directeur du Dépôt de Mendicité, il est indiqué par Silbermann, comme possesseur d'une très belle collection de Lépidoptères. D'après ce que nous vîmes à Bordeaux en 1862, les collec- tions de papillons se trouvaient constituées suivant une méthode que Guenée avait adoptée pour une partie de ses Lépidoptères [Rhopalocères, Sphingides, Bomhycides^ Noctuel- lites\ mais que les amateurs parisiens n'avaient pas voulu pratiquer et dont ils déploraient certains inconvénients. Les papillons des collections bordelaises se trouvaient donc «renfermés dans des petites boîtes de bois, vitrées, ou même- dans des boîtes de verre dont les morceaux, convenablement taillés, étaient assemblés et réunis au moyen do bandelettes de papier ou d'étoffe, par conséquent hermétiquement fermées et rangées dans des cadres vitrés qui tapissaient les murs des appartements. Sans doute les Anthrènes avaient beaucoup de peine à pénétrer dans des boîtes si bien closes, mais la lumière à laquelle les papillons se trouvaient constamment exposés durant le jour, avait vite fait d'atténuer l'éclat des couleurs. Les parisiens au contraire se servaient d'armoires à casiers, contenant des tiroirs bien à l'abri de la lumière, mais moins efficacement protégés contre les insectes destruc- teurs. Nous fûmes à Bordeaux, confraternellement reçus par Trimoulet qui, dès le lendemain de notre arrivée, voulut nous conduire à La Teste-de-Buch et à Arcachon, localités pour le Polyommalus Gordius, présentant une forme assez spéciale en Gironde. La collection Auguste contenait quelques belles aberrations — li — de papillons girondins et des spécimens fort intéressants de la faune de l'île de Cuba, notamment de belles et brillantes Callidryas considérées en ce temps-là comme variété de Thalestris et que Herrich-Schœtïer a érigées en espèce séparée avec le nom de Avellaneda. Cette collection Auguste était à vendre. Elle fut achetée un peu plus tard par un marchand naturaliste de Paris qui la revendit en grande partie à Chr. Ward, d'Halifax. Ayant moi-même acheté cette collection Ward, je fis rentrer en France les belles pièces de l'ancienne collection Auguste, la plupart piquées avec des épingles sensiblement plus longues que celles dont on se servait à Paris. 11 paraît que ces épingles dont je n'ai jamais vu les pareilles ailleurs, avaient la faveur des Entomologistes borde- lais il y a quatre-vingts ans. Je me souviens de Fattention que les amateurs de papillons apportaient aux spécialités lépidoptérologiques girondines, très réputées et recherchées à l'époque déjà lointaine dont je rappelle le souvenir. C'étaient surtout la Ciicullia anthemidis ; la 9 bleue de la jolie Lijcœna Adonis que j'ai distinguée, par le nom de Cœlestis, de la forme Ceronus dont elle est en effet très ditïé rente; la variété jadis improprement appelée Eri/thia, de Satyrus Arethusa, puis les belles Catocala Diiecta^ Conjuncta, Optata, Agarnos « quae circa Burdigalam occur- rit )), dit Boisduval dans Gênera et Index methodicus, publié en 1840. Au temps de ma jeunesse, il y avait en France six centres entomologiques justement réputés : Paris d'abord et au-dessus de tous les autres ; puis Strasbourg, Lyon, Marseille, ]Mont- pellier et Bordeaux. Cette dernière ville n'a jamais cessé de cultiver les Sciences Naturelles en général et notamment l'Entomologie. 11 s'y est formé ce que l'on pourrait proprement appeler I'Ecole Bordelaise, essentiellement occupée de l'étude de la faune et de la flore girondines, agissant avec le concours de person- nalités assez nombreuses et averties pour se suffire à — 12 — elles-mêmes dans la plupart des cas, publiant dans les Actes ou dans le Bulletin de la Société Linnéenne de Bordeaux^ le résultat des observations et des découvertes dues aux recher- ches laborieuses et tenaceraent poursuivies des membres de cette savante Compagnie. Comme et autant que Lyon, Bordeaux avait conservé sa vie entomologique propre et indépendante; l'influence parisienne si puissante à Marseille et à Montpellier, s'y faisait à peine sentir. Cependant Th. Roger et Henri x\uguste communi- quaient libéralement leurs trésors entomologiques, pour aider à la publication des grands ouvrages. C'est ainsi qu'en avril 1836, le D'' Boisduval écrivant la Préface du premier volume du Species général des Lépidoptères , cite MM. Th. Roger et Auguste, de Bordeaux, parmi ceux a qui lui ont envoyé en communication, avec une obligeance parfaite, toutes les espèces intéressantes de leurs cabinets ». Grâce aux travaux constamment poursuivis en vue d'un but toujours le même, c'est-à-dire la connaissance de toutes les espèces qui habitent le sol girondin, le nombre des découvertes s'augmentait sans cesse et laissait très incomplet le Catalogue dressé par Trimoulet, en suite de ceux que l'abbé Lalanne et Th. Roger avaient initialement publiés. C'est alors que deux membres de la Société Linnéenne, F. Breignet et R. Brown firent paraître, en 1892, dans le XLVe volume des Actes de la Société Linnéenne de Bordeaux, non seulement la Contribution à la faune du Sud-Ouest de la France dont j'ai déjà fait mention plus haut, mais un nouveau travail, relatif à une* famille dont l'étude n'avait pas été abordée par leurs prédécesseurs : l'abbé Lalanne, Th. Roger et Trimoulet. Ce fut le Catalogue provisoire des Pyrales des environs de Bordeaux. En effet, jusqu'en 1892 Tétude de la faune des Microlépidoptères girondins était restée un peu dédaignée et n'avait encore fait l'objet d'aucun inventaire. Cependant les plus petits des papillons ne sont ni les moins intéressants, ni les moins nuisibles. Tandis que les Galleria — 13 — meio?îeI/a dévdiSieni les ruchers, les Conchylis ambiguella causent aux vignobles des pertes considérables. Combien d'autres espèces dévastent nos cultures, nos provisions, nos étoffes, nos fourrures ! Les Retinia resinella et tiirionana, peste des conifères; Carpocapsapomonelln, pyrale des pom- mes ; Tinea granella, teigne des grains ; Tinea tapetzella, pchionella, Tineola bise//ie//a ou mites des maisons, tondeuses des draps, des laines, des crins, des pelleteries, peuvent à bon droit être citées parmi nos dangereux ennemis. Il faut un temps bien long pour étudier, comme il convient, les Microlépidoptères. 11 est nécessaire de se spécialiser dans la recherche et l'observation biologique de tous les Pyralides, Tortricides, Gelechiides, E/achistides, Tinéides, etc., si l'on tient à obtenir un résultat satisfaisant. Toute une vie humaine ne suffit pas pour découvrir les mystères de la vie évolutive des minuscules espèces de papil- lons, trop souvent nos ennemis si redoutables. F. Breignet et R. Brown avaient amorcé l'ouvrage. M. Henri Gouin l'a complété, en publiant dans le volume LXIX des Actes de la Société Linnéenne de Bordeaux, le Catalogue raisonné des Microlépidoptères observés en Gironde jusquen 1915. Très modestement M. Gouin reporte tout le mérite de cet excellent ouvrage à la mémoire de Robert-François-Fenwick Brown dont il a coordonné les notes, recueillies depuis long- temps, fruit de nombreuses années d'un labeur assidu. M. Henri Gouin y a ajouté ses notes personnelles et a rendu ainsi à la science entomologique un éminent service. Le Catalogue des Microlépidoptères de la Gironde occupe 142 pages de texte. 11 importait de compléter l'œuvre en mettant 1 inventaire des Macrolépidopfères girondins au même point qui avait été si heureusement et savamment réalisé pour les Microlépidoptères. 11 s'agissait donc de publier la quatrième édition du Catalogue dont l'abbé Lalanne avait donné, vers 1826, un premier essai, successivement supplé- menté par Th. Roger et Trimoulet. Cependant la mise au — 14 — point d'un ouvrage destiné à rassembler tous les travaux des devanciers et à les compléter par la publication de toutes les découvertes réalisées plus récemment, est un rude labeur et celui qui s'y dévoue mérite la reconnaissance de tous ceux qui, s'intéressant aux mêmes études, se trouvent heureux d'en profiter. ^ Avec un soin méticuleux, les noms de toutes les espèces et variétés de Macrolépidoplères signalées , comme ayant été rencontrées jusqu'ici dans la Gironde, ont été relevés par M. Gouin et c'est avec une probité scrupuleuse que l'inven- taire définitif a été dressé et est prêt à être présenté aux amateurs d'Entomologie. Trimoulet, en 48S8, avait suivi pour le classement, l'ordre adopté par le Docteur Boisduval, dans son Gênera et Index methodicus paru en 1840. Breignet et Brown, en 1892, avaient énuméré les espèces qu'ils citaient, conformément à l'ordre présenté en 1871, dans le Catalog Staudinger et Wocke a aujourd'hui entre les mains de presque tous les Lépidoptéristes », comme il est dit à la page 4 de l'Avant-propos. La classification adoptée par j\I. Gouin pour le Catalogue raisonné des; Microlépidoptères dressé en 191. j et imprimé en 1917, est la même que celle choisie pour le présent Cata- logue des- Macrolépidoptères, c'est-à-dire celle du Catalog der Lepidopteren des palaearctischen Faunengehietes, von doc- teur 0. Staudinger und D'" H. Bebel, paru en 1901. C'est pour la même raison qu'ont invoquée précédemment Breignet et Brown. D'ailleurs il n'existe pas pour le moment d'autre Catalogue des Lépidoptères de la faune paléarctique que celui de feu Staudinger. Quels que soient les défauts de ce Catalogue, du reste présentement très incomplet, comme il n'en existe pas encore un nouveau, autant vaut en suivre les dispositions. Les espèces sont donc inventoriées par M. Gouin dans l'ordre du Catalogue en question et avec leè mêmes numéros pour référence, ainsi qu'il fut fait précédemment. L'avantage — 15 — de cette méthode, c'est que chacun peut se rendre exactement compte de l'identité des espèces énumérées. Mais une question que tout le monde se pose en prenant connaissance d'un catalogue consacré à une faune locale est la suivante : Toutes les déterminations sont-elles exactes ? Dans le cas présent, quel compte doit-on tenir de certaines identifications scientifiques admises par Trimoulet et ses prédécesseurs ? Quelle est la valeur réelle de quelques déter- minations même très récentes ? Ainsi la Catocala Pacta, espèce de Saint-Pétersbourg, a-t-elle été réellement capturée à Royan, comme je l'ai lu dans le présent catalogue ? J'opine pour une erreur de détermination. Probablement il s'agit d'une variété à abdomen rose de Catocala optata ; toutefois n'ayant pas vu les échantillons, je reste dans l'igno- rance et j'ai appris, par maints exemples, que le vrai n'est pas toujours vraisemblable. Je pourrais multiplier l'observation que j'exprime pour Catocala pacta, de Royan et citer d'autres noms paraissant être le résultat de malentendus. Mais quelle est donc l'œuvre humaine qui peut passer pour impeccable ? Hélas ! il n'y en a point. Du reste ce n'est pas une besogne facile, celle qui consiste à déterminer des insectes. Combien de fois ai-je vu des cas fort embarrassants, non seulement pour moi-même, mais pour les Entomologistes les plus qualifiés ! Cette difficulté de l'exacte détermination serait très simpli- fiée si l'on avait sous les yeux des exemplaires parfaitement frais et intacts, non pas isolés, mais représentés par quelque quantité, et surtout si une bonne figure avait paru à l'appui de la description. Malheureusement chacun déplore qu'un si grand nombre de descriptions sans figure, presque toujours inintelligibles, encombre toujours la nomenclature entomo- logique de dénominations dont il est impossible d'apprécier la valeur. Quoi qu'il en soit, du moment que la plus entière bonne — IG — foi a présidé à la rédaction d'un ouvrage, il n'y a rien à exiger de plus. Ce sera à la critique ultérieure à essayer de faire la lumière sur des cas litigieux. En attendant, honneur à ceux qui travaillent et qui n'hési- tent pas à s'imposer les longues recherches en vue de produire un livre utile, très estimable dans son ensemble, susceptible d'inciter à de nouveaux efforts et de faire ainsi réaliser d'incessants progrès scientifiques. Notons encore, pour ne laisser dans l'ombre aucune des complications qui surgissent avec le temps, que maintenant on juge nécessaire de comparer entre elles les races géogra- phiques des papillons et que, pour des différences d'aspect souvent minimes, on leur impose, trop facilement sans doute, un nom nouveau. Le comte Emilio Turati, dans un ouvraoe récent : Nuove forme di Lepidotteri., correzioni ç_ noti critiche, 1919, énumère pour le Meliiœa Didyma^ espèce girondine, quarante formes locales qui ont été distinguées par des noms, sans parler des aberrations doiit il cite vingt dénominations. 11 y a évideni- ment-là une exagération abusive; mais l'entraînement paraît universel pour l'application d'une méthode dont il me semble que Herr Fruhstorfer fut le protagoniste. Sans doute, dans cet ordre d'idées, plus d'une espèce girondine de Lépidoptère mériterait de recevoir un nom de forme géographique ou variété locale. La Meliiœa Atharui-Vividior remarquée par l'abbé Sorin, dans la région de Bazas, en est la preuve. Seulement, si l'on veut disserter sur la variation locale, en complète connaissance de cause, il faut pouvoir disposer d'énormes séries d'exemplaires provenant des régions les plus diverses, en vue d'une comparaison motivée. Pour réunir une documentation appropriée aux exigences nouvelles de la Science entomologique, il faut du temps et du matériel. Ce sera pour la faune lépidoptérologique de la Çfironde le but de l'avenir. Les travaux poursuivis avec — 17 — ardeur dans le sens que j'indique, fourniront un ample supplément d'observations et de découvertes dont un fuLur Catalogue établira le compte. Mais les anciens ouvrages resteront toujours la base qu'il ne faudra jamais perdre de vue et à laquelle il sera nécessaire de toujours recourir. Il en sera pour les GalalogTies successivement dressés par l'abbé Lalanne, Th. Roger, ïrimoulet^ Breignet et Brown, finalement par M. Gouin, ce qu'il en .est pour les ouvrages de tous nos devanciers. Il faut toujours revenir à leur étude ; plus on les consulte, plus on les apprécie. Je prédis au Catalogue présenté par M. Gouin une bien longue survivance d'estime et par avance je m'associe cordia- lement à l'élogieuse considération dont il sera toujours entouré par les Entomologistes. Rennes, décembre 1920. Charles Oberthûr. Tome LXXIV* — 18 — Famille I. — PAPILIONIDŒ. Genre Papilio Latreille.' 1. Podalirius L. — Avril à juillet. TC. Partout: dunes (lu littoral à Soulac, Le Verdon^ Talais (Gouin), Sainte-Foy (Henriot), Saint-Gôme (abbé Sorin). La chenille en juin et septembre sur Prunus spinosa, Persica vulgaris, Amydalis communis, etc. La forme Undecimlineatus Em., pourvue d'une petite bande supplémentaire dans la cellule des premières ailes, aurait été rencontrée à Bordeaux (Verily, ex. coll. Auguste), 1 exempl. Allées de Boutant (Gouin). L'exemplaire de la collection Auguste a été figuré sous le no 4.006 de la planche cdlxxxvi, dans le vol. XVI des Etudes de Lépidoptérologie comparée. 4. Machaon L. — Mai, juillet et août. G. Partout, prés et luzernières. La chenille en mai, août, septembre sur les Fœniculum officinale, Daucus carota, Rutha graveolens., Peuce-* danwn cervaria. a) Var. Burdigalensis Trim. = Aurantiaca Speyer. — Variété se distinguant du type par la couleur ochrée des ailes. Fargues, Bonnetan (Trim.), Saint-Gôme (abbé Sorin), Sainte- Foy (Henriot), variété estivale. (Auriantiaca flava, slrigis nigr., augustior, abdominis vitta nigra dorsal, angusta). h) Var. Sphyrus Hûbn. — 1 ex. à Fargues-Saint-Hilaire en juin (Brascassat) ? 1 ex. à Saint-Mariens en mai (Gouin). [al. latiws nigro fascialis, al post. niaculis cœruleis permà- gnis). Famille IL — PIERIDŒ. Genre Aporia flb. 38. Cratœ(|î L. — Mai, juin. TG. Prairies, champs cultivés. La chenille sur Prunus spinosa^ Cratœgus oxyacantha, et en — 19 — général sur beaucoup d'arbres fruitiers; elle éclot en octobre, passe l'hiver en famille et parvient à toute sa taille en avril. Genre Pieris Schrk. 45. Brassicœ L. — Mai, juillet; août, septembre. TC. Partout. La chenille sur le chou cultivé, elle cause parfois de grands ravages. 48. Rapœ L. — Avril, juin; août, septembre. TC. Partout. La chenille sur un grand nombre de crucifères, notamment sur Brassica napiis, Topœlum majus. Var. et (ab.) Leucotera Stefan. — 1 ex. à La Sauve, 16 avril 1906 (Gouin). (al. ant. macula apicali pallidiore vel déficiente). Var. Immaculata Ckll. — Port-Sainte-Foy, Picon (Henriot)^ Saint-Côme, 1 ex. d'éclosion (abbé Sorin). Dans les Etudes de Lép. comp., vol. 111, M. Oberthûr signale un exemplaire hermaphrodite, côté gauche 9» côté droit cf , pris p9r M. l'abbé Mège, dans son jardin à Ville- neuve-de-Blaye le 12 mai 1893. 48c. Manni Mayer. — Espèce à rechercher spécialement; devant être répandue dans tout le département ; Villeneuve- de-Blaye (abbé Mège), Marsas (abbé Dernier). 49. Ergane H. G. — 1 ex. 9 parfaitement caractérisé à HaQx dans l'Entre-deux-Mers, en mars (Brown) à rechercher. 52. Napi L. — ÏC. Partout. Deux générations. La chenille sur le réséda, la capucine, le navet et autres crucifères sauvages. a) Var. Napœae Esp. — Génération estivale. TC. La che- nille sur les crucifères. b) (Ab.) Intermedia Krul. — 1 ex. de Pessac en juin 1897 (Daydie) ? Peut-être aussi Ochsenheimeri ?? 57. Daplidice L. — AG. Terrains arides et sablonneux. Juillet, septembre. Pessac, Bruges (Trimoulet) ; Sainte-Foy, Picon (Henriot) ; Birac, Villandraut (abbé Sorin) ; Saillans, — 20 — Fronsac (abbé Ansonaux) ; Eysines, TC. sur les dunes à Soulac (Gouin). La chenille en juin et septembre sur différentes crucifères et résédacées. a) Var. Bellidice 0. — Plus rare que le type en mars, avril. Pessac, Bruges (Trim.); Soulac (Gouin). * (Minor. suhtus obscurior). Genre Euchloë Hb. 62. Crameri Butler. = Belia Cr. — Terrains arides. AC. Mars, avril. Pessac, Fargues, Le Bouscaut (Trim.); Saint- Corne (al)bé Sorin); Porchères (abbé Ansonaux); Villenave- d'Ornon (Schirber) ; Sainte-Foy (Henriot); Eysines, Lignan (Gouin). ' La chenille sur différentes crucifères. Le type du Crameri de la Gironde est remarquable par sa grandeur et les taches des ailes qui sont fortement nacrées (Trim.). VEuchloë Crameri {Belia Cramer) ne peut être confondue avec la Belia Linné [Systema naturœ) qui est la 9 de Euchloë Doiiei Pierre t, d'Algérie. Il a donc fallu échanger le nom sous lequel VEuchloë Crameri [Belia Olivier) était presque universellement connu, afin de restituer à la véritable £'i^cA/oë Belia (Douei Olivier) le nom linnéen qui lui appartient incontestablement. M. Em. Schirber a pris en septembre, à Villenave-d'Ornon, un assez grand nombre de Crameri. C'est une troisième j^énération. Le même fait a été observé en Poitou dans le courant de septembre 1920. Var. EsPERi Kirby. — Mai, juin. Forme estivale. Mêmes localités que le type. Le nom Aiisonia Hb., sert à définir la forme des montagnes {Si?nplonia Olim.j. Ab. SuLPHUREA Obthr. — Dessous des ailes inférieures d'un blanc jaunâtre. Villeneuve-de-Blaye en août (abbé Mège). Var. Albescens Obthr. — Villeneuve-de-Blaye (abbé Mège). — 21 — Ces deux exemplaires sont figurés sur la planche xxxvi des Rliopaloc. pal. de Verity : mL Sidphurea (fig. 50). V. Albescens (%• SI). 69. Cardamines L. — C. Partout en mars, avril, juin. La chenille sur Cardamine pratensis et impatiens, elle se chrysalide pour passer l'hiver. Les sujets que l'on rencontre en juin sont d'une taille plus grande et ne se trouvent que sur les côtes (Trimoulet). Var. Immaculata Pahst. — 3 ex. à Saint-Côme, 3 mars 1921 (ahhé Sorin). Le trait discoïdal des supérieures est preque nul. Ab. QuADRiPUNCTATA Frischs. — 2 ex. à Saint-Côme en mars 1921 (abbé Sorin). Les quatre ailes ont un trait noir discoïdal; sur les postérieures ce trait est plus marqué sur le revers. Sur les deux exemplaires capturés à Saint-Côme le trait noir discoïdal est plutôt un point qu'un trait, il est peu apparent. Var. Reigivaci Gouin. — Variété à ailes jaunes. 1 sujet cf en avril 1908 capturé au Pont-de-la-M.aye, propriété de Mus- sonville, par M. l'abbé Reignac {P.-V. Soc. Linn. de Bordeaux, tome LXII). 73. Eupheiioïdes Stgr. — Plusieurs exemplaires ont été pris une année (1877) dans la côte de Baurech, au-dessus de l'église, par M. l'abbé Lanneluc, curé de Reignac-de-Blaye, \me première fois en avril, puis en juillet. M. Buffeteau a dit également l'avoir capturé une fois à Baurech, fi.n mai ou commencement de juin ? à rechercher. Genre Leptidia Billb. 81. Sinapis L. — TC. Avril, juin; juillet, septembre. Partout. La chenille en juin et septembre sur les Lotus et Lathyrus vicia. (Ab. 9) Erysimi Bork. — Avec le type mais plus rare. Juillet, Fargues (Breignet). 99 _ Var. DiNiEiNsis Bdv. — Rare. Juillet : Fargiies, La Brède (Breignet). i . [al. omn. subtus albidis). Var. Umbratica Triiii. — Avril, dans les bois de Pessac (Trim.). Variété caractérisée par les ailes ant. blanc jaune en dessous. Genre Colias Leach. 98 Hyale L. — AG. Coteaux calcaires, prairies arides. Mai à septembre. Partie Est de la Gironde (Trim.) ; Fargues, Baurech, Saint-Mariens (Breignet) ; Gajac (abbé Sorin) ; Sainte-Foy (Henriot); Soulac (Gouin). Ab. Uhli Verity. — La macule de l'espace apical et mar- ginal des ailes supérieures est quelquefois entièrement noire. 1 ex. Villeneuve-de-Blaye (abbé Mège) ; 1 ex. Saint-André-de- Cubzac 1920 (abbé Sorin). [Marc/, nigro immaculato). Ab. intermédiaire entre SiEVERsomES et la forme normale; les taches jaunes submarginales se confondent en une bande qui sépare l'espace noir apical-marginal en deux taches bien distinctes. 1 ex. cf à Villeneuve-de-Blaye (abbé Mège). Et. de Lép. comp., vol. 111. 113. Edusa F. — TG. Partout de juin à septembre. La chenille en mai et septembre sur plusieurs espèces de trèfles et de luzernes. Ab. 9 Helicina Obth. — 1 ex. de Pessac (Daydie). C'est cette variété que M. Daydie décrit dans les P.-V. de la Soc. Linn. de Bordeaux en 1907. (Flavescens transitiis ad helicem). Ab. 9 Hélice Hb. — Avec le type AG. (9 alha). 1 ex. cf capturé à Sainte-Foy le 26-7-911 par M. Henriot n'a que 31 millimètres d'envergure. Peut-être var. Pyrenaïca Gr. ? (Duplo inhior ; vix nominanda). Var. Pyrenaïca Gr. — 4 individus pris à Saint-Côme le 14 juillet 1921 (Rondou-Gouin). 9.O. Un exemplaire cf dont les ailes en-dessous sont ardoisées, 21 septembre 1919 à Villenave-d'Ornon (Schirber). Un exemplaire 9 entièrement albinisanle et semblant déco- lorée dans toutes les parties de ses ailes, 15 septembre 1920 à Villenave-d'Ornon (Schirber). H4. Myrmidone Esp. — 1 ex. 9 à Haux dans les coteaux de l'Entre-deux-Merg, le 14 mars 1880, la 9 dans un jardin de Caudéran dans le courant de l'été (Brovvn) ; 1 9 à Baurech en mai (Brascassat). La détermination de cette espèce est très douteuse. Genre Gonepteryx Leach. 124. Rhamni L. — TG. Partout. Toute l'année. Hiverne. La chenille sur les Rhamniis. 125. Cleopatra L. — Juillet, août. Hiverne et reparaît au printemps suivant ; Fargues, Baurech, Le ïaillan, Saint- Augustin (Trim.); Saillans, P'ronsac (abbé Ansonaux). RB. dans le Bazadais (abbé Sorin), AR. à Sainte-Foy (Henriot), Villenave-d'Ornon, AC. le cf , B. la 9 (Schirber). Bordeaux boulevard (Gouin). 1 ex. "^ a été capturé à Baurech par M. Fourneix. La chenille sur Rhamnus alaternus, catharticum ei frangula. Famille 111 — NYMPHALIDŒ. Genre Apatura Fab. 132. Ilia Schifï". — Lieux plantés de peupliers et de saules en juillet et août. AB. Se pose quelquefois à terre, sur les matières stercoraires, mais vole le plus souvent au sommet des hautes branches. Marais de Boutant, Bègles, Villandraut (Trim.); Sauros, Gajac, Saint-Gôme (abbé Sorin); Porchères (abbé Ansonaux); Sainte-Foy (Henriot); Roque-de-Thau (abbé Mège). La chenille en mai et juillet sur Populus, Salix, alnus. Var. Clytie Sch. — Avec le type et parfois plus commun. Fond des ailes jaune. j En 1889, il a été capturé un cf dont la bande médiane au lieu d'être fauve est complètement blanche en-dessus et en- dessous [Ilia L.). Ab. cf Laura Lép. Saint-Farg. — 1 ex. à Sauros, le 20 juin 1921 (abbé Sorin). La description de cette ab. se trouve dans le tome III des Etudes de Lépidoptérologie comparée, p. 183. Genre Limenitis F. 135. Gamilla Schiff. — Mai à août. Endroits boisés : Gazinet, Fargues, Cestas, Sàint-Mariens, etc. La chenille sur Lonicera en avril et juin. Se trouve aussi dans les jardins sur Symphoricarjms racemosa (Henriot). 138. Sibilla L. — AG. dans certaines localités, sur les ronces et chèvrefeuilles en fleurs en juin et juillet : Cestas, La Brède, Gradignan, Sadirac, Fargues; Sauros (abbé Sorin); Mazères (abbé Dubordieu) ; Picon (Henriot); Soulac (Gouin). La chenille sur le chèvrefeuille des bois en mai. Genre Pyrameis Hb. 152. Atalanta L. — CC. Partout pendant la belle saison, mais surtout dans les vergers autour des fruits gâtés. La chenille toute l'année mais principalement en juin et août sur Urtica urens et paretaria, vit solitaire dans une feuille repliée. Quelques exemplaires avec un point blanc dans le tiers externe de la bande rouge des ailes antérieures : Lesparre, Bouillac f Gouin). 153. Cardui L. — CG. Partout, plusieurs générations. Vole surtout à la tombée du jour. La chenille de mai à août sur les chardons, orties, mauves. ^ M. Brascassat en a recueilli plusieurs sur le myosotis, les sujets qui en sont éclos sont de très petite taille. Une belle variété prise par M. Brown à La Roque-de-Thau — 25 - en juin 1879, est figurée cUns les Actes de la Sociélé Lin- néenne de Bordeaux, tome LV, pi. iv, fig. 1. Elle diffère du type en dessus, par l'absence des points blancs contigus à la côte et de la bande de chevrons noirs qui divisent l'espace fauve aux ailes supérieures, en même temps que leur base est à peine lavée de verdâtre. Les ailes inférieures diffèrent en ce que les ombres brunes de la base et du disque sont à peine marquées de sorte que la couleur fauve -domine presque exclusivement. En dessous les dessins sont plus confus, les ailes supérieures ont les deux premiers tiers fauve clair et le deuxième tiers blanchâtre; elles sont en outre à peine ombrées de noir. Aux inférieures les ocelles y sont à peine marquées, et la couleur brune qui domine dans le type fait complètement défaut dans la variété. Genre Vanessa F. 156. lo L. — AR. certaines années, TC. certaines autres. Mai et juin ; août et septembre : Baurech, Fargues, Cam- blannes. Le Taillan (Breignet) ; Porchères (abbé Ansonaux) ; Sainte-Foy (Henriot) ; Eysines (Gouin). La chenille vit en société sur les orties. Ab. loÏDEs 0. — 1 ex. capturé à Saint-Emilion en août 1897 (Brascassat). Ne diffère du type que par sa petite taille. 157. Urticœ L. — AR. mais presque partout. Caudéran, Fargues (Brownj; RR. autour de Sainte-Foy (Henriot); Mon- gauzy (abbé Dubordieu) ; TC. en 1918 à Porchères (abbé Ansonaux) ; Soulac (Gouin). La chenille vit en société sur Urtica dioïca et Urens. 158. Polychloros L. — CC. Partout en juin et juillet, surtout aux endroits plantés d'ormes. Hiverne, elle vole même en hiver par les belles journées jusqu'en avril. La chenille vit en société, nombreuse sur l'orme et le peuplier. 162. Antiopa L. — AC. Hiverne et reparaît en mars. Prairies humides, lieux plantés de saules, oseraies, etc. : . — 26 - Bruges, Pessac, Marais de Boutaut, Le Moron, Villenave- d'Ornon, etc. La chenille par groupes sur le saule, le peuplier, le bou- leau en mai et juin. Ab. Hygiœa. Cette variété a été prise autrefois dans la Gironde en assez grand nombre par feu Auguste (Obth. Etudes de Lép. comp., fasc. lll). Marg. luteo latissimo mae luteis costal, et niaciil cœrul, antemarg., nul lis). M. Schirber a obtenu d'éclosion deux sujets mesurant seulement SO millimètres d'envergure, provenant de chenilles ayant souffert. Genre Polygonia Hb. 166. G. Album L. — GC. Partout de mars à septembre. Espèce très variable par la taille et surtout par la coloration plus claire ou plus foncée du dessous. Trimoulet dans son catalogue cite une ab. 9 teinte pâle, taches noires très petites, et la tache blanche comme un I est très courte. La chenille en mai et août sur Ribes rubum, Urtica urens, Ulmus campestris. Genre Melitœa Fabr. 175. Aurinia Rott. — AC. dans les bois et landes : avril, mai ; juillet et août (deux générations). Dans les autres régions de la France, elle ne présente qu'une seule génération printanière (Gh. Oberthûr). La chenille vit en société sur la scabieuse, le plantain, vit aussi sur le chèvrefeuille (Daydie). Var. Proviincialis Bdv. — Vole en même temps et mêmes localités que le type. Fargues, Gamarsac, Saint-Mariens, etc. 177. Cinxia L. — GG. Partout. Prairies sèches et bois. Mai à juillet. Ghenille en mars, avril et juillet sur le plan- tain lancéolé, la centaurée et quelques autres plantes. 180. Phœbe Knoch. — C. Partout. Mai à juillet. Prairies arides, coteaux, bois. La chenille mars et juin sur Centaurea jacea, Scabiosa arvensis. Espèce sujette à de nombreuses variations. Une ab. cf très claire prise à Casseuil au printemps de 1883^ une 9 entre Fronsac et Saillans en mai 1886 (Brown) [Actes Soc. Linn. de Bordeaux, tome LV, pi. iv, fig. 2). 185. Didyma 0. — TC. dans tout le département en mai, juin, juillet, septembre, dans les prairies, bois, terrains calcaires. La chenille vit en avril et juin sur Artemisia vulgaris., Linaria vulgaris, Plantago lanceolala, etc. Espèce sujette à de nombreuses variations. Var. Alpina Stgr. — 2 ex. à Villandraut en mai 1921 (abbé Sorin). (cf non dutinctus Q al. ant. viresc. post ru fis ; vix nom.). Var. MERmiONALis Stgr. — Pessac (Daydie) ; La Sauve, Gabarret (Gouin). ([cf late nigro limbata] cf saturât fuivus, 9 CL^is grisese. vel viridesc: var. transiens). Var. MouLiNsn 9 Trimoulet. — Variété prise à Pessac en mai par Trimoulet; décrite dans son catalogue de 18o8, p. 17. Var. OccmENTALis Stgr. — 1 ex. cf de Cadaujac en août (Gouin). (cf et 9 dilutior fulv.; var. trans.). 191. Athalia Rott. — GG. Partout. Mai, juillet. Bois et prairies. La chenille avril et mai Plantago lanceolata, major, Vale- riana officinalis. Espèce comme les précédentes sujette à de nombreuses variations. Ab. Navarina Selys. — Forme mélanienne dont les ailes inférieures surtout sont presque entièrement envahies par le noir. Pessac 17 mai, Léognan 15 mai, Le Bouscaut 31 mai (Brascassat) ; Pessac en août (Daydie). - 28 — Var. ViviDiOR Obth. — Diffère du type par l'éclat et la vivacité de la couleur fiiuve du fond des ailes. TG, à Sauros, Bazadais où elle parait localisée (abbé Sorin), Picon (Henriot). . M. Breignet capture en 1889 à La Brède une remarquable aberration mentionnée par aucun auteur [Le Zoologiste, 1889). 193. Parthenie Borkh. — CG. Partout. Mai, juin; août, septembre. Prairies, bois, champs arides, etc. La chenille en juin sur Plantogo lanceolata ei major. Var. JoRDisi Rùhl. — 1 ex. le 28 avril 1921, Le Bouscaut (Schirber). Voir l'ouvrage de Seitz^ P^^gs 233, au sujet de cette variété. 195. Dictyiiiia Ep. — R. Mai, juin, août. Deux généra- tions : La Brède, sur la bordure d'un bois; Villandraut, dans les marécages ; Villenave-d'Ornon, G. mais localisé prairies marécageuses (Schirber) ; Saint-Gôme (abbé Sorin) ; Roaillan (abbé Dubordieu). La chenille vit en mai sur Veronica agre^lis. Genre Argynnis Fabr. 204. Selene Schiff. — AG. Glairières des bois. Avril, mai, août: Gradignan, Le Bouscaut (Trimouiet) ; La Brède, Lan- goiran, Saint-Mariens (Breignet) ; Sauros (abbé Sorin) ; Mazè- res (abbé Dubordieu) ; Picon (Henriot) ; Eysines TG. (Gouin). La chenille en avril, juillet et août sur Viola canina et montana. Très difficile à découvrir selon certains auteurs. 208. Euplirosiiie Linné. — La collection Auguste conte- nait 3 ex. cf aberrants par confluence des taches noires des ailes supérieures en-dessus, indiqués comme provenant de la Gironde; ces trois spécimens sont maintenant dans la collec- tion Oberthûr. Espèce intéressante à retrouver. 218. Dia L. GG. Partout. Goteaux arides, prairies, bois. Avril, mai; juillet et août. La chenille en juin et septembre sur les Viola. — 29 — 225. Lathonia L. — GC. Partout. Mars, avril; juin à septembre. Les sujets de la seconde génération sont plus grands et plus foncés que ceux de la première. La chenille en mai et août sur les Viola, Borrago. Ab. Valdensis Esp. — 1 ex. provenant de Bordeaux se trouve dans la collection Oberthûr. {mac. argent, confluent ibus). Ab. Erebina Obth. — 1 ex. de La Teste-de-Buch (ancienne collection Auguste). Exemplaire mélanien (Obth., Etud. Lép. comp., fa.sc. III, page 213). 230. Aglaja L. — R. Juillet. Prairies, semis de pins. Vole sur les ronces et les chardons en fleurs : Gradignan, Toctoucau (Trimoulet); Gormères (abbé Sorin). La chenille en juin sur les Viola tricolor et canina. Ab. Gharlotta Hw. — 1 ex. pris à Gestas (Trimoulet). 232. Adippe L. — AG. dans certaines localités sur les ronces en fleurs à la lisière des bois. Juin et juillet : Gestas, La Brède, Saint-Mariens (Breignet); Gazinet (Gouin) ; Saint- Gôme, Gormères (abbé Sorin); Mazères {abbé Dubordieu) ; Salaunes (Henriot). La chenille, fm mai et commencement de juin sur Viola tricolor et canina. Ab. Gleodoxa 0. — AR. Vole avec le type (Trimoulet); Gestas (Breignet) ; Porchères (abbé Ansonaux) ; Lacanau-Océan (Henriot). (subt. punct. pane, [nullis], argenleis). 237. Paphia L. — AG. dans beaucoup de localités. Bois et clairières sur les ronces en fleurs, de mai à juillet : Gradi- gnan, Le Bouscaut, La Teste (Trimoulet) ; Saint-Médard-en- Jalles, Gestas, Gazeaux, Saint-Mariens (Breignet) ; Picon (Henriot); Porchères (abbé Ansonaux). La chenille en mai sur Viola canina et aussi d'après certains auteurs sur Rubus tidœiis. 240. Pandora SchifF. — AR. Juillet et août. Lisières des bois de pins sur les ronces en fleurs, chardons et autres — 30 — carduacées : Saint-AncIré-de-Gubzac, Bazas, Bègles (Trimoii- let) ; Caudéran (Brascassat) ; Côtes de Saint-Mariens (abbé Ansonaiix) ; Villenave-d'Ornon, en juin (Schirber); Pointe-de- Grave (Goiiin). Deux exemplaires défraîchis à Soiilac le 10 septembre 1920, autour de la basilique. La chenille en juin sur les Viola. Genre Melanargia Meig. 246. Galathea L. — TC. partout en juin et juillet. Champs et prairies. La chenille avril et mai sur les crucifères. Ab. NicoLETi Culot. — Diffère du type en ce que la bande noire marginale du bord des ailes inférieures est complète- ment dépourvue de taches blanches. Un exemplaire à Eysines le 4 juillet 1919 (Gouin). Ab. Galène 0. — 1 ex. à Marsas en juin 1919 (abbé Ber- nier). {cibsque ocellis). ■Var. VisPARDi Obthr. — 1 ex. capturé à Saint-Côme le 7 juin 1921 par M. l'abbé Sorin. L'aberr. 9 Leucomelas Esp. existe dans l'arrondissement de Royan (Obth.). Genre Satyrus Westw. 340. Girce Fab. — AR. Bois, coteaux rocailleux. Juillet et août : Pessac (Trimoulet); Fargues, Baurech. La Tresne (Breignet) ; Porchères (abbé Ansonaux) ; le Bazadais (abbé Sorin); région de Sainte-Foy (Henriot) ; Daignac (Gouin). La chenille en mai et juin sur les graminées. 341 . Hermione L. — Coteaux arides, clairières, châtai- gneraies, bois de chênes. Juin à juillet : Bordeaux, Floirac, La Tresne, Fargues (Trimoulet); Baurech (Breignet) ; Sainte- Foy (Henriot) ; Porchères (abbé Ansonaux); bois de pins du Bazadais oîi il est commun (abbé Sorin). La chenille en mai sur Anthoxantum adoratinn, Loliinn perenne, elle se cache le jour sous les pierres, très facile à — 31 - prendre le soir à la lanterne le long- des tiges. Se chrysalide en terre. 342. Alcyone Schiff. — R. Quelques exemplaires à Sainte- Foy-la-Grande oii il vole en compagnie d'Hermio/ie et de Circe (Jarlan). Deux sujets cf à Gabarret fin août (Gouin). Repris en juin 1921 plusieurs exemplaires (Gouin). 343, Briseis L. — AR. Coteaux arides. Août et commen- cement de septembre : Fargues, Ronnetan (Trimoulet) ; Dai- gnac (Gouin). 352. Semele L. — C. dans certaines localités en juillet et août. Rois de pins, se pose contre les arbres : Pessac, Saint-Médard-en-Jalles (Trimoulet); Gazinet, Gestas, Facture, Lugos (Rreignet). R. aux environs de Sainte-Foy (Henriot). G. à Soulac (Gouin). 353. Arethusa Esp. — Terrains calcaires de l'arrondisse- ment subsidiaire de la Gironde à Royan (Trimoulet). C. à Saint-Laurent-d'Arce (Schirber). Var. Dentaïa Stgr. — Peu rare mais localisé : Gazinet, Saint-Mariens, Le Haillan, Saint-Médard-en-Jalles, etc. 370. Statilinus Hufn. — G. Rois de pins, dunes du littoral : Gazinet, Gujan, Cazeaux, La Teste, Toctoucau (Tri- moulet) ; Lacanau-Océan (Henriot); le Razadais (abbé Sorin) ; Soulac (Gouin). Les exemplaires du bord de la mer sont plus petits et plus riches en couleurs. Semble être spéciale à la partie landaise et au littoral (Henriot). La chenille en juin sur les bromes des bois, elle est assez facile à trouver de suite. 381. Dryas Se. — G. en juillet, dans les bois de pins, région landaise du département : Léognan, Rudos, Gestas, Gazinet, Saint-Mariens, une 9 à la Grivoye près Picon (Hen- riot). C. à Saint-Gôme (abbé Sorin). La chenille sur lavoine élevée en juin, est facile à se procurer la nuit à la lanterne. Genre Pararge Hbn. 385. Œgeria L. = Meone Esp. — Plusieurs générations. TC. Partout. Taches des ailes d'un jaune vif très chaud. La variété Egerides Stgr. forme septentrionale dont les taches sont jaune d'ivoire et non fauves n'existe pas en Gironde. On l'a prise longtemps pour le type de l'espèce et le vrai type était alors appelé V. Meone (Obth. Etud. Lépidopt. comp., fasc, 111, p. 372). M. Oberthûr a figuré dans ses Etudes d'Entomologie, fasc. XV, pi. n, une ab. albine prise à Saint-André-de-Gubzac par M. l'abbé Mège. Le fond des ailes est devenu d'un blond pâle, alors que les taches jaunes sont restées normales. 390. Megœra L. — C. Partout. Dans les endroits secs. Mars, mai, juin, juillet. La chenille en avril sur les graminées. 392. Mœra L. — AR., localisé. Mai et ao,ût. Dans les gorges des coteaux: Bassens, Fargues (Trimoulet); Saint- Gôme (abbé Sorin) ; Mazères, Roaillan (abbé Dubordieu) ; Picon (Henriot) ; Gabarret (Gouin). La chenille en avril et juin sur les graminées. Espèce très variable pour l'ocellation. Var. Adrasta Hb. — R. Bijoux près Bazas, Sainte-Foy-la- Grande (Brown) ; Pessac, Villeneuve-de-Blaye (Brascassat) ; AC. à Saint-Côme (abbé Sorin). " 394. Acliine Se. = Dejanira L. — Cette belle espèce signalée au Catalogue Roger, page 227, comme ayant été capturée sur la rive droite de la Dordogne^ n'avait pas été retrouvée depuis. Cette année, le 13 juin 1921, M. l'abbé Sorin en captura deux exemplaires cf à Sauros, commune de Saint-Côme. Genre Aphantopus Wallgr. 401. Hyperanthiis L. — C. Mai à août. Région landaise du département sur les ronces en fleurs : La Brède, Léognan, — 33 — Gradignan, Le Bouscaiit (Trimoulet) ; Saint-Côme (abbé Sorin). Assez variable pour les ocelles du dessous des supé- rieures, f La chenille avril, mai sur Poa annua. Genre Epinephele Hb. 402. Jaiiira L. — TC. Partout sur les ronces en fleurs. Trimoulet cite quelques cas d'albinisme, il cite également une ab. çf qui a sur le milieu des ailes supérieures une tache triangulaire blanche à la place du point noir, et sur les ailes inférieures des marbrures blanches. Cette belle ab. lui venait de M. Joly de Gastillon. M. Oberthiir cite également un cas d'albinisme d'une 9 trouvée près de Bordeaux par M. l'abbé Mège et qu'il nomme Griseo aiirea (Eti/d. de Lép. comp., fasc. III, p. 385). Un cas d'albinisme des ailes inférieures de Pessac 21 juin I902(Daydie). Un cas d'albinisme d'une 9 dont les deux ailes droites, en dessus et en dessous, sont presque entièrement blanches excepté sur les bords (Brascassat). Un cas d'albinisme de l'aile droite inférieure dessus et dessous : La Sauve (Gouin). Var. HispuLLA H. — ^ Se rencontre avec le type mais moins commun. Cestas, Gazinet, Caudéran (Breignet); Villeneuve- de-Blaye (abbé Mège) ; Macau, La Sauve, Soulac (Gouin) ; Villenave-d'Ornon (Schirber). Le nom de Janina L. est celui de la forme- européenne boréale et centrale, celui de Jurthia le nom de la forme algérienne. 422. Tithonus L. — C. Partout sur les ronces, dans les bois. Juin, juillet, août. La chenille en mai sur Poa annua. Deux exemplaires cf albinisant de Saint-Laurent-d'Arce 16 août 1920 (Schirber). Var. Palude marginata Obth. — Bord des quatre ailes et la Tome LXXIV. 3 — 34 — base des inférieures sont d'une couleur blond pâle au lieu d'être blond noir. Un exemplaire 9 à Villeneuve-de-Blaye (abbé Mège). Var. LuGENS Obth. — La bordure noire s'étend vers l'intérieur des ailes au delà de la tache ocellée subapicale, et l'aile inférieure est presque entièrement d'un brun uni. Un exemplaire Ç à Gauriac près Blaye, 2 août 1885 (abbé Mè^e) [Etiid. Lép. comp., fasc. III, p. 389-390). Genre Cœnonympha Hb. 425. Œdlpus F., — AG. dans les bois de pins en juin et juillet: Saint-Médard, Gradignan, Le Bouscaut (Trimoiilet) ; Saint-Mariens, Lugos, Gazinet, Saucats (Gouin). La chenille sur Poa, Carex, Iris pseudoacorus, s'élève aussi très bien avec Brachij podium sylvaticinn et Festuca duriuscida. Var. Mmis Rûlh. — Plusieurs sujets à Saint-Selve en juin et juillet (Schirber). Espèce très sujette aux variations par le nombre des ocelles. 433. Arcania L. — TC. Mai-août. Partout. Bois, taillis, les côtes, bords dés chemins. La chenille d'après Duponchel sur Melica ciliata. M. l'abbé Sorin a trouvé à Saint-Gôme deux exemplaires d'une variété dont l'ocelle apical du dessous des ailes supé- rieures est suivi d'une seconde tache ocellée contig-uë à la première. 440. Pamphilus L. — TG. Partout, toute la belle saison. Un exemplaire albinisant en août à Garignan (Schirber). Var. BiPUPiLLATA Wheeler. — Bipupillé en-dessus et en- dessous. Chaque ocelle complètement noir en-dessus est, en- dessous, pupille de blanc. Un exemplaire à Blanquefort, un à Eysines (Gouin). Var. Lyllus Esp. AR. Le Haillan en août (Pannessac) ; Gazinet (Breignet) ; Gans (abbé Sorin); Lignan (Gouin). [subt. midto pallidior, ochraceo flavescens). — 35 — Famille V. - ERYCINIDŒ. Genre Nemeobius Stph. 451, Lucina L. — AC. mais localisé. Avril, juillet, dans les bois^ clairières humides, sur les ronces. Le Bouscaut (Trim., Schirber) ; Cestas, La Brède, Cadaujac (Breig-net) ; Gazinet (Gouin). Var. A. — La base anti marginale des quatre ailes, en- dessus et en-dessous, au lieu d'être fauve et maculée de points noirs est entièrement blanche, à peine teintée de jaune, sans aucune autre maciilature. Deux sujels 9 à. Cadaujac en 1885 [Ann. Soc. Linn. Bordeaux, tome LV, 1900). Famille VI. — LYCENIDŒ. Genre Thecla F. 461. W. Album Knok. — Juin, juillet. Promenades plantées d'ormes, sur les fleurs de hiebles, etc. : Fargues, Bruges, Sadirac (Breignet); Saint-Gome, Sauros (abbé Sorin) ; Mazères (abbé Dubordieu) ; Sainte-Foy, Eynesse (Henriot); Blanquefort (Gouin). La chenille en avril et mai sur Ulmus campestris. 464. Ilicis Esp. — TG. Bois et taillis en juillet et août. La chenille en mai sur le chêne. Ab. Gerri Hb. — Deux exemplaires 9 en septembre à Gestas (Breignet). {al. ant. macula magna fulva). 464b, Esculi Hb. — Signalée en juin et juillet de partout, notamment à Pessac, Bouliac par Trimoutet. Est-ce bien Esculi ? Le catalogue de 1901 de Staudinger et Bebel donne Esculi comme variété d'Ilicis. M. Oberthûr dans les Etudes de Lép. comp., tome IV, en fait une espèce distincte. — 36 — 465. Acaciœ L. — TR. Trimoulet cite cette espèce comme l'ayant prise ime seule fois sur la route du Bouscaut sur une haie de prunelier. Espèce à rechercher. 466. Priini L. — TR. Roger l'indique comme ayant été capturée deux fois dans la commune de Birac. Espèce à rechercher. Genre Gallophrys Billb. 476. Riibi L. — Avril, mai, juin. Vole sur les genêts, lisières des hois, taillis, elc. : Pessac, Mérignac (Trimoulet) ; La Brède, Gahanac, Cestas (Breignet); Mazères (abbé Dubor- dieu); Soulac (Gouin). La chenille vit sur Riibus fruticosus et cœsius, Genista tinc- toria et une foule d'autres plantes suivant les lieux. Ab. Lmmaculata Fuchs. — Deux exempt, à Soulac (Gouin). [Subtils immaciilatd). Genre Zephyrus Daim. 482. Quercus L. — AR. Juin, juillet. Dans les taillis de chênes : Baurech, Pessac, La Brède (Breignet) ; Cormières (abbé Sorin) ; Mazères (abbé Dubordieu) ; Picon, Sainte-Foy (Henriot) ; Le Bouscaut (Schirber). La chenille en mai, juin sur Qiiercus robur et pediinciilosa. 492. Betiilœ L. — R. Juillet, août : Floirac, Bouliac, Fargues (Trim.). La chenille en juin sur Prunus spinosa. Genre Chrysophanus Hb. SOO. Virgaurcœ L. — Cette espèce subalpine aurait été prise plusieurs fois dans la Gironde. Un exemplaire à Bègles en juillet 1881 (abbé Mourreau) ; deux exemplaires 9 aux environs de Sainte-Foy-la Grande (Jarlan) ; Bègles, Musson- ville, fin juillet (Brascassat). Espèce douteuse. — 37 - 510. Hippothoœ L. — Forme printanière. Rutilus Hormiiz. — Localisé mais AG. dans certaines localités et prairies marécageuses. Marais de Boutant, Bruges, Bègles, Le Taillan (Breignel); Saint-Côme (abbé Sorin) ; Porchères, en bas de la carretière (abbé Ansonaux) ; Villenave-d'Ornon TC. (Schirber). Ab. Radiata Obthr. — Deux exemplaires cf très beaux à Villenave-d'Ornon les 10 et 19 août 1920 (Schirber). 511. Alciphron Rott. Var. GoRDius Esp. — AG. dans certaines localités en juin et juillet oii il vole sur le serpolet : Pessac, La Teste (Trim.); La Brède, Gestas, Lugos, Gazinet (Breignet) ; le Bazadais (abbé Sorin) ; Eysines (Gouin). La chenille en mai sur Rumex acetosa. Les Gordiiis de la Gironde se distinguent par un reflet violacé très brillant chez le cf. 512. Phlœas L. — TG. toute l'année, sur les routes, prairies, jardins, etc. La chenille toute la belle saison sur les Rumex. Var. Eleus F,. — Génération estivale. Juillet avec le type. [supra jnidtov obscurior, ai. post plerernque caudula parva). Var. Melanophlœas Villus. — Forme mélanique cVEieus spéciale aux landes en avril (^Trimoulet). Ab. Cœrulceopunctata Fuchs. — P'orme se trouvant dans les deux générations. Se distingue par une ligne plus ou moins complète de points bleus aux ailes inférieures : Eysines, Saint-Mariens (Gouin); Saint-Gôme (abbé Sorin). 523. Dorilis Hufn. — GG. de mai à août. Deux généra- tions. La chenille en juin et septembre sur Genisia scoparia. Var. PuRPUREO-PUNCTATA Wheeler. — Saint-Gôme AG. (abbé Sorin). cf 9 {(ilis inf. supra punctis minutis cœrulescentibus) . Genre Lampides Hb. 529. Bœticus L. — AG. Prairies, coteaux, jardins, juillet et août: Bègles (Trimoulet) ; Gaudéran (Brown) ; Fargues — 38 — (Breignet) ; Arcachon, Soulac (Gouin) ; Carignan, Villenave- d'Ornon (Schirber); Marsas (abbé Dernier). La chenille en mai et juin sur Lupinus mutabilis, Colutcœ arhorescens et Genista (Trimoulet). 530. Telicanus Hbst. — R. Bourg, Cenon (Roger); La Teste (Trimoulet); Saint-Emilion (Brascassart). La chenille sur Genista tinctoria (Trimoulet), Lijthrum salicaria, Calluna vulgaris, etc. Genre Lycœna Fab. 540. Argiades Pall. = Amyntas F. ; Tiresias Esp. — Mai à juillet. Prairies, coteaux, landes. AG. un peu partout. La chenille sur Rhamnus fragula, catharticus ; Hedysariim onobrychis (Trimoulet). G. vern. Polysperchon Bergt. — Caractérisée par sa petite taille, d'un bleu plus clair, avec bordure noire des ailes plus fines : Cadaujac, Saint-Mariens, Gabanac, Sainte-Foy. 540b. Coretas Ochs. — Diffère à' Argiades par l'absence des taches rousses et des macules argentées du dessous des ailes inférieures (Obtli. Etud. de Lép. comp., fasc. IV). Picon (Henriot) ; Saint-Gôme (abbé Sorin^ ; Gabanac, Fargues (Gouin) ; Floirac, Bouliac (Trimoulet). 543. Œgon Dv. — {Argus L. du catalogue de Staudinger). Deux générations, mai, juin ; juillet, septembre. Dunes du littoral, bois secs, landes : Pessac, Mérignac, Facture (Tri- moulet) ; Le Verdon, Soulac (Gouin). La chenille vit sur Genista tinctoria, Sarathramnus scopa- rius, Melilotus officinalis, etc. Elle est d'un beau vert foncé avec la dorsale noire, la stigmatale blanche bordée des deux côtés d'une bande noire. 544. Armoricana Obth. — Landes, dunes du littoral. Juin et août : Arlac, Gazinet, Soulac (Gouin) ; Lacanau-Océan (Henriot). On doit trouver en Gironde Lycœna Ligarica, Obth. qui est probablement confondue avec OEgon et Armoricana. — 39 — Argyrognobioin est une forme 9 bleuâtre à'armoricana ou de Ligarica. C'est un nom à supprimer, la figure donnée par Bergstrasse étant méconnaissable quant à l'attribution spéci- fique à en faire exactement (Obthr.). 573. Bâton Bergst. = Hylas F. — AB. Mai, juillet et août. Landes, prairies humides : Bouliac, Floirac (Trimoulet) ; Saint-Gôme (abbé Sorin) ; Montagne, Eysines (Gouin). La chenille sur différentes espèces de trèfle. , 589. Astrarche Bergst. = Agestis Schiff. — AC. Luzer- nes en fleurs, prés secs des côtes. Partout avril, juin; juillet, septembre : Gestas, Pezeu, La Brède, Gazinet, Langoiran (Breignet); Soulac (Gouin). La chenille sur le trèfle. 604. Icariis Rott. = Alexis F. — TC. Partout. Mai, juin; août, septembre. Deux générations. Prairies, luzernes, lieux herbus. La 9 varie beaucoup et les teintes varient depuis le brun noir jusqu'au bleu fortement violacé. M. Brown signale une 9 entièrement bleue, elle a été trouvée une demi-douzaine de fois, notamment à Blaye (Brown). Peut-être variété Cœrulea Fusch. Var. IcARiNus Scriba. — Mêmes endroits que le type est aussi commun. [al. ant. siibt. punctis bas nullis). 613 Bellargus Rott. = Adonis Sv. — Mai à septembre ce. mais localisé. Coteaux calcaires, lieux secs, bois, etc. Baurech, Fargues, Saint-Mariens, Le Taillan, Saint-Laurent- d'Arce, etc., etc. Quelques sujets dans une luzernière au bord de l'Océan à l'Amélie, près Soulac (Gouin); Budos (Brown); Villandraut, le Bazadais (abbé Sorin); environs de Sainte-Foy, Picon (Henriot). Cette espèce que l'on allait toujours prendre sur les coteaux est donc répandue un peu partout en plus ou moins grande abondance. x\b. CcELESTis Obth. — Forme spéciale de l'ab. Ceronus Esp. remarquable par. le brillant de la couleur bleue qui atteint — 40 — souvent celui de ï Adonis çf {Bull. Soc. Eut. de France^ 1908). Mêmes endroits que le type. M. Oberthûr ne croit pas que Ceronus se trouve en Gironde. Ab. CiMsiDES Stgr. — Signalée par Trimoulet V. A. {Catal. Lepid. de la Gironde, 18S8). Cette variété difîère par la sup- pression aux ailes inférieures en-dessous des points ocellés, à l'exception de celui du centre et de la bande marginale fauve (Tri m.). Ab. Radiata Obth. — Un très beau sujet cf pris à Ville- neuve-de-Blaye (abbé Mège). Une 9 à Floirac (Gaschet) [Bill. Soc. Ent. de France, 1877), ne correspond pas comme description à la figure donnée par M. Oberthitr dans les Etiid. de Lép. cotnp., fasc. 111, pi. xix. Ce serait donc une autre forme sous le même nom. 614. Goridon Poda. — Localisé aux endroits arides, coteaux rocailleux. Juillet à septembre : AC. oîi il se ren- contre : Fargues, Saint-Mariens, Le Taillan, Floirac. R. aux environs de Sainte-Foy oii M, Henriot ne le signale que de deux endroits. Ab. 9 Symgrapiia Kef. — Mêmes localités que le type en septembre (Trimoulet); côtes de Peymignot (Henriot). Saint- Laurent-d'Arce. ^ Var. Radiosa Gaschet. — Un exemplaire de Saint-Georges- de-Didonne. Var. LucRETiA Gaschet. — Un exemplaire de Saint-Georges- de-Didonne. Ces deux exemplaires sont décrits dans le Bnll. Soc. Ent. de France, 1877, p. Lxni. 63S. Minimiis Fuesll. — AR. Cette espèce signalée par Roger a été. capturée au Taillan le 16 septembre 1891 par M. Lawson fils. 11 n'est pas très rare dans la région de Saint- Côme (abbé Sorin). Pas très rare non plus à Picon en avril et mai (Henriot). 637. Semiargus Rott. — AC. de mai à août, surtout dans — 41 — les prairies, recherchant surtout les fleurs de Lotus cornicu- latus : Fargues, Baurech, La Brède, Pessac, Langoiran, Cestas, Sainte-Foy, Picun, etc., etc. La chenille sur Melilotus officinalis, Astragalus glycijphylius et Anthyllis mdneraria. 638. Cyllariis Rott. — AR. et localisé. Mai et juin. Signalé par Roger, omis par Trimoalet : Bijoux commune de Birac, Sainte-Foy, Saint-^ulpice-de-Guillezagues (Brown) ; Saint-Mariens (abbé Mège) ; CC. à Haux (Jarlan) ; Picon les barbereaux oîi il est AC. (Henriot) ; Gans (abbé Sorin j ; La Sauve TC. (Gouin). Var. 9 PuNCTATA Gouin. — Diffère du type par la présence de points noirs le long du bord externe des ailes postérieures du dessus. Un exemplaire à La Sauve le l^^juin 1903 (Gouin), un exemplaire à Picon le 4 mai 1920 (Henriot). {alis posticis, supra, quatuor punciis, nigris notatis). Var. OEruginosa Stgr. — Doit se trouver certainement avec le type. (al. post. suht. fere tôt, mrescent.). 644. Alcon F. — AR. Juillet et août. Dans les landes : Saint-Médard (Trimoulet); Gazinet, Cazeaux, Cestas (Brown); Mazères (abbé Dubordieu, Gouin). Le type de la Gironde est très grand surtout la 9- La chenille en juin sur Gentiana pneunonanthe. MM. Oberthûr et Harold Powel ont publié dans les Etud. de Lép. co77ip., fasc. XIV et fasc. XVI des notes très curieuses sur la symbiose des chenilles avec les fourmis. 646 Arion L. — AC. Juin et juillet. Coteaux arides, prairies sèches et ensoleillées où ils butinent sur les Thymnus serpillum. Fargues, La Tresne (Trimoulet) ; Baiirech (Brei- gnet); AR. à Saint-Côme (abbé Sorin) ; environs de Sainte- Foy, Picon (Henriot); TC. à Eysines et Gabarret, Entre-deux- Mers (Gouin). Espèce très variable. Ab. UiNicoLOR Horm. — Certains cf sont dépourvus de — 42 — points noirs aux ailes supérieures : Gabarret (Gironde) (Gouin); Picon (Henriot). La chenille sur Thymnus serpillum et Origaniim vidgare enj mai, puis en symbiose avec les fourmis. Genre Cyaniris Daim. 650. Argiolus L. — G. dans les bois, landes, coteaux, jardins. Juin à août. Cestas, Fargues, Le Vigean, Gazinet, Facture, Cabanac, Budos, etc., etc. La chenille en septembre sur les Rhamnus. Famille VU. — HESPERIDŒ. Genre Heteropterus Dumeril. 651. Morpheus Pall. = Aracynthus F. — Forêts de pins, landes humides, en juillet : Gradignan, Cestas (Tri- moulet) ; Saint-Mariens, Lugos, Saint-André-de-Gubzac (Brei- gnet); Talence (Gouin); Sauros (abbé Sorin) ; Mazères (abbé Dubordieu); TC. mais localisé à Saint-Selve (Schirbèr). La chenille sur les graminées des bois en mai. Genre Adopœa Billb. 661 , Lineola G. — AC. Lisières des bois en juin et juillet : Fargues, Cestas, Blaye ; Saint-Côme (abbé Sorin) ; Soulac (Gouin) ; Sainte-Foy (Henriot). La chenille sur Arrhenatherum clatius, Triticum repens en mai et juin. 662. Thaumas Hufn. — AC. Juin et juillet. Bordures des taillis, haies : Fargues, Cestas, La Brède, Baurech, Léognan, Le Verdon, etc. La chenille en mai sur les graminées. 664. Actœon Esp. — G. principalement sur les coteaux en juin, juillet et août: Fargues, Baurech, Le Bouscaut (Tri- — 43 — m ouïe t) ; Bourg, Roque-de-Thau (Brown) ; Montagne^ Soulac, Gabarret (Gouin) ; Mazères (abbé Dubordieu) ; Marsas (abbé Bernier). Genre Augiades Wast. 670, Comma L. — Moins commun que les espèces précé- dentes. Se prend en juillet à Saint-Médard, Le Haillan (Tri- moulet) ; Béliet (Boisson) ; Gestas, Le Haillan, Saint-Médard (Brown); Sainte-Foy (Henriot). La chenille en juin sur Coronilla varia. 671 . Sylvanus Esp. — Goteaux, prairies. Vole sur les ronces en fleurs et sur les chardons, en juin, juillet et août à Pessac. Fargues (Trimoulet) ; Gestas, La Brède, Saint-Mariens, Gazinet (Breignet) ; Eysines, Lamothe, Facture (Gouin). La chenille vit sur les graminées en mai et juin. Genre Garcarodus Wats. 686. Alceœ Esp. = Malva Hubn. ~ Gommun dans les prairies sur les fleurs de malvacées, menthes, thym, etc., en juin et juillet. Répandu partout. Là chenille vit enfermée dans une feuille repliée de Malva officinalis. Genre Hesperia F. 694. Garthanii Hb. Prairies arides, coteaux, en juin, juillet, août : Fargues (Trimoulet) ; Saint-Médard, Pessac, La Brède (Breignet) ; Sauros, Villandraut (abbé Sorin) ; Soulac (Gouin). La chenille en avril sur Althœa officinalis et Malva sylvestris. 700. Sao Hb. — R. Mai et juin. Sainte-Foy-la-Grande (Brown) ; Picon (Henriot) ; Pessac, Fargues (Trimoulet) ; Saint-Mariens (Gouin) ; Roaillan (abbé Dubordieu). La chenille en avril sur Rubus idœus, Potorium sanguisorba. — 44 — 701. Serratulœ Rbr. — R. Mai, juin ; juillet, août: Fargues (Trimoulet;; La Brède, Pessac, Villandraut (Brown). 703. Armoricanus 01)th. — AC. dans la Gironde un peu partout: Pessac (Trimoulel) ; Langoiran, La Brède, Cabanac, Fargues, Saint-Mariens ; Sainte-Foy (Henriot). Deux appari- tions par an, juin et septembre. Cette espèce figure dans le catalogue de Trimoulet sous le nom (VA/veus Hb. 11 est étai)li aujourd'hui qu Armorie a7iu s Obth. et Alveus Hub. sont deux espèces tout à fait distinctes. Alveus ne se trouve pas en Gironde, c'est une espèce monta- gnarde paraissant en juillet. 703bis, Cirsii Rbr. — Coteaux arides, TR. en juillet à Ron- netan. C'est une j'orme géographique de Fritillum Hb. elle est portée au catalogue de Trimoulet, année 1858, p. 17, sous le nom de Frilillum. Dans le midi, Provence, c'est Fritilluni; dans les environs de Paris, Tours, Angoulème, en Gironde, c'est Cirsii. 703ter. Oiiopordi Rbr. — Un sujet 9 a été capturé sur le coteau de Peymignot au-dessus du hameau du Pont-de-la- Reauge, le 14 septembre 1918, par M. Henriot. 709. V. Malvoides Edw. — L'espèce ne diffère de Malvœ L. que par les organes génitaux. 11 est probable qu'il faut rapporter à Malvoides tous les exemplaires de Malvœ capturés dans la Gironde (Henriot). (al post subt brunnescens, minus albomaculatus, génital divers isj. Sous le numéro 94 de son catalogue, Trimoulet cite Hes- peria Ballotœ en juillet et août dans les landes et terrains arides de Pessac. Le nom de Ballotoe s'applique à des Alveus capturés en Norvège. Trimoulet a-t-il voulu désigner cette forme ?? (Henriot). Genre Thanaos B. 713. Tages L. — CC. Coteaux, prairies, etc., de mai à septembre. Partout. . — 45 — La chenille^en mai et septembre sur les légumineuses, principalement sur Lotus corniculatus. Famille VIII. — SPHÏNGIDŒ. Genre Acherontia 0. 717. Atropos L. — AC. Partout en mai, juin; août, sep- tembre. Généralement dans les champs de pomme de terre d'où ils viennent voler le soir autour des lampes dans les appartements. Dans la journée se trouve contre les arbres, les murs, etc. Un exemplaire a été pris par M. Henriot à Sainte-Foy, à la lampe, le 4 novembre 1913. La chenille en juillet et août sur Solarium tuberosum et dulcamara. Elle varie beaucoup pour la coloration. Genre Smerinthus Lat. 718. Quercus SchitT. — TR. Un exemplaire à Saint-Emi- lion, 23 juin 1893 (Daydie). Dans les Procès-verbaux de la Soc. Linri. de Bordeaux, 1902, vol. LVII, p. clxv, M. Brown indique qu'il a trouvé en juillet, à Toctoucau, sur le chêne pédoncule, une chenille de Sphingien qu'il ne peut rapporter qu'à cette espèce, la seule vivant sur cette essence d'arbre. Malheureusement cette chenille était blessée à mort par une araignée qui la tenait dans ses pinces. La chenille de juillet à septembre sur le chêne pédoncule. 725. Populi L. — G. d'avril à septembre dans les endroits plantés de peupliers. Très variable par la couleur du fond des ailes : Gujan, Blanquefort, marais de Boutant (Breignet) ; AR. aux environs de Sainte-Foy (Henriot); Soulac (Gouin). M. Brascassat signale une variété blanche dont il a pris trois exemplaires au Tondu en août, à Bègles en août. La chenille en juillet et octobre sur les peupliers, le tremble, le bouleau. La chrysalide se trouve très facilement aux pieds de ces arbres. — 46 — 726. Ocellata L. — AR. Juin, juillet. Vignes, oseraies, vergers, un peu partouL: Bouliac, Gaudéran, Mérignac, Saint- Augustin, marais de Boutant, Bordeaux (cimetière), etc. La chenille en août et septembre sur Salix, Popiilus, Persica viilgaris, Amygdaliis communis, etc. Très souvent parasités. Genre Dilina Daim. 730. Tiliœ L. — C. de mai à septembre, deux générations. Dans les jardins, garennes, au pied des arbres. La chenille de juillet à octobre sur Tilia europœa, Ulmus cmnpestris. Ab. Ulmi Stgr. — Mêmes localités que le type (Trimoulet). Un exemplaire à Sainte-Foy en août 1893 (Henriot); Bordeaux, un exemplaire d'éclosion mai 1918 (Gouin). (al ant. macula unica, non fasciatisj. Genre Daphnis Hb. 733, Nerii L. — Le Nerii a été capturé plusieurs fois dans la Gironde, notamment à Talence (Trimoulet); deux exemplaires sur les saponaires en août 1908 à Gironde (abbé Golifié,.curé de Gironde). Dahs les P.-V. de la Soc. Linn. de Bordeaux, vol. LVIII, p. cclxx, M. Rondou dit qu'en 1902 M. Labiche, de Saint-Nazaire, en villégiature au Pontey, commune de Libourne, trouva en août une centaine de chenilles, une trentaine furent recueillies et donnèrent en octobre, un peu tardivement, de superbes sphinx. C'est une espèce d'Asie Mineure et d'Algérie qui arrive en Europe à l'état d'émigrant et assez irrégulièrement (Constant). La chenille vit en août et septembre sur les lauriers roses. Genre Sphinx L. 734. Ligustri L. — Juillet et août. AC. Vole au crépuscule dans les jardins cultivés, sur les chèvrefeuilles, saponaires, — 47 - etc. : Le Vigean, Mérignac (Trimoulet); Soulac (Gouin), non signalé du Bazadais. La chenille en avril et septembre sur Viburnum tinus, Ligustriim viilgare, Syringa vulgaris. Genre Protoparce Burm. 735, Gonvolvuli L, — TC. Juillet à septembre. Vole au crépuscule sur les pétunias en fleurs. Partout, même en plein centre de Bordeaux. La chenille vit sur plusieurs espèces de Convolvidiis en septembre et octobre. Elle présente d'assez jolies variétés mais elle est assez difficile à élever. Genre Hyloicus Hb. 736. Pinastri L. — Juin à août dans les bois de pins. Pessac, Mérignac, Bruges (Trimoulet); Pointe-de-Grave (Brei- gnet) ; Soulac, TC. en juillet (Gouin). La chenille en septembre sur Piniis maritima et Pinastri. La chrysalide au pied de ces mêmes arbres. Genre Deilephila 0. 745, Galii Rott. — Espèce signalée par Trimoulet comme ayant été capturée à Bègles, butinant sur le chèvrefeuille en août et septembre. La chenille sur Rubus tinctoria^ Galium verwn (Trimoulet). 749. Euphorbiœ L. — Juin, juillet, août ; grèves des rivières, bords de la mer: Tabanac, La Teste (Trimoulet); Arcachon, Cap-Ferret (Brown) ; Porchères (abbé Ansonaux) ; Soulac (Gouin). La chenille sur plusieurs espèces d'Euphorbes, notamment sur Eu horbia cyparissiœ, Gerardiana, escula. De juillet à octobre. En 1904 au mois d'août elle fut abondante à Soulac sur les dunes (Daydie). AR. depuis. Chenille et papillon sont sujets à de nombreuses variations. — 48 — 752. Lineata F. S. \'ar. LivûRMCA Esp. — Mai, juin, juillet, septembre. Butine au crépuscule sur le chèvrefeuille, belles de nuit, saponaires, œuillets, etc. Villenave-d'Ornon (Schirber) ; Saint-Côme, Lucmau (abbé Sorin) ; Soulac (Gouin). La chenille est polyphage mais mange de préférence le Galium veruiii, les Linaria, Rmnex en juin. Les exemplaires pris en mai-juin sont toujours défraîchis, ceux d'août et septembre toujours très frais. M, Schirber pense que Lineata ne doit se reproduire qu'en été pour la Gironde. Genre Chœrocampa Dup. 753. Celerio L. — Septembre, octobre. AR. Butine sur les fleurs de jardins : Talence, Mérignac, Gradignan (Trimoulet); Caudéran, Pessac ; Porchères (abbé Ansonaux) ; Saint-Vivien- de-Monségur, un exemplaire (abbé Dubordieu) ; Gironde (abbé Golifié). En 1846 et 1847, années très chaudes, il fut très abondant (Trimoulet). La chenille en juillet et août sur la vigne et sur Galium verum. Var. AuGusxn Trimoulet. — Variété entièrement noire avec les mêmes dessins que le type. Fut trouvée en 1855 par M. Auguste, de Bordeaux. M. Charles Oberthûr possède cette prétendue variété noire de Celerio; d'après lui, c'est une espèce distincte, venue sans doute de son pays d'origine, l'Inde ou l'Océanie, la chrysalide ayant pu être apportée par un bateau à Bordeaux où le papillon serait éclos, La pré- tendue variété Augustu Trim. est réellement Hippotion velox Fab. (Vigil, Moore, L») espèce très répandue dans toute la région indo-australienne, de Ceylan aux Fidji, 759. Elpenor L. — Mai, juin; août, septembre. Butine au crépuscule sur les fleurs de chèvrefeuilles, verveines, pétunias, etc. Se prend à la lampe et à la miellée. CC. partout. La chenille en juillet, août, septembre sur Galium verum, Epilobium hirsutum et aussi sur la vigne. — 49 — Genre Metopsilus Dune. 761 . Porcellus L. — Juin à août. Butine sur les pétunias, chèvrefeuilles, verveines, affectionne particulièrement Lychnis dïoca (Schirber). TC. partout. La chenille en juillet sur Galiiim venim et mollugo, Epilo- biinn angustifolium, elle se cache pendant le jour. Genre Pterogon B. 765. Proserpina Poil. = Œnotherœ Schiff. — Juin et juillet. AR. Le Vig'ean (Trimoulet) ; Saint-Côme (abbé Sorin);-^ Villenave-d'Ornon (Schirber); Marsas (abbé Bernier); Mazères (abbé Dubordieu) ; AG. à Picon en mai 1920 sur Salvia pratensis (Henriot). Butine sur le chèvrefeuille. La chenille vit sur les OEnoiherœ et sur Epiloba angusii- foliiim, se cache le jour. Elle a été trouvée en juillet à Lesparre sur les épilobes (Tarbé), à la Pointe-de-Grave (Brun). Genre Macroglossa Scop. 768. Stellatarum L. — TC. toute l'année et partout. La chenille sur Galimn verum et mollugo. Genre Hemaris Daim. 771 . Fuciformis L. — Bombyliformis 01. — Avril, mai. Prairies, jardins, bois. Butine sur les fleurs. Pessac (Trimoulet) ; Cabanac, Gestas, Fargues, Gradignan, Soulac, etc. La chenille de juin à septembre sur Scabiosa arveiisis, sylvatica et sur le chèvrefeuille. 774, Scabiosa Z. = Fuciformis 0. = Bombyliformis Esp. — AR. Mai à avril. Prairies, jardins, terrains boisés. Pessac (Trimoulet); GTadignan, Bouliac (Breignet) ; Sainte- Foy (Henriot; Porchères (abbé Ansonaux) ; Saint-Côme (abbé Sorin. La chenille en juin, juillet et septembre sur les Lonicera, Galimn verurn^ Scabiosa succisa. Tome LXXIV. 4 — 50 — Famille IX. — NOTODONTIDŒ. Genre Gérura Schrk. {Uarpija 0.). 778. Bicuspis Bkh. — Trois chenilles ont été trouvées par M. Brown, l'une à Lamothe en mai 1913 sur l'aulne, les deux autres à Cestas sur le bouleau; malheureusement il n'a pu obtenir le papillon. Bicuspis étant la seule espèce du genre que Wilson fait vivre sur l'aulne et le bouleau, il est donc certain que l'on se trouve bien en présence de Bicuspis. 780. Furcula L. — Avril, mai ; juillet, août. AR. Plusieurs exemplaires très beaux pris à une lampe électrique à Caudé- ran, boulevard (Breignet, Gouin) ; Saint-Côme (abbé Sorin) ; Roaillan (abbé Dubordieu). La chenille en juin, août et novembre sur le saule et le peuplier. 781. Bifida Hb. — Mai, juin, août. Lieux plantés de saules et de peupliers. Plusieurs exemplaires à une lampe électrique des boulevards (Breignet, Brascassat, Gouin) ; Saint-Côme (abbé Sorin) ; Marsas (abbé Bernier) ; Picon, un exemplaire à la lampe et nombreux sujets d'éclosion (Henriot). La chenille juin et juillet; août et octobre sur les Salix et Popiilus. Genre Dicranura B. 783. Erminea Esp. — Avril, juin. Lieux plantés de saules et de peupliers. AR. Bègles, Gourrégean (Trimoulet) ; marais de Boutant (Breignet) ; Soulac (Gouin) ; Les Barbereaux (F. Maurin); Boaillan (abbé Dubordieu). La chenille juillet et août sur le saule, le peuplier, le bouleau. 785. Vinula L. — Avril, juin. Mêmes localités qu'En?iinea mais plus commun. La chenille en juin et septembre sur les mêmes arbres. Des hybrides de Vinu/a- Erminea ont été obtenus par MM. Serizié frères, de Bordeaux. 51 — Genre Stauropus Germ. 786, Fagi L. — Mai à août. Bois de chênes en battant : Pessac, Le Bouscaut (Trimoulet) ; Gaudéran à une lampe électrique du boulevard (Breignet, Gouin) ; Saint-Cùme (abbé Sorin) ; Picon, un c^^ et une 9 en mai 1920 (Henriot). La chenille de juin à septembre sur le chêne, l'aulne, le charme, le bouleau, etc. Genre Exœreta Hb. 789. Ulmi Schiff. — Deux exemplaires cf et 9 à Saint- Gôme (abbé Sorin). Genre Hoplitis Hb. 791. Milhauseri F. — Avril, juin, juillet, septembre. Bois de chênes, chênes en bordure des routes, garennes : Pessac, Gradignan (Trimoulet) ; Villenave-d'Ornon, Le Bous- caut. Uzeste, Le Vigean (Brown) ; nombreux exemplaires à une lampe électrique en plein centre de Bordeaux (Gouin) ; Picon (Henriot); Saint-Gôme (abbé Sorin). La chenille en juillet, août, octobre en battant les chênes. Genre Gluphisia B. 801 . Crenata Esp. — Avril, mai ; juillet, août. Quelques exemplaires à une lampe électrique du Boulevard (Breignet, Brascassat, Gouin) ; Saint-Gôme (abbé Sorin) ; Villenave- d'Ornon (Schirber). La chenille sur le peuplier et le tremble en septembre et octobre. Genre Drymonia Hb. 804. Querna F. — Avril à juin, en battant les bois de chênes : Pessac, Le Bouscaut (Trimoulet) ; Saint-Gôme (abbé Sorin) ; Picon, à la lampe (Henriot). La chenille sur le chêne en octobre. — 52 — 806, Trimacula Esp. = Dodoiiea Fr. — Avril, juin, en battant les chênes : Caudéran, à une lampe électrique du boulevard; C. à la lampe en mai, à Picon (Henriot) ; Saint- Côme (abbé Sorin) ; Roaillan (abbé Dubordieu). La chenille sur le chêne et le bouleau de juin à septembre. 807, Cliaoïiia Hb. — Mai, juin. Bois de chênes : Caudé- ran à une lampe électrique du boulevard, Picon R. à la lampe (Henriot) ; Saint-Côme AR. à la lampe, Roaillan (abbé Dubordieu). La chenille sur le chêne de mai à juillet. Genre Pheosia Hb. 808. Tremula Cl. = Dictœa L. — Avril, mai; juillet et août. Endroits plantés de peupliers. Se prend fréquemment aux lampes électriques et becs de gaz : Caudéran, à une lampe électrique du boulevard (Breignet, Gouin) ; Sainte-Foy, une 9 en juin 1911, non revu depuis (Henriot). La chenille en juin et septembre sur Populus, Salix, beiida. 809. Dictseoïdes Esp. — Signalé avec doute de Martillac (Gaschet). Genre Notodonta 0. 815. JAo.'LVk.ç, L. — Avril à août. Oseraies, bords des ruis- seaux : Règles, Bruges, Bautiran (Trimoulet) ; Caudéran, à une lampe électrique du boulevard (Breignet, Gouin); Saint- Côme (abbé Sorin) ; Soulac, nombreux sujets d'éclosion (Gouin). La chenille en juin, juillet; septembre et octobre sur Salix, Populus, Betiila. A Picon où la chenille est très commune, M. Henriot n'a jamais pris le papillon à l'état libre. 816. Droniedarius L. — Avril, juin; août, septembre. Rois de chênes : Pessac, Gradignan (ïrimoulet); Caudéran à une lampe électrique (Gouin). La chenille en juin, septembre, octobre, sur le chêne, le — 53 — bouleau, le noisetier. Quelques chenilles à Picon sur Populus tr émula (Henriot). 823. Pliœbe Siebert = Tritophus S. V. — Mai et août, contre les peupliers. Répandu un peu partout mais AR. Nombreux sujets capturés à une lampe électrique du boule- vard, à Caudéran (Rreiguet, Gouin) ; un exemplaire cf a Sainte-Foy dans un appartement en mai (Henriot). La chenille en juillet et septembre sur le peuplier et le bouleau. 825. Trépida Esp. = Tremula Hb. — Avril, mai. Rois de chênes : Pessac, Le Rouscaut (ïrimoulet) ; Caudéran, à une lampe électrique (Rreignet) ; Saint-Gôme (abbé Sorin) ; Roaillan, Mazères (abbé Dubordieu) ; TG. à Picon (Henriot). La chenille de juin à août sur le chêne. Genre Spatalia Hb. 830. Argentina SchifT. — Mai, juin, juillet, août: Roail- lan, deux exemplaires en mai 1918 (Y. de la Jonquière) ; Picon, à la lampe et en battant les chênes AG. (Henriot) ; Marsas (abbé Rernier). Assez variable par la couleur du fond des ailes supérieures tantôt claire et jaunâtre, tantôt foncée et olivâtre. Espèce de la région méditerranéenne dont quatre exem- plaires seulement ont été signalés dans l'ouest de la France (Deux-Sèvres). Genre Ochrostigma Hb. 836. Telitaris Rott. — Mai à juillet, bois de chênes : Pessac, Le Rouscaut (Trimoulet) ; Picon AG. (Henriot); Saint- Gôme, Lucmau (abbé Sorin) ; Rordeaux, un exemplaire à une lampe électrique (Gouin). La chenille sur le chêne de juillet à septembre. 837. Melagona Rork. — Dans son énumér'ation des lépi- doptères de la Gironde en 1838, Roger dit au sujet de cette — 54 — espèce : « Je crois que cette espèce a été prise dans nos environs, mais je n'ose l'affirmer. » N'a pas été signalée depuis. Genre Lophopteryx Stph. 841. Canielina L. — Mai, juin, juillet, août, bois de chênes : AG. à Pessac, Gradignan (Trimoulet); Saint-Mariens, marais de Boutant (Breignet). La chenille en juillet sur le chêne. 845. Guculla Esp. — Un exemplaire à la lampe à Picon le 23 mai 1917 (Henriot). La chenille en octobre sur Acer, Quercus, Ulmus (Lucas et Gelin). Genre Pterostoma Germ. 849. Palpina L. — Avril, mai; juillet, août. Vole au crépuscule dans les prairies, les marais : Bouliac, Bruges, Blanquefort (Trimoulet); Le Bouscat, Gaudéran (Breignet) ; Eysines (Gouin). La chenille en juillet et octobre sur le saule, le peuplier, le chêne, le tilleul. La chrysalide aux pieds de ces arbres. Genre Phalera Hb. 8S8, Hucephala L. '■ — Mai, juin. G. partout. La chenille de juillet à octobre sur le chêne, le bouleau, le hêtre, le peuplier, l'orme, etc. Genre Pygœra 0. 866. Curtiila L. — Mai, juillet, août; lieux plantés de saules et de peupliers : Lamothe, Vertheuil, Le Bouscat; Sainte-Foy un exemplaire au bois des Terciers en mai (Henriot). La chenille en juin, septembre et octobre sur les Populus et Salix. — 55 — 869. Aiiachoreta F. — Avril, mai; juillet, août. Oseraies, lieux plantés de saules, bords des ruisseaux : Bègles, La Bastide (Trimoulet); marais de Boutaut. La chenille juin, septembre et octobre sur Populus et Salix. 870. Pigra Hufn. Reclusa F. — Mai, juin; août, sep- tembre : Le Bouscaut (Trimoulet); Pessac, Soulac (Gouin). G. partout. La chenille en juillet, septembre et octobre sur les Salix, Populus. Famille X. — THAUMETOPŒDŒ. Genre Thaumetopaea Hb. 874. Processionea L. — Août, septembre. TG. partout où il y a des bois de chênes. Vient à la lampe. La chenille en mai et juin sur le chêne. 875. Pityocampa Schiff. — Juin à août TG. dans tous les bois de pins. Vient très bien à la lampe. La chenille en familles nombreuses sur le pin sylvestre et le pin maritime en mars. Famille XL — LYMANTRIÏDŒ. ' Genre Orgya 0. 884. Gonostigma F. —- Mai, juin ; août, septembre. Sur les ormes et les chênes. G. un peu partout. Marais de Bou- taut, Saint-Mariens, Lamothe ; Saint-Gôme (abbé Sorin); Sainte-Foy (Henriot). La chenille en mai, juillet et août sur le chêne, l'aulne, le prunelier, le saule cendré, etc., etc. 886. Antiqua L. — Juin, juillet, août, septembre. TG. Partout. Rare à Villenave-d'Ornon, M. Schirber a pris un cf attiré par une 9 de Gonostigma renfermée dans une boîte sur une fenêtre. — 56 — Genre Dasychira Stph. 90i. Fascelina L. — Espèce signalée par Trimoiilet en août, dans les champs de brnyères et de genêts à Pessac, Cestas (Trimoulet) ; nn exemplaire ex-larvah Picon (Henriot). La chenille en mai snr Erica, Genista, se nourrit au besoin de Prunus spinosa, et de Taraxacum officinalis (Trim.). 908. Puclibuiida L. Avril, jnin, nn pen partout : Gazinet, Gandéran, Gestas ; Picon (Henriot); Soulac (Gouin). Vient à la lampe. La chenijle en juillet sur les chênes, le peuplier, les saules, le tilleul, etc. Genre Euproctis Hb. . 913. Chrysorrhsea L. — Juin, juillet. Commun partout contre les murs, les troncs d'arbres, clôtures. N'a jamais été capturé dans la région de Sainte-Foy (Henriot). La chenille en juin sur les arbres fruitiers et forestiers. Genre Porthesia Stph. 919. Similis Fuessl. = Auriflua F. — TG. en juin, juil- let, mais cependant plus localisé que Chrysorrhœa : Baurech, Le Vigean, Gandéran, Blanquefort, marais de Boutant, etc. La chenille en juin sur les arbres fruitiers et forestiers. Ab. Nyctea Gr. — Avec le type mais très rare. (al. ant. maculis fuscis). Genre LœHa Stph. 922. Csenosa Hb. — Un sujet d'éclosion provenant d'une chenille trouvée à l'étang' de Cazeaux ou de Lacanau (Tri- moulet). Doit certainement se trouver dans la rég;ion des étangs marécageux du littoral. Genre Arctornis Germ. 923. L. Nigrum Muell. — V. Nigriim F. — Juin, juillet; août, septembre ; Gandéran^ AG. à une lumière électrique du — 57 — boulevard (Breignet); Picon AR. (Henriot); Langon (abbé Sorin) ; Soulac (H. Gouin) ; Marsas (abbé Bernier). La chenille en mai et juillet sur le chêne, le tilleul, l'orme. Passe l'hiver jusqu'en mai. Genre Stilpnotia West 925 Salicis L. — - TC. de juin à septembre aux endroits plantés de saules et de peupliers. Un seul exemplaire à Sainte-Foy (Henriot). La chenille en mai et juin sur Salix et Populus. Genre Lymnantria Hb. 929. Dispar L. — TC. Partout. Juillet' et août. Dans les bois de chênes, promenades plantées d'arbres. La 9 contre les arbres, le cf vole le jour avec une grande rapidité. La chenille sur les arbres fruitiers et forestiers. Un exemplaire çj^ presque complètement blanc forme une jolie variété, Bordeaux (Gouin). 931. Monacha L. — Juille.t, août. Dans les bois : Castel- nau, Cestas, Gradignan. Léognan (Trimoulet). La chenille principalement sur les conifères et sur le chêne en juin. Genre Ocneria Hb. 944. Rubea F. — R. Caudéran, un cf en juillet à une lampe électrique du boulevard (Breignet) ; un sujet cs^ d'éclo- sion (Brown) ; Pessac (Maurin) ; Saint-Côme, deux exemplaires (abbé Sorin) ; Soulac, plusieurs exemplaires (Gouin). La chenille sur les ronces, le tremble, etc. Famille XII. — LASIOCAMPIDŒ. Genre Malacosoma Hb. 956. Neiistria L. — Juin à août. TC. Partout. La chenille sur les arbres fruitiers en mai, juin. Quelques jolies variétés ont été prises dans la Gironde. — 58 — 957. Castrensis L. — Juillet et août. Régions landaises ; Facture, Saint-Médard, Gestas (Trimoulet) ; Gazinet, Lacanau, Saint-Gôrae (abbé Sorin), etc. La chenille est polyphage, elle se trouve en mai et juin sur Erica vulgaris, Euphorbia, etc. Le cocon se trouve souvent sur la bruyère. Genre Trichiura Stph. 960. Cratsegi L. Août, octobre. G. Partout. La chenille jusqu'en mai sur l'aubépine, le bouleau, le pommier, etc. Genre Pœcilocampa Stph. 962..Populi L. — Septembre, décembre. Bois de chênes : Pessac (Trimoulet) ; Picon (Henriot); Les Barbereaux (Mau- rin) ; Saint-Gôme (abbé Sorin) ; Marsas (abbé Beruier). La chenille en mai, juin s'élève très facilement sur les arbres fruitiers et forestiers. Genre Eriogaster Germ. 963. Rumicola Hb. = Gatax Esp. — Un sujet 9 capturé à Baurech (Fourneix). 964. Gatax L. = Everia Knoch. — Mai, septembre et octobre. Sur les haies, un peu partout : Créon, Fargues, Mérignac. La chenille de mai à juillet sur l'aubépine, le poirier, le prunellier, etc. 965. Lanestris L. — Février, avril; septembre, octobre. Se prend surtout sur les haies de Prunus spinosa: La Brède, La Souys, Pont-de-la-Maye, Le Bouscat, Pessac, Cadaujac, etc. La chenille de mars à juin sur l'aubépine, le prunellier, le saule, etc. La chrysalide vit très souvent deux ans avant d'éclore. — 59 — Genre Lasiocampa Schrk. 970. Quercus L. — Juillet et août. AC. Champs, prairies, jardins : Gazinet, Créon, Mérig-nac, Laraothe, Fargues, Soulac, etc. Le cf vole vivement au soleil, la 9 se tieiit immobile dans les sous-bois. La chenille en juin sur le genêt, la ronce, le lilas, l'aubé- pine, etc. Var. et ab. cf Roboris Schrk. == Gùillemotu Trimoulet. — Cette variété est plus commune dans la Gironde que le type; elle diffère par les bandes jaunes plus élargies dans les ailes du cf. (alis anticis fascia lata flava, alis posticis margine late flavo). 976. Trifolii Esp. — Juin, septembre. Commun partout, à la lampe aux becs de gaz: Pessac, Bouliac (Trimoulet) ; Gujan, Créon (Brow^n) ; Soulac (Gouin), etc. La chenille en mai sur la vigne, le genêt, le trèfle, la luzerne, etc. Ab. Medicaginis Bkh. — Avec le type mais plus rare. Nom- breux exemplaires à Soulac (Gouin). [al plus minusve flavida-irroratis). Genre Macrothylacia Rbr. 982. Rubi L. — Mai, juin. Commun partout. La chenille en septembre et octobre sur la ronce, le trèfle, la potentille. Elevage difficile l'hiver. Genre Cosmotriche Hb. 990. Potatoria L. — Juillet et août : bords des ruisseaux. AC. Bouliac, Bègles, Le Bouscaut (Trimoulet) ; Lormont, Langoiran, Baurech, etc. La chenille en juin, juillet sur les graminées dures, la ronce, le jasmin, etc. — 6(1 — Genre Gastropacha 0. 998. Quercifolia L. — Juillet. TC. partout. Semble peu répandu clans la région de Sainte-Foy (Henrio't). La chenille en juin sur les saules, le chêne, etc. 999. Populifolia L. — Juin, juillet. Lieux plantés de peupliers : Gourrégean, Blanquefort (Trimoulet) ; Talence, Mérignac, Soulac (Gouin) ; Sainte-Foy (Henriot). La chenille en mai sur le peuplier, le frêne, le saule. Genre Odonestis Germ. 1000 Priiiii L. — Juin, août, bois et vergers : Pessac, Le Bouscaut (Trimoulet); Caudéran, à une lampe électrique (Breignet et Gouin); Saint-Côme (abbé Sorin). La chenille en mai sur le tilleul, le chêne, le bouleau, etc. M. Hector Gaujac a trouvé une fois la variété de la chenille à collier bleu noir et bande rose (Trimoulet). Genre Dendrolimus Germ. 1001 . Pini L. — Juillet, août. Bois de pins, en repos sur les tiges : Saint-Médard, Le Vigean (Trimoulet) ; TC. à Soulac (Gouin). La chenille sur Pinus maritima, en mai, le cocon entre les écorces de pins. Le type de la Gironde est très grand et très foncé. Famille Xlll. — ENDROMIDIDŒ. Genre Endromis 0. 1014. Versicolor L. — TB. Toujours isolé. Un exemplaire près du Haut-Brion à Pessac (de Vios) ; un exemplaire à Bègles, un à Bazas (abbé Mourreau) ; un beau cf à Caudéran contre une clôture en avril (Brascassat). Suivant les auteurs la chenille vit sur Corylus avellana, Alnus ghuinosa, Saiix, Tilia europœa^ Ulmus campestris, etc., en juillet. — 01 — Famille XIV. — LEMONIIDCE. Genre Lemonia Hb. 1020. Dumi L. = Dumeti L. — TR. Signalé seulement à Blanquefort (Trimoiilet) ; un exemplaire cf à Baurech (Four- neix) ; Règles (Brascassat) ; Saint-André-du-Garn (abbé Dubor- dieu). La chenille en juin sur Hieracium pilosella. Famille XV. — SATURNIIDŒ. Genre Saturnia Schrb. 1034. Pyri Schiff. — Avril, juin. Commun partout, dans les jardins, vergers, promenades ; vole en pleine ville autour des lampes électriques. La chenille de juin à août sur Prunus domestica, Uhnus campestris, Lauriis nobilis, Amigdalus communis^ etc. Passe souvent deux, quelquefois trois ans en chrysalide. 1037. Pavonia L. = Carpini SchifF. — Mars, mai. Moins commun que Pyri. Gradignan, Lamothe, Gestas (Trimoulet); Montagne, Landes d'Orton, Soulac (Gouin) ; Villenave-d'Ornon (Schirber); rare dans le Bazadais (abbé Sorin). La chenille en juillet sur Erica, Rid)i(s, Cratœgus, Poten- tilla, etc. Famille XVIII. — DEPRANIDŒ. Genre Deprana Schrf. 1047. Falcataria L. — Avril, mai ; août, septembre. Gradignan, Caudéran, plusieurs sujets à une lampe électrique du boulevard, Bordeaux-Ville, un exemplaire (Gouin); quatre exemplaires à Villenave-d'Ornon (Schirber) ; Saint-Côme (abbé Sorin) ; Mazères (abbé Dubordieu). La chenille en juin, septembre, sur Sa/ix, Betidœ, liiia, Quercus, etc. — 62 — 1048. Ciirvatula Bkh. — Mai, juin, juillet, août. Un sujet d'éclosion du 11 juillet 1902, sujet 9 d'une chrysalide trouvée à Gestas, dans une feuille d'aulne repliée (Brown, P.-V. Soc. Linnéenne de Bordeaux^ 1902). 1050. Harpagula Esp. — TR. Un exemplaire à la lampe le 26 juillet 1906 à Picon (Henriot). 1052, Binaria Hufn. — Avril, mai ; juillet, septembre. G. partout au voisinage des bois de chênes : Pessac, Méri- gnac (Trimoulet) ; Gaudéran, nombreux exemplaires à la lampe. La chenille de juin à septembre sur Qiiercus. Genre Cilix Leach. 1057. Glaucata Se. = Spinula Schiff. — Avril, août. Vole au crépuscule sur les haies. G. Répandu partout mais non signalé du Bazadais. Famille XX. — THYRIDIDŒ. Genre Thyris 0. 1059. Fenestrella Se. = Fenestrina Schifï. — Mai, juillet. TR. Vole au grand soleil sur les fleurs du sureau, d'hyèble et de rubus : Bouliac, Floirac, Budos_, Saint-Médard, Fargues, Saint-Gôme (abbé Sorin) ; Saint-Avit-de-Tizac (Hen- riot). La chenille sur Clematis vitalbata, Sainbuciis nigra, etc., en août. Famille XXI. - NOCTUIDŒ. Genre Diphtera Hb. 1069. Alpium Osb. = Orion Esp. — Avril, juin. Bois de chênes. AG. Pessac, Toctoucau (Trimoulet) ; Pont-de-la-Maye, La Brède, Facture, Gaudéran, un exemplaire à la lampe, La Sauve (Gouin) ; Mazères (abbé Dubordieu). La chenille en juillet en battant les chênes. — 63 — Genre Demas Slph. 1073. Coryli L. — Avril, mai, juillet. Bois de chênes. AG. dans tout le département. La chenille en juin et septembre sur les Quercus^ Salix, Corylis, etc. Genre Acronicta 0. 1074. Leporina L. — Mai, août. En battant les peupliers, aux bords des ruisseaux : Lormont, marais de Boutant, Blan- quefort (Trimoulet); Gaudéran, à une lampe électrique du boulevard (Breignet). La chenille, juillet, août; octobre, novembre sur Quercus, Populus, etc., etc. Ab. Bradyporina Tr. — Un exemplaire d'éclosion. Saint- Gôme (abbé Sorin). (al. ant. grisescentibiis, distincte signât is). 1076. Aceris L. — Mai, juillet. TG. partout. La chenille sur érable, marronnier d'inde, chêne, etc. 1081. Megacephala Fab. — Mai, juin. AG. bords des ruisseaux, des rivières, à la miellée, à la lampe. Très variable comme nuance. La chenille en juillet, août, octobre sur peuplier, bouleau, tremble, saule, etc. 1082. Alni L. — Avril, juin. R. Une chenille trouvée à La Brède sur l'aulne par M. Breignet n'a donné qu'un hymé- noptère parasite ; une seconde à Gestas trouvée par M. Brun sur la ronce en 1889 a donné son papillon en juin 1890; une troisième recueillie à Toctoucau sur le chêne par M. Brown, se dessèche en chrysalide ; une quatrième trouvée sur le rosier, à Mazères, par M. l'abbé Dubordieu, donne son papil- lon en mai 1911 . 1089. Tridens Schiff. — Mai, août. Promenades plantées d'ormes. TG. partout, sauf dans le Bazadais. — 64 — La chenille en septembre sur les arbres fruitiers, le chêne, l'aubépine, le saule, etc. 1090. Psi L. — Avril, mai, août. TC. partout, sauf dans la région de Sainte-Foy oii M. Henriot ne l'a trouvé que deux fois en août. La chenille en septembre est polyphage, mais vit surtout sur les arbres fruitiers et forestiers. 1091. Çuspis Hb. — Capturée par M. Breignet aux envi- rons de Bordeaux. Mazères, Roaillan (abbé Dubordieu) ; Ville- nave-d'Ornon (Schirber); Caudéran, Soulac (Gouin). 1097. Auricoma Fab. — Avril, mai; juillet, août. En battant les chênes : Pessac (Trimoulet) ; un cf à une lampe électrique à Caudéran (Breig-net) ; Mazères, Roaillan (abbé Dubordieu) ; Saint-Gôme (abbé Sorin) ; C. à Picon, à la miellée en août (Henriot). La chenille juin, août sur Riibiis, Prunus, Salix, etc. 1098. Euphorbise F. — Signalé par Trimoulet; Roaillan, un exemplaire à la lampe le 20 mai 1916 (abbé Dubordieu). La chenille en juillet et septembre sur plusieurs Euphorbia et différentes plantes basses. Var. EuPHRAsicÉ Brahm. — Signalé de Pessac en mai et août, en battant les chênes (Trimoulet). 1102. Rumicis L. — Avril, juin, juillet, août. TG. partout. La chenille en juillet est polyphage. Genre Craniphora Saell. 1107. Ligustri Fab. — Avril, mai; juillet, août: Caudé- ran, à une lampe électrique du boulevard (Breignet); Soulac, AG. (Gouin) ; Saint-Côme (abbé Sorin) ; Picon, TC. à la miellée (Henriot); Porchères (abbé Ansonaux). La chenille juillet et septembre sur Fraxinu>tica lata nigricantej . 1242. Plecta L. — Avril, oclobre. Bords des ruisseaux, des rivières, lieux marécageux, eLc, à la miellée, à la lampe : Bruges, Lormont (Trimoulet) ; Soulac (Gouin). AC. un' peu partout. La chenille avril et octobre sur Pobjgonum. 1243. Leucogaster Fi-i-. — Mai, septembre et octobre. IHus rare que P/^'c/rt dont il diffère par son abdomen d'un blanc soyeux : Bruges, Blanquel'ort (Trimoulet). Pris une arinée en quantité, à la miellée, à Soulac (Gouin); Sainte-Foy et Picon (Henriot) ; Lucmau (abbé Sorin). La chenille en mars sur Lohis corniailatiis. 1256. Simulans Hufn. = Pyrophila Fab. — Juin, août: Caudéran à une lampe électrique du boulevard en juin (Brei- gnet); Bordeaux-Ville à une lampe électrique (Gouin); un exemplaire aux Barbereaux près Picon (F. Maurin) ; Picon (Henriot); G. à la miellée en août à Soulac (Gouin). La chenille sur les graminées en avril. 1330. Siçjïiifera Fab. — Un exemplaire à Saint-Julien-de- •Beignac, Médoc, en octobre (abbé Mège). Espèce douteuse ?? 1345. Piita Hbn. — Mai, août, octobre : marais, bois, bords des rivières, à la miellée: Bruges, Lormont (Trimoulet) ; Caudéran, Soulac (Gouin) ; Picon (Henriot); Saint-Côme (abbé Sorin); Mazères (abbé Dubordieu). La chenille en avril sur les g'raminées. AI). 9 LiGNOSA (iod. — AC. avec le type : Saint-Côme (abbé Sorin); Soulac, commun à la miellée (Gouin). [forma freqiicns $ al. ant. obscnris). 1346. Piitrîs L. — Juin, août, septembre. TC. dans tout le département de la Gironde. La chenille sur les racines de graminées en mai et juillet. — 69 — 1347. Cinerea Hb. — Espèce rare qui est signalée dans rOnest entre la Loire et la Charente (Lucas et Gelin). Un sujet 9 à la lampe le 15 mai 1915 à Picon (Henriot). 1349. Exclaniationis L. — ^lai, juin; août, septembre. TC. partout surtout à Soulac ou Ton rencontre de fort jolies variétés (Gouin). 1355. Ripœ Hbn. — Juin, juillet, tout le littoral : Laca- nau-Océan, en battant les Erijngiuin maritimum (Henriot). TC. sur toute la dune entre Soulac et l'Amélie, à la miellée, mais surtout à la lampe. Très variable comme coloration et taille ; parfois rougeàtre, variété Desillu Pierret, une dizaine de sujets (Gouin). (juelques exemplaires se rapprochent beau- coup de la variété Weissenborm Fr. (albicans). La chenille en août, septembre sur Convolvulus soldanella, elle s'élève assez difficilement. 1370. Nigi'icaiis L. = Fiiinosa Hb. — Juillet, octobre, lieux marécageux : Bruges, Blanqiiefoi't (Trimoulet) ; un sujet 9 à la miellée à Soulac (Gouin). La chenille en mars sur les graminées et les plantes basses. 1375. Triticl L. — Juillet, septembre; à la miellée et à la lampe : Gujan, Lormont (Trimoulet); Soulac TC. (Gouin); Saint-Côme (abbé Sorin) ; Mazères (abbé Dubordieu). La chenille en avril sur les graminées. Var. Eruta Hb. — Soulac, Pointe-de-Grave (Gouin). {obscurior, al. ant. non hriinnescentihus). Var. AouiLixA Hb. -;- Gujan (Trimoulet); Caudéran, à la lampe (Breignet) ; Soulac (Gouin); Saint-Côme (abbé Sorin). [niajo)\ al. ant. hninnescentlhus^ variegatus). 1379. Vitta Hl). — Juin, août: Pessac (Trimoulet); Soulac AC. au miel (Gouin). 1387. Obelisca Hb. — Juillet, septembre; lieux maréca- geux, à la miellée: Bruges, Lormont (Trimoulet); Talence ; Mazères, au miel (abbé Dubordieu). La chenille en avril sur les graminées et plantes basses. — 70 - Ab. RuRis Hb. — Avec le type (Trimoulet). [al. ant. fere iinicolorih). 1396,. Corticea Hb. — Signalé par Trimoulet en juillet, à Bègles, à la miellée. Espèce à rechercher. 1399. Ypsiloii Rott. = Suffusa Hb. — Juin, octobre. Commun dans les prairies, les jardins : Lormont, Bruges (Trimoulet) ; Pont-de-la-Maye, Caudéran (Breignet) ; Soulac (Gouin). La chenille en mai sur les plantes basses. 1400. Segetum SchitT. — Juin, octobre. TC. partout. Beaucoup de sujets pris à la miellée ou à la lampe à Soulac sont beaucoup plus petits et plus foncés que le type (Gouin). 1401. Triix Hb. — Juin, octobre. Trimoulet donne cette espèce comme rare; elle est commune à Talence (Labat) ; TC. à Soulac, à la miellée et à la lampe (Gouin); AC. à Saint- Côme (abbé Sorin). Ab. Terranea Fr. — Caudéran (Brown); Talence f Labat); Villenave-d'Ornon (Schirber) ; Soulac (Gouin). [al. ant. testaceis vel griseo rufescoitihiis). Ab. LuMGERA Stph. — Août, septeuibre : Saint-Côme un exemplaire. Saint-Romain-la-Virée un exemplaire (abbé Sorin); Soulac, trois 9 à la miellée (Gouin). [al. ant. macula sarjitt distincte, nirjra). 1402. SauciaHb. — Mai, juillet; août, novembre. Hiverne. C. partout. La chenille en mai sur les plantes basses. Ab. Margaritosa Hw. — Aussi commun que le type. {al. variegata, al. ant. plus minusve lutescens griseo mixtis.)' Ab. Nigrocasta Gelin. — Partie centrale des ailes anté- rieures d'un noir intense. Port-Sainte-Foy, un exemplaire le 30 octobre 1912 (Henri ot). 1403. Goiispicua Hb. = Afjricola Bdv. — Juillet, août. — 71 — Un exemplaire dans un jardin à Bègles (Trimoulet); un exem- plaire à Bordeaux-Ville (Breignet). 1405. Crassa Hb. — Juin, août : quelques exemplaires à une lampe électriqutî à Caudéran (Breignet); Talence (Labat); AC. à Picon (Henriot); G. à Villenave-d'Ornon (Schirber) ; Soulac (Gouin). Varie beaucoup par la largeur de la bande enfumée qui borde les ailes inférieures, chez la 9 cette bande disparaît même complètement chez certains individus (Henriot). M. Schirber signale trois Ç à ailes inférieures complètement blanches, prises en 1919 et 1920 à Villenave-d'Ornon. 1410. Graslinii Rbr. — Août, septembre. Dunes du littoral étang de Gazeaux, un exemplaire (Gouin) ; Le MouUeau, Arcachon (Brow). TC. à Soulac, affecte une forme spéciale que M. Ch. Oberthûr a désignée sous le nom de Gouini [Bull. Soc. En t. de France, nov. 1919). La chenille vit sur Psamma arenar'ut et surtout Convolvulus soldanella. 1411. Vestigialis Rott. = Valligera Hb. — Juin, sep- tembre. Espèce du littoral où elle est assez commune. Trimoulet cite cette espèce comme ayant été prise une fois à Bègles en septembre? M. l'abbé Sorin a pris aussi un exem- plaire à la miellée à Lucmau? TG. à Soulac -et à la Pointe- de-Grave (Gouin).- Variable pour la taille et la coloration. La chenille vit en mai dans le sable sous les Artemisia maritima; elle se nourrit de racines de graminées et de carduus. 1416bis. Chretieni Dumont. — TR. Deux exemplaires à Roaillan en 1919 (de la Jonquière); un exemplaire à Marsas en 1920 (abbé Bernier). 1418. Prœcox L. — Deux exemplaires en août 1914 : un à Talence, à la miellée (Labat); un à la Pointe-de-Grave, à la miellée (^ Gouin). 0000. Gallunaî Bdv. ? — R., localisé: Saint-Jean-dTllac (Coutures) ; Martillac (Gaschet). l'A — Note remise autrefois par M. Gaschet sur cette noctuelle qui n'est pas mentionnée clans le catalogue de Staudinger, 1871 (Snppl. aux Catal. Roger et Trimoulel, de Breignet et Brown). Genre Pachnobia Gn. H23. Rubricosa F. — Espèce signalée par Roger. Sui- vant M. Henriot elle est très abondante en février et mars sur les fleurs de Saiix cinerea à Picon, Bal)y, Les Barbereaux. 1424. Leucograpba Hb. — Un exemplaire çf sur les fleurs de saule le 13 février lîlli à Picon (Henriot). Espèce du nord et de Test de la l^'rance ? Genre Epineuronia Rbl. 1439. Popularis Fab. = Lolii Esp. — Juillet, septembre, à la miellée : JMoulon (Trimoulet); Taussat (Daydie); Soulac (Gouin); Saint-Gôme (abbé Sorin); Mazères (abbé Dubordieu) ; Roaillan (de la Jonquièrc); Picon, Les Barbereaux, sur les figues et à la laui[)e (Henriot). La chenille en juin sur Triticinn. et Lolium. Genre Mamestra Ilb. 143i. Brassic?e L. — Avril, juin; juillet, septembre. TC. partout. La chenille sur les plantes potagères. 1456. Persicarice L. — Mai, juin : Marais de Blanquefort (Trimoulet) ; Saint-Côme f abbé Sorin) ; Porchères (abbé Anso- naux). Un sujet ex-lavva d'une chenille trouvée sur le bouleau à Gazinet (Brown). La chenille en octobre sur Polf/go)}U)n per.sicartœ, Genisla et plantes basses. 1457. Albicolon Hb. — Mai, septembre : Villeiîeuve-de- Blaye en octobre (abbé Mège) ; Saint-Gôme, à la lampe en mai (abbé Sorin). La chenille en avril sur Taraxacitm, Plantago et sur les graminées. — 73 - I46i. Oleracea L. — Avril, novembre. TC. partout. La chenille en mars, juillet, sur les plantes potagères. 1465. Aliéna Hb. — ^ Août, septembre: lieux marécageux (Trimoulet) ; Bègles (Boisson). La chenille sur les légumineuses. 1466. Geuistse Bkh. — Mai, août. C. : Talence, Cestas, Gaudéran, Léognan, Pessac, Soulac, "etc., etc. La chenille en septembre sur Gcnista, Sarothamnus. 1467. Dissimilis Knock. = Sirasa Bkh. — B. Un exem- plaire cf ex-larva d'une chenille trouvée aux Marais de Boii- taut sous l'écorce d'un saule (Brascassat) ; Bègles (Boisson) ; Picon, un exemplaire en août à la miellée (Bouilloux-LeFort) ; Gaudéran, un sujet à une lampe électrique (Gouin). La chenille en octobre sur Btanex,. A triplex et plantes basses. 1468. Thalassiiia Bott. — Avril, juillet, bois de chênes : Pessac (Trimoulet) ; Talence (Labat) ; Pont-de-la-Maye, un exemplaire à la miellée; Picon (Henriol) ; G. à Saint-Gôme (abbé Sorin). La chenille en octobre sur Genista, Rubiis, etc. 1469. Goiitigiia Vill. — Mai, juin; bois de chênes : Gra- dignan (Trimoulet) ; Picon, un exemplaire en août à la miellée (Henriot) ; TG. à Saint-Gôme et dans tout le Bazadais (abbé Sorin). La chenille en septembre sur Betula, Corylus, Genista, etc. 1477. Trifolii Bott. = Glienopodii Fab. — Mai, août, septembre. TG. partout dans les jardins, prairies, à la miel- lée, à la lampe. La chenille en octobre sur Geni.sta, Riimex, Poit/gonimiytiic. 1478. Sodse Rbr. — Juillet, ^septembre. AR. Quelques sujets à Soulac sur les dunes du bord de la mer, à la miellée et à la lampe. 1487. Dentina Esp. = Nana Harfn. — Mai, juin; août, septembre ; dans les bois, les prairies, à la miellée : Pessac ^- 74 — (Trimoulet) ; Pont-de-la-Maye, Talence (Labat) ; Marais de Boutant, Gradignan, etc. La chenille, avril et mai sur Taraxacum officinalis. 1513. Chrysozona Bork. = Dysodea Hb. — Mai, août; bois de chênes, à la miellée, à la lampe. AC. partout. La chenille en septembre sur les laitues cultivées, les plantes basses, etc. 15li. Serena Fab. — ]Mai, juin, août; AC. partout, prairies, jardins, à la miellée, à la lampe. La chenille en juin sur Hieracium^ Taraxacum, Rubus, Lapsana communu (Breignet). Var. Leuconota Ev. ^ Se trouve avec le type : Eysines, Soulac, Saint-Gôme, etc. Ab. Obscura Stgr. — Un sujet ex-larva,Ay\ Silena éclos en juillet 1917, de Soulac, paraît se rapporter à cette aberration qui est une forme alpine (ob^cuvior, magis unicolor). j Genre Dianthœcia B. 1527. Luteago Hbn. — xMai, juin, août; AB. : Caudéran (Brown) ; Pointe-de-Grave (Boisson); Caudéran, à une lampe électrique (Gouin) ; Saiut-Côme (abbé Sorin) ; Porchères (abbé x\nsonaux) ; Port-Sain te-Foy (Henriot). La chenille en août sur les fleurs et capsules de Silène inflata. Ab. Argillacea Hb. = Barrettu Dlld. — Un exemplaire de Villeneuve-de-Blaye (abbé jNlège) ; plusieurs exemplaires juin et juillet 1919, 1920 à Villenave-d'Ornon (Schirber). (obscurior brunnescens) . 1542. Filigramma Esp. — Mai, juillet. Deux sujets en juin à Villeneuve-de-Blaye (abbé Mège). Var. Xanthocyainea Hb. — Port-Sainte-Foy, à la lampe en mai (B. Henriot). Au crépuscule sur Siie?ie mUans (Henriot). loii-. Magiiolii B. — Mai, juin : Port-Sainte-Foy (Dordo- — 75 — gne), un exemplaire à la lampe, plusieurs au crépuscule (R. Henriot). Il est certain que cette espèce doit se trouver également dans la Gironde là où croît le Silène nutans (Henriot). 1546. Albiniacula Bkh. — Mai, juin, juillet : Signalé par Trimoulet volant dans les jardins, dans les champs, sur les œuillets au crépuscule; Saint-Côme (abbé Sorin) ; Port-Sainte- Foy (R. Henriot). La chenille en août sur Silène otites, Lychnis dioïca, Silène nutans. 1547. Naiia Rott. = Conspersa Esp. — Mai, juillet. Avec le précédent; Caudéran à une lampe électrique, Le Tondu; Picon AG. (Henriot); Saint-Côme AG. (abbé Sorin). La chenille vit des graines de Lychnis floscuculi, Silène nutans, en juillet. 1548. Compta F. — Mai, juin; août, septembre. Répandu un peu partout, dans les jardins, sur les œillets : Pont-de- la-Maye, Gaudéran, Pessac, Soulac. La chenille vit des graines de Dianthus et Lychnis. 1550. Capsiiicola Hb. — Mai, juin ; août, septembre ; AR. Gaudéran, à la lam'pe, Mérignac ; Saint-Gôme (abbé Sorin); Sainte-F'oy (Henriot) ; Soulac (Gouin). La chenille en juillet-octobre sur Lychnis dioïca. Silène nutans et inflata^ Saponaria officinalis. 1552. Cuciiiiali Fuessl. — Mai, juin ; juillet, août: Gau- déran, quelques exemplaires à une lampe électrique (Brei- gnet) ; Marais de Boutant, Lormont (Trimoulet) ; Sainte-Foy (Henriot); Soulac (Gouin). La chenille en septembre sur Silène inflata^ Lychnis., etc., se nourrit des graines. 1553. Carpophaga Bkh. — Mai, juillet; bois de chênes : Pessac, Léognan (Trimoulet); Portets, un exemplaire cf en battant un lierre (Gouin); G. à Port-Sainte-Foy (Henriot). — 76 — Ab. Capsophila Dup. — Un exemplaire à une lampe élec- trique du boulevard de Caiidéran (Gouin). (obscunor, al. ant . obscure griseis non brunnescentibus). 1S59. Irreçjularis Hufn. — Juillet, août: Bruges, Blan- quefort (Trimoulet) ; Saint-Côme (abbé Sorin) ; Gadaujac (Gouin) ; AG. sur le littoral oii il butine au crépuscule sur Silène otitfis (Henriot). La chenille en juin et septembre sur Silène otites, Lycknis gypsophila. Genre Miana Slph. I06I. Ophiogi-amiiia Esp. — Un sujet çf à la miellée à Tàlence (Labat), 1567. Stricjilis Gl. — Mai, août. TG. Pont-de-la-Maye, Gadaujac, Gaudéran, Floirac, Eysines, Soulac, etc. Ab. Latruncula Hb. — Avec le type, un cf (Breignet). . (dilutior, sapius rufescens, obsolète albofasciata). Ab. OEthiops Hw. — Avec le type, Gaudéran (Breignet); Sotilac (Gouin). [alis. cuit, unicoloribus nigris). I068. Fasciiincula Hw. — Juin. Quelques exemplaires à Bègles (Boisson). 1569. Bicoloria Vill. — Juin, août. Se prend communé- ment au miel à Talence, Gradignan, iMérignac, Soulac, etc. Ab. FuRUNCLLA Hb. = ÏERMiNALis H\v. — Avcc Ic type, aussi commun : Talence, Bruges, Gaudéran, ^larais de Bou- tant, etc. (alis. ant. postici rufis vel. bnnuieis). Var. RuFu>;cuLA Hw. — Quelques sujets à Gaudéran, Talence, Soulac, etc. (alis ant. fere unicoloribus rufescenti griseis). Var. ViNCTUNCULA Hw. — AG. à la miellée à Picon (Hen- riot). Genre Briophila Tr. 1578. Raptriciïla Hb, — Juillet : Caudéran, Le Bouscat (Brown) ; Villeneuve-de-Blaye (abbé Mège). Ab. Deceptriclla Hb. — Nombreux exemplaires au miel à Talence (Labat) ; Caudéran, à une lampe électrique du boule- vard (Gouin); Saint-Gome (abbé Sorin) ; Sainte-Foy, Picon (Henriot). [at. ant . plus; minusve brtmnescenlibus). l58o. Recepti'icula Hb. — Signalée par Trimoulet de juillet à août comme très rare, sans aucune indication de localités. 1588. Ravula Hb. — Juin, juillet, à la miellée ; Talence (Labat) ; nombreux exemplaires à une lampe électrique du boulevard de Caudéran (Breignet et Gouin) ; Mazères (abbé Dubordieu). Ab. Ereptricula Tr. — Juillet et août ; TC. sur les vieux arbres (Trimoulet). (al. cuit nigricans, hasi maculisque œterii cinereis). 1592. Alga:'. Fab. — Juillet, août, sur les arbres, contre les murs (Trimoulet) ; Caudéran, à une lampe électrique du boulevard (Breignet) ; Picon, à la miellée (Henriot) ; Saint- Côme, Lucmau (abbé Sorin); Mazères (abbé Dubordieu), AR. Ab. Me>dacula Hb. — Juillet, août : Bruges, Caudéran (Brascassat). [Dilutior, al. anl. dilute el obscure variegatis). Ab. Calltgrapha Bkh. — Août, septembre : Picon, à la miellée (Henriot ; Saint-Côme, à la miellée en septembre (abbé Sorin). {ut mendacula sed alis anticis eliam flavo variegatis). 1599. Muralis Forst. — Juillet, septembre, TC. partout, contre les vieux murs, les arbres des promenades, au miel, à la lampe. — 78 — Var. Par Hb. — Aussi commun que le type, sauf dans la région de Sainte-Foy où on la prend rarement (Henriot). (Dilu(io7\ alis anticis obsolète strigatis). 1600. Perla F. — Un exemplaire en avril, à la miellée, à l'estey de Bègles (Trimoulet). Roger signale la Briophila Fraudralicula Hb. comme commune dans la Gironde. Ce doit être très certainement une erreur, cette espèce n'ayant pas encore été signalée en France. Genre Diloba B. . 1610. Gœriileocepliala L. — Septembre, novembre : C. presque partout. Lormont, Pessac, Citon-Génac, Fargues, etc. N'a jamais été rencontré dans la région de Sainte-Foy (Henriot) ni dans le Bazadais (abbé Sorin). La chenille en avril et mai sur l'aubépine et les arbres fruitiers. Genre Valeria Stph. 1611 . Jaspiclea Yill. — Février, mars. Un exemplaire en mars contre un mur à Eysines (Brown) ; AG. à Baby," Les Barbereaux, Picon (Henriot, Maurin) ; Mazères R. (abbé Dubordieu) ; Villenave-d'Ornon, en avril, à la lampe (Schirber). Deux exemplaires capturés sur le chasselas, en septembre, à Yilleneuve-de-Blaye (abbé Mège). Vu l'époque est-ce bien Jaspidea ? La chenille vit en juin sur Pn/n^is spinosa. Roger a signalé p. 233 Valeria oleagiua (S. et D.) F. qui n'a pas été retrouvé. Il est plus que probable qu'il y a confusion et qu'il faut lire Jaspidea. Genre Apamea 0. 1918. Testacea Hb. — Juillet, septembre : Pessac (Tri- moulet); R. à Picon en septembre (Henriot); Saint-Côme (abbé Sorin) ; Mazères (abbé Dubordieu); Gaudéran (Gouin). La chenille en juin sur les racines de graminées et sur Marrubium vulgare (Trimoulet). — 79 ^ 1620. Diimerilii Dup. — Août, septembre : Floirac, Lor- mont, sur le chasselas et autour d'un figuier de Marseille (Brown); Caudéran, un exemplaire à une lampe électrique (Breignet) ; Gabarret, plusieurs sujets à la lampe fGouin) ; Soulac, Pointe-de-Grave (Boisson); Saint-Côme (abbé Sorin) ; AC. à Picon (Henriot) ; deux exemplaires à Villenave-d'Ornon (E. Schirber). Très variable par la coloration et par la taille. La chenille en juin sur les racines de graminées. Genre Celaena Slpli. ' 1623. Matura Hufn. — Août, septembre; C. partout, à la miellée : Bruges, Lormont (Trimoulet); Talence (Labat) ; G. à Soulac (Gouin) ; TG. à Sainte-Foy (Henriot). La chenille en mai sur les graminées. La presque totalité des exemplaires capturés dans la région de Sainte-Foy se réfère plutôt à la forme méridionale Provin- cialis Obth. avec des dessins très nets qui donnent aux ailes supérieures un aspect marbré (Henriot). Genre Hadena Schrk. 1661. Porphyrea Esp. — AG. à Picon en septembre sur les ileurs de lierre, à la miellée (Henriot). La chenille en juin sur Eubiis et Lonicera. 1665. Adusta Esp. — Août, prairies, prés des rivières : Lormont, Bègles, Langoiran (Trimoulet). La chenille hiverne sur les plantes basses. 1670. Ochroleuca Esp. — Août, coteaux secs, au cré- puscule. La chenille en juin, juillet dans les blés (Trimoulet). 1678. Furva Hb. — Espèce signalée par M. Boisson de la Pointe-de-Grave, en 1892 ?? 1679. Sordida Bkh. — Trois exemplaires à la miellée, à Picon, le 11 mai 1915 (Henriot). • — 80 — 1690. Monoglyplia liufn. — Juin, juillet; AC. dans les bois de chênes : Pessac, GiMdignan (Trimoulet) ; Talence (Labat); Bègles (Boisson); Saint-Côjne (abbé Sorin) ; AC. à Sainte-Foy et Picon (Henrioi) ; Soulac (Gouin). La chenille en mai dans les racines de graminées : Poa annua, Poa pratensis. 1693. Abjecta Hl). — Signalé avec doute dans le supplé- ment aux catalog'ues Jioger et Trimoulet, p. 12, par MM. Brei- gnet et Brown ? 1702. Lithoxylea F. — Juin : Pessac. Gradignan (Tri- moulet); Talence, à la mielli'e (Lal)at) ; Marais de Boutaut (Brascassat) ; Saint-Côme (abbé Sorin) ; Sainte-Foy, Picon (Henriot). La chenille en mai sur les racines de graminées. 1707. Hepatica Hb. — Mai, juin. B. Martillac, à la Uîiellée (Gaschet); Picon, quelques exemplaires (Henriot). 1710. Basiliiiea F. — Mai, juin, eu battant les bois de chênes (Trimoulet); Picon, butinant au crépuscule sur l'épine vinette (Henriot). La chenille sur les graminées en septembre. 1712. Geiiîiiia Hb. — Septemljre, endroits marécageux : Blanquet'ort et à la miellée (Trimoulet). 1715. Secalis Bjrk. = Didyma Esp. — Juin, septembre. C. partout à la miellée : Pessac, Lormont, Gujan, Soulac, etc. La chenille en avril sur les racines et tiges de graminées. Ab. NicTHANS Esp. — Aussi commun que le type. {alis ant unico/or ônnineis, plerumqiie aibo maculata). Ab. Leucostigma Esp. — (Juelques exemplaires à la miellée à Talence (Labat). [alis ant nigricantibus^ alho maculatis) . Var. MoDERATA Ev. — Un exemplaire à Soulac en juillet (Gouin). (multo pallidior, alis antis, hnumesc cinerasc sp. diversa esse videtur). — 81 — Ab. NiGRO-FLAVA Tiitt. — (Culot, Noct. et Geom., 1. 1, p. 164). Picon, deux exemplaires, juillet et septembre 1915 (Henriot). 1717. Pâbiilatricula Brahm. — Un sujet à Villeneuve- de-Blaye en août (abbé Mège). Genre Heliophobus B. 1742. Hispidiis Hb. — Septembre : TC. à Soulac à la lampe (Boisson, Brovvn, Gouin). La Ç assez rare. Sur près de cinq cents sujets un exemplaire 9 capturé. La chenille sur Dlanthus gallicus (Gotiin). Genre Aporophila Gn. 1761. Lutulenta Bkh. — Septembre, octobre : Moulon (ïrimoulet); Gujan (Breignet) ; Saint-Côme TC. (abbé Sorin) ; TG. également dans la région de Sainte-Foy, sur les figues mûres (Henriot) ; Soulac, à la miellée (Gouin). La chenille passe l'hiver engourdie sur les Rumex et Genista tinctoria (Ti'imoulet). Ab. Sedi Gn. — Se trouve avec le type, et aussi commun. (Omnino cinerasccns!, al antis dislinclo nigro fasciatis). 1763. Aiistralis B. — Septembre, octobre : assez commun à la miellée à Soulac (Gouin) ; Pointe-de-Grave (Boisson). Le chenille en avril sur les graminées et plantes basses. 1765. Nigra Hw. — Septembre, octobre : Moulon (Tri- moulet); Saint-Côme (abbé Sorin); Sainte-Foy (Henriot); TC. à la miellée à Soulac (Gouin). La chenille sur les Rumex, Trifolumi, Prunus, etc. en mai. Genre Ammoconia Ld. 1767. Cœciinacula F. — Septembre, octobre; dans les bois, à la miellée : Pessac, Gradignan (Trimoulet); Les Bar- bereaux (Maurin) ; Mazères (abbé Dubordieu) ; Picon, sur les figues (Henriot). La chenille en mai sur Genista, Lychnis, Salix, etc. Tome LXXIV. • 6 — 82 — 1768. Sénex Hb. = Vetiila Dup. — Un exemplaire à la miellée en août à Pessac (Trimoulet). Genre Epunda Gn. 1771. Lichenea Hb. — Octobre : Pointe-de-Grave (Bois- son); Villeneuve-de-Blaye(abbé Mège); Mongauzy (abbéSorin) ; Sainte-Foy, Picon (Henriot); Soulac (Gouin). La chenille en mai sus Rinnex, Silène, Lonicera. Genre Polia 0. 1777. Flavicincta F. — Août, septembre ; AC. à la miellée, prairies, bords des rivières : Pont-de-la-Maye, ïalence (Labat) ; Saint-Côme (abbé Sorin) ; AR. à Picon sur le lierre (Henriot); TC. à la miellée à Soulac (Gouin). Quelques exemplaires tendent vers les variétés Meindio- nalis B. et Calvescens B. (Henriot). La chenille en mai sur Rumex, Salix, Silène, etc. 1778. Rufociiicta H. G. — Signalée par Trimoulet comme prise à la miellée en août ? A rechercher. 1782. Dubia Dup. — Signalée par Trimoulet comme très rare à la miellée en août ? A rechercher. Ces deux espèces sont données sans indication de localités. 1787. Canesceiis Dup. — Octobre, à la miellée, sur les Heurs de lierre, les troncs d'arbre : Sainte-Foy, Picon (Hen- riot) ; Saint-Côme (abbé Sorin); trois exemplaires au miel en août et septembre à Marmande (^Breignet). La chenille en avril sur Trifolium pratenso (Lucas). 1797. Clîi L. — Signalée par Roger comme TR. Genre Brachionycha Hb. 1809. Sphinx Hufn. — Signalée par Roger comme TR. ; un exemplaire au Montel sur un tronc de peuplier en novem- bre 1911 (Henriot); un exemplaire à Picon le 30 novembre 1919 (Henriot); Saint-Côme, quelques sujets (abbé Sorin); Marsas, nombreux sujets (abbé Bernier). — 83 — Genre Miselia 0. 1810. Bimaculosa L. — Signalée par Roger en août et septembre : Caudéran, deux exemplaires à la miellée dans un jardin (Lawson) ; quelques exemplaires à Picon et à Sainte-Foy (HenrioL) ; région de Bazas (abbé Sorin), 1813. Oxyacantlise L. — Octobre, novembre. G. partout. Ab. Pyracant[ij: Tr. — Trimoulet signale cette aberration qui diffère du type par l'absence complète de marbrures vertes, qui sont remplacées par une teinte rduge brique. Genre Chariptera Gn. 1815. Viridana Walch. — Signalée par Roger. A la lampe, Saint-Côme en juillet AR. (abbé Sorin). Genre Dichonia Hb. 1816, Aprilina L. — Septembre, octobre ; contre les chênes : Pessac, Gradignan (Trimoulet); Les Barbereaux, Baby, sur les figues (F. jMaurin) ; Picon (Henriot) ; Porchères (abbé Ansonaux). La chenille en mai sur Quercus rohur, se tient dans les rides de l'écorce ; elle est difficile à distinguer par suite de sa couleur. Genre Dryobota Ld. 1820. Fiirva Esp. — Un exemplaire éclos fin octobre d'une chenille trouvée le l^r juin 1899, au Verdon, sur le chêne vert (Breignet). 1821. Roboris B. — Septembre, octobre; dans les bois, contre les chênes, à la miellée ; Pessac, Gradignan (Trimou- let); Saint-Côme (abbé Sorin); Picon, sur les figues et fleurs de lierre (Henriot). La chenille en mai et juin sur Quercus robur (Trimoulet). 8 Var. Cerris Bdv. — Se trouve avec le type mais TR. (Trimoulet). (grisescens, non virescens). 1823. Saportse Dup. — Septembre, octobre ; Villeneuve- de-Blaye (abbé Mège) ; Caudéran (Brown) ; Soulac (Gouin). La chenille en juin sur Quercus. 1825. Protea Bkh. — Septembre, octobre ; bois de chênes, à la miellée: Le Bouscaut (Trimoulet); Saint-Gôme (abbé Sorin) ; TC. dans la rég-ion de Sainte-Foy sur les fleurs de lierre et sur les figues mûres (Henriot). La chenille en mai sur Quercus. Genre Dipterygia Stph. 4827. Scabriuscula L. = Pinastri L. — Mai, août; AG. partout. La chenille en avril, juillet sur Rumex et Polygonum. Genre Cloantha Gn. 1840. Polyodon Cl. = Perspicillaris L. — Un sujet pris aux environs de Bordeaux en 1887 par M. Jarlan ; Saint- Gôme (abbé Sorin) ; Roaillan (De la Jonquière). La chenille en octobre sur Hyperlcum. 1843. Hyperici F. — Mai, juillet, septembre; AR. : quel- ques sujets à une lampe électrique du boulevard de Caudéran (Gouin); Saint-Gôme (abbé Sorin); Picon, à la miellée (Hen- riot); Marsas (abbé Bernier) ; deux exemplaires à Picon en mars 1918, à la lampe (Henriot). La chenille en juillet et octobre sur Hypericuin. Genre Callopistria Hb. 1846. Piirpiireofasciata Pill. = Pteridis L. — Juin, juillet; en battant les fougères : Pessac, Toctoucau (Trimou- let) ; Gazinet, Talence (Gouin); Saint-Côme (abbé Sorin); Porchères (abbé Ansonaux) ; Picon (Henriot). La chenille en octobre sur Pteris aquilina. — 85 — , 1848. Latreillei Dup. — R. Talence, dans un jardin sur des raisins mûrs (Brun) ; Caudéran (Brown). La chenille en juin sur Ceterach officinarum. Genre Polyphœnis B. 1850. Sericata Esp. — Juin, juillet; Pessac, Le Bouscaut (Trimoulet); Cestas, Gazinet (Brown) ; Pointe-de-Grave (Brun; ; Soulac (Gouin) ; Saint-Côme (abbé Sorin) ; Sainte-Foy, Picon (Henriot). La chenille en mars et avril sur les Rumex. Var. Propinqua Stgr. — Prise au miel en compagnie du type à la Pointe-de-Grave (Brun). (minor obscurior nigrescens) . Genre Trachea tlb. 1854. Atriplicis L. — Mai, juin; août, septembre. G. un peu partout, à la miellée : Bègles, Lormont, Talence, etc. La chenille très commune sur Pohjgonum, Rumex, Alri- piex en octobre. Genre Trigonophora Hb. 1858. Flammea Esp. — Octobre, à la miellée, sur les fleurs de lierre et de l'arbousier, sur les figues mûres, etc. TC. à Soulac, 9 plus rare que le cf (Gouin). La chenille en mai, en battant les haies sur Prumfs spinosa, Lonicera, Genista, et aussi sur Urtica urens et Dioïca, Ru?7iex, etc., etc. Genre Euplexia Stph. 1861. Lucipara L. — Mai, juin, août; bois de chênes, à la miellée : Pessac, Gradignan, Lormont (Trimoulet) ; Saint- Côme (abbé Sorin); Picon, à la lampe en mai (Henriot). La chenille en septembre sur Echium vulgare, Rumex, Ruhus, etc. — 86 — Genre Brotolomia Ld. 1867. Meticulosa L. — TC. partout et toute la belle saison. La chenille toute l'année sur les Urtica, Rumex, Taraxa- cinn, Artemisia, Primula, Lamiimi, etc. Genre Mania Tr. 1870. Maura L. — Juin, juillet; août, octobre: lieux humides et obscurs, ^dessous des ponts, à la miellée. C. par- tout avec sa variété Striata Tutt. La chenille sur Alnus gluti?io.sa, Salix, Cynoglossa, etc. Genre Nœnia Stph. 1871, Typica L. — Juin, août; comme le précédent: Saint-Côme, Lucmau (abbé Sorin) ; Mazères (abbé Dubor- dieu) ; Porchères (abbé Ansonaux) ; un exemplaire à la miellée à Port-Sainte-Foy (R. Henriot). La chenille en mai sur Salix, Cynoglossa, Lycopus, Bru- nella, etc. ; se trouve parfois en très grand nombre. Genre Hydrœcia Gn. 1877. Nictitans Bkh. — Août, septembre. R. Martillac, à la miellée (Gaschel) ; Pessac (Daydie). La chenille en mai sur Air a cœspitosa (Lucas et Gelin). 1879. Micacea Esp. — Août, dans les marais, en battant les fourrés : Bruges (Trimoulet) ; Saint-Côme (abbé Sorin). 1883. Leiicographa Bkh. — Signalé avec doute de Ville- neuve-de-Blaye par M. l'abbé Mège (Peut-être bien Pachnobia leiicographa (S. D.) Hb. ?). Genre Gortyna Hb. 1887. Ocliracea Hb. — TR. Un sujet à Eysines en sep- tembre (Lawson) ; un exemplaire à Marsas (abbé Bernier). — 87 — Genre Nonagria Hb. 1893. Sparganii Esp. — R. Un exemplaire à la lampe à Soulac, dunes du littoral le M juillet 1921 (Gouin). 1895. Geminipuncta Hatchett. — Espèce signalée dans le catalogue Roger. Genre Cœnobia Stph. 1902. Rufa Hw. -^ Août, septembre : Fargues-Saint- Hilaire, huit exemplaires volant au crépuscule parmi les roseaux d'un petit pré marécageux au pied des coteaux, un exemplaire de Bouliac, un exemplaire de Caudéran (Brown). La chenille en juin dans les tiges de joncs et de Arundo phragmites. Genre Tapinostola Ld. 1913, Musculosa Hb. — Juin, août. Plusieurs sujets à la Pointe-de-Grave (Brown); Soulac, un exemplaire en août 1917 (Gouin); Picon, un exemplaire à la lampe en juillet 1918 (Henriot). La chenille sur les graminées des dunes en février. 1914. Myodea Rbr. — Juin. Plusieurs exemplaires au Verdon (Touzineau) ; huit exemplaires cf et deux exemplai- res 9 à Soulac en 1892-93, sur les dunes et sous des planches se trouvant sur la plage (Gouin). Rare espèce qui n'avait été signalée qu'aux environs de Cadix en Andalousie. 1923. Fulva Hb. — Août, R. : un exemplaire en juillet 1900 dans une prairie humide (Brown); un exemplaire à Saint-Gôme en 1916 (abbé Sorin) ; un exemplaire à Pujols (Dordogne) en août (Henriot). La chenille eu juin sur les racines de Car ex paludosa et de Poa aquatica (Lucas et Gelin). Genre Calamia Hb. 1928. Liitosa Hb. — Septembre, novembre : un exem- plaire à Lormont (Trimoiilet); un exemplaire 9 pi'is à Ville- neuve-de-Blaye en novembre, à la lampe (abbé Mège). La chenille en juillet sur Phragmites communis. Genre Leucania Mb. 1932. Impudens Hb. — Juillet : Landes, à la miellée et à la lampe : Pessac (Trimoulet) ; Saint-Côme (abbé Sorin) ; Salaunes (Henriot). 1933. Impura Hb. — Pointe-de-Grave en 1891 (Boisson); Roaillan (De la Jonquière) ; un exemplaire de Villenave- d'Ornon (Schirber). 1935. Palleiîs L. — iMai, juin; août-septembre; marais, lieux humides, à la miellée, à la lampe : Bruges, Lormont (Trimoulet); Pont-de-la-Maye (Boisson); Talence (Labat); Sainte-Foy (Henriot); Soulac, Blanquefort (Gouin). La chenille en mars et avril, juin et juillet sur les Rumex et sur Stellaria média (Trimoulet). - 1936. Obsoleta Tr. — Quelques rares exemplaires à Bègles et à la Pointe-de-Grave (Boisson). 1940. Sicula Tr. — Mai, juillet, août. Quelques sujets (une vingtaine) à la miellée et à la lampe à Soulac et à la Pointe-de-Grave (Breignet et Gouin). Var. FusciLiNEA De Graslin. Se prend avec le type, en diffère par une ligne antémarginale de points noirs. 1942, Scirpi Dup. — Mai, juin ; août, septembre ; un peu partout: Pessac, Gradignan (Trimoulet); Caudéran, Gujan (Breignet); Soulac (Gouin); région de Sainte-Foy (Henriot); Villenave-d'Ornon (Schirber); Bègles (Daydie). La chenille vit sur les graminées. Var. MoMiuM B. — Avec le type. 1946. Punctosa Tr. — Juillet, août. R. : Martillac, à la miellée, Arcachon, sur l'arbousier en fleurs en septembre (Gaschet). 1951. Gomma L. — Signalée au catalogue Roger, p. 236. Un sujet à Cestas dans les taillis en juillet (Rrascassat) ; un exemplaire de Saint-Gôme (abbé Sorin). 1954. L. Album L. — Mai, juin; août, octobre; G. par- tout. La chenille en juin sur le chiendent panaché. 1955. Riparia Rbr. — TR. Un exemplaire cf à Gaudéran autour d'une lampe électrique du boulevard (Rreignet) ; Picon, un exemplaire butinant au crépuscule (Henriot); Soulac, un exemplaire 9 à la miellée (Gouin). 1958. Littoralis Gurt. — Juin, août : Gap-Ferret, dans les dunes sur les chardons ( Trimouletl ; AG. à Soulac, à la miellée et à la lampe, sur les dunes (Gouin). La chenille en mai et septembre sur Calamagrosfis arena- ria, on la trouve surtout le soir sur les tiges. 1961. Vitellina Hb. — Mai, juin; août, octobre; TG. partout. La chenille en avril sur les graminées et Rumex. 1962. Unipuncta Hw. = Extranea Gn. — Deux exem- plaires en août 1897, à la Pointe-de-Grave, à la miellée (Gouin); Talence, un exemplaire (Labat) ; Saint-Gôme, un exemplaire en novembre 1916 (abbé Sorin) ; Mazères, en novembre (abbé Dubordieu). 1966. Albipiincta F. — Mai, août, septembre; TG., à la miellée, à la lampe, au crépuscule butinant sur les fleurs de Daphne gnidium à Soulac, etc. 1967. Lithargyria Esp. — Juin, août, septembre; G. à la miellée partout. La chenille depuis février à mai sur les graminées. — 90 - 1969. Turca L. — Juin, bois de chênes, à la miellée : un exemplaire cf à Pessac (Daydie); Saint-Gôme (abbé Sorin). La chenille est polyphage, mais se trouve surtout sur Briza média. ^ GeQre Stilbia Stph. 1981 . Anomala Hw. — Septembre, bois de chênes, à la miellée : Pessac (Trimoulet). La chenille en avril sur les graminées. Genre Grammesia Stph. 1986. Trigrammica Hufn. — Mai, juin; en battant les haies : Pessac, Cenon (Trimoulet) ; Talence (Labat) ; Pont-de- la-Maye (Brown) ; Soulac, à la miellée (Gouin). La chenille sur Plantago, Sonchiis, etc. Gence Caradrina Hb. 1990. Exigua Hb. — Juin, septembre, octobre : Caudéran, Pomerol, Bayon, Ares (Brown) ; Saint-Julieii-de-Beignac, Vil- leneuve-de-Blaye (abbé Mège) ; Pointe-de-Grave (Boisson) ; Soulac (Gouin). La chenille sur Plantago, Polygonum et diverses plantes basses. 2000 Qiiadripiinctata F. = Cubîoularis Bkh. — Mai à septembre. TG. partout, dans les marais, à la miellée, à la lampe. La chenille sur les plantes basses. 2005. Selini B. Var. NocTivAGA Bell. = l>:FuscA Constant. — Floirac (Brown); Martillac (Gaschet) ; Arcachon, Soulac, nombreux sujets (Gouin). 2009. Kadenii Fr. — Mai, juin; août, septembre; à la miellée, à la lampe: Lormont, Bègles (Trimoulet); Talence (Labat); AC. à Soulac (Gouin); Saint-Gôme (abbé Sorin); Picon, sur les fleurs de lierre (Henriot). — 9i — Var. Flavirena Bdv. — TR. Catalogue Trimoiilet. 20jl. Germainii Dup. — Signalée de la Pointe-de-Grave (Boisson). 2014. Respersa Hb. — Juin, en battant les chênes à Pessac (Trimoulet). 2015. Superstes Tr. — Mai, aoïit, septembre; partout à la miellée (Trimoulet) ; Picon, AG. en juillet (Henriot). 2016. Morpheus Hufn. — Mai, août, septembre: Gujan (Breignet); Talence (Labat); Bègles (Daydie) ; Picon, en mai à la lampe, en août à la miellée (Henriot). La chenille en avril sur diverses plantes basses et aussi sur Convolvulus et Artemisia. 2017. Alsines Brahm. — Juin, août: Bruges, Lormont (Trimoulet); Pont-de-la-Maye (Boisson); Gujan (Breignet); Soulac, Pointe-de-Grave (Gouin). La chenille en avril sur plantes basses. 2018. Taraxaci Hb. — Juillet, août; à la miellée à Lor- mont (Trimoulet). 2019. Ambigiia F. — TC. partout, à la miellée et à la lampe. La chenille en mars sur les plantes basses. 2020. Pulmonaris Esp. — Mai : Cenon (Brown). La chenille fin mars et début d'avril sur Symphitum tuhe- rosum (Brown). 2022. Lenta Tr. — TR. Saint-Julien-de-Reignac en juillet (abbé Mège). Espèce de Russie et d'Autriche-Hongrie, à rechercher. Genre Hydrilla B. 2024. Pallustris Hb. — Un exemplaire 9 de Villeneuve- de-Blaye (abbé Mège). Espèce à rechercher. 2028. Hospes Fr. — Juin, août : un exemplaire à Mar- tillac (Gaschet) ; un exemplaire à Casseuil (Brown) ; AC. à Port-Sainte-Foy, Dordogne (Henriot). — 92 — Genre Petilampa Auriv. 2034. Arcuosa Hw. — Un exemplaire cf très frafls en juin à Gazinet, sur la lisière d'un bois de pins et de chênes (Brown). Genre Acosmetia Stph. 2035. Galiginosa Hb. — Juin, juillet : Gaudéran, Gazinet, Giissac (Brown); Martillac (Gaschet) ; Gazinet, Gestas (Brei- gnet); Sainte-Foy (Henriot) ; Villenave-d'Ornon (Schirber); Mazères (abbé Dubordieu) . Quelques exemplaires ont les ailes supérieures plus ou moins nuancées de rougeàtre (Henriot). Genre Rusina Stph. 2037. Umbratica Goeze. — Mai, juillet; à la miellée : Pessac (Trimoulet); Mazères (abbé Dubordieu); Roaillan (de la Jonquière); Picon (Henriot). Genre Amphipyra G. 2047. Tragopoginis L. — Espèce signalée par Roger (Catalogue, p. 231). Un exemplaire à la miellée en juillet à Soulac (Gouin). 2049. Livida L. — Septembre, à la miellée : deux exem- plaires à Talence (Labat, Brun); trois exemplaires à Lucmau (abbé Sorin). 2054. Pyrainidea L. — Août, à la miellée : Gaudéran (Lawson); Talence (Labat); Blanquefort (Gouin); TC. région de Sainte-Foy (Henriot). La chenille en mai sur les Salix, Quercus et Prunus spinosa. Genre Tœniocampa Gn. 2062. Gotlîica L. — Mars; commun partout, dans les haies de prunelierset d'aubépines : Bouliac, Floirac, Bègles, — 93 — Gaudéran ; TC. à Picon et dans la région de Sainte-Foy, la nuit sur les fleurs de Salix cinerea (Henriot). La chenille en mai, juin sur Qiiercus, Prunii La chenille vit sur Plialangium ramosum, plante qui n'existe pas aux environs de Sainte-Foy (Henriot). 2426. Purpurina Hb. — Mai, juin; août, septembre: deux exemplaires de cette charmante espèce à Soulac et Pointe-de-Grave en août (Gouin). TC. à Villenave-d'Ornon dans une prairie bordant la voie du chemin de fer du Midi (E. Schirber). La chenille sur Cirsium lanceolatum et Arvense en avril et juillet. , — 106 — 2428. Ostrina Hb. — Mai, octobre ; vole en plein jour : un exemplaire à Floirac en octobre ; Bordeaux huit échan- tillons dont six d'éclosion (Brown) ; deux exemplaires à la miellée à Soulac en juillet et août (Gouin). La chenille sur Helichrysum stœchas. 2429. Parva Hb. — Un sujet signalé avec doute de Ville- neuve-de-Blaye (abbé Mège) ; deux sujets en août et septem- bre à Soulac, en battant les jeunes pins (Gouin). La chenille en octobre sur Inula, Solidago, Centaurea. 2433. Gandidana F. — Un exemplaire capturé à Villan- draut le 30 juin 1880 par M. Brown pourrait bien être le type de l'espèce. Var. Impura Stgr. — Mai, juillet; août, septembre. TC. sur toutes les dunes du littoral : La Teste, Arcachon, Soulac, Pointe-de-Grave, etc. 11 vole en plein jour autour des Heli- chrysum. La chenille en juillet et août sur Helichrysum stœchas. Genre Erastria 0. 2453. Argentula Hb. = Bankiana F. — Mai, juin, août ; prairies humides, marécages : Pessac, Blanquefort, Gradignan (Trimoulet) ; Cestas, Gazinet, Lacanau, ]Marais de Boutant (Breignet) ; Lamothe, Eysines, Lugos (Gouin) ; Sauros (abbé Sorin). La chenille en septembre sur les plantes des prés maréca- geux, Carex., Cyperus, etc. 2434. Unciiïa Cl. = Uncana L. — Mai, juin, juillet, août ; prairies humides : TC. à Saint-Mariens (Breignet, Gouin); Roaillan (Y. de la Jonquière). La chenille en juillet et septembre sur les Carex, Cyperus, etc . 2458. Veiiustiila Hb. — Mai, juillet; AR. mais assez répandu dans le département : Pessac, Eysines, Hourtin, — 107 ~ Castélnau, Le Mouleau, La Brède, Gazinet (Brown); Ville- neuve-de-Blaye (abbé Mège) ; Saint-Mariens (Breignet) ; Liigos, Soiilac (Goiiin) ; Picon (Henriot). La chenille sur Potentilla reptatis d'après Wilson ; sur la ronce d'après Heinemann, en août. 246i. Fasciana L. = Fuscula Hb. — Juin, août: TC. partout, contre les arbres, en battant les haies, etc. Ab. GuENEi Fallou. — Plusieurs échantillons à Pessac, Floirac, La Brède de juin à août (Brown). (al ant bnmnescentibus, non alba signatus). Genre Rivula Gn. 2475. Sericealis Scop. — Mai a septembre; dans les prairies. TC. partout. La chenille en avril sur Urtica. Genre Prothymnia Hb. 2482. Viridaria Cl. = Laccata Scop. — Avril, juin, juillet, août; broussailles, taillis, landes : Le Bouscaut, Mou- Ion (Trimoulet) ; Gestas, Fargues, Gazinet, Saint-Mariens (Breignet); Sainte-Foy (Henriot) ; Lugos, Citon-Cénac (Goiiin). La chenille en octobre sur Pob/gala vidgaris. Genre Emmelia Hb. 2490. Trabealis Se. = Sulphuralis L. — Mai, août; TC. partout dans les prairies, luzernes, etc., à la miellée. La chenille en septembre sur ConvoloiUus arvcnsis. Genre Scoliopteryx Germ. 2502. Libatrix L. — TC. toute l'année et partout. La chenille en mai sur Popuins et Salix. — 108 — Genre Telesilla H. S. 2512. Amethystina Hb. — Juillet, en battant les chênes, dans les taillis, à la miellée : Pessac, Le Bouscaut (Trimou- let) ; Saint-Côme (abbé Sorin) ; Marsas (abbé Dernier). La chenille en août sur Daiicus, Peucedaninn. Genre Abrostola 0. 2515. Triplasia L. — Avril, juin ; août, octobre ; à la miel- lée, au crépuscule, sur les fleurs: Lormont, Moulon (Tri- moule t) ; Gaudéran (Breignet) ; Talence (Labat) ; Mazères (abbé Dubordieu) ; Roaillan (Y. de la Jonquière) ; Sainte-Foy (Henriot). La chenille en juillet et septembre sur Urtica urens et dioïca. 2517. Tripartita Hufn. == Urtica Hb. — Mai, juin; août, octobre; à la miellée, au crépuscule sur les fleurs : Lormont, Moulon (Triinoulet) ; ÏR. à Sainte-Foy (Henriot). La chenille en juillet sur Urtica. Dans son catalogue, p. 237, Roger dit à propos du Genre- Abrostola : (( Peut-être aussi possédons-nous Asclepiadis Schifl". , mais la ressemblan^ce qui existe entre ces trois espèces jointe à l'obscurité de leur synonymie ne nous permet- tent pas de l'assurer. Espèce intéressante à chercher. Genre Plusia 0. 2531. Modesta Hb. — Juin, juillet; TR., deux exem- plaires en juin à Picon, à la lampe (Henriot) ; deux exem- plaires à Roaillan en juin (Y. de la Jonquière). 2539. Chrysitis L. ' — Mai, juin, juillet, septembre; au crépuscule volant sur les saponaires, à la miellée, à la lampe : Bruges, La Bastide (Trimoulet) ; Gaudéran, Le Tondu (Bras- cassat) ; F^icon (Henriot) ; Saint-Gôme (abl)é Sorin) ; Villenave- d'Ornon (Schirber) ; Pessac (Daydie). La chenille en avril et juillet sur Urtica^ Mentha et diverses labiées. — 109 — 2546. Festucse L. — Juin, juillet, août, octobre; prairies humides, vole au crépuscule sur les saponaires et salicaires, à la miellée, à la lampe : Bruges, Lormont (Trimoulet) ; Caudéran (Brascassat) ; Bègles (Boisson) ; Picon (Henriot) ; Pessac (Gouin, Daydie). La chenille en mai et août sur Festuca /luitans, Carex, Typha latifolia, etc. 2551. Giitta Gn. = Circumflexa Esp. — Dans les jar- dins, au crépuscule vole sur les lavandes en mai, juillet; septembre et octobre : TC. Pessac, Bouliac (Trimoulet); Sadirac (Breignet); Talence (Labat) ; Picon (Henriot); Bor- deaux-Ville, Soulac (Gouin), etc., etc. La chenille en mai et août sur Urtica, AchiJlea, etc. Ab. BiCtUtta Stgr. — Un individu de Floirac (Brown). {macula argentea, in maculis diahus dissoluta). 2557. Chalcytes Esp. — Un sujet çf en août, à la miellée, à Caudéran (Brown). 2560. Iota L. — Juin. BR. Picon, à la lampe (Henriot). 2562. Gamma L. — Toute la belle saison, TC. partout. La chenille toute l'année est polyphage. 2571. Ni L. — Mai, juin; juillet, août; Pessac, en battant les chênes (Gaujac) ; Caudéran, dans un jardin (Brown) ; à une lampe électrique (Breignet) ; à la miellée à Villeneuve- de-Blaye (abbé Mège) ; Soulac, volant au crépuscule sur les résédas (Gouin). La chenille en août sur Urtica, Reseda à Soulac (Gouin). Genre Euclidia 0. 2586. Mi L. — Mai, juin ; prairies des terrains calcaires : Cenon, Fargues, Bonnetan (Trimoulet); Sainte-Foy (Brown); Bègles (Brascassat) ; Lormont, Citon-Cénac, Saint-Laurent- d'Arce (Gouin). La chenille en septembre sur Lotus corniculatus. — 110 — 2589. Glyphica L. — Avril, mai; juillet, août; TC. et partout. La chenille en juin et septembre sur Trifolnmi^ Ononis, Medicago, etc. Genre Grammodes Gn. 2644, Algira L. — Juin à septembre; broussailles des endroits chauds : Pessac, Bouliac (Trimoulet) ; Talence (Labat) ; Gujan-Mestras (Breignet) ; Budos (Brown) ; Picon (Henriot); Sairit-Come (abbé Sorin) ; Soulac (Gouin), La chenille en septembre sur Rubus, Salix, Genista. Elle est également d'après quelques autres sur Prunus granatiim. Genre Pseudophia Gn. 2655. Lunaris Schiff. — Mai, juin; dans les broussailles des bois, à la miellée, à la lampe : Pessac, Le Bouscaut (Tri- moulet); Cestas, Pont-de-la-Maye (Breignet); La Brède (Bras- cassat); Baurech (Daydie) ; Picon (Henriot). La chenille en juillet sur Quercus. Genre Anophia Gn. 2660. Leucomelas L. = Ramburii Rbr. — Août, sep- tembre; prairies humides, lieux plantés de saules, à la miel- lée : Bruges, Lormont (Trimoulet) ; Talence (Labat) ; Picon (Henriot; Saint-Côme (abbé Sorin). La chenille en mai sur les Convolvidus. Genre Calephia 0. 2662. Alchymista Schiff. — Mai, juin, juillet, août; bois de chênes, promenades plantées d'ormeaux : Mérignac, Pessac (Trimoulet) ; Mérignac (Brascassat) ; Picon (Henriot) ; Saint- Côme et le Bazadais (abbé Sorin). La chenille en septembre sur Quercus, Ulmus campestris. — 111 — Genre Catocala Schr. 2667. Fraxini L. — Août, septembre; R. a été pris plusieurs fois à Mérignac. Talence, Bordeaux- Ville (Trimou- let) ; Porchères (abbé Ansonaux). La chenille en juillet sur Salix, Populas, Fraximis. 2669. Electa Esp. — Août, septembre ; sur les troncs d'arbres, lieux plantés de saules, à la miellée : Bruges, La Bastide, Fargues, Léognan (Trimoulet); Langon (Boisson); Plassac (Brascassat) ; Picon (Henriot). La chenille en juin et juillet sur Sa/ix et Populus. 2670. Elocata Esp. — Juillet, octobre ; à la miellée : Bouliac, Mérignac, Caudéran (Trimoulet) ; Plassac, Marais de Boutant (Brascassat) ; Sainte-Foy (Henriot) ; Blanquefort, Sou- lac (Gouin) ; Porchères (abbé (Ansonaux). La chenille en juin et juillet sur Salix et Populus. 2678. Niipta F. — Juillet, octobre : Bouliac, Bruges, Caudéran (Trimoulet) ; Talence (Labat) ; Bordeaux-Ville (Gouin); Sainte-Foy (Henriot); Porchères (abbé Ansonaux). La chenille en juin et juillet sur Salix et Populus. 2681 . Dilecta Hbn. — Juillet à septembre, bois de chênes : Pessac, Mérignac, Gradignan, Le Bouscaut (Trimoulet) ; un sujet d'éclosion à Talence (Labat); Picon (Henriot); Mazères (abbé Dubordieu) ; Boaillan (Y. de la Jonquière) ; Soulac (Gouin). La chenille en juin sur Querciis robur. 2682. Sponsa L. — Juillet, août; bois de chênes : Pessac, Le Bouscaut (Trimoulet) ; Bègles (Brascassat) ; Picon (Henriot). La chenille en mai et juin sur Quercus robur. 2684. Promissa Esp. — Juillet, août: Pessac, Mérignac. Le Bouscaut (Trimoulet); Cestas (Breignet) ; Fargues, Bruges (Brascassat) ; Picon (Henriot) ; Saint-Gôme (abbé Sorin) ; Soulac (Gouin). La chenille en mai et juin sur Quercus robur. — 112 — 268S. Coiîjuncta Esp. — Août et septembre; nombreux exemplaires à la Pointe-de-Grave, à la miellée (Brown). La chenille en juin sur les Qnercits. 2690. Optata God. — Août, septembre; lieux plantés de saules, à la miellée : Bruges, Bègles, La Bastide (Trimoulet); Ares (Brown) ; Gazinet en juin (Brascassat) ; Lucmau (abbé Sorin). La chenille en juin sur Salix viminalis et repens. 2692. Pacta L. — Plusieurs exemplaires de Boyan (doc- teur Manon). Espèce très douteuse. M. Charles Oberthûr conteste la réalité de la présence de Calocala Pacta dans l'ouest de la F'rance. 2696. Fiilminca Sep. = Paranympha Scop. — Juillet, août : TB. La Brède (Trimoulet) ; Saint-Côme, un exemplaire (abbé Sorin). La chenille en mai sur Prunus spuiosa. 2697. Nymphœa JEsp. — Signalée par Boger dans son catalogue, p. 238 ? Espèce très douteuse. 2713. Conversa Esp. — Juillet et août. Signalée de Saint- Georges-de-Didonne, près Boyan, par M. Perez. Var. Agamos Hb. — Juillet et août à la miellée : Pessac, Gradignan, Le Bousçaut (Trimoulet) ; Bègles (Brascassat) ; Villeneuve-d'Ornon (Schirber); Picon (Henriot); Cestas (Bois- son) ; Soulac, Pointe-de-Grave, roule du Yerdon (Gouin). (obscurior precipuœ al nibtus ohscurioribus) . 2715. Nympliagoga Esp. — Août, un exemplaire unique à la miellée à Talence (Labat). Genre Apopestes Hb. 2720. Speetrum Esp. — Juillet, septembre, octobre; B. environs de Grignols (Gabarret); Saint-Côme (abbé Sorin); Boaillan (Y. de la Jonquière) ; Picon, deux exemplaires (Henriot). — 113 — Genre Toxocampa Gn. 2741. Pastinum Tr. — Mai, juillet; TR. Un exemplaire à Blanquefort le 2 juia 1903 (Brown) ; Port-Sainte-Foy, un exemplaire en mai (Henriot); Villenave-d'Ornon, un exem- plaire à la lampe en août (Schirber). 2743. Gracœ F. — Juin; septembre, octobre; coteaux calcaires : Fargues, Lormont (Trimoulet) ; AG. dans la région de Sainte-Foy (Henriot) ; Lignan, Soulac (Gouin). La chenille en mai, sur dilTérentes espèces de Vicia. Genre Laspeyria Germ. = Aventia Dup. 2747. Flexula Schilï. — Mai, juin; août, septembre: Gaudéran, Le Bouscat, Floirac (Brown) ; Gaudéran, à une lampe électrique (Augereau) ; Saint-Gôme et Bazadais (abbé Sorin) ; F*icon (Henriot); Macau (Gouin) ; Villenave-d'Ornon (Schirber). La chenille en avril et juin vit sur les lichens de l'aubépine et du pin. Genre Parascotia llb. 2752. Fiiliginai'ia L. — Juin, septembre : Gaudéran (Brown); Talence, à la miellée (Labat); Gaudéran, à une lampe électrique (Gouin); Villenave-d'Ornon (Schirber). La chenille sur les lichens et champignons des arbres en mai. Genre Epizeuxis Hb. 2756. Calvaria F. — Juin, août : un sujet unique à Saint- Gô.me, à la lampe (abbé Sorin). Genre Zanglognata Ld. 2765. Tarsiplumalis Hb. — TG. partout de juin à sep- tembre. La chenille est polyphage. Tome LXXIV. 8 — -114 — 2766. Tarsipennalis Tr. — Un échantillon douteux de Caudéran (Gouin) ; AG. à Saiiit-Gùme (abbé Sorin). La chenille sur les feuilles sèches de Quercus en avril. 2767. Tarsicrinalis Knoch. — Juin, août; haies, brous- sailles, bois herbus, AR. : Floirac, La Tresne, Léognan (Brown) ; Saint-Gôme (abbé Sorin) ; Facture (Gouin) ; Pessac (Daydie). La chenille en mai sur Clematis, Rubus, etc. 2768. Grisealis Hb. — Mai, août : Gaudéran, Fargues, Floirac (Trimoulet); Gestas, Gradignan (Breignet); Gazinet (Gouin). La chenille en août et mai est polyphage. 2781 . Emortualis Schitî. — Deux échantillons de Ville- neuve-de-Blaye (abbé Mège) ; un sujet de Picon en juin 1917 (Henriot) ; Pessac, un sujet en août 1903 (Daydie). » La chenille en avril sur Quercus. Genre Madopa Stph. 2790. Salicalis Schitî. — Mai à septembre; G. partout sauf dans la région de Sainte-Foy où M. Henriot ne l'a capturé que trois fois. Un sujet à Picon et deux sujets à Port-Sainte-Foy. La chenille en août sur Sa/ix, Populus, Tremula. Genre Herminia Latr. 2795. Cribrumalis Hb. — Un exemplaire unique de Saiiit-Mariens en juin (Gouin). 2797. Grinalis Tr. — TG. le soir autour des lumières et à la miellée de juin à septembre : Floirac, Mérignac, Gaudé- ran (Brown) ; Talence (Breignet) ; Blanquefort, Arcachon, Pessac, Macau (Gouin) ; un seul exemplaire à Sainte-F'oy (Henriot). La chenille en mai sur AI/ius, Rubus, etc. — 115 — 2800. Derivalis Hb. — Juin, juillet, août; TC. partout dans tous les bois herbus des deux rives. La chenille sur les feuilles sèches du chêne. 2801 . Tentacularia L. Var. MoDESTALis Heyd. — Mai à juillet. Quelques exem- plaires à Gazinet, LamoLhe, Baurech, Soulac (Gouin). (al griseo cinerei>:, non flavicantibus). Genre Pechipogon Hb. 2803. Barballs Cl. — Mai, juin : Pessac, Gestas, Le Tail- lan, Uzeste, Griqnols (Brown) ; Saint-Gôme (abbé Sorin) ; Port-Sainte-Foy (Ilenriot) ; Gazinet (Gouin). La chenille en mars sur Quercus, Betula, etc. ' Génie Hypena Schrk. 2814. Proboscidalis L. — Mai, juin; juillet, octobre: TC. partout en battant les touffes d'orties. La chenille en avril et juillet sur Urtica et Plantago. 2818. Obsitalis Hb. — Mai à septembre. AR. Quelques sujets seulement à Caudéran, Floirac, Blaye, Casseuil (Brown); Soulac (Gouin) ; Saint-Côme (abbé Sorin) ; AC. dans la région de Sainte-Foy (Henriot); Villenave-d'Ornon (Schirber). La chenille en avril et août sur Parietaria. 2819. Rostralis L. — Toute la belle saison; hiverne et reparaît le printemps suivant. La 9 est très variable. Var. Palpalis Fab. — Marais de Boutant (Breignet). Ab. Unicolor Tutt. — Un exemplaire à Blanquefort (Gouin). {cit. ant. fere unicolor, griseo fuscus). 2820. Lividalis Hb. — Un sujet 9 à la miellée en octobre dans un jardin de Caudéran (Brown). Genre Hypenodes Gn. 2828. Gostœstrigalis Stph. — Mai, juin; août, octobre : AR. Caudéran, Bruges, Cestas, Lormont, Fargues, Caslelnau — 116 — (Brown); Saint-Mariens (Breignet) ; Gadaiijac, Soiilac (Gouin). AC. dans la région de Sainte-Foy (Henriot). FiU^nLLE XXIII — CIMATOPHORIDŒ Genre Habrosyne Hb. = Gonophora Bd. 2834, Derasa L. — Mai, juin; juillet, septembre : Saint- Augustin, Bègles, Bassens, Gaudéran à une lampe électrique, région de Saintç-Foy (Henriot); Bazaclais (abbé Sorin). La chenille en août et septembre sur les framboisiers et sur les Rubus. Genre Thyatira Hb. 2836. Bâtis L. — Mai, juin, juillet, août; en battant, à la miellée: Pessac, Lormont (Trimoulet); Marais de Boutant, Talence, Gaudéran, TG. dans la région de Sainte-F'oy (Hen- riot) ; Saint-Gôme (abbé Sorin); AG. à Porchères (abbé Ansonaux). La chenille en juillet, septembre sur les frambroisiers et sur les Rubus. Genre Cymatophora Tr. 2843. Or Fab. — Avril, mai; juillet, août; AG. un peu partout : Gaudéran, Bègles, La Brède, Gradignan, Talence, Lormont, etc. La chenille, en juin, septembre et octobre sur Popifi us.. 2844. Octogesima Hb. = Ocularîs Gn. — Mai, juin, juillet, septembre ; bords des ruisseaux et des rivières, AG. partout : La Brède, Bruges, Lormont (Trimoulet). La chenille en juin, juillet, septembre et octobre sur Popii- lus (Trimoulet). 2848, Diiplaris L. = Bipnncta Bkb. — Avril, mai, juillet, août; bois de chênes, bords des ruisseaux: Pessac (Trimoulet) ; Gestas, Gaudos (Breignet) ; Saint-Gôme (abbé Sorin); Picon (Henriot). — 117 — La chenille en juin, septembre et octobre sur Populus et Alnus. ' Genre Polyploca Hb. 2849. Diluta F. — Juin, septembre et octobre : Picon, sur les figues et sur le lierre en fleurs (Henriot) ; un exem- plaire en battant un aulne en octobre à Pisseuilh (Henriot). La chenille en mai et août sur Quercus. 2853. Ridens F. — Avril, mai, août ; bois de chênes: Pessac (Trimoulet). La chenille en juillet et octobre sur Quercus robur. Famuxe XXV. - GEOMETRIDffi A. — GEOMETRIN.S] Genre Aplasta Hb. 2859. Oiionarîa Fuesl. — Mai; juillet et août; coteaux arides, dunes du littoral : Fargiies, Bonnetan (Trimoulet); Baurech, Saint-Mariens (Breiguet) ; Contras, Sainte-Foy, Gréon (Brown) ; Soulac, Pointe-de-Grave (Gouin). La chenille en avril et septembre sur Ononis repens. Genre Pseudoterpna Hb. 2860. Pruinata Hufn. — Juin, août, septembre; se cap- ture surtout dans la lande et sur le littoral : Pauillac, Issac, Le Porge (Brown) ; .Gazinet (Breignet); Saint-Mariens (abbé Mège) ; Soulac (Gouin). La chenille en mai siir Genista anglica. Ab. Agrestaria Dup. — Une chenille récoltée sur Genista «;z^/zc<2 en juillet donne le 10 août de la même année une belle 9 ('e cette aberration (Breignet); un sujet c^ en août à Soulac (Gouin) ; un sujet d'éclosion (Brown) ; Picon, en septembre (Henriot). Cette variété grise signalée par Boisduval et mise en doute — 118 — par Giienée, puis récemment par J. Culot, existe bien réelle- ment puisqu'elle a été obtenue deux fois tréclosion. 28G1 . Goronillaria Hb. — Juin, juillet; septembre, octo- bre; bois de pins : Pessac, Le Bouscaut, Arcachon (Trimoulet) ; ■Gazinet, Cestas, Saint-Mariens (Breignet) ; Lugos, Soulac (Gouin) ; le Bazadais (abbé Sorin) ; TG. dans la région de Sainte-Foy (Henriot). La chenille en avril et juillet sur Sar-othammis scoparia. Ab. Armoraciana Obthr. — Plusieurs exemplaires à Picon (Henriot). M. Brown a pris au Mouleau (foret d'Arcachon) en juillet 1885, une 9 de la variété que Guenée mentionne comme habitant La Bochelle et d'autres points de l'Ouest, ainsi que le Midi. Genre Geometra L. 2866. Papilionaria L. — Mai, juin, juillet; bois de chênes : Pessac, Gradignan (ïrimoulet) ; La Brède (Brown); Gradignan (Laporte) ; Le Bazadais (abbé Sorin); Picon (Hen- riot). La chenille en mai et septembre sur Corylm avellana, Salix cuprea (Trimoulet). 2867. Vernaria Hb. — Mai, juillet, août ; au crépuscule volant sur les haies : La Bastide, Bouliac (Trimoulet); Sauros (abbé Sorin); Picon (Henriot). La chenille de mai à septembre sur Prunus s^jinosa et Quercus rohur. Genre Euchloris Hb. 2879. Pustiilata Hufn. -^ Juin, juillet; bois de chênes : Pessac (Trimoulet); Caudéran, nombreux sujets à une lampe électrique (Breignet) ; Mazères (abbé Dubordieu) ; Roaillan (Y. de la Jonquière) ; Picon (Henriot). La chenille en mai sur Quercus rohur. 2885. Smaragdaria F. — Juin, juillet, août, septembre; Le Bouscaut (Trimoulet); Pessac (Daydie) : Caudéran, un — 119 — exemplaire à une lampe électrique du boulevard (Gouin) ; Le Bazadais (abbé Sorin) ; Picon (Henriol). La chenille en mai sur Riihiis fruticosus (Trimoulet), Achii- lea millefoliinn^ Scabiosa columbarin, etc. Genre Eucrostes Hb. 2898. Ilerbaria Hb. — Mai, en battant les haies : Bou- liac, Hoirac (Trimoulet). La chenille en octobre sur Prunus spinosa. Genre Nemoria Hb. 290i. Viridata L. — Mai, juin: août, septembre; en battant les taillis des landes : Saint-Médard (Trimoulet) ; Saint-Mariens, Fargues (Breignet) ; Le Bazadais (abbé Sorin); région de Sainte-Foy (iïenriot); Eysines (Gouin). La chenille en août sur Medicar/o satlva dont elle mange de préférence les fleurs (Breignet). * ' 2906. Porrinata Z. — Août : un sujet çf à Saint-Mariens en battant des taillis (Breignet). La dift'érence entre Porrinala et Viridata consiste dans le bord supérieur de l'aile supérieure pointillée de brun au lieu d'être seulement ochracée. 2907. Pulmentaria Gn. — 3lai, août : AB. à Caudéran, Bruges, Floirac (Brown); Villeneuve-de-Blaye (abbé Mège) ; Port-Sainte-Foy (Henriot). La chenille en avril sur Meutha aquatica dont elle mange les fleurs, Daucus, Peucedanum. Espèce de la région médi- terranéenne. Genre Thalera Hb. 2914. Fimbrialis Se. — Mai, juillet, août; en battant les haies; TG. dans la lande : Gestas, Gazinet^ Pezeu, Fargues, Tabaiiac, B. à Saint-Gôme(abbé Sorin) ; B. à Picon (Henriot). La chenille en mai Achillea., Tliymnus, Solidago. 2918. Lactearia L. — Mai, août; en battant les haies : — 120 — La Brède, Baurech, Fargues, Lesparre, Caudéran, Eysines. G. un peu partout. La chenille en septembre sur Alnus glutinosa, Pnimis spinosa, Quercus, Betula, etc. Genre Hemithea Du p. 2919, Strigata Mûll. — Mai, juillet, aoùt;AG. un peu partout. La chenille en mai sur Prunus spinosa, trouvée également sur Berberia vulgaris (Henriot). B. — ACIDALIIN^E Genre Acidalia Tr. 2934. Ochrata Scop. — Juin, août; prairies sèches et arides : Pessac, Eysines (Trimoulet) ; Fargues, Gazinet, Pont- de-la-Maye, Le Bouscat (Breiguet) ; Léognan (Brown) ; Sainte- Foy (Henriot); Soulac(Goiiin). La chenille en mai sur les plantes basses. 2937. Macilentaria H. S. — Juin, juillet; TG. partout. La chenille en avril et septembre sur les plantes basses. 2938. Rufaria Hb. — Juillet, prairies sèches : Pessac (Trimoulet); Picon (Henriot). La chenille en mai sur diverses graminées. 2943. Litigiosaria B. — Signalée par Trimoulet sans indications de date ni de localités. G. à Saint-Gôme en juin à la lampe (abbé Sorin). 2947. Mediaria Hb. — Un exemplaire eu septembre 1917 à la miellée à Saint-Gôme (abbé Sorin). 2951 . Moniliata F. — Juin, août : Pessac, Gazinet; Gazaux, Le Mouleau, Ares, Gouti'as (Brown); La Teste (Lam- bertie) ; Saucats (Breignet) ; Saint-Mariens (abbé Mège) ; Pointe-de-Grave, Soulac (Goiiin). La chenille en mai sur Vicia, Myosotis. 2952. Muricata Hufn. — Juin, août; dans la lande: — 121 — Saint-Médard-en-Jalles, Léognan (Brovvn); Gazinet (Breignet) ; Cestas (Daydie); Le Bazadais (abbé Sorin); Liigos, TC. parmi les Erica scoparia (Gouin). La chenille en mai sur Plantago, Polygomnn cœiculare, etc. 2953. Dimidiala Hufn. — Mai, juin; août, septembre; à la miellée, en battant les haies, terrains humides : Caudé- ran, Floirac, Bordeaux-Ville (Breignet); Bègles (Daydie); Talence (Labat); Saint-Gôme (abbé Sorin); Sainte-Foy (Hen- riot) ; Blanquefort, Gadaujac (Gouin). La chenille en avril et juillet sur les plantes basses. 2954. Subsaturata Gn. — • Quelques exemplaires capturés à Soulac par M. Daydie (Brown in-lett.). 2983. Virguîaria Hb. = Incaiiaria Hb. — Mai, septem- bre. TG. partout. La chenille en octobre est polyphage mais se nourrit prin- cipalement de Prunus spinosa. 2995. SuÏ3sericeata Hw. — Mai, juin; juillet, août; AG. : Bruges, Pessac, Mérignac, Arcachon, Gussac, Gradignan, etc. (Brown); Soulac, Pointe-de-Grave (Gouin). La chenille en avril sur différentes plantes basses. 2997. Straminata Tr. — Mai, juillet : Gazinet, Gestes (Brown); Saint-Mariens (Gouin, Daydie). Var. GiRCELLATA Gn. — Gazinet, Geslas (Brown). (viridior, distinctus, nigro punctata). 3002. Lœvigata Sep. — Juin, août; en battant, au cré- puscule, à la miellée : Gaudéran, plusieurs sujets à une lampe électrique du boulevard (Breignet); Talence (Labat); Sainte- Foy (Henriot) ; Mazères (abbé Dubordieu). La chenille en avril et juillet sur plantes basses. 3003. Extarsaria H. S. = Efflorata Z. — Un sujet unique en juin à Lugos (Gouin); un second sujet mais dou- teux d'Eysines. 3006. Infir maria Rbr. Var. Aquita>'aria Gonstant. — Nombreux sujets à la Pointe- — 122 — de-Grave en juin et juillet (Gouin) ; quelques exemplaires à Cazaux et Ares (Brown). La chenille en mai et juin sur Cistus salvifolius (Brown). (obscuriot", al. saturale incarnaiis veL flavoaut griseo rubris). 3017. Circiiitaria. Hb. — Juin, août : Bruges (Trinioulet) ; Arsac, Cantenac (Brown); Soulac, Pointe-de-Grave, Eysines (Gouin). La chenille en mai sur les feuilles sèches et sur les plantes basses. 3020. Herbariata F. — Juin, juillet; quelques individus aux lampes électriques à Bordeaux; Floirac (Brown); Sainte- Foy (Henriot) ; Pointe-de-Grave (Gouin). Cette espèce se prend souvent dans les appartements. La chenille en mai sur les plantes sèches. 3023. Elongaria Bbr. — • Juin, juillet; un exemplaire à . Soulac (Daydie). 3025. Bïsetata Hufn. — Juillet, août; en battant les haies : C. à Floirac, La Tresne, Fargues, Gradignan, Le Tail- lan, Le Vigean, Lamothe (Brown); Villeneuve-de-Blaye fabbé Mège) ; Giton-Génac (Gouin). La chenille en avril sur Cralœgus. 3026. Trigeminata Hw. — Juin, juillet; en battant les haies, G. : Bouliac (Trimoulet); Floirac (Brown); Lormont (Breignet) ; Gazinet, Le Tourne (Gouin). La chenille en octobre sur Prunus spino.sa. 3031. Politata Hb. — Juillet; bois de chênes: Pessac, Carbon-Blanc, Sauviac (Brown). La chenille en avril sur les plantes basses. 3034. Riisticata F. — Juin, juillet; AC. : Caudéran, Le Bouscat, Mérignac, Margaux, Arcachon, Blanquelort, Soulac, etc. La chenille en avril et août sur les plantes basses. 3038. Dilutaria Hb. = Interjectai'ia Bdv. — TC. par- tout de fin mai à fin juillet. La chenille jusqu'en mai sur les plantes basses. — 123 — 3038b's. Holosericata Dup. — R. : Floirac, Baurech, Saint-Michel-la-Rivière, en juin et juillet (Brown) ; Martillac, en septembre (Gaschet). Voir au sujet de cette espèce la note de MM. Breignet et Brown (Supplément aujç Catalogues Roger et Trimoulet, p. 20). La chenille de juillet à mai sur les plantes basses. 30i0. Huiniliatîi Hufn. = Osseata F. — Juin et juillet; presque aussi commun que Dilutaria : Bourg-, Gastelnau, Plassac, Villandraut (Brown) ; Cestas, La Brède (Breignet) ; Gazinet, Lugos, Saucats (Gouin). La chenille en avril sur les plantes basses. 3043. Dégeiierarla Hb. — Mai, juin, juillet, aoiit; kC : Arlac, Cazaux (Brown); Gaudéran (Breignet) ; Talence (Labat) ; Soulac (Gouin). La chenille en avril et juillet sur Polggonum aviculare. 30i6. Inornata Hw. — Juin, août : Arlac, Bruges, Cau- déran, Cussac, Floirac (Brown); Lorniont (Breignet); Martil- lic (Gaschet); Sainte-Foy (Henriot) ; Saint-Côme (abbé Sorin) ; Soulac (Gouin). La chenille en mai sur les plantes basses. 3047. Deversaria H. S. = Maritima Gn. — Un couple pris au Mouleau en juillet se rapporte peut-être à la forme Maritima (Brown); Picon (Henriot). La chenille en mai sur Ononis, Rumex, etc. 3048. A^versata L. — Mai, août; en battant les taillis, à la miellée; AG. : Gaudéran, La Brède, Lacanau, Le Vigean, Pessac (Breignet) ; Giton-Génac, Marais de Boutant, Soulac (Gouin), etc. Var. Spoliata Stgr. — Avec le type (Henriot). Var. LiviDATA Gn. — Avec le ty[)e. La chenille en avril et juin sur les plantes^ basses et sur le genêt. 3030. Emarginata L. — Juin, juillet; bois de chênes, terrains humides : Pessac (Trimoulet) ; La Brède, Lamothe — 124 — (Breignet) ; Arsac, Canienac, Hoiirlin, Villandraut (Brown) ; Talence (Labat) ; Marais de Boutant (Gouin) ; Lucmaii (abbé Sorin) ; Mazères (abbé Diibordieu). La chenille en juin sur Convolvulus sepium et Galium verimi. 3053. Rubigiiiata Hufn. — TC. sur les coteaux secs en mai, juin, juillet, septembre : Gadaujac, Caudéran, Gestas, La Brède, Lormont, Le Vigean, etc., etc. Quelques variétés se rencontrent quelquefois avec le type. La chenille en avril et août sur Convolvulus, Lotus ^ Medi- cago, Genista, etc. 3064. Marginepiinctata Goëze. — Mai, juin, août, octo- bre : TG. partout, en battant les taillis, au miel, etc. Très variable au point de vue de la taille. La chenille en avril, juillet sur les plantes basses. 3069. Incaiiata L. — Mai, juillet; AB. : deux sujets de Fargues-Saint-Hilaire, un sujet cf de Saint-Mariens (Brei- gnet) ; un exemplaire de Bordeaux (Brown). La chenille en avril sur Sedum album, Genista, Thf/ninus. 3074. Reiiiutaria 11b. — • Juin, juillet; bois- de chênes, haies, broussailles : Bouliac, Floirac (ïriraonlet); Lacanan, Le Vigean (Brown); Saint- .Mariens, La Brède (Breignet). La chenille en avril sur Galium, Vicia, etc. 3078. Piitictata Scop. — ■ Avril, dans les bois à Pessac (Trimoulet); Léognan (Brown). La chenille en août et septembre sur Quercus robur (Tri- moulet). 3079. Caricaria Beuti. — Juin, octobre; prairies humides et marécageuses : Marais de Boutant, Fargues, Gazinet, Lugos, Lesparre (Breignet) ; Gastelnau, Floirac, La Brède, La Tresne (Brown) ; Sadirac (Gouin) ; Saint-Gôme (abbé Sorin). La chenille en juin sur Garer et Centaurea jacea. 3081. Imimitata L. — Mai, juin ; juillet, août; prairies humides : Gaudéran, Fargues, Budos, La Tresne, Marais de — 125 — Boutant (Brown) ; Cabanac, Gradignan, Lamothe, Saint- Mariens (Breignet). La chenille en juin sur différentes plantes basses. 3086. Strigilaria Hb. — Juin, septembre : Gaiuléran, Fargues, Gazinet, La Brède, Lamothe, Lugos, Pont-de-la- Maye (Breignet, Brown) ; Citon-Génac, Saint-lNIariens (Gouin) ; Le Bazadais (abbé Sorin). « La chenille en mai sur Plantago, Veronica, Viola, etc. 3090. Eiîiiitaria Hb. — Juin, août : Gazinet, Gujan (Brei- gnet); Le Verdon (Daydie) ; Soulac (Gouin); Mazères (abbé Dubordieu). ^ La chenille en avril et juillet sur Atriplex portulacoïdes^ Statice limonium, Convo/vu/ns. 3093. Imitaria Hb. — Mai, juillet, septembre ; en battant les haies, à la miellée : Bouliac, Fargues (Trimoulet) ; Gau- déran, Gazinet (Breignet); Talence (Labat); Picon (Henriot) ; Arcachon, Soulac (Gouin). La chenille en mai et juillet sur Prunus spinosa, Cralœgus o.vyacantha et pyracantha (Trimoulet). 3095. Ornata Scopp. — Avril, juin ; juillet, septembre; prairies sèches, terrains arides : Baurech, Bourg, Caudéran, La Brède, Le Tondu, Gujan, Le Vigean, Saint-Mariens, Saint- Laurent-d'Arce, etc. La chenille en avril et juillet sur Thf/mnus, Mentha, etc. 3097. Decorata Bkh. — Mai, juin; juillet, août; prairies sèches, terrains arides : Fargues, Le Tondu (Trimoulet); Goutras (Brown) ; Saint-Médard (Breignet) ; Saint-Mariens (Gouin). La chenille en avril et juillet sur différentes plantes basses. Genre Ephyra Dup. = Zonosoma Ld. 3108. Pendularia G1. — Mai, juin, juillet et août ; AG. dans la région bazadaise (abbé Sorin). La chenille en juin et septembre sur Quercus, Betula, etc. — 126 — 3109. Orbicularia Hh. — Mai, juin, juillet, août; bois de chênes, à la lampe : Pessac (Trimoulet) ; Fargues (Brei- gnet) ; Gabarret (Goiiin). La chenille en juin et octobre sur Salix et Alnus. 3111. Aiimilata Schiilge, — Avril, juin, juillet, août; en battant les haies: Bouliac, Floirac (Trimoulet); Saint-Môril- lon (Brown) ; Baurech, Gréon (Breignet) ; Fargues, Langoiran (Breignet, Gouin). La chenille en juin et octobre sur Quercus robur et Prunus spinosa. 3112. Pupillaria Hb. — Juillet, octobre : Bouliac (Brown) ; La Brède, Fargues-Saint-Hilaire, Pointe-de-Grave (Breignet) ; Mongauzy (abbé Sorin) ; Arcachon, Soulac (Gouin). La chenille en juin sur Quercus et Betulus. Ab. Gyrata Hh. — Un sujet à Arcachon en août (Gouin). (ali'i medio occelatis fasciatuque, sœpius striga ptinctata basale et exteriore ). 3113. Porata F. — Avril, juin, juillet, août; en battant les haies: Bouliac, Floirac (Trimoulet); (testas (Brown); Baurech, Gradignan, La Brède, Gazinet (Breignet) ; Pont-de- la-Maye (Boisson); Lignan, Cadaujac (Gouin). La chenille en juin et octobre sur Quercus, Cratœgus et Prunus. 3115. Piintîtaria L. — Avril, mai; juillet, août; bois de chênes, TG. : Bazas, Pomerol, Sainte-Croix-du-Mont (Brown) ; Cestas, Fargues, Saint-Mariens (Breignet); Talence (Labat) ; Cadaujac, Sadirac (Gouin). La chenille en juin et septembre sur Quercus robur, Betula. 3116. Ruficiliaria H. S. — Mai, juin; juillet, septembre : AC. à Picon (Henriot). Les exemplaires de printemps se réfèrent à Mattiacata Bagt. (gen. vern., major, fascia média obscura lata). Les exemplaires d'été à Privataria Bast. (gen. œst., minor, magis unicol. fascia med obsoleta). — 127 — 3117. Linearîa Hb. = Trilinearia Bkh. — Juillet, AR. : Pessac (Trimoulet) ; Saint-Mariens (Breignet). Genre Rhodostrophia Hb. 3122. Vibicaria Cl. — Mai, juin, juillet, août; R. : Saint- Michel-la-Rivière, Saint-Anilré-et-Ajàpelles (Brown) ; Ville- neiive-de-Blaye (abbé Mège) ; Fargiies (Breignet); Saint-Gônie (abbé Sorin) ; Eynesse (Henriot) ; Soulac (Goiiin). La chenille en mai sur Genista, Sarothamnus et plantes basses. 3124. Calabraria Z. — Juin, juillet; AC. : Bourg, Gréo.n, Sainte-Foy (Brown) ; Pessac, Savicats, Villagrins (Breignet) ; Lamothe (Brascassat) ; Bouliac, Fargues, Floirac, Saint-Emi- lion (Trimoulet) ; Gazinet (Gouin). La chenille en juin et juillet sur R/itnex, Polygonum, Saro- thamnus, Thymus. Genre Timandra Dup. 3139. Aniata L. — Mai, juin; juillet, septembre; en battant les haies; TG. partout. La chenille en juin et octobre sur Rumex, Polygomim, etc. C. — LARENTIINŒ Genre Sterrha H. S. 3143. Sacraria L. — Avril; octobre, novembre : AR. à Gasseuil, Gaudéran, Fargues, Lacanau, Le Verdon (Brown) ; Yilleneuve-de-Blaye (abbé Mège) ; Eysines (Gouin). Ab. Sanguinaria Esp. — Un sujet de Villeneuve-de-Blaye (abbé Mège); un sujet de Saint-Gôme (abbé Sorin). (al ant. plus minusve sanguineisj . ? Var. Sarothamnaria Brown. — Décrite par M. Brown dans les Actes de la Société Linnéenne de Bordeaux, vol. XL, p. LU. M. Staudinger à la suite de cette publication dit qu'il reconnaît dans cette description une variété de Sacraria L. - 128 — qu'il avait reçu d'Espagne. Un sujet 9 à Cestas en août, un sujet cf à Arcachqn en octobre (Brown). Genre Lythria Hb. 3147. Purpuraria L. — Avril, juin, juillet, août; landes, coteaux: Bouliac ; Lani^the, Pessac (Triinoulet) ; Gujan, Le Bouscat (Breignet); La Brède, Vertheuil (Brown); Macau, Saucats (Gouin). Espèce très variable. Var. Gruentaria Hutn. — Bègies (Boisson); Le Bouscat (Breignet) ; Gadaujac (Gouin). Var. RoTARiA F. — (gen. veni.). Pessac (Breignet) ; Lignan (Gouin) ; Picon (Henriot). (minor obscurior, ai ant. ffre unicolov vit'kligriseis). Var. LuTEARiA Stgr. — Signalée par M. Henriot (gen. aest). (al ant-. fere unicoloribus lulels fasciis purpureis sabnullis) . Genre Ortholita Hb. 3151 . Plumbaria F. — Mai, juin, juillet, septembre; bois de cbenes : La Brède, Le Verdon, Pointe-d^-Grave (Breignet); Lapouyade (Brown); Cestas, Saint-Mariens, Soulac (Gouin). Les exemplaires de Soulac pourraient être considérés comme une variété, les ailes inférieures sont complètement blanches, traversées seulement par la ligne médiane brune ; les ailes supérieures également plus claires, et l'intervalle compris entre les deux ligues médianes très foncé. 3152. Gervinata SchifF. — Non signalée de la Gironde, mais trois exemplaires ont été capturés à Port-Sainte-Foy sur les bords de la rivière, donc absolument sur nos limites. Volant le soir autour des toufîes d'Althœa cannalina qui doivent nourrir la chenille (Henriot). 3155. Limitata Scopp. = Meiisuraria Sçhitï. — Juillet, août; AC. sur les coteaux : Fargues (Breignet); Bonnetan (Trimoulet); Sadirac (Gouin); Sainte-Foy (Henriot). La chenille en avril sur Prunus spinosa. — 129 — 3156. Mœniata L. — Un exemplaire de Picon le 15 août 1920 (Henriot). La chenille en juin sur Genista, Spartium. 3159. Peribblata Hb. — Août, septembre; bois, landes ; Pessac, Le Bouscat (Trimoulet); Lucmau (abbé Sorin) ; Soulac (Gouin) ; Picon (Henriot). La chenille en mai sur Ulex europœus, Genista. 3174. Bipiinctaria Schilï. — Juillet, août; dans les bois, C. un peu partout : Fargues, en battant les genévriers (Brei- gnet) ; Tabanac (Gouin) ; Picon (Henriot). La chenille en mai sur Lo Hum père nne (Trimoulet). Genre Minoa Tr. 3183. Mupînata Scopp. — Mai, septembre: Sainte-Croix- du-Mont (Brown) ; Baurech, Citon-Cénac, Gradignan, La Brède (Breignet) ; Le Tourne (Gouin) ; Saint-Gôme (abbé Sorin). La chei^ille en avril sur Euphorbia. Genre Anaitis Dnp. 3220. Placjiata L. — Avril, mai; septembre, octobre.' TG. et répandu partout. La chenille en avril et juillet sur les fleurs cVHi/periciim. Genre Chesias Tr. 3229. Spartiata Fuesll. — Octobre, novembre; parmi les genêts; Saint-Médard, Le Haillan (Trimoulet); Soulac (Gouin) ; Picon, à la lampe (Henriot); Mazères (abbé Dubordieu). La chenille en mai, juin sur Genista. 3230. Rufata F. = Obligiiaria S. V. — Mai, juin, juillet, août; champs de genêts à Saint-Médard, Lormont (Trimoulet) ; Soulac (Gouin). La chenille en mai et août sur Genista. Tome LXXIV. i 9 — 130 — Genre Lobophora Ciirt. 3243. Halterata Hurn. — Avril, mai: un sujet 9 en avril à Caudéran, contre une clôture (Brown) ; Picon, un sujet cf à la lampe en mai 1917 (Henriot). La chenille en juillet sur Salix, Beluln, Populus. 3244. Sexalisata Hb. — Mai, juin : marais de Blanque- fort ( Tri m ouïe t). La chenille en juin^sur Salix alba, Populus. Genre Ghematobia Stph. 3255. Boreata Hb. — Un exemplaire dans mon jardin à Bordeaux, en janvier 1918 (Gouin). 3256. Briimata L. — Octobre, janvier; contre les arbres, dans les haies : Pessac, Mérignac, etc. TC. partout. La chenille en mai et juin est très nuisible aux arbres fruitiers, elle vit aussi sur Prunus, Cratœgus, Salix, etc. Genre Thriphosa SLph. 3259. Dubitata L. — Juillet, mai; hiverne ; contre les arhres, creux des murs, des rochers : Bouliac, Le Bouscat (ïrimoulet) ; Bordeaux (Breignet) ; Saint-Gome (abbé Sorin) ; Picon (Henriot). La chenille en juin sur Pninus spinosa. Genre Scotosia Stph. 3278. Vetulata SchilT. — Juin; AB. : Gestas, Gussac, Floirac (Brown); G. à La Brède dans un petit bois marécageux près du moulin d'Augé; Mazères (abbé Duhordieu). La chenille en avril swv' Rhamnus. 3281. Hhainnala Schid'. — Mai, juillet; en battant les bois, au crépuscule: Bouliac, Bruges, Floirac (ïrimoulet) ; Fargues (Brown). La chenille en mai sur Rhamnus. — 131 — Genre Lygris Hb. ^ 3292, Testata L. — Août : Toctoucau, dans un pré maré- cageux où elle n'était pas rare en 1903 (Brown). La chenille en avril et juin sur Salix, Populus, Tremula. Genre' Larentia Tr. 330i. Ocellata L. — Mai, août, septembre; bords des ruisseaux : Pessac (Trimoulet) ; Gastelnau (Brown); Talence (Labat); région de Sainte-Foy (Henriot) ; Baurech, Soulac (Gouin). La chenille en juillet et octobre sur Galium vermn. 3305. Bicolorata Hufn. — Mai, juillet : Pessac, Le Tondu (Trimoulet); Lamothe (Breignet, Brascassat) ; Bègles (Bois- son); Facture, Giton-Génac (Gouin). La chenille en avril et juin sur Alnus glutinosa. 3306. Variata Schitî. -— Mai : un sujet femelle obtenu d'éclosion d'une chenille recueillie le 3 avril à Fargues-Saint- Hilaire, en battant un Juniperus (Breignét). 3310. Juuiperata L. — Plusieurs sujets cf et $ éclos fin octobre et commencement novembre 1878 de chenilles trou- vé£s en nombre en septembre en battant les genévriers, localité inconnue ? (Samie). 3313. Siterata Hufn. — Mai, septembre; bois, taillis; Gaudéran, Pessac (Breignét); Bègles (Boisson); Soulac (Gouin); région de Sainte-Foy (Henriot). La chenille en août sur Carpinus, Quercus, Tilia, etc. 3314. Miata L. -^ Avril, juin; septembre et octobre; au crépuscule: Bouliac, Genou, Floirac (Trimoulet). La chenille en juillet sur Quercus (Trimoulet). 3319. Triincata Hufn. — Mai, juin; juillet, octobre : un exemplaire 9 à Gradignan dans un marécage planté d'aulnes (Breignét); Floirac (Brown); Fargues (Gouin;; Saint-Gôme — ia2 — (abbé Sorin) ; région de Sainte-P'oy (Henriot); Villenave- trOrnon (Schirber). La chenille en avril sur Fragaria visca, Rumex, etc. Var. GoMMANOTATA Hw. — Région de Sïiinte-Foy (Henriot). - Dans cette variété les parties blanches des ailes sont enva- hies par une teinte fauve (derniers jours d'octobre). •3333. Viridaria F. — Mai, juin; août, septembre; en battant les haies : Bouliac, Cenon, Floirac (Trimoulet) ; Far- gues, Lormont (Breignet) ; Talence (Labat); Saint-Gôme (abbé Sorin) ; Sainte-Foy (Henriot). La chenille en août et juillet sur GaUuni, Rumex, etc. 3340. Salicata Hb. Var. Ablutaria B. — Mai, juin; août, septembre: R. et localisé. Coteaux de Floirac, au midi (Brown) ; un sujet de ; Langoiran (Breignet); Villeneuve-de-Blaye (abbé Mège) ; Mon- carret, Picon (Henriot). [dilutior, al ant. plus minusve flavo-conspersis). 3344. Fluctuata L. — Avril, juin; août, octobre; en battant les haies : TC. partout. Un sujet pris à Soulac en juillet paraît se rapporter à la variété Costovala Hvv., chez qui In l)ande médiane des ailes antérieures manque ou est très réduite. 3356. Miiltistrigaria Hw. — Février, mars : TC. à Saint- Côme (abbé Sorin) ; TC. autour des noisetiers et des saules en fleurs à Picon (Henriot). 3369. Ferriigata Cl. — Avril, mai ; juillet, septembre; bois et broussailles; AC. un peu partout : Baurech, Caudéran, Eysines, Fargues, La Brède, ' Lamothe, Macau, Pessac, Sou- lac, etc., etc. La chenille en juin et octobre sur Gali.um, Anagallus, etc. Ab. Spadicearia Bkh. — Ça et là avec le type, un sujet à une lampe électrique du boulevard de Caudéran. (al ant. [ascia med in strigis dissolula). — 133 - 3374. Designata Rott. — Mai, Juin, juillet, août; bois de chênes : Cestas, Pessac (Brown) ; Sainl-Côme (abbé Sorin) ; TG. région de Sainte-Foy (HenrioL). La chenille en juin et septembre sur les plantes basses. 3378. Fliiviata Hb. = Gemmata Hb. — Juillet ; novem- bre : Bruges, Lormont (Trimoulet) ; Caudéran, deux exem- plaires à une lampe électrique (Breignet); Soulac (Gouin) ; Mongauzy (abbé Sorin); Picon, sur les fleurs de lierre (Hen- ri ot). La chenille en avril et août sur Poli/gonum, Cofwoivuius, etc. 3379. Vittata Bkh. — Avril, juin; juillet, août; en bat- tant les haies, les broussailles, dans les marais : Blanquefort, Bruges (Trimoulet). La chenille en mars et juillet sur Gaiiinn. 3380. Dilutata Bkh. — Septembre, novembre : Bouliac (Trimoulet); Bègles (Boisson); Picon (Heririot). La chenille en mai et juin sur Quercus, Uii?ius, Prunus spino.sa, Cratœgii.s\, etc. 3381. Autiimnata Bkh. — Un sujet 9 en septembre à Caudéran (Breignet). 3399. Nebulata Bdv. — Mars, contre les murs, les clôtu- res. Gette géomètre a été trouvée pour la première fois par M. H. Gaujac en 1855 {Catal. Trimoulet, p. 59). 3417. Riguata Hb. — Juillet : un sujet a^ à Saint-Michel- la-Rivière, dans une côte rocheuse en juillet (Brown); une Ç dans les her])es au pied des dunes à Soulac (Breignet) ; plu- sieurs exemplaires à la miellée à Soulac (Gouin) ; deux exemplaires en septembre à Villenave-d'Ornon (Schirber). La chenille en juin sur Galium ver uni . 343i. Galiata Hb. — Juillet, aoiit; Gasseuil, Floirac (Brown) ; Martillac (Gaschet) ; Tabanac (Gouin) ; AC. région de Sainte-Foy (Henriot). La chenille en juillet et septembre sur différents Galium. — 134 — 3436, Rivata Hb. — Mai, juillet ; en battant les haies: Pessac, Lugos (Breignet). La chenille en juin et octobre sur Galium, Quercus rohur, Prunus spinosa (Trimoulet). 3437. Sociata Hb. — JMai, juin, juillet, août ; en battant les haies : Caudéran, Le Vigean, Lamothe, Saint-Mariens (Breignet) ; Bruges (Trimoulet) ; Eysines (Gouin) ;' Sainte-Foy (Henriot). La chenille en juin et octobre sur Galium^ Galcofosis tetrahet (dans les capsules) (L. et G.). 3438. Unaiigulata Hw. — Avril, juin; juillet, septembre: Arlac, Cestas, Lamothe, Mérignac, Pessac (Brown); Martillac (Gaschet) ; Caudéran, Gazinet (Gouin) ; Saint-Côme (abbé Sorin). La chenille en juin et août sur Alsine media^ Anagallis (Lucas). 3439. Picata H. G. — Mai, juin, juillet, août : Lormont, en battant des chênes (Gouin); Saint-Côme, Le Nizan (abbé Sorin); Picon (Henriot). » La chenille en juin et octobre sur Cratr£gus et Prunus spinosa. 3442. Albicillata L. — Un sujet à une lampe électrique à Caudéran en août 1891 (Gouin) ; Bernos^ deux exemplaires (abbé Sorin). La chenille en août sur les Ruhus. 3443. Procellata F. — Mai, juillet : AC. à Bernos (abbé Sorin) ; Mazères (abbé Dubordieu) ; Roaillan (Y. de la Jon- quière) ; Picon (Henriot). La chenille en juillet et octobre sur Clematis. 3455. Afflnitata Stph. — Un exemplaire de Pessac en mai 1877 (Brown). La chenille en septembre sur les capsules de Si/ene, Lychnis, etc. — 135 — 3456. Alchemillata L. — Juin, août: dans les l)ois à Bruges (Trimdulet). La chenille en septembre sur Diaiithus, Lamium, etc. 3457. Hydrata Tr. — Mai, juin; lieux frais, bords des ruisseaux, dans les bois : Pessac (Tri moule t). La chenille en septembre sur Quevcus robur, Alnus gluti- nosa (Trimoulet). 3458. Lugdiinaria II. S. — Juin. Cette espèce découverte à Lyon par Millière et déterminée par Herry Scheffer, a été trouvée dans le département de la Gironde en 1856 par MM. Serisié frères. 3459. Uiiifasciata llw. — Un sujet de Martillac (Gaschet) ; Saint-Côme (abbé Sorin). La chenille en octobre dans les capsules &' Odonliles (Lucas). 3464. Adœquata Bkh. — Mai, juin; juillet, août; en battant les buissons : Gradignan, Mérignac, Pessac, Talence (Trimoulçt); Gréon (Brown). La chenille en juin et septembre sur Euphrasia officinalis. 3474. Obliterata Hufn. — Mai, juin, juillet, août; bords des ruisseaux : Fargues, Mérignac, Pessac (Trimoulet) ; Pont- de-la-Maye (Brown) ; La Brède, Langoiran (Breignet) ; Cestas, Facture, Lamothe, Sadirac (Gouin) ; Saint-Côme (abbé Sorin); Eynesse (Henriot). La chenille en juin et septembre sur Betida et Alnus. 3476. Flavofasciata Tbnbg. = Decolorata Hb. — Mai, juin; en battant les haies, au crépuscule: Bruges, Pessac (Trimoulet) ; Caudéran, Pomerol, Saint-Estèphe (Brown) ; Saint-Côme (abbé Sorin); Port-Sainte-Foy (Henriot). La chenille en août vit dans les capsules de Lyc/mf.y, Silène. 3481. Bilineata L. — Mai, septembre; TG. partout. Espèce sujette à de nombreuses'variations par l'intensité plus ou moins prononcée des bandes brunes transversales des ailes antérieures. La chenille en mai et juin, très polyphage. — 136 — 3486. Autiiiniialis S. = Trifasciata Bkh. - — Mai, juin; bois de chênes : Gestas (Brown) ; Le Tondu (Brascassat). La chenille en octobre sur Saii.r, A/nus. 3494. Badiata Hb. — Mars à mai. Quatre sujets cf de Caudéran et de Floirac (Brown) ; C. à Saint-Côme (abbé Sorin) ; TC. dans la région de Sainte-Foy autour des saules en fleurs (Henriot) ; Villenave-d'Ornon (Schirber). La chenille en juillet sur Cratœgus. 3500. Nigrofasciaria Goeze. — Avril, mai : Floirac (Tri- moulet) ; Saint-Gôme (abbé Sorin) ; Mazères (abbé Dubordieu) ; Picon (Henriot). La chenille en juillet sur Prunus spinosa, Lonicera. 3502. Riibidata F. — Avril, juin, juillet, août; sur les côtes : Bouliac, Floirac (Trimoulet) ; Talence, contre une clôture (Brascassat), à la miellée (Labat) ; Baurech, Fargues (Gouin) ; R. à Saint-Côme (abbé Sorin) ; C. à Picon, mais localisé (Henriot). La chenille en juin et septembre sur Galiuin, Asperula, accepte également en captivité Rubra peregrina (Lucas). 3503. Comitata L. — x\vril, juillet, septembre : Floirac (Trimoulet) ; Talence, en août au miel (Labat) ; Soulac, en septembre (Gouin). La chenille en octobre sur Chenopodium, Atriplex. Genre Asthena Hb. 3505. Candidata Schiff. — Avril, juin ; juillet, septembre ; en battant les h;iies, les taillis : Branne (Brown); Gradignan, La Brède, Langoiran (Breignet) ; Gestas, Fargues, Sadirac (Gouin). La chenille en mars et août sur Quercus rohur, Carpinus, Betuius (Trimoulet). 3507. Anseraria H. S. — Un sujet 9 le 3 juin 1883 à Bijoux, commune de Birac, dans le Bazadais (Brown). — 137 — 3509. Nymphulata Gii. = Albeolata Rbr. — Un sujet en battant des chênes à Pessac en jnin (Trimonlet). Genre Tephroclystia Hb. 3511. Oblongata Thnbg. — Mai, juin ; août, septembre; à la miellée et à la lampe : Gaiidéran, Fargues, Gujan (Brei- gnet) ; Bianquefort, Eysines, Soulac (Gonin) ; région de Sainte-Foy (Henriot). La chenille en juillet et octobre snr Centaurea jacea qï nigra, Ononis, spinosa (Trimoulet). 3512. Breviculata Douz. — Juin, juillet : un sujet Ç à Quinsac en battant une haie (Brown) ; un sujet d'Eysines (Gouin) ; Picon, Saint-Antoine-du-Breuilh (Henriot). 3520. Linariata F. — Juin, août; dans les bois : Pessac (Trimoulet). 3522. Pulcliellata Stph. — Un' sujet en mai 1917 à Eysines (Gouin); un sujet à Saint-Gôme le 12 mai 1918 (abbé Sorin). 3523. Laqucearia H. S. — .Mai, août: plusieurs sujets de Pessac, Gaudéran, Bruges (Brown) ; Martillac, en septem- bre et octobre (Gaschet). La chenille en juillet et octobre sur Helianthemum gutta- tum (Brown). 3531. Irriguata Hb. — Avril, mai. Plusieurs individus des deux sexes sous de grands chênes à Gaudéran (Brown). La chenille en juin et septembre sur Quercus. 3535. PiisiUata F. — Avril, mai, juillet; en battant les bruyères (Trimoulet) ; Mazères (abbé Dubordieu) ; Roaillan (Y. de là Jonquière). 3541. liisigiiiata Hb. — Mars, mai : Bordeaux (Brown). 3543. Yeiiosata F. — Mai, juillet; une belle 9 d'éclosion d'une chenille récoltée à Brug'es en juin sur Silène inflata (Brown) ; Saint-Gôme, un exemplaire en mai 1917 (abbé — 138 — Sorin) ; Picon, butinant le soir sur les fleurs de Silène nulans (Henriot); Villenave-d'Ornon, un exemplaire en juin(Schirber). La chenille en août sur Silène, Lychnis^ Convolvulus. 3558. Expallidata Gn. — Un sujet défraîchi à Caudéran autour d'une lampe, sujet très peu lisible et donné avec doute par M. Brown. 3559. Assimilata Gn. — R. à la miellée en août Mar- tillac (Gaschet); Saint-Gôme, deux exemplaires en septembre 1917 (abbé Sorin). 3560. Absinthiata Cl. — Mai, juin; août, septembre: Pessac (Trimoulet) ; Martillac, à la miellée (Gaschet); Gau- déran, Floirac, Le Bouscat (Brown) ; Saint-Gôme (abbé Sorin) ; Picon (Henriot). La chenille en octobre sur Senecio Jacobœ, Solidago, (Brown). 3563. Deiiotata Hb. — Juin, juillet : Pessac (Trimoulet). 3569. Viiigata Hw. — Mai, juin ; sur les côtes en battant les haies : Fargues (Trimoulet). 3571 . Virgaureata Db(L — Un sujet pris au vol' en avril à Saint-Gôme (abbé Sorin). 3575. Castigata Hb. — Mai, septembre; dans les marais, à la miellée (Trimoulet). M. Brown signale un sujet des environs de Bordeaux mais avec un point de doute. 3580. Subnotata Hb. — Juillet, août : Pessac (Trimou- let); Gaudéran, un sujet aune lampe électrique (Breignet); Mazères (abbé Dubordieu). 3597. Scopariata Rbr. — Avril, juin, juillet, août : Gau- déran, Gazinet, Pierroton (Brown) ; Lacanau, Lamothe, Saint- Mariens (Breignet) ; Soulac (Gouin). La chenille en mai sur Calluna, Erica scoparia. Var. Graslinaria Stgr. — Picon, un exemplaire le 12 juin — 139 — 1915 ; un exemplaire le 18 juin 1917 (Hcnriot) ; un sujet pris à Soulac paraît se rapporter à cette variété. (major, dilutior, al^ ochraces hninneis). Un sujet a été déterminé à Paris comme variété Gulnar- DARiA Bdv., tandis que d'après Staudinger- c'est la variété Graslinaria Stgr. qui habiterait notre Sud-Ouest. D'après M. Mabille ce sont les très grands exemplaires qui constituent la variété Guinardaria {Catal. Breignet et Brown, p. 23). 3600. Succenturiata L. — Mai, juin; août, septembre; à la miellée : Martillac (Gaschet). Var. SuBFULVATA Hw. — Août : Candéran, à la lampe (Brown); VilIeneuve-de-Blaye (abbé Mège) ; Martillac (Gaschet). (forma fasca, al anf. discototo fulvo). 3603. Millefoliata Rôssl. = Achilleata Mab. — Un exemplaire à la lampe en juillet à Candéran (Brown); un exemplaire à Saint-Côme le 2 mai 1918 (abbé Sorin). ^ La chenille en septembre sur les fleurs de Achillea mille- folium. 3604. Scabiosata Bkh. = Piperata Stph. — Juin, juillet, septembre : un exemplaire à Casseuil, au lieu dit Gaillard (Brown). La chenille en juin sur Scahlom,, Solidago virgaurea. 3623. Plumbeolata Hw. — Mai, juillet : un exemplaire à Cestas dans une garenne le long de l'Eau-Bourde (Brown) ; Gazinet, La Sauve, Soulac (Gouin). La chenille sur les fleurs de Melampyrum en septembre. 3625. Isocjfram maria H. S. — Mai, juillet : deux indi- vidus à Gaudéran à la lampe (Brown); AC. dans la région de Sainte-Foy (Henriot). La chenille en août sur les Clematls. 3628. Ultimaria B. — Mai, juillet et août : Gujan, Le Verdon (Breignet); Soulac (Gouin). La chenille fin juillet et octobre sur Tamarix gallica (Brei- gnet): ■ — 140 — 3630. Tenuiata Hb. — Juin : deux exemplaires à Ciissac et à Sainle-Foy-la-Grande (Brown); Soiilac (Goiiiii). La chenille en avril sur les chatons de Salix cinerea. 363i. Nanata Hb. — Juin; août, septembre; contre les clôtures et autour des lampes ; Caudéran, Gazinet (Brown); Martillac, à la miellée (Gaschet); FMcon (Henriot); Saint-Gôme (abbé Sorin). La chenille en juin et septembre sur Calluna vu/garis, Erica cinerea, etc. 3638." Iniiotata Hufn. — Avril, août (deux générations) : Mazères, R. (abbé Dubordieu) ; TG. à la' lampe et à la miellée à Soulac (Gouin) ; nombreux sujets d'^éclosion en avril (Gouin). La chenille fin septembre et commencement d'octobre sur Art.emisia Crithmifolia où elle est très abondante (Gouin). Var. Tamarisciata Frr. — Blanquefort (Brown). [minoi\ plerumque ohscurior magis imicolor plumbeo grisea). Var. Fraxinata Grewe. — Un exemplaire de Floirac en août (Brown). [a. V. prœe tamtum larvœ alïmento distingu'inda sec, Stgr.). 3646. Abbreviata Stph. — iMars, avril; G. un peu par- tout : Gaudéran, Le Bouscatj Bègles, Floirac (Brown) ; Le Vigean, La Brède (Breignet). La chenille en juin sur les jeunes feuilles de Quercus (Tri- moulet). 3648. Dodoneata Gn. — Avril, mai; bois de chênes: Pessac, Bruges, Floirac (Brown). La chenille en juin sur Quercus. 3653. Lanceata Hb. = Hospitata Tr. — Septembre, octobre; endroits marécageux, à la miellée (Trimoulet), sans indications de localités. 3656. Soîjrinata Hb. — Juillet, septembre ; à la miellée : Martillac (Gaschet); Picon (Henriot); Mazères (abbé Dubor- dieu). La chenille en mai sur Juniperus à Fargues (Breignet). — 141 — ' Ab. ExpRESsARiA H. s. — Un sujet en mars à Soulac (Goifin). (distinctes signata, vix nomin). 3658. Piimilata Ilb. — Mai, jnillet, octobre; AC. un peu partout avec ses variétés : La Souys, Uzeste (Brown); Caudé- ran, Fargues, Marais de Boutant (Broignet) ; Gadaujac, La Sauve, Soulac (Gouin). La chenille en mai, juin, novembre est très polyphage, elle vit sur un très grand nombre de plantes basses et aussi sur les fleurs de Silène otites^ Statice, IJle.r. Var. Tempestivata Z. — Soulac, en juillet (Gouin). (al magis grisescentibus, m'uius rufo signatis). Genre Chloroclystis Hb. 3659. Coronata Hb. — Saint-Gôme, un exemplaire en juillet 1917 (abbé Sorin) ; Picon, un exemplaire avec doute (Henriot). Là chenille en septembre sur Artemisia, Hypericum, Cle- jnntis. 3660. Rectancfiilata L. — Mai, juillet; AG. contre les clôtures, le tronc et les grosses branches des poiriers et pom- miers : Gaudéran, Gussac, Floirac (Brown) ; Fargues, Le Tourne (Gouin); région de Sainte-Foy (Henriot). La chenille sur le poirier vit aux dépens des feuilles suivant M. Brown, aux dépens des fleurs d'après M. Henriot, Ab. SuBŒRATA Hb. — Un sujet à Gaudéran contre une clô- ture (Breignet). { fere omnino viridisj . M. Brown signale une variété qui est peut-être bien Gydio- NATA Bkh. (al griseo-fitscis^ al ant. sœpius fascia média obscuriore). Genre Collyx Gn. ' 3665. Sparsala Tr. — Mai, juillet : un échantillon d'éclo- — 142 — sion d'une chenille trouvée fin juillet à Gazinet (Brown) ; AC. à Saint-Côine (abbé Sorin). La chenille en septembre sur Lysimachia vulgaris. Genre Phibalapteryx Stph. 3666. Polygrammata Bkh. — Mai, juin ; août, octobre: AR. Arlac, Eysines, Floirac, Gazinet, Le Tondu^ Pessac (Brown) ; Martillac (Gaschet) ; Villeneuve-de-Blaye(abbé Mège) ; Talence (Labat) ; Cadaujac, Marais de Boutant, Tabanac, Soulac (Gouin); Sainte-Foy (Hehriot). La chenille en juillet et octobre sur Galium erectum et palustre (Lucas). 3671. Vitalbata Hb. — Mai, juin; août, septembre; en battant les bois, vole au crépuscule (Trimoulèt); Gaudéran (Breio-net, Brascassat) ; R. à Saint-Côme (abbé Sorin); G. dans la région de Sainte-Foy (llenriot) ; Pessac (Daydie). La chenille en juin et octobre sur Clcmatis vitalba. 3673. Corticata Tr. — Un exemplaire à une lampe élec- trique du boulevard à GauJéran en juillet (Gouin). 3674. Tersata Hb. — Avril, juin; juillet, août. Trimoulèt cite cette espèce comme ayant été prise par MM. Serizié frères sans aucune indication de localités; Bouliac, Floirac, Sainte- Groix-du-Mont, Saint-Estèphe (Brown) ; Gaudéran (Breignel) ; Talence (Labat); La Souys, Bellefond (Gouin) ; Saint-Gôme (abbé Sorin) ; G. dans la région de Sainte-Foy (Henriot) ; Villenave-d'Ornon (Scliirber). La chenille en juin et octobre sur Clematis. E. — BOARMIINŒ. Genre Abraxas Leach. 3697. Grossiil'ariata L. — Mai, août; TG. partout. Très variable. La chenille en mai sur Prunus spifiosa, se nourrit aussi très bien de V Evonymus japonicus des jardins, elle peut alors — 143 — donner des aberrations remarquables (Arnold Pictet, Mém. Soc. Genève, 1905). 3699. Pantaria L. — Juillet, août; endroits plantés de peupliers et de frênes : Bègles (Trimoulet); Marais de Bou- tant, Gujan, TC. sur la route de La Teste plantée de frênes (Breignet) ; TG. certaines années à Saint-André-de-Cubzac (Brown) ; Soulac (Gouin) ; Montcaret (Henriot). La chenille en avril et juin sur Fraxinus exceUior, Ulmus, Querci/s; se trouve aussi en octobre (ïrimoulet). 3700. Marginata L. — Avril, juin, juillet, août; lieux frais près des ruisseaux : Gadaujac, Gestas, Gréon, La Brède, Langôiran, Saint-Mariens, etc. La chenille en juin et octobre sur Sa'ix, Po/ndus, etc. Ab. PoLLUTARiA Hb. '— Se rencontre avec le type, Marais de Boutaut (Gouin). (alis tnagis aibidis, macidis paucis aigris). 3701. Adustata Schiff. — Avril, mai; juillet, août; en battant les haies : Sainte-Groix-du-Mont (Brown) ; Fargues (Breignet); Blanquefort, Gadaujac, Eysines (Gouin) ; Pessac (Trimoulet). La chenille sur Evonymus europœus (Trimoulet), Prunus s pin osa. Genre Bapta Stph. 3702. Pictarîa Gurt. — Mars, avril : Bègles, Gaudéran, deux exemplaires autour d'une lampe (Brown); Baby près Picon sur les fleurs de Salix cinerea le 22 février 1912 (Hen- riot); quatre individus à Eysines en avril 1911 en battant un amas de bois mort (Daydie). 3704. Temerata Hb. — Mai, juin, août; en battant les haies : Pessac, Bouliac (Trimoulet) ; Fargues, à la miellée (Breignet); un exemplaire ex-larva de Gadaujac (Gouin); région de Sainte-Foy (Henriot) ; Saint-Gôme (abbé Sorin). La chenille en juillet et septembre sur Prunus spinosa, Populus^ Alnns. — 144 — Genre Stegania Dup. 3707. Trimaciilata Vill. — Mai, juin ; juillet, août; contre les clôtures, à la miellée, à la lampe : TG. partout. La chenille fin septembre sur Populus. Ab. CoctNATARiA Lcl. — Avcc le type et aussi commun. (al plus minusve fusco irroratis). Genre Dilinia Ilb. 3713. Piisaria L. — Mai, juin; août, septembre; lieux frais, bords des ruisseaux : Gestas (Brown) ; Fargues, Gradi- gnan, La Brède, Lugos (Breignet); Pessac (Daydie); Lamothe, Sadirac, Saint-Mariens (Gouin), etc. La chenille en juillet et septembre sur Salix, Alnufi glu- tinosa. 3714. Exaiîtliemata Sco|). — Avec l'espèce précédente et aussi commune. Répandue jjartout. La chenille sur Salix, Qiiercus, CrcUœgus, etc. Genre Numeria Dup. 3715. Piiiveraria L. — Avril, juin; juillet, août; R. localisé : trois sujets à Floirac en juillet en battant les brous- sailles (Brown) ; Baurech, Fargues, deux 9 eii août (Brei- gnet) ; un sujet en août à Sadirac (Gouin); Trazets, un sujet en juillet (abbé Sorin) ; un sujet 9 "^'e grande taille à Picon en mai (Henriot). La chenille en juillet et septembre sur les Salix. Genre Ellopia Tr. 3720. Prosapiaria L. — Un sujet cf de très petite taille à la lampe le 4 septembre 1918 à Picon (Henriot). Genre Metrocampa Lalr. 3723. Margaritata L. — Mai, juin, juillet, août; bois de chênes, haies : Bruges, Fargues, Floirac (Trimoulet) ; Pomerol — 145 — (Brown) ; Pessae (Daydie); TG. dans la région de Sainte-Foy (Henriot); Soulac (Gouin). La chenille en juin et septembre, hiverne et vit sut Quercus robur (Trimonlet), Cai^pinns^ Cratœgus, etc. 3724. Honoraria SchifF. — Picon, trois exemplaires en mai 1915 (Henriot). Genre Ennomos Tr. 3726. Qiiercitiaria Hfn. — Juin, septembre : Gradignan (Jarlan) ; Gaudéran, à une lampe électrique en août (Bras- cassat). La chenille en juin vit sur les arbres forestiers, Quercus, Fagus, etc. 3727. Alniaria L. — Juin, juillet; septembre, novembre : bois de chênes : Pessae (Trimonlet) ; Saint-Mariens (Breignet) ; Gaudéran, à une lampe électrique ; de Pessae, un sujet ex-larva (Gouin); Sainte-Foy, un sujet 9 sur les figues; Eynesse, iin sujet cf en battant des' aulnes (Henriot). La chenille en mai et septembre sur Alnus, JJlmus, Saiix, Popuhis, etc. 3728. Fuscaularia Hw. — Juin, juillet : quelques exem- plaires, à une lampe électrique du Boulevard de Gaudéran (Breignet, Gouin); Talence, à la miellée (Labat) ; Villenave- d'Ornon, 16 septembre 1920 (Schirber). La chenille en juin sur Fraximis fagus, etc. 3730. Erosaria Hb. — Juin, septembre; bois de chênes : Pessae (Trimonlet) ; Gaudéran, à une lampe électrique du boulevard (Breignet, Gouin); Talence, à la miellée (Labat); Picon^ une 9 en août, un çf en septembre (Henriot). La chenille en mai et août sur Quercus, Populus, etc. 3731 . Quercaria Hb. — Août : un sujet 9 à une lampe électrique du boulevard de Gaudéran (Breignet) ; plusieurs exemplaires, sans désignation de localités (Brown). ToM-E LXXIV. 10 — 14G — Genre Selenia Hb. 3733. Bilunaria Esp. — Mars, avril; juillet, septembre; Gaiidéran, Cestas, Floirac (Brown); Talence (Labat); Branne (Dauzat) ; C. dans la région de Saiiite-Foy (Henriot). Gen. estivale Juliaria Hw. — Mêmes endroits que le type. (midto miiior pallidior). La chenille en mai et septembre sur VAlnus. 2734. Lunaria Schiff. — Avril, mai; juillet, août; bois de chênes : Pessac (Trimoulet) ; Gaudéran, à une lampe élec- trique (Breignet) ; Talence (Labat); AG. à Picon (Henriot). Gen. estivale Delunaria Hb. — Mêmes localités que le type. ( plerumque minor, dilutior ; vix separanda). La chenille en juin et septembre sur Prunus spinosa, Ulmus, Tilia^ Qiiercus. Genre Hygrochroa Hb. 3736. Syringaria L. — Mai, juillet; août, septembre ; en battant les haies : Bouliac, Floirac (ïrimoulet); Le Tondu, contre les clôtures (Brascassat) ; Picon, un exemplaire à la lampe en août (B. Henriot). La chenille en avril et juillet sur Ligustrum vulgare, Jas- mitium officinalis (Trimoulet). Genre Himera Dup. 3746. Pennaria L. — Octobre, novembre; bois de chê- nes, haies de prunus : Bouliac^ Pessac (Trimoulet); Bordeaux- Ville (Breignet) ; G. à Picon (Henriot). La chenille en mai sur Quercus robur, Prunus spinosa, Carpinus betuhis (Trimoulet). Genre Grocallis Tr. 3749. Elinguarîa L. — Juillet, septembre : TG. partout sauf dans la région bazadaise. La chenille en mai sur Quercus, Cratœgus, Prunus, Genista (Trimoulet). ^ Ul — 3751 . Dardoînaria Donz. — Un sujet unique cf en sep- tembre dans la forêt entre Soulac et l'Amélie (Goùin). Rare espèce du midi de l'Europe. Genre Angerona Dup. 3754. Prunaria L. — Juin, juillet; bois de chênes, en battant les haies : Bouliac, Gradignan, Léognan (Trimoulet) ; Cestas (Boisson) ; Villandraut (Brown) ; Caudéran, à une lampe (Brascassat) ; Floirac (Gouin); Saint-Gôme (abbé Sorin) ; Porchères (abbé Ansonaiix) ; Picon (Henriotj. La chenille en avril et mai sur Prunus spinosa, domestica, cerasus, Pyrus vulgaris, Çorylus avellana, Carpinus, Betulus (Trimoulet). Ab. SoRDiATA Fuessll. — Mêmes époques et mêmes localités que le type, mais toujours rare (Trimoulet). (al in/uscatis, fascia [abhreviata] média in cf ochracea, in 9 flava). Goure Urapterix Leach. 3757. Sambucaria L. — Juin, juillet; haies, jardins, bois, sur les sureaux : Le Bouscaut, Le Haillan (Trimoulet); nombreux sujets à une lampe électrique du boulevard de Caudéran en juin et juillet 1891 (Breignet, Brascassat, Auge- reau, Gouin). La chenille en mai sur Sambucus nigrus. Prunus spinosa^ Lonicera xylosterum qï peryclomenuni (Trimoulet). Geiire Eurymene Dup. 3760. Dolabraria L. — Avril, mai ; juillet, août; bois de chênes : Pessac, Gradignan (Trimoulet); Caudéran, à une lampe électrique (Augereau) ; Fargues, (Brascassat, Gouin) ; région de Sainte-Foy (Henriot). La chenille en juin et septembre sur Quercus robur et Tilia europœa (Trimoulet). — 148 — Genre Opisthograptis Hb. 3761. Liiteolata L. = Gratœgata L. — Avril, juin; juillet, septembre : TC. partout. La chenille tout l'été sur Prunus et Cratœgiis. Genre Epione Dup. 3763. Apiciaria SchitT. — Juin, juillet; août, septembre; en battant les haies : Fargues, Floirac, Gazinet (Brown) ; Saint-Gôme (abbé Sorin) ; V^icon, Salaunes (Henriot) ; Ville- nave-d'Ornon (Schirber) ; Pessac (Daydie). La chenille en mai et juillet sur Salix, Ahius, Populus, etc. 3764. Paralellaria Schiff. — Juillet, août: en battant les haies, au crépuscule : La Bastide, Lormont (Trimoulet). La chenille en juin sur Salix et Corylus avellana (Tri m.). 3765. Advenaria Hb. — Mai, juin; septembre; en bat- tant les haies : La Bastide (Trimoulet) ; Fargues, Floirac, La Brède (Breignet) ; Villandraut (Brown) ; Citon-Génac, Gazinet (Gouin) ; Picon AC. (Henriot). La chenille en avril et août sur Prunus et Cratœgus. Genre Venilia Dup. 3773. Macularia L. Mai, juin : TC. partout, dans les bois. La chenille en avril sur les plantes basses labiées, com- posées, etc. Genre Semiothisa Hb. 3782, Notata L. — Mai, juin; août; AC. mais localisé : Gasseuil, Cestas, Gradignan, La Brède, Pessac, Villenave- d'Ornon, etc., etc. La chenille en juin et septembre sur Quercus, Salix, Betu- lus, etc. 3783. Alternaria Hb. — Avril, juin; juillet, août : aussi commun que le précédent dans les bois, taillis, etc. La chenille en juin sur A /nus glutinosa (Trimoulet), Quer- cus, Salix, etc. — 149 — 3790, Liturata Cl. — Un exemplaire à la lampe à Picon le 25 avril 1920 (Henriot). 3792. Œstimaria Hb. — Avril, juin; août, septembre: TG. sur le littoral en battant les Tamarix; Arcachon (Brown) ; Gujan (Breignet) ; Le Verdon, Soulac (Gouin) ; Picon, deux exemplaires (Henriot). La chenille en juillet et octobre sur Tamarix et Artemisia. Genre Hibernia Lalr. 3794. Rupicapraria Hb. — Février, mars ; dans les haies : Bouliac, Floirac, Pessac (Trimoulet); Bèg-les (Boisson). La chenille en avril et mai sur Cratœgus et Prunus. 3796. Bajaria Schiff. — Octobre, mars; sur les haies: Bouliac, Pessac (Trimoulet). La chenille en mai sur Cratœgus et Prunus. 3797. Leucophœaria Schiff. — Février, mars ; haies, taillis de chênes : Mérignac, Pessac (Trimoulet) ; Le Taillan (Breignet) ; Talence (Brun); Saint-Gôme (abbé Sorin) ; Picon, Fauguerolle (Henriot). La chenille en juin sur Quercus robur (Trimoulet). 3799. Margiîiaria Bkh. — Octobre, mars; dans les bois, sur les peupliers : Blanquefort (Trimoulet) ; Le Taillan (Brei- gnet) ; AG. dans la région de Sainte-Foy (Henriot). La chenille en mai et juin sur Craiœgus, Prunus spinosa, etc. 3802. Defoliaria Gl. — Novembre, décembre, mars; con- tre les arbres : se trouve un peu partout (Trimoulet). La chenille en mai sur Cratœgus, Prunus, Quercus (Tri- moulet). . ' Genre Anisopteryx Steph. 3809 Œscularia Schiff. — Mi-février à avril : AR. : Gau- déran, Bruges (Brown); La Brède (Breignet). La chenille en juin sur Prunus spinosa et Quercus. — 150 — Genre Phigalia Dup. 3812. Pedaria F. = Pilosaria Hb. — Janvier, mars; contre les ormeaux des promenades, les clôtures : La Bastide (Trimoulet) ; Caudéran (Brascassat); Talence (Brun); Pessac (Daydie). La chenille en juin et juillet sur Ulmus cainpestris, Prunus spinosa, Cratœgus, Qîtercus, etc. Genre Biston Leach. 3825. Hirtaria Cl. — Février, mai ; bois de chênes : Pessac, Mérignac (Trimoulet); Caudéran, C. sur les murs et à la lampe (Brascassat); Saint-Côme (abbé Sorin). La chenille en juillet et août sur Tilia europœa, Quercus robur, Ulmus campestria (Trimoulet). 3826. Strataria Hufn. — Mars, mai; contre les chênes, dans les bois : Le Bouscaut, Pessac (Trimoulet) ; Caudéran, nombreux exemplaires à une^ lampe électrique au boulevard (Breignet) ; Les Barbereaux (Maurin) ; Picon (Henriot). La chenille en juin et 'juillet sur Quercus robur, Ulmus campe stris (Trimoulet). Ab. Bregneti Brascassat. — Un sujet au Tondu en avril, contre un bec de gaz (Brascassat) (P.-V. de la Soc. Lin7iéenne de Bordeaux). Cette aberration paraît être la même que l'aberration Terrarius Weymer. Genre Amphidasis Tr. 3832. Betiilaria L. — Mai, juillet; bois, promenades plantées d'ormes ou de tilleuls : Bordeaux, Pessac (Trimou- let) ; Caudéran, un exemplaire à une lampe électrique du boulevard (Gouin) ; Picon, AC. à la lampe (Henriot). La chenille en octobre sur Quercus, Ulmus, Tilia, etc. — 151 — Genre Nychiodes Ld. 3839. Lividaria Hb. — Un sujet cf à Baurech en juillet (Jarlan) ; trois exemplaires à Saint-Côme en septembre {abbé Sorin). Genre Hemerophila Stp. 3845. Abraptaria Therbg. = Petriflcaria Dup. — Avril, juin; juillet, août; Lormont, Moulon, Pessac (Trimoulet) ; Gaudéran (Breignet) ; Talence (Labat) ; Fargues (Brascassat) ; Soulac (Gouin). La chenille en juillet sur l'aubépine (Breignet), le frêne (Henriot). Genre Synopsia Ld. 3853. Soèiaria Hb. — Avril, juin; août: un sujet cfà Casseuil au lieu dit « Gaillard )) (Brown); Gaudéran, plusieurs sujets en deux générations (Brown); TG. à Picon à la lampe (Henriot); deux exemplaires à Villenave-d'Ornon (Sohirber). La chenille en mai sur Lotus corniculatus (Breignet). Genre Boarmia Tr. 3874. Cinctaria Schiff. — x\vril, mai ; juillet, août : Gra- dignan, Pessac (Trimoulet) ; Arcachon (Brown) ; Gabanac, Soulac (Gouin); Saint-Gôme (abbé Sorin); Thoumeyragues (Henriot). La chenille sur Genista (Brown), Artemisia, Lotus (Lucas). Ab. GoNSiMiLARiA Dup. — Uu sujet 9 en mai à Gabanac (Gouin). (al in medio non lunulatis anteriorum strigis magis distan. tibiis). 3876. Gemmaria Brahm. — Mai, juin; juillet, septembre TG. partout. La chenille en juin et septembre sur Pninus spinosa, Lofticera, etc. — 152 — 3879. Ilicaria H. G. — Juillet, septembre; dans les bois, à la miellée : Pessac (Brown) ; Caiidéran (Brascassat) ; Soulac (Gouin) ; Saint-Côme (abbé Soriri) ; région de Sainte-Foy (Henriot). La chenille en juin sur Quercus robur et ilex, Clematis. 3882. Secundaria S. V. — Avril, mai, août : trois exem- plaires à Saint-Côme en août 1916 (abbé Sorin) ; Soulac, Gabarret, en août 1917 (Gouin). La chenille en mai, juin et septembre sur le pin sylvestre. 3891. Repandata L. — Mai, août; TR. ; bois de chênes: Pessac (Trimoulet) ; Talence (Gouin); Caudéran, à une lampe électrique. La chenille d'août à mai sur Riibus, Prunus, Populus, etc. 3894. Roboraria Schiff. — Juin, juillet; en battant les bois de chênes : Gradignan, Pessac (Trimoulet) ; Caudéran, un cf à une lampe électrique du boulevard (Gouin); Porchères (abbé Ansonaux) ; Saint-Côme (abbé Sorin); région de Sainte- Foy (Henriot). La chenille en mai sur Quercus robur (Trimoulet). 3895. Consortaria F. — Mai, juin, juillet, août; bois de chênes : Caudéran, Fargues, Gazinet (Breignet) ; Pessac (Gouin). La chenille en juin et septembre sur Quercus robur, Popu- lus, Salix (Trimoulet). 3896. Angularia Thnbg. — Mai, juin, août; Montcarret, un exemplaire; Picon AG. Espèce septentrionale assez répan- due dans la région de Sainte-Foy (Henriot). La chenille en juin et octobre sur le lichen des arbres (Lucas). 3897. Liclienaria Hufn. — Mai, juin; juillet, septembre; contre les arbres : Gradignan, Pessac (Trimoulet); C. à Saint- Côme (abbé Sorin); TC. à Picon (Henriot); Soulac (Gouin). La chenille en juin et octobre sur le lichen des murs et des arbres. — 153 — 3903. Grepuscularia Hb. — Mars, mai; juin, juillet: contre les murs, les pins : Bruges, Le Bouscat (Trimoulet) ; Caudéran, Gestas (Breignet); Soulac (Gouin) ; région de Bazas (abbé Sorin) ; région de Sainte-Foy, un sujet 9 au Pont-de-la- Beauge en mai 1918 (Henriot). La chenille en septembre sur Prunus spinosa, Salix, Sam- bucus nigrus (Trimoulet), Erica scoparia en juin à Saint- Mariens (Breignet). 3910. Puoctuïapia Hb. — Mars, mai; juillet, août; sur les bords des ruisseaux : Le Tondu, Pessac (Trimoulet); Gazi- net, La Brède (Breignet) ; Lapouyade (Brown) ; Gadaujac (Gouin) ; Saint-Gôme (abbé Sorin). La chenille en juin et juillet sur Alnus giutinosa. Genre Tephronià Hb. 39H . Sepiai'ia Hufn. — Juin, juillet : Caudéran, nom- breux sujets autour des lampes (Brown, Breignet, Gouin) ; t*icon, à la lampe (Henriot). La chenille en mai sur les lichens -des murs, des arbres et des clôtures. Genre Pachycnemia Stph. 3917. Hyppocastanaria Ld. — Mars, mai; juillet, sep- tembre; AC. dans les landes, les bois de pins, champs de bruyères: répandu partout, principalement sur le littoral à Soulac. La chenille principalement en mai sur Calluna, Erica, Galium. Genre Gnophos Tr. 3931. Obscuraria Hb. — Juillet, août, septembre; en battant les genévriers : Bonnetan, Fargues (Trimoulet); Talence (Labat); plusieurs exemplaires dans les dunes de Soulac (Gouin). Un sujet 9 ^ fond des ailes entièrement blanc pris à — 154 — Lignan le IS septembre 1898, semble être une sous-variété de la variété Argillacearia Stgr. {Dilutior, al argillaceo-griseis). 3940 Gîaucinaria Hb. Var. Plumbearia Stgr. = Pannessaria Trim. — Juin, juillet; en battant les broussailles des landes, au Haillan (Trimoulet). (minor ohscurior, al plumbea griseis, flamdo conspersis vix strigatis). Celte jolie phalène a été découverte en Gironde par M. Pan- nessac en 1850. 3956. Asperaria Hb. Ab. PiTYATA Rbr. — Un sujet 9 en mai 1890, contre une clôture au Tondu (Brascassat). (Al [fere] unicolor nigricantibus). 3957. Tibiaria Rbr. = Fuscavia Bdv. — Septembre: landes et à la miellée : Pessac (Trimoulet) ; Picon, un exem- plaire à la lampe (Henriot). Genre Fidonia Tr. ■ ' 3995. Famula Esp. — Mai, juin, juillet; champs de genêts: Pessac (Trimoulet); La Brède (Brascassat); Gabanac (Brown) ; Le Verdon (Breignet) ; Soulac AG. (Gouin). La chenille en septembre sur Genista tinctona. Genre Ematurga Ld. 4000. Atomarîa L. — Avril, juin, août; TG. partout, dans les prairies arides, bois de pins, etc. Espèce extrêmement variable passant du jaune pâle au jaune brun. ' La chenille en juin et septembre sur Artemlsia cainpestris, Scabiosia arvemis et sij Ivestris {TrimovàQi), Achillea, Erica^ etc. Genre Bupalus Leach. 4001 Piniarius L. — Avril, "mai, juin; bois de pins oti il — 155 — vole à la cime des arbres : Bruges, Mérignac, Pessac (Tri- moulet); Le Vigean (Hreignet). La chenille en septembre sur Pinus maritima et Sylvestris. Genre Thamnonoma Ld. 4013. Wavai'ia L. Ab. FuscARiA Thnb. — Septembre ; à la miellée dans les landes, à Pessac (Trimoulet). 4017. Gontamiiiaria Hb. — Avril, juillet; août, septem- bre ; bois : Mérignac, Pessac (Trimoulet) ; Gazinet (Breignet) ; Fargues (Brascassat) ; Cestas (Gouin) ; Sainte-Foy (Henriot). La chenille en juin et octobre swvQuercus robur {lvin\o\\\ç,i) . Genre Diastictis Hb. 4019, Artesiaria F. — Juin et septembre; bois humides, bords des eaux : Lormont, Pessac (Trimoulet); Marais de Boutant (Breignet) ; un exemplaire en août 1904 à Soulac (Daydie). La chenille en mai sur Sali.r. Genre Phasiane Dup. 4023. Petraria Hb. — Avril, juin ; en battant les fourrés des bois : Pessac (Trimoulet); Lapouyade (Brovv^n); Cestas, Gazinet (Breignet) ; Bègles (Boisson) ; Saint-Mariens (Gouin) ; Sainte-Foy, Picon (Henriot). La chenille en août sur Pteris aquilina. 4026, Scutuïaria Dup. — Un exemplaire en juillet 1911 à Soulac (Gouin). 4028. Partitaria Hb. — Juin; août, septembre; brous- sailles des côtes : Bonnetan, Fargues (Trimoulet) ; Floirac (Gouin) ; semble localisé dans la région de Sainte-Foy (Hen- riot). La chenille en mai sur Teucrium chamadrys (Breignet). — 156 - 4032. Clathrata L. — Avril, juin, juillet, août; commun dans tous les champs de luzernes. Var. AuRATA Culot. — Un exemplaire le 15 juin 1920 à Soulac (abbé Sorin) ; un exemplaire à Saint-Côme le 21 août 1921 (Rondou). Ab. Gancellaria Hb. — Un exemplaire en juin à Bruges (Brascassat). (alis fïavis, tenuiter nigro strigatis, non reticulatis] . Genre Eubolia Ld. 4038. Miirinaria F. — Avril, juin, juillet, septembre; très localisé : Blaye, Gasseuil, La Rivière, Saillans, Sainte- Croix-du-Mont (Brown) ; Baurech (Breignet) ; Martillac (Gas- chet) ; Vilieneuve-de-Blaye (abbé Mège) ; Montagne, Tabanac (Gouin) ; Picon (Henriot). La chenille en juin et octobre sur Trifolium, Medicago, Genista. Genre Scodonia B. 4058. Fagaria Thubg == lîelgaria Hb. Var. Alrïdaria Stgr. — Mai, juin; août, septembre : ÏG. à Soulac sur les dunes du littoral (Gouin). Gette forme est spéciale à l'ouest atlantique. Le cf a les ailes blanchâtres, très légèrement saupoudrées de brun; il est généralement plus grand que la Ç . Genre Aspilàtes Tr. ' 4071 . Formosaria Ev. = Gloriosaria Bd. — Juin, août ; landes un peu humides; R. : Gestas, Léognan (Trimoulet); Gestas (Brown) ; Lugos, plusieurs exemplaires (Breignet, Gouin) ; Saint-Gôme, un exemplaire contre un tronc de pin (abbé Sorin). La chenille sur Caltha palustris, Lysimachia vulgaris (Lucas). 4075. Gilvaria F. — Avril, mai, juin, août; AG. partout: un exemplaire capturé à Port-Sainte-Foy par M. Henriot — 157 — semble se rattachera la variété Gonspërsaria Stgr. signalée seulement de Labrador et de l'Asie. 4077. Ochrearia Rossi. — Avril, mai ; juillet, septembre; bois, champs de genêts : Pessac (Trimoulet) ; Cabanac, Lapouyade (Brown) ; Baurech, Le Vigean (Breignet) ; Goutras Lormont, Soulac (Gouin) ; Sainte-Foy (Henriol). La chenille en avril et juin sur Lotus^ scabiosa, Genista. Genre Perconia Hb. 4079. Strigillaria Hb. — Mai, juin; AR : Birac, Grignols, Villagrains (Brown) ; Gestas (abbé Moureau) ; Fargues (Brei- gnet) ; AG. dans la région de Sainte-Foy (Henriot). La chenille en avril et octobre sur Vicia, Origanum, Viola, etc., etc. Genre Prosopolopha Ld. 4082. Opacarîa Hb. — Un exemplaire à Gestas en juillet (Moustey). Dans le supplément au Gâtai. Trimoulet, p. 23, M. Brown met en doute la capture de cette Géomètre en juillet. Dans le Gatalogue de MM. Lucas et Gelin Opacaria est donnée d'août et octobre ; il n'y aurait donc rien de surprenant à ce que cette capture ait été faite en juillet. Famille XXVIII. — NOLIDŒ Genre Nola Leach. 4098. TogatulaHs Hb. — Juin, juillet: Pointe-de-Grave (Boisson) ; Saint-Gôme (abbé Sorin) ; Picon, à la lampe (Hen- riot). La chenillie en juin sur Qiœrcus (Brown). 4103. Cucullateîla L. — Juin, juillet, août : trois sujets deux cf et une 9 sans indication de localités (Brown) ; Soulac (Gouin) ; Picon (Henriot). ^ 158 — ' La chenille fin août puis premiers jours de juillet sur les pommiers et sur l'aubépine (Brown). 4104. Cicatricalis Tr. — Mars et avril; contre le tronc des chênes : Giton-Cénac (Brown) ; Gazinet (Breignet). 4105. Striguïa Schitï. — Juin, juillet : un sujet d'éclosion en août d'une chenille récoltée en juillet sur le chêne (Brown); Picon, AG. (Henriot). La chenille en mai et septembre sur Quercus (Brown), Prunus s pinosa, Fagus, etc. 4106. Gonfusalis H. S. — Avril, juin: un sujet contre un peuplier à La Sauve (Brown); Saint-Gôme (abbé Sorin) ; Picon, TG. en avril (Henriot). La chenille en juin et octobre sur les lichens du chêne. 4108. Thymula Mill. — Pointe-de-Grave (Boisson); un sujet d'éclosion (Brown) (P.-V. Soc. Linn. de Bordeaux, 21 novembre 1901). 4110. Chlamitulalis Hb. — Avril, juillet; commun dans toutç la lande du département : Gaudéran, Gazinet, Bordeaux- Ville, aux lampes électriques, Saint-Mariens, elc. La chenille en septembre sur Scabiosia, elijchrisiun, Erica, etc. Trouvée plusieurs fois dans les derniers jours de juin et premiers jours de juillet (Gouin). 4113. Albula W. — Juin, juillet, septembre; en battant les ronces et les buissons (Breignet et Brown) : Tabanac, Giton- Génac, Soulac (Gouin); Gabarret, à la lampe, trois exem- plaires (Gouin) ; Saint-Gôme (abbé Sorin); Picon (Henriot). La chenille en mai sur Eubus, Mentha aquatica. Elle a été trouvée plusieurs fois sur la ronce de fm août à fin octobre. Famille XXIX. — CYMBIDŒ. Genre Sarrothripus Curl. 4126. Revayana Scopp. = Undulana Hb. — Juillet à octobre; hiverne et reparaît au printemps; commun un peu — 159 — partout, notamment à La Brède, Pessac, Gazinet, Gujan, La Teste, Lesparre, Lugos, Soulac, Pointe-de-Grave, etc. La chenille en juin sur Quercus, Salix, Prunus. Ab. DiLUTANA Hb. — Avec le type. (rt/ a?ît. griseis macula costali vel fascia média obscuriore ) . Ab. Degenerana Hb. — Avec le type. ( \l ant cinefeo [veL viridi] nigroqiie variegatis). Ab. Ilicana F. — Un sujet d'éclosion de Floirac (Gouin). (al ant. punctis [tribus^ di^^tinctissmiis nigris). ab. Ramosana Hb. — Soulac, Pointe-de-Grave (Gouin). (al ant. vitra ramoxa média nigra sive obscuriore' . Genre Earias Hb. 4133. Vernana Hb. — Espèce de l'Europe centrale : un exemplaire capturé par M. Breignet en juillet 1892 à une lampe électrique du boulevard de Caudéran. 4136. Ghiorana L. — Mars à septembre; G. un peu partout : Bouliac, Caudéran, Gestas, Lesparre, Le Vigean, Soulac, etc. La chenille en juin et septembre sur divers Salix. Genre Hylophila Hb. 4141. Prasinana L. — Mai, juillet, août; répandu un peu partout : Gazinet, Sadirac, Talence, etc. La chenille en juin et octobre sur Quercus, Âlnus, Betula. 4142. Bicolorana Fuessl. = Quercana Schifî. — Mai, juin, juillet, août; moins commun que Prasinana : Caudéran, Eysines, Sainte-Foy, etc ; Soulac, un exemplaire en juillet. La chenille en août et octobre sur Quercus, Betula, etc. Une très jolie variété à ailes supérieures jaune-vert d'Eysi- nes en avril 1898 (Gouin). — 160 — Famille XXX. — SYNTOMIDŒ. Genre Dysauxes Mb. (Nadia B.) 4155. Ancilla L. — Juillet, août: Bègles, Gestas, La Brède, Saint-Mariens, Pessac, etc. ; Gabarret, quelques exem- plaires en juillet à la lampe (Gouin). La chenille en juin sur les mousses et lichens. 4156. Punctata F. — Juin et août; R. dans la Gironde : Baurech (Brascassat) ; Sainte-Foy-la-Grande (Brown) ; Picon, AC. en août et septembre (Henriot) ; Villenave-d'Ornon (Schirber). La chenille en mai sur les mousses et lichens. Famille XXXL — ARCTIIDŒ. Genre Spilosoxna Stph. 4158. Mendica Cl. — Avril, juin : Caudéran, Fargues, Le Vigean (Brown) ; Saint-Côme (abbé Sorin) ; Mazères (abbé Dubordieu) ; Picon (Henriot). La chenille en août sur Plantago, Urtica, Riimea, Taraxa- ciim, etc. 4159, Lubricipeda Esp. = Lutea Hufn. — Mai, juin; juillet, août; dans les bois : Caudéran, Gradignan (Breignet); Saint-Côme (abbé Sorin) ; Picon (Henriot) ; Gabarret (Gouin). La chenille en juillet sur les plantes basses : Lactuca, Lamium, Urtica, etc. 4163. Menthastri Esp. == Lubricipeda L. — Avril, juil,- let; juillet, août; TC. partout, mais variant beaucoup sur le rapport de la ponctuation. La chenille en avril et juillet sur les plantes basses et sur Polygonum, Ment ha syhestris, Taraœacum, etc. 4164. Urticse Esp. — Mai, juin ; août, septembre : Cau- déran, TC. à une lampe électrique du boulevard (Breignet) ; — 161 — Cussac, Pessac (Brown) ; Martillac (Gaschet) ; Saint-Mariens (Breig-net); Bègles (Brascassat). La chenille en avril sur les plantes basses. Genre Phragmatobia Slph. 4168. Fuliginosa L. — Mai, juin; juillet, septembre; contre les murs, le bord des chemins; AC. : Bruges, Pessac (ïrimoulet); Gaudéran, Eysines (Gouin); Picon (Henriot) ; Villenave-d'Ornon (Schirber). La chenille en juin et octobre est polyphage. Genre Parasemia Hb. 4177. Plaiitaginis L. — M. Brown a trouvé à Casseuil, au lieu dit (( du Gaillard », sur le plantain, une chenille qu'il pense être celle de Planlagims. Le papillon ne lui étant pas éclos il n'ose être affirniatif ?? Genre Rhyparia Hb. 4179. Purpiirata L. — Purpurea L. — Juin, juillet: Bruges, Bègles, Talence, Sainte-Foy, le Médoc en général (Trimoulet). Une superbe variété à ailes inférieures jaunes provenant de Langoiran (abbé Dubordieu). La chenille est très abondante certaines années, sur la vigne où elle y occasionne parfois de grands dégâts, on la trouve aussi sur Genisla t'uicioria (Henriot). Genre Diacrisia Hb. 4186. Saiiio L. = Russula L. — Mai, juin, aoùt;TG. dans la lande, les broussailles, les taillis : Cestas, Fargues, Lesparre, Lugon, Le Morin, Saint-Médard-en-Jalles, Le Ver- don, Soulac, Villenave-d'Ornon, etc. La 9 beaucoup plus rare que le cf. Espèce très variable. La chenille en avril et juillet sur Plantacjo, Scabiosa et plantes basses. Tome LXXIV. 11 — 162 — Genre Ai'ctia Schrk. 4201. Caja L. — Mai, juillet; août, octobre : TG. un peu partout. Un sujet 9 à ailes inférieures jaunes à été capturé à Bègles en juin 1872, deux autres sujets au Tondu en juin 1889 et septembre 1890 par M. Brascassat. La chenille en avril, juillet est très polyphage. 4203. Villica L. — Mai, juin; AC. dans les haies, les broussailles, vient aussi à la lampe : Bassens, Bouliac, Gestas, Soulac, Verdelais, etc. La chenille en avril sur Genista, Lonicera et un. grand nombre de plantes basses. 4207. Aiilica L. — Juin; TR. en Gironde : un exemplaire 9 capturé en juin dans un pré à Pessac (Daydie); un exem- plaire ex-larva de Saint-Gôme en mai (abbé Sorin). 4208. Testudinaria Fourc. = Maculania Lang. = Civiea H. S. — Mai, juin; landes, broussailles, haies : Le Bouscat, Pessac (Trimoulet); Saint-Augustin, assez abondant aux becs de gaz (Augereau, Brascassat); Libourne, aux becs de gaz {abbé Ansonaux) ; Marsas, à la lampe électrique vingt et un i sujets dans une soirée (abbé Bernier) ; Villenavé-d'Ornon (ScJiirber). La chenille sur les plantes basses Rimiex, Ligula, etc. M. Gh. Oberthlir voit dans cette espèce une forme occiden- tale et méridionale d'Aulica (Lépidopt. comparée). 4215. Hebe L. — TR. Gatalogues Roger, p. 231 et Tri- moulet, p. 25, qui a vu cette Ghélonide vivante et provenant des coteaux arides du Blayais : Libourne, aux becs de gaz (abbé Ansonaux). Genre Euprepia 0. 4238. Pudica Esp. — Mai, juin; un sujet cf capturé en juin à un bec de gaz des boulevards (Brascassat). — 163 — Genre Callimorpha Lalr. 4245. Domiiiula L. — Juillet; dans les bois : Gradignan, Mérignac, Pessac (Trimoiilet) ; Fargues, Léognan, La Brède (Breignet) ; G. dans le Bazadais (abbé Sorin). La chenille passe l'hiver, mars et avril, sur Quercus robur, Salix ciiprea^ Lamiiim album, Borrago officinalis, Anchusa officinalis. 4248. Quadripuiictarîa Poda = liera L. — Juillet et août; TG. partout, aux bords des ruisseaux, en battant les taillis contre les clôtures. La chenille en mai sur Prunus spinosa, Lonicera, Plan- tago, etc. Ab. LuTEscENs- Stg-r. — TB. dans la Gironde : un exemplaire à Gastelnau-de-Médoc (Gaujac); un exemplaire à Macau en battant un lierre au lieu dit des « Trois Moulins » (Gouin) ; un exemplaire à Gastillon-sur-Dordogne (abbé Sorin). {al post. luteis vel. aurianliacis nigro-inaculatis .) Genre Coscinia Hb. • 4249. Striala L. = Grammlca L. — Juin ; août, septem- bre ; G. sur les coteaux secs et chauds : Bourg-, Gazinet, Pessac, Soulac, etc. La chenille en mai sur Aiietnisia, Galium, Urtica urens, Lninium allnim^ Prunus spinosa, et aussi sur Genista tinctoria (Trimoulet). 42S1. Cribnim L. — Juin, septembre; AG. au Haillan, Pont-de-la-Maye, Saint-Mariens, Pessac, Soulac, etc. La chenille en mai sur les g'raminées (Trimoulet). Var. PuNCTiGERA Frr. — Plusieurs sujets en août et sep- tembre à Soulac (Gouin). (al ant. punct. nigris paucis). Var. Gaxdida Gyr. — Baorech, Farg-ues, Saint-Mariens, Sainte-Groix-du-Mont, Gastelnau (Brown). — 164 — {al ant. alhis, puncto medio duplo punctisqiie margin., monnulis nigris). Var. Chrysocephala Hb. = Inquixata Rbr. — G. à la Vieille Côte, à Picon, à Port-Sainte-Foy en juin et septembre (Henriot). [capite ochraceo, al ant. albis, piuict. margin. juillis). La race girondine appartient en général à la forme Inqui- NATA Rbr. Genre Hipocrita Hb'. 4255. Jacobseœ L. — Mai, juin; TG. partout. La chenille en juillet sur Senecio jacobœa et vnlgaris. Genre Deiopeia Stph. 4257. Piilchella L. = Pulchea Schiff. — Juillet, sep- tembre : Bordeaux, au jardin botanique, Gradignan, La Brède (Brown); Arcachon, Soulac (Gouin). La chenille en juin sur Heliotropa, Myosotis, etc. Genre Miltochrista Hb. 4266. Miniata Forst. — Juin, août : Gaudéran, Gestas^ La Brède, Pessac, etc. La chenille en mai sur les lichens des arbres. Genre Paidia Hb. 4275. Murina Hb. — Juillet et août: G. Bordeaux- Ville (Brown); Saint-Gôme (abbé Sorin) ; Picon (Henriot). La chenille en mai et juin se nourrit du lichen des murs, elle est très difficile à élever. Genre Endrosa Hb. 4278. IrroreHa Gl. — Mai, août; TG : Gaudéran (de Fon- tainieux) ; Villeneuve-de-Blaye (abbé Mège) ; Picon, TG. dans une pièce caillouteuse, en juin. R. en août (Henriot). La chenille en avril et juin sur le lichen des pierres. — 165 — Genre Gybosia Hb. 4282. Mesomella L. — Mai, juillet : Blaye, Gestas, Floirac, La Brède, Saint-Mariens, semble rare clans le Baza- dais (abbé Sorin). La chenille en avril sur le lichen des arbres. Genre Gnophria Steph. 4289. Rubricollîs L. — Juin, juillet : TR. Quelques exemplaires à la Pointe-de-Grave en août 1891 (Boisson, Brun). Espèce du nord et des régions montagneuses. La chenille en septembre sur les lichens des arbres et des rochers. Genre Œnistis Hb. 4290. Quadra L. — Juin à octobre; AG. : Gaudéran, Gréon, Facture, Arcachon, Gabarret, Sainte-Foy, Soulac, etc. Ab. DEPAUPERATA^Henriot. — Nouvelle aberration : deux sujets cf capturés à Sainte-Foy par M. Henriot et décrite par lui. Diffère du type en ce que la tache métallique des ailes supérieures a complètement disparu. Genre Lithosia F. 4292. Deplana Esp. = Depressa Esp. — ;- Juin, août ; dans les bois : Pessac (Trimoulet); Sainte-Foy, Picon (Hen- riot). La chenille en mai sur les lichens du pin. 4294. Griseola Hb. — Juillet, août : Fargues (Breignet) ; Blanquefort (Gouin) : le Bazadais (abbé Sorin). La chenille en mars sur les lichens des arbres. 4296. Lurideola Zinck. — Juin, août : Gazinet (Breignet); Saint-Gôme (abbé Sorin). La chenille en mai sur les lichens des arbres. — 166 — 4299. Coin plana L. — Juin, août : Gradignan, Saint- Mariens, Liigos, Soulac, Pointe-de-Grave, Picon, Saint-Côme, etc. La chenille en mai et juillet sur les lichens du Prunus domestica et sur ceux des rochers. 4301. Ganiola Hb. — Juin, août, septembre : TG. partout même en plein Bordeaux oii la chenille tapisse quelquefois des murs entiers. Var. Albeola Hb. — Deux sujets en septembre à Soulac, un sujet en août à Bordeaux à une lampe électrique (Gouin). Ab. Lacteola Bdv. — Plusieurs exemplaires à Gaudëran à nne lampe électrique du boulevard (Breignet, Gouin). (alis ant. iniicolor, alhicantibus). 4302. Unita Hb. — Mai, août : R., un exemplaire à Gabarret (Gouin). Ab. ViTELLiNA Tr. = Flaveola Rbr. — Deux exemplaires de Gaudéran en juillet et septembre (Flaveola) (Brown) ; un exemplaire à Soulac en septembre {Vilellina) (Gouin). . {al ant. flavis, al post. unicoloribus stra7nineis). Var. AmDEOLA Hering. — Un exemplaire à Lignan (Brown). [forma valde aberrans\ plerumque al ant. griseis marg. ahtico luleo). 4306. Liitarella L. — Juin à août : quelques sujets à Règles, Pont-de-la-Mayé, La Sauve, Pointe-de-Grave, Saint- Côme, etc. 4307. PaHifrons Z. — Un sujet en août à Blanquefort (Gouin). 43H . Sororcula Hufn. = Auréola Hbn. — Mai, juillet : Gaudéran, à la lampe. Marais de Boutant (Brascassat) ; Con- tras, deux sujets (Gouin); AG. dans la région de Sainte-Foy (Henriot). Genre Pelosia Hb. 4314. Muscerda Hufn. — Prise deux fois à Pessac dans — 167 — des bois de chênes en juin (Trimoulel); une dizaine de sujets à la lampe de juin à octobre 1919 et 1920 à Villenave-d'Ornon (Schirber). Famille XXXIII. — ZYGŒNIDŒ. A. — ZYG-ŒNINŒ Genre Zygœna F. 4323. Piirpuralis Br. = Pilosellœ Esp. — Cette espèce, signalée dans le catalogue de Roger sous le nom de Minos Fuesll., p. 230, paraît être le fait d'une inexactitude, elle est donc plus que douteuse. 4328. Sarpedon Ilb. — Juin, juillet : AR. Pointe-de- Grave (Breignet, Boisson) ; Fargues (Trimoulet) ; Soulac (Pom- pignan) ; R. dans la Gironde (Roger) ; Garignan, deux exem- plaires (Schirber). La chenille en mai et juin sur Enjngium maritimimi et Campestris. 4337. Achilleœ Esp. — Mai, juillet ; terrains calcaires et côtes arides. AR. : Bonnetan, Fargues (Trimoulet) ; pris en nombre en juin 1890 à Fargues (Boisson); TC. à Gajac (abbé Sorin) ; AR. à Picon (Henriot). La forme d'AcHiLLEŒ dans la Gironde se réfère à Miniata Obthr. Var. Bellis Hb. — Plus commune que le type (Trimoulet). (major obscurior). 4348, Trifolii Esp. — Mai à août : commune dans toutes les prairies à Baurech, Fargues, La Brède, Gradignan, Eysines, Lormont, Soulac, etc. La chenille vit en avril sur Lotus corniculatus. Ab. MiNoiDEs Schys. = Confluens Stgr. — Quelques exem- plaires à Baurech et à Lugos (Breignet); Eysines (Gouin). (macid. omnibus confluentibus) . — 168 — Ab. Orobi Hbn. — Avec le type : Baurech, Saint-Mariens, Eysines, etc. (al ant. maculis, inedïis separatis). Ab. Sexmaculata Obthr. — Trois exemplaires en mai 1921 à Villenave-d'Ornon (Schirber). Dans cette variété la macule externe est accompagnée en- dessous d'un satellite également rouge. 4332. Filipenclulœ L. — Juin, août; TG. un peu partout: Baurech, Gestas, Fargiies, Lormont, Saint-Mariens^ Soutac,etc. La chenille en avril et mai sur les légumineuses, Trifolium. 4356. Hippocrepîdîs Hb. [Transalpina Esp. = Astragali Bkh.), — Mai, juin; septembre; coteaux arides, vieilles car- rières : Léognan (Trimoulet); Bourgs Roque-de-Thau (Brown) ; Baurech (Breignet) ; Saint-Laurent-d'Arce, etc. Var. OccmENTALis Obth. — AG. à Picon (Henriot) ; Saint- Laurent-d'Arce (abbé Bernierj. Les taches rouges se détachent vivement sur fond noir à reflet verdâtre. Ab. OcciDENTALis-MiLTosA Gaud. — Saint-Laurent-d'Arce (abbé Bernier) ; Fargues (Serizié frères); Villeneuve-de-Blaye (abbé Mège) ; Sainte-Foy (Henriot). Les taches rouges peuvent conlluer deux par deux, parfois toutes ensemble. Ab. OcciDENTALis-MrciNGULATA Obth. — Saint-Laurent-d'Arce (abbé Bernier). Dans cette forme l'abdomen porte en-dessus des traces d'anneau rouge. Trimoulet signale dans son catalogue, p. 22, sous le nom abb. A. une forme ayant les ailes postérieures jaunes. falis posticis luteis). 4358. Epliialtes L. — Roger signale cette espèce dans son catalogue, p. 230, sous le nom de Peucedabii Esp. Doit être certainement inexact? — 169 — 4387. Fausta L. — Mai, juin; août, septembre; terrains calcaires très secs : AR. Casseuil (Brown) ; Blaye, Saint-Jiilien- de-Regnac (abbé Mège) ; Langon (Dutasta); Bordeanx-Ville (Gaschet) ; Lormont (Gouin) ; TC. à Saint-Laurent-d'Arce (abbé Bernier). La forme de la Gironde se réfère à la forme Fortunata Rambur. Un exemplaire de la variété Melusina Obtli. a été capturé à Saint-Lanrent-d'Arce par M. l'abbé Bernier le 22 mai 1921. Un sujet remarquable, avec l'extrémité et le bord extérieur des ailes antérieures noir, ponctué de blanc, a été capturé à Saint-Laurent-d'Arce par M. Bernier. Cette forme paraissant nouvelle ou du moins n'ayant pas été figurée ni nommée, je crois bon de lui donner le nom de Bernieri. La chenille de Fausta en juin sur Hippocrepis, Ornithopus, Coronilla. Genre Aglaope Latr. 4390. ïnfausta L. — Juillet : Gazinet (Gouin, Breignet) ; Pessac, Toc toucan (Trimoulet). La chenille en juin sur Cralœgiis^ Prunus spmosa, et aussi sur les arbres fruitiers où parfois elle cause beaucoup de dégâts. Genre Ino Leach. 4402. Pruni Schiff. — Juin à août : Cestas, Fargues, Gradignan, La Brède, etc. Un échantillon cf en juin 1921 à Saint-Selve (Schirber). ' La chenille en mai sur Prunus spinosa et Cratœgus. . 4407. Globulariai Hb. — Mai, août : Cabanac, Gradignan, Pessac, Mérignac, Saint-Mariens, etc. La variété bJeue vole en assez grand nombre à Soulac (Gouin) ; Pointe-de-Grave, Lugos ; Picon (Henriot). La chenille en mai mine les feuilles de Scabiosa, Centaurea, Plantago. — 170 — 4414, Statices L. — Mai, juin : Gabanac, Cestas, Gazinet, La Brède, Léognan, Lugos, Soiilac; rep. un peu partout. La chenille en avril et mai sur Rumex acelosa. Ab. HeybeiNreichu Ld. — Arlac, Gestas, Gradignan (Brei- gnet et Brown). (F. major, al ant. cœrideis, al post. aterrimis). 4416. Geryon Hb. — Juin, juillet: Gradignan (Brown) ; Gestas, Pointe-de-Grave (Breignet); Lugos (Gouin). La chenille en mai sur Helianthemum vulgare. Famille XXXV. — COCHLÏOIDŒ. Genre Cochlidion Hb. 4i40. Limacodes Hufn. = Testiido Schiff. — Mai, juillet; bois de chênes; AG. : Baurech, Gestas, Gastelnau, Le BoUscaut, Mérignac, Sainte-Foy, etc. La chenille en septembre et octobre sur Quercus, Fagus. Famille XXXVl. — PSYCHIDŒ. Genre Pachytelia WesLw. 4450. Unicolor Hufn. = Graminella SchitT. — Juin, juillet : espèce très commune et très répandue partout, mais assez difficile à prendre. La chenille en mai sur les graminées. 4451. Villosella Och. — Mai, juillet: espèce répandue un peu partout; Saint-Mariens, Villagrins (Brown). La chenille en avril sur le lichen des murs (ïrimoulet). Genre Oreopsyche Spr. 4472. Muscella F. — Mai, juin; vole au soleil à Pessac (Trimoulet), Le Bouscaut, Le Vigean, etc. La chenille en avril sur les graminées. — 171 — Genre Psyché Schrk. 4483. Vicielîa SchifT. — Plusieurs fourreaux récoltés d'août à avril sur la bruyère et sur l'ajonc à Pessac et Gazinet n'ont pas éclos (Breignet et Brown). Genre Sterrhopteryx Kirb. 4488. Hirsutella Hb. — Mai à juillet : Saint-Mariens. Le fourreau très commun en avril sur Lolus uliginosus^ Ruhus, Erica, Salix, etc. Genre Apterona Mill. 4499. Creimlella Brd. La 9 appartient à la forme parthénogénésique Hélix Siebuld. Le fourreau se rencontre communément à la lande de Pessac, Bruges, Soulac. TG. contre les clôtures, les tiges de Solidago, Helïanthemum, Ceniaurea cuprtia. L'éclosion très difficile n'a pu être encore obtenue. Genre Epichnopterix Hein. 4513.^ Pulla Esp. — TG. sur les coteaux en mai et juin Floirac, La Sauve, Mazères. R. dans la lande (Breignet) Sainte -Foy (Brown, Henriot) ; Villeneuve-de-Blaye(abbé Mège) Libourne (Gouin). Vole en plein jour dans les prés. Le fourreau en avril contre les clôtures, troncs d'arbres, bruyères, etc. Genre Psychidœ Rbr. 4517. Boiïibyceîla Schiff. — Un sujet cf pris sur la route d'illac, à quelques kilomètres de Pessac. Volant au crépuscule, dans les bois en juin (Breignet et Brown). Genre Furaea Stph. 4527. Casta Pall. = Intermediella Brd. — Le fourreau est TG. partout sur les murs, les clôtures, les arbres, etc., — 172 — d'avril à juin. Le papillon s'obtient facilement d'éclosion : Gaudéran, Citon-Cénac, Branne, Eysines, Pomerol, Bourg, Sainte-Foy, etc. Famille XXXVII. — SESIIDŒ. Genre Trochilium Se. 4532. Apiformis Cl. — Juin, juillet; AR. lieux plantés de saules et de peupliers : Talence, Le Bouscaut, Le Taillan ; un cf à Picon en secouant un chêne (Henriot). La chenille vit dans les racines de saules et de peupliers. Elle met deux ans à se chrysalider, elle est très nuisible à la croissance des peupliers et des saules qu'elle infecte. Genre Sciapteron Stgr. 4538. Tabaniformis Rott. — Mai, juin; lieux plantés de saules et de peupliers; contre ces arbres : Bègles, Courégean, Mérignac (Trimoulet). La chenille dans les troncs de Betula, Populus, Salix. Genre Sesia F. 4546. Spheciroriiiis Esp. — Avril, juin; lieux plantés d'aulnes : Cestas, Lamothe (Brovvn). La chenille dans le tronc des aulnes et des bouleaux. 4552. Tipiiliformis Cl. — Mai, juillet; vole sur le serin- gua odorant et le lilas de Perse : Pessac, Le Bouscaut (Tri- moulet). La chenille en mai dans les tiges de cassis et de groseilliers. 4554. Goiiopiformis Esp. — Mai, août; vole sur les fleurs du seringiia odorant : Le Bouscaut (Trimoulet). La chenille en avril sur les troncs et écorces de vieux chênes. 4555. Vespiforniis L. = Asiliforniis Rott. — Mai, août; TR. en Gironde: deux individus à Villeneuve-de-Blaye (abbé — 173 — Mège) ; Bègles, Courégean, Mérignac (Trimoulet) ; trois exem- plaires sur des hyèbles à Saint-Gôme (abbé Sorin); une 9 à Port-Sainle-Foy, sur les limites de la Gironde (Henriot). La chenille dans le tronc des chênes. 4557. Myopœformis Bkh. — Jiiiti, juillet : Bègles, Talence, Blanquefort (Gouin). La chenille dans le tronc dès vieux pommiers, poiriers, pruniers. 4563. Culiciformis L. — Mai, juillet. TR. sur les fleurs d'hyèbles [Catalogue Trimoulet, p. 18). 4566. Formicœformis Esp. — TC. en 1912 sur des touff"es d'hyèbles, au bord de la Dordogne, à Sainte-Foy-la- Grande, en aval du pont de chemin de fer, non revu depuis (Henriot). 4573. Iclîiieumoniformis F. — Juillet, août; vole dans les prés et les champs sur les fleurs, les graminées à Floirac, Baurech, La Tresne (Trimoulet); Les Phillepon (Maurin) ; Picon (Henriot) ; Pointe-de-Grave (Gouin). La chenille vit deux ans dans les troncs de chênes, les racines de Rumex acetosella (Lucas). 4605. Miiscoeformis View. — Mai, juillet. Espèce signalée avec doute de la Gironde. Doit être recherchée sur le littoral, la chenille vivant sur Armeria maritwia. 4607. Gorsica Stgr. — Juin, juillet; vole sur les hyèbles en fleurs ; Marais de Boutant (Breignet et Gouin) ; soixante- deux exemplaires en cinq jours à Pessac, volant sur les graminées à l'endroit dénommé « Sardine » (Daydie) ; TC. à Picon (Henriot). La chenille sur Rumex acetosella. 4608. Affinis Stgr. — Quelques sujets capturés par M. Brown, abbé Mège, de Pompignan et Samie, à Gazinet, Le Bouscat, Marais de Boutaut, Budos, Saint-Michel-la- Bivière, Villeneuve-de-Blaye, Picon un exemplaire en juin (Henriot). — 174 — 4627. Clirysidiforniis Esp. — Juin, juillet ; dans les prairies, sur les fleurs : Bègles (Boisson); Pont-de-la-Maye, Monségur, Uzeste, Budos(Brown); ïalence, Gabarret (Gouin) ; AG. dans la région de SainLe-Foy (Ilenriol). La chenille dans les racines de Rumex, Arte^nisia, Hélychri- siun. Famille XXXVIII. - COSSID/E. Genre Cossus F. 4641. Cossus L. = Ligniperda F. — Juin, juillet: AG. un peu partout; vient à la lampe: Caudéran, Marais de Boutaut, La Brède, Saint-Médard-en-Jalles, Soulac, etc. La chenille vit dans le tronc des Quercu.s, Salix, Populus, etc., où elle océasionne de sérieux dégâls. Genre Dyspessa 11 b. 4689. Ulula Bkh. = PaiUlierina Hb. — AG. à Saint- Gôme, à la lampe (abbé Sorin) ; Picon, à la lampe en juin (Henriot); Marsas (abbé Bernier). La chenille, d'après MM. Lucas et Gelin, vit dans les gousses d'ail. Genre Phragmatœcia New. 4713. Castaueœ Ilb. — Juin, juillet; B. : deux sujets cf pris en juin à dûs becs de gaz du boulevard Gamille Godard • à Bordeaux (Brascassat). La chenille vit dans les tiges de Phrag?nilis com))iunis (Lucixs). Genre Zeuzera Lalr. 4718. Pyrina L. = Œsculi L. — Juin, août; AG. pro- menades plantées de marronniers : Blaye, Bordeaux-Ville, Gaudéran, Gujan, Pointe-de-Grave, Talence, etc. La chenille vit dans le tronc des arbres, notamment des marronniers, orme, frêne, lilas, etc. i à — 175 — .Famille XXXIX. — HEPIALIDiE. Genre Hepialus F. 4727. Sylviiia L. — Avril, juin; août, octobre; vole au crépuscule assez ras du sol : Cadaujac, Gandérau, Le Bous- caut, Pessac, Talence, Soulac, etc. La chenille en mars, dans les racines de graminées, de Rumex acelosa et aussi de Salvia pratensis. 4736. Garna Esp. — Espèce signalée au catalogue de Trimoulet comme ayant été prise à Mérignac en juillet par M. Bureau. 4738. Liipulina L. — Avril, juin; bois de chênes, vole au crépuscule : Bellefond, Caudéran, Le Bouscaut, Fargues, Saint-Augustin, etc. La chenille dans les racines de graminées à partir de septembre, elle est adulte en juillet. .4743. Hecta L. — Espèce signalée par Roger dans son catalogue, à la page 233. Un sujet à Bègles {abbé Régnac) ? - 176 - ADDENDA Genre Papilio Lalr. 1. Machaon L. Var. Flavomaculata Spengel. — Un exemplaire pris à Marsas (abbé Bernier). Genre Lampidus Hb. 53. Telicanus Lang. — Un beau sujet cf pris à Picon le 16 octobre 1922 (Léon Lhomme). Genre Polygonia Hb. 166. C. Album L. Ab. F. Album Esp. — Un exemplaire à Picon le 13 juin 1922 (Ph. Henriot). Genre Argynis Fab. 208. Euphi'osiue L. — Plusieurs exemplaires capturés à Marsas par M. l'abbé Bernier; deux exemplaires cf a Saint- Côme (abbé Sorin). Genre Melanargia Meig. 246. GalatheaL. Ab. NicoLETi Culot. ~ Un second exemplaire a été capturé par M. Henriot le 13 juin 1922 à Picon. Genre Lycœna Fabr. 604. Icariis Rott. Ab. Regneri André. — Plusieurs sujets à Soulac (Gouin); Saint-Côme (abbé Ôorin). — 177 — Se distingue du type en ce que le dernier point de la rangée médiane du dessons des ailes supérieures se réunit au plus Ijas des deux de la base pour former un arc noir. Genre Epineuronia Rbl. 144(7. Gespitis (S. V.) F. — Un exemplaire cf pris à la lampe à Picon, le 20 septembre 1922 (Henriot). Genre Mamestra Hb. 1463. Splendeiis Hb. — Trois exemplaires capturés à la lampe à Villenave-d'Ornon : deux exemplaires en juillet 1918, un exemplaire le 5 juillet 1922 (Schirber). 1495. Treitschkei B. — Un exemplaire à la lampe à Picon le 20 septembre 1922 (Henriot). Genre GaHopistria Hb. 1848, Latreillei Dup. — Un exemplaire 9 à la lampe le 17 octobre 1922 à Picon (Henriot). Genre Tapinostola Ld. 1923. Fulvîi Hb. Var. NiGROpiCTA Huene. — Cette variété, qui habite l'Es- thonie, est signalée de Marsas par M. l'abbé Bernier, qui en a pris un exemplaire le 20 août 1921. Les ailes supérieures sont d'un brun rouge plus ou moins grisâtre, traversé par deux lignes noirâtres (Culot). Genre Sesamia Gn. 1925. Nonaçjrioides Lcf. — R. Un exemplaire 9 le 11 septembre 1921, à Villenave-d'Ornon (Schirber); un exem- plaire le 12 août 1922, à la lampe, à Saint-Côme (abbé Sorin); un exemplaire cf le 11 août 1922 à Marsas (abbé Bernier). Tome LXXIV. 12 — 178 — Genre Hydrilla B. 2028. Hospes Fr. — Un exemplaire le 9 août 1922, à la lampe, à Villenave-d'Ornon (Schirber). Genre Talpochares Lcl. 2395. Dardouini B. — Un exemplaire à Villenave-d'Or- non le 14 mai 1921 (Schirber). Genre Ortholita Hb. 3152. Gervinatïi Schiff. — Un exemplaire capturé à la lampe le 23 octobre 1921, à Villenave-d'Ornon (Schirber). Genre Larentia Tr. 3458. Lugdunaria H. S. — Cette espèce prise en 1856 par MM. Serisié frères, a été capturée de nouveau à Saint- Gôme en juillet et août 1917 et 1919, par M. l'abbé Sorin; à Mazères par M. l'abbé Dubordieu. Genre Chloroclystis Hb. 3659. Coronata Hb. — Un exemplaire le 25 juin 1921 à Villenave-d'Ornon (Schirber). Genre Crocallis Tr. 3748. Tusciaria Bkh. — Deux exemplaires ; un le 30 octobre 1921, le second le 21 octobre 1922, à Villenave- d"Ornon (Schirber). Genre Prosopolopha Ld. 4082. Opacaria Hb. — TR. — Un magnifique sujet cf pris à la lampe, le 2 octobre 1921, à Soulac (Gouin). — 179 — Genre Zygœna F. 4387. Fausla L. . Ab. DupuYi Oblh. — Deux exemplaires à Saint-Laiirent- d'Arce, en mai (abbé Sorin). Tache submarginale on forme de haricot de couleur blan- châtre. Genre Sesia F. 4610. Œrifroiis Z. — Un exemplaire à Picon, en juillet (Henriot). — 180 — CORRIGENDA Page 23 Pao-e 24 Page 24 Page 36 Page 37 Page 38 Page 38 Page 38 Page 39 Page 3'9 Page 39 Page 39 Page 43 Page 43 Page 49 Page 49 Page S2 3^ ligne, lire : albinisante au lieu de albinisanle. lire : Ab. cf Laura Obth. au lieu de Laura Lép. Saint-Farg. lire : 154 au lieu de 153. lire : Acaciœ F. au lieu de A.caciœ L. lire : 513 au lieu de 523. 530, lire : Hbst. 540, lire : 543, lire 573, lire : 589, lire : 604, lire : 613, lire : Telicaniis Lang. au lieu de Telicaiius Amyatas Hb. au lieu de Amyiitas F. Œgon Schiff. au lieu de Œgoo Dv. Hylas Hb. au lieu de Hylas F. Agestis 11b. au lieu de Agestis Schiff. Alexis Hb. au lieu de Alexis F. Adonis Hb. au lieu de Adonis S. V. lire : Genre Garchai'odiis au lieu de Genre Carca- rodus. 686, lire : Maivœ Hubn. au lieu de Malva Hiibn. lire : Genre Metopsiliis Dune, au lieu de Genre Metopsilos Diine. 774, lire : Scabiosœ Z. au lieu de Scabiosa Z. 803, lire : Dodonœa Fr. au lieu de Dodonea Fr. Page 52, 80S, lire : Dlctœa Esp. au lieu de Dictœa L. Page 60, 999, /ire: Populifolia Esp. au lieu de Popiilifolia L. Page 60, 1014, lire : Versicolora L. au lieu de VersicolorL. Page 64, lire: Genre Graniopliora au lieu de Graniphora. Page 73, 1467, lire : Siiasa Bkh. au lieu de Sirasa Bkh. Page 73, 1487, lire : Nana Hfn. au lieu de Nana Harfn. Page 76, 1569, lire : Var. Vinctungula Hb. au lieu 'de Vinc- TUNCULA Ilw. — 181 — Page 77, lire : 1587 au lieu de 1585. Page 78, lire : 1618 au lieu de 1918. Page 80, lire : 1700 au lieu de 1702. Page 81, 1742, lire : Hispidus HG. au lieu de Hispidiis Hb. Page 82, 1768, lire : Senex HG. au lieu de Senex Hb. Page 8i, lire : Genre GhLoaiitha Gn. au lieu de Gloanta Gn. Page 8i, 18t6, lire : Pteridis F. au lieu de Pteridis L. Page 89, 1967, lire : Lytliargiria Esp. au lieu de Litliar- giria Esp. Page 92, 20 i9, lire : Livida F. au lieu de Livida L. Pa^e 91, lire : 2039 «7 lieu de 2090. Page 97, lire : Genre .Hoporiiia Bdv. au lieu de Hoporiiia Blanch. Page 101, 2186, lire : LUliorizaTr. au lieu de Litlioryza Bkh. Page "102, 2222, lire : Scrophulariœ Capieux au lieu de Scrophuïaria S. V. Page 102, 22i7, lire : Lucifuga Hb. au lieu de Liicifaga Hb. Page 108, 2517, lire: Urticœ Hb. au lieu de Urtica Hb. Page 109, 2571, lire : Ni Hb. au lieu de Ni L. Page 109, 2586, lire : Mi Cl. au lieu de Mi L. Page 110, lire : Genre Gatepliia «/^ lieu de Galeplîia. Page 11 1, 2569, lire : Electa Bkh. au lieu de Electa Esp. Page m, 2578, lire: Nupta L. au lieu de Nupta F. Page 112, 2692. Pacta L. — M. Cbarles Oberthûr pensait avec juste raison que cette espèce ne devait pas se trouver dans l'Ouest de la France. En effet, après information, cette espèce venait bien de Royan, mais elle avait été obtenue de chenilles provenant de M. Spengel (de Giessen) et offerte à M. Manon par M. Braun (de Royan). Cette espèce est donc à supprimer du Cata- logue de la Gironde. Page 112, 2596, lire : ParaQympha Esp. au lieu de Para- nympiia Scop. Page 113, lire : Genre Zaïiglogiiota Ld. au lieu de Genre Zanglognata Ld. 182 Page 116, Page 122, Page 123, Page 12i, Page 129, Page 133, Page 134, Page 134, Page 140, Page 146, Page 148, Page 151 Page 153, Page 155, Page 158, Page 160, Page 160, lire : Gonophora Brd. au lieu de Gonophora Bel. 3038, à supprimer : Interjectaria Bdv. 3047, lire : Maritiinata Gn. au lieu de Mari- tima Gn. 3079, lire : Caricaria Reutli au Heu de Caricaria Reiiti. 3156, lire : Mœniata Se. aie lieu de Mœiiiala L. 3399, lire: Nebulata Tr. au lieu de Nebiilata Bdv. 3437, lire : Sociata Bkh. au lieu de Sociata Hb. 3439, lire : Picata Hb. au lieu de Picata H. G. lire :.3636 au lieu de 3638. lire : 3734 au lieu de 2734. lire : Genre Opistogi'aptis Hb. au lieu de Genre Opisthograptis Hb. 3845, lire : Abruptaria Thnbg. au lieu de Abriip- taria Therbg. 3917, lire : Hippocastanaria Hb. au lieu de Hyppocastanarla Ld. 4013, lire : Waoaria L. au lieu de Wavaria L. 4113, lire : Albula Schiff. au lieu de Albula W. 4159, à supprimer : Lutea Hufn. 4163, à supprimer : Lubricipeda L. 183 — SIGNES ET ABREVIATIONS C. — AC. — TC. = Commun — Assez commun — Très commun. R. — AR. — TR. = Rare — Assez rare — Très rare. Obs. = Observation. — Var. = Variété. — Ab. = Aberration. Cf Mâle. — 9 Femelle. PRINCIPAUX NOMS DES AUTEURS Auriv Âurivillius. Bell 'BellierdelaChavignerie B. et Bdv. . Boisduval. Bkh.etBork. Borkhausen. Brd Bruand. Brgsl.r Bergstrasser. Butl Butler. Cl Clerck. Cr Cramer. Curt Curtis. Cyr Cyrilli. Daim Dalman. Dbld Doubleday. Donz Donzel. Dune Duncan. Dup Duponchel. Eim Eimer. Elw Elwes. Esp Esper. * Ev Eversmann. F. et Fab.. Fabricius. Forst Forster. Fourc Fourcroy. Frr Freyer. Fuesll FuesUy. Germ Germar. On Guenée. God Godart. GrasI Graslin. Gr. Gr Grumum-Grshimaïlo. Hb Hiibner. H G Hiibner-Geyer. Hdrch Heydenreich. Hein Heinemann. Hmps Hampson. Horm Hormuzaki. H. S Herrich Schâffer. Hufn Hufnagel. Hw Haworlh. Kef Keferstein. Krul Krulikowiky. L Linné. Latr Latreille. Leach Leach. — 184 Ld Lederer. Mab Mabille. Melg Meigen. Meyr Meyrick. Mill Minière. Mïill Mûller. Obth Oberllitir. 0. et Ochs. . Ochsenheimer Pall Pallas. Rbl r. Rebel. Rbi' Rambur. Rôssl Rôssler. KoLl Rottemburg-. Se. et Scop. Scopoli. Schilï". '. . . . . Schiiffermiller. Schrk Schranck. Snell Snellen. Spr Speyer. Stefan Stefanelli. Stgr Slaudinger. Stpli Stephens. S. V voirSchiff. Thnbg Tliunberg. Tr Treitschke. Tutt Tult. View Vieweg. Vill Villiers. Wallgr. . . . Wallengren. Wals Wâtson. Westw. . . . Westwood. Z Zeller. Zinck Zincken. TABLE DES MATIERES - FAMILLES ET GENRES Pages Abraxas Leach 142 Abroslola • 108 Acherontia 45 Acidalia Tr 120 B. Acidaliinœ 120 AconliaO 105 AcosmeLia Slph 92 Acronicla 63 Adopœa (Billb) Wals 42 Aglaope Lalr 169 Agrotis 65 Ammoconia Ld 81 Amphidasis Tr 150 Amphipyra 92 AnaitisDup 129 Anarla Hb 103 Anchoscelis Gii 95 Angerona Dup 147 Anisopteryx Slph 149 Anophia Gn 110 Apamea (0.) Tr 78 Apalura F 23 Aphanlopus Wallgr 32 Aplasla Hb 117 Apopesles Hb 112 Aporia Hb 18 Aporophyla Gn » 81 Apterona Mill 171 Arctia Schrk 162 Arctiidœ 160 Arctornis Germ. . 56 Argynnis Fab 28 Arsilonche Ld 65 Aspilates Tr 156 Aslhena (Hb.) Meyr 136 Augiades (Hb.) Wats 43 Pages Avenlia Dup 113 Bapla Stph 143 Bislon Leach 150 Boarmia Tr 151 E. Boarmiinoe 142 Bracbionycha Hb 82 Brotolomia Ld 86 Bryophila Tr 77 Bupalus Leach ... 154 Calamia Hb. ... 88 Callimorpha Lalr 163 Callophrys Billb 36 Callopistria Hb 84 Calocampa Slph 100 Galophasia Stph. 101 Galymnia Hb 94 Caradrina (Hb.) 90 Carcharodus (Hb.) Wals 43 Calephia 110 Galocala Schrk 111 Gelœna Slph 79 Cerura Schrl^ 50 Gharocampa Dup 48 Ghariclea Gurt . 104 Ghariptera Gn 83 Ghematobia Stph IBO Chesias Tr 129 Chloanlha Gn ' 84 Chloroclystis Hb 141 Ghrysophanus Hb. . 36 Cilix Leach 62 Girrhdedia Gn 95 Cleophana B 101 Coclilididœ 170 Gochlidion Hb 170 Coenobia Slph 87 — 186 — Pages Coenonympha Hb 34 Golias (F.) Leach 22 Collyx Gn 141 Coscirîia Hb 163 Cosmolricbe Hb 59 Cossidœ 174 Cossus F 174 Craniophora Snell 04 Crnccalis Tr 146 Gucullia Schrk 102 Gyaniris Dalon 42 Cybosia Hb 165 Gymalophora Tr 116 Cymatophoridoe. 116 Cyiïibidoe 158 Daphnis Hb 46 Dasychira Slph 56 Deilephila 47 Deiopeia Slph : 164 Deinas Sîph 63 Dendrolinus Genn 60 Deprana Schrk 61 Depranidœ 61 Diacrisia Hb 161 Dianlhœcia B 74 Diasticlis Hb 155 Dichonia Hb 83 Dicranura B 50 Dicycla Gn. 93 Dilina Daim 46 Dilinia (Hb.) Hmps 144 Diloba B 78 Diphtera Hb 62 Dipterygia Slph. 84 Dryobola Ld 83 Drymonia Hb 51 Dysauxes Hb 160 Dyschorisla Ld 94 Dyspessa Hb 174 Earias Hb 159 EUopia Tr 144 Ematurga Ld 154 Emmelia Hb 107 Endromididœ 60 Endromis 60 Endrosa Hb 164 Pages Ennomos Tr. . ." 145 Ephyra Diip 125 Epichnopleryx (Hb.) Hein 171 Epinephele Hb 33 Epineuronia Rbl 72 Epione Diip 148 Epizeuxis Hb 113 Epimda Gn 82 Eraslria 106 Eriogasler Gam 58 Eîrycinidce 35 Eubolia (Uup.) Ld 156 Euchloë Hb 20 Euchloris Hb.. 118 Euclidia 109 Eucrosles Hb 119 Eiiplexia Slph 85 Euprepia 162 Euproclis Hb 56 Eurymene Dup. 147 Exœreta Hb 51 Fidonia Tr .' 154 Fumea Slph 171 Gastropacha 60 Geomelra L 118 Geometridee 117 Geometrin.î; 117 Ghiphisia B 51 Gnophos Tr.., 153 Gnophria Slph 165 Gonepteryx Leach 23 Gonophora Brd , 116 Gorlyna Hb 86 Grammesia Slph 90 Grammodes Gn 110 Habrosyne Hb 116 Hadena Schrk 79 Heliaca H. S 103 Heliophobus B 81 Heliolhis 104 Hemaris Daim 49 Hemerophila Slph 151 Hemilhea Dup 120 Hepialidae 175 Hepialus F 175 Herminia Latr 114 187 Pages Hesperia (F.) Wats 43 Hesperiidee 42 Heleroplenis Dumeril 42 Hibernia Lalr. (Hyb.) 149 Himera Dup 146 Hipocrila Hb 164 Hoplilis Hb 51 Hopoi'iiia Bdv 97 Hydrilla B.... 91 Hydrœcia Gn 86 HygTochroa Hb 146 Hyloicus Hb 47 Hylophila Hb 159 Hypena Schrk 115 Ilypenodes Gn 115 Ino Leacb 169 Lœlia Slph 56 Lampides Hb 37 Larenlia Tr , 131 Larentlinae 127 Lasiocampa Schrk 59 Lasiocampidoe 57 Laspeyria Gérai 113 Lemonia Hb 61 Lemonidse 61 Leptidia Billb.. 21 -Leucania Hb 88 Limenilis F 24 Lithosia F 165 Lobophora Curt 130 Lophoptery.x Stph 54 Lycœna F 38 Hiycoenidse 35 Lygris Hb 131 Lymantria Hb 57 Lymantriidse 55 Lythria Hb..... 128 Macrog-lossa Se 49 Macrolhylacia Rbr , 59 Madopa Stph 114 Mamestra Hb 72 Mania Tr 86 Malacosoma (Hb.) Auriv 57 Melanargia Meig 30 Melilœa F 26 Metopsilus Dune 49 Pages Melrocampa Lalr 144 Miana Slph 76 Millochrbla Hb 164 Minoa Tr .. 129 Miselia 83 Nœnia Slph 86 Nenieobius Slph 35 Nemoria Hb 119 Noctuidee 62 Nola Leach ., 157 IsTolidœ 157 Nonagria (Hb.) 87 Nolodônla 58 Notodontidae 50 Numeria Dup. 144 Nychiodes Ld. 151 Nymplialidae 23 .Ochrosligma Hb 53 Ocneria Hb 57 Odoneslis Germ 60 OEnislis Hb 165 Opislograplis Hb . . 148 Oreopsyche Spr 170 Orgya 55 OrrhodiaHb , 97 Orlholilha Hb 128 Orlhosia 95 Pachnobia Gn 72 Pachycnemia Slph 153 Pachytelia Westw 170 Païdia Hb • 164 Papilio L 18 Papilionidse 18 Pararge Hb 32 Parascolia Hb 113 Parasemia Hb 161 Pechipogon Hb 115 Pelosia Hb 166 Perconia Hb 157 Petilampa Auriv 92 Phalera Hb 54 Phasiane (Dup.) H. S 155 Pheosia Hb 52 Phibalapteryx Stph 142 Phigalia Dup 150 Phragmatœcia Newman 174 188 — Pages Phragmatobia Stph 161 Pieridee 18 Pieris Schrk 19 Plaslenis B 94 Plusia 108 Poecilocampa Slph 58 Polia (0.) Ti- 82 Polyg-onia Hb 26 Polyphœnis B 85 Polyploca Hb 117 Porlhesia Slph 56 Prosopolopha Ld 157 Prolhymnia Hb 107 Protoparce Burm 47 Pseudopbia Gn '. 1 10 Pseudolerpaa Hb 117 Psyché Schi-b 171 Fsycllidoe 170 Psychidœ Rbr 171 Plerogon B 49 Plerosloma Germ 54 Pygœi'a 54 Pyrameis Hb 24 Pyn-hia Hb 105 Rhodoslrophia Hb 127 Rhyparia Hb 161 Rivula Gn 107 Rasina Slph 92 Sarrolhripus Curl 1.58 Salurnia Schrk , 61 Saturnidoe 61 Salyrus (Lalr.) Weslw 30 Sciapleron Slgr 172 Scodonia B 156 Scoliopleryx Germ 107 Scopelosoma Curl 99 Scolosia Slph 130 Selenia Hb 146 Semiolhisa Hb 148 Sesia F 172 Sesiidse 179 Smerinlhus Lalr 45 Spalalia Hb 53 Splîingidse 45 Sphinx (L.) 46 Spilosoma Stph 160 Page=ï Stauropus Germ 51 Slegania Dup 144 Slerrha H. S 127 Slerrhopleryx Hb 171 Sllbia Slph 90 Slilpnolia Weslw 57 Synopsia (Hb.) Ld 151 Syntomidoe 160 Tœniocampa Gn , 92 Tapinoslola Ld 87 Telesilla H. S 108 Tephroclystia Hb . . 137 Tephronia Hb 153 Thalera Hb li9 Thalpocares Ld 105 Thamnonoma Ld 155 Thanaos B 44 Thaumotopœa Hb 55 Tliaumotopceidee 55 Thecla F 35 Thyalira Hb 116 Thyrididee \ 62 Thyris 62 Timandra Dup 127 Toxocampa Gn 113 Trachea Hb 85 Thrichiiira Slph 58 Trigonophora Hb 85 Triphosa Slph 130- Trochiliiim Se 172 Urapleryx Leach 147 Valeria Stph 78 Vaness^ F 25 Venilia Dup 148 Xanlhia, 96 Xylina Tr 99 Xylocampa Gn 101 Xylomiges Gn 100 Zanclognalha Ld 113 Zephirus Dahn 36 Zeuzera Lai 174 Zanosoma Ld 125 Zygœua F 1 67 Zygœnidœ 167 Zygœninœ. 1G7 189 II. - ESPÈCES Pages Abbreviata Slph., 3646 140 Abjecta Hb., 1693. 80 Abruplaria Thnbg'., 3845 151 Absinlhiala CL, 3560 138 Absinlhii L., 2274 103 Acactœ F. , 465 ( Thecla) 33 Aceris L., 1076 {Acronicta) 63 Achilleœ Esp.,, 4337 {Zygœna) 167 Achilleala Mab., 3603 139 AchineSc, 394 32 Acleon Esp., 664 42 Adœquala Bkb., 3464.. 135 Adippe L., 232 29 Adonis Hb., 613 39 Adusta Esp., 1665 79 Adustata Schiff., 3703 143 Advenaria Hb., 3765 148 /Egeria L. 385 32 .«gon Schiff., 543 38 ^scularia Schiff., 3809 149 yEsculi G., 4718 174 /Eslimaria Hb., 3792 149 Affinis L., 2088 (Calymnia) 94 Amnis Stgr., (Sesia) 173 Affinilala Stph., 3455 134 Agalhina Dup., 1168 67 Ageslis Hb., 589 39 Aglaja L., 230 29 Agricola B., 1403 70 Albeolala Rbr., 3509 137 Albicillala L., 3442 134 Albicolon Hb., 1457 72 Albimkculata Bkh., 1546 75 Alljipuncta P., 1966 89 Albovenosa Goeze., 1118 65 Albula Schiff., 4113 158 Alcœ Esp., 686 43 Alchemiilala L., 3456 135 Alchymisla Schiff. -2662 110 Alciphron Rolt., 511 87 Alcon F., 644 41 Alcyone Schiff., 342 31 Alexis Hli., 604 39 Pages Algœ F., 1592 77 Algira L., 2644 ....; 110 Aliéna Hb., 1465 73 Alni L., 1082 63 Alniaria L., 3727 145 Alpium Osbeck., 1069 62 Alsines Brabm., 2017 91 Allernaria Hb., 3783 148 Amata L., 3139 127 Ambigiia F.. 2019 [Caradrina) .... 91 Ambigua Hb., 2066 {Tœniocampa). 93 Amelhyslina Hb., 2512. ........ . 108 Amynias Hb., 540 " 37 Anacliorela F., 869 55 Anarhini Dap., 2208 101 Ancilla L., 4155 160 Angulai-ia Thnbg., 3896 152 Annulala Schulze, 3113 126 Anomala Hw., 1981 90 Anseraria H. S., 3507 136 Anlhemydis Gn., 2234 102 Anliopa L., 162 25 Anliqua L., 886 55 Anlhirrini Hb., 2201 101 Apiciaria Schiff., 3763 148 Apiformis Cl., 4532 172 Aprilina L., 1816 83 Aracynlhus F., 651 42 Arbuli F., 2302 103 Arcania L., 433.... 34 Arcuosa H w. , 2034 92 Ai-eola Esp., 2186 101 Arelhusa Esp., 353 31 Argenlina Schiff., 830 53 Argenlula Hb., 2453 103 Argiades Pall., 540 37 Argiolus L.,650 42 Arion L., 646 41 Armigera Hb., 2327 104 Armoricana Oblh., 544 38 Armoricanus Oblh., 703 44 Arlesiaria (S. V.) P., 4019 155 Asiliformis Rolt., 4555 172 190 — Pages Asperaria Hb., 395(5 154 Assimilala Gn., 3559 138 AsUagali Bkh., 4356 168 Asirarche Brg-sL, 5S9 39 Alalanla L., 152 24 Alhalia IloU., 191 27 Alomaria L., 4000 154 Alriplicis L., 1854 85 Alropos L., 717 45 AugurF., 1136 66 Aulica L., 4207 162 Auréola Hb., 4311 166 Aiiricoma F., 1097 64 Auriflua F,, 919 56 Aui'inia RoLl., 175 26 Auslralis U., 1763 81 AuLumnalis SlrOm., 3486. 136 AuLumnala BIdi., 3381 133 Aversala L., 3018 123 BadiaLa (S. V.) Hb., 3494 136 Baja F., 1172 67' Bajaria Scbiff., 3796 149 BaiikaniaF., 2453 106 Barbalis CL, 2803 115 Basiliùea F., 1710 80 BaLisL., 28.36 116 Balon Bergt., 573 ,. . . . 38 Belgaria Hb., 4058 156 Belia Cr., 62 20 Bella Borek., 1201 .- 67 Bellargus RoLl., 613 39 Belulœ L., 492 36 Belularia L., 3832 150 Bicolorana Fuesll., 4142 159 Bicolorala Hufn., 3305 131 Bicoloria Vill., 1569 T6 Bicuspis Bkh., 778 50 Bifida Hb., 781 50 Bilineata L., 3481 135 Bilunaria Esp., 3733 146 Bimaculosa L., 1810 83 Binaria Hufn., 1052 62 Bipuncla Bkh., 2848 " 116 Bipunclaria Schiff., 3174 129 Biselala Hufn., 3025 122 Blallariœ Esp., 2227 102 Pages Bœlicus L., 524 37 Bombycella Schiff., 4517 171 Bombyliformis 0. 771 49 Bambyliformis Esp., 774 49 Boreala Hb., 3255 130 Ijrassicœ L., 45 (Pieris) 19 Brassicœ L., 1454 [Mamestra) 72 Breviculala Donz., 3512 137 Briseis L., 343..... 31 Biumala L., 3256 130 Bucepbala L., 858 54 C. Album L., 166 26 Gaîcimacula (S. V.) F., 1767 81 Caîruleocepbala L., 1610 78 Caja L., 4201 162 Calabrarla Z , 3124. 127 Caliginosa Hb., 2035 92 CallunïB Bdv., 0000 71 Calvaria F., 2756.... 113 Camelina L., 8 il 54 Camilla Schiff., 135 24 Candidana F., 2433 106 Candidala Schiff., 3505 136 Ganescens Dup., 1787 82 Ganiola Hb., 4301.... 166 Capsincola (S. V.) Hb., 1550 75 Cardamines L., 69 20 Gai'dui L., 154 24 Gai'icaria ReuUi, 3079 124 Garna Esp., 4736 175 Garpinl Schiff., 1037... 61 Garpophaga Bkh., 1553 75 Garlhami Hb., 694 43 GasLa Bkh., 2i9i (Calophasia) 101 Casla Pall., 4527 (Fumea) 171 Gaslanea Esp., 1156 (Agrolis) 66 Gaslaneœ Hb., 4713 {Phragmalœcia) 174 GasLigala Hb., 3575 138 Gaslrensis L., 937 58 Galax L., 964 58 Galax Esp., 963 58 Gelerio L., 753 48 Gervinata Schiff., 3152. 128 Chalcyles Esp., 2557. 109 Ghamomillœ Schiff., 2250 103 I Ghaonia Hb., 807 52 — 191 Pages Chenopodii F., 1477. 73 Ghi L., 1797 82 Chlamilulalis Hb., 4110 158 Chlorana L., 4136 159 GhreLieni DumonL, UlG^is 71 Glirysidiformis Esp., 4627 174 Ghrysilis L., 2539 108 Ghrysozona BKh., 1513 74 Ghrysorhœa L., 913 56 Gicatricalis Tr., 4104 158 Ginclaria Schiff.,3874 151 Ginerea Hb., 1347 69 Ginxia L., 177 26 Girce F., 340 ." 30 Gircellaris Hufn., 2124 95 Gircuilaria Hb., 3017 122 Gircumflexa Esp., 2551 109 Girsii Rbr., 703his 44 Gilrago L., 2143 ,. 96 Givica H. S., 4208.. 162 Glalhrata L., 4038 156 Gleopali-a L., 125...., 23 G. Nigrum L., 1185 67 Gœnosa Hb., 922 56 Gomes Hb., 1154 66 Gomilata L., 3503 136 Gomma L., 670 [Argiades] 43 Gomma L., 1951 (Leucania) 89 Gomplana L., 4299 168 Gompta (S. V.) F., 1548 75 Gonfusalis H. S., 4106 158 Gonjuncta Esp., 2685 112 Gonopiformis Esp., 4554 172 Gonsorlaria F., 3895 152 Gonspersa (S. V.) Esp., 1547 75 Gonspicillaris L., 2183 100 Gonspicua Hb., 1403 70 Gontaminaria Hb., 4017 155 Gonligua Vill., 1469 73 Conversa Esp., 2713 112 Gonvolvuli L., 735 47 Gorelas Ochs., 540b 38 Goridon Poda., 614 40 Goronala Hb.,3659..' '. 141 Goronillaria Hb., 2861 118 Gorsica Slgr., 4607 173 Pages Gorlicala Tr., 3673 142 Gorlicea Hb., 1396 70 Goryli L., 1073 63 Cossus L., 4641 174 CosLœslrigalis Slpb., 282S 115 Craccœ F., 2743 113 Grameri Bull., 62 20 CrassaHb., 1405 71 Cralegala L., 3761 l'iS CraLœgi L., 38 {Aporia) 18 Cralœgi L., 960 (Trichiura) 58 Crenala Esp., 801 51 Grenulella Brd., 4499. 171 Grepuscularia (S. V.) Hb., 3903... 153 Cribi-um L., 4251 163 Cribrumalis Hb., 2795 114 Ci-inalis Tr., 2797 114 Groceago F., 2155 97 Guïicularis (S. V.) Bkh., 2000 , 90 Gucubali (S. V.) Fuesll., 1552 75 Guculla Esp., 843 54 Gucullalella L., 4103 157 Guliciformis L., 4563 173 Gurlula L., 866 54 Gurvalula Bkh., 1048 62 Guspis Hb., 1091 64 Cyllarus RoU., 638 41 Dahlii Hb., 1203 67 Daplicide L., 57 19 Dardoinaria Donz., 3751 147 Dardouini B., 2395 105 Decolorala Hb., 3476 135 Decorala Bkh., 3097. . . '. 125 Defoliaria Gl., 3802 149 Degeneraria Hb., 3043 123 DejaniraL., 394 32 Delpbinii L., 2352: 104 Delunaria Hb., 3734 146 Denoiala Hb., 3563 138 Denlina (S. V.) Esp., 1487 73 Deplana Esp., 4292 165 Depressa Esp., 4292 i65 Derasa L., 2834 116 Derivalis Hb., 2800 115 Designata Rott., 3374 133 Deversaria H. S., 3047 123 — 192 Dia L., 218 ., 28 DiclœaErip., 808 52 Diclseoïdes Esp., 809 52 Diclynna Esp., 195 28 Didyma 0., 185 {MelitœaJ 27 Diclyma Esp , 1715 {HadenaJ 80 Diffinis L.,2089 94 Dilecla Hb., 2681 lU DilulaF.,28i9 117 DilulariaHb., 3038 122 Dilutala (S. V ), Bkh., 3380 133 Dimidiala Hnfn., 2953 121 Dipsacea L , 2321 104 Dispai- L., 929 57 Dissimilis Knocli., 14(37 73 Dodonœa Frr., 806 52 Dodoneala Gn., 3]48 140 DolabrariaL., 3760 147 Dominula L., 4245 163 Dorilis Hnl'ii., 513 37 Dromedarius L., 816 52 Dryas Se, 381 31 Dubia Dup., 1782 Si DubiLala L., 3259 130 Dumerilii Dup., 1620 79 Dumeli L., 1020 61 Dumi L., 1020 61 Duplaris L., 2848 116 Dysodea Hb., 1513 74 Edusa E., 113 22 EffloralaZ., 3303 121 ElecLa Bkh., 2669 .., 111 ElinguariaL.,3749 146 Elocala Esp., 2670 111 Elongaria Rbr., 3023 122 Eipenor L., 759 48 Emarginala L., 3050 123 EmorLualis Schiff., 2781 114 Emularia Hb., 3090 125 Ephialles L., 4358 168 ErganeHG.,49..... 19 EricœB., 1120 65 Eminea Esp., 783 50 Ei-osaria (S. V.) Hb , 3730 145 EryLhi-ina Rbr., 1141 66 Erylhrocepbala F., 2157 97 ' Pages Esculi Ilb., 464 35 Euphenoides Slgr., 73 21 Euphorbipe L., 749 (Deilephila). . . 47 Euphorbiœ L., 1098 (Acronicta) . . 64 Eupbrosine L., 208 28 Everia Knoch., 964 58 ExanLhemaLa Se, 3714 144 ExcIamaLionis L., 1319 69 Exigua Hb.,1990.... 90 E.volela L., 2181 100 Expallidala Gn , 3558 138 Exlarsai-ia H. S., 3003 121 Exlranea Gn., 1962 89 Fagaria Tlinbg., 4058 156 Fagi L., 786 ' 51 FalcaLaria L., 1047 61 Famula Esp., 3995 154 Fascelina L., 904 56 Fasciana L., 2464 107 Fasciuncula Ilw., 1568 76 FausLaL.,4887 169 Fenoslrella Se, 1059 62 FenesLrina Schiff., 1059 62 Fernigala CI., 3369 132 Feslucœ L., 2546 109 Filigramma Esp., 1542 74 Filipendulœ L., 4352 168 Fimbria L., 1127 65 Finibiialis Se, 2914 119 Fissipuncla Hw., 2111 94 Flammea Esp., 1858 85 Flavago F., 2146 96 Flavicincla (S. V.) F., 1777 82 Fiavofasciala Thnbg., 3476 135 Flexida Schiff'., 2747 113 Flucluala L., 3344. ' 13? Fiuviala Hb., 3378 133 Formicœformis Esp., 4566 173 Formosaria Ev., 4071 155 Fraxini L., 2667 ,... 111 Fuciformis L., 771^ 49 Fuciformis 0., 774 49 Fuliginaria L., 2752 113 Fuliginosa L., 4168 161 Fulminea Scop., 2696 Il2 Fulva Hb., 1923 87 — i')3 — Pogos Fulvago L., 2148 *JT Fumosa Ilb., 1370 69 FurciCera Hufii., 2173. 99 Farcula L., 780 50 Furva (S. V.) Hb., 1618 (Hade lia). 79 Furva Esp., 1820 (Dryobota) 83 FuscanLaria Hw., 3728 145 Fuscaria Bdv., 3957 154 Fuscula Hb., 2404 107 GalaUiea L., 246 30 Galiala (S. V.) Hb., 3434 133 Gallii RolL., 745 47 Gamma L., 2562 ■• 109 Gemina Hb., 1712 80 Geminipuncla HalehelL, 1895 87 Geminaria Bi'alim., 3876 151 Gemmala Hb., 3378 133 Genislœ Bkh., 1466 73 Gerniainii Dup., 2011 91 Geryon Hb., 4416 170 Gilvago Esp., 2151 97 Gilvaria (S. Y.) F., 4075 156 Glareosa Esp., 1214 67 Glaucala Se, 1057. 62 Glaucinaria Hb., 3940 154 Globularia? Hb., 4407. 169 Gloriosaria B., 4071 156 Glyphica L., 2589 110 Gnaphalii Hb., 2264 103 GonosLigma P., 884 55 Golhica L., 2062 . 92 Gracilis F., 2072 93 Graminella Schiiï., 4430. 170 Grammica L., 4249 163 Grasliuii Rbr., 1410 71 Grisealis Hb., 2768. 114 Griseola Hb., 4294 165 Grossulariala L., 3697 142 GuUa.Gû., 2551 109 HcTinatidea Dup., 2129 96 Hallerala Hul'ii., 3243 130 Harpagula Esp., 1050. . , 62 Hebe L., 4216 162 Hebraica Hb., 1214 67 Hecla L., 4743 175 Hélix Siebold., 4499 171 Tome LXXIV. Page.s Helvola L., 2125 96 Hepalica Hb., 1707....... 80 Hera L., 4248 163 Hei-bai-ia Hb., 2898 119 Herbariala F., 3(320 122 Hermioiie L., 341 30 Hippocaslanaria Hb., 3917 153 Hippocrepidis Hb., 4356 168 Hippolhoë L., 510 37 Hirsutella Hb., 4488 171 Hirtaria Cl., 3825 150 Hispidus H. G., 1742 81 Holosericata Dup., 3038'"^ 133 Honoraria ScliifF., 3724 ..... .^. ... . 145 HospesFrr.,2028....... 91 Hospilala Tr., 3653 140 Humiliala Hufn., 3040 123 Hyale L., 98 • 22 Hydrala Tr., 3457 135 Hylas Hb., 573 39 Hyperanlus L., 401 32 Ilyperici F., 1843 84 Icarus RoLL, 604 39 Ichneumoniformis (S. V.) F., 4573. 173 Ilia Schiff., 132 23 Ilicaria Hb., 3879 152 Ilicis Esp., 464..; •■• 35 Imilaria Hb., 3093 Immutala L., 3081. Impudens Hb., 1932 Impura Hb., 1933 (Leucania). . Incanaria Hb., 2983 IncanaLa L., 3069 124 Incerla Hufn., 2070 93 Infausla L., 4390 169 Infu-maria Rbr., 3006 121 Innolala Hufn., 3636 140 Inornata Hw., 3046 123 Insigniala Hb., 3541 137 InLerjecla Hb., 1128 65 Inlermediella Brd., 4527 171 Irregularis Hufn., 1559 76 Irriguala Hb., 3531 137 IiTorella CL, 4278 164 Isogrammaria H. S., 3625 139 ■lacobœœ L., 4255 164 13 a 125 124 121 Pages Janira L., 402 33 Janthina Esp., 1125 C5 Jaspidea Vill., 1611 78 Jo L., 156 25 Jota L., 2560 109 Juliaria Hw., 3733 146 Juniperala L., 3310 131 Kadenii Prr., 2009 90 LaccaLa Scop., 2482. 107 Laclearia L., 29J8 119 Lactucœ Esp., 2248. 102 Lœvigala Se, 3002 121- Lœvis Hb., 2133 96 L. Album L., 1954 89 Lanceata Hb., 3653.. 140 Laneslris L., 965 : 58 Lapidea Hb., 2178 100 Laquœaria H. S., 3523 137 Lathonia L., 225 29 Lalreillei Dup., 1848 85 Lenta Tr., 2022......... 91 Leporina L., 1074 63 Leucogasler Prr., 1243 68 Leucograplia Hb., 1424 (Pachnobla) 72 LeucogTapha Bkb., 1883 {Hydrœcîa) 86 Leucomelas L., 2660 110 Leucophœaria Schifî., 3797 149 Libalrix L., 2502 107 Lichenaiia Hufn., 3897 152 Lichenea Hb., 1771 82 Ligniperda F., 4641 174 Ligula Esp., 2165 98 LigusLri L., 734 (Sphinx). ... 46 Liguslri ¥., iiÇil (Cranojjhora) . . . .64 Limacodes Hufn., 4440 170 LimUala Se, 3155 128 Linariala (S. V.) F., 3520 137 Linearia Hb., 3117 127 Lineala F., 752 48 Lineola 0., 661 42 Linogrisea Schifî., 1126 65 Lithorhiza Tr., 2186 101 Lithoxylea F. , 1700 80 Litigiosaria B., 2943 120 Liltoralis Curt. , 1958 89 Lilura L., 2138 96 Pages LilLirala CL, 3790 149 Livida F., 2019... 92 Lividalis Hb., 2820 115 Lividaria Hb,, 3839. 151 L. Nigrum Mueller, 923 56 Lolii Esp., 1439 72 Lota Cl., 2122 95 Lubricipeda Esp., 4159 160 Lucida Hufn., 2378 105 Lucifuga Hb. , 2247 102 Lucina L., 451 35 Lucipara L., 1861 85 LucLuosa Esp., 2380 105 Lugdunaria H. S., 3458 135 Lunaria Schiff., 3754 146 Lunaris Schiff., 2655 110 Lunosa Hw., 2118 95 Lunula Hufn., 2199 101 Lupulina L., 4738 175 Lurideola Zinck., 4296 165 Lularella L., 4306. 166 Lutea Slrôm., 2146 96 Luteago (S. V.) Hb., 2527 74 l.uLeolaLa L., 3761 148 LuLosa Hb., 1928 88 Lululenla Bkh., 1761 81 Lychnilis Rbr., 2224 102 Lylhargyria Esp. , 1967 89 Machaon L., 4 18 Macilenla Hb., 2123 95 Màcilenlaria H. S., 2937 120 Macuhinia Lang., 4208 1(>2 Macularla L., 3773 148 Mœra L., 392 32 Maguolii B., 1544 74 Malva Hb., 686 43 Malvoides Ehv., 709 44 Manni Mayer, 48'' 19 Margarilata L., 3723 144 Marginaria Bkh., 3799 149 Marginala L., 3700 143 Marginepunclala Goze. 3064 124 Mari lima Grasl., 2321'^ 104 Marilimata Gn., .3047 123 MaLara Hufn., 1623 79 Matiiacata BasI. . 3116 12(') — 195 Pageis Maura L., 1870 86 Mediara Hb., 2947 Î20 Megacepliala F., 1081 63 Megœra L.,390.., 32 Melagona Bkh., 837 53 Mendica Cl.. 4158 160 Mensiiraria Schiff., 3155 128 Menlhastri Esp., 4163 160 Meoiie Esp., 385 32 Mesomella L., 4282 165 Meliculosa L.; 1867 86 Mi CI , 2586 109 Miala L., 3314 131 Mlcacea Esp., 1879 -. 86 Milhauseri P., 791 51 Mlllefollala Rossl., 3303 1.39 Minlala Forst., 4266 16'i Minlmus FueslL, 685 40 Mlnlosa F., 2033 93 Modesla Hb., 2531 108 Mœniala Se, 3156. . 129 Mololhina Esp., 1 120 65 Monacha L., 931 57 Moniliala F., 2951 120 Monog'lypha Hufii., 1690 80 M'jrplieus Pall., 651 {Ileleropfarus) 42 Moi'phens Fluln., 2016 [Caradrina] . 91 MuUisU'igaria IIw., 3j53 13i Muralis Furst., 1599 ; 77 Mai-icala Hiirn., '2952 120 "Muiina Ilb., 4215. 164 Miirlnai'ia (S. V.) F., 4:)38 156 Miiriiiala Se, 3183 129 Muscceformis View., 4605 173 Muscella F., 4472. , 170 Muscerdâ Hufn., 4314 . ,.,...,.... 166 Musculosa Hb., 1913 , 87 Myodea Bbr., 1914 87 Myopœformis Bkn., 4557 173 Myrmidone Esp., 114., 23 Myrlilli L., ?283 103 Nana Hufn., 1487 (Mamestm) . . , . . 73 Nana Rolt., 1517 (Dîcmthceeia)-. . . 75 N^nata Hb., 3634 ..,.....,. 140 Napi-L.j 52 v.. , 19 Nebulala Tr . , 3399 133 Tome LXXIV. Nerii L,, 733. 46 Neaslria L., 956 57 Ni Hb.,2571 109 Niclilans Bkh., 1877 (Hydrœcia).. 86 Nig-i-a Hw., 1765 81 Nigi-icans L., 1370 69 Nigrofasciaria Goeze, 3500 136 Nitida F., 2130 96 Nolala L;, 3782 ' 148 Nnpla L., 2678. 111 Nympbœa Ksp., 2697 112 Nyrnphagoga Esp., 2715. 113 Nyinpbuliila Gn., 3509. 137 Ohelisca Hb., 1387.. 69 OI)liqiiaria (S. V.) Bkh., 3230 129 Oblilerala Ilnr»., 3474 135 Oblongala Thnbg., 3511 137 Obscura Bialim., 1143 66 Obsciiraria Hb., 3931 153 Obsilalis Hb., 2818 115 Obsolela Tr., 1936 88 OcellaHs Bkh., 2152 97 Ocellala L., 726 (Smennthus). , . . 46 Ocellala L., 3304 (Lareniia) 131 Oclu-acea Hb., 1887 86 Odii-aLa Se, 2934 120 Ochreai'ia Rossi, 4077 157 Oclu'oleuca Esp., 1670 79 Oclngesima Hb., 2844 116 Oculaiis Gn., 2844 IW OEdipus F., 425 34 OEaoUierœ ScliifT., 765d 49 Oleagiim (S. V.) F., 1614 (1611). . . 78 Oleracea L., 1464. 73 Onooaria FiiessL, 2859. .,......,., 117 Qnopordi Rbr., lO?,^^-^ 44 Oo L.,2085 93 Opacaria Hb., 4082 157 Opalina Esp., 2194 101 Ophiogramma Esp., 1561 76 Oplala God., 2690. 112 Or (S. V.) F., 2843 ,,...... 116 Orbieiilaria Hb., 3109...., ,. 126 Orbona Hufn., iihZ (A gratis). ,. ., 66 Oi-bona F., 1154 (Agrotis) 66 Orion Esp., 1069 62 13 b 196 — Ornata Se, 3095 125 Ornilopus RoU., 2177 100 Osseala F., 3040 123 Ostriim Hb., 2428 106 OxyacanLhœ L., 1813 83 Pabulatncula Brahm., 1717 81 Pacla L., 2692 112 Palleago Hb., 2150 97 Pallens L., 1935 88 Pallifrons Z., 4307 166 PallusLris Hb., 2024 91 Palplna L., 849 54 Pamphilus L., 440 34 Pandora Shiff., 240 29 PantariaL., 3699 143 Panlherina Hb., 4689 174 Papbia L., 237 29 Papilionaria L., 2866 118 Paralellaria Scbiff., 3764 148 Paranympha L., 2696 • 112 Partbenie Bkh., 193 28 Parlitai-ia Hb., 4028 155 Parva Hb., 2429 106 Pastinum Tr., 2741 113 Pavonia L., 1037 61 PedariaF., 3812 150 Peltigera SchifT., 2325 104 Pendularia Gl., 3108 125 Pennaria L., 3746 146 Peribolala Hb., 3159 129 Perla F., 1600 78 Persicarise L., 1456 72 Perspicillaris L., 1840 84 Petraria Hb., 4023 155 Petriflcaria Dup., 3845 151 Phlseas L., 512 37 Phœbe Knoch., 180 (Melilœa) 27 Phœbe Siebçrl, 823 (Nolodonla). . 53 Picata Hb., 3i39 134 PicLaria Gurt., 370?.....' 143 Pigra Hufn., 870 55 Pilosaria (S. V.) Hb., 3812 150 Pilosellœ Esp., 4323 167 Pinaslri L., 13& (Hyloicus) 47 Pinaslri L., i.831 (Dypterygia). . . 84 Pini L., 1001 60 Piniarius L., 4001 . . . , 154 PiperaLa Slph., 3604 139 PislacinaF., 2127 96 PUyocampa Schiiï., 875 55 Plagiala L., 3220 129 PlanlaginisL., 4177 161 PlalypLera Esp., 2195 101 Plecla L., 1242 68 Plumbaria F., 3151 128 Plumbeolala Hw., 3623 139 Podalii'ius L., 1 18 Polilala Hb., 3031 122 Polychloros L., 158 25 Polygrammata Bkh., 3666 142 Polyodon Cl., 1840 84 Polyspercbon Berg., p-iO 38 Popnlaris F., 1439. 72 Populi L., %2 (PœcillocampaJ.. 58 Populi L., 12'b (Smerinthus) 45 Populifolia Esp., 999. 60 PoraLa P., 3113 ■••• 126 Porcellus L., 761 49 Poi'phyrea Esp., iÇ)Ç>i (Hadena). . 79 Porphyrea Hb., 1119 (Agrotis), ... 65 Pomnala Z., 2906. 119 Polaloria L., 990 59 Prœcox L., 1418 71 Prasinana L., 4141 159 Privalaria Bast., 3116. 126 Proboscidalis L.', 2814.... 115 Procellala (S. V.} P., 3443 134 Processionea L., 874 55 Promissa Esp., 2684 lU Pronuba L., 1152 66 Prosapiaria L., 3720 144 Proserpina Pall., 765 49 Prolea (S. V.) Bkh., 1825 84 Pniinata Hufn., 2860 117 Prunaria L., 3754 147 Priini L., 466 (Thecla) 36 Pruni L., 1000 (Odpnestes) 60 Pruni Schiff., 4402 (Ino).. 169 Psi L., 1090 64 Plel'idis F., 1846 84 Pudibunda L., 908 56 Pudica Esp., 4238 162 — 197 — Pulchella L., 4257 164 Pulchellala Stph., 3522 137 Pulchra Schiff., 4257 164 Pulla Esp., 4513.... 171 Pulmenlaria Gn., 2907 119 Pulmonaris Esp., 2020 91 Pulveraria L., 3715 144 Pulverulenla Esp., 2066. 93 PumilaLa Hb., 3658 141 Punclaria L., 3115 126 Punclala Se, 3078 (Acidalia).. . . 124 Punctala F., k.\.^Ç> (Bysauxes). . . . 160 Punctosa Tr., 19i6 89 Punctularia Hb., 3910 153 Piipillaria Hb., 3112 126 Purpuralis Bi'ûnnicb., 4323 167 Purpuraria L., 3147 128 Purpurala L., 4179 161 Purpurea L., 4179 .' 161 Purpureofasciala Piller, 1846 84 Purpurina Hb., 2426 105 Pusaria L., 3713 144 Pusillala (S. V.) P., 3535 137 PusLulala Hiifn., 2879. 118 Pula Hb., 1345 68 PuLris L., 1346 68 Pyramidea L., 2054 92 Pyri Schiff., 1034 61 PyrinaL., 4718 174 Pyrophila P., 1256 68 Quadra L., 4-^90 165 Quadripunctaria Poda, 4248 165 Quadripunclala F., 2030 90 Quercana SchifF., 4142 159 Quercaria Hb., 3731 145 Ouercifolia L., 998 60 Quei'cinaria Hufn., 3726 145 Quercus L., 482 (ZepJùnis) 36 Quercus Schiff., 718 ('Smen?i//utsj. 45 Quercus L., 970 (Lnsiocampa). . . . 59 Querna (S. V.) F.. 804 51 Ramburii Pibr., 2660. 110 Rapœ L., 48 19 Raptricula Hb., 1578 77 Ravida Hb., 1143 66 Ravula Hb., 1588 77 Receplricula Hb., 1587 77 Reclusa F., 870 55 Rectangulala L., 3660 141 Remutaria Hb., 3074 124 Repandàla L., 3891 152 Respersa (S. V.) Hb., 2014 91 Retusa L., 2114 94 Reveyana Scopp., 4126; 158 Rhamnala Schiff ., 3281 130 Rhamni L., 124 23 Ridens F., 2853 117 Riguata Hb., 3417 133 Ripaî Hb., 1355 ;... 69 Riparia Rbr., 1955 89 Rivata Hb.,3436 134 Roboraria Schiff., 3894 152 Roboris B., 1821 83 , Roslralis L.. 2819 115 Rubea(S. V.) F., 944 57 Rubi L. , 476 (Calloplms) 36 Rubi L., 982 (Macrothylacia).. . . 59 Rubi View., i2{)iiAgrolis) 67 Rubidala (S. V.) F., 3502 136 Rubiginala Hufn., 3053 124 Rubiginea F., 2167 98 Rubigo Rbr., 2167'' 99 Rubricollis L., 4289 165 Rubricosa P., 1423 72 Rufa Hw., 1902 87 Rnfaria Hb , 2938 120 Riifata F., 3230 129 Ruflcilaria H. S., 3116 126 Rufina Hb., 2125 96 Rufocincta H. G., 1778 82 Rumicis L., 1102 64 Rumicola Hb., 963 58 Rupicapraria (S. V.) Hb., 3794. ... 149 Russula L., 4186 161 Ruslicala (S. V.) F., 3034 122 RuUcilla Esp., 2120 95 Rulilus Horm., 510 37 Sacraria L., 3143 127 Salicalis Scliiff., 2790 114 Salicala Hb., 3340 V! 132 Salicis L., 925 •...-.. 57 Sambucaria L., 3757 '. . 147 198 Sages Sanio L., 4186 161 Santolinœ Rbr., 2249 103 Sao Hb., 700 43 Sapprtœ Dup., 18 !3 8'i Sarpedon Hb., 4328 167 Satellilia L., 2169 99 Saacia Hb., 1402 70 Scabiosœ Z. , 774 : 49 Scabiosala Bkh., .3604. 139 Scabriusc'jla L., 1827 Si Scirpi Dup., 1942 88 Scopariala Rbr., 3597 138 ScrophulariES Gapieux, 2222 102 Scutosa Schiff., 2323. 104 Scutularia Dup., 4026... 15.5 Secalis (L.) Bjerkander, 1715 80 Secundaria (S. V.) Esp., 3882 152 Segelum Schiff., 1400. 70 Selene SchiiT., 204 ■. 28 SeliniB., 2005 90 Semeie L. , 352 31 Semiargus Rott. , 637. 40 Semibrunnea Hw., 2170 99 Senex H. G., 1768 82 Sepiaria Hufn , 3911 153 Serena (S. V.) F., 1514 74 Sericala Esp., 1850 85 Sericeaiis Se, 2475 107 Serralulœ Rbr., 701 44 Sexalisata Hb., 3244 130 Sibilla L., 138 24 Sicùla Tr,., 1940 88 Signifera F., 1330 68 Similis Fuessl., 919 56 Simulans Hufn., 1256 68 Sinapis L., 81 21 Siterata Hufn., 3313 131 Smaragdaria F., 2885 118 Sobrinala Hb., 3656 140 Socia Rott., 2172. 99 Sociaria Hb., 3853 151 Sociata Bkh., 3437 134 Sodae Rbr., 1478 ;.... 73 Sordida Bkh., 1679 79 Sororcula Hufn.. 4311 166 Sparganii Esp., 1893 87 Sparsala Tr., .3665 ; 141 Spai-tiala Fuesll., 3229 129 SpecLrum Esp., 2720 112 Spheciformis Esp., 4546 172 Spbin.x Hufn., 1809 82 Spinula Schifî., 1057 62 Sponsa L.,2682 111 Slabilis View., 2068 93 Slatices L., 4414 170 Slalilinus Hufn., 370 31 Stellalarum L., 753 ..... 49 Slraminala Tr , 2P97. 121 Slralarla Hufn., 3826 150 SLriala L , 4249 ( Ciscinia) 163 SLrigala MiilL, 2919 ._ 120 Slrigilaria Hb.. 3u86 125 SlrigilisCL, 1567 76 Slrigillaria Hb , 40':9 157 SLrigula Thnbg., 1119 (Agrotis).. 65 Strigula Schiff., 4105 (Sola) 158 Suasa Bkh., 1467 73 Subnolala Hb., 3580 138 SubsaLurala Gn , 2954 .... 121 Subsequa (S. V.) Hb., 1153 66 Subcericeala Hw., 2995 121 SubUisa F., 2115 " 94 Succenluriala L., 330(3 139 Suffusa Hb., 1399 70 Sulphuralis L., 2490 107 Supersles Tr., 2015 91 Sylvanus Esp., 671 43 Sylvina L., 4727 175 Syriiigai'ia L., 373d 146 Tabaniformis RolL., 4538 .'. . . 172 Tages L., 713 44 TanaceU. Schiff., 2244 102 Taraxaci Hb., 2018 91 Tarsicrinalis Knoch., 2^67 114 Tarsipennalis Tr., 2766 114 Tarsiplumalis Hb., 2765 113 Telicanus Lang., 530 38 Temerata (S. V.) Hb., 3704 143 Tenebrala Se, 2302 103 Tenlacularia L., 2801 115 Tenuiala Hb., 3630 140 Tersala (S. V.) Hb., 3674 142 — 199 — Teslacea Hb., i618........ 78 Testala L., 3292 ,.... 131 Tesludinaria Fourc, 4208 162 Testudo Schiff., 4440 170 Thalassina RoU., 1468 73 Thapsiphaga Tr., 2225 , . . . 102 Thaumas Hufn. , 662 42 Thymula Mill., 4108 .158 Tibiaria Rbr. , 8957 154 Tiliœ L., 730 46 Tipuliformis CL, 4552 17? Tiresias Esp., 540 38 TiLbonus L., 422 , 33 Tog'alulalis Hb., 4098 , 157. Trabealis Se, 2490 107 Tragopoginis L., 2047 92 Transalpiaa Esp., 4356 168 Trapezina L., 2098 94 Ti-erniila CL, 808 (Pheosia) 52 Tremnla Bh., 8iô ^Notodonla). . . 53 Trépida Esp., 825. 53 Trianguiam Hufn., 1169. ...> . ... 67 Tridens Scblff., 1089 63 Trifasciala Bkh., 3486 , . . . 136 Trifolii (S.V.) Esp., 916 (Lasiocampa) 59 Trifolii Rott., 1477 (Mamestra). . 73 Trifolii' Esp., 4348 Zygœna) ...... 167 Trigemin&la H\v.. 3026^ 122 Trigrammica HuCn., 1986. 90 Trilinsariâ Bkh., 3117 127 Trimacuk Esp., 806.... »2 Trimaciilala Vill., .3707 144 TriparLila Hufn., 2517 108 Trlplasia L., 2515 , 108 Trilici L., 1375... 69 Trilophns (S. V.) F., 823 53 Truncala Hufn., 3319 431 Trux Hb., 1401 70 Turca L., 1959 90 Typica L., 1871 86 Ulmi Schiff., 789 51 UlUmaria B., 3628 139 Uluia Bkh., 4689 174 Umbra Hufn., 2358 105 Umbralica Goeze, 2037 (Rusina). 92 Umbralica L., 2245 (CuculliaJ .... 102 Unangulata Hw., 3438 . .134 UncanaL., 2454 ... 106 Uncula Cl., 2454 , ' 106 Undulana Hb., 4126 . . . 158 Unicolor Hufn., 4i50 170 Unifasciala Hw., 3458 135 Unipuncla Hw., 1962..^ 89 Unila Hb., 4302 166 Urticœ L., 157 (Vanessa) 25 tJrlicœ Esp., 4164 (Spilosoma) . . . 160 Uiiicœ Hb., 2517 (Abroslola). .... 108 VacciniiL., 2164 98 Yalligera Hb., 1411 ■ 71 Yariala Schiiï., 3306 ■ 131 Vau-punclalum Esp., 2159 98 Vclilaris RolL., 836. .-. 53 Venosa Bkh., 11 Î8 65 Yenosala F., 3543... 137 Venustula Hb., 2458 . ./ 106 Verbasci L., 2221 ■. 102 Vernana Hb., 4133 159 Vernaria Hb., 2837 ,. 118 Veronicœ Hb. , 2158 ... ; .- 98 Versicolora L., 1014 60 Vespiformis L., 4555 172 VesligialisRoit., 1411 71 Vetula Dup., 1763 , 82 Velulata Schiff., 3278 138 Vetusla Hb., ' 2180. , 100 Vibicaris Cl., 3122. . . ; 127 Viciella SchifT., 4483 171 YillicâL., 4203 162 Yilîosella Och., 4451 '. .. 170 Vinula L., 785 50 Virgaurt-a L . , 500 36 Virgaureala Bbid., 3571 138 Yirgularia Hb., 2983. 121 Viridana Walch:, 1815... . . . , 83 Yiridaria Cl., 2482 (Prolhymnia) . 107 Yiridaria F., 3333 (Larentia) 132 Yiridala L., 2904 119 Yilalbala (S. Y.) Hb., 3671 142 Yilellinà Hb., 1961 89 YiUa Hb., 1.379 69 Yillala Bkh., 3379 133 V. Nigrum F., 923 56 200 Pages Vulgala Hw., 3559 138 W. Album Knock., 461 35 Waiiai-ia L., 4013 155 Xanlliographa F., 1197 67 Pages Xerampelina Hb., 2117 95 Xeranlhemi B., 2265 103 Ypsilon Rott., 1399 70 Ziczao L., 815 52 III. _ VARIÉTÉS ET ABERRATIONS Pape.-? V. Abliilaria B., 3840 132 V. Adrasla Hb., 392 32 Ab. Adsequa Tr., 1154 66 V. ^^ruginosa Stgr., 638 . . ..... 41 Ab. .'Elhiops Hw., 1567 76 V. Agamos Hb., 2713 112 Ab. Âgreslaria Dup., 2860 117 V. Albeola Hb , 4301 166 V. Albescens Oblh., 62 20 V. Albicollis F., 2378 105 V. Albrdaria Slgr. , 4058 , 156 V. Alpina Slgr., 185 27 V. Aquilina Hb., 1375 69 V. Aqnilanaria Constant, 3006 121 Ab. Argillacea Hb., 1527 74 V. Arideola Hering., 4302 166 Ab. Armoraciaria 01)lb., 28GI 118 V. Augusli Trimoule!., 753 48 V. Aiiriantiaca Speyer, 4 18 V. Aurala Culot., 4032 156 Ab. BarrelUi Dbld., 127 74 V. Bellidice 0., 57 20 V. Bellis Hb., 4337 .' • .' 167 V. Bernieri Gouin, 4387 169 Ab. Bigutla Slgr., 2551 JOO V. lîipupillala Wheeler, 440 3t Ab. Bradyporina Tr., 1074 63 Ab. Breigneti Brascas.«al., 3826 . . . 150 Ab. Brunnea Lampa., 2169 99 y. Burdigalensis Trimoulel., 4... 18 Ab. Cœleslis Oblh., 613 39 V. Cœrulea Fusch., 604 39 Ab. Cœruleopunclata Fusch., 512.. 37 Ab. Caliigrapha Bkh., 1592 77 Ab. Cancellaria Hb., 4032 156 V. Gandida Cyr., 4251 163 Ab. Gapsophila Dup., 1553 76 Pages Ab. GeroQus Esp. 613 39 Ab. Cerri Hb., 464 35 V. Cerris Bdv., 1821 84 Ab. Charlolta Hw., 230 29 V. Chrysocephala Hb., 4251 164 Ab. Cinnides Slgr., 613 -40 V. Circellala Gn., 2997 I2l Ab. Gleodo.xa 0., 232 30 V. Glytie Schiff., 132 24 Ab. Gognalaria Ld., 3707. 144 V. Commanolaia Hw., 3319 . 132 Ab. Confluens Slgr., 4348 167 Ab. Gonsimilaria Dup., 3874. .... . 151 V. Goslovala Hw., 3344 132 V. Cruentaria Hufn., 3147 128 V. Gydoniala Bkh., 3660 141 Ab. DeceplriculaHb., 1578 77 Ab. Degeneraria Hb., 4126 159 Ab. Depanperata Henriol, 4290... 165 V. Dentata Slgr., 353 31 V. Desillii Pierret, 1355 69 Ab. Dilulana Hb., 4126 i:,9 V. Diniensis B , 81 22 V. Dolosa Hb., 2158 98 V. Egerides Slgr., 385 32 V. Eleus F., 512 37 Ab. Erebina Oblh., 225. 29 Ab. Ereplricula Tr., 1588 77 .V. Erula Hb., 1375 69 Ab. 9 Erysimi Bkh., 81 21 V. Esperi Kirby., 62 20 V. Euphrasiœ Brahm , 1098 64 Ab. Expressaria H. S., 3656 141 V. Fercunicolor Oblh., 2167 98 Ab. Flaveola Bbr., 4302 166 V. Flavlrena Bdv., 2009 91 V. Fortunala Rbr., 4387 169 — 201 — Pages V. Fraxinala Crewe, 3688 140 Ab. Furuncula Hb., 1569 76 Ab. Fuscaria Thnbg., 4013 155 V. Fuscilinea GrasL, 1940 88 Ab. Galène 0., 246. 30 V. Glabra Hb., 2157 98 V. Gordius Esp., 511 37 V. GoLhicina H. S., 2062 93 V. Gotiini ObLh., 1410 71 V. Grasliiiaria Stgr., 3597 138 Ab. Guenei Fallou., 2464 ... . 107 Ab. GuillemoLii Trimoulet, 970 . . 59 V. Guinardaria B. , 3597 139 Ab. 9 Hélice Hb., 113 22 Ab. 9 Helicina Oblb., 113 22 Ab. Heydenreichii Ld., 4414 170 V. Hispulla Hb., 402 33 Ab. Hygiœa Hdrch., 162 26 V. Icarinus Scriba, 604 39 Ab. Ricana Se, 4126.... 159 V. Inimaculala Gkll., 48 (Pierls). . 19 V. Immaculala Pabsl.,69(Euc/i/oé) 21 Ab. Immaculala Fusch., 476 (Callo- phrys) 36 V. Impura Stgr., 2433 106 V. Infusca Constant, 2005 , 90 V. Innuba Tr., 1152 66 V. Inquinala Rbr,, 4251 164 Ab. Intermedia Krul., 52 (Pieris), 19 Ab. Intermedia Tutl., 2183 (Xilo- miges ) 100 V. Intricala Gn.,^ 2157 98 Ab. Joanisi Henriot, 2167^8 99 V. Joïdes 0., 156 25 V. Jordisi Ruhl., 193 28 V. Junctus Hw., 2068 ,.... 93 Ab. Lacleola Bdv., 4301 166 Ab. Latruncula Hb., 1567 ,. . 76 Ab. cf Laura Obth., 132 24 Ab. 9 Leuconielas Esp., 246 30 V. Leuconota Ev., 1514 74 Ab. Leucostigma Esp., 1715 80 Ab. Leucotera Stefan, 48 19 Ab. 9 Lignosa Godard, 1345 68 V. Limbata Gouin, 1214 67 Ah. Lineago Gn. , 2152 97 V. Lividala Gn., 3048 123 V. I^ivornica Esp., 752 48 V. Lucrelia Gaschet, 614 40 V. Lugens Obtli., 422 84 Ab. Lunigera Stph., 1401 70 V. Luteai'ia Slgr., 3147 128 Ab. Lntescens Stgr., 4248 1G3 V. Lyllus Esp., 440 34 Ab. Margaiitosa Hw., 1402 70 Ab. Medicaginis Bkh., 976 59 Ab. Melaleuca View., 2183. ..".. . 100 V. Melaooplilceas Villus, 512 37 V. Melusina Obth., 4387. 169 Ab. Mendacula Hb., 1592 77 V. Meridionalis Slgr., 185 27 Ab. Micingulala Obth., 4357 168 Ab. Miltosa Candèze, 4356 168 Ab. Miniata Obth , 4337 167 Ab. Minoides Schys., 4348 167 V. Miris Rlihl., 425 34 V. Mi.\ta Slgr , 2164 ". '. 98 V. Moderata Ev., 1715 80 V. Modeslalis Heyd., 2801 115 V. Montium B , 1942 88 V. 9 Moullnsii Trimoulet, 185... 27 V. NapœœEsp., 52...., 19 Ab. Navarina Selys, 191 : 27 V. Negiecta Hb., 1156 66 V. Neurodes H. S., 2118 95 Ab. Nicoleli Gulot, 246 30 Ab. Nictitans Esp., 1715 80 Ab. Nigrocasta Gelin, 1402....... 70 Ab. Nigroflava Tutt., 1715 81 V. Noctivaga Bell., 2005 ,... 90 Ab. Nyclea Gr., 919 56 Ab. Obscura Stgr., 1514 74 V. Occidentalis Stgr., 185 (Melilœa) 27 V. Occidentalis Bell., 1120 {A^rotis) 65 V. Occidentalis Obth., 4356 (^y^cena) 168 V. OlbienaDup.,2195..... 101 Ab. Orobi Hb., 4348 168 Y. Pallide-marginata Obth., 422.. 33 V. Palpalis Fab., 2819 115 V. Pannessafia Trimoulet., 3940.. 154 V. Par Hb., 1599 , 78 Ab. Piiyaîa Rbr., 3956 154 20S Papes V. Plumbearia Stgi\, 3940 154 V. Polila W., 21G4 98 Ab. PoUularia Mb., 3700 148 V. Pi'opitiqua Slg!"., 1850 85 Ab. Proseqiia Tr.. 1154 G6 V. Provincialis B., 175 26 V. 9 Pi.'iiclala Gouin, 638. 41 V. Pimclig-ei'a Frr,, 4251 1G3 y. Purpureo-punclata Wheeler, 513 37 Ab. Pyracanlba Tr., 1813 83 V. Pyi-enaica Gr., 1 13 32 Ab. Qnadripunclala Frischs., 69. . . 21 Ab. Radiala Oblh., 510 (Chryso- phanus). . , . 37 Ab. Radiala Oblh., 613 (Lycœna). 40 V. Radiala Gascbel, 614 flycœna). 40 Ab. Ramosana Hb., 4126 159 x\b. Regnaci Goiiin, 69 21 V. et Ab. Roboris Schrk., 970 58 V. Rolaria P., 3147 128 Ab. Rubelra Esp., 2127 96 V. Rufuncula H\v.. 1569 76 Ab. Ruris Hb., 1387 ■ 70 Ab. Sang-uinaria Esp.. 3143. 127 Y.? Sarolhamnaria Brown. 31!v3 127 Ab. Sedi Gn., 1761 81 Ab. Sexmaculala Oblh., 4348 168 V. Sievei-soides Oi)lh ,98 22 Ab. Sordiala Fuesll., 3754 ^ 147 Pages Ab. SpadJeearia Bkh., 3369 132 V. Sphyi'usHb.,4 18 V. Spoliala Slgr., 3048 123 V. Slriala Tult., 1870 86 V. Subalbida Slgr., 2195 101 Ab. Subœrala Hb., 3660 141 V. Subriilvala Hw., 3600 139 Ab. Sabspadicœ Slgr., 2165 98 Ab. S^ilpburea Oblh., 62 20 Al). 9 Syngrapba Kef.. 614 40 V. Tamarisciala Frr., 3636 140 V. T^mpeslivala Z., 3658. ....... . 141 Ab. Terminalis Hw. . 1569 76 Ab. Terranea Fr., 1401 70 Ab. Terrarius Weymer, 3826 150 Ab. Uhli Verily, 98 22 Ab. Ulmi Slgr.. 730 46 V. Umbralica Trimoiilel, 81 22 V. Undecimlinealiis Ein , 1 18 Ab.UiiicolorTiill.,2819('%/)e«a;. 125 Ab. Unicolor Horm., 646 (iycœna). 41 Ab. Valdensis Esp., 225 '. . . 29 Ab. Yinclimeula Hb., 1569 76 V. Vispardi Oblh ,246 , 30 Ab . Vitellina Tr. , 4302 166 V. Vividior Oblh. ,191 28 V. Weissenborni Fr., l.%5. . . . . . . C9 V. Xânlhocvaiiea Hb., 1542 , . 74 CIEMMIS M mOCli 1 llilTMll PAR G. de ALESSANDRI CONSIDERATIONS GENERALES Je me suis déjà occupé des Cirrhipèdes fossiles de la France dans plusieurs mémoires publiés en 1907 et 1908 (1). Parmi les régions qui m'ont fourni le plus de matériaux pour ces études se trouve la Gironde. Grâce à l'obligeance de plusieurs savants et collectionneurs, j'avais déjà pu examiner à cette époque bon nombre de spécimens lorsque, dernière- ment, notre collègue M. Duvergier m'ayant communiqué les Cirrhipèdes fossiles de sa collection, j'ai trouvé avec de nom- breux spécimens d'espèces de Pédoncules et d'Operculés déjà rencontrées, une espèce nouvelle pour la science, plusieurs autres pour la région, d'autres enfin très rares dans le Ter- tiaire moyen de la France. J'en ai donc entrepris l'éti^de, ce qui m'a conduit à rédiger quelques notes sur les espèces le plus abondamment représentées et celles qui sont nouvelles pour la région. Je les ai groupées sous forme d'une révision sommaire des Cirrhipèdes fossiles de la Gironde afin que nos collègues puis- (1) G. DE Alessandri. — Contribuzione alla studio dei Cirripedi fossili délia Francia. Alli del Congresso dei naturalisti Ilaliani, Milano, 1907. G. DE Alessandri. — ^ Osservazioni sopra alcuni Cirripedi fossili délia Francia. Atti soc. Ital. di Scienz. Nat. t. XLV. Milano, 1907. G. DE Alessandri. — Observations sur les Cirrhipèdes fossiles de la France, La Feuille des Jeunes Naturalistes. Série IV, 37rae année, n" 442. Paris, 1907. G. DE Alessandrl — Cirrhipèdes fossiles des falans de la Touraine. La Feuille des Jeunes Naturalistes. Série IV, SS^e année, n" 446. Paris, 1908. Tome LXXIV. 14 — 204 sent trouver dans nos Actes la liste méthodique des espèces identifiées à ce jour dans les faluns du Bordelais. L'examen d'ensemble de la collection Duvergier m'a fourni les indications suivantes : Les espèces représentées sont au nombre de neuf dont sept appartiennent aux Operculés et deux aux Pédoncules. Suivant les annotations de notre collègue elles proviennent de trois étages du Tertiaire moyen. Cabanac (Pouquet). Saint-Avit (Landes). Saint-Médard (Gajac). Saucats (Lariey). Pessac (Lorient). Mérignac (Baour). AOUITANIEN. INFÉRIEUR. BURDIGALIEN. MOYEN . Helvétien SUPÉRIEUR INFERIEUR. SUPERIEUR Dax (Mandillot). Léognan (Goquillat, Carrère). Cestas (Moulin Neuf). Saint-Médard (La Fontaine). Cestas (Pré Gazaux). Saucats (Pontpourquey). Manciet (Gers). Salles (Minoy, Débat, Largileyre) Mios (Lalande). Parmi les espèces recueillies dans ces trois étages, les unes : Balanus tintinnabulumh., Balaiius concanm Bronn., Baianus per forains Brug., Lepas anatifera h., ont de l'affinité avec les Girrhipèdes du Bassin de la Méditerranée, et, par suite, on les trouve aussi dans les assises de même âge de l'Espagne, de LItalie, de la Suisse et de l'Autriche; les autres^ au con- traire : Balanus imguiformis Sow., Scalpellum magnum Darw., sont du type septentrional et se rapportent à celles des formations tertiaires de la Belgique et de l'Angleterre. Voici le tableau de la répartition des espèces de la collec- tion Duvergier : — 205 ESPÈCES as as S «3! BIIRDIGALIE\ HELVÉTIEN Infér. Moyen Supér. Infér. Super. Scalpelhun magnum Darw . . + + . + Lepas analifera L. 4- Balanus tintinnabulum L. . . . + + + + + — concavus Bronn. . . . + ...... + — perforatus Brug . . . . + + + + — Amphitrite Darw. . . + + — unguiformis So\x . . . + 4- Chelonobia Duvergieri n. sp. + Pyrgoma anglicum Sow + En consultant ce tableau on remarque, comme je l'ai sou- vent constaté au cours de mes études sur ces animaux, la constance qu'ils montrent dans la série stratigraphique. Des espèces traversent des périodes entières sans présenter de différences visibles. Ainsi le B. concavus Bronn., et le B. per- foratus Brug., qu'on rencontre dans les formations supérieures de l'Oligocène vivent encore aujourd'hui et le Lepas anali- fera L., qu'on trouve daus les couches aquitaniennes de Pessac, est encore vivant sur les côtes voisines de l'Atlantique. J'ai eu aussi la confirmation des observations que j'avais faites antérieurement sur les dimensions des Girrhipèdes du Tertiaire de France. Ils ne sont jamais de grande taille; ceux du Bordelais n'échappent pas à cette particularité et, soit qu'il s'agisse des Operculés, soit qu'on examine les Pédoncules, on constate qu'ils n'atteignent jamais le développement de ceux de ITtalie septentrionale (Colline de Turin, Monferrat, etc.), de la Sardaigne, du Bassin de Vienne, du Portugal ou du Maryland, ni de ceux du Pliocène de l'Italie septentrionale (Astésan, Placentin, etc.), de la Toscane, de la Sicile ou de la Vallée du Bhône. — 206 — Parmi les seize espèces que j'avais mentionnées clans le Ter- tiaire de la France, neuf étaient représentées dans l'Aquitaine : Scalpellum magnum Darw. Lepas hurdigalensis d'Orb. — Orbignyi Des Moul. Balanus tintiiinabulum L. — concaviis Bronn. Balanus amphitrite Darw. ' — crenatus Brug, — bisulcatiis Darw. — ungiiiformis Sow. L'examen de la collection Duvergier augmente cette liste Chelonobia Duvergierinoy. sp. Pyrgoma anglicum Sow. des espèces suivantes : ' Lepas anatifera L. Balanus perforatus Brug. Ce qui porte à treize le nombre des espèces représentées dans le Miocène de l'Aquitaine. J'ai déjà fait remarquer dans mes précédents mémoires les influences qui modifient la structure, l'ornementation et la coloration du test des Operculés. Parmi ces actions, la plus importante est due au mimétisme, phénomène par lequel ces animaux cherchent à reproduire la forme, la structure, l'orne- mentation et la coloration du support auquel ils sont fixés; ce dernier est souvent un mollusque, un échinoderme, un corallaire, etc. J'ai constaté à nouveau ce phénomène sur plusieurs spéci- mens de la collection Duvergier, notamment sur deux petits exemplaires de Balanus unguiformis Sow., fixés sur un Ceri- thium et sur lesquels les parois compartimentâtes présentent des côtes paraboliques et des granulations parfaitement iden- tiques et correspondant à celles de la coquille. Enfin, je tiens à exprimer à M. Duvergier mes remerciements de m'avoir communiqué les intéressants spécimens que je vais décrire (1). Milan (Museo Civico), avril 1921. (1) J'avais déjà presque achevé ces noies, lorsque M. le Professeur A. Peyrol, de Bordeaux, m'a envoyé quelques spécimens de sa collection, dernièrement recueillis dans les environs de Bordeaux. Je les ai étudiés et j'ai fait les additions aux espèces qu'il m'a communiquées. J'envoie au, très savant confrère tous mes remerciements REVISION ET DESCRIPTION BES ESPECES CRUSTACEA Classe : CIRRIPEDIit Ordre : THORAGIGA Sous-Ordre) : PEDUNCULA TA Famille : POLVASPIDAE Sous-Famille : POLLICIPINAE Genre : SGALPELLUM Leach, 1817. Scalpellum magnum Darw. 1851. Scalpellum magnun C. Darwin. A monograph of the fossil Lepadidœ. Palseonlographical Society, t. VI. p. 18, PI. I, fig. 1. 1875. Scalpellum burdigalense Cli. Des Moulins. Cirrhipèdes pédoncules du terrain tertiaire miocène. Actes de la Soc. Linnéenne de Bordeaux, t. XXX, p. 131, PI. I, II. 1907. Scalpellum magnum G. de Alessandri. Observations sur les Cirrhi- pèdes fossiles de la France, loc. cit., p. 9 (extrait). 1907. — — G. de Alessandri. Osservazioni sopra alcuni Cirripedi fossili délia Francia, loc. cit., p. 260, PI. IX, fig. 5-12. Cette espèce a figuré long-temps dans les collections de Bor- deaux sous "le nom de Scalpelhtm hurdigale?ise Des MouL, mais, comme je l'ai déjà démontré dans mon étude de 1907, je rapporte à l'espèce de Darwin les exemplaires que Des Mou- -. 208 — lins avait décrits sous le nom de S. hurdigalense. Quoiqu'on rencontre des différences considérables dans les spécimens rangés sous ces deux dénominations, surtout dans quelques valves considérées isolément, j'ai acquis la conviction, après avoir examiné nn très grand nombre de valves de ces Pédon- cules, qu'il est impossible de les séparer spécifiquement et qu'on doit les considérer comme des formes ou des mutations plus ou moins divergentes d'une espèce unique. Des Moulins ayant donné en 1875, dans les Actes de notre Société une description très déta-illée du Scalpelhim bm^digalense , je n'y reviendrai pas ; je me bornerai à formuler les observa- tions suivantes qui m'ont été suggérées par l'examen des spécimens de l'Aquitaine des collections Bial de Bellerade et Duvergier : lo Les scutum sont moins étroits et moins allongés dans la région umbonale que le spécimen figuré par Des Moulins. 2» De nombreux exemplaires de tergum ont, à côté du bord latéral, une zone triangulaire qui se prolonge le long du bord scutal et dont la surface est sillonnée de petites lignes paral- lèles, particularité non signalée par Des Moulins. 30 La carène est, dans la généralité des cas, moins déve- loppée, moins recourbée que celle que Des Moulins a figurée, et, sur la plupart des exemplaires (surtout les jeunes) l'umbo se trouve au tiers de la longueur de la valve à partir de l'apex. 40 La plaque latérale supérieure, valve très abondante dans , la collection Duvergier, est très variable ; quoique générale- ment de forme subpentagonale avec les angles arrondis, elle est souvent aussi très allongée, quelquefois arrondie et sa sur- face est ornée de côtes irréguliôres tantôt bien marquées, tantôt à peine visibles. 5<^ Enfin, les autres valves secondaires sont aussi très irré- gulières dans leur développement et dans l'ornementation de la face externe. J'avais déjà constaté la très grande abondance de ce Scal- pelliun dans les formations helvétiennes supérieures de Salles (Largileyre). La collection Duvergier en contient de nombreux — 209 — spécimens de la même provenance et des autres gisements de Salles; les différentes plaques y sont représentées : scutum, terg'um, carène, latérale supérieure, carenale, rostrale, infra- médiane. J'ai trouvé aussi de bons exemplaires bien conservés de Mi os (Lalande), ils sont identiques à ceux de Salles. Ceux qui proviennent de Gestas sont beaucoup moins nom- breux (un scutum entier, un autre incomplet, une plaque carenale et une plaque latérale supérieure); ils sont aussi caractéristiques. Localités. — Mérignac (les Eyquems), Léognan (Coquillat), Saucats (Pontpourquey), coll. Bial de Bellerade ; Cestas, coll. Duvergier. — Bai'cligalieii. Salles (Minoy, Débat, Largileyre), Mios (Lalande), toutes les coll. ; Manciet, coll. Duvergier. — Helvétien. Sous-Famille : LEPADINAE Genre : LE PAS Linné, 1767 Lepas burdigalensis d'Orb. 18.52. Anatifa burdigalensis A. d'Orbigny. Traité élémentaire de Paléonto- • logie, t. I, p. 254. 1886. Lepas aquitanica P. Fischer. Sur deux espèces de Lepas fossiles du Miocène des environs de Bordeaux. A. S. L. B., t. XL, p. 190, PI. IV, fig. 1-7. 1907. Lepas burdigalensis G. de Alessandri. Osservazioni sop. aie. Cirri- pedi fossili dellaFrancia, loc.cit., p. 268, PI. IX, fig.13. Fischer a donné une description des plaques de cette espèce. Je n'ai rien à ajouter à ce que j'en ai dit dans mon mémoire de 1907, qu'elle n'a de caractères communs avec aucune forme fossile ni vivante, mais une lointaine analogie avec Lepas anserifera L., des côtes de France et de la Méditerranée. — 210 — Localités. — Saucats (Pontpourquey), coll. Cossmann ; Léognan (Le Thil SLip ), coll. Degrange-Touzin ; Léognan (Coquillal), coll. Neuville. — Bnrdigalieii. Mérignac (Baour), coll. Degrange-Touzin. — Aainitaitien. Lepas Orbignyi Des Moul. 1886. Lepas Orbignyi P. Fischer. Sur deux espèces de Lepas fossiles du Miocène des environs de Bordeaux, loc. cit., p. 194, PI. IV, fig. 8. 1907. — — G. de Alessandri. Osservazioni sop. aie. Cirripedi fossili délia Francia, p. 269. Cette espèce, à laquelle j'ai trouvé de l'analogie avec L. ana- tifera L. et avec L. Rovasendai de AL, est l'objet d'une comparaison avec la première à l'article suivant. Localités. — Léognan (Le Thil), coll. Bial de Bellerade. — Aqnita- iiien. Saucats (Pontpourquey), Des Moulins; Saucats (Lagus), coll. Degrange- Touzin. — Bardigalien. Lepas anatifera L., PI. I, fig. 1, 2. 1851. Lepàs anatifera C. Darwin. A Monograph on the subclass Cirripe- dia. The Lepadidse, p. 73, PI. I, fig. 1. 1905. ' ^— — A. Gruvel. Monographie des Cirrhipèdes ou Thécos- . tracés. Paris, p. 108, fig. 120, 121 (dans le texte). J'ai trouvé dans la collection Duvergier un tergum qui, je crois, doit être rapporté à cette espèce actuellement vivante. Ce tergum est bien différent de -ceux qu'on a déjà rencontrés dans l'Aquitaine et qui ont été décrits sous les noms de Lepas burdigalensis d'Orb. et Lepas Orbignyi Des Moul. Il diffère du premier parce qu'il est plus étroit et plus aplati ; son bord scutal est plus régulier, moins ondulé ; le bord carénai qui, dans l'espèce de d'Orbigny, est recourbé et coudé près de l'umbo ne forme ici aucun angle obtus; enfin le bord latéral {occludent margin de Darwin) est court et droit — 211 — sur L. burdigalensis, tandis qu'il est légèrement recourbé sur le spécimen examiné. La face supérieure de cette plaque présente de fins et nom- breux sillons rayonnant de l'umbo et elle est couverte de stries d'accroissement saillantes, parallèles au bord scutal et au bord apertural. Près du bord carénai on observe une côte bien développée et saillante qui, de l'umbo rejoint directement l'angle basai. De l'umbo se détache également une autre côte marquée et proéminente qui aboutit à l'angle que forme le bord latéral avec le bord scutal. La face interne présente une saillie bien marquée près du bord carénai et une large cavité entre ce bord et le bord scutal. De toutes les espèces de Lepas décrites, celle qui a le plus d'affinité avec le fossile examiné est L. anatiferah., qu'on trouve actuellement en grande abondance dans l'Océan Atlan- tique, la Méditerranée et les mers Australes et que j'ai déjà rencontré à l'état fossile dans le Tertiaire supérieur de l'Italie (1); mais ces restes du Pliocène Italien que j'ai décrits ne comportaient que des carènes, pièces qui dans cette espèce sont très caractéristiques. Le tergum de Lepas Orbignyi Des Moul. qu'on trouve assez fréquemment dans l'Aquitaine présente, comme on peut s'en rendre compte par la figure de Fischer (2), un angle basai plus aigu, même pointu, et un bord scutal presque droit et dépourvu de cette pointe ou dentelon qu'on remarque sur le fossile aux trois quarts de la longueur de ce bord, en partant de l'angle basai. Ce dentelon, très visible sur la face interne de la plaque, limite dans sa partie supérieure la cavité du muscle dépresseur. Je crois toujours, comme je l'ai dit dans mon Mémoire (1) G. de Alessandri. — Contribuzione alla studio dei Cirripedi fossili d'Italia. Boll. soc. géol.Ital., t. XIII, Roma 1895, p. 257, PI. III, (ig. 1, 2 a, 2 b. G. de Alessandri. — Studi monografici sid Cirripedi fossili d'Italia. Palson- tographia ILalica, l. XII, Pisa, 1906, p. 269, PI. XIV, Qg. 9. (2) P. Fischer. — Sur deux espèces de Lepas fossiles du Miocène des environs de Bordeaux, loc. cit., p. 191, PL IV, fig. 8. — 212 — de 1907, que c'est avec L. anatifera L. que L. Orhignyi Des Moul. a le plus d'afrinité par les cai'actères de ses plaques, terg'iim, scutum, carène. Fischer au contraire le rapprochait de L. anserifera L., espèce également vivante. Comme je l'ai dit plus haut, la carène de cette espèce est très caractéristique; elle a été bien décrite dans les études récentes de M. A. Joleaud : V Evolution générale et la classi- fication des Cirrhipèdes primitifs et pédoncules pourvus de plaques calcaires, Annales du Musée d'Histoire naturelle de Marseille, t. XV, 1915-1916, PI. Vï, fig. 12. Localité. — I-'essac (Lorient), coll. Duvergier. - Aqnîtanieii. Sous-Ordre : OPERCULATA Tribu : SYMETRICA Famille : HEXAMEBIDAE Sous-F{imi[\e: B A LÀNINAE Genre : BALANUS Auct. Balanus tintinnabula m L. PI. 1, fig. 9, 10. 1767. Lepas Untinnabulum Lin ni,. Sijstema naturœ, t. I. pars VI, p. 3208. 1855. Balanus tintinnahulam C. Darwin. Fossil Balanidx and Verrucidœ. Palseontographical Society, t. IX, p. 13, PI. I, fig. I a-I d. ' 1907. — — G. de Alcssandri. Osservazioni sop. aie. Cirripedl fossHi délia Francia, loc. cit., p. 270, PI. IX, lig. 14-16, non 17 a, 17 b, 18 a, 18 b. Cette espèce est très abondante dans le Tertiaire de la France. Le test des spécimens de lAquitaine a la forme typique, conique prismatique, recourbée; les dimensions sont normales; Forifice est large, entier, médiocrement aigu dans la pièce carénale ; la coloration est rosée, avec des sillons — 213 — blancs ; les rayons sont développés, leur sommet est parallèle à la base; les ailes sont très étroites, presque imperceptibles; la gaine est rosée et lisse. Ces spécimens ont peu de ressemblance avec Texe m plaire du Red Crag de Sutton reproduit par Darwin (PI. 1, fig. la); toutefois ils en ont beaucoup avec celui de Roggendorf que j'ai figuré en 1910 (1) (PL XLVIll, fig. 1) et avec ceux du Miocène de Manlhelan que j ai figurés en 1907 (2) (PI. IX, fig. 14, 15, 16 a, 16 b). Contrairement à l'opinion que j'avais "émise à cette époque dans mon Mémoire sur les Cirrhipèdes fossiles de la France, loc. cit., p. 24, je crois maintenant, après avoir examiné les nombreux scutum de Balanus concamis Bronn. de la coll. Duvergier, que les scutum de la coll. Bial de Bellerade, de même provenance, à face externe sillonnée de plis ou canne- lures transverses, bien accusés, croisés par d'autres plis rayonnant de l'umbo, et que j'avais attribués à B. iinlinna- buhmih. doivent être au contraire rapportés à B. concavus Bronn. Par conséquent le scutum que j'ai figuré dans mon Mémoire de 1907, Osservazioni sop. aie. Cirripedi fossili délia Francia, loc. cit., PI. IX, fig. 17 a, 17 b, et pour les mêmes considérations le tergum figuré PI. IX, fig. 18 a, 18 b, doivent être attribués non pas à B. tintinnabulum L. mais à B. concavus Bronn. Il résulte de cette modification que ce' dernier, si abondant en Italie, l'est tout autant en Aquitaine. Un scutum trouvé par M. Duvergier à Saucats (Lariey) et que je rapporte à B. tintinnabulum L. présente une face •externe un peu incurvée et ornée de grosses lamelles d'accroissement parallèles au bord basai, comme cela existe sur les exemplaires vivants figurés par Darwin dans sa Mono- graphie des Cirrhipèdes vivants (PI. II, fig. la) et sur ceux des faliins de la Touraine (coll. de la comtesse Lecointre) que j'ai figurés en 1908 (PI. VIII, fig. 3). Toutefois le spécimen de (1) G. DE iA.LEssANDRi. — Die Civripedieii des Miocâns von Eggemburg. Aljhandl. d. k. k. geol. Reichsanslall. Wien., t. XXII, HefL. I. (2) G. DE Alessandrl — G-irrhipèdes fossiles des faliuis de la Touraine, loc. cit. — 214 — Saucats est moins recourbé près du bord tergal. Sur sa face interne, on constate que l'arête articulaire est grosse et droite, la cavité du muscle adducteur ovale et profonde et l'arête de l'adducteur courte et recourbée. Deux petits scutum de cette espèce trouvés à Mios sont très caractéristiques. Localités. — Léognan (Le Tliil), coll. Bial de Bellerade ; Saucats (Lariey), coll. Duvergier ; Dax (Cabannes). — Aquitaitien. Saucats (Moulin de Lagus) ; Léognan (Coquillat). — Bnrcligalien. Manciet (Gers), coll. Duvergier, coll. Peyrot ; Mios (Lalande), coll. Duvergier. — Melvétîen. Balanus concavus Bronn. . PI. I, fig. 4-8. 1831. Balanus concavus Bronn. Italiens Tertiàr Gebilde, p. 127. 1855. — — C. Darwin. Fossil Balanidae and Vernicidse, loc. cit., t. IV, p. 17, PL 1, fig. 4a-4 p. 1873-1876. — — G. Seguenza. Cirripedi terziarii délia prov. di Messina. Atti Accad. Pontoniana, t. X et XIL Napoli, part. I, p. 33, PI. I, fig. 5 a, 5b, part. II, p. 79, PI. X, fig. 1-10. 190.5. — — A. Grnve\. Mo7iographie des Cirrhipédes, etc. Paris, p. 252, fig. 261 (dans le texte). 1907. — — G.- de Alessandri. Osservazioni sop. aie. Cir- ripedi fossili delta Françia, loc. cit., p. 280, PI. IX, fig. 17 a, 17 b, 18a, 18 b, 26, 27. Cette espèce se rencontre soit en spécimens isolés soit en groupes de plusieurs individus. Le test est de forme conique cylindracée, légèrement recourbée; l'orifice, qui est typique, est subpentagonal, faiblement aigu près de la pièce carénale ; la gaine est lisse, sillonnée seulement dans la pièce carino- latérale ; la coloration est rosée avec des lignes ou des zones violacées, souvent bleuâtres ou blanches; les rayons sont assez développés, ils sont d'un blanc rosé, leur bord supérieur très fortement sillonné est oblique au bord basai ; les ailes sont étroites et souvent peu visibles, leur bord supérieur est très oblique à la base. — 215 — On est surpris de constater que si les tests de B. concavus sont relativement rares dans le Miocène de l'Aquitaine, les valves operculaires se trouvent au contraire en grande quantité dans certains gisements. C'est ainsi que plusieurs centaines de scutum de cette espèce ont été recueillis à Léognan (Garrère), à Saucats (Lariey) et à Mios (Lalande). Ce fait peut s'expliquer par l'existence de courants qui, sans action sur les tests solidement fixés à leur support, ont entraîné dans ces dépôts les pièces operculaires que la désa- grégation de l'animal rendait libres et leur légèreté mobiles. Ces scutum ont la forme typique des spécimens du Coralline Crag d'Angleterre que Darwin a figurés le premier fojo. cit., fig. 4 c-4 f), de ceux du Pliocène de la Sicile que Seguenza a reproduits (fig. 7, 7 a, 8, 8 a, .9, 9 a), de ceux du Miocène de la Colline de Turin, des environs de Vienne, et enfin de ceux du Pliocène de TAstésan que j'ai décrits. La face externe de cette valve est légèrement concave et sillonnée de cannelures longitudinales et transverses, de telle sorte qu'elle paraît recouverte de petits carreaux. La face interne montre l'arête articulaire longue et droite mais pas très saillante; celle du muscle adducteur, saillante et un peu courbée est plutôt courte. La cavité du muscle adducteur est large et assez profonde, celle du muscle latéral dépresseur est imprimée, bien marquée et large. Les -tergum ne se trouvent pas en si grande abondance, ce qu'il faut attribuer à leur fragilité. Les spécimens de l'Aqui- taine correspondent bien aux fossiles du Portugal figurés par Darwin (PI. 1, fig. 4 m) et peu à ceux du Pliocène de l'Italie méridionale figurés par Seguenza (PL X, fig. 2); mais ils se rapprochent davantage de ceux de la même région que cet auteur a représentés à la PI. X, fig. 6. Les spécimens de l'Astésan que j'ai étudiés en 1895 : Contribuzione alla studio dei Cirripedi fossili d'Italia, loc. cit. et figurés PL H, fig. 10 d, 10c, sont moins larges et ont le bec moins recourbé; ceux du Miocène de la Colline de Turin que j'ai figurés en 1906, Stud. monog. sui Cirripedi fossili d'Italia, loc. cit., PL V, — 210 — fig. Sa, 5b, sont moins larges dans la partie supérieure et ont l'éperon plus court ; mais ceux du Miocène des environs de Vienne (Eggemburg) que j'ai figurés, PL XLVIIl, fig. 8 a, 8 b, dans mon Mémoire : Die Cirripedien des Miocàns von Eggem- burg, loc. cit. correspondent parfaitement à ceux de l'Aqui- taine. Ces tergum sont recourbés en forme de bec à leur partie supérieure, leur face externe est sillonnée par des lignes d'accroissement qui se courbent le long de la ligne médiane et par des sillons longitudinaux qui partent de l'umbo. L'éperon a une longueur qui varie de 1/3 à 1/5 de celle de la plaque, il présente dans sa partie inférieure un gonflement du sillon médian, son extrémité inférieure est arrondie. Sur la face interne on remarque que l'éperon a son attache à peu près au milieu de la plaque; l'arête articulaire est recourbée et saillante et les arêtes du muscle dépresseur sont bien marquées. J'ai trouvé de nombreux exemplaires de scutum et de tergum provenant de Mios en bon état de conservation. Localités. — Dax (SaintyPaul), coll. Bial de Bellerade; Cabanac (Pouquet), Saiicats (Lariey), coll. Duvergier, coll. Pe^rot. — Aqui- taiiîeii. Cestas (Moulin Neuf), coll. Duvergier. — Burdigalien. Sallespisse (Landes), Mios (Lalande), coll. Duvergier, coll. Peyrot. — Helvëtieii. Balanus perforatus Brug. , PL 1, fig. 11 I78'c). Balanus perforatus Braguière. Encijclop. niéth., PI. CLXIV, 1854. — — (ig. 12. C Darwin. A Monograph on the sub- class Cirripedia. Ray Society, p. 231, PI. IV, fig. 3 a-3 c. 1873-76. — — G. Seguenza. CirripecU terziarii délia prov. dl Messina, loc. cit., t. X, part. I, p. 28, PI. I, fig. 2, 2a, t. XIII, part. H, p. 77, PI. IX, fig. 18-22. 1008. — — A. Gruve\. Monographie des Cirrhipèdes, etc. Paris, p. 230, fig, 258, 259 (dans le texte). — 217~ — M. Duvergier a rencontré à Salles plusieurs groupes de cette espèce fixés sur des Pecten. Ils présentent une réelle analogie avec B. concavus Bronn., mais un examen attentif montre que l'orifice du test est très peu denté, que la gaine est ornée sur toutes les parois, prin- cipalement à la pièce carénale, de sillons légers et fins; que les parois sont grosses, robustes, cannelées longitudina- lement, les rayons étroits, quelquefois colorés en blanc rosé avec des lignes ou des zones transversales^ tantôt blanches, tantôt violacées. Ces caractères sont précisément ceux que Darwin a attribués à Balanus perforatus Brug. var. mirabilis et var. fistuloms Poli (PI. V, fig. 1 c, 1 d). Quand les individus sont isolés, ou fixés à des supports larges, ils ont une forme conique-cylindracée, un peu recourbée vers la pièce carénale, avec un orifice subpenta- gonal, faiblement denté; si, au contraire, ils ont un support étroit, leur partie inférieure grandit à la façon d'un tuyau, l'orifice devient irrégulier et leur forme générale s'écarte beaucoup de la forme typique. Il faut aussi considérer que cette espèce est très sujette a-u mimétisme et que, comme elle se fixe souvent sur des coquilles, son test peut reproduire les cannelures, les sillons, les côtes, les lamelles du support. Un groupe provenant do Mios, fixé sur un Chlamys pino- riini C. et P. ressemble bien aux spécimens vivants figurés par Darwin ; par contre, il n'a que peu d'affinité avec les fossiles du Pliocène de la Sicile figurés par Seguenza (part. II, PI. IX, fig. 18, 19, 22) et pas davantage avec ceux du Plio- cène de l'Astésan que j'ai figurés dans ma monographie de 1906, p. 294, PI. IV, fig. 17 a. Quand on dispose de nombreux spécimens, on remarque, comme j'ai eu l'occasion de le faire (Studii mono g . sui Cirripedi Pisa, 1906, p. 294) un dimorphisme très accusé dans cette espèce et on comprend bien comment Darwin en a créé quatre variétés. Les scutum de B. perforatus Brug. qu'on trouve à Mios — 218 - ont la face externe sillonnée de petites côtes parallèles 'aii bord basai, ils se rapprochent beaucoup de ceux de la Sicile figurés par Seguenza (PL IX, fig. 20 a). La face interne montre l'arête articulaire droite et très saillante; la cavité du muscle latéral dépresseur est large et profonde et l'arête de l'adducteur recourbée et très marquée. Par ces caractères, ils présentent une grande analogie avec ceux qu'a figurés Darwin (PL IV, fig. 3 a), et avec ceux de Seguenza (PL IX, fig. 20b). • Les tergum ont l'apex recourbé en forme de bec d'une façon très caractéristique, leur face externe est striée de sillons réguliers qui se réjoignent sur la dépression longitu- dinale ; sur la face interne l'arête articulaire est recourbée et très marquée, la cavité du muscle adducteur large et profonde. Ils correspondent bien à ceux qu'a figurés Darwin (PL IV, fig. 5 b, 5 c), et surtout à ceux de Seguenza (PL IX, fig. 21) du Pliocène de l'Italie. Je rapporte avec doute à cette espèce quelques tests isolés recueillis à Pessac (Lorient); ils ont les parois cannelées, costulées, de coloration violacée ou rougeâtre ; les rayons très étroits sont très obliques au bord basai. Ces spécimens ont beaucoup d'affinité avec ceux' qu'on rencontre dans l'Hel- vétien de^Manciet (Gers) que je crois devoir aussi rapporter à B. pe?' forât us. Avec ces débris a été trouvé un tergum dont l'éperon est presque absent et qui de ce fait ne présente aucune ressem- blance avec les tergum des espèces de Balamis que je connais. Localités. — ? Pessac (Lorienl), coll. Duvergier. — Aqaitaiiîen. Léognan, coll. Duvergier. — Burdigalien. Salles, coll. Duvergier, coll. Peyrot; Mios, ? Manciet (Gers), coll. Duvergier. — Helvétîeii. Balanus amphitrite Darw. 1854. BaloMus amphitrile G. Darwin. A Monograph on the subclass Cirri- pedia, loc. cit.. p. 240, PI. X, fig. 2a, 2b. — 219 — 1873-76. Balanus amphitrite G. Seguenza. Cirripedi ierz. délia prov. di Messi7ia. Parte T, p. 86, PI. I, fig. 6, 6a, 6b, PI. II, fig. 2, 2a. Parte II, p. 82. 1907. — — G. de A.lessandri. Osservazioni sopr. aie. Cirripedi fossilidellaFrancia,loc. ciï.,p.282. Le test de cette espèce est très polymorphe ; le plus souvent sa forme est conique écrasée, d'autrefois elle est cylin- dracée recourbée, quelquefois même prismatique. L'orifice est presque toujours denté et large; les parois ont la surface lisse avec quelques côtes marquées près du bord basai. La coloration est très varia!)le, tantôt bleuâtre foncée, tantôt, violacée avec des sillons blanc rosé ou blanc jaunâtre. Les rayons sont enfoncés, leur coloration est plus pâle que celle des parois, leur bord supérieur est très oblique au bord l)asal. Les ailes sont blanches, portant de nombreuses lignes d'accroissement droites et parallèles, leur bord supérieur est tantôt oblique, tantôt parallèle au bord basai. La gaine est ornée dans toutes les pièces pariétales de sillons bien mar- qués et peu nombreux. Les valves opercularres sont très caractéristiques. Le scutum a la face extei"ne sillonnée de lignes fines et parallèles au bord basai ; sur la face interne l'arête du muscle adducteur est courte et recourbée, colle du muscle articulaire droite et bien marquée. Le terguui est bien développé, sa face externe porte une grosse cannelure, l'éperon est large avec le bord inférieur arrondi. J'avais déjà rencontré cette espèce dans la coll. Gossmann et j'ai trouvé dans la coll. Duvergier plusieurs exemplaires de Cestas. Les tests sont caractéristiques avec l'orifice aigu, rhomboïdal, et les rayons étroits, à bords obliques au bord basai; la coloration est blanche ou blanc rosé. Un tergum qui correspond assez bien à la variété cnmmunis Darvv., a l'éperon élancé et le bord basai assez ondulé, l'apex est aigu et forteuient recourbé. De Salles (Moulin Débat) proviennent i\^\\x scutum qui ont Tome LXXIV. 15 a — 220 — (le raffinité avec ceux de />. amphitrile du Pliocène de la Sicile figurés par Seg-uenza (ojj. cit., PL I, fig-. 6c, 6d), mais ils ne sont pas complets et leur face externe présente des sillons longitudinaux qu'on n'observe pas dans ceux de la Sicile. Un autre tergum de la même localité correspond bien à B. amphitrite par les caractères de la face interne, mais la face externe porte des sillons longitudinaux, le bord basai est sinueux et l'angle latéro-basal très proéminent. Je reste dans le doute sur sa détermination précise. Localités. — Saint-Avit (Landes). — A(|nitaiiieii. Saucats, Cestas, coll. Duvergier. — Burdigalieii. ? Salles (Débat), coll. Duvergier. — Ilelvétîeii. Balanus crenatus Brug. 1789. Balanus crenatus Bruguière. Encyclop. nicth. {des Vers). 1855. — — C. Darwin. Fossil Balanldœ and Vemœidsc, loc. cit., t. IX, p. 23, PI. I, fig. 6 6g. 1907. — — G. de Alessandri. Osscrv. sopr.alc. Cinipedi fos- sUl délia Francia, loc. cit., p. 284, f '1 IX, fig. 28, 29. Jusqu'à présent, cette espèce n'a été trouvée que rarement dans l'Aquitaine, comme du reste dans le Tertiaire de la France, sauf dans les formations pliocéniques du Gard où elle est assez abondante. Elle ne figure pas dans la coll. Duvergier, mais je l'ai trouvée dans la coll. Bial de Bellerade provenant du Calcaire à Astéries; je la mentionne cependant ici car on la trouvera vraisemblablement dans le Miocène de l'Aquitaine, sa distri- bution géologique s'étendant au Miocène d'Italie et d'Alle- magne, au Pliocène d'Angleterre et au quaternaire de Scandinavie et du Canada. Le test est très souvent variable dans sa forme ; s'il est isolé, il est conique recourbé, mais si les spécimens sont nombreux et fixés à un support étroit, leur forme devient 221 écrasée ou cylindrique allongée ou tubulaire prismatique. Dans la Gironde, on le rencontre avec la forme conique écrasée, les rayons ont leur bord supérieur très oblique au bord basai, les ailes sont étroites et leur bord supérieur est également très oblique au bord basai; la gaine a des sillons nombreux et réguliers ; les parois ont leur surface externe lisse, costulée près du bord basai; la coloration est blanche. Le scutum de cette espèce est caractérisé par les sillons rares et sinueux de sa face externe qui se développent sous forme de costules dans la région basale ; sur la face interne, l'arête du muscle articulaire est courte et saillante. Le tergum est large ; son apex est recourbé ; l'éperon est large et très peu saillant; sur la face interne on remarque une cannelure qui se développe beaucoup, presque au tiers de la largeur de la valve.- Localité. — Quinsac, coll. Bial de Bellerade. — j^taiopîeii. Balanus bisulcatus Darw. iS55. Balanus bisulcatas C. Darwin. Fossil Balanidse and Verrucidx, loc. cit., t. IX, p. 26, PI. II, fig. 2a-2h. 1907. — ■ — G. de Alessandri. Osservazioni sopr. aie. Cim- pedi fossiii délia Francia, loc. cit., p. 286, PI. IX, fig. 30. Cette espèce n'est pas rare dans le Tertiaire moyen et supérieur de la France. Quelquefois on la recueille avec les pièces des parois isolées, elles ont une coloration blanc jaunâtre avec des côtes longitudinales blanches; ces côtes, dont la section est ronde, sont bien marquées, séparées les unes des autres et couvrent toute la surface. " On a rencontré dans l'Aquitaine plusieurs tests que j'ai rapportés à cette espèce; ils ont la forme conique écrasée; l'orifice est large, subquadrangulaire, légèrement aigu près de la pièce carénale. Tome LXXIV. 15 b — 222 — Les scLitum sont triangulaires, allongés ; leur face externe est partagée par trois sillons longitudinaux assez marqués, délimitant quatre zones. Cette disposition caractéristique est particulière à cette espèce. Le tergum de B. bisidccUus n'a pas encore été rencontré, ou du moins signalé dans les formations tertiaires de la France. Il est aplati et sa face externe porte un cordon longi- tudinal gravé près du bord scutal; ce dernier est courbé en dehors, la surface porte aussi quelques cannelures longitu- dinales. L'éperon est large et dépasse très peu le bord basai. Sur la face interne, l'arête articulaire fait saillie et les arêtes du muscle dépresseur sont bien développées. Localité. — Cestas, coll. Bial de Bellerade. — Burdigalien. Balanus unguiformis Sow. PI. 1, fig. 12. 1846. Balanus unguiformis J. de C. Sowerby. Minerai Conchology (sine descriptione), PI. 648, fig. 1. 1855. — — C. Darwin. Fossil Balanidœ and, Verrucidce, loc. cit., t. IX, p. 29, PI. II, fig. 4a, 4b. 1907. — — G. de Alessandri. Osservazioni sopr. aie. Cir- ripedi fossili délia Francia, loc. cit., p. 288, PI. IX, fig. 31. Cette espèce est assez rare dans le Testiaire de la France oii elle est toujours de petites dimensions. Le Burdigalien de Saucats (Pontpourquey) a fourni des tests et un scutum que j'attribue à B. îmginformis. Les exemplaires sont tantôt fixés à des coquilles, tantôt isolés; la forme du test est conique, écrasée^ légèrement recourbée, l'orifice est étroit, denté, aigu vers la pièce carénale, les rayons sont étroits, leur sommet très oblique au bord basai, les ailes sont peu développées, la gaine est lisse, la surface interne des parois est cannelée longitudina- lement surtout dans sa partie inférieure, la surface externe est tantôt lisse, tantôt costulée ou drapée irrégulièrement; — 223 — la coloration est rosée ou carnée avec des bandes blanches le long- des parois. Un exemplaire provenant de Léognan (Coquillat) a la surface des parois presque lisse, mais avec des sillons irrégu- liers dus à un phénomène de mimétisme. Un autre exemplaire de Saint-Avit a ses parois festonnées et cannelées, Uorifice est large et denté, la coloration est bleuâtre. Un scutum trouvé à Pontpourquey ressemble beaucoup par sa face externe à celui de Noaillan (La Saubotte) de la coll. Bial de Bellerade que j'ai figuré dans mon Mémoire de 1907 (PI. IX, fig. 31a) et aussi au spécimen figuré par Darwin (PI. II, fig. 4c) ; mais il diffère de tous les deux par sa face interne ; en effet, sur ce spécimen l'arête du muscle adduc- teur et celle du muscle articulaire sont bien marquées et saillantes et se recourbent dans la région moyenne de la valve, limitant ainsi une cavité triangulaire peu profonde où s'insère le muscle articulaire. Localités. — Noaillan (La Saubotte), coll. Bial de Bellerade ; Saint- Avit (Landes), coll. Duvergier. — Aquitanieu. Léognan (Coiiuillat) ; Saucats (Pontpourcfuey), coll. Duvergier. — Itnrdigalieii. Genre : CHELONOBIA Leach, 1817 Chelonobia Duvergieri nov. sp. PI. I, fig. 13-18. Le genre Chelonobia n'a jusqu'à présent que très rarement été trouvé à l'état fossile, les spécimens connus sont presque tous incomplets; ils proviennent pour la plupart des dépôts pliocéniques ou quaternaires. Seul, le Chenolohia Capellinii de Al. a été rencontré aussi bien dans le Pliocène d'Orciano (Toscane) que dans le Miocène de la colline de Turin (Pié- mont). Une autre très intéressante espèce, Chelonobia heniisphœ- — 224 — rica Rothpl. et Sim. (1) a été recueillie dans le Pliocène des Iles Canaries. Jai trouvé dans la coll. Duvergier quelques Cirrhipèdes noyés dans un polypier qui, par la forme générale du test, les dimensions et la forme de l'orifice, le développement de la gaine et celui des septa dans la partie interne et inférieure du test, doivent être rapportés au genre Chelonobia. J'ai trouvé aussi dans la même collection divers fragments libres provenant du même support et représentant les différentes plaques pariétales de ce Girrhipède. Les dimensions de ces spécimens provenant du Burdigalien de l'Aquitaine sont plutôt petites, même en comparaison de ceux du Miocène de la colline de Turin. La surface externe de la muraille est ornée de côtes bien développées et irrégulières, elles sont au nombre de trois ou quatre pour chaque pièce pariétale, leur section est légère- ment courbe, quelquefois plane, elles sont plissées et feston- nées dans la partie inférieure près du bord basai ; leur surface est ornée de nombreux et fins sillons d'accroissement. Les rayons sont peut-être absents et la jonction des diffé- rentes plaques se fait par des lignes droites et étroites ; il n'y a pas trace de dents sur les bords pariétaux. Le test dont on ne peut voir que la surface interne sur les cinq spécimens entiers et complets qui sont profondément enfoncés dans le polypier, présente probablement une forme conique, irrégulière, tant soit peu aiguë près de la plaque carénale; son orifice est petit, ovalaire, légèrement pointu toujours près de cette plaque. La gaine est large, entière, sans sillons d'accroissement marqués, s'étendant presque jusqu'à la moitié des parois et bien en relief sur leur surface. Les septa, très nombreux, sont étroits et sinueux ; dans la région inférieure ils sont chagrinés ou très étroitement (1) A. RoTHPLATZ und.V. SiMONELU. — Die marinen Abiagerungen auf Gran Canaria. Zeitsch. d. deutsch. geol. Gesallsch., t. XLII, fasc. 4, Berlin, 1891. _ 225 — festonnés. Les uns sont plus long's et atteignent presque la gaine; les autres, plus courts, sont presque toujours inter- polés aux premiers ; ceux qui sont plus développés, sont quelquefois bifurques, leur section est en lame de couteau s'élargissant dans la partie inférieure près du bord basai. La base était probablement membraneuse. Cette espèce se distingue facilement des autres espèces fossiles décrites jusqu'à présent d'abord par l'exiguïté de ses dimensions puis par l'ornementation de la surface de ses pièces pariétales qui est toujours lisse dans les espèces connues. L'ornementation de la muraille de cette espèce a de la ressemblance avec celle de l'espèce vivante C. cave t ta Spen- gler, de la Côte occidentale d'Afrique, mais la forme du test est bien différente, de plus les lignes suturâtes des parois qui sont droites dans l'espèce fossile sont sinueuses dans l'espèce vivante. Nous ne connaissons pas malheureusement avec certitude les pièces operculaires de C. Duvergieri, espèce qui, jusqu'à présent, est la plus ancienne du genre ; cependant j'ai trouvé de petites plaques operculaires extraites d'un polypier de Cestas qui, par leur forme, leurs petites dimensions, l'ornementa- tion de leur face externe portant des lignes d'accroissement sinueuses avec de larges zones lisses, peuvent probablement être attribuées à C. Diwergieri^ mais ces spécimens sont trop mutilés et incomplets pour permettre une détermination sûre. Les représentants actuels du genre Chelonobia ont pour support les Cétacés, les Tortues, les Crustacés et les Mollus- ques, c'est la première espèce connue qui ait vécu non pas seulement attachée mais enfoncée dans un polypier ; toutefois le C. caretta pénètre quelquefois assez profondément dans l'épaisseur de la carapace des tortues, à la manière des représentants du genre Tuhicinella qui sont enfoncés >dans la peau des Baleines. Localités. — Dax (Mandillot), coll. Duvergier. — Burcligalieii inf . ■f Cestas, coll. Duvergier. — Bitrdigalieii sup. — 226 — Famille : TETRAMERWM ^oiis-FKm\l\e: TE m A CL fTIN.^ Genre : PYRGOM Leach., 1817. Pyrgoma anglicum Sow. PI. I, fig. 3. 1823. Ptjr g orna anglicum G. B. Sow erhy. Gênera of. récent and fossil shells, fig. 7, no 18. 1855. — — C. Darwin. Fossil Balanidse and Verrucidœ, toc. ctï., p. 36, PI. Il, fig. 7a, 7c. 1873-76. — — G. Seguenza. Cirripedi terziarli délia lorov. di Blessina, loc. cit., part. I, p. 50, PI. II, fig. 4a, 4b, part II, p. 88. 1906. — — G., de Alessandri. Studi monogr sui Cirri- jiedifossilid'Italia, loc. cit., p. 320, Pl.XVIIl, fig. 14. Le test est conique, écrasé; l'orifice denté, subelliptiqiie, légèrement aigu vers la pièce carénale ; les parois ont des côtes nombreuses, régulières, à surface arrondie et ornées de lamelles dans leur partie inférieure. L'ornementation du test correspond bien à celle des spéci- mens du Coralline Crag d'Angleterre, figurés par Darwin, toutefois leur orifice est plus large et la forme du test est moins ovale et moins régulière. Le spécimen qui a les rapports les plus étroits avec ce Pyrgoma est celui da Miocène de Rosignano (Piémont) que j'ai figuré en 1906; il présente la même ornementation du test, même forme, même orifice et à peu près les mêmes dimensions; l'exemplaire du Miocène de Eggemburg (près Vienne) que j'ai figuré en 1910 (op. cit., PI. XLVIll, fig. 15) présente aussi une grande ressemblance ; l'ornementation, la forme et les dimensions sont identiques, mais son orifice est triangulaire. Je ne crois pas qu'on ait signalé encore de représeritant du genre P//rf/oma dans le Miocène de l'Aquitaine. M. P. Gour- — 227 — ret (1) a indiqué la présence de ce genre dans le Miocène de Garry, près Marseille. Le Pijfgoma est assez commun dans les formations littorales du Tertiaire moyen et supérieur d'Italie, d'Autriche, de Yougo-Slavie. Dans cette dernière contrée, c'est le professeur D. Gorjanovic-Kramberger qui l'a signalé le premier à l'état fossile en 1889 (2), mais cet auteur l'avait rapporté à la famille des Rudistes en le décrivant comme un nouveau genre CeraAoconcha. Puis il a placé ses spécimens dans le genre Creusia Leach (3). Le genre Creusia a en effet une grande affinité avec le gefire Pyrgoma, mais il s'en distingue par l'absence de rayons dans les quatre pièces compartimentâtes, or ces rayons sont bien développés' sur les exemplaires décrits par le prof. D. Gorjanovic-Kramberger. Dans le Miocène moyen d'Autriche, le professeur Wlad. Jos. Prochâzka (4) a décrit de nombreuses espèces de Pyr- goma, il les a placées dans le sous-genre Creusia^ mais la plupart de ses espèces avaient déjà été trouvées dans le Tertiaire supérieur d'Italie et décrites par G. Seguenza. J'avais déjà fait cette remarque dans mon Mémoire de 1910 sur les Cirrhipèdes du Miocène d'Eggemburg (page 14). Localités. — Mârignac (Baour), coll. Duvorgier. — Aqnitanien. Dax (MandUlot), coll. Neuville. — Bitrdigalieii. (1). P. GouRRET. — La faillie tertiaire marine de Carry, de Sausset et de Cou- ronne, près Marseille. Bull, de la Soc. belge de Géol., de Paléont. et d'Hydrol. (Mémoires , t. IV, p. 89, Bruxelles, 1891, 1892). (2) D'' D. Gorjanovic-Kramberger. — Usher einen tertiiiren Rudisten ans Podsused bei Agram. Socielas Historiœ Naluralis Groalica. Zagreb, 1889 (avec une Planche). (3) D"' D. Gorjanovic-Kramberger. — Berechtigung bezUglich Ceratoconcha costata aus dem miocdn von Podsused. Verhandl. d. k. k. g-eol. Reichsanslalt, Wien. 1889. (4) Wlad. Jos. Prochâzka. — Ueber fossile Creusien des màhrischen, nieder- ôsterreich., steierischen iind croatischen Miocàns. Rozpravy Geské akad. Cèsare Franlika Josefa, elc, Praze, 1893. NOTE COMPLÉMENTAIRE PAR J. DUVERGIER Pyrgoma Rangii (Des Moul.) 1867. Creiisia Rangii th. Des Moulins. Liste des principaux fossiles reeueilUs à Cazeneuve. A. S. L. B., t. XXVI, p. 302. 187376. Pyryoma inuliicostatum G. Soguenza. CirripecU terziarii délia prov. di Messina, loc. cit., Part. I, p. 55, Pi II,fig.7,7a,7b;Part.II,p.89. 1895 — — G. de Alessandri. Contribuzione alla stud. dei Cirripedi fossili dltalia, loc. cit., p. 67, PI. II, fig. 2. 1906 — — G. de Alessandri. Studi monograf. siii Cirripedi fossili d'Italia, loc. cit., p. 320, PI. XVIII, fig. 15-22. Ce Mémoire était achevé lorsque j'eus l'occasion de com- muniquer à M. G. de Alessandri quelques Cirrhipèdes fossiles de la coll. Degrange-Touzin. Il me répondit : (( J'ai rencontré de très intéressants spécimens de P7jrgo7na multicostatum Seg. que je vois déterminés Creusia Rangii Des Moul. Je dési- rerais connaître la note où Des Moulins a décrit cette espèce, car je ne la trouve pas parmi les Mémoires qui s'occupent de Cirrhi- pèdes fossiles. Si Des Moulins a déjà figuré cette espèce, il est inutile de la reproduire, mais si ce savant ne l'a pas fait on pourrait ajouter une figure dans le texte. » Je me procurai le Mémoire de Des Moulins (A. S. L. B.), t. XXVI, 1866, p. 300) et l'envoyai à M. G. de Alessandri. Je ne devais malheureusement pas recevoir de réponse, la mort ayant inopinément frappé notre collègue. Pijvgoma Rangii Des Moul. Bazas (La Flotte). (Grandeur naturelle) — 229 — Mais Ja (iiiestioii qu'il a soulevée ne doit pas rester sans solution, aussi je donne la figure des spécimens de la coll. Dei^rau^e-Touzin pour conii»léter la description très détaillée de Des Moulins [loc. cit., p. 302), et me basant sur l'autorité de M. de Alessandri et sur la resseml)lance complète des spécimens de Vreusia liangi'i de la coll. Degrange-Touzin avec les figures de Pyi'goma liiaUkosIdhon, je signale que le nom de Pi/rgoma mulùcosiatum donué à ce fossile par Seguenza en ltS73 doit tomber en synonymie île Pi/rqoma Ranyii (Des Moulins) 1867 qui est antérieur. J'ajoute aussi ce Pijrgoma Bang/i h la liste des Cirrhipèdes fossiles du Miocène de la Gironde avec les provenances aquitanieunes de Villandraut (Gamachot), Bazas (La Flotte), Grignols (Le Minerol), et burdigalienne de Saucats (Peloua); ces siiécimens figurent dans la coll. Deeranii'e-Touzin au Muséum d'Histoire Naturelle de Bordeaux, Bordeaux, Juin 1922. I PLANCHE I FiG. 1 Lepas anatifera L., lei-guin, face externe X 2/1, Pessac (Lorienl). — 2 — — face interne X 2/i, — — 3 Pyrgoma anglicuin Sow., test, légèrement grossi, Mérignac (Baour). — 4 Balanus concavus Bronn., scutum, face externe, G. N. Saucats (Lariey). — 6 — — — face interne, G. N. — — 7 — — tergum, face externe, G. N. — — 8 — — — face interne, G.N. — — 9 Balanus tintiniiubulum L , test, G. N. Saucats (Lariey). — 10 — scutum, face ext., G. N. Saucats (Lariey)^ — 11 Balanus perforatus Brag-., groupe de lesls, G. N. Salles. — 12 Balanus unguiformis Sow., test, G. N. Saucats (Pontpourquey). — 13 Chelonobia Duvergieri de AL, tests, face int., G. N. Dax (Mandiiiot. — 14 — — test, — — — — 15 — — pièce pariétale, face externe, X 4/1 Dax (Mandillol). — 16 — — — face interne, X 4/1 Dax (Manditlot). — 17 — — — face externe, X 4/1 Dax (Mandiiiot). — 18 — — — face interne, X 4/1 Dax (Mandiiiot). Tous ces spécimens de la coll. Duvergier. ;ti:s de la Société linnéf.nnr dk B(3RnEAux T. LXXIV. Pl. I. Cirrhipèdes du Miocène de l'Aquitaine. l'AR G. DE AlESSANDRI Phototypie Ch. CHAMSon, Bordeaux. sue DU BORDELAIS PAR F. ROMAN CHARGE D UN COURS DE GEOLOGIE A h UNIVERSITE DE LYON Les Vertébrés, et surtout les Mammifères, sont rares dans le Miocène bordelais ; ces formations étant presque exclusi- vement marines, on ne peut compter que sur les quelques débris entraînés par les fleuves de l'époque sur les plages atlantiques. Les Mammifères marins sont les plus abondants, on y a néanmoins rencontré quelques dents et ossements isolés de Mammifères terrestres. Ce sont ces derniers docu- ments qui font l'objet principal de cette note. Ils m'ont été communiqués avec la plus grande obligeance par MM. Duvergier et Rozier, les auteurs de ces découvertes précieuses pour l'histoire géologique de cette région. Avant de les étudier, il me semble intéressant d'établir, d'après les travaux anciens, une liste générale comprenant les Mammifères marins dont les descriptions sont disséminées dans un certain nombre de notes isolées, dues pour la majeure partie à Delfortrie, qui s'était fait une spécialité de cette étude. 1. — BURDIGALIEN SIRÉNIENS La mollasse ossifère de Léognan a donné un certain nombre de restes Metaxytherium. Une mandibule en parti- Tome LXXIV. 16 — 232 — ciilier, décrite mais non figurée par Gervais(l), offre un grand intérêt. Cette pièce, de taille un peu plus faible que l'espèce helvétienne de la vallée de la Loire {Metaxijlherium Ci/vieri de Christol = fossile Guvier), possède une prémolaire de plus. Etant donnée sa position stratigraphiqne, nous avons supposé dans un ouvrage précédent qu'il serait peut-être possible de l'assimiler à M. Beamnonli du Burdigalien de la vallée du Rhône (2). Cette hypothèse est d'ailleurs assez fragile, étant donné qu'on ne connaît pas le crâne de cette dernière espèce; mais il est incontestable qu'il s'agit d'une forme différente et d'un autre horizon que celle de la vallée de la Loire. CÉTACÉS Les restes en sont assez abondants à Léognan, dans la mollasse ossifère. Parmi eux et faisant partie du groupe des Odontocètes, il convient de signaler Squalodon Gra- teloupi Gervais. La pièce type a été figurée par Gervais (Paléontologie fran- çaise, 2e édit., PI. XLl, fig. 5), puis reproduite avec un autre fragment de mandibule, des vertèbres et une pièce sternale par Gervaig et van Beneden [Ostéographic des Cétacés, PI. XVIII, fig. 1-7). Cetorhynchus (Campsodelphi/s) tetragonius Delfortrie. {Ann. Soc. Linn. de Bordeaux, t. XXX, p. 1, PL V, 1875; reproduit in Gervais et van Beneden, Ont. des Cétacés, PI. LIX, fig. 1). Crâne presque complet. (1) Gervais. Paléontolor/ie générale, p. 182. ' (2) Deperet et Roman. ï^e Felsinollierium Serresi des sables pliocènes de Monl pellier et les rameaux phyléLiques des Siréniens fossiles de l'Ancien Monde. Archk Mus. de Lyon, 1920, p. 33. — 233 — Cetorhynchus (Campsodelphis) macrogenius Laurillard . (In Gervais, Pal. fr., 2^ édit., p. 311, PI. XLI, fig. 6 {non 7), et Gerv. et V. Bened., Ost. des Cet., PI. XLII, fig. 1). Un fragment de rostre. CARNIVORES Pseudocyon sansaniensis, mutation de petite taille, PI. I, %. 1, la, Ib. Une carnassière inférienre de Pont-Pourquey, près Saucats (collection Rozier). Cette dent se rapproche beaucoup de celle du Pseudocyon sansaniensis Lartet (Descr. des Mammif. de Sansan, Ann. Se. GéoL, t. XXI, 1891, p. 153, PI. IX, fig. 1-3) dont elle a sensi- blement la taille, mais elle en diffère par un talon plus épais et par sa pointe médiane un peu moins élancée. Ces caractères la rapprochent d'une autre espèce de Pseii- docyon signalée par Gervais dans les sables de l'Orléanais, mais non dénommée. Le type de cette dernière espèce a depuis été décrit par M. Mayet et figuré sous le nom de Pseu- docyon Depereti (Matnmif. de l'Orléanais., PI. IX, fig. 4 a, b(l). Cette forme a un talon encore plus fort que celle de Pont- Pourquey. Les différences sont insuffisantes pour créer un nom nouveau, mais il y a tout lieu de penser que l'espèce de Pont- Pourquey est intermédiaire entre les deux formes précitées et peut servir de terme de transition de l'une à l'autre. Il y aurait ainsi un petit rameau phylétique débutant dans le Burdigalien et se terminant dans l'Helvétien. On pourrait établir la succession suivante de ces espèces dans le temps : Burdigalien inférieur : Pseudocyon Depereti., de Chilleurs ; Burdigalien supérieur : Pseudocyon sansaniensis, mut. de Pont-Pourquey ; Helvétien : Pseudocyon sansaniensis type, de Sansan. (1) Ann. Univ. de Lyon, nouv. sér., l'asc. XXIV, 1908, p. 208. 0.031 0.029 0.008 0.007 0.0125 0.0099 0.0115 0.0135 0.0135 0.013 — 234 — Les dimensions comparatives suivantes ont été relevées sur ces diverses pièces : Carnassière inférieure de : Cliilleurs Pont-Pourquey Sansan Longueur totale . 029 Longueur du lobe antérieur. 0.007 Longueur du lobe postérieur. . 009 Longueur du lobe principal. 0.013 Epaisseur du talon 0.016 L'attribution de cette espèce au genre Pseudocyon ne fait aucun doute. Ce genr« créé par Lartet pour l'espèce de Sansan, se distingue des Amphicyon par les caractères suivants : 10 Forme générale plus courte et plus élargie de la carnas- sière ; 2o Pointe principale plus courte et plus surbaissée, portant une pointe interne aussi haute qu'elle, très rapprochée de celle-ci et à peine saillante ; 3° Lobe postérieur proportionnellement plus court; 4° Lobe postérieur massif, avec denticule externe de même hauteur que le lobe antérieur; denticule interne bien plus bas, séparé de l'externe par une dépression plus profonde. Tous ces caractères sont très nets dans la dent de Pont- Pourquey. ' PINNIPÈDES Palaeophoca Leclerci Delfortrie. PI. 1, fig. 4, 4 a. Une incisive recueillie à Mérignac (Pontic) 'par M. Duver- gier. 11 est bien difficile, à l'aide d'une seule incisive, de déter- miner sûrement l'espèce à laquelle a appartenu cet animal. Par sa taille, par la forme légèrement bifide du sommet de la couronne, par le renflement assez considérable de la base — 235 - de la racine, cette dent paraît se rapporter à la forme décrite sons le nom de Otaria Leclerci (A?m. Soc. Linn. de Bordeaux, t. XVIII, 3e sér., t. Vil, p. 385, fig. 1 a^ b, c, d, in texte, 1872). Delfortrie, qni n'avait guère à sa disposition de documents plus concluants, constate la ressemblance des dents de Saint- jMédard-en-Jalles avec celles de VOlaria juhata figuré par de Blainville, des Ot. ursina Peron., et Ot. Stelleri Peters, figurés par Allen. Il considère cette dent comme le seul reste d'Otarie fossile connu en Europe. Van Beneden {Descript. des Cétacés foss. d'Anvers, 1er fasc.) tend à rapprocher les deux espèces de Delfortrie de son Paleophoca : la dent de 0. Oiidryana Delf. , caractérisé par ses racines bifides, serait une prémolaire de cet animal, tandis que celle nommée 0. Leclerci serait une incisive. Je serai assez d'avis que les deux dents de Saint-Médard taisaient partie d'un même animal. ' 11 me paraît difficile par contre d'admettre, faute de docu- ments suffisants, l'identité de l'espèce du Bordelais et celle des Grags rouges d'Anvers, qui est de taille plus forte, d'après les seules dents figurées par van Beneden, et qui appartient à un niveau plus élevé. Je crois cependant qu'il convient de rapporter l'espèce du Bordelais au genre Paleophoca v. B. et non aux Otaries, qui ont une toute autre distribution géographique. Il serait intéressant de comparer cette espèce à celles qui ont été signalées par Bouault dans l'Helvétien de la région de Rennes. Mais la description insuffisante des deux espèces créées par ce Paléontologiste : Plioca Gervaisi et Pli. Larryei {Compt. rend. Ac. des Se, t. XLVII, p. 100, 1858) ne permet- tent pas d'en faire état. On se heurte à d'autres difficultés si l'on veut la comparer aux espèces du bassin méditerranéen, décrites par Toula, et dont on ne connaît que les pièces du squelette, mais pas la dentition. Je me bornerai donc à donner ici la description de la pièce , ~ 236 -- du Bordelais. Cette dent de très petite taille (longueur totale: 19 millimètres; longueur de la couronne: 7 mill. ; épais- seur au niveau du renflement de la racine : 6 mill. 5), a une couronne de forme conique, légèrement courbe, sa surface est un peu ciiagrinée ; elle est légèrement aplatie transversa- lement, son extrémité offre deux pointes distinctes séparées par une faible échancriire. A la base de la couronne, il y a un fort bourrelet interne un peu irrégulier. La racine unique, de forme conique, est très fortement renflée un peu au-dessous de la couronne ; cet épaississement est notablement plus large que celle-ci. Par sa forme générale cette dent rappelle celle de Saint- Médard-en-Jalles décrite par Delfortrie, mais elle est plus petite et moins tranchante latéralement. On n'observe [pas non plus les pointes supplémentaires latérales indiquées dans la description du type. Si cette dent appartient à la même espèce, il faudrait la considérer comme une i^, la dent de Saint-Médard étant i^. RUMINANTS Micromeryx Flourenti Lartet, mut. Burdigalienne. PI. 1, fig. 2, 2a, 3, 3a. Micromeryx Flourentianus Lartet, Note sur la coll. de Sansan. Palaeomeryx (Micromeryx) Flourentianus Lart.^ in Fraas, Die Fauna von Steinheim, 1859. Dremotherium (Micromeryx) Flourentianum Lart. in Depéret, Rech. sur les faunes de Vertébrés Mioc. de la vall. du Rhône {Arch. Mus. Hist. nat. de Lyon, t. IV, p. 257, 1887). Micromeryx Flourentianus LarTi., in Filliol, Etude sur les Mamm. de San- san, p. 236, PL XXIV, fig. 1-6; PI. XXV, fig. 1-10 (Ann. Se. Géol., t. XXI, 1891). Micromeryx Flourentianus Lart. in iMayet, Etude sur les Mamm. foss. de l'Orléanais (Ann. Univ. de Lyon, nouv. sér., Se. Méd., fasc. XXIV, p. 134/ \ Ce petit Tragulidéj dont la taille ne dépasse pas celle du lapin, a été rétrouve dans les faluns marins du Burdigalien — 237 — supérieur à Cestas (Gironde). Les échantillons qui m'ont, été communiqués par M. Duvergier, auteur de la découverte, consistent en deux molaires supérieures M^ droite et gauche, en hon état de conservation, une prémolaire inférieure incomplète, prohablement P^, et un métatarsien absolument intact. Les molaires offrent les caractères typiques du genre, c'est- à-dire, deux pointes externes assez élevées avec un pli inter- lobaire bien marqué. Le croissant postérieur interne a sa branche postérieure reliée avec la crête du croissant externe correspondant. La branche antérieure du croissant interne, plus courte, s'arrête sans prendre contact avec le lobe externe. De petits trabécules d'émail réunissent l'un à l'autre la branche antérieure du croissant postéro-interne et la branche postérieure du croissant antéro-inteme. Gela paraît correspondre au petit mam melon signalé par Filhol et ligure dans le spécimen de Sansan (PI. XXIV, fig. 6). La seule différence que l'on puisse constater avec l'espèce de Sansan, c'est la forme un peu plus ouverte du croissant interne. Au point de vue de la taille on peut remarquer que les dents de Gestas sont un peu plus courtes, elles mesurent à peine 6 millimètres. Il en est de même pour les dents corres- pondantes du Mic7\ Flourenti de la Grive-Saint-Alban (Isère), où cette espèce abonde, qui sont aussi de taille un peu plus forte que celles de Gestas. La même différence de taille existe entre les métacarpiens de Gestas, de Sansan et de la Grive. Le plus petit individu de Sansan, d'après Filhol, mesure 88 millimètres, tandis que celui de Gestas, qui possède les mêmes caractères, n'atteint que 83 millimètres, ce qui correspond bien aux dimensions des dents (fig. 1a). On a donc à Gestas une forme naine de cette espèce. Au point de vue stratigraphique le Micromeryx Flourenti débute dans la partie inférieure du Burdigalien, oii il a été signalé par M. Mayet à Ghitenay dans l'Orléanais. Le frag- — 238 — ment de mandibule de cette localité portant M^, a des carac- tères identiques à celui de Sansan, mais la taille en est un peu plus faible (M^ infér. de Chitenay = 7 millimètres, pour 6 millimètres à la dent cor- respondante de Sansan). Très abondant dans l'Helvé- tien de la Grive-Saint-Alban, ce petit ruminant y a les dimensions de celui de San- san; il est même parfois un peu plus grand comme on peut s'en rendre compte par les grandeurs comparatives des métatarsiens (fig. 4). Le plus grand spécimen de la Grive que j'ai pu observer atteint 95 millimètres, c'est- à-dire qu'il est plus long que , le plus grand de Sansan (92 mill. sec. Filhol). Microm. Floiirenti est com- mun à Gôriach etàSteinheim, équivalents stratigraphiques exacts de la Grive. Dans les sables du Miocène supérieur de la Croix-Rousse à Lyon, M. Depéret a signalé sous le nom de Dremothe- rium sp. [loc. cit., p. 21, PI. XII, fig. 17) un méta- tarsien de taille encore plus forte que ceux de la Grive- Saint-Alban (fig. G). Il paraît assez probable qu'il s'agit encore là d'un Micromeryx appartenant à un niveau plus élevé. Il y a donc une augmentation progressive de la taille Fig. 1 Métacarpiens du Microyneryx Flourenti a) de Ceslas b) de la Grive c) de la Croix-Rousse. — 239 — depuis le Burdigalien jusque dans le Pontique où le genre disparaît. Les figures comparatives ci-jointes montrent cette progres- sion. II..— HELVÊTIEN CÉTACÉS On a trouvé un certain nombre de restes de Cétacés dans les faluns de Salles (1). Delfortrie signale un os ty m panique de Plesiocetus (Comptes rend, des séances Soc. Linn. de Bor- deaux, 3^ sér., t. VIII, 1872, p. 31). Il indique aussi un fragment d'axis de Balaenoptera. Enfin les collections de l'Université de Lyon renferment un avant-bras de Cétacé incomplet provenant de Salles. Cet os qui mesure 280 millimètres de long sur 54 mill. d'épaisseur et 75 mill. de large à l'extrémité proximale bien conservée, se rapproche par sa taille des Amphicetus ver us et editus V. Beneden, des sables Diestiens d'Anvers {Monogr. des Cétacés d'Anvers, PI. IX, fig. 6). Plusieurs vertèbres, conservées dans la même collection et recueillies au même point, appartiennent certainement à la même espèce. Ces documents sont trop insuffisants pour permettre de préciser davantage. On voit donc que malgré leur petit nombre les restes des Mammifères du Bordelais offrent un grand intérêt. Les quel- ques animaux terrestres viennent confirmer l'âge Burdigalien des faluns de ' Pont-Pourquey et de Cestas et montrent que ces horizons sont nettement inférieurs aux formations conti- nentales de Sansan, bien que les espèces recueillies se (1) Quelques ossements recueillis par M. Duvergier ont été communiqués par lui a M. Joleaud. La description de ces pièces, ou tout au moins leur détermination exacte, viendront compléter cette note un peu sommaire.. — 240 — rapportent à des animaux très voisins de ceux de cette localité classique. Quant aux Mammifères marins dont je n'ai pu esquisser qu'une liste. certainement bien incomplète, nul doute que des recherches dans les diverses collections permettraient d'aug- menter considérablement le nombre. En terminant je tiens à remercier tout particulièrement Mi\I. Duvergier et Rozier du concours qu'ils m'ont apporté avec tant d'obligeance en me confiant leurs précieux maté- riaux. m NOTE SUR LA DE YERTlBRlS DE IIOIIITAMEI liÉRmR DE OANS (OiRONDE) Par F. ROMAN CHEF DES TRAVAUX DE GÉOLOGIE A L'uNIVERSITÉ DE LYON Les restes de vertébrés qui ont été recueillis à Gans par M. Rozier sont assez fragmentaires. Les dents isolées et les ossements portent des traces d'usure contemporaines du dépôt. Malgré ces imperfections, il était intéressant de préciser la faune de ce gisement, dont la situation stratigraphique dans l'Aquitanien inférieur, calcaires blancs de l'A gênais a été bien établie par M. Blayac (1). Il y aurait grand intérêt, et M. Rozier en a bien l'intention, de poursuivre ces recherches dans ce gisement qui certaine- ment donnera une faune importante et bien datée statigra- phiquement. BHINOCÉRIDÉS Acerotherium minutum Guvier. PI. II, fig. 1, 3. Rhinocéros minutus Cuvier, Recherches sur les ossements fossiles, 2e édit, t. II, pi. LU. Acerotherium minutum Cuv in Roman, Rhinocéridés de r Oligocène d'Europe, Areh. Mus. Lyon, t. XI, PI. IV, fig. 3, 3a et fig. IX, p. 37, in texte (Voir aussi la synonymie complète, p. 35). (1) Compt. rend. som. Soc. Géol. Fr., 6 mars 1922, p. 54. — 242 — Description des pièces. — Une molaire supérieure, com- plète et à peine usée (INF) de forme trapézoïdale, un peu plus large que longue, à muraille externe haute, sans bourrelet basilaire. Le lobe antérieur est plus long que le postérieur et assez infléchi vers l'arrière, un peu élargi vers la base ; il est séparé du lobe antérieur par une vallée profonde, rétrécie par un anticrochet peu saillant, puis élargie en arrière. Le lobe postérieur, plus court, est courbé presque à angle droit. Sur la face antérieure, un bourrelet basilaire, bien développé, entoure le lobe postérieur et se termine contre l'extrémité postérieure de la muraille externe. Longueur de la muraille externe. . . 42 millimètres Longueur du lobe antérieur. 55 — Deux prémolaires (P^, droite et gauche supérieures) plus usées, paraissent avoir appartenu au même individu. Ces dents Cfuadrangulaires, un peu plus larges que longues, ont un lobe antérieur oblique un peu plus court que le posté- rieur. La vallée médiane, assez étroite, est dirigée oblique- ment en avant; le bourrelet basilaire, bien prononcé, est continu. Longueur de la muraille externe 33 millim. Largeur à la hauteur du lobe antérieur. . 39 — Une canine inférieure dans le même état de conservation paraît aussi se rapporter au même individu. Elle est triangu- laire, aplatie sur sa face interne, très bombée en dehors, identique à celle de VAc. minutum d'Auzon, près Alais, que j'ai figuré {loc. cit., p. 39, fig. 12). Li racine n'est pas con- servée. Une molaire incomplète M^ (?) est du même type que celle qui correspond dans l'exemplaire d'Auzon, mais elle est moins usée, ce qui détache moins nettement Fanticrochet. Rapports et différences. — Bien (|u"il soit loujours téméraire de donner un nom spécilique à un Rhinocéros dont on ne connaît que des dents isolées, je crois qu'il ne peut y avoir de doutes sur l'attribution de la forme de Gans à l'A. minutum de Cuvier. — 243 — La dimension des dents empêche toute confusion avec l'A. lemanense de rOligocène de Gannat qui est de taille plus Forte. On ne peut pas la confondre non plus avec Cer. tagicus Rom., de Lisbonne et du bassin de Mayence, qui est plus petit et chez qui les molaires possèdent un crochet postérieur très net, qui n'existe (jue dans les pièces de Gans. La canine est bien plus allongée, plus cultriforme dans le Rhinocéros de Mayence. Quelle est la valeur spécifique de l'A. minutum'l C'est ce qu'il est impos- sible de dire tant (|u'on n'aura pas trouvé de crâne complet de cette' forme. Toutes les pièces jusqu'ici attribuées à cette espèce ne sont que des dentitions plus ou moins complètes et par conséquent sans valeur absolue au point de vue spécifique. Quoi qu'il en soit on peut dire que dans presque Aious ies gisements de la base de rA([uitanien il coexistait avec l'A. lemanense une espèce de taille plus petite qu'il convient de ne pas confondre ni avec le Ceratorhlnus tagicus qui est plus petit, ni avec le Dlc. pleuroceros dont on connaît mal la dentition supérieure. Acerotherium lemanense Pomel. (Voir la synonymie in Roman, Rhinocéridés de l'Oligocène, p. 58). Deux molaires inférieures M^ et M^ gauches assez usées, sont de la dimension de VA. incisivum Blainv. ["= lemanense Pomel). Elles n'ont pas de bourrelet externe. Les caractères de ces pièces sont trop peu saillants pour mériter une description; mais ils suffisent à affirmer l'exis- tence de cette forme à Gans. Rhinocéros sp. (Ossements incomplets). M. Rozier a trouvé dans le même glte^, un certain nombre d'os, pour la majeure partie brisés et corrodés lors de la formation du dépôt. On peut reconnaître parmi eux des vertèbres assez grandes qui pourraient se rapporter à l'^l. lemanense, un fragment de cubitus de la même taille, des doigts latéraux incomplets et quelques débris de côtes. — 244 — PARWIGITÉS CaBiiotherium laticurvatum Pomel. PI. II, fig. 4. Filhol, Mamm. foss. de l'Allier, Ann. Se. Géol., t. XX, p. 226, PI. XXIX, fig. 5, 6, 7. Je n'ai eu de Gans que deux molaires inférieures (M gau- ches) assez usées; l'une d'elles est adhérente à un fragment de mandibule. Les caractères de la dentition étant très constants dans tout le genre Cœnotheriit?n, les espèces ne peuvent guère différer que par la taille. D'après Filhol et M. Depéret {Vert, de Pyrimont, p. 50), les espèces décrites par Pomel peuvent se réduire à trois : C. Geoffroyi le plus petit des trois; C. commune, de taille moyenne et C. laticurvatum. Cette dernière espèce^ qui est plus grande, est considérée par Filhol comme le mâle de C. commune. Ces trois formes existent concurremment en Auvergne et dans le Bourbonnais et n'ont donc pas de valeur stratigra- phique les unes par rapport aux autres. La dernière molaire de Gans (M^) a la structure caractéris- tique : deux denticules externes pointus et un peu comprimés transversalement, deux croissants internes, dont l'antérieur est un peu plus rétréci que le postérieur et séparé par une profonde vallée. En arrière il y a un talon à deux pointes externes peu saillantes et un croissant interne atténué, plus étroit que les croissants principaux. La longueur de cette dent (0,007) est un peu plus faible que celle de la dent correspondante du C. laticurvatum de Saint-Gérand, dont quelques exemplaires de la collection de l'Université de Lyon atteignent 8 millimètres. Il en est de môme pour un tibia de Gans, un peu plus court que celui du laticurvatum (longueur 0,070; largeur de — 245 — l'extrémité inférieure 0,007), ce qui correspond bien à la dimension de la dent. En somme, il est difficile de décider s'il s'agit d'un C. com- mune de grande taille, ou d'un C metopias assez faible. Il faut probablemeut en conclure, comme Filhol, qu'il n'y a là qu'une différence sexuelle. TRAGULIDÉS Amphitragulus Boulangeri Pomel. PI. II, fig. 5, 8. Filhol, Mammifères fossiles de V Allier, p. 67 (non figuré). Celte espèce a été décrite par Filhol, mais non figurée. Le type appartient au Muséum d'Histoire naturelle de Lyon. Il m'a été possible d'en avoir communication (1); je la repré- sente ici (PI. II, fig. 5). C'est une mandibule portant cinq dents (AF-P^). P^ est seulement représenté par son alvéole ; il ne paraît pas y avoir eu de P^ dans cet individu, ou tout au moins l'alvéole est oblitéré. La longueur occupée par les cinq dents est de 42 millimètres et Filhol estime la longueur totale de la dentition à 49 millimètres. Les diverses espèces tï Amphitragulus de Saint-Gérand-le- Puy diffèrent par leur taille : Dentition inférieure (M^-Pi) A. elegans 73-75 mm — - — — A. lemanense . . . 65-69 — — — — A. Boulangeri.. 49 — — — — A. Pomeli 45 — — — — A. gracilis 42 — UA. Boulangeri diffère du lemanensis non seulement par sa dimension mais par la forme de sa dernière molaire dans laquelle le maximum d'épaisseur correspond au premier lobe (1) Je liens à adresser ici tous mes remerciements à AI. Gaillard qui m'a commu- niqué celle pièce avec sa complaisance coutumière. — 246 — de la dent, tandis que dans les A. elegans et gracilis ce maximum correspond au deuxième lobe. Les prémolaires sont proportionnellement un peu plus allongées dans A. Boulangeri que dans A. gracilis. Toutes ces distinctions, basées sur les seules mandibules, sont évidemment des nuances qui n'ont pas grande valeur spécifique, ainsi que l'indique M. Depéret {Vertébrés olig. de Pyrimont)^ d'autant plus que ces formes coexistent au même niveau. A Gans Amph. Boulangeri est réprésenté par quatre molr / inférieures appartenant au môme animal: ]\'P-M^ gauche, P^ et M-"^ g. d'un autre individu (PI. II, fig. 6, 6a). L'identiie de ces dents avec celles de Saint-Gérand est absolue. Je rapporterai encore à celte espèce un métatarsien assez grêle de 79 millimètres de long, 11 millimètres à son extré- mité proximale et 12 à son extrémité distale. 11 en est de même pour un radius incomplet. Dremotherium Feignouxi Pomel. PI. 11, fig. 9, 10. Deux métacarpiens se complétant l'un l'autre, dont la taille me paraît concorder avec des pièces de Saint-Gérand- le-Puy désignés dans les collections de la Faculté des Sciences de Lyon, sous ce nom. Mais cette détermination n'est pas certaine; peut-être devrait-on les rapporter à V Amphitragulus elegans dont la taille est à peu près semblable. Les docu- ments manquent pour avoir une certitude. RONGEURS Steneofiber ( Chloromgs) Eseri V. Meyer. Steneofiber ciclaccnsis V. Gervais, Zool. et Pal. fr., 2^ édit., PI. XLVIll, fig. 9-10. Chloromys Eseri Depérot et Douxami Vert., Oluj. de Pyrimont, Mérii. Soc. Pal Suisse, p. 76, V\. VI, (îg. 29. — 247 — Une molaire supérieure gauche M^, très usée, à couronne ovalaire, un peu plus large que longue, portant une légère échancrure interne, suivie par un repli d'émail linéaire. En arrière du repli il y a deux îlots d'émail allongés, et en avant un petit îlot circulaire. Cette dent, très entamée par la détrition, ne montre pas l'échancruTe du côté externe si nette dans les formes de Pyrimont, et celle du côté interne se réduit à une simple p^ te entaille. ;/ar ses dimensions cette dent concorde avec celles de r'dmont et de Saint-Gérand. '-* Largeur : 0,006; longueur: 0,00o.. REPTILES Diplocynodon Rateli Pomel. CrocodUus Ratelll Pomel, B. S. G. F., 2^ sér., t. III, 184'- 'iG. Diplocynodon Ratelii Poinel, id., t. IV, li'c part., [k 383, PI. IV, fig. 10, 1846-47. Diplocynodon elaverensis ou Ratelii Pom. in Gerv., Zoo/, et Pal. fr., 2'' édit., p. 443, PI. 57, fig. 8 9. Diplocynodon Rateli Pom in Vaillant, Crocodilieiis de Saint-Gérand- Ie-Pu5', p. 41, PI. Y, Hg. 28. M. Rozicr a découvert à Gans une plaque dorsale incom- plète qui est identique à celles de Saint-Gérand-le-Puy. La surface antérieure est lisse comme dans toutes les plaques dorsales des crocodiliens de ce groupe; une carène mousse se voit sur la partie médiane. Cet écusson, d'après Vaillent, fait partie des plaques de la deuxième espèce qui se trouvaient réparties au nombre d'une soixantaine sur le dos de l'animal. Deux dents assez fortes, régulièrement coniques et munies d'une carène latérale, et à surface d'émail un peu striée, se rapportent aussi à cette espèce, mais on ne peut en préciser la place dans la mâchoire. Tome LXXIV. 17 — 248 — Trionyx sp. Deux plaques costales incomplètes, d'assez grande taille, ont été récoltées dans le même gisement, leur ornementation assez fine tend à les rapprocher de THonyx Lorioii Portis (Chéloniens de la mollasse vaudoise, Métn. Soc. Pal. Suisse,' t. IX, 1882, p. 54, PL XXI-XXIII), de rAquitanien' supérieur des environs de Lausanne. CONCLUSIONS En résumé la faune de Gans renferme deux espèces de Rhinocéridés ; l'une de grande dimension ne paraît pas différer de A. Ie7nanense de Gannat, l'autre de plus petite taille, VA. mimUum est connue d'un grand nombre de gise- ments variant du Stampien supérieur (Moissac) à l'Aquitanieu supérieur (Pyrimont). Le gisement d'Auzon, près d'Alais, qui renferme des dents cVA.mimftîim identiques à celles de Gans, est difficile à dater; il paraît plutôt se rapporter à l'Aquitanieu inférieur. Parmi les Pachydermes paridigités la présence à Gans du Cœnoiheriiim laticurvalum, espèce de l'Aquitanieu supérieur de Saint-Gérand-le-Puy, oui elle est accompagnée des C. com- mime et Geoffvoyi n'a pas de valeur stratigraphique bien précise : ces espèces, nettement oligocènes, ont été rencontrées à tous les niveaux depuis le Stampien supérieur jusqu'à la fin de l'Aquitanien, en France et dans le bassin de Mayence (Weissenau). Les Amphihagulus sont des formes nettement aquitaniennes, qui se retrouvent dans le Bourbonnais (Saint-Gérand), en Savoie (Pyrimont), dans les bassins d'Ulm et de Mayence. Dans cette dernière région, à Bundenheim, on a trouvé les trois principales espèces à' Arnphilragulus elegans, Boulangeri et gracilis (Musée de Francfort-sur-Mein). Le Dromatlierium Feignou.rl est une espèce commune à tous — 249 — ces gisenieuls. Oiiant an Sipucofther Eseri, espèce de taille assez variable, il est connu tle Saint-Gérand, de Pyriinont, d"l']^'^ingen près d'Ulm et de Weissenaii. On voit donc qne si tontes ces formes ont nne signification aqiiitanienne certaine, elles n'en ont pas an point de vne des subdivisions de cet étage. La stratigraphie, d'après les observations de M. Blayac, classe la fanne de Gans dans l'Aqnitanien inférienr; mais si rien (hins les espèces rencontrées ne vient conlirmer cette attribntion, mais l'ien non pins ne tendrait à la placer pins bant dans la série. ïont au pins [)onrrait-on noter comme ni'gnment négatif, l'absence dans ces couches des grands ,.\nlh)'(ic()lhéi'idés qni caractérisent ailleurs le calcaire blanc de l'Agenais. Souhaitons que de nouvelles recherches sur ce point inté- lessant viennent jeter un peu de lumière. EXPLICATION DE LA PLANCHE I Pseudocyon sansàniensis LarLet. Mutation de petite taille Pig. 1, la, Ib, Carnassière inférieure de g-randeur naturelle Fahin de Pont-Pourquey, Burdigalien (Coll. Rozier). Micromeryx Flourenti Lailet. Mutation buudigalienne Fig'. 2, 2a, 3, 3a, M 2 supérieure, droite et g-auclie (X 3). Fig. 5, a, e. Métacarpien figuré de grandeur naUirelle sous ses diverses faces. Falun de Cestas, Burdigalien supérieur (Coll. Duvergier). ? Paleophoca Leclerci Dellortrie. Fig. 4, 4a, Incisive supérieure (X 3) Faltin de Mérignac (Pontic), Burdigalien inférieur (Coll. Duvergier). Actes de la Société linnéenne de Bordeaux. T. LXXIV, Pl. I 5'^ 5« • > 51^ Mammifères des faluns du Bordelais EXPLICATION DE LA PLANCHE II Acerotherium minulum Cuvier. " Fig. 1 : M* supérieure. ' , — 2 : P^ supérieure. — 3 : Canine inférieure vue par sa l'ace externe. Gans (grandeur naturelle). Ctenotheriuin làticurvatum Pomel. Fig. 4 : Fragment de mandibule portant M' et M^. Gans (grandeur naturelle). Amphitragulus Boulangei'i Pomel. Fig. 5 : Mandibule, type de l'espèce, provenant de Saiiit-Gérand-le-Puy (Allier), Musée de Lyon (grandeur naturelle). Fig. 5a : La même, grossie trois fois, — 6 : Trois dents inférieures (M'% M^, M'), de grandeur naturelle, de Gans — 6a : Les mêmes, grossies trois fois. — 7 : Métatarsien de Gans (Grandeur naturelle). — 8 : Radius, de la même localité. Dremotherium Feignouxi Pomel. Fig. 9, 10 : Métatarsiens incomplets de Gans (grandeur naturelle). Amphitragulus sp. Fig. 11 : Radius. Actes de la Société linnéenne de Bordeaux. T. LXXIV, Pl. IL Faune de Gans LE GISEMENT DE VERTÉBRÉS IDE GANS (Gironde) J. BLA.YAO PROFESSEUR A LA FACULTE DES SCIENCES ni-; MONTPELLIER Le ruisseau de la Taiizietle qui passe aux pieds Sud des coLeaux de Gans, à 8 kilomètres au N.-E. de Bazas, a creusé sa vallée, tributaire de la Beuve, afflueut de la Garonne, dans les sédiments aqnitaniens et rupéliens du Bazadais. Au droit du moulin de la Tauziette, ce ruisseau reçoit un petit affluent qui descend des hauteurs situées à TE. de Gans (La Salle, Les Jeannots). Une route de date récente suit le vallon de ce ruisselet pour aller joindre à la Salle la route qui va de Gans à Aillas. A cent mètres environ du moulin de la Tauziette, sur le côté E. de ce premier chemin, notre bien regretté confrère Bozier avait découvert quelques restes .de Vertébrés dont il n'avait pu définir la situation straligraphique. M. Roman, le savant paléontologiste de Lyon, a bien voulu se charger de décrire et de déterminer avec sa précision coulumière ces quelques documents; mais il était aussi important de situer exactement leur gisement. En compagnie de M. Hozier et de M. Neuville, nous avons retrouvé son emplacement. Les os et les dents déci'its par },l. Roman pro- viennent exactement des marnes à Unio Lacazei équivalent latéral du calcaire blanc de l'Agenais. Voici la succession des formations que l'on observe aisé- ToME LXXIV. 18 a — 252 - ment entre le Moulin de la Tauziette et les hauteurs des coteaux de Gans (fig. 1) : A la base, \ii mollasse de l'Agenais (Hupélien) couverte d'éboulis, est cependant visible en quelques points ; elle est argilo-sableuse. Elle constitue les parties basses des collines. A sa partie terminale, elle devient plus argileuse et passe insensiblement aux marnes à Unio sus-jacentes par un horizon marneux où abontlent de grosses concrétions calcaires, zonées, globuleuses, que j'avais tout d'abord prises pour dos N-N.E .'.^'tÂ,w_eXJ Enhelle : environ 1/4,000= FlG. 1. Goiipe prise eiilre le Moulin de la Tauzielle, au S.-E. de Gans, eL les hauteurs de la Salle. algues calcaires. Certaines de ces Concrétions sont presque sphériqnes ; les plus grosses ont de 6 à 8 centimètres de diamètre. Les marnes à Unio qui se superposent à cette couche terminale de la mollasse de l'Agenais renferment, elles aussi, de nombreux nodules calcaires mais de forme elliptique, et à l'intérieur desquels se voient souvent des valves d'Unie indéterminables. Ces marnes sont blanchâtres; on y observe quelques graviers calcaires. Nodules à Unio et graviers nous indiquent que la formation s'est clFecLuée là dans des eaux agitées par un courant. Les "restes de Vertébrés découverls par liozier proviennent — 253 — (le ce niveau à nodules et graviers. Le gisement ne paraît pas très riche et n'a fourni jusqu'à maintenant que quelques dents isolées, des débris d'os longs; pas de mâchoires ou portions de mâchoires, pas de crâne. Toutes ces pièces ont été probablement amenées là par des courants, et viennent certainement de très loin; les rives les plus rapprochées du lac des marnes à Utiio se tenaient en effet au nord de la Garonne, à 20 ou 25 kilomètres au moins (voir les feuilles de La Réole et de Libourne de la carte géologique détaillée de la France). L'épaisseur des marnes à U/iio est d'environ 6 à 8 mètres. Cette formation est uu faciès du calcaire blanc de TAgenais. Tous les auteurs paraissent bien d'accord aujourd'hui sur cette assimilation et sur l'âge Chattien (= Aquitanien infé- rieur de l'ancienue classification) de ces deux dépôts. Leur équivalence est d'ailleurs bien établie par les levés des feuilles de la carte géologique (Grignols ol La Réole) où ces deux faciès ont été distingués. Le passage des marnes au calcaire blanc est très a_)parent à l'E. et au S.-E. de Bazas. Dans le vallon de la Tauziette, aux abords même du gisement de Vertébrés, les marnes comprennent encore des assises ou portions d'assises à l'état calcaire. L'équivalence des deux formations est ^eucore prouvée par le fait que l'une et Tautre sont comprises entre la mollasse de l'Agenais à leur base, et les marnes à Ostrea aginensis à leur sommet. Ces dernières sont fossilifères ici-mcme; on peut recueillir cette huître sur les collines tb} dans et même près du gisement. Les Qiarnes à Oslrea aginenns (Lj à 20 mètres) sont recou-^ vertes par le calcaire marin dit de Bains ^ bien connu par les fahins qui s'y trouvent interstratifiés en divers points du Bazadais et qui le placent dans l'Aquitanien. Le calcaire de Bazas (15 à 25 mètres) est ici peu fossilifère ; il afOeure, comuie l'a bien marqué M. Bepeliii sur la feuille de La Réole, au tiers supérieur des coteaux où- il forme une. corniche auxpentes adoucies et donne lieu à quelques exploi- ToME LXXIV. 18 b - 254 — lations de moellons. Il coiislitue l'ossature des plateaux entre Gans et Aillas. Un épais manteau de graviers d'un âge quaternaire ancien ou peut-être néogène supérieur s'étend sur ces plateaux et cache une autre formation immédiatement superposée au calcaire de Bazas, à savoir le calcaire gris de l'Agenais (Aqui- tanien supérieur). On peut l'observer en bien des points entre Gajac, Gans et Aillas, avant la jonction de notre route près de la Salle, par exemple. Cet horizon est mis à jour par la charrue; le calcaire gris se montre là avec des traces de grandes Limnées, sa couleur gris-bleu et son odeur fétide. La feuille de La Réole n'indique nulle part, sur ces plateaux, la présence de ce niveau qui y est cependant fréquent. En résumé, le gîte de Vertébrés de Gans est remarquable- ment daté par la stratigraphie. 11 est nettement situé dans les marnes à Unio dont l'âge Ghattien (ancien Aquitanien inférieur) est dûment établi entre la mollasse de l'Agenais (Rupélien) et les marnes et calcaires de Bazas (Aquitanien) surmontés eux- mêmes du calcaire gris de l'Agenais (Aquitanien supérieur). Cette conclusion a d'autant plus d'intérêt que jusqu'à ce jour le calcaire blanc de l'Agenais et son équivalent, les marnes à U?iio n'ont fourni que de rarissimes gisements de Vertébrés. Certes, on connaît dans l'ensemble du bassin de IWquitaine un assez grand nombre de gisements d'âge Aqui- tanien (sriisu laio) mais la plupart sont dans des mollasses oii par suite de l'absence de calcaires lacustres il n"a pas été encore possible de^ séparer- ce qui revient exactement aux divers étages ou sous-étages depuis le Rupélien et même le Lattorfien jusqu'à l'Aquitanien inclus. A La Milloque, au N.-E. d'Agen, où le calcaire blanc de l'Agenais se superpose à la mollasse de l'Agenais, il ne fait aucun (bjute que les Mammifères découverts et dénommés par l'ablté Landesque (1), proviennent de plusieurs horizons, (1) L. Lanuesque. Bail. Soc. GéoL. de France, 3"^ série, l, VU, 1888, p. 24-37. — 255 — surtout riipéliens et peut-être aussi du calcaire blanc; aussi la fauue de La Milloque a-t-elle donné lieu à des discussions (jiii ne sont pas encore closes. De même dans la Haute-Garonne, le Tarn, le ïarn-et- Garorme, des gisements de Mammifères qui par la présence de certains Rhinocérotidés pourraient être aquitaniens, sont encore d'un âge un peu imprécis. Le seul gisement chattien qui soit vraiment aussi bien daté que celui de Gans d'après la stratigraphie établie par G. Vasseur est celui de Paulhac, près Monflanquin (Notice de la feuille de Villeréal, récemment parue) (1). Là, dans le calcaire blanc de l'iVgenais, ce regretté savant dont le nom est éternellement attaché à la Géologie de l'Aquitaine, a découvert un grand nombre de restes de Uongeurs : Tetanomys sp., Criceiodon sp. ; des Carnassiers : Plesictis, CynodicTis^ Amphicyon; des Rumin nts : Calno- therium, Am plût rag nias, Palœodienis, Aceratherium minulioii et d'autres Rhinocérotidés. Ces déterminations ont été signa- lées (hms la notice de la feuille de Villeréal et sont dues à G. Vasseur et à M. Repeliu. 11 est à souhaiter que ce gisement de Paulhac soit métho- diquement fouillé et décrit par un paléontologue de talent, car il est fort richi3^-et d'une belle conservation. Je laisse à M. Roman le soin de mettre en lumière l'intérêt de la faunule de Gans dont les matériaux sont encore en trop petit nombre pour permettre de tirer des conclusions définitives. Voici la liste de des documents paléontologiqucs, d'après les déterminations de M. Roman : ^ . Aceralherium minatum Cuv. emend. Romaii, une molaire supérieure M^, deux prémolaires P- droite et gauche sup. (1) iYo/e ajoutée pendant Vinipression. — J'ai [récemment visité ce gisement: les restes de Vei'télti'és qu'on y recueille ne sont pas dans une roclie calcaire, mais bien dans une ary-ile brun-chocolat, semblable à celle du célèbre gîte aquitanien de Laugnac, et qui m'a paru située dans une dépression creusée par érosion dans le calcaire blanc. — 250 — Acer ailier lu m Icmanense Pomel, deux molaires inférieures M 2 et W gauches. Cainotherium IcUicurvatum Pomel, deux molaires inférieures. Amphitragulm Boulangeri Pomel, trois molaires M'' el i\P et une prémolaire. Dremotlierlum Feigaouxi Geoffroy, Jeux métacarpiens. Steneofiber Eseri v. Mayer, une molaire supérieure g. M^. Un Reptile, Diplocyiiodon Rateli Pomel,^ deux dents et une plaque dorsale. Je saisis l'occasion qui m'est offerte de publier cette note pour signaler deux découvertes, que j'ai failes en deux loca- lités assez voisines de (lans, l'une à Balaie près de Gastel- jaloux, l'autre à Aillas. A Balade, au-dessus de la mollasse de TAgenais, repose une formation comprenant à la base une argile verdâtre à nodules calcaires, qui occupe l)ien la place du calcaire de l'Agenais et où j'ai trouvé trois molaires supérieures de Aceratherium / émane nse Pomel. Il existe à Aillas, à la partie supérieure de la mollasse de TAgenais, une argile à nodules calcaires ilans laquelle ont été trouvés, fort anciennement, des restes de Mammiîères. Ce gisement se trouve signalé par ïournouër, dans une noie sur les dépôts d'eau douce du bassin de la Garonne {Bulleliit de la Soc. GéoL de France, 2e sér., XXIV, 1S68, p. icST). M. Sthelin, le savant paléontologiste de Bâle, cslime que ce gîte est de TAquitanien inférieur (= Chattien). J'ai recueilli dans ce gisement une mandibule inférieure droite d'un Aceralherium niininiam dont la dentition se rapporte très exactement à celle figui'ée par M. Boman dans son travail sur les Rhinocéritidés (I). (1) P. Roman. Les Rliinocéridés de l'Olig-ocène d'Kiirope, 1011, .(cr//. .1/((.s. Uisl. Nat.de Lyon, t. XI, pi. VI, lig'. 3. \ «HOLOGIE IfflNKllIE M L'Wlil MM. COSSMANN et PEYROT (Suite) (1) STROMBID^ Trois Genres seulement de cette Famille sont connus en Aquitaine : Strombus Linné, Rostellarià Lamk., Dient07no- chilus Cossm. Le premier est représenté par Stro?nbus s. str., par le S. -G. Bilatilabrum Cossm., par la Section Canarium Schum. 11 n'y a que deux espèces ,s\ str. v. du second Genre; une seule espèce du troisième. 647. Strombus cf. coronatus Defrance. 1827. Slrombiifi coronatus Defr. Dict., vol. II. p. 124. 1831. - 1853. — 1873. — 1893. - 1895. — BroNvn. liai. tert. Geb., p. 38. Hœrn. Tert. Beck. Wieri, t, I, p. 187. Ben. Cat. Sauçais, p. 195, no 6. Sacco. IMoll. terr. Piem , XIV, p. 7, pl.I, f. 7. Deg.-Touy. El. prél. Orlhez, p. 390. R. D. — Benoist signale un jeune spécimen de celte espèce bien connue à Sauçais (La Sime), M. Degrange-Touzin en a recueilli un fragment à Salies-de-Béarn, et M. Neuville un autre à Manciet. Ces trois gisements sont helvétiens. Enfin M. Degrange-Touzin nous a commu- (i) Voir Actes de la Société Linnéenne de Bordeaux, 1916, l. LXIX, p. 157 ei suivantes; 1917-1918, t. LXX, p. 5 et suivantes; 1921, t. LXXllI, p. 5 el suivantes Tome LXXIV. 19 — 258 — nique — sous le nom Strombus coronatiis — un spécimen très incomplet provenant de Saint-Etienne-d'Orlhe, mais qui très probablement appar- tient plutôt à St. raclix, car ce gisement est nettement Aquitanicn {fuie Douvillé). Tous ces rares débris sont en trop mauvais état pour être figurés. D'ailleurs, il y a lieu d'observer que M. Sacco n'a cité la forme typi(|ue que dans le Tortonien : il est donc permis de se demander si réellement l'espèce de Defrance a vécu déjà dans THelvétien? Nulle part notre confrère ne l'a indiquée comme ayant été recueillie dans les Colli Torinesi à ce dernier niveau ; par contre, il fait entrer dans ses réfé"- rences synonymiques St. Mercati Desh. que Dujardin a signalé en Tou- raine : là encore, rien ne prouve que le fossile helvétien de la Touraine soit identique à celui du Pliocène que Desliayes a décrit et figuré dans son Etude sur l'expédition de Morée ; sans tranclier la question de l'identité de Strombus Mercati avec S7. coronatus, nous pensons toutefois que l'ancêtre helvétien doit appartenir à une mutation distincte, mais qu'il faut attendre qu'on en ait récolté des spécimens adultes et en état d'être nettement caractérisés. Jusqu'à ce moment, nous devons surseoir à toute décision, et nous ne cataloguons fju'à titre provisoire St. coro- natus dans l'Helvétien de l'Aquitaine. 648. Strombus (Dilatilabrum) trigonus Graleloiip. PI. VIII, fig. 8-9. 1833. Strombus trigonus Gral. Tabl. Dax, p. 191, n" 460. 18'i0. — - Grat. Atlas, pi. XXXIII, fïg. 1. 1852. — — D'Orb. Prodr., vol. 111, 26 et., p. 58, no 1017. 1874. — — Ben. Cat. Sauçais, p. 192, no 789. 1897. — — Raul. Stat. Landes, p. 311. 1904. St. {Monodactylus) trigonus Cossm. Essais Pal. comp., YI livr , p. 8, pi. 1, fig. 6, 10. 1909. — — G. Dollf. Essai et. aquit , p.36, no.422. Test épais, surtout au sommet de la spire et sur l'aile ; taille géante ; forme massive, "biconique dans l'angle qui se dilate très loin, avec une corne descendante; spire courte, extra-conique, à tours excavés au-dessous d'une rangée infra- suturale de nodules arrondis, peu saillants, parfois même obsolètes; sutures étroites, peu profondes, festonnées par la couronne antérieure. Dernier tour atteignant les quatre cinquièmes de la hauteur totale, un peu excavé à la base, — 259 — faiblement atténué à son extrémité, avec le cou un peu gonflé; au-dessus de la rampe très creuse qui surmonte la suture, il existe une rangée de gros tubercules, régulièrement distants, très saillants, aigus mais non épineux, plus ou moins régulièrement prolongés sur la région dorsale seule, par de gros plissements qui disparaissent à peu près vers le milieu du tour; sur toute -sa surface il porte des cordons onduleux, plats, à peu près égaux à leurs intervalles, devenant plus larges et plus distants sur l'aile et persistant plus serrés sur le gonflement, peu marqué, du cou. Ouverture très étroite, à bords parallèles, sub tronquée plutôt qu'échancrée à sa partie antérieure, prolongée postérieure- ment par une large digilation triangulaire, dont l'extrémité atteint, ou dépasse 1res peu, le niveau du sommet de la spire ; labre rectiligne, dilaté on aile, qui n'adhère qu'à la base du dernier tour, il est fortement épaissi, lisse en dedans ; il se raccorde en arc de cercle avec la troncature, à peu près sans sinuosité appréciable; columelle presque rectiligne, légère- ment bombée, un pou infléchie à gauche à sa partie anté- rieure ; bord columellaire peu calleux, largement étalé jusqu'au cou qui est obliquement renversé en dehors. DiM. Longueur max. : 120 millim.; diamètre ventral: 70 milli'm. ; avec l'aile : 90 millim. R. D. — C'est à tort que Hornes a réuni St. triijonus à St. coronatus Def. dont le distinguent — entre autres caractères — la forte digilation de son aile et l'absence presque complète de sinus basai ; on ne les trouve jamais d'ailleurs au même niveau. St. trigonus, bien différent de tous les autres Strombus de nos faluns, paraît, jusqu'ici, étroitement localisé dans l'Aquitariien du Bordelais et dans les « faluns mixtes » du bassin de l'Adour. I! s'écarte beaucoup du génotype vivant Monodactylus galliis L. (coll. Peyrot) par son aile bien moins dilatée, non adtiérente à la spire, par sa digilation beaucoup moins longue, moins acuminée, par l'absence de canal et de sinus basai, par la forme des tubercules de son dernier tour, etc. ; aussi c'est un Dilatilabrum contrairement aux indications des Essais de Pal. comp. an l'auteur l'avait fait figurer comme plésiogénotype de Monodactylus, d'après un moulage un peu eritamé. D'autre part, il présente dans son galbe et dans son ornementation, une — 260 — grande analogie avec St. Foi^tisi Rrong., de l'Eocène de Ronca, qai — lui aussi — possède une aile prolongée postérieurement par une digitatien triangulaire, non adhérente aux premiers tours de spire et dont le labre est à peu près dépourvu d'écliancrure basale. Mais, chez l'espèce éocé- nique, ce labre, beaucoup plus dilaté, forme une aile 1res large; "de plus, la base du dernier tour de St.Fortisi est bordée par une forte carène tranchante qui manque chez St. triyonus où elle est remplacée par une couronne de gros tubercules. Loc. — Saint-Morillon (Le Planta), coll. Benoist ; Léognan (LeTliil), néotype (PI. VIII, iig. 8-9), coll. Duvergier ; toutes les coll. — Acjiiî- tanîeii. 649. Strombus {Canariumj Bonellii Brongniart. PL Vin, fig. 1, 4, 10. ■ ? 1820. Mitra nodosa Bors. Orilt. Piem., p. 29, n" 2('8, pi. I, fig. 9. 1825. Stwmbits Bonellii Brong, Mém. terr. Vie, p. 74, pi. VI, fig 6. 18-25. — — Bast. Mém. env. Bord., p. 69. 1827. — — Bon. Cat. Mus. Tur.. n"s 2520 k 26-22. 1827. — — Defr. Dict. Se. nat., vol. .51, p. 123. 1833. — Bonellii GraL Tabl. foss. Dax, yl. S.L.B., vol. VI, |>. 192. 1835. — — Brom. Lolh. géogti., t. 2, p. 1085. 1843. — — Desh. An. S. Vert. (édit. 2), vol. IX, p. 724. 1847. — — Michti. Desc. foss. Mioc^ p. 202, pi. XII, fig. 9. 18-58. — — Grat. Atlas, pi. XXXII, fig. 12. ■ 1852. — — D"Orb. Prodr., vol. III, 26^ et , no 1013. 1867. — — Mayer. Cat. Moll. Mus. Zur., 1, p. 1831. 1874. — — Benoist. Cat. Saueats, p. 192, no 647. 1.384. .— — Du Bouch. Atl. Grat. revisé, p. 289, 1893. — nodosus Sacco. I Moll. terz. Piem., parte XIV, p. 4. 1897. — Bo?ie//(i Raul. Slat. Landes, p. 390. 1904. — — Cossm. Ess. Pal. comp., p, 11, pi. I, fig. 8. Test épais; taille grande; forme allongée; spire élancée formée de sept ou huit tours, les premiers post-embryonnaires convexes, ornés de nombreuses costules rapprochées, dont quelques-unes sont variqueuses, et de fins cordons décurrents, les autres anguleux, séparés par des sutures linéaires, un peu onduleuses ; l'ornementation définitive comporte — à partir du quatrième tour avant le dernier — une dizaine de tubercules noduleux et des stries spirales flexueuses; dernier — 261 — tour supérieur aux deux tiers de la hauteur totale, fortement ang'uleux en arrière, au-dessus de la rampe supra-su turale, puis conique et faiblement atténué en avant; l'angle est couronné d'une douzaine de tubercules épineux, très saillants sur la face dorsale, s'atténuant sur la face ventrale, dispa- raissant même parfois au voisinage de l'ouverture; au-dessus de cette première rangée de tubercules et séparée par une région faiblement déprimée, il existe une de\ixième rangée de pustules beaucoup plus faibles, souvent même obsolètes, et une troisième, au-dessus du sinus latéral, plus distante, par suite, mais qui manque assez fréquemment; toute la surface du dernier tour présente des cordons transverses arrondis, flexueux, assez saillants, plus larges que leurs intervalles; ces cordons s'amincissent parfois et il ne reste plus guère que des stries séparées par de larges intervalles. Ouverture longue, peu large, à bords subparallèles munie d'une étroite et peu profonde gouttière postérieure, largement tronquée à sa partie antérieure ; labre épais, lisse à l'intérieur, peu dilaté intérieurement, se raccordant à angle droit avec le dernier tour; il présente une sinuosité rectangulaire bien découpée, au niveau de la troisième rangée de tubercules et une profonde échancrure antérieure sur la nuque ; columelle presque rectiligne, infléchie en dehors et à gauche à son extrémité qui est tronquée; bord columellaire mince, étalé, assez mal délimité du côté du fort bourrelet nuqual. DiM. Hauteur : 90 millim. ; largeur maximum : 55 millim. R. D. — M. Sacco {l. c, p. 5) exprime la certitude que le fossile du Piémont, figuré par Borson sous le nom de Mitra nodosa, représente un jeune spécimen de St. Bonellii : pour celte raison, il relègue ce dernier vocable en synonymie de nodosus antérieur de trois ans. Même en admettant cette identification problématique, on ne pourrait accepter la rectification de nomenclature, car St. nodosus (Bors.) est représenté par un jeune spécimen mal caractérisé, et ce n'est qu'en 1893 qu'a surgi l'interprétation proposée par M. Sacco; à cette date, le -nom nodosus est de beaucoup postérieur à St. nodosus Sow.' (L) (1837) du Tertiaire de l'Inde, (1) Inulilemenl corrigé en St. ex-nodosus Sacco. — 262 — régulièrement décrit et figuré par Sowerby (Trans., 2^ série, p. 329, pi. XXVI, fig. 20). Nous conservons donc à l'espèce de l'Italie et de l'Aquilaine le nom St. Bonellii Brongriiart, rpii a été consacré par une longue tradition ! D'ailleurs, parmi les variétés que M. Sacco a rappor- tées à celles de Grateloup, nous remarquons >S. Gmteloupi (pi., II, fig. 12, 14), à peu près identif[ue aux spécimens de Peloua (Val Ceppi, Helv., coll. Cossm.). Nous avons choisi comme plésiotype, quoiqu'il soit un peu usé, un spécimen de Saint-Avit, qui — par son galbe et par son ornementation — concorde bien exactement avec la figuration de Brongniarl. Mais, quand on examine une série d'échantillons, on remarque des variations très étendues dans la longueur de la spire, dans le développement de la carène, dans le nombre et la grosseur des tubercules; l'ornementation du de-rnier tour est particulièrement variable, les trois rangées de nodules se réduisent souvent aux deux inférieures, parfois même à une seule supra-suturale ; les cordons décurrents s'amincissent quelquefois et se transforment en stries presque linéaires, séparées par d'assez larges intervalles. 11 nest guère possible de créer des variétés pour des formes aussi peu constantes. On sait, d'autre part, combien sont remar- quables les variations ontogéniques d'une même espèce de Strombus ; il est donc prudent de ne baser de nouvelles espèces de ce Genre que sur des spécimens parfaitement adultes. Nous considérons St. intermedius Gr. (Atl., pi. XXXII, fig. 8, 13) comme un état népionique de St. Bonellii ainsi que St. suhlucifer D'Orb. {St. lucifer Grat. non Gmel., Ail. pi. XXXIII, fig. 6), du moins en ce qui concerne le spécimen ainsi étiqueté dans la collection de cet auteur, qui diffère assez du dessin correspondant de l'Atlas. Quant à St. radix var. elongata Grat. {Jbid., f. 10 = St. pseudo- radix D'Orb.) c'est incontestablement un spécimen très roulé de St. Bonellii, quelque peu restauré sur la figurulion. St. radix var. vialensis Fuclis. in Rov. (pi. IX, fig. 10) nous paraît une forme de passage entre St. radix et St. Bonellii. Signalons enfin, après tous les auteurs, l'étroite parenté de St. Bonellii avec St. granulatus Sow. espèce vivante do la mer des Indes ; chez cette dernière la spire est plus élancée, le sinus labral plus profond, les tuber- cules médians du dernier tour sont [dus allongés transversalement, le labre est granuleux intérieurement. Loc. — Saint-Avit (PI. VIII, fig. 1, 2) coll. du Musée de M'-de-Marsan ; Dax (Saint-Paul) même coll. (PI. VHI, fig. 4), spécimen plus étroit et moins noduleux ; Mérignac (Baour), même forme, coll. Duvergièr ; Dax (Mainot, forme intermedius Grat., (PI. VIII, fig. l), coll. Neuville ; Saucats (Pelouaj, spécimen népioni(pie (fig. 3), coll. Peyrot ; Ceslas, coll. Neu- ville, un spécimen roulé; Sauçais (Lariey), coll. Degrange-Touzin ; — 263 — Saint-Médard-en-Jalles, Ceslas, coll. Duvergier. — Aquitaiiieii et Biii'digalîeii. 650. Strombus (Canarimn) Boneilii Brong. ; var. Grateloupi D'Orbigny em. PL VIII, fig. 5, 14. 1848 (40). Strombus lentiginosus Grat. Atlas, pi. XXXII, fig. 16 (non L.). 1852. — Grateloupi D'Orb. Prodr., p. 58, 26c et., no 1014. 1893. — nodosus var. elongata Sac. I Moll. terz. Piem. parte XIV, p. 6, pi. I, fig. 12 (n. Grat.). R. D. — tette forme — remarquable par rallongement de sa spire, par la tran.sformation, en longues et fortes épines, des tubercules dorsaux de la couronne périphérique du dernier tour, et aussi par les inflexions prononcées des cordons spiraux — mérite d'être distinguée de St. Boneilii, mais seulement à titre de variété, car elle est reliée au type par des intermédiaires nombreux et graduels. Elle est fort différente de St. lentiginosus L. à laquelle l'a assimilée Grateloup. L'espèce vivante a une spire plus courte ; son labre, festonné sur le contour,. s'élève jusqu'au milieu de la spire; enfin les tubercules dorsaux sont parallélipipédiques. On trouve quelques spécimens de St. Grateloupi présentant tous les caractères de l'adidte, tout en conservant une petite taille, alors que les spécimens népioniques normaux ont le labre mince, la columelle non déviée, le dernier tour presque lisse, avec seulement une rangée de nodules arrondis et peu saillants. Nous désignerons, comme une nions- truosité, sous le nom nantis, ces spécimens anormaux. DiM. Hauteur : 50 miilim. ; diam. ventral : 48 millim. ; épaisseur trans- versale : 38 millim. (spécimen adulte) ; monstr. nanus. Loc. — Saucats (Peloua), néotype (PI. VIII, fig. 14), coll. Cossm. ; toutes les coll. ; monstr. nanus (PI. VIII, fig. 5), même loc, coll. Neu- ville ; Mérignac (Baour), coll. Degrange-Touzin'. — Banligalien.^, Saint-Etienne-d'Ortbe, coll. Degrange-Touzin. — Aquitaitien ? , 651. Stromyius ( Canarimn) Boneilii Brong. ; var. subcancellatus Grat. PI. VIII, fig. 6, 7. 1833. Strombus subcancellatus Grai. Tabl. foss. Dax, p. 193. 1848(40) — — Grat. Ail., pi. XXXII, fig. 9. 1882. — -- D'Orb. Prodr. III, p. 18, 26" et., n» 1010. 1893. — — Sacco. 1 Moll. terz. Piem., p. XIV, p. 5. — 264 — R. D. — M. Sacco considère St. subcancellatus comme une forme népionique dj St. Bonellii ; nous n'eu connaissons, en effet, que des spécimens de petite taille et à labre non épaissi. Elle est en tous cas remarquable par la persistance, jusqu'à la taille de 30 à 40 millim. au moins, de l'ornementation que l'on ne trouve, sur le type et sur les spécimens népioniques les plus communs, que vers les premiers tours post-embryonnaires. Les tours convexes portent do nombreuses costules qui sont égales à leurs intervalles, dont quelques-unes sont transformées en varices, toutes s'arrêtant à une gouttière supra-suturale ; elles sont recoupées par cinq cordonnets décurrents, tandis (jue la gouttière est occupée par trois fines stries ; sur le dernier tour, légèrement gibbeux à sa partie inférieure, les costules deviennent obsolètes, mais deux ou trois varices assez larges persistent sans cependant atteindre le cou qui est assez effilé ; des cordons décurrents aplatis, réguliers, plus larges que leurs intervalles, couvrent toute la surface du dernier tour. On peut rattacher à cette variété : St. gibbosulus Grat. qui représente un stade encore népionique . Nous n'avons pas retrouvé dans la collection Grate- loup le type de St. subcancellatus; la figuration qu'il en donne diffère un peu de notre plésiotypc par la gibbosité plus prononcée du dernier tour et par l'écartement plus grand des costules ; cela lient peut-être à l'imperfection du dessin. DiM. Haut. : 35 millim. ; diamètre maximum : 15 millim. Loc. — Saucats (Peloua), (PI. YIII, fig. 6), coll. Neuville ; même loc, coll. Degrange-Touzin , Mérignac (Baour), coll. Cossmann — Rare — Dax (Ma'inot), forme gibbosulus (PI. VIII, fig. 7), collection Neuville. — Burdigalien. 652. Strombus {Canarium} pelouatensis nov. sp. PI. IX, fig. 3, 4. Test épais; taille grande; forme un peu ventrue, modéré- ment dilatée; spire médiocrement longue, mais étagée en tarière, à protoconque obtuse; les autres tours — croissant rapidement — présentent, vers leur tiers inférieur, une forte carène qui, sur l'avant-dernier tour, forme un large JDOurrelet saillant; la région inférieure à la carène constitue une large rampe excavée et à peu près lisse; la région supérieure, plus étroite, également lisse, est presque plane, mais fortement déclive. Dernier tour à peu près égal aux deux tiers de la hauteur totale, cylindroïdc, muni, au-dessous de la rampe — 265 — supra-siiturale, d'une rangée de gros tubercules anguleux ou plutôt d'une bande de crénelures rectangulaires, qui n'appa- raissent pas encore sur la face ventrale, et de deux autres rangées de nodules subépineux beaucoup moins gros, effacés sur la région ventrale et au voisinage du labre ; l'une de ces rangées se trouve vers le milieu du tour, l'autre au niveau de l'échancrure basale ; toute la surface du dernier tour est en outre couverte de larges et profonds sillons spiraux, limitant des cordons arrondis, saillants, mais assez irréguliers. Ouverture Jongue, peu large, à bords parallèles, munie d'une étroite gouttière postérieure, et largement tronquée à sa partie supérieure ; labre épais, lisse à l'intérieur, peu dilaté, se raccordant inférieurement — par une faible cour- bure — au bourrelet de l'avant-dernier tour qu'il dépasse à peine; il présente une légère sinuosité au niveau des gros tubercules ainsi qu'une large et profonde échancriire anté- rieure. Golumelle presque rectiligne, infléchie en dehors et à gauche à son extrémité; bord coîumellaire large, assez mince, mal limité du côté du bourrelet nuqual. Dm. Hauteur : 90 millim. ; diamètre ventral : 55 millim. ; épaisseur transversale : 40 millim. R. D. — Celte jolie coquille, dont nous ne connaissons qu'un exem- plaire adulle, se rapproche beaucoup de S. Bonellii, elle s'en distingue cependant, à première vue, par sa spire plus courte, en tarière, dont le galbe bien différent rappelle un peu S. conoidem Grat , de l'Oligocène deGaas; d'ailleurs tous ses autres caractères l'en écartent complètement. Loc. — Saucats (Peloua), type (PI. IX, fig. 3-4), coll. Neuville. Unique. — Btirdigalien. ♦ 653. Rosteîiaria dentata Grateloup. PL IX, fig. 12. 1825. Rostellaria curvirostris var. B. Bast. Mém. env. Bordeaux, p. 69, pi. IV, fig. 1 {non Lamk.). 1833. — clentata Gr ai. Tabl. Dax, [>. 188, no 455. 1840. - — Grat. Atlas, pi. XXXII, fig. 2,4 (excl. fig. /). 1843. ~ bidentatahk. An. s. vert. (éd. 2), IV, p. 668. 1847. — dentata Sism. Syn. métli., p. 45. — 266 -- 1847. Rostellaria dentata Micliti. Foss. mioc. It., p. 201. 1848. — — Bronn. liid. pal., p. 1097 (excl. var. B). 1852. — — D'Orb. Prodr., III, p. 58,26e et., no 1022. 1852. — — Horn. Tert. Beck. Wien, 1, p. 192, pi. XVlil 1874. — — Ben. Cat. Sauçais, p. 191, n" 646. 1879. — — Hœrn. et Aiiinger. Méditer. Stuf., p. 165, pi. XX, fig. 3, 7 1886. — — Frit, et Lapp. Foss. caract. tei., pi. X, fig.l9 1893. Gladhis denlatus Sacco. I Môll. terz. Piem., XIV, p. 15. 1897. Rgstellaria dentata RauVm. Stat. Landes, p. 348. 1904. — — Cossm. Ess. Pal. comp.. Vie liv., p. 18, pi. II, fig. 12. 13. Test épais et pesant; taille grande, fragile à l'extrémité antérieure, la queue étant très fréquemment brisée ; forme élancée, turriculée, fusoïde ; spire longue, dimorphe, à galbe extra-conique., effilée au sommet, formée de tours très nom- breux, protoconque polygyrée, constituée par quatre tours lisses, convexes, croissant rapidement; tours post-embryon- naires d'abord convexes, à sutures profondes, portant de nombreuses costules axiales, arrondies, presque aussi larges que leurs intervalles, décussées par une dizaine de filets spiraux rapprochés, dont les supérieurs sont plus saillants; puis — à partir d'une longueur d'environ un centimètre et demi — les tours perdent leur sculpture, deviennent presque plans, séparés par d'étroites sutures, leur surface lisse et luisante laisse encore apercevoir de fines stries d'accroisse- ment incurvées. Dernier tour, y compris le canal, à peu près égal à la moitié de la hauteur totale, ovoïde, ventru, à base régulière- ment déclive, couverte, à partir de la denticulation supérieure du labre, de sillons profonds, d'abord assez écartés, puis fins et serrés vers l'origine de la queue. Ouverture relativement petite, ovale, prolongée en arrière par une étroite et profonde gouttière qui descend jusqu'à la suture de l'avant-dernier tour en se recourbant par un arc rétrocurrent ; queue rectiligne, longuement aciculée (6 centi- — 267 — mètres sur le plésiotype intact qui est figuré clans les Essais) ; on distingue parfois quelques sillons peu profonds et écartés vers la suture supérieure ; à sa base, le canal se relie au labre par une échancrure large, fort peu profonde; labre assez mince et fragile, dilaté en aile peu développée, légèrement infléchi en dehors où il est bordé par un étroit bourrelet; en avant, son contour se garnit — en correspondance avec les principaux sillons de la basé — de deux (rarement trois) denticules étroits, extérieurement rainures, brièvement épi- neux, le premier toujours placé à la terminaison de l'échan- crure ; le labre, lisse en dedans, porte un tubercule émoussé à l'origine de la gouttière postérieure ; columelle excavée au milieu, redressée en avant à l'origine du canal ; bord colu- mellaire calleux, étalé sur le dernier tour jusqu'à l'extrémité de la gouttière antérieure et muni, en face du tubercule du labre, d'un tubercule pariétal transverse et peu saillant, en bas la callosité pariétale s'épaissit pour limiter la gouttière descendante. DiM. Longueur : 160 millim. avec la queue intacte; diamè- tre ventral : 38 millim.; épaisseur transversale : 30 millim. R. D. — L'espèce fossile — fiue Basterot réunissait, à titre de variété, à R. curvlrostris Lk. — a été, à juste titre, séparée de la forme vivante par Grateloup ; elle s'en distingue, en effet, par son rostre bien plus long et complètement rectiligne, par les dentelures de son labre moins nom- breuses, plus distantes, i>lus saillantes; par sa spire plus élancée; en outre, ses tours moyens et inférieurs ne présentent que de fines stries d'accroissement, tandis que ceux de R curvirostris sont en outre couverts de fines stries spirales; quanta R. rectirostris Lk., espèce vivante de la mer des Indes, qui a aussi un long rostre rectiligne, des tours de spire entièrement lisses, elle est beaucoup plus étroite, de plus son labre est festonné sur toute son étendue. M. Sacco a créé une var. subadentata (Grat., Atlas, pi. XXXII, fig. 2) pour les individus dont les dentelures du labre sont atrophiées, il s'agit d'un simple caractère individuel qui ne mérite pas, à notre avis, d'être consacré par une désignation spéciale, car il faudrait aussi faire des variétés selon que les spécimens ont deux ou trois dentelures. M. Sacco (/. c, pi. H, fig. 6) désigne sous le nom var. taurostricta une forme à dernier tour moins ventru, provenant de l'Helvétien des collines de Turin, dont le niveau ne diffère guère de — 268 — notre Burdigalien. L'auteur n"a eu sous les yeux qu'une douzaine d'exem- plaires dont aucun n'avait conservé son labre ; il est fort possible qu'il s'agisse d'individus non complètement adultes. D'ailleurs il. dentata ty|iique se rencontre aussi — d'après Hôrnes — dans l'Helvétien (Grund) et le Tortonien (Baden) du Bassin de Vienne : dans ce dernier gisement eile présente des dimensions (190 niillim. sur 50 millim.) que n'attei- gnent jamais nos exemplaires burdigaliens. On l'a signalée aussi (R. /usi^anica May.) dans le Tortonien du Portugal. C'est une mutation plus ventrue qui se trouve aussi à Saubrigues, comme on va le voir. Loc. — Mérignac (Pontic), plésiotype (PI. IX, fig. 1, 2), coll. Cossm.. toutes l?s coll. ; Dax (Mandillot, Maïnot, Cabannes), coll. Peyrot ; Saint- MédarJ-en-Jalles, Léognan (Tliibaudeau, Le Tliil supérieur) ; toutes les coll. Saucats (Mi" de l'Eglise); Lucbardez, I^essac (Lorient), coltect. Degrange-ToUzin. — Burdigalien. 65i. Rostellaria ordalensis Aimera et Bofill. 18i0. Rostellaria dentata Grat. Allas, p. XXXII, fig. 1 „, ?, {solse). 1867. — dentata ? Per da Costa. Moll. terc. Porl., p. 139, 1.1. XXII, fig. 5. 1869. — lusitanica? Mayer. Journ. Conchyl., vol. X'VII, fig. 84. 1885. — fZen^aiîa Alm. Hofill. Moll. foss. Calai., p. 43, pi. 1, fig. 6; et pi. II, fig. 1, 4. 1886. — ordalensis Alm. Bofill. Terr. terc. super. Cat., p. 41, pi. X, fig. 3, 4; et pi. XI, fig. 4, 6. R. D. — La séparation de celte l'orme lortonienne est tout à fait justifiée : comme l'ont indit|ué les auteurs, le galbe de la coquille est plus ventru (180 millim. sur 55 millim.), la callosité pariétale est beau- coup plus épaisse, et la gouttière rétrocurrente forme une cédille plus enroulée qui n'atteint pas la suture inférieure de l'avant-dernier tour; à ces critériums constants que nous avons véritiés sur un spécimen (coll. Cossmann) de Saint-Paul-dOrdal, il y a lieu d'ajouter — d'après Aimera — que l'espèce de Catalogne porte toujours trois ou quatre dentelons épineux (quatre sur la fig. 6) tandis que l'espèce burdigalienne n'en a que rarement trois au plus. Il est probable que c'est à cette mutation R. ordalensis qu'il faut attribuer les spécimens tortoniens de Saubrigues dont un bel individu a précisément été figuré par Grateloup (fig. I «, &), car cette fig. répond exactement à celles d'Almera ; on réser- verait donc le nom dentata à la forme burdigalienne qui est plus étroite, ainsi qu'il résulte de la figure du Mémoire de Basterot qui fixe le type de — 260 — l'espèce. Le nom. lusitanica Mayer est antérieur, mais il n'a pas été appuyé par une figure. Loc. — Saubrigues (/if/e Grateloup), n'a pas été retrouvée, de sorte que nous ne pouvons figurer cette espèce jusqu'à présent. — Tortonîen. 655. Rostellaria Neuvillei ?iov. sp. PI. VIII, %. 15-17. Test peu épais, fragile; taille petite; forme élancée, tiirri- ciilée, fiisoïde ; spire longue, conique, acuminée ; protoconque polygyrée, à nucléus minuscule et dévié ; quatre tours embryonnaires, lisses, convexes^ étroits et croissant lente- ment ; les deux ou trois tours suivants sont encore à peu près lisses, mais sur les autres — dont la hauteur finit par atteindre les trois cinquièmes de la largeur — apparaissent une douzaine de fins sillons spiraux et linéaires, dont le plus rapproché de la suture est un peu plus profond ; ces sillons délimitent des rubans peu saillants dont la largeur augmente à partir de la moitié supérieure du tour; parfois, sur les derniers tours, un ou deux de ces sillons se transforment en costules étroites ; des stries d'accroissement, k peine visibles sur les rubans, déterminent des ponctuations au fond des sillons. Dernier tour — y compris le canal — un peu supérieur à la moitié de la longueur totale, ovoïde, portant une gibbosité à l'opposé de l'ouverture ; les rubans spiraux, plus larges, plus saillants et aussi plus écartés — au moins vers la base — que sur les autres tours, ont leurs intervalles élégamment déçusses par les stries d'accroissement; sur l'excavation du cou, ils se serrent en s'enroulant obliquement; sur certains spécimens, un ruban plus épais forme un angle subcaréné. Ouverture petite, oblongue, atténuée à ses deux extrémités; l'antérieure se termine par un canal étroit, aciculé, assez court; la postérieure, par une gouttière ne dépassant guère la suture ; labre mince, peu dilaté, à contour arqué, faible- ment retroussé en dehors, raccordé au canal par un sinus large et peu profond ; il est orné — sur son bord — ■' de quatre - 270 — petites dentelures aiguës, dont les deux antérieures sont plus saillantes; il est lisse intérieurement et bordé, à une faible distance de sa périphérie, d^un épaississement costuliforme ; columelle excavée au milieu, redressée en avant, à l'origine du canal; bord coliimellaire étroit, mais fortement calleux, terminé en pointe sur le canal, et ne descendant en arrière que jusqu'à l'extrémité de la gouttière. DiM. Longueur: 12 milHm.; diamètre ventral: 7,5 millim. R. D. — Celte élégatite Ilostellaria offre une ressemblance frappante avec iL Powisii Petit, des mers de Cliine; elle est toutefois notablement plus petite ; son labre est dépourvu de granulations internes et le bord columellaire ne présente pas le denlelon qui — cliez l'espèce vivante — rétrécit l'origine du canal. M. Sacco {l, c, XIV, p. 16) place R. Powisii dans son Sous Genre Sulcogladius, caractéris'; par des tours costulés transversalement et par des sutures canaliculées ; ces caractères très marqués cbez le génotype fossile S. Collegnoi Bell, et Micli., de THelvé- tien des collines de Turin, le sont beaucoup moins cbez R. Powisii et chez R. Neuvillei qui ont des cordons plats, peu apparents et seulement sur les derniers touis, avec des sutures non canaliculées ; d'autre part l'ouverture de ces deux espèces ne diffèie pas génériquement de celle de R. ciirvirostris, génotype de Rostellaria s. st. Nous ne classons donc pas notre fossile dans la Section Sulcogladius; cependant quelques variétés de S. Collegnoi distinguées par M Sacco, notamment les var. : latosulcata {l. c, Tp]. 11, fig. 10, 10'''=*), supralœvis {\)\. II, fig. 11), rotundo- lasvis (pi. II, fig. 12) se rapprocbent davantage de R. Neuvillei et surtout des exemplaires munis d'une ou deux costulés spirales sur leurs deux derniers tours, mais les fossiles ilaliens sont toujours ]j1us grands, leurs tours sont plus convexes, ou nvcme subearénés, les dents de leur labre plus nombreuses, moins aiguës ; leur mauvais état de conservation rend la comparaison plus difïicile. Loc. — Saint-Elienned'Ortbe (PI. VIII, fig. 15). type coll. Neuville, spécimen subcaréné, même coll. Rare. Peyrère (fig. lG-17), coll. Raulin à l'Ecole des Mines, peu rare, mais toujours cassée. — JLquitanien. 656. Dientomochilus decussatus Defrance. PI. VIII, fig. 32-35. 1825. Strombus decussatus Def. in. Bast. Mém. env. Bord., p. 69. 1833. Rostellaria decussata Grat. Tabl. Dax, p. n» 46(1. — 271 — 1840. Rostetlaria deeussata Grat. Atlas, pi. XXXIII, fig. 3. 184S. - — Lk. An. s. vert. (éd. 2), IX, p. 721. 1862. Stro7nbus decussatus D'Orb. Prodr., III, 26c et., p. 58, no 1015. 1874. — — Ben. Cat. Saucats, p. 92, no 650. 1893. Rimella deeussata Sac;o. I Moll. terz. Piem., vol. XIV, p. 18, pi. II, fig. 13. 1904. Dientomochilus decussatas Cossm. Essais Paléonc comp., VI livr., p. 39, pi. III, tig. 22-23. 1909. Tiimella deeussata G. DoUf. Essais et. aquil., p. 60, no 423. Test assez épais, peu fragile ; taille moyenne ; forme turri- culée, un peu ventrue ; spire longue, pointue, protoconque formée de deux tours lisses, convexes, suivis de neuf autres tours croissant rapidement ; chez certains spécimens ils sont d'abord régulièrement convexes, et deviennent ensuite suban- guleux en arrière; l'ornementation consiste en une vingtaine de costules axiales, assez saillantes, un peu arrondies, un peu flexueuses, deux fois moins larges que leurs intervalles, rarement variqueuses^ treillisées par des cordons spiraux fins et rapprochés ; les individus à tours subanguleux, ont généralement moins de côtes axiales, arquées sur l'angle (quinze ou seize). Dernier tour un peu supérieur à la moitié de la longueur totale, plus ou moins subanguleux en arrière, sur la région dorsale, régulièrement déclive en avant, orné comme le reste de la spire jusque sur le cou qui est nettement séparé, un peu gonflé, sans bourrelet cependant. Ouverture étroite, ovale, acuminée à ses deux extrémités, la postérieure pro- longée par une gouttière étroite, profonde, oblique, s'étendant sur toute la longueur de l'avant-dernier tour qu'elle dépasse même parfois; l'extrémité antérieure se resserre subitement et se termine par. un bec court, infléchi en dehors et à gauche ; labre faiblement dilaté en aile, séparé du cou, en avant, par une échancrure sinueuse, peu profonde, présentant un peu plus bas une dénivellation sinueuse, analogue à celle de Strotnbus ; le bord libre du labre est retroussé en dehors, comme chez Ro.steUaria, épaissi sur le rebord interne, à 272 — partir du sinus, par des accroissements lamelleux, habituel- lement lisse à l'intérieur; columelle lisse, peu excavée en son milieu; bord columelltiire étroit, mais fortement calleux, se prolongeant — sur la région pariétale — contre l'étroite rainure qui le sépare du labre, bien appliqué sur la base et le cou. DiM. Longueur : 26 millim.; diamètre ventral : 13 millim. ; épaisseur transversale : 9 millim. • R. D. — Bien que cette espèce soit étroitement cantonnée dans le temps et dans l'espace, elle est quelque peu variable dans son galbe plus ou moins allongé, ainsi que dans son ornementation ; les costules axiales sont plus ou moins saillantes, l'angle des derniers tours est plus ou moins marqué ; lorsqu'il est assez prononcé, les costules sont obsolètes en arrière de Tangle ; dans tous les cas, ces variations sont trop peu accentuées et trop peu constantes pour que nous puissions admettre des variétés' et notamment la var. rotundulata Sacco : « anfractus non angu- lati, sed convexidi, subrotundati » créée par cet auteur pour la figure 3 de la planche de l'Atlas de Grateloup qui représente un spécimen vu par la face ventrale sur laquelle, ce qui est le cas normal, la carène est atténuée et les costules axiales sont rnoins saillantes. Les diverses autres variétés admises par M. Sacco dans l'Helvélien (tîurdigalien'?) des collines de Turin, nous paraissent peu nécessaires. En Aquitaine, D. decussatus n'a guère été signalé en dehors du Burdigalien inférieur du bassin de l'Adour. Du côté ancestral, on peut la comparer au génotype D. ornatus (Desh.) qui est beaucoup plus ventru, dont^ le labre, bien plus dilatj en aile, est garni en dedans d"une rangée de crénelures arrondies. Loc. — Dax(Maïnot), topotjpe (PI. VIII, fig. 32 35), coll. Cossmann, toutes les coll. ; Quillac près Dax, coll. Degr.-Touz. ; Saucats (Giraudeau, M'n de l"Eglise), rare fide Benoist. — Bardîgalîen. Saucats (Lariey), rare, fide Benoist. — Aqinitaiiien. APORRHAID^ Seul le Genre Chenopus Phil. (1836) est représenté en Aquitaine, notamment par le génotype : Stro?nbus pespelicani Lin. ou par quelques-unes de ses mutations ancestrales. — 273 — 657. Chenopus Uttingerianus [Risso]. PI. IX, fig. 5-6. 1826. Rostellaria Uttingeriana Risso. Hist. nat. Eur. mér., IV, p. 225. 1827. Chenopus pesgraculi Bronn. Léonli. Zeitsch., p. 532, n» 63. 1831. Rostellaria Uttingeriana Bronn. Ihid. tert. Geb., p. 30 1852. Chenopus pesgraculi à Orb. Prod., III, p. 59, 26e et., no 1032. 1867. Rostellaria Uttingeri Mayer. Cat. Mus. Zurich, t. I, p. 12, 27. 1874? — — Benoist. Cet. Saucats, p. 191, no 644. 1874? — pesyracuU Benoist. ïbid., p. 191^ no 645. 1881 . Chenopus Cltingerianus ¥on\. MoU.plioc. Rhône, p. 155, pi. IX, f. 4. 1893. — — Sacco. I MoII. terz. Piem., XIV, p. 23, pi. II, fig. 21. 1904. — pesjraculi Cossm. Essais Pal. comp.. Vie livr., p. 54, pi. IV, fig. 5. Test peu épais et fragile, dans les Landes. Taille moyenne; forme turriculée ; spire assez élevée, acuminée, à galbe conique, abstraction faite de l'aile, sous un angle apical de 50°; huit ou neuf, tours séparés par des sutures linéaires; les premiers tours post-embryonnaires sont convexes, assez régulièrement treillissés par des filets spiraux et des stries d'accroissement courtes ; vers le troisième tour avant le dernier, les stries d'accroissement sont à peu près invisibles, les filets spiraux sont plus réguliers, et l'un d'eux — plus saillant et orné de nodules rapprochés mais obsolètes — détermine une carène qui divise chaque tour en deux parties légèrement inégales : l'inférieure un peu plus large et convexe, la supérieure presque plane ou même légèrement excavée. Dernier tour — y compris le canal — un peu supérieur à la moitié de la longueur totale, assez renflé en son milieu, excavé à sa base qui se prolonge par une queue longue, effilée, un peu déviée et incurvée à droite; il présente trois carènes, les deux inférieures étroites, saillantes, granuleuses, la supérieure beaucoup moins forte et à peu près lisse ; comme les autres tours, le dernier est orné de filets spiraux se prolongeant jusque sur l'extrémité de la queue. Ouverture Tome LXXIV. 20 - 274 - mutilée sur notre unique spécimen, qui n'a conservé qu'une partie de la tligitation inférieure adhérente à la spire. DiM. Longueur probable : 28 niillim. ; diamètre ventral, sous l'aile : 11 millim, R. D. — Coiiiorniément à l'interprétation do M. Sacco, nous adoplons le nom antérieur Uttinfierianus à la place de pesgraculi, d'autant plus que Broun, après avoir créé ce dernier, a repris le premier (piatre ans plus tard. Bien que notre unique échaiiLillon soit en mauvais élat il n'y a aucun doute sur sa délerminatiDn spécifique. Il est vrai que M. Sacco a distingué des variétés 'peraraneosa, percarînata, peralata, qu'il cite à la fois dans le Tortonien et le Pliocène ; mais Tindividu des Landes que nous venons de décrire se rai)proclie plus de la figure 21 — reiirésentant' la forme typique — que de toutes les autres; nous l'avons d'ailleurs comparée aux. nombreux spécimens de l'Aslien et du Plaisancien d'Italie et des Alpes-Maritimes que nous avons sous les yeux (coll. Cossaiann) et nous ne voyons aucun motif pour l'en séparer : c'est donc une espèce ubiquiste et peu caractéristique au point de vue straLigra[>liique. Benoist a fait de Cli. pesgraculi et de C. Ultlngeri qui s^nt synonymes deux espèces distinctes et les a citées toutes les deux dans l'Helvétien de la Sime; nous n'en avons pas trouvé d'éclianlillons dans sa collection et nous doutons fort de la présence de C. Uflingerianua à un niveau aussi bas : il est probable qu'il aura fait confusion avec une autre espèce lielvétienne. Cette espèce se distingue 1res facilement de Ck. pespelicani par sa queue plus longue, plus effilée, par sa digilation inférieure (pu atteint et même dépasse le sommet de la spire, par sa carène i)lu,s étroite, moins forte- ment noduleuse, etc. . . Ch. alatus Eicliw.. (Holubica, coll. Cossmann) — qui est également ventrue — s'en distingue par son galbe plus cono'idal, par ses crénelures plus serrées, plutôt axiales, par son canal court, etc. Loc. — Saubrigues, plésiotype unitjue (PI. IX, fig. 5-6), coll. Degrange- 'J'oûzin. — Tortonien. 658. Chenopus meridionalis Basterot. Pi. Vlll, %. 18-19. 1825. Rostellarla pespelicani var. meridionalis Bast. Mém. env. Bord , p. 69. 1833. — pes carhonis Grat. Tabl. Dax, p. 190 (noH. Brong.). ISiO — — Grat. Atlas, pi. XXXII, fig. 6 1852. Chenopus GrateloupiA''Ovh.Vvoàv., III, 26c et. no 1028. 1853. — pespelectini Horn. Tert. Beck. Wien, p. 194 {pars). 1874. Chenopus burdigalensis Ben. Cat Saucats, p. 190, no 643 {non d'Orb). 1893. — meridionalis Sacco. I Moll. terz. Piem , XIV, p 22. 1897. — Gmes- jielicani ont des digitalions accessoires qui apparaissent après l'époque miocénique, comme l'a très justement observé M. Sacco, et en outre leurs crénelures ne restent jamais aussi tardivement pliciforines. Loc, — Saubrigues, cotypes (PI. VIII, fig. 28-31), coll. Cossmann : coll. Dumas au Muséum de Nantes. — Tortonien. 661 . Ohenopus {Triacontium) mirandus nov. subgenv. nov. sp. (PI. VIII, fig. 20-21). Triacontium (trois dents) comporte — outre une queue effilée et peu incurvée en avant — une aile à trois longues épines, l'antérieur assez courte, celle du milieu très longue et incurvée, la postérieure rectiligne et écartée de la spire ; elles ne sont reliées que par le labre. Test mince et fragile. Taille moyenne; forme turriculée ; spire longue, conique, sous un angle apical de 28», acu- minée, formée de huit à neuf tours convexes, non carénés, séparés par des sutures étroites mais assez profondes; proto- conque lisse, conoïdale, composée de quatre tours avec un nucléus mammillé; les premiers tours post-embryonnaires sont finement et régulièrement cancellés par des stries spirales et des filets axiaux ; sur les tours suivants, apparais- sent des costules axiales étroites, arquées, peu saillantes; sur les derniers tours, les costules et les stries spirales deviennent obsolètes au voisinage de la suture inférieure, sur une rampe obsolète égale à la moitié ou au tiers de la hauteur du tour ; d'ailleurs toute cette ornementation, assez peu accusée, ne se voit bien qu'à la loupe. Dernier tour — y compris la queue — un peu supérieur à la moitié de la longueur totale; il est arrondi ou un peu — 281 — polygonal dans sa partie médiane, excavé vers sa base qui se prolonge en une longue queue, rectiligne, aiguë, presque toujours brisée à cause de son galbe étroit et aciculé ; l'orne- mentation du dernier tour ne comporte que des filets spiraux, dont trois un peu plus saillants correspondent aux carènes habituelles du dernier tour des Chenopus ; sur la région excavée, les stries deviennent plus régulières, plus rapprochées et paraissent se poursuivre sur la queue en devenant paral- lèles à sa longueur ; ouverture assez étroite, prolongée posté- rieurement par un fin sillon creusé dans une frêle digitation, aussi longue que la spire, à laquelle elle adhère à son origine pour diverger ensuite en ligne droite suivant un angle d'une vingtaine de degrés ; en avant, l'ouverture se continue égale- ment par un sillon semblable le long de la queue ; labre assez épais, lisse et luisant à l'intérieur, dilaté en aile, pré- sentant — outre la digitation inférieure déjà indiquée — deux — ou peut-être trois — autres digitations intérieurement rainurées, correspondant aux filets carénaux du dernier tour ; la postérieure, très grêle, faiblement incurvée vers le bas est plus longue que la spire; la médiane — que nous n'avons pu voir entière sur aucun spécimen — se dirige vers le haut ; il n'est guère probable que la carène antérieure donne nais- sance à une véritable digitation, mais il y a peut-être une pointe soudée à la précédente sur une certaine longueur; par suite de la faible extension du labre entre les digitations, elles restent libres sur la presque totalité de leur étendue, et par suite sont rarement conservées. DiM. Longueur : 26 millim. ; diamètre ventral : 9 millim. R. D. — Cette belle coquille, particulière jusqu'à présent à Tliorizon de Saint-Etienne d'Orthe, diffère profondément — par son ornementation et la forme de son ouverture — de tous les Chenopus néogéniques et vivants; le seul aspect des figures indique les profondes différences qui le sépa- rent des Chenopus de l'Afiuilaine ci-dessus catalogués. Aussi avons-nous cru nécessaire de proposer — pour ce fossile, comme génotype — un nouveau Sous- Genre qui rappelle un peu Argeodactylus, du Tlianétien ; mais ce dernier a une digitation postérieure totalement adhérente, plus une digitation médiane horizontale. Diyitolabrum princeps Vasseur, a non — 282 — seulement une ornementation treillissée jusqu'au dernier tour, mais encore deux digitations ou dards écartés de la spire, et pas de queue en avant. En tous cas, c'est bien un type infra-néogéniquc. Loc. — .Saint-Etienne-d'Orthe, cotypes (PI. VIII, fig. 20,22,24,26), coll. Neuville ; même loc, coll. Degrange-Touzin, coll. Peyrot ; Peyrère, coll. Raulin, Cossmann, commune (Hg. 23 et 27). — Ac|uitanien. CYPR^ID^ Quoique celte Famille soit assez uniforme dans ses carac- tères testacés, les malacologistes y ont découpé un nombre véritablement excessif de Sous-Genres et de Sections dont la distinction est d'autant plus ardue que les principaux crité- riums sont masqués très à l'intérieur de l'ouverture ; dans les Cyprées proprement dites, la spire étant involvée ou à peine saillante sous le vernis, la surface dorsale étant lisse, l'obser- vateur est privé — même pour les caractères différentiels des espèces — des moyens de comparaison habituels, de sorte que la séparation des formes, très nombreuses dans le Néogène, présente de sérieuses difficultés. Nous réclamons donc l'indulgence de nos lecteurs s'il leur arrive — en feuil- letant cette Monographie — de ne pas déterminer leurs spécimens avec la même sûreté que lorsqu'il s'agit des autres Familles ; l'embarras qu'ils éprouveront ne sera que la répercussion de celui qui nous a assaillis presque pour chaque diagnose. Du Genre Cyprsea Lin. proprement dit, nous connaissons, en Aquitaine, les Sections Màndoii fia Bayle, Cavici/préea CaOSSui . , Adusta Jouss., Bernayia ionss., Naria Gray ; puis, dans le Sous-Genre Luponia Gray, la Section Eocypra'a Cossmann. Nous avons admis comme un Genre distinct, le Sous-Genre Trivia Gray. Les autres Genres représentés dans le Sud- Ouest sont : Puslularia Swains., Eralo Risso (dont il faudra proba- blement supprimer la Section Eratopsis Hœrn. etAuing.); enfin les Sections Simnia Leach. et Neosimnia Fisch., du Genre Ampjhiperas Gronov. 283 662. Cypraea (Mandolina) polysarca Cossmann. PI. IX, Hg. 15-16. 1820. Cyprœa gibbosa Bots. Oritt. Piem., p. 21, pl.I, fig. 5 (non l> ). 1831. — — Bors. Gat. coll. Tur., p. 647 (non L.). 1833. — j9!/r»la Grat. Tabl. coq. Dax, p 306 (non Lk.). 1847. — gibbosa Micht. Desc. foss. mioc, p. 330, pi. XIV, fig. 5 (non Lk). 1848. — pyrula Grat. Allas, pi. XL, fig. 7-8; pi. XLI, fig 17, jiw. 1848. — rhomboidalis Grat. Atlas, pi. XLI, fig. 4. 1852. — gibbosa d'Orb. Prodr., IH, 26c et., 0° 800. 1873. — — iîen. Cat. Saucats, p. 209, no 716. 1881. Mandolina gibbosa 3 oiiss. Et. Cyprœidœ, p. 88. 1894. Cyprxa {Mandolina) gibbosa Sac^oo. I Moll. terz,. Piem., parte XV, p. 1, fig. 9-13. 1903. — — polysarca Cossm. Ess. Pal. comp., liv. 5, p. 154, pi. XII, fig. 8. 1909. — — — Dollf. Ess. et. Aquit., p. 61. 1920. — — gibbosa Vredenb. Class. Cypr. {Rec. Geol. Surv. India)^ p. 96. Taille grande; forme subtrigone, un peu atténuée en avant, gibbeuse sur sa face dorsale. Ouverture étroite en arrière, s'élargissant progressivement vers l'avant où elle est orthogo- nalement tronquée et munie d'une échancrure peu profonde, déviée à droite entre deux lèvres dissymétriques, peu sail- lantes ; gouttière postérieure étroite, profonde, non déviée, bordée par deux fortes lèvres aboutissant à gauche de l'apex saillant, mais habituellement empâté dans le vernis; péris- tome calleux, bordé sur son contour externe; labre à peu près rectiligne sur son bord interne, garni d'environ vingt- cinq crénelures courtes; columelle dépourvue de sillon longi- tudinal, lisse à l'intérieur, bombée en arrière, infléchie en avant, se terminant sans torsion au bec de l'échancrure ; bord columellaire finement plissé; les plis s'atténuent ou même disparaissent complètement en arrière. Diji. Longueur : 63 millim. ; largeur maximum : 44 mill. ; hauteur maximum : 32 millim. — 284 — R. D. — Nos spécim.ens sont bien identiques à ceux des collines de Turin (coll. Peyrot) ; le galbe est un peu variable ; avec l'âge, la gibbo- sité dorsale s'accentue et lapex, très saillant chez le jeune, se corrode puis s'encroûte. Nous avons pu nous assurer que C. rhomboidaiis Grat. est une forme népionique de C. jjolysarca. Grateloup avait confondu cette espèce avec C. pj/rw/a Lk., forme pliocénique qui n'a jamais été figurée et dont le type est perdu ; M, Sacco (/. c.) est d'avis de laisser tomber ce vocable douteux qui d'après lui pourrait peut-être s'aiipliquer à une var. de C. utriculata L,k., tandis que Bronn et d'autres paléontologistes italiens, l'identifiaient à C. physis Br. Le nom C. gibbosa a du être corrigé par suite de préemploi. Loc. — Saucats (Peloua), néotype (PI. IX, fig. 15-16), coll. Benoist, magnifique spécimen ; Saint-Paul-lôs-Dax (Cabannes), coll. Neuville, coll. Grat. ; Léognan (Le Thil), coll. de Sacy ; Mérignac (Baour), coll. Duvergier. — Aquitanieii et Bnrdigalien. 663. Cypraea [Cavkyprœa) leporina Lamarck. PI. IX, fig. 11-12. 1810. Cyprmi leporina Lk- An. Mus., vot. XVI, p. 104. 1825. — — Bast. Mém. env. Bord., p. 41. 1833. — — Grat. Tabl. foss. Dax (.4. S. L. li., t. VI). p. 302. 1833? — porcellus Grat. Ibid., p. 303 [non Brocc). 1837. — leparina Duj. Mém. sol. Tour., p. 303. 1838. — — Grat. Bass.^Adour, p. 49. 1844. — — Desli. An. s. vert. (éd. 2), t. X, p. 570. 1848. — — Grat. Atlas, pi. XL, fig. 3 ; pi. XLVII, fig. 5. 1848. — porcellus Grat. Atlas, pi. XL, fig. 4 {non Brocc). 1851. — leporina nôvn. Tert. Beck. Wien, t. I, p. 63, pi. VII, fig. ll;pl. Vlil, fig. 1. 1852. — subleporina à'Orh. Prodr., vol. III, 26e et., ne 793. 1852. — subporcellus d'Orb. Ibid., n» 794. 1873. — leporina Ben. Cat. Saucats, p. 208. n" 713. 1894. C. {Basterotia) leporina Sacco. I Moll. terz. Piem., parte XV, p. 5, pi. I, fig. 2. 1903. C. (Cavidyprœa) leporina Cossm. Ess. Paléoc. comp., liv. V, p. 157 (exclus fig.)- 1909. — — G. DoUf. Essai et. Aquit., p. 61. Test épais et pesant. Taille grande ; forme bien ovoïde, face dorsale fortement renflée, face ventrale peu convexe. Oiiver- tiire non médiane, assez large, un peu sinueuse, arquée en arrière, élargie en avant; échancrure antérieure profonde, déviée à droite, bordée par deux minces lèvres dissymétri- ques; échancrure postérieure profonde, à bords subparallèles, peu déviée, aboutissant au sommet de l'apex qui est saillant mais complètement recouvert par la couche de vernis ; péris- tome calleux, légèrement renflé sur la face ventrale, s'étendant assez loin sur les flancs et mal limité; labre arqué, un peu déprimé vers l'échancrure antérieure, garni d'environ vingt- huit fortes crénelures devenant plus courtes vers l'apex et plus longues au contraire à l'autre extrémité; bord columel- laire sillonné sur toute sa largeur par environ vingt-cinq plis allongés, étroits et réguliers, déprimé par un sillon longitu- dinal peu accusé, ou même obsolète, aboutissant en arrière à une large et profonde fossette en forme de cuilleron, ridée ou granuleuse et dont le bord libre, finement crénelé, fait une forte saillie dans l'intérieur de la coquille; columelle tordue en avant par une carène qui aboutit à la pointe du bec contigu à l'ouverture. DiM. Longueur : 58 millim.; largeur maximum : 38 mill. ; épaisseur maxiuium : 29 millim. R. D. — Lamarck a comparé à toit notre espèce à C. mus Lk. qui — par les caractères de son ouverture — appartient à une toute autre Section ; avec beaucoup pkis de raison, Hôrnes rapproche C. leporina de C. stercoraria L. (colL Peyrol) ; l'espèce vivante est toutefois fortement gibbeuse et non régulièrement arrondie, sa face inférieure est plus aplatie ; la région antérieure du labre et de la columelle, plus déprimée à la face inférieure et pincée en dessus, donne naissance à un rebord saillant qui n'existe pas chez le fossile, mais les caractères essentiels de l'ouverture — en particulier l'existence d'une large fossette columellaire ridée, ainsi que le bord columellaire, sur toute leur étendue — sont bien semblables chez les deux formes. C. leporina est commune dans les environs de Dax et dans quelques gisements du Bordelais, aussi est-il légèrement variable dans son galbe, surtout à l'état népionique ; cela a conduit parfois les auteurs à séparer de C. leporina des formes qui nous paraissent devoir lui être réunies. Ainsi C. porcellus Grat. {non Broc ) ou du moins l'échantillon — assez différent du dessin, vu de dos dans l'Atlas et (jui figure sous ce nom da-is la collection Grateloup — est une — 286 — C. leporina, à peine plus atténué à ses extrémités que la plupart des spécimens de l'espèce, bien différent par son ouverture du fossile pliocé- nicfue de l'Italie — de ce l'ait, tombe la correction subporcellus D'Orb. — C. suboimm D'Orb. [= C. oviim Grat. {non L)] que certains auteurs, sur le vu de la médiocre figure originale, ont considéré comme une variété de C. leporina, est en réalité bien distincte, ainsi que nous avons pu nous en convaincre par l'examen de la coll. Grateloup qui en renferme d'assez nombreux spécimens. Aucun ne présente une fossette aussi développée que l'a représentée le dessinateur. C. leporina, var. B. prwlonga Grat. (pi. XL"VII, fig, .5) non retrouvé dans la coll. Grateloup, dont l'ouverture serait presque rectiligne, au dire de l'auteur, ne nous parait pas pouvoir être identifié, en se basant unique;nent sur un médiocre dessin. Il a dû échapper à d'Orbigny que C. leporina Lk. était fondée sur un foissile de Dax ; la correction sz<6/(?/)orùirt D^rb n'est aucunement fondée. D'autre part les figures publiées dans les « Essais de Paléoc. comp. » s'applic[uent à C. sublynchoides et non à la véritable C. leporina. Loc. — Saint-Paul-lès-Dax (M'u de Cabannes), topotype (PI. IX, fig. Il 12), coll. Neuville ; même loc. (et Ma'inot), toutes les coll. ; Sau- çais (Peloua), toutes les coll. — Burdigalien. La Brède (La Salle); Sauçais (route' du Son, Lariey), /tcZe Benoist ; Léognan (Le Tliil), coll. de Sacy ; Saint-Avit (Basta), Corbieu (Mi» de Carreau), coll. Degrange-Touzin. — JL(|uitanien. 664. Cyprsea {Caoicyprœa) sublynchoides D'Orbigny. - PL LX, %. 17-18. 1825. Cijprœa lynchoides Bast. Mém. env. Bord., p. 41 {non Brong.). 1833. — — Grat. Tabl. coq. Dax (/oc. c//.), p. 304 (n. Brong.;. 1840. ~ — Grat. Atlas, pi. XLI, fig. 12. 1852. — sublynchoides d'Orb. Prodr. III, 26^ et., n" 786. 1894. C. {Basterotia?) sublynchoides Sacco, I Moll. terz., parte X"V, p. 7, pi. I, fig. 6-8. 1897. Cyprsea sublynchoides Rau]. Stat. Landes. 19i'3. C. {Cavicyprœa) sublynchoides Cossm. ,Ess. Pal. comp., livr. V, p. 158, pi. VI, fig. 2, et pi. Vil, fig. 9. 1920. C. {Bernayia) sublynchoides Y veâ. Class. Cypr. {Rec . Geol Surv. Ind.), vol. Ll, p. 14. Taille grande ; forme ovo'ïde, allongée, régulièrement atté- nuée en avant; face dorsale bombée; spire complètement recouverte par le vernis, ne formant — chez l'adulte — — 287 — qu'une bien faible saillie ; face ventrale peu convexe ; ouver- ture non médiane, étroite, légèrement sinueuse, très peu dilatée en avant, arquée en arrière, où elle présente une échancrure large, assez profonde, limitée par des lèvres parallèles; échancrure antérieure profonde, orthogonalement tronquée, déviée à droite entre deux lèvres saillantes et dissymétriques; péristome calleux, formant des bourrelets marginaux arrondis, au delà desquels le vernis se prolonge plus on moins loin sur la surface dorsale; columelle peu bombée en arrière, déprimée en avant par une grande fossette complètement lisse, dont le bord libre, convexe, saillant, présente une échancrure très nette, suivie de quelques dente- lons plus ou moins obsolètes; en avant de la fossette, la columelle est tordue par un gros pli qui aboutit à la lèvre droite de l'échancrure ; bord columellaire orné d'environ vingt-cinq dents courtes, surtout en avant, et ne se prolon- geant pas à l'intérieur de l'ouverture; labre peu sinueux, légèrement rétréci et déprimé en avant, garni de vingt-huit à trente dents fortes, courtes, un peu plus allongées sur la dépression antérieure. DiM. Longueur : 45 millim.; largeur maximum : 30 mill. ; épaisseur maximum : 27 millim. R. D. — Confondue par Baslerot el Grateloup avec C. lynchoides Brong. f|ui, d'après M. Sacco, n'est rpi'une variété de C. leporina, C. sublynchoides se distingue nettement de cette dernière et de ses variétés, par son ouverture plus étroite, par sa columelle moins bombée, lisse sur toute son étendue et tout particulièrement par sa fossette moins largo, moins creuse, dépourvue -de rides ou dé granulations, écliaiicrée sur son bord libre ; par les caractères de son ouverture C. sublyncJioides est intermédiaire entre les Cavlcyprœa typiques et les Bernayla dont la fossette lisse est plus allongée et moins creuse. M. Sacco — après avoir classé avec doute cette coquille dans la Section Basterotia (= Cavicyprœa) — a proposé d'en faire le génotype d'une nouvelle Section : Jousseaumia Sacco, dans laquelle il ne c'asse d'ailleurs aucune autre espèce, et (jui nous paraît faire double emploi avec Cavi- cyprxa, Loc. - Saucats (Peloua), plésiotype (PI. IX, fig. 17-18), coll. Peyrot ; — 288 — toutes les coll. ; Sainl-Paul-lès-Dax, coll. Grateloup, coll. Dcgrange- Touzin ; Mérignac (Baour supérieur), coll. Cossmann. — Burdigalien. Saiiit-Avit (Basta), Léognan (Le Tliil), coll. Degrange-Touzin. ~ Aqiiitanîeii. 665. Cy[}reea {Caviçi/prâsa) sublynchoides D'Orbigny ; var. Grateloupi d'Orb. {e)nend.). PI. IX, fig. 13-14. 1833. Cyprœa habella Grat. Tabl. coff. Dax {loc. cit.). p. 30G {non L.). 1833. — clongata Grat. Ihid., p. SQG' {non Br.). 1840. — — Grat. A^las, pi. XLI, fig. 13 (non Bv.). 1840. — Isabella Grat. Ibid., pi. XLI. fig. 11 {non L.). 1852. — Gratteloupi d'Orb. Prodr., Ill, 26'' et., no 785. 1852. — subelongata dOrb. Ibid., no 787. Ig94. _ _ Sacco. I Moll. terz. Piem., parte XV, p. 32. 1894. — Grateloupi Sacco. Ibid., p. 32. R. D. — Ne diffère du type que par son galbe plus allongé, plus cylin- dra:é, par sa taille habilueliement moindre ; les caractères de l'ouver- ture, notamment ceux de la fossette antérieure et du bord columellaire sont identiques ; comme d'autre part on trouve des formes de passage entre C. aublynclioides et C. Grateloupi nous considérons celle-ci comme une variété de la première. Dans son Tableau de 1833, Grateloup consi- dérait C. elongata Br. comme identir[ue à C. Isabella, espèce actuelle ; il en a fait deux espèces distinctes dans 1 Atlas et n'en a dessiné que des vues médiocres, s'appliquant à des spécimens de même espèce, mais d âge différent. Noire fossile n"a de commun avec C. Isabella qu'une analogie de galbe ; les caractères de son ouverture sont bien différents ; d'autre part, sa forme est moins allongée, moins atténuée que cellç de C. flavieula Lk. (= C. elongata Br.) ; son ouverture et sa columelle diffèrent entièrement. Les deux corrections C. Grateloupi ei C. subelon- gata, faites par d'Orbigny, uniquement sur le vu des figures de l'Atlas, s'appliquent à la même forme; nous conservons la première dénomina- tion qui est antérieure de quebjues lignes à la seconde. Loc. — Mérignac (Baour), plésiotype (PI. IX, fig. 13-14), coll. Peyrot ; Saint- Avit (Basta), coll. Degrange-Touzin (1). — Aquitanien. Saint-Paul-lès-Dax (Cabannesj, coll. Grateloup ; même loc. (Mandillot), coll. Degrange-Touzin. — nurdigalieii. (1) Celte belle collection, acquise par la Municipalilé de Bordeaux, se trouve maintenant au Muséum d'Histoire naturelle de celle ville. — 289 — 666. Cyprœa (Cavicyprœa) subovum d'Orbigny. PI. IX, fig. 21 ; et PI. X, fig. 1-4 et 35. 1833. Cyprœa lynx Grat. Tabl. foss. Dax, loc. cit., p. 303 (non L.). 1833. — oi'um Grat. Ibid , p. 304 [non Gmel.). 1833. — ^tbeuse, elle a une fossette bien développée, crénelée sur son liord libre et plissôe sur toute sa surtaco. M. Sacco rapporte à C. Orhignyana trois formes de l'Helvétien (an Burdigalien?) des collines de Turin : C. Orhignyana var. coUigens Sac. (pi. I, fig. IG), très voisine, en effet, de notre espèce, peut-être même identique, autant — 311 — qu'on en peut juger par un dessin; C. Orbignyana, var. Genei Micht., qui ne paraît différer de la précédente que par sa taille moindre et la dente- lure moins prononcée du labre et du bord columellaire ; mais sur la figuration originale de Michelotti (Desc. foss. mioc, pi. XIV, flg. 1) ces dents sont plus fortes; enfin C. Orbignyana var. macrodonta Bon. (loc. c, pi. 1, fig. 18) qui n'a pas de dépression apicale apparente et dont le rostre antérieur est beaucoup moins proéjninent. La comparaison directe des spécimens permettrait peut-êtrj d'identifier les deux premières formes avec celle de l'Aquitaine qui devrait alors prendre le nom plus ancien C. Genei Miclit. En tous cas, nous ne pouvons, à l'exemple de M. Sacco, classer C. Orbignyana dans le Sous-Genre Vidgusella — d'ailleurs syno- nyme de Mauritia — dont la surface est entièrement vernissée, l'apex non excavé, la fossette plus grande et ridée. M. Vredenburg place C. Orbi- gnyana dans son groupe de C. mus, Section Bernayia. Notre fossile présente en effet les caractères généraux de cette Section, mais il diiîère du génotype par sa taille plus grande, sa gibljosité plus marquée, par sa dépression apicale, par l'absence de sillon longitudinal sur la columelle, et enfin par sa fossette columellaire à peine marquée. Indépendamment de C. (Bernayia) Orbignyana M. Vredenburg cite encore C. {Eocyprxa) Orbignyana, du Sénonien de l'Inde méridionale, pour laquelle nous propo- sons : C. Vredenburgi C. P., afin de faire disparaître le double emploi de nomenclature. Loc. — Saint-Paul-Iè.s-Dax, topotype (PI. XVII, fig. 26-27), coll. Benoist; Saucats (Peloua), spécimen plus âgé (PI. X, fig. 19-20), même coll. — Burdigalien. 683. Cypraea {Naria) subursellus d'Orbigny. PL X, %. 38-39. 1833. Cyprœa vrseUus Grat. Tabl. foss. Dax {loc. cit.), p. 310 (n. L.). 1840. — — Grat. Atlas, pi. XLI, fig. 24 [n. L.). 1841. — Soroerbyi Mich^ Foss. mioc, p. 304. 1852. — subursellus d'Orb. Prodr.. III, 26e et., no 804. 1873. — — Ben. Cat. Saucats, p. 209, no721. 1894. . — ursellus Sacco. I Moll. terz. Piem., parte XV, p. 24. 1894. C. {Naria) planodentata Sacco. Ibld., p. 36, pi. II, fig. 50. 1897. Cyprœa subursellus Raul. Stat. Landes, p. 314. Test médiocrement épais. Taille petite; forme cylindracée, peu gonflée. Ouverture étroite en arrière, un peu dilatée en — 312 — avant, où elle est orthogonalement tronquée et munie d'une échancrure arrondie, peu profonde, non déviée ; gouttière postérieure à peu près symétrique, très légèrement déviée à gauche, bordée par deux lèvres peu saillantes; apex non proéminent, caché par Fendait; face ventrale déprimée; labre assez étroit, arqué à ses deux extrémités, faiblement bordé à la périphérie externe, muni d'une vingtaine de dents régu- lières, saillantes, s'étendant jusqu'à la moitié du bord labial vers le milieu duquel on en aperçoit quelques-unes plus étroites^ intercalées, mais n'atteignant pas l'ouverture ; xolu- melle fortement déprimée en gouttière sur toute sa longueur, légèrement élargie en avant, au-dessous de la gouttière, mais sans former une véritable fossette, finement et irrégulière- ment ridée à l'intérieur sur toute sa longueur, ornée à l'exté- rieur de rides étroites, saillantes, s'étalant sur une callosité brillante, semi-lunaire, qui — dans sa partie la plus large — n'atteint pas le milieu de la face ventrale, et par ses pointes se soude aux deux extrémités de la columelle. DiM. Longueur : 13 millim. ; largeur : 7 millim.; épaisseur : 6 millim. R. D. — Voisine de l'espèce vivante de la mer des Indes, avec laquelle l'avait confondue Grateloup, elle s'en i distingue cependant par sa taille plus petite, par son galbe plus ovoïde, par la forme différente de sa callosité columellaire, entièrement ridée; elle se rapproche davantage encore de C. irrorata Sol. — type de la Section Naria — à la fois par son galbe et les caractères de son ouverture ; il y a toutefois quelques petites différences dans la forme de Tornementation, de la callosité columellaire. M. Sacco a décrit et iiguré {loc. cit.) N. planodentata (= C. Sowerbyi Mich. n. Kiener) de l'Helvétien (an Burdigalien?) des collines de Turin, qui nous parait, d'après la figure, identique à l'espèce de l'Aquitaine. S'il en était réellement ainsi, la forme italienne devrait prendre le nom plus ancien IV. subursellus. Loc. — Léognan (Le Thil), plésiotype (PI. X, fîg 38-39), coll. de Sacy, un exemplaire. — Aquitaiiiem. Saint-Paul-lès-Dax, fide Grateloup ; Saucats (Pont-Pourquey), fide BenoiSt. Très rare. — Burdigalieii. — 313 — 684. Cypraea [Eocyprœa) peyreirensis nov. sp. PI. X, fig. 13-14. Test médiocrement épais. Taille au-dessous dé la moyenne; forme assez étroitement allongée, plus atténuée en avant qu'en arrière, un peu bombée sur sa face dorsale, quasi roslrée à ses deux extrémités; face ventrale peu convexe, inégalement divisée par la fente de l'ouverture qui est peu sinueuse, plutôt déviée qu'arquée en arrière, à peine plus étroite au milieu que vers les deux échancrures où elle ne s'élargit que faiblement; l'échancrure postérieure, très pro- fonde, contourne à droite la saillie de l'apex empâtée par le vernis; elle est limitée à droite par un gonflement, plutôt que par une lèvre, qui rejoint la saillie opposée du labre ; échan- crure antérieure — ou plutôt siphonale — profonde, tronquée comme une collerette, limitée, de part et d'autre, par deux lèvres peu distinctes, faiblement divergentes; bord columel- laire un peu creusé à l'intérieur, vers l'échancrure siphonale, lisse, sauf que son bord libre est limité par un pli dentiforme, les crénelures y sont nombreuses et assez enfoncées à l'inté- rieur; sur le bord opposé, elles sont beaucoup plus visibles et plus nombreuses. DiM. Longueur : 27 millim. ; diamètre ventral : 25 millim. ; épaisseur : 13 millim. R. D. — Cette espèce est l'une des plus étroites Eocyprsea que nous connaissions : même E. Sellei de Raine, du Lutétien de Chaumont, a un galbe un peu plus ventru en arrière, avec une plication très différente d ailleurs ; parmi les espèces miocéniques du Piémont, on ne peut guère la rapprocher que de Luponia Joiisseaurnei Bayan, ou du moins des variétés longapenninica Sacco et proalgoensokles Sacco, qui en diffèrent toutefois par leur ouverture plus large et par leur plication plus grossière ; quant à la variété rotundogallica — que M, Sacco a fait figurer d'après un spéci- men de Dax — c'est une forme ventrue du groupe ovulina. Loc. — Peyrère, rare (PI. X, fig 13-14), coll. de l'Ecole des Mines. — Aqnitanien. 314 685, Cypraea [Eocyprœa) Neuvillei nov. sp. PI. X, fig. 33-34. Test épais. Taille moyenne; forme ovoïde, dissymétrique par suite de l'expansion curviligne du labre ; face dorsale fortement et assez régulièrement bombée; spire un peu sail- lante mais totalement recouverte par le vernis; face ventrale convexe; ouverture non médiane, peu large, à bords subpa- rallèles, arquée en arrière où elle présente une profonde échancrure oblique aboutissant à droite de l'apex, bordée par une arête mince au lieu d'une lèvre à droite, et à gauche par l'épaisse callosité du labre débordant sur la face dorsale; échancrure antérieure peu large, peu profonde, limitée par deux lèvres disposées en cornet; péristome calleux s'étendant du côté columellaire jusque vers le tiers de la surface dorsale, formant au labre un énorme bourrelet saillant, arrondi, nettement limité par un sillon au delà duquel le vernis s'étale quelque peu en minces couches débordant l'une sur l'autre; une notable partie de la surface dorsale, non recouverte par les bords du manteau, dépourvue de vernis, laisse apercevoir les stries longitudinales d'accroissement de la coquille ; colu- melle médiocrement bombée, dépourvue de sillon longitu- dinal, non tordue en avant, munie d'une fossette peu mar- quée dont le bord libre, denté, forme une portion de courbe à grand rayon; bord columellaire plissé à l'intérieur sur toute son étendue, les plis antérieurs se transforment en crénelures dont la première, très oblique et saillante, cons- titue la lèvre droite de l'échancrure ; labre un peu sinueux, à bord interne crénelé par une vingtaine de dents fortes, courtes, dont les quatre ou cinq antérieures sont un peu plus longues. DiM. Longueur : 53 millim.; largeur maximum : 23 mill. ; épaisseur maximum : 18 millim. ' R. D. — Le galbe très particulier de cette coquille la fera aisément distinguer de toutes ses congénères de l'Aquitaine. Elle est plus petite — 315 — et beaucoup moins ventrue que Eocyprœa ovulina, son test est plus épais ; son laLre ne forme pas — à beaucoup près — une saillie aussi proémi- nente vers l'apex et sa spire est plus saillante; d'autre part, la forme et lornementation de la columelle et de la fossette sont presque identiques dans les deux espèces. Du côté ancestral, on peut signaler E. inflata Lk., du Lutétien de Chaumont (coll. Peyrot), qui est plus petite, dont le test est plus mince, le bourrelet labral plus étroit, mieux délimité, et dont le bord columellaire est lisse intérieurement. Signalons, à ce propos, que les spécimens de la collection Grateloup étiquetés Cypraea inflata nous ont paru être des Adusta subamygdalum roulés. Loc. — Saint-Paul-lès-Dax (Moulin de Cabannes), type (PL X, tig. 33- 34), coll. Neuville. — Bnrdigalien. 686. Cypraea {Eocyprœà) ovulina Grateloup. PL X, fig. 6-7. 1840. Cyprœa ovulina Grat. Atlas, pi. XLI, fig. 1. 1852. — — d'Orb. Prodr., vol. III, 26^ et., n» 131. \ 1873. — — Ben. Cat. Saucats, p. 200, no 718. . 1894. C. {Luponia) ovulina Sacco. I Moll. terz., parte XV, p. .68. 1903. C. {Eocyprœa) — Cossm. Ess. Paléoc. comp., liv. V, p. 16i. 1920. — — Vrcdenb. Class. Cypr., loc. cit., p. 123. Test peu épais et fragile. Taille grande; coquille ovuliforme, dissymétrique; face dorsale très bombée en arrière, fortement atténuée en avant; face ventrale très convexe. Ouverture, rapprochée du bord gauche, peu large, à bords subparallèles, très arquée en arrière où le labre, très proéminent, s'incurve pour s'implanter au voisinage de l'apex complètement encroûté; l'échancrure postérieure est — de ce fait — réduite à une gouttière versante, bordée du côté opposé au labre par une saillie dentiforme du bord columellaire; échancinire antérieure tronquée, arrondie en demi-cercle moyennement large, limitée par deux lèvres étroites et saillantes; péristome calleux, bombé, mal limité du côté columellaire, formant au labre un fort bourrelet cylindrique, séparé de la surface dorsale par un sillon bien marqué, surtout aux deux extré- — 316 — mités; columelle fortement bombée en arrière, dépourvue de sillon longitudinal, non tordue en avant où elle se relie par une courbe concave à la lèvre de l'échancrure ; munie d'une minuscule fossette dont le bord libre porte quelques faibles crénelures arrondies; bord columellaire orné d'environ vingt- cinq plis étroits, irréguliers, se prolongeant à l'intérieur, sauf en avant oii ils ne couvrent pas la fossette ; labre crénelé par environ vingt-cinq dents très courtes. DiM. Longueur : 52 millini. ; largeur maximum : 3B mill. ; épaisseur maximum : 30 millim. R. D. — Cette remarquable espèce n'est actuellement représentée dans la collection Grateloup, que par un bel échantillon provenant de l'Helvétien de Salles, plus grand (jue le type figuré dans l'Atlas qui, d'après l'explication des planches, serait de l'Oligocène de Gaas. Peut- être y a-t-il eu confusion dans l'indication du niveau? En tous cas, notre plésiotype burdigalien est' si entièrement conforme à la figuration de l'Atlas et au spécimen étiqueté dq la main de Grateloup, que nous n'hési- tons pas àJe rapporter à son espèce. Malheureusement, il s'est lirisé dans le transport. M. Sacco {loc. cit., pi. II, fig. 5-9) en cite de l'Helvétien (an Burdigalien) des collines de Turin, quelques variétés dont l'une : var. interruptedentata est très voisine de la forme de l'Aquitaine. Du côté ancestral on peut signaler : Luponia ollgovulœa Sac. et L. oligolxvis Sacco du Tongrien {an Aquitanien) de la Ligurie, plus petites, à bord columel- laire et à labre lisses. Loc. — Saucats (Peloua), plésiotype (PI. X, fig. 6-7), coll. Benoist; (Giraudeau, Moulin de Lagus), fide Benoist. Très rare. — Bardigalieii. Salles, coll. Grateloup. — Helvëtieii. 687. Trivia arctica [Pulteney] ; mut. burdigalensis d'Orbigny. PI. X, fig. 48-49 et PI. XI, fig. 1. 1799. Cyprœa arctica Pulteney. Cat. Dorset, p. 39. 1803. — — Montagu. Tesf. Bri^., p. 201. 1825. — cocchiella Bast. Mém. env. Bord., p. 40 {non Lamk.). 1833. — — Grat. Tabl. coq. Dax, p. 313. 1833. — pediculus Grat. Ihkl., p. 313. ,1840. — sphxrlmlata Gv3X. Atlas, pi. XLI, fig. 27 b {n. Lk.). — 317 — ■ 1840. Cyprsea sphsericidata var. minor Grat. Ibicl., fig. 27a. 1852. — Burdigalensis d'Orb. Prodr., III, 26e et., 1108I6. 1873. C. (Trivia) Europsea Ben. Cat. Saucats, p. 210, n» 725. 1873. C. [Trivia] sphsericidata Ben. Ibid., n" 726\n. Lk.). Test assez épais. Taille petite ; forme ovale, globuleuse ; face dorsale régulièrement convexe, couverte d'une vingtaine de cordonnets transverses, lisses, saillants, à peine plus étroits que leurs intervalles sur le dos de la coquille, mais s'écartant les uns des autres en s'étalant sur les flancs et sur le péristome qu'ils recouvrent avant de pénétrer dans l'ouver- ture ; quelques cordonnets plus courts, s'intercalent irrégu- lièrement entre les cordonnets principaux; pas de véritable sillon dorsal, interrompant les cordonnets, mais une dépres- sion assez large, très peu profonde, souvent obsolète ou même absente; spire complètement enveloppée par le dernier tour; péristome convexe, sillonné sur toute son étendue; ouverture non médiane, étroite, à bords subparallèles, un peu arquée, écliancrure antérieure tronquée ; labre épais, bordé à la périphérie par-un bourrelet large et aplati, nettement limité, crénelé sur son bord libre ; columelle entièrement plissée, déprimée sur toute sa longueur, munie en avant d'une faible fossette. DiM. Longueur: lOmillim.; largeur: 8 millim. ; épais- seur : 7,5 millim. R. D. — 11 convient de restituer à l'espèce vivante de nos côtes — à laquelle nous rattachons notre fossile au titre de mutation ancestrale — le nom arctica Pulteney, sous lequel elle fut tout d'abord signalée en 1799. C. Europœa Mtg. (1803), ainsi qu'en convient l'auteur lui-même dans son Supplément de 1808, n'est qu'une variété pourvue de taches colorées (spots) de C- arctica qui n'en présente pas. C. coccinella I.k. viv. [non C. coccinella fossile) est synonyme postérieur de C. arctica. T. burdigalensis très voisin de la forme vivante, s'en distingue par sa taille moindre, son galbe un peu plus globuleux, sa dépression dorsale un peu plus accen- tuée, ce dernier caractère est d'ailleurs assez variable, aussi bien chez le fossile que chez la forme vivante. La plupart des paléontologistes bordelais ont assimilé l'espèce de Tx^quitaine à T. sphaericula (Lk.) qui est — 318 — une forme pliocénique, plus grande, plus globuleuse, complètement dépourvue de dépression ou de sillon dorsal. Les exemplaires de la Touraine (coll. Peyrot) que l'on rapporte communément à C. Europœa (=: C. arctica) ont — comme les nôtres — le contour du péristome plus arrondi et par suite les extrémités — l'antérieure surtout — un peu moins atténuées, mais les spécimens tourangeaux atteignent une taille plus forte que celle de la mut. burdigalensis, ils ont quelques cordonnets de plus et la dépression dorsale n'est pas visible. Nous ne croyons pas qu'il soit utile de séparer cfë la mut. burdigalensis deux petits spécimens de Salies-de-Béarn dont les cordonnets sont un peu plus larges et dont la région dorsale ne présente aucune trace de dépression ou de sillon. Loc. — Saucats (Peloua), plésiotype (PI. X, fig. 48-49), coll. Peyrot, toutes les coll. ; Saint-Paul-lès-Dax, coll. Degrange-Touzin ; Mérignac (Pontic), coll. P.eyrot. — Btircligalieii. Villandraut (Gamachot), toutes les collections ; Mérignac (Baour) coll. Peyrot; Dax (Maïnot), coll. Cossmann ; Saint-Avit (Moulin de Carreau), Basta ; Saint-Etienne-d'Ortbe, coll. Degr.-Touz. — Aqaitaiiien. Saïies-de-Béarn, coll. Neuville ; autre spécimen (PI. XI, fig. 1), coll. Degrange-Touzin. — Helvétien. 688. Trivia burdigalensis d'Orb. ; var. excoccineila Sacco. PI. X, fig. 31-32. 1848. Cyprxa coccinella Grat. Atlas, pi. XLI, fig 31 (u. Lk.). 1850. C. burdigalensis d'Orb. Prodr., III, p. 49, 26e et., no 811. 1873. C. {Trivia) affinis Ben. Cat. Saucats, p. 210, n» 724 (n. Duj.). 189 'k Trioia excoccineila Sacco. I Moll. terz. Piem., parte X'V, p. 50. R. D. — Parmi les spécimens de T. burgalensis, on en trouve quelques- uns, gô-néralcment de petite taille, dont la dépression dorsale se creuse et se rétrécit de far-on à constituer un sillon analogue à celui de T. affinis que l'on trouvera décrite ci-après. Ce sillon ne coupe pas tous les cordonnets comme chez cette dernière dont le galbe, à taille égale, est toujours aussi plus allongé. C'est sur une figuration de Grateloup mon- trant un sillon — d'ailleurs exagéré par le dessinateur — que M. Sacco a créé la var. excoccineila, elle ne nous parait pas être d'une absolue nécessité ; nous considérerions volontiers ces échantillons comme étant de jeunes T. burdigalensis. Loc. — Saucats (Peloua), plésiotype (PI. X, fig. 31-32), coll. Peyrot . .S'aint-Paul-lès-Dax, coll. Grateloup , ? Saucats (Pont-Pourquey), fide Benoist. — Burdîgalîen. — 319 — 689. Trivia affînis Dujardin. PL X, fig. 10, 43-45. 1837. Cyprsea affinis Duj. Méra. sol. Tour., p. 30i, pi. XIX, fîg. 12. 1851. — — Hôrn. Tert. Beck. Wien, II,p. 72, pl.VIII, f. 14a,b. 1873. C. [Trivia) affînis Ben. Cat. Saucats, p. 210. no 124. 1881. Cyprœa affînis Bard. Pal. M.-et-L., p. 109. 1894. Tr à' (rt — Sacco. I Moll. terz.. parte XV, p. 50. 1894. C. [rrivia) pediculus Degr.-Touz. Orthez, p. 389 (». Lk.). Test assez épais. Taille petite; forme ovale allongée, globu- leuse; face dorsale régulièrement convexe, couverte d'une vingtaine de cordonnets transverses, lisses, à peu près aussi larges que leurs intervalles, interrompus par un étroit sillon dorsal, situé dans le plan de symétrie de la coquille, des deux côtés duquel ils ne se correspondent pas habituellement; la plupart des cordonnets se prolongent sur la surface entière du péristome et pénètrent dans l'ouverture; quelques-uns s'arrêtent avant cette ouverture; d'autres prennent naissance sur les flancs de la coquille, au-dessous du sillon dorsal et descendent jusqu'à l'-ouverture ; spire complètement enve- loppée par le dernier tour; péristome faiblement convexe, inégalement partagé par l'ouverture, plissé sur toute sa surface par le prolongement des cordonnets; ouverture étroite à bords subparallèles, faiblement échancrée en avant, à peu près dépourvue de gouttière postérieure ; labre épais, bordé d'un bourrelet anguleux à la périphérie, crénelé sur son bord libre qui est retroussé en dedans; eolumelle plissée et dépri- mée sur toute sa longueur par un sillon, élargi antérieure- ment en une fossette assez large. DiM. Longueur : 12 millim. ; largeur maximum : 10 mill. ; épaisseur maximum : 8 millim. R. D. — On distingue aisément T. affivis de T. arctica mut. burdiga- lensis par son contour d'un ovale plus allongé, et par le sillon dorsal étroit et allongé divisant les cordonnets. C'est avec juste raison que Dujardin a séparé cette espèce de T. pediculus Lk. (coll. Peyrot), qui vit dans la mer des Antilles. T, pediculus a une taille plus grande, un sillon — 320 — dorsal plus profond et surtout une fossette columellaire dont le bord libre s'avance notablement plus dans l'ouverture. Nous doutons de l'existence de T. affinis à Saucats (Lariey) et à Saucats (Pont-Pourquey) d'où elle est signalée par Benoist, il s'agit vraisemblablement de jeunes T. burdiga- lensis. T. affinis Duj. est loin d'être, dans le Sud-Ouest, aussi abondant que dans les i'aluns de la Touraine. Loc. — Ortbez (Le Paren), plésiotypç (Pl.X, fig. 10,43,45), collection Degrange-Touzin ; Manciet (Gers), coll. Peyrot, coll. Duvergier ; Salles (Largileyre), un spécimen roulé douteux, coll. Duvergier. — Helvëtîen. 690. Trivia peyreirensis nov. sp. PI. XI, fig. 14-15 Test peu épais. Taille assez petite; forme ovale-oblongue, globuleuse ; face dorsale régulièrement convexe, couverte d'environ vingt-cinq cordonnets transverses, plus étroits que leurs intervalles, fïexueux, s'écartant un peu les uns des autres en s'étalant sur le flanc de la coquille et sur le péris- tome qu'ils recouvrent avant de pénétrer dans l'ouverture; des cordonnets secondaires, plus courts, s'intercalent entre les cordonnets principaux; sillon dorsal très étroit, peu pro- fond, divisant les cordonnets; spire complètement enveloppée par le dernier tour ; péristome convexe, inégalement partagé par l'ouverture, plissé sur toute sa surface; ouverture étroite, un peu arquée à ses deux extrémités, à bords subparallèles; échancrures peu marquées; labre crénelé sur son bord interne, épaissi extérieurement par un bourrelet large et plat; colu- melle entièrement plissée, déprimée en gouttière sur toute sa longueur, munie d'une faible fossette antérieure. DiM. Longueur : 8 millim. ; largeur maximum : 6 millim. ; épaisseur maximum : 5,5 millim. R. D. — Petite espèce remarquable par sa forme globuletise; elle se rapproche de T. affinis par son sillon, mais s'en sépare nettement par son galbe, par ses cordonnets plus étroits, plus nombreux et flexueux. Si on la compare à T, biinligalensis qui est encore plus gonflée, on remar- que qu'elle s'en écarte par son ornementation et par son sillon dorsal. Loc. — Peyrère, abondante, type (PI. XI, fig. 14-15), coll. Cossmann ; Saint-Etienne-d'Orthe, unique, coll. Degrange-Touzin. — Aqnitanien, - :\2l — 691. Trivia Michelottii Dollfas et Dautzenberg. PL XI, %. 47-18. 1837. Cyprsea pediculus Duj. Mém. sol. Tour , p. 303 (non Lk.). 1844 _ _ Desh. An. s. vert. (éd. 2), vol. 10, p. 542 {n. Lk.). 1881. — Grayi Bardin. Pal. tert. M.-et-L., p. 109 (n. Kién, nec Micht.). 1886. Trivia Mlchcloflii Dollf. et Dautz. Et. prél. Tour., p. 10.'). 1894. C. (Triria) Michelottii Degr.-Touz. Orthez {A. S. L. B., vol 47), p. 389. Test peu épais. Taille petite ; forme ovale-obloiigiie, globu- leuse ; face dorsale régulièrement bombée, couverte d'environ seize à dix-huit cordonnets transverses, arrondis, saillants, à peu près aussi larges que leurs intervalles, peu Hexueiix, s'étalant sur les flancs de la coquille et sur le péristome qu'ils recouvrent avant de pénétrer dans l'ouverture; ils s'écartent par places pour ail mettre quelques cordonnets secondaires plus courts et irrégulièrement distribués; sillon dorsal assez large et profond, divisant les cordonnets qui deviennent subtuberculeux sur ses bords. Spire complètement enveloppée par le deruier tour; péristome convexe, inégale- ment partagé par rouverlure, plissé sur toute sa surface; ouverture élroile, arquée, surtout en arrière oLi le labre déf)orde légèrement l'apex; échancrure antérieure tronquée, bordée par deux lèvres assez saillantes; labre crénelé sur son bord libre, légèrement retroussé vers l'ouverture, un peu déclive vers l'extérieur, à partir d'une arête mousse, et bordé à \a périphérie par un bourrelet saillant; coliimelle plissée sur tonte son étendue, déprimée par une gouttière longitudi- nale et terminée en avant par une fossette assez profonde. Dm. Longueur: 10 millim.; largeur maximum : G, 5 milL; épaisseur maximum : G millim. R. D. — On a rapporté cette coquille, que Ton trouve aussi dans les l'aluns de la Touraine, tant ne peut non plus s'appliquer à nos spécimens de l'Aquitaine; enfin le terme le plus important de la comparaison, l'aspect du sillon dorsal et des tubercules, nous échappe puis(jue cette région n'a pas été dessinée, par l'auteur. Si l'on ajoute à ces raisons la situation géographi([ue différente des gisements et leur écart sti-a igraphique, ou comprendra que nous séparions les deux espèces. D'autre part, il existe une Cyprsea (s. st.) Grayi Kién. vivante (184G, Ki é n. Spcc. iamoij., p. 20, pi. XXVI, fig. 3), double emploi déjà signalé, mais non corrigé par Semper (1866, Jouri). i'onch., p. 276-280). M. Sacco (/. c, p. .5')) conserve au fossile le vocable Graj/i M\c\d\.), pour la raison — non admise par les règles de la nomenclature — que cette dernière étant une Trivia, la confusion avec Cyprœa Grayi Kién. n'-est pas possible. MM. DoUfus et Dautzenbcrg (/. c ) ont indiqué la rectification : Trivia Michelottii D. D. (= Cypr. Grayi 1847, no)( Gray 1846 = C. pcdiculus Duj.j. Nous adoptons ce nom pour l'espèce de l'Aquitaine identique à celle de la Touraine (coll. Peyrot) que MM. Dollfus et Dautzenberg avaient évidem- ment en vue dans leur correction de nomenclature. Si le fossile d'Italie est retrouvé et différent, il devra recevoir une autre dénomination. Loc. — Manciet (Gers), plésiotype (PI. XI, fig 17-18), coll. Peyrot, coll. Duvergier, Cossmann ; Orthcz (Le Paren), Salies-de-Béarn, coll. Degr.- Touzin; Sallespisse, coll. Cossnuiini. — Ilelvétleii. 692. Trivia cf. pisolina Lamarck. PL XI, fig. 2-3. 1810. Cyprsea pisolina Lk. Ann. Mus., vol. XVI, p. 108.- 1822. — — Lk. An. s. vert., vol., p, 408. 1844. — — Desh. Ibid. (éd. 2), vol. X, p. 574. 1873. C. (Trivia) pisolina Ben. Cat. Saucats, p. 210, n" 727. 1886. Trivia pisolina Dollf. et Dautz. Et.prél. Tour. {F.J.N.), n" 189, p. 105. 1894. — — Sacco. 1 MoU. terz. Piem.. parte XV, p. 49. 191.4. _ _ Harmer. Plioc. Moll., parte 1, p. 50, pi. Il, fig. 17. Test épais. Taille petite ; forme oyale-globuleuse, face dorsale lisse, dépourvue de sillon médian et de cordonnets transverses qui n'apparaissent que sur les flancs et les denx extrémités; ils sont très étroits, distants et se prolongent sur le péristome ; spire visible sur deux ou trois tours^ déprimée, lisse, mais recouverte, dans son sens axial, par les cordon- nets ; péristome convexe, sillonné; ouverture non médiane, étroite, à bords subparallèles, légèrement élargie en avant; échancrures postérieure et antérieure peu marquées; labre épais, bordé extérieurement par un bourrelet arrondi peu saillant, à peu près lisse, mais crénelé sur son bord interne qui est légèrement iuvolvé; columelle peu bombée, sillonnée sur toute son étendue, non déprimée sur sa longueur, si ce n'est en avant où existe une fossette bien marquée; à l'extré- mité antérieure j:1u bord columellaire, quatre ou cinq cordon- nets se hérissent de dentelons dont le dernier s'unit à la, lèvre droite de l'échancrure. DiM. Longueur: 8,5 millim.; largeur maximum : 6 mill. ; épaisseur maximum : o millim. R. D. — L\miquo exemplaire de celte jolie coquille lépoiul l)ien à la coLirLe diagnose de Lainai-ck ; inallieiireusemcnt nous n'avons pu le com- parer à un spécimen auLhenliipic du Miocène des environs d'Angers; nous ne connaissons, d'autre part, qu'une tiguration bien imparfaite de T. pisolina, qui d'ailleurs représente une coquille du Pliocène supérieur anglais (Harmer, /. c ) peut-être différente du fossile miocéni(iue. Pour toutes ces raisons, nous nous contentons de rapprocher de T. puolina notre spécimen provenant d'un gisement dont la position stratigraphique est au-dessoil^ du niveau originel. T. cf. pholina est très distincte de toutes les autres Trivia de 1 Aqui- taine, tant par son ornementation i[ue par sa spire visible et par les dentelons de la lèvre droite de l'ouverture. INI. Sacco (/. c.) suppose que T. pisolina est peut être une forme afiine de T. i2. Caudéran Botanique. 1919 Jolyet (D'), à Arcachon (Gironde) Biologie. 1882 Lustrac (de), juge dejiaix du canton d'Aïn-Bessem, arrond. d'Alger. .. . Botanique. 1914 Neuville (Marcel), 19, rue Tastet Géologie. 1893 Neyraut, || A., 236, rue Sainte-Catherine Botanique. MEMBRES TITULAIRES et Membres à vie (*) MM. 1909 Arné (Paul), ^, 121, rue Juda'ique Zoologie. 1871 Artigue (Félix), 104, rue Mondenard Géologie. 1921 Ballan de Ballansée (.Iules), à Rions (Gironde) Botanique. 1914 Baraton (Commandant Louis), 0.^, N. I., 2, rue Pérey Botanique. 1890 Bardié (Armand), ^ 1., 49, cours Georges-Clemenceau Botanique. 1887 Baronnet, 213, rue de Saint-Genès Botanique. 1900 Barrère (D" P.), 2, i^ue Parrot, Paris • , Botanique. 1906 Baudrimont (D'' Albert), ij^, S|| 1., 40, rue des Remparts Biologie. PROCES- VERBAUX O Beille (D'-), :^, ^ I., i, 28, rue Théodore-Ducos Botanique. 1921 Bernier (Abbé Henri), curé de Marsas par Cavig-nac (Gironde) Lépidopt. 1920 Bertrand- Pouey (Henri), 16, rue du Guignier, Paris (XX") Sciences nafi^s. 1911 Bouchon, préparateur à l'tierbiei- municipal, 19, rue Verdier Botanique. 1910 Boutan, ^, || I-, Professeur de Zoologie, Faculté des Sciences, 149, cours de la Marne.; Zoologie. 1921 Brascassat (Marcel), 33, rue Marceau, Le Bouscal Entom. Omit. 1891 Breignet (Frédéric), || I., 10, rue de l'Eglise-Saint-Seurin Entom. (Lép.). 1920 Brion (Jean), rue Augusle-Mérillon Histoire nall^ 1913 Gabantous (Louis), p A., ^, villa Monrepos, chemin Duvergier, 1, Cau- déran Entomologie. 1905 Cadoret (Yves), 4, rue de l'Église-Saint-Seurin Zoologie. 1910 -A- Gastex (D"" Louis), ^, 118, rue de Pessac Paléontologie. 1913 Ciiaine (Joseph), pi., §, 247, cours de TArgonne Zoologie. 1919 -A- Glaverie (Aurélien), château La Peyruche, à Langoiran Histoire natur'*-. 1920 Gharrier, Directeur de la Station scienlihque du Collège Régnault, à Tanger •. Sciences nat'". 1920 Gordier (René), 65, cours Pasteur , Entomologie. 1902 Dautzenberg (Philippe), 209, rue de l'Université, Paris , Géologie. 1891 Daydie (Gh.)., # A.,' 28, rue Laseppe Coléopt., Couch. 1877 Degrange-Touzin (Armand), 157, rue de FEglise-Saint-Seurin Géologie. 1899 Devaux, pi., 44, rue Millière Botanique. 1900 Directeur de l'Ecole de Sainl-Genès • Zoologie. 1921 Dubordiéu (Abbé), curé de Mazères (Gironde) . Bot.' Lépidopt. 1918 Dubreuilh, pharmacien, 7, rue Judaïque Botanique. 1877 Durand-Degrange, p A.. §, 24. rue Trocard, Libourne (Gironde).. Botanique. 1899 Duvergier, ^, domaine de Gaillavel, Mérignac (Gironde) . . Paléontologie. 1920 Essner (Jules), 1, cours du Pavé-des-Chartrons Chimie, Expert. 1910 FeytaUd (D"'), P A., maître de conférences de zoologie agricole à la Faculté des Sciences, 149, cours de la Marne Zoologie. 1920 Féry d'Esclands (comte), château de Paillet (Gironde) Agriculture. 1014 Fiton, p I., i., directeur de l'Ecole primaire supérieure de Talence.... Botanique. 1921 Frémont (F. -A.), III., 45, rue Lechapellier. Lépidopt. 1892 Gouin (Henri), 99, cours d'Alsace-et-Lorraine ^. Entom. (Lép.). 1879 Grangeneuve (Maurice), 32, allées de Tourny Minéralogie. 1903 Gruvel, 0. ^, P L, i, 66, rue Claude-Bernard, Paris (V") Zoologie. 1901 Guestier (Daniel), 0. -j^, 41, cours du Pavé-des-Charlrons Géologie. l921 Hameau (DO, >î*, villa René, Arcachon Zoologie. 1918 Henriot (Philippe), château de Picon, Eynesse (Gironde). . . '. Botan., Entom. (Lépid.). 1920 Hillairet (D'- Jean), à Cadillac-sur-Garonne Botan., Biol. 1881 Journu (Auguste), 4, rue Chaumet. Botanique. 1892 Kuntsler, ^, g$l., 1P"^ rue de Navarra Zoologie. 1920 Labarthe-Pon (Henri), i, y^, 3, place des Capucins Botanique. 1896 if Labrie (.\bbé), p A., curé de Frontenac (Gironde) Botan.', Préhist. 1917 Lafabrie- Raymond (J.-A.), 31, avenue de Miraude. Caudéran Conchyliologie. 1881 Lalanne (D' Gaslon), p A., Casteld'Andorte, Le Bouscal (Gironde)... Botan., Préhist. 1902 Lalesque (D'), villa Claude-Bernard. Arcachon Biologie. 6 PROCÈS-VERBAUX 1902 Lamarque (D' Henri), ^, || I., 85, rue de Sainl-Genès Botanique. 1896 -jk- Lambertie (Maurice), 37, rue des Faures Entom. (Hém. 1921 Lapeyrère (Etienne), à Gastets (Landes) Diatomologie. 1921 Laporte (Xavier), place des Palmiers, Arcaclion Mycologie. 1921 Larousse (Hubert), 93, cours Balguerie-Sutlenberg Mycologie. 1878 La^wton (Edouard), 94, quai des Chartrons Ornithologie. 1901 Llaguet (D' B.), :^, p I., villa Linné, 11, avenue de la Chapelle, Arcachon Biologie. 1912 Malvesin-Fabre (Georges), 1, rue de Talence Botanique. 1910 Manon (D''), ij^, méd.-rnajor de 1" classe en retraite, 35, cours Pasteur . Entomologie. 1920 Marly (Pierre), 11, rue Adrien-Bayssellance Agriculture. 1921 Mercier (Octave), Ecole Condorcet, Arcachon Biologie. 1921 Monteil (Emile), 235, chemin d'Eysines, Le Bouscal Biologie. 1900 Muratet (D-- Léon), ^, || T., 1, place de la Victoire Biologie. 1921 Muséum d'Histoire Naturelle, Jardin Public Histoire nalur 1913 Pain ((D-- Denis), 164, rue Sainte-Catherine Biologie. 1898 Peyrot, || I., 31, rue Wustemberg Paléontologie. 1920 Pionneau (Paul), 5, rue Antoine-Dupuch, Bordeaux-Saint-Auguslin. . . . Entomologie. 1919 Plomb (Georges), i, 22, rue Edison, Talence Botanique. 1883 Preller (L.), 5, cours de Gourgue Botanique. 1921 Puymaly (André de), préparât, de botanique à la Faculté des Sciences. Botanique. 1921 Puységur (Karl de), 34, rue Caussan Lép. Erpét. 1903 Queyron, || A., ^, médecin-vétérinaire, rue des Écoles, La Béole Botanique. 1887 Reyt (Pierre), Bouliac (Gironde) Géologie. 1922 Roman (Frédéric), 2, quai Saint-Clair, Lyon Géologie. 1896 Sabrazès (D"-), ^, || L, 50, rue Ferrera \ ... Biologie. 1911 Sarrazin (M"«L.), pi., profes"' au Lycée de Jeunes Filles^, 90, rue Mon- denard Botanique. 1902 Sauvageau (Camille), || L, prof, à la Faculté des Sciences, Bordeaux. Botanique. 1912 Sigalas (D'- Raymond), i, 99, rue de Saint-Genès Zoologie. 1921 Sorin (abbé), curé de Saint-Côme i Lépidoptère. 1921 Teycheney (Louis), à Sadirac (Gironde). . . Botanique. 1921 Université de Montpellier Hist. naturelle 1922 Vaillant (Albert) 37, rue Desse Conchyliologie MEMBRES CORRESPONDANTS ' (Les membres dont les noms sont marqués d'un ■*■ sont cotisants et reçoivent les publications). MM. 1878 Archambaud (Gaston), 9, rue Bel-Orme. 1920 if Belloc (Gérard), 18, rue Dauphine, La Rochelle Sciences nat'«s .1900 -A" Bouygues, || L, 0. g. Institut botanique de l'Université, à Caen . . Botanique. 1911 -A- Claverie, ^, g, inspect. des Eaux et Forêts, à Oléron (B.-Pyrén.) . . Botanique. 1871 i( Daleau (François), || L, Bourg-sur-Gironde Préhistoire. 1871 if Dubalen, directeur du Muséum, Mont-de-Marsan (Landes) Géologie. 1885 ir Durègne, ij^, || L, 24, quai de Béthune, à Paris Géologie. PROCES-VERBAUX 7 1920 -^ Dutertre (A. -P.), Préparateur au Laboratoire de Géologie de la Faculté des Sciences, Lille GéoL, Paléont. 1900 ic Gendre (D' Ernest), Inspection de rx\ssistance publique, avenue Vau- ban, 13'>'s, Angers (M.-et-L.) Zoologie. 1899 * Hermann, 8, rue de la Sorbonne, Paris Zoologie. 1906 Janet (Charles), 71, rue de Paris, à Voisinlieu, par Allonne (Oise) Entomologie. 1911 it Lambert (Jules), sjjc, Président honoraire du Tribunal civil, rue des Boulangers, à Paris (V«) Géologie. 1889 Lamic, 2, rue Sainte-Germaine, Toulouse. 1912 if Lastours (D"" Louis de), 5, place Dumoustier, Nantes Entomologie. 1873 "Ar Lataste (Fernand), Cadillac (Gironde) Zoologie. 1921 if Lumeau, Musée de Mont-de-Marsan. Hist. naturelle. 1897 if Maxwell (J.), 0.^, ||A., Procureur général près la Cour d'appel de Bordeaux, 37, rue Thiac .' Botanique. 1894 Péchoutre, >^, Lycée Louis-le-Grand, rue Touiller, 6, Paris Botanique. 1892 if Ramond-Gontaud, || 1., assistant honoraire de géologie au Muséum national d'histoire naturelle, 18, rue Louis-Philippe, Neuilly-sur-Seine. Géologie. 1885 Regelsperger (G.), 85, rue de la Boélie, Paris.. Géologie. 1913 Southoff (Georges de), 13, via Santo-Spirito, Florence (Italie) Erpétologie. 1900 Verguin (Louis), lieutenant-colonel d'artillerie Botanique. MEMBRES AUDITEURS MM. 1913 Ballais (Camille), à Castel-d'Andorte, Le Bouscat Botan. (Orch.). 1919 Bertrand (Henri), 2, rue Julie Hist. naturelle. 1921 Brèthe (J.), 32, §, rue de Lyon , Agriculture. 1920 Brion (Charles), 26, rue Auguste-Mérillon Coléoptères. 1919 Capdeville (Gérard), instituteur à l'école Paul-Berl, Arcachon Biologip. 1913 Gourtel (Emile), 102, chemin de Pessac, Talence Botanique. 1920 Dieuzeide (René), 86, rue Mondenard. Botanique. 1911 Godillon (E.), 36, avenue des Camps, Le Bouscat Botanique. 1913 Grédy (Henry), || A., 19, cours du Pavé-des-Chartrons Zoologie. 1919 Haillecourt (Marcel), au Dispensaire d'hygiène, r. du Casino, Arcachon. Botanique. 1909 Lacouture, 25, cours Balguerie-Stuttenberg Botanique. 1920 Magimel (LouLs), 35, cours du Maréchal-Petain Biologie. 1921 Merïet (M'io A.-M.), 13. rue Carnot, Talence Hist. naturelle. 1913 Pépion (Aristide), rue Victor-Hugo, Bègles Botanique. 1914 Pique (Abbé), curé de Saint-Brice, par Sauveterre-de-Guienne Botanique. 1921 Santus (Ernest), 49, chemin Jouïs, Talence , Hist. naturelle . 1921 Santus (M"« Germaine), 49, chemin Jouïs, Talence Apiculture. 1919 Tenapère (Gaston), villa Racine, cours Lamarque, Arcachon ., Biologie. MORTS IPOUR LA PATRIE MM. Moustier (Michel). — Roch (Louis). PROCES-VERBAUX Liste des publications périodiques reçues par la Société*^* I. — Ouvrages donnés par le Gouvernement français. Ministère de l'Instruction publique : * Académie des Sciences (Institut de France). Comptes rendus hebdomadaires des séances. * Bibliographie annuelle des Travaux historiques et archéologiques publiée par les Sociétés savantes de France. * Bibliographie générale des Travau.x historiques et archéologiques publiée par les Sociétés savantes de France. * Comité des Travaux historiques et scientifiques. Nouvelles archives du Muséum d'histoire naturelle de Paris. * Annuaire des Bibliothèques et des Archives. II. — Sociétés françaises. Alser Bulletin de la Soc. d'histoire naturelle de l'Afrique du nord. Angers * Bulletin de la Société d'Etudes scientifiques. Argachon Société scientifique. Station biologique. AuTUN * Bulletin de la Société d'histoire naturelle. AuxERRE * Bulletin de la Société des sciences historiques et natu- relles de l'Yonne. Bagnères-de-Bigorre. * Bulletin de la Société Ramond. Folklore pyrénéen. Bar-le-Duc ... * Mémoires de la Société des Lettres, Sciences et Arts de Bar-le-Duc. Bordeaux * Bulletin de la Société de Géographie commerciale de Bordeaux. — * Anriales de la Société d'Agriculture du département de la Gironde. — * Nouvelles annales de la Société d'Horticulture du dépar- tement de la Gironde. — * Académie nationale des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Bordeaux. — * Procès-verbaux et Mémoires de la Société des Sciences physiques et naturelles de Bordeaux. — * Observations pluviométriques et thermométriques faites dans la France méridionale et plus spécialement dans le déparlement de la Gironde. — Bulletin de la Société -d'études et de vulgarisation de la Zoologie agricole. (1) Les Sociétés marquées d'un a.stérisque sont celles dont les publications ne sont pas par- venues à la Société Linnéenne dans le courant de l'année 1921. Messieurs les Bibliothécaires de ces Sociétés sont priés d'en faire l'envoi dans le plus bref délai. PROCES-VERBAUX 9 BuuRG. Bulletin de la Société des Naturalistes de l'Ain. Gaen Société Linnéenne de Noi-mandie. Carcassonne * Bulletin de la Société d'Études scientifiques de l'Aude. Cherbourg.. "* Mémoires de la Société nationale des Sciences naturelles et mathématiques de Cherbourg. Dax Bulletin trimestriel de la Société de Borda. Grenoble Annales de l'UniA'ersilé. — "Société dauphinoise d'Études biologiques (Bio-Club). La Rochelle Académie de La Rochelle (Section des Sciences naturelles) L?: Havre Musea. Journal des Musées d'Histoire naturelle. Lille * Société géologique du Nord. Limoges * Revue scientifique du Limousin. Lyon Annales de la Société Linnéenne de Lyon. ^ * Société botanique de Lyon. Mémoires de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts. Le Mans Bulletin de la Société d'Agriciiiture, Sciences et Arts de la Sarthe. Macon Société d'Histoire naturelle. Marseille * Annales du Musée d'Histoire naturelle de Marseille. — * Annales de la Faculté des Sciences de Marseille. — * Répertoire des travaux de la Société de statistique. Metz * Bulletin de la Société d'histoire naturelle de Metz. Montpellier Académie des Sciences et Lettres de Montpellier. (Mémoires de la section des Sciences). : Nancy Mémoires de l'Académie Stanislas. Nancy Bulletin de la Société des. Sciences naturelles et Réunion biologique. Nantes * Bulletin de la Société des Sciences naturelles de l'Ouest de la France. Nîmes * Bulletin de la Société d'Étude des Sciences naturelles. Paris * Société géologique de France. — * Journal de Conchyliologie. — Association française pour l'Avancement des Sciences. — Bulletins et Mémoires de la Société botanique de France. — Revue générale de Botanique (G. Bonnier). — * Bulletin de la Société mycologique dç France. — "Herbier du Muséum de Paris. Phanér.ogamie. Notulae systematicee. — * Société zoologique de France. — Société entomoiogique de France. — * Bulletin de la Ligue française pour la protection des oiseaux. , Rennes Insecta. — Bulletin de la Société Géologique et Minéralogique de Bretagne. Strasbourg Bulletin de l'Association Philomalhique d'Alsace et Lorraine . Toulon. .-. Annales de la Société d'histoire naturelle. 10 PROCÉS-VERBAUX Toulouse..'. .;. Mémoires de l'Académie des Sciences, Inscriptions et Belles-Lettres. — Société d'Histoire naturelle. Troyes... * Mémoires de la Société académique d'Agriculture, des Sciences, Arts et Belles-Lettres du département de l'Aube. Vannes Bulletin de la Société polymathique du Morbihan. Versailles Bulletin de la Société des Sciences de' Seine-el-Oise et de la Beauce. III. — Sociétés étrangères. Allemagne (1). Berlin ^ Zeitschrift der deutschen geologischen Gesellschaft. Mona- tsberichte. Abhandlungen. — * Verhandlungen des botanischen Vereins der provinz Brandenburg. — * Mitteilungen und Bericht aus dem zoologischen Muséum. — , Entomologische mitteilungen. Bonn * Verhandlungen et Sitzungsberichte des naturhistorischen Vereins. Brème * Abhandlungen herausgegeben vom naturwissenschaftli- chen Verein. Francfort-sur-Mein . * Bericht und Abhandlungen der Senckenbergischen Natur- forschenden Gesellschaft. Fribourg * Berichte der naturforschenden Gesellschaft. GiESSEN * Bericht der Oberhessischen Gesellschaft fiir Natur und Heilkunde. Halle * Nova acta Academiae Caesarœ Leopoldino Carolinee Ger- manicB Naturse Curiosorum. ' — * Leopoldina amtliches. H.\MB0URG. * Jahrbuch der Hamburgischen wissenschaftlichen Anstalten. — * Mitteilungen aus dem naturhistorischen Muséum. KiEL * Schriften des naturwissenschaftiichen vereins fur Schle- wig-Holslein. KiEL et Helgoland . . * Wissenschaftliclie Meeresuntersuchungen herausgegeben von der Kommission zur wissenschaftlichen Untersuchund der deutschen Meere in Kiel und der biologischen x\ns- talt auf Helgoland. Kœnigsberg * Schriften der physikalisch-ôkonomischen Gesellschaft zu Kœnigsberg. Leipzig * Zoologiscber Anzeiger. — ■ * Leipziger Zeitschrift fiir deutsches Ilecht. Munich * Mathematisch-physikalischen Classe der K. B. Akademie der Wissenschaften zu Munchen. Munster * Jahresbericht des Westfalischen provinzial Vereins. Wiesbaden * Jahrbiicher des Nassauischen vereins fiir Naturkunde. (1; Depuis 1014 les échanges avec l'Allemag-De, l'Autriche et la Russie sont interrompus. PROCÈS-VERBAUX 1 1 Argentine (République). Buenos-Ayres Anales del Museo nacional dei Historia Natural. La Plata Obras complétas y correspondencia cienlifica de Florenlino Ameghino. Australie. Adélaïde Transactions and Proceedings and Report of the Royal Society of South Australia. Sydney. Records and Memoirs of the Australian Muséum. — * The Australiaii Zoologist. — Nombreuses autres publications. Autriche - Wien Verhandlungen der zoologisch-bolanischen Gesellschaft in Wien. Belgique. ' ■ Bruxelles Académie royale des Sciences, Lettres et Beaux-Arts de Belgique. — Mémoires de l'Académie. — Bulletin de l'Académie (Classe des sciences). — Annuaire de l'Académie. — * Mémoires du Musée royal d'histoire naturelle. — Bulletin de la Société royale de Botanique de Belgique. — Bulletins et Mémoires de la Société belge de Géologie, de , Paléontologie et d'Hydrologie. — Annales de la Société royale zoologique et malacologique de Belgique. Liège Annales de la Société géologique de Belgique. — Mémoires de la Société royale des Sciences. — Publications relatives au Congo belge. Brésil. Rio-de-Janeiro * x\rchivos da Escola superior de x\gricultura e Medicina veterinaria. — Archivos do Museu nacional. Sao-Paulo * Revista du Museu Paulista. Canada. Halifax Proceedings and Transactions of the Nova Scotian Institute of Science. Québec Le Naturaliste Canadien. Ottawa * Geological and natural hislory Survey of Canada. — Canada Department of mines. Geological Survey branch. — Nombreuses publications. ^12 PROCÈS-VERBAUX Danemark. Copenhague.. * Académie royale des Sciences et Lettres du Danemark. • Mémoires et Bulletins. — Videnskabelige Meddelelser l'ra den naturhistoriske forening. — * Det Kgl. danske Videnskabernes selskab. Biologiske med- delelser. Egypte. Le Caire. Bulletin de la Société entomologique d'Egypte. Espagne. Barcelone * ButUeti del Club montanyenc. — * Publicacions de la Junta de Ciences naturals. — Butlleti de la Instiluciô catalana d'historia natural. — Mémoire de Real Acàdemia de Ciencias y Arles. Madrid Sociedad espaiïola de Historia natural. — * Ministerio de Marina. Bolelin de Pescas. — *Memorias de la Real Acàdemia de Ciencias. — * Trabajos del Laboratorio de Investigaciones biologicas de la Universitad de Madrid. (Suit^de la «Revista trimestrial Micrografica»). — 'Boietin del Instituto geologico. — . "Instituto nacional de Ciencias (isico-natiirales. — * Trabajos del Museo de Ciencias naturales. Saragosse Boietin de la Sociedad ibérica de Ciencias naturales. Valence Instituto gênerai y tecnico de Valencia.* ' ■ Etats-Uni?. Berkeley Universily of California Publications. Boston * Boston Society ot" Natural History. Brooklyn The Muséum of the Brooklyn Institute of Arts and Sciences. Cambridge Bulletin of the Muséum of comparative Zoology at Harvard Collège. Chapel-Hill Journal of the Elisha Mitchell scientific Society. Chicago * Field Muséum of Natural History. {th.\ca Cornell University Àgricultural experimenl Station. Lansing * Academy of sciences. Madison Wisconsin Geological and Natural History survey. . — : 'Wisconsin Academy of sciences, arts andj,letters. , New-Haven Conneclicut Academy of Arts and Sciences. New- York Annals and Memoirs of llie New- York Academy of Sciences. Philadelphie Academy of Natural Sciences : Proceedings. Journal. ■ . ~ -— Proceedings of the American philosophical Society. RogHester Proceedings of the Rochesler Academy of Sciences. PROCES-VKRBAirX: 13 SAi>'T-LoLiiS Missouri botanical Garden. — * Transactions of Ihe Academy. TopEKA ,* Transactions of Ihe Kansas Academy of Sciences. Urbana * Bulletin of the Illinois-State laboratory of NaturalHistory. Washington Journal of Agricultural research. — Proceedings of the national Academy of sciences. — Stnithsoyiian Inslitution : , — * Annual report of the Board of Régents of the Smithsonian Institution. — ■ Smithsonian contributions to knowledge. — U.-S. iSj^tional Muséum : Proceedings, Bulletin and annual Report. — ContrjDution from the U. S. National Herbarium. — Smithsonian Miscellaneous collection. Quarterly issue. — Carnagie Institution — Publications diverses. Grandk-Bret.agne. Cardiff Transactions of the Cardiff Naluralist's Society. Dublin * Royal Dublin Society : Economie proceedings, Scientific proceedings, Scientific transactions. Edimbourg ' Proceedings of the Royal phy'sical Society. Glasgow * The Glasgow naturalist. LiVERPOOL Proceedings and transactions of the Liverpool biological Society. Londres * Hooker's Icônes plantarum. — The quarlerly Journal of the geological Society. Geological literalure. ' Londres Proceedings of tlie geologist's x\ssociation. — The journal of the Linnean Society : Botany, Zoology. — Annals of the Natal Muséum. Hongrie. Bud.\pest Annales historico-naturales Musei nationalis Hungarici. Inde. Calcutta " Asiatic Society of Bengal : Journal, Proceedings. — Geological Survey of India : Memoirs, Records, PalaBon- tologia indica. — * Report of the progress of Agriculture in India. — " Re vie w of Agricultural opérations in India. Pusa. * Memoirs of the department oi Agriculture in India. — Agricultural research. Institute. 14 PROGÉS-VËRBAUX Italie. Bologne * Academia délie Scienze dell' instituto di Bologna : Memorie y Rendiconto. Milan , Atti délia Societa italiana di Scienze naturali e del Museo civico di Storia naturale. PiSE ' Societa toscana di Scienze naturali. PoRTiCi . . ... ........ * BoUetino del Laboratorio di Zoologia générale e agraria, - — 'Annali délia Regia Scuola Superiore di Agricultura. Rome Atti délia Reale Academia dei Lincei : Rendiconti. -7- ' • BoUetino délia Societa geologica italiana. — * BoUetino del Real Gomitato geologico d'ItaUa. — *x\nnali di Botanica. Japon. - ToKio Annotationes zoologicae japonenses. — Impérial University Calendar. Luxembourg. Luxembourg * Société des Naturalistes luxembourgeois. .Me?:ique. Mexico * Anales del Instituto medico nacional. — * Instituto geologico. Boletin. Parergones. — Sociedad cientilîca « Antonio Alzate ». — Secretaria de Fomento. Boletin de la direccion de estudios biologicos. Norvège. Bergen Bergens Muséum Aarbok et Arsaberetning. Christlvnia * Nyt magazin for naturvidenskaberne. Trondhjem Det Kongelige norske videnskabers selskaps skrisfter. Pays-Bas. Leyde Mededeelingen van's Riyks herbarium (Herbier de l'Etat). NiJMEGEN * Nederlandsch kruidkundig archi.ef. — Recueil des Travaux botaniques néerlandais. Pérou. Lima Boletin del Guerpo de Ingeniones de Minas del Peru. Procès- VERBAUX 15 Portugal. Braga Broteria. LisBOJ^NE. * Gommunicaçoes da Seccao dos Trabalhos geologicos de Portugal. — * Gommunicaçoes da commissao do serviço geologico. Porto * Annaes scientificos da Academia polytechnica do Porto. Russie. Helsingfors Societas pro fauna et flora fennica. KiEW * Mémoires de la Société des Naturalistes de Kiew. Moscou ' Société impériale des Naturalistes de Moscou. Pétrograd ' Académie impériale des Sciences de Pétrograd : Publica- tions diverses. — * Travaux du Musée botanique de l'Académie impériale des sciences. — " Acti Horti Petropolitani. — * Shedae ad herbarium florae rossicse. — * Flora Siberiae et Orientis extremi Museo botanico. . — * Gomité géologique de Pétrograd. — * Horae Societatis entomologicae rossicse. — * Revue russe d'entomologie. Suède. LuND *Acta universitatis Lundensis. Stockholm * Kungliga svenska Vetenskaps-Akademiens : Handlingar, Bihang, Ofversigt. — Arkiv fiir Botanik, Kemi-mineralogi, Zoologi, Matematik, Astronomi och Fisick, Geologi. — Arsbok. — Lefnadsteckningar. — Sveriges geologiska undersokning. — Geologiska fôreningens fôrhandlingar. ■^ Sweden Historical and statistical Handbook. Stockholm. Entomologisk tidskrift. — 'Meddelanden fran K. Vetenskapsakademiens Nobelinstitut. — ' Les prix Nobel. Upsala Publications diverses de l'Université. — Bulletin of the Geological Institution of the University of Upsala. Suisse. Bale Bericht iiber die Verhandlungen der naturforschenden . Gesellschaft. Genève 'Annuaire du Gonservatoire et du Jardin botaniques de Genève. J6 FR()CftS-VRRBAUX' Genève Sociélé de Physique et d'Histoire naturelle de Genève. — Bulletin de l'Institut national genevois. — Bulletin de la Société botanique. Laus.\nne Bulletin de la Société vaudoise des Sciences naturelles. Neucha-tel * Bulletin de la Soc. neuchateloise des Sciences naturelles. Zurich Vierteljahrschrift der naturforschenden Gesellschaft. TgHÉGO-SlOVAQU lE Prague Vcta Socistatis entomolog"ical Cechosloveniae. Urugi;ay AIoNTEviDEo ' Anales dei Miiseo nacional. IV. — Ouvrages divers. Astre (Gaston) Biologie des Mollusques dans les dunes maritimes françaises et ses rapports avecla géographie botanique, Toulouse, 1920. (Don de M. Harlçt). Blanchère (H. de La). L'esprit des poissons, Paris, 1870. CossMANiS Essai de Paléoconcbologie comparée, 1921. GoTTE (J.) Recherches sur les Galles de Provence. Introduction, Tours, 1912. Dufour (Léon). .> . . . . Etudes anatomiques et physiologiques sur une Mouche, dans le but d'éclairer l'histoire des Métamorphoses et de la prétendue circulation des Insectes, Paris, 1841. — Histoire des Métamorphoses du Chorogiis Shepparcii et du Xyleliniis Itechrœ, Paris, 1843. — Note sur la composition segmenlaire de quelques larves de Coléoptères, Paris, 1843. — Histoire des métamorphoses et de l'anatomie du Piopliila pelasionis, Paris, 18i't. — Aiiatomie générale des Diptères, Paris, 1844. — Histoire des métamorphoses de la Lucilia dispar. Paris, 18i5. — Note sur les métamorphoses et le genre de vie des Baris picinus et cuprirostris, Paris, 1845. — Histoire des métamorphoses de la Dtosophila paUipes, Paris, 1845. — Description de deux espèces nouvelles d'Aradus des Pyrénées. Ptemarques sur les Hémiptères de £e genre, Paris, 1844. — Etudes anatomiques et physiologiques sur les insectes Diptères de la famille des Pupipares, Paris, 1845. — Sur la circulation dans les insectes, Bordeaux, 1849. — Observations sur métamorplioses du Cerceris bupreslicida et sur l'industrie et l'instinct entomologique de cet Hyménoplère. PROCÈS-VERBAUX 17 DuFouR (Léon) Mémoire sur les vaisseaux ou le foie des insectes, Paris, 1843. (Don de M. X. Rozier). DuMÉRiL Le Lépidosiren et le Protoplère appartiennent à la classe des poissons oîi ils sont les types de la sous-classe des Dipnés, Angers (Don de M. X. Rozier). Pauré-Phéviiet (E.).. Le mouvement actuel pour la réorganisation des recherches scientifiques en Prance, Angers, 1921 (Don de l'auteur). Peytaud (D') Une Société communiste dans une souche de pin. La cité des Termites, Bordeaux, 1921 (Don de l'auteur). Gaulle (Jules de). .. . Catalogue systématique et biologie des Hyménoptères de Prance, Paris, 1908 (Don de M. Couture). GuÉBHARB (D'' A.) ... Notes provençales, 1920. Groult (Paul) Histoire naturelle de la France. Acariens, Crustacés, Myria- podes, Paris, 1887. (Don de M. P. Breignet). Gruvel Monographie des Cirrhipèdes ou Thécostracés. Paris, 1905 (Don de M. Breignet). Harlé (Edmond) Une tournée de l'ingénieur en chef Le Boullenger dans les dunes de son service entre le Gap Breton et Cazaux, en 1817. Bordeaux, 1914. — La fixation des dunes de Gascogne, Paris, 1914. Harlé (Edmond et Jacques). — Mémoire sur les dunes de Gascogne avec observa- tion sur la formation des dunes, Parisj 1920 (Don de l'auteur). Janet (Châ^'les) Considérations sur l'être vivant: i''<^ partie : Résumé préli- minaire delà constitution de l'Orthobionte, Beauvais, 1920 (Don de l'auteur). Leonardi (Guslavo).. Monographia délie Cocciniglie italiane, Portici, 1920. Mayer (André) Sur quelques questions relatives à l'oi'ganisation des récher- ches scientifiques, Paris, 1920. Meyran (Octave) Herborisations au Grand-Révard, Lyon, 1889. — Excursion botanique au Puy-de-Montoncelle et à Pierre-sur- Haute (Loire), Lyon, 1898. — Herborisations dans les Alpes : Le Mont-Cenis. Toulouse, 1891. — Sur la distribution géographique de quelques plantes alpines, Lyon, 1898. — Herborisations à Saint-Christophe-en-Oisans (Isère), Lyon, 1900. — Note sur le genre Ulex, Lyon 1900. — Quelques observations de tératologie végétale à propos du genre Rosa, Lyon, 1905. — Observations sur quelques mousses récoltées par H. Borel, Lyon, 1911. — Excursion botanique au col de Vanoise, Lyon. — Excursion à Taillefer, Paris. — Le colombier du Bugey, Notes botaniques, Paris. P.-V. 1922. 2 18 procés-verbaux ■ , Meyran (Octave) Excursion botanique à Hauteville (Ain), Paris. (Don de l'auteur). Millet (C). Les Poissons, Tours, 1884. Olivier (Abbé H.)... Flore analytique et dieholomique des Lichens de l'Orne et départements circon voisins, 1883. Payot (V.) Catalogue des Fougères, Prêles et Lycopodiacées des envi- rons du Mont-Blanc, Paris, 1860. — Note sur la végétation de la région des neiges ou floriile de la vallée de la mer de glace au centre du Massif du Mont-Blanc, Lyon, 1868. — Guide du botaniste ou catalogue des Plantes rares de la Suisse française rangées par localités, 1878. — Recherches botaniques dans le Massif du Mont-Blanc, Paris, 1880. — Les Fougères des environs du Mont-Blanc, Genève. 1881. PoTTiER (Jacques) . . . Recherches sur le développement de la feuille des Mousses, Chartres, 1920. Raspail (F. V.) Nouveau système de physiologie végétale et de botanique, Paris, 1837. (Don de M. X. Rozier). ScHARFF (Rob. Fr.) . . Distribution and origin of life In America, Londres, 1911. (Don de l'auteur). ScHLESCH (Ham.) Fauna mollxiscorum exlrainarlnorum Islandiœ, Rekiavick, 1911. (Don de l'aulewr). Staudinger (0.) et Wocke (M.). — Catalogue ou énumération méthodique des Lépidoptères qui habitent le territoire de la faune euro- péenne, Dresde, 1871. (Don de M. F. Breignet). X'** Les radiations humaines, Bordeaux, 1921. PROCES-VERBAUX 19 Assemblée générale du 1 1 janvier 1922 Présidence de M. le Df Lamarque, Président. Le pfocès-verbal de la pi-écédenLe séance est lu et adopté. M. le Président prononce l'éloge funèbre defeuRozier, noire regretté trésorier. Il procède ensuite à l'installation du bureau. . L'Assemblée ratifie le choix que le Conseil d'administration a fait en vertu de l'article 5 des statuts de M. le D'' Castex, comme membre du Conseil d'administralion et Trésorier, jusqu'aux élections de 1922, en remplacement de M. X. Rozier, décédé. MM. Davergier et D'' Feylaud sont nommés membres de la Commis- sion des Publications, en remplacement de MM. Malvesin-Fabre, secré- taire général, membre de droit et Rozier, décédé. Il est donné lecture du Rapport de la Commission des Archives Pan M. J. Chaîne « La Commission des Archives s'est réunie le mercredi 21 décembre, sous la présidence de M. Breigiifit. « M. Breignet a communiqué à la Commission divers documents con- cernant le mouvement de la bibliothèque pendant l'année 1921. « Plusieurs Sociétés françaises avec lesquelles nous échangions nos publications ont cessé leurs envois depuis plusieurs années, bien qu'elles aient reçu régulièrement les nôtres ; ce sont : « 1° Sociétés auxquelles nous envoyons nos « Actes ». « Rouen : Société des Amis des Sciences Naturelles ; rien reçu depuis 1912. « Amiens : Société Linnéenne du Nord de la France ; rien reçu depuis 1915. c( Autun : Société d'Histoire Naturelle ; rien reçu depuis 1914. « Besançon : Société d'Emulation. du Doubs ; rien reçu depuis 1913. 20 PROCÈS-VERBAUX « Perpignan : Société Agricole, Scientifique et Littéraire des Pyré- nées Orientales ; rien reçu depuis 1913, malgré de nombreuses lettres de rappel qui sont toutes restées sans réponses. (( 2° Sociétés auxquelles nous n'envoyons QUE LES (( Procès-Verbaux». « Carcassonne : Société d'Études Scientifiques de l'Aude; rien reçu depuis 1914. « Niort : Société Botanique des Deux-Sèvres ; rien reçu depuis 1914. « En conséquence, la Commission propose de suspendre tout envoi à Ci3s Sociétés jusqu'à ce qu'elles nous aient fait parvenir l'arriéré de leurs publications. « Quelques Sociétés étrangères ont repris leurs envois. Ce sont : « Vienne : Verhandlungen des Zoologisch. — Botanischen gesells- chaft ; a envoyé les volumes parus de 1914 à 1930, soit 7 volumes. (( Budapest : Annales Historico-Naturales Musei Nationalis Hungarici ; a envoyé les volumes parus de 1914 à 1920, soit 6 volumes. « Quelques dons d'ouvrages ont été faits à notre bibliothèque ; je n'en donne pas ici la liste puisque celle-ci est insérée dans le bulletin biblio- graphique annuel. ^ « Bien que, malgré les lettres de rappel, quelques ouvrages empruntés ne soient pas encore rentrés, la Commission a constaté avec plaisir que la plupart des emprunteurs se sont, cette année-ci, conformés au règle- ment. « La Commission déplore l'insuffisance de crédits nécessaires à l'achat d'ouvrages de fonds dont le besoin se fait sentir tous les jours ; ces ouvrages manquent dans notre bibliothèque, ils sont pourtant indispen- sables pour aider les travailleurs dans leurs recherches. Un sérieux effort est à faire de ce côté. « En terminant ses travaux, la Commission, au nom de la Société tout entière, a adressé à M. Breignet l'hommage de sa reconnaissance et ses plus vives félicitations pour le dévouement sans bornes qu'il -apporte dans ses fonctions d'archiviste; Monsieur Breignet a droit à la gratitude de tous. » Il est donné lecture du : PROCÉS-VERBAUX ?1 Rapport de la Commission des Publications Par M. G. Malvesin-Fabre. « Messieurs, « Voire Commission des Publications vient vous rendre compte de ses travaux en 1921 : « Le Tome LXXII, année 1920, a été publié et distribué aux mem- bres. Il se compose de deux fascicules de Procès-Verbaux comprenant, en plus de brèves communications, une trentaine de notes, dont cer- taines très étendues sjr des sujets de Zoologie, de Botanique et divers, et de deux fascicules àWctes, renfermant trois mémoires de Zoologie, "Paléontologie et Géologie, et une note, ensemble 466 pages. Ce volume est donc beaucoup plus important que le précédent, qui n'avait que 280 pages. Malheureusement, il a élé impossible de rattraper le retard d'un an qui nous poursuit ; à vrai dire, il a même été légèrement aug- menté, puisque le dernier fascicule n'a pu êlre distribué que le 30 décembre 1921, tandis que l'année dernière il avait paru le 5 décembre. Nous vous devons donc une explication à ce sujet. Certains fascicules ont été relardés par des motifs qu'on s'efforcera d'éviter à l'avenir, mais au moment où nous allions regagner du temps est sur- venue la grève des imprimeurs qui a duré trois mois et nous a retardés d'autant. « Quoi qu'il en soit, cette situation de retard constant ne doit pas durei". Tout le monde reconnaît que les questions traitées en séance perdent beaucoup de leur intérêt, tout au moins leur actualité, à ne paraître dans les Procès-Verbaux qu'un an ou plus après leur discus- sion ; il conviendra même de revenir, dès qu'on pourra, au principe de quatre publications de Procès-Verbaux par an ; aussi, le programme que nous avons établi pour l'année 1922, prévoit que le 15 octobre, les Procès-Verbaux du troisième trimestre de 1922 seront distribués. c( Pour les\4cfes, ce retard est encore plus préjudiciable, s'il se peut. Des manuscrits du plus haut intérêt attendent depuis dix -huit mois et deux ans leur impression. Les auteurs se plaignent avec raison de cet éiat de choses compromettant leurs droits de priorité pour les décou- verle& et espèces nouvelles qui enrichissent leurs mémoires et consti- tuent le plus grand attrait de nos Actes. « Nous avons donc reconnu qu'un effort décisif s'imposait, et nous 22 PROCÈS-VERBAUX avons établi un programme de publications qui, s'il est réalisé, nous mettra à jour à la fin de Tannée. « Pour nous aider dans cette tâche, il est superflu de dire que nous comptons sur le concours de tous les membres, et sur la fidèle observa- tion du règlement en ce qui concerne le dépôt des manuscrits pour les Procès-Verbaux et le renvoi des épreuves corrigées, faute de quoi il n'y a pas de programme possible à exécuter. « En outre, votre Commission des Finances nous a exprimé le désir que, tout au moins temporairement et tant que nos publications ne seront pas à jour, la place réservée dans. nos Procès- Ver baux aux ques- tions administratives, mouvement du personnel, allocutions, compte rendu, etc., soit réduite à l'indispensable, sans que pour cela les déve- loppements d'ordre scientifique soient écourtés. Nous ne pouvons que nous ranger à une demande que des considérations budgétaires justi- fient malheureusement. « Enfin, nous savons pouvoir compter sur le dévouement et le zèle du Conseil d'administration pour faire face à l'effort que les circons- tances commandent. » Il est donné lecture du : Rapport de la Commission des Finances Par M. J. Duvergier. • « Messieurs, .(( Conformément à l'article 13 de notre Règlement, la Commission des Finances s'est réunie et a examiné les comptes du dernier exercice; notre nouveau Trésorier, M. L. Castex, les a trouvés dans l'ordre le plus parfait et les a facilement clôturés. Résultats de l'Exercice 1921. Recettes- : Cotisations F. 2.206 25 Vente de Publications 2.398 15 Subventions : Ministère Instruction Publique ... .F. 1.000 Conseil Général 500 A reporter 1 .500 4.604 40 PROCES- VERBAUX 23 Report F. 1.500 4.604 40 Conseil Municipal 1 .000 _ 2.500 >) Intérêts compte courant, banque et bonis divers, 904 80 Solde Créditeur suivant dernier bilan 8.009 20 10.292 10 Dépenses : Publications F , Bibliothèque Conférences, souscriptions et excursions Frais Généraux Espèces en caisse 103 50 A la Société Bordelaise 2.316 25 6.469 15 520 40 506 90 369 90 7.866 35 2.425 75 10.292 10 Situation au 3 i décembre 1921 Recettes : Espèces en caisse et en banque . F. 2 . 425 75 Mandat à l'encaissement : Deuxième subvention du Ministère d'Instruction Publique (Caisse des Recherches Scientifiques) 2.000 » Subvention non encaissée : Ministère de l'Agriculture, Eaux et Forêts (concernant l'exercice 1921) 1.000 » ■ '^ 5.425 75 Déficit 1.768 95 7.194 70 Dépenses : Compte dû à l'imprimeur 7.194 70 7.194 70 « Le gros déficit que prévoyait le rapport de l'année dernière a donc été évité, ou pour mieux dire atténué et repoussé. Cela tient à deux causes : la première, très heureuse, consiste dans la plus-value des~ res- sources qui, évaluées à 4.000 francs, sont passées à 7.104 fr. 80, grâce 24 PROCÉS-VERBAUX à l'augmentation des subventions, à celle du nombre des cotisations, et au produit des ventes de Publications. Il ne faudrait pas compter outre mesure sur le maintien de ces ventes à un taux aussi élevé, c'est plutôt un concours exceptioanel, jamais encore réalisé. L'autre cause d'équi- libre est moins favorable, c'est la réduction du programme de publica- tions primitivement établi. Le "rapport de votre Commission des Publications vous a expliqué les motifs de cette réduction, nous pouvons en indiquer une autre qu'elle n'a pas relevé explicitement, c'est l'état de notne Trésorerie qui a imposé une grande prudence à notre Trésorier, et l'a empêché de profiter de la période d'activité de l'imprimerie, comme il aurait été possible. « Nous ne vous parlons que pour les mentionner, des autres articles de dépenses : Bibliothèque, Frais Généraux, etc., qu'une sage Adminis- tration et le dévouement de certains membres réduisent au strict mini- mum, comme vous pouvez le constater d'après le bilan. Nous vous faisons remarquer à cette occasion que la presque totalité de nos res- sources est employée à la vie active de notre Société : nos Publications. « Dans l'établissement de projet du budget de 1922, nous avons tenu grand compte des judicieuses observations que votre Commission des Publications a consignées dans son rapport. Ce serait sortir de notre rôle que d'insister à ce sujet, no;is nous sommes donc bornés à nous conformer à des conclusions qui démontrent la nécessité de mettre nos publications à jour, et nous avons traduit par des chiffres l'effort finan- cier nécessaire. Projet de budget pour 1922 Recettes : Cotisations î Vente de Publications Revenus de titres inaliénables Subventions : Ministère Instruction Publique ... .F. 3.000 — Agriculture 1 .000 Conseil Municipal 1 . 000 — Général 500 2.200 » 1.500 » 500 » 5.500 » 9.700 » Déficit 8.668 95 18.368 95 procès-verbaux ' 25 Dépenses : Déficit au 31 décembre 1921 F. 1.768 95 Frais Généraux 300 » Bibliothèque 400 » Conférences, souscriptions, excursions 500 » Volume LXXIII, 570 pages 8.500 » Volume LXXIV, 460 pages 6.900 » 18.368 95 « En définitive, pour mettre nos Publications à jour, après avoir escompté le produit de nos recettes normales et le maintien des subven- tions accordées en 1921, dont nous espérons fermement le renouvelle- ment pour 1922, il manquera 8.668 fr. 95. « Pourrons-nous obteqir ces ressources supplémentaires par de nouvelles demandes ? Nous l'espérons et nous devons le tenter ; du reste, nous savons que notre Conseil d'administration ne ménagera pas ses efforts pour provoquer les nouveaux concours indispensables, pour le- moment, à la continuation de nos travaux dans ces temps difficiles. « Nous soumettons donc à votre vote l'approbation des comptes de 1921, et le projet de budget pour 1922, tels que nous vous les présentons. « Messieurs, « Il est d'usage de terminer ce rapport annuel par des remerciements au trésorier ; nous avons cette année un devoir plus douloureux à remplir, c'est d'inviter l'Assemblée tout entière à manifester dans un dernier hommage, son affectueuse reconnaissance et son attachement à la mémoire de notre ancien trésorier depuis douze ans, du collègue et ami que nous avons perdu, du bon Linnéen que fut Xaviei^ Rozier. » A l'unanimité l'Assemblée s'associe à cet hommage et décide qu'on extrait du procès-verbal qui le relate sera remis à Madame X. Rozier, en même temps que le texte du discours prononcé par le Président, sur la tombe de notre regretté collègue. L'Assemblée approuve les rapports des Commissions des Archives, des Publications et des Finances, ainsi que les comptes de l'exercice 1921 et le projet de budget pour 1922. Lecture est donnée immédiatement du procès-verbal de la présente Assemblée générale. Il est adopté séance tenante. 26 PROCÈS-VERBAUX SÉANCE ORDINAIRE M. le Président communique une lettre de Madame X. Rozier, remerciant la Société des marques d'attachement que la Société a mani- festées à son ancien trésorier ; - De Mademoiselle Cartailhac, remerciant des condoléances qui lui ont été adressées à l'occasion du décès de son père, M. Emile Cartailhac, le grand préhistorien, membre d'honneur de la Société ; De M. Lacroix, remerciant de sa nomination au titre de membre d'honneur. SiH' avis favorable du Conseil, sont élus membres titulaires : MM. F. Roman (de Lyon), docteur es sciences, s'occupant de Géologie, et Albert Vaillant, s'occupant de Conchyliologie. Sur proposition du Conseil, M. A. Bardié est nommé bienfaiteur de la Société. COMMUNICATIONS De M. le D'" Gendre sur le genre Hadjelia. M. Lambertie fait don du Catalogus Coléoptorum Gallise et Corsicœ de Barthe ; M. Lataste d'un crâne d'ours et de dents d'éléphant. La séance est levée à 6 heures. Sur deux espèces d'Hadjelia. Par E. Gendre. Le genre Hadjelia est remarquable par sa grande homogénéité. Les espèces qui le composent actuellement ne présentent entre elles que des différences légères dans leur morphologie et on a de la peine à trouver des caractères anatomiques nets pour justifier la séparation des formes. La mensuration du corps et des organes ne fournit, de même, que des éléments de diagnose très imparfaits, parce qu'elle donne des résultats dont les variations d'espèce à espèce manquent d'amplitude et ressemblent trop à celles qu'on observe entre les individus. La détermi- nation des parasites est par suite très délicate; elle devient presque impossible quand on n'a pas à sa disposition un matériel bien conservé et suffisamment abondant. PROCES-VERBAUX 27 Les Hadjelia que j'ai recueillis en Afrique occidentale française et qui font l'objet de cette note, m'ont paru pouvoir être tous ramenés aux deux formes suivantes : \° Hadjelia inermis Gedœlst. Syn. : Gilsonia inermis Gedœlst 1919. Je rapporte à cette espèce des Vers dont les mâles ont la même taille que les exemplaires étudiés par Gedœlst, mais dont les femelles sont plus petites, peut-être parce qu'elles n'ont pas acquis leurs dimensions définitives. L'ensemble des autres caractères ne permet pas de les distinguer avec certitude de Gilsonia inermis. Les quelques différences que l'on constate dans la longueur de certains organes ne dépassent guère la limite des variations individuelles et se rapprochent de celles que Gedœlst a lui-même signalées. Le tableau suivant facilite les comparaisons (les dimensions sont données en millimètres). Hadjelia inermis Longueur totale Largeur Longueur de la cavité buccale. . . . — de l'œsophage — du ventricule. — de la queue Distances [ ^^ l'anneau nei'veux à ) des papilles cervicales l'extrémité j du pore excréteur. . . céphalique[ ^^ j^ ^^j^^ Spicule gauche Spicule droit OEufs Forme Asiatique Cf 6,10 — 6,45 0,14 — 0,144 0,045 — 0,055 0,12 0,18 — 0,215 0,21 — 0,26 0,22 — 0,275 1,6 — 1,9 0,2 9 18 - 21,8 0,24—0,26 0,050. — 0,060 2,4 — 3,6 0,090 — 0,12 0,26 — 0,275 - 0,33 0,36 1,86-2,97 54à57x30à33[^ Forme Africaine Cf 6,27 - 6,76 0,15 — 0,16 0,044 — 0,052 0,40 - 0,45 1.82 — 2,05 0,10 - 0,11 0,18 — 0,20 0,21 0,22 — 0,23 1.83 — 2,06 0,24 — 0,28 9 11,98 - 0,17 0,046 16,.33 ■0,21 0,051 0,36 - 0,43 2,13 — 2,56 0,10—0,13 0,18 — 0,21 0,20 — 24 0,22 — 0,26 1,80-2,77 46 à 50X30 à 32 [J- II y a peu de chose à ajouter à la description originale qui est excel- lente. Je me bornerai par conséquent à figurer l'espèce et a reprendre 28 PROCÈS-VERBAUX quelques détails sans revenir sur la conformation de la tête qui a fait l'objet d'une note antérieure (1). La figure 1 représente une vue de la région postérieure du mâle, région toujours « légèrement tordue sur elle-même)) et assez difficile à étaler complètement parce que l'extrémité de la queue est d'ordinaire fortement repliée sur la fa";e ventrale! La courbure de la pointe caudale provient de sa rétraction qui détermine en même temps la formation d'un plissement transversal de la bourse bien visible dans le dessin et faisant croire au premier abord à l'existence d'une petite loge indépen- dante à l'extrémité de la queue. On retrouve un plissement identique chez Histiocephalus tridens Gendre (2). Sa présence empêche de voir « la paire de papilles sessiles, subterminales )) indiquée par Gedœlst. Celle-ci n'apparaît que lorsque la queue a conservé un aspect normal. Ce cas est rare, à la vérité, puisque je ne l'ai constaté qu'une fois sur un exemplaire provenant d'un Irrisor erythrorhynchus ; il est repré- senté dans la figure 2. — Toute la surface interne de la bourse est ornée de côtes longitudinales, légèrement ondulées, qui s'étendent depuis l'origine antérieure des ailes jusqu'à peu de distance de la pointe cau- dale ofi elles sont assez brusquement remplacées par une fine strialion transversale. C'est à la limite de ces deux zones de structure et de flexibilité différentes que se produit le plissement de la bourse quand la queue se rétracte. Les lèvres du cloaque sont saillantes. Plusieurs mâles m'ont paru posséder une papille impaire sur la lèvre antérieure, mais je n'ai pu en acquérir la certitude malgré des examens répétés. Les spicules d'Hadjelia inennis ressemblent absolument à teux d' Histiocephalus tridens. Le spicule gauche (fig. 3), très allongé et très flexible, est creusé en gouttière le long de sa face ventrale et présente un aspect ailé. La formation de la gouttière commence à 0™'" 23 — ■ 0™™30de la tête du spicule, qui est évasée en entonnoir et mamelonnée à l'intérieur pour l'insertion des muscles rélracteurs. La pointe est aiguë et entourée d'une coiffe hyaline. Le spicule droit (fig. 4) porte une aile latérale qui se détache du corps de l'organe près de l'extrémité posté- rieure et se prolonge en pointe libre. L'encoche décrite par Gedœlst (1) E. Gendrk : Sur l'idenlité des genres Hadjelia Saurai et Gilsonia Gedœlst et leurs affinités avec le genre Histiocephalus Diesing {Proc.-Verh. Soc. Linnéenne, Bordeaux, décembre 1921). (2) Gendre : Notes d'helminthologie africaine, 5™^ note [ibid., avril 1921). PROCES-VERBAUX -SW correspond à l'angle renlraat dessiné par la terminaison de l'aile ; on ne l'aperçoit que si le spicule est convenablement orienté. La queue de la femelle (fig. 5) est très courte, à sommet arrondi. — J'ai toujours vu la vulve saillante et limitée par quatre à cinq gros mamelons formés par la cuticule et disposés généralement en cro.x. Chez un exemplaire encore jeune, de U """98 de longueur, particuliè- FiG. 5 I^IG. 2 PiG. 1 FiG. 3 Fig. 4 rement favorable à l'observation de l'ovéjecteur : le vestibule globuleux mesurait 71 tj-, le sphincter 1 ™m 12, la trompe 0™n'59 et l'une des branches de la trompe 0"'™ 45. Tous ces organes étaient dirigés vers l'arrière. — Les replis de l'ovaire antérieur remontent un peu en avant de la vulve comme Seurat les a figurés chez H. Ihuillieri. Quand les parasites sont bien conservés, ils ont une extrémité anté- rieure très effilée et semblent pourvus d'un long cou. Les organes internes sont d'une visibilité parfaite. On constate que la cavité buccale 30 PROCÈS-VERBAUX n'esL pas cylindrique mais aplatie transversalement, c'est-à-dire qu'en coupe transversale elle présente une section elliptique à grand axe dorso-ventral comme la bouche. On aperçoit aussi avec une netteté rare les formations ganglionnaires péri-œsophagiennes. Ce sont trois à quatre amas de grosses cellules rondes qui affectent chacun la forme d'une grappe et entourent l'œsophage immédiatement en arrière de l'anneau nerveux proprement dit. Les papilles cervicales sont, situées au niveau du milieu des grappes latérales. Chez les exemplaires rétractés, les masses ganglionaires deviennent indistinctes, le cou s'efface et toute la région céphalique perd son aspect élancé. J'ai rencontré H. inermis sons la muqueuse du gésier de six espèces de Passereaux, au Dahomey: l** Lophoceros (Buceros) semifasciatus Hart. (en mai, jnin et juillet 1910, à Kétou, Irocogny et Sahéloupé). Mes récoltes chez cet Oiseau ont été toujours abondantes en individus des deux sexes. Les parasites se sont montrés beaucoup plus rares chez les espèces suivantes : 2° Irrisor erythrorhynchiis Less. (1 mâle, février 1910, Lokossa). 3° Oriolus auratus L. (3 femelles non fécondées, août 1910, Bohicon). , 4° Halcyon cheliculensis 'èlaiih. (1 femelle de 7 "1^63, septembre 1910, Bohicon). 5" Buchanga atra, var. assimilis Becht. (1 mâle et 1 femelle en deux morceaux, août 1910, Bohicon). Le mâle long de 6 '"™ 06 a deux spicules qui mesurent respectivement 1 m'" 47 et 0"i"'24. Il ne se distingue pas par d'autres caractères des parasites de Lophoceros semifasciatus; la forme est à revoir. 6° Terpsiphone sp. ? (1 femelle, très rétractée, en mauvais état, septembre 1910, Abomey). Il sera intéressant de comparer //. inermis avec //. iruncata Creplin, des Passereaux d'Europe lorsqu'on observera de nouveau ce dernier parasite. Bien des détails de la description de A. Mueller indiquent l'affinité étroite des deux espèces. 2» Hadjelia parva n. sp. ? Dimensions. — Mâle: longueur totale 5™"' 51; largeur 0™™18. Longueur de la cavité buccale 0"»™033; de l'œsophage 0"i™24; du ventricule 1 '""'66; de la queue 0'"'^' 11. Femelle: Longueur totale 9 '"■"23 à 9 """63 ; largeur 0"""20à0'""'26. PROCES-VERBAUX 31 Longueur de la cavité buccale 0'"™032 à 0'"™037, de l'œsophage 0"'"28 à 0"'"'33; du ventricule 1 '"'"86 à 1 ni'nQO; de la queueO"""!!. J'ai découvert cet helminthe, en décembre 19i2, sous la muqueuse d'un gésier d'une Poule de Pharaon, IVachelotis senegalensis L., qui m'avait été obligeamment envoyé d'Abomey, pour une autre recherche, par M. Dupont, Administrateur des colonies. Tous les exemplaires, un mâle et trois femelles, avalent le corps replié sur lui-même, en peloton lâche, et plus ou moins rétracté particulièrement dans la région cépha- lique, de sorte que je n'ai pas pu déterminer la situation exacte du pore FiG. 2 FiG. 1 excréteur et des papilles cervicales. L'anneau nerveux se trouvait chez la femelle la mieux conservée, à •>"" 25 de l'extrémité de la tête. Si l'on fait abstraction des différences constatées dans la longueur respective des Vers qui n'ont peut-être pas tous acquis leur taille défi- nitive, et dans les dimensions des organes, tels que l'œsophage et le ventricule, qui peuvent avoir été influencées par la rétraction, il reste trois caractères pour distinguer H. parva d'//. inermis. Ce sont : 1° La forme générale qui est plus ramassée, plus trapue, chez //. parva et la plus grande épaisseur de son corps qu'on remarque surtout lors- qu'on compare les figures de la tête des deux espèces que j'ai données récemment (i) et qui sont vues au même grossissement, ou celles de la (1) E. Gendre : loc. cit. 32 PROCÈS-VERBAUX queue. La contraction entre sans doute pour une part dans l'augmenta- tion de la largeur du Ver, mais elle n'est pas suffisante pour expliquer totalement les phénomènes. 2" La form,e des appendices céphaliques qui sont moins régulièrement triangulaires et développés surtout à la base des lèvres. 3° La tail'e plus petite du spicule gauche qui mesure seulement lmni29. Les ailes commencent à 0'"'"2i de la tête de l'organe. Le spicule droit a0"'™24 de longueur comme celui d'Zf. inermis ; sa forme est identique. - La région poslérieure du mâle possède une large- bourse avec six paires de papilles pédonculées (fig. t). La queue de la femelle est arrondie (fig. 2). La vulve se trouve à 1"'™52 — i"^"^{)l de l'extrémité céphalique. Les œufs sont ellipsoïdes, larvés à maturité et mesurent 48 à 49 [i. X 29 à 30 [x. H. Ihuillieri Seurat, parasite de Caccabis petrosa Gm. est une espèce de grande taille encore incomplètement connue dont la compa- raison avec B. -parva, actuellement impossible, reste à faire. Errata Note d'Helminthologie Africaine (ô"'** note). (Tome LXXIII des Procès-Verbaux) Page 153. — Longueur totale du mâle de Rhabdochona gambiana, lire : 9™™ 36 au lieu de 0"""36. Page 154. — La fig. 3 représente la queue de la femelle de Rhabdo- choïKi macrolaima au lieu de celle de B. gambiana qui se trouve page 156, fig. 2. Il y a eu une interversion des dessins. Discours prononcé sur la tombe de X. Rozier Par le Docteur Lamarque. J'ai la douloureuse mission d'adresser, au nom de la Société Linnéenne, un dernier adieu au collègue qui vient d'être si prématurément ravi à l'amour de sa famille, à l'affection de ses nombreux amis. Xavier Rozier était entré en 1907 dans notre Société. Dès les pre- miers jours, nous eûmes l'impression qu'il allait y tenir une place consi- PROCÈS-VERBAUX 33 dérable, et en 1910 nous le chargions du soin de défendre nos finances. D'un dévouement sans bornes, il sut remplir d'une manière parfaite ces délicates fonctions. Mais ce n'était pas assez pour son activité, il surveillait en outre avec un soin jaloux la publication de nos bulletins et rien n'échappait à sa vigilante attention. Très épris des Sciences Naturelles, il avait porté son effort sur la géologie; ses observations judicieuses et précises dénotaient la connais- sance approfondie qu'il avait des terrains et de leurs fossiles. Il avait réuni une très belle collection, qu'il avait ordonnancée avec le soin qu'il mettait en toutes choses. En plein centre de terrains fossili- fères, il avait acquis à Léognan un domaine ; il y accueillait avec affabi- lité les géologues, leur prodiguant sans compter ses conseils et ses dons. • En août 1920, il contribua dans une large mesure au succès du Con- grès géologique à Bordeaux; ne quittant pas un instant les nombreux savants venus de tous les points de la France, il leur fit voir les gise- ments géologiques si riches de notre département. Mais c'est pour la Société Linnéenne qu'il réservait le meilleur de lui-même; nous avons tous le souvenir des réceptions si larges et si cordiales qu'il nous réserva dans son domaine du Coquillat. Lorsque nous résolûmes de créer près de notre bibliothèque une salle d'études scientifiques, il facilita grandement notre tâche en instal- lant lui-même les luxueuses vitrines et les nombreux rayons nécessaires à l'agencement de nos collections : c'est grâce à un semblable dévoue- ment que notre Musée a pris un si grand air dès sa naissance ; nous avons voulu témoigner notre reconnaissance à notre collègue en le nommant le 5 mai 1920, bienfaiteur de la Société Linnéenne. Oui, cher et regretté collègue, votre nom sera inscrit en lettres d'or dans nos annales ; ceux qui viendront après nous, sauront ce que vous avez été, ce que vous avez fait pour le développement et la prospérité de notre Société. Nous, vos contemporains, nous ne pourrons plus maintenant que regarder avec tristesse votre place vide, cette place que vous teniez si grande à nos séances comme à nos excursions. Recevez notre suprême adieu, et que votre famille éplorée veuille bien accepter l'expression de respectueuse et profonde sympathie de la Société Linnéenne, qui restera fière de vous avoir compté parmi ses membres. P.-V. 1922. 3 34 PROCÉS-VERBAUX Réunion du l^r février 1922. Pi'ésidence de M. le D"' H. Lamarque, Président. Le procès-verbal de la précédente séance est lu et adopté. M. le Président présente les félicitations de la Société à M. Daydie pour sa nomination d'Officier d'Académie. M. DuvERGiER, vice-président, félicite au nom de la Société, M. le Président, récemment promu Officier d'instruction publique. CORRESPONDANCE Lettre de Madame Veuve Rozier, remerciant d^-s témoignages de sympathie qu'elle a reçue de la Société à l'occasion de la mort de M. X. Rozier, notre regretté trésorier. PERSONNEL Vote favorable aux candidatures de : M. le Vicomte de Jonghe d'Artois, s'occupant d'Histoire Naturelle, présenté comme membre titulaire par MM. Breignet et Daydie. M. Marquassuzàa, s'occupant de Conchyliologie, présenté comme membre titulaire par MM. Bardié et Malvesin-Fabre. ADMINISTRATION M. Gh.\ine annonce que la ville a acheté la collection Degrange-Touzin. Ce résultat est dû à M. le doyen Sigalas, adjoint à l'Instruction Publique et aussi à notre Président, dont les démarches ont puissamment con- tribué. M. Chaîne demande que des remerciements leurs soient adressés. COLLECTIONS M. L.\TA.STE fait.don d'un crâne d'Hippopotame. La séance est levée à 17 h. 3/4. PROCES-VERBAUX 35 Réunion du 8 mars 1 922. Présidence de M. le D'' Lamarque, Président. Le procès-verbal de la précédente séance est lu et adopté. PERSONNEL M. le Président annonce que sur sa demande et par décision du Conseil, M. A. Bouchon, membre auditeur, devient membre titulaire. Sur avis favorable du Conseil, TAssemblée élit Membre auditeur : M. G. Boyer, étudiant, présenté par MM. D>' Lamarque et Malvesin- Fabre. M. DuvERGiER lit une note nécrologique sur le Professeur de Alessandri, notre savant et regretté collègue récemment décédé. M. le Président annonce que notre collègue M. Maxv^ell, Procureur général, vient d'être nommé Officier de la Légion d'Honneur. Il lui adresse les bien vives félicitations de la Société. ADMINISTRATION M. le Président annonce que le Conseil a décidé de faire tirer des circulaires de propagande et des imprimés donnant la table de nos dix derniers volumes. Il demande à tous les membres de signaler des personnes françaises ou étrangères susceptibles d'être intéressées par nos travaux et de devenir membres de la Société. Le Secrétaire général communique le programme des excursions pour l'année 1922, élaboré par la Commission compétente. Ce programme est adopté, • 9 Avril Bellefond, Lugas on, Frontenac. 14 Mai Bonzac. 28 Mai Saucats. 11 Juin ....... Audenge. 25 Juin Fête Linnéenne à Saint-André-de-Cubzac. 2 Juillet Salles. Excursions mycologiques : 22 Octobre .... L'Alouelte-Beutre. 5 Novembre . . . Léognan (Château d'Olivier). 36 PROCÈS-VERBAUX M. le Président annonce que la Conférence de M. le D'' Feytaud sur Fm vie sociale chez les Insectes, La cité des Termites aura lieu mardi 28 mars, dans le grand AmphithéâLre de TAthénée. COMiMUNICATlONS M. Lambertie lit une note : Supplément aux Coléoptères récoltés aux environs du Château BourgueiL par M. L. Gavoy. M. Daydie, d'après M. Brascassat, signale une invasion de Galé- ruque. Lui-même l'a observée au Vigean el à Bordeaux ; il s'agit de Galeruca calmariensis Fab. Eu général, l'éclosion a lieu en juin, il est donc intéressant d'en noter la précocité cette année. M, Lataste donne d'intéressants détails sur l'invasion d'une de ses ruches par les teignes. M. PioNiVEAU annonce qu'il a récolté Carabus yiemoralis Miill. var. Meridionalis L^\iO\i^Q\ cette variété, signalée dans le département des Landes, est nouvelle pour la faune girondine. M. Bouchon lit une note sur : i'^ Sorghum halepense Pers. ; 2" sur Conyza Rouyana Sennen. Il fait don à l'herbier de la Société de plu- sieurs échantillons de ces deux intéressantes plantes. La séance est levée à 6 h. 3/4. Nécrologie de M. Giulio de Alessandri Par M. J. Duvergien. Je viens vous annoncer la mort inopinée de notre collègue M. Giulio de Alessandri, professeur de Géologie et de Paléontologie au Museo civico de Milan. La perte est grande pour notre Société et pour les Sciences Naturelles, car on avait beaucoup à attendre de ce savant qui disparaît à cinquante-deux ans. J'avais eu la bonne fortune d'entrer en relation avec lui et je l'avais décidé à entreprendre la Révision des Cirrhipèdes fossiles du Bordelais. Après ses beaux travaux sur ces crustacés fossiles d'Autriche, d'Italie et de France, la question lui était familière car c'est bien certainement lui qui la connaissait le mieux. 11 s'est prêté de bonne grâce à ce travail qui, je le sentais, concernait un sujet favori. C'est ainsi que nous aurons la satisfaction de publier dans un de nos prochains fascicules ce mémoire, qui aura pour nous d'autant plus de prix qu'il sera le dernier d'un labo- rieux et savant collègue sur une question où il était un maître. PROCES-VERBAUX 37 Supplément aux Coléoptères récoltés aux environs du Château de Bourgueil (l), près La Rèole, par M. L. Gavoy. Par Maurice Lambertie. Notre savant collègue, M. L. Gavoy, de Montréjeau, m'a remis une première liste des Coléoptères qu'il a récoltés dans une excursion qu'il a faite en août dernier, aux alentours du ChâLeau de Bourgueil. Parmi ceux-ci il y en a de nouveaux pour notre département que j'indiquerai par une astérisque * Aleochara bipunctata L. Falagria j)bscura Grav. Philonthus ebeninus Grav. As tenus filiformis Latr. — angustatus Payk. — bimaculatus Er. — ■ var, immaculatus Motsch. Paederus littoralis Grav. Stenus impressus Germ. Scaphosoma agaricinwn L. Olibrus corticalis Panz. * — flavicornis Strm. * Stilbus testaceus Panz. * Meligethes umbrosus Sturm. * Berginus tamarisci WoU. Ditoma crenata F. Hyliota planata L. * Silvanus unidentatus F. * Desmestes mustelinus Er. Copris lunaris L. * Onthophagus taurus var. urus Mén. Aphodius scrutator Herbst. Trachys pumila III. Ebaeus thorac^cus Oliv. Opilo mollis L. Blaps mucronata Latr. Mordellistena stenidea Muls. Rhinosimus planirostris F. Lixus algirus L. Pissodes notatus F. Anthronomus riibi Herbst. Gymneiron latiusculum Duval. Nanophyes marmoratus Gœze. — nitidulus Gyll. Magdalis memnonia Gyll. Apion fuscirostre F. — seniculum Kurb. — flavimanum Gyll. — flavipes Payk. — immune Kirb. Lnria seminarius Bach, (atonia- ria L.). Brachidius pusillus var. picipes Germ. Spermophagus variolosopunc- tata Gyll. Cryptocephalus pygmaeus F. (1) Le Chàleau de Bourgueil esl sur la limiLe des communes de Roquebrune et de Sainl-Sulpice-de-Guilleragues, canton de Monségur. 38 PROCÈS-VERBAUX * Crijptoccphalus pijginneus a * Coccinella iO punctaladi 10 pus- amœnus Drap. tulata L. Chalcoides aurata Marsh. - i4 puslulata L. Haltica oleracea L. * — (Harmonia) conglo- Longitarsus luridus Scop. ^'""^^ L. — pratensis Panz. Pullus aurilus Thunb. Arrhenocœla lineata Rossi. * Scgninus frontalis var. 4 pustu- Coccinella 10 punctata L. ^■'^"•'*' H'^^'^- — intevriiptus Gœz^i. « Galeruca Galmariensiâ » Fab. Par M. Brascassat. La galeruque de Forme, en général si commune les années précé- dentes, a été, en 1921, bien moins abondante. En effet, il avait été constaté sur divers points de la ville et de la banlieue, entr'autres le boulevard de Caudéran, des foyers d'invasion très importants et ayant fait périr plusieurs arbres. Dans la banlieue immédiate de Bordeaux, la plupart des ormes étaient attaqués, à u.n tel point que pas une seule feuille de ces arbres était intacte. Mais on envisageait d'une façon très indifférente les dégâts constatés, sans essayer d'enrayer le mal, et ce Coléoptère n'a fait que se multiplier d'années en années. Or, voici que le printemps de 1921 a apporté lui-même un traitement naturel et très efficace de destruction. La température exceptionnellement mauvaise, que nous avons subie jusque vers le 1.5. mai, température froide et pluvieuse, a du une influence capitale sur les premières éclosions des larves qui ont lieu en général en a^^ril-mai. Ces dernières se sont faites dans de si mauvaises conditions, que c'est à peine si la nymphose a produit le quart de la production des années précédentes. La saison prochaine se ressentira certainement de cet état de choses, en supposant même que la lempérature printanière redevienne normale. A ce moment-là, on devra en profiter pour employer les formules de traitement de destruction que j'indique ci-après : PROCÉS-VERBAUX 39 Traitement d'hiver : Badigeonnage énergique avec de la chaux vive. Au printemps, badigeonner avec la formule suivante : Eau 5 htres. Soufre 25 grammes. Suie 500 — [Jus de tabac 350 — Secouer les branches sur une nappe, et brûler le tout. Pour les gros arbres : arroser les pieds avec un lait de chaux vive ou avec de l'eau bouillante, et au sulfo-carbonate de potasse. Note sur le « Sorghum halepense » Pers. en Gironde. Par M. A. Bouchon. * Le Sorghum halepense Pers., vulgairement « herbe de Cuba », « herbe de Guinée », est une graminée d'origine orientale, cultivée par- fois pour l'alimentation de la volaille ou comme plante d'ornement; actuellement répandue dans toutes les régions chaudes du globe, elle, est souvent cultivée et naturalisée dans la région méditerranéenne, elle est même indiquée comme subsponlanée par Coste et Rouy dans l'ouest et le Sud Ouest de la France. Je ne crois pas cependant que cette plante ait été signalée en Gironde, je l'ai récoltée pour la première fois le 25 août 1921 à Bassens, près d'un ancien baraquement américain, ainsi que sur les bords de la Garonne. Dans la même région M. Neyraut l'a observée dans une prairie à droite de la route de Lormont à Bassens. Cette introduction est certainement très récente et nous devons attendre plusieurs années pour vérifier la naturalisation de cette plante dans notre département. Note sur le « Conyza Rouyana » Sennen. Par M. A. Bouchon. Herborisant le 18 août 1915, du côté du boulevard Albert-Brandenburg, je récoltais dans les terrains nouvellement colmatés se trouvant derrière le deuxième bassin à flot, un Conyza qui me frappa de suite par son 40 PROCÈS-VERBAUX faciès et son port élevé, cette plante était alors très abondante et son aire de dispersion très étendue dans tous ces terrains qui n'étaient pas encore mis en cultures. Cette plante fut publiée en i916 à la Société Française (n" 1738) sous le nom de X Conyza mixta V. et Neyr. Cette détermination faite de concert avec M. Neyraut ne me satisfaisait pas, mais ayant été mobi- lisé par la suite, je n'eus pas le temps de revoir la plante de plus près. Herborisant à nouveau en 1919 au même endroit, je revis mon Conyza, toujours très abondant, surtout près du boulevard, dans des terrains vagues, un grand terrain colmaté où je l'avais vu en 1916, était à ce moment-là mis en culture. Je fus frappé par la persistance de la plante et je doutais dès lors de son hybridité. J'en fis pari à M. Neyraut qui fût de mon avis, d'ailleurs dés l'année suivante il la récoltait au camp américain de Génicard et moi-même je la vis aux appontements de-Bassens. Des graines récoltées germèrent parfaitement au jardin botanique de Bordeaux, mais par suite de l'été très sec de 1921, les jeunes plants furent fort abimés et ne se développèrent pas, j'espère cette année obtenir un meilleur résultat. Sur ces entrefaites, M. Neyraut communiqua ma plante à. M. le Pro- fesseur Daveau, de Montpellier, qui lui répondit aussitôt que ce Conyza n'était pas inconnu, il avait été décrit {Bulletin de la Société botanique de France, tome 51, 1904, p. 425) et même distribué (J. Dôrfler, de Vienne, Jahres-Katalog pro 1906, der Wiener Botanischen Faus- chaustalt, p. 271) par le frère Sennen, sous le nom de X Conyza Rouyana {C. Naudini X Erigeron Canadensis). Voici d'ailleurs la note publiée par celui-ci : « C'est le 30 septembre, dans une herborisation aux environs du Pertus, que j'ai trouvé, après l'avoir soigneusement recherché, l'hybride de y Erigeron canadensis et du Conyza Naudini. Je le soupçonnais depuis que j'avais vu ces deux plantes croître si abondamment ensemble. Le seul pied observé était très caractéristique : taille élevée des deux parents, plus semblable par le port et le faciès au Conyza qu'à Y Eri- geron; capitules petits, intermédiaires entre ceux des parents, cylindri- ques comme ceux du C. Naudini, plus nombreux que dans ce dernier, aigrettes fauves, réceptacle petit, involure à bractées non entièrement renversées après la chute des akènes, comme elles le sont dans 1'^. cana- densis, mais formant par ce renversement une coupe à parois évasées et non pas droite comme on l'observe dans le C. Naudini. PROCES-VERBAUX 4i « Depuis lors j'ai trouvé en quantité ce produit hybride sur la rive gauche de la Muga, dans la commune de Cabanas, et toujours inter- parentes. » Cette plante, à laquelle nous conserverons jusqu'à plus ample informé le nom de C. Rouyana, n'est pras un hybride. M. Daveau est absolument de notre avis, mais une bonne espèce d'origine étrangère qui se répand de plus en plus; trouvée d'abord dans le Midi de la France, puis en Cata- logne (Sennen), on la rencontre actuellement dans les environs de Bor- deaux et on doit certainement trouver des stations intermédiaires, car ce n'est pas une espèce apportée par le corps expéditionnaire américain, la plante étant beaucoup trop abondante à Bordeaux en 1916 pour y être d'importation récente. J'ajouterai à la description du frère Sennen quelques renseignements : Le Conr/za Rouyana esl une belle plante, atteignant jusqu'à 2 mètres de haut, à tige robuste, rameuse, souvent dès la base, à feuilles hispides et rudes de 10 à 11 centimètres de longueur et 5 à 1,0 millimètres de lar- geur, faiblement ciliées sur les bords, uninervées, offrant quelques dents profondes, aigrette roussâtre, capitules en large corymbe feuille, très allongé, atteignant 30 à 40 centimètres de longueur, à fleurs blanc- roussâtres. Galleria melionella et Apis mellifica. Par Fernand Lataste. I. Galleria Mell&nella. — Le 7 octobre 1921, visitant ma plus ancienne et ma meilleure ruche, je constatai qu'elle avait ses douze cadres (j'emploie les Dadant-Blatt) lourds de miel, mais ne présentait pas de couvain ; d'ailleurs elle était encore bien peuplée. Etait-elle orphehne ? ou venait-elle de renouveler sa reine? Il y avait encore des mâles dans le rucher. Je la notai comme étant à surveiller; mais l'hiver survint, et je remis au printemps toute nouvelle visite. Je fis celle-ci le 3 mars 1922. A cette date, il ne restait plus dans la ruche ni miel^ ni abeilles, à peine un peu de cire : des restes de rayons dans les coins' de quelques cadres. Ceux-ci étaient soudés en une seule masse par un tissu compact de fils de fausse-teigne, truffé de débris de cire, ainsi que d'excréments et d'innombrables cadavres du lépidoptère, de tout âge, les uns à peine sortis de l'œuf", d'autres plus ou moins pro- 42 PROCÉS-VERBÂUX ches de la métamorphose, beaucoup déjà enclos dans leurs cocons, qui se présentaient juxtaposés, comme des cartouches sur une bande de mitrailleuse, soit sur les cadres, soit sur les parois de la ruche, dont le bois était profondément creusé. Ces dernières chrysalides n'étaient peut- être pas toutes des cadavres; en tout cas, la plupart étaient encore molles, tandis que les larves libres étaient déjà sèches et dures comme pierre. Le cas est d'autant plus singuher que, d'ordinaire, la fausse-teigne cesse ses ravages durant l'hiver, qu'elle supporte d'ailleurs aisément, soit à l'état d'œuf, soit à l'état de chrysalide dans son cocon. Mais, en 1921, vers la fin d'octobre ou le début de novembre, il y eut une série de journées anormalement ensoleillées et chaudes. C'est durant cette période, selon toute apparence, qu'elle se mit à pulluler ; et, sur- prise, en pleine activité physiologique, par la brusque arrivée de froids très vifs, elle n'eut pas le temps de poursuivre son développement et de se mettre en état de résistance. Ainsi cette observation confirmerait celle de notre collègue, M. le D^" Feytaud, dans sa communication précédente; c'est ce qui me l'a rappelée et m'a engagé à vous la soumettre. Mais une autre question surgit ici. On sait que les abeilles, quand elles sont suffisamment nombreuses, se défendent fort bien contre la fausse-teigne, dont les ravages sont un résultat et non la cause du dépérissement d'une ruche. Que s'était-il donc passé dans le cas examiné ? Il n'y avait pas eu de pillage proprement dit ; car le pillage ne va pas sans bataille, ni celle-ci sans des monceaux de cadavres jonchant la planche de vol et le pied de la ruche attaquée ; or, tel ne fut pas le cas, je suis en mesure de l'affirmer; car, comme les planches de vol, le sol, cimenté sous chacune de mes ruches, est toujours demeuré, sous les deux ruches en question, relativement propre entre mes deux visites des 7 octobre et 3 mars. Voici, à mon avis, l'explication du phénomène : Quand je veux réunir en une seule les colonies de deux ruches, je rapproche, suivant les méthodes connues, la ruche à sacrifier de la bénéficiaire, je supprime la reine de la première et je donne son cou- vain à la seconde, lui laissant ses rayons de miel ou même lui en don- nant au besoin. Le transfert se fait alors automatiquement. Privées de reine et de couvain, les abeilles ne tardent pas à se présenter en sup- pliantes à la ruche voisine, et, comme elles arrivent avec leur charge de PROCÈS-VERBAUX 43 miel, elles sont bien accueillies ; on voit même les premières êmigrantes s'installer sur la planche de vol de la ruche hospitalière et y battre le rappel à l'adresse de leurs camarades. D'ordinaire, une demi-heure après l'opération, la ruche sacrifiée est vide de ses habitants. Dans le cas qui nous occupe, quand la colonie s'est vue orpheline et sans couvain, mais avec beaucoup de miel à sa disposition (vraisembla- blement aussitôt après ma visite du 7 octobre qui lui donna le coup de fouet décisif), elle dut se comporter comme il vient d'être dit; puis, aus- sitôt le tribut de miel, prix de l'hospitalité, déposé dans les rayons, les deux alliées, sans laisser à des ruches étrangères le temps d'être préve- nues et d'intervenir, S3 sont empressées d'épuiser à leur profit le mag'asin de la ruche abandonnée. C'est alors que les rayons de celle-ci sont devenus la proie facile de la fausse-teigne. Visitée le 6 mars, la ruche voisine, ainsi pacifiquement conquérante, ayant dix cadras bondés de miel et présentant du joli couvain sur plu- sieurs cadres, réclamait, d'urgence, sa première hausse. II. Personnalité et domicile de V Abeille. — Pendant qu'il est ques- tion d'abeilles, permettez-moi de préciser un peu les conditions dans lesquelles cet hyménoptère est porté à se servir de son aiguillon. Je crois pouvoir les résumer dans cette formule : a l'abeille ne défend que sa personne et son domicile ». Elle défend sa personne quand elle la croit en danger : si on la saisit, par exemple, ou si, pincée entre votre manche et votre bras, empêtrée dans vos cheveux ou votre barbe, etc.. elle se croit saisie. La personna- lité de l'abeille est une chose suffisamment définie, indépendante des circonstances. Mais il n'en est pas de même du domicile. Celui-ci est réductible ou extensible suivant les circonstances. Laissant de côté les cas d'irritation spéciale, comme ceux de pillage, etc., ses dimensions s'allongent pro- portionnellement à la puissance de la ruche ou même du rucher. Pour une colonie uniqu e et faible, il -ne dépasse guère l'intérieur de la ruche; pour une colonie moyenne, il ne comprend que quelques mètres autour d'elle; mais, pour un rucher composé de ruches nombreuses et puis- santes, il peut s'étendre à des centaines de mètres. C'est ainsi que, sur une colline située à sept cents mètres d'un rucher d'une centaine de très fortes ruches Dadant-Blatt, des bœufs de labour ne pouvaient tra- vailler après le lever du soleil, sous peine d'être criblés de piqûres. Sauf dans les conditions ci-dessus visées, l'abeille est absolument 44 PROCÉS-VERBAUX inoffensive : hors de son domicile, quand elle butine sur les fleurs et même quand, en nuées, elle a envahi un appartement pour y piller du miel ou des sucreries, on peut impunément s'agiter auprès d'elle et la chasser, soit avec la main, soit avec un linge ou tout autre objet, sans qu'elle songe à user de son arme. III. Instinct d'orientation en défaut. — Mes ruches sont alignées sur un seul rang, le long d'un mur. Des considérations particulières m'ont fait adopter cette disposition, malgré les inconvénients certains qu'elle présente et qu'on a souvent signalés, notamment celui de fréquents orphelinages. Eté comme hiver, les ruches inoccupées sont laissées à leur place, parmi les autres. Or, aux jours ou aux moments de grande animation (miellée, soleil d'artifice), un profane qui passerait sur le front du rucher croirait toutes les ruches habitées, alors que la plupart sont vides, il remarquerait, en effet, autant et même plus de mouvement devant celles-ci que devant les autres. Cela tient à ce que, devant leur propre ruche, les abeilles, entrant ou sortant franchement, disparaissent aussitôt apparues, tandis que l'activité est tout entière et seulement à la porte d'une ruche vide, les abeilles se présentent à l'entrée pour en ressortir aussitôt, allant et venant en tous sens, soit à pied, soit au vol, et hésitant longtemps avant de prendre un parti. Quelques-unes même, surtout des butineuses de pollen, finissent par mourir sur place, de fatigue ou de faim ; d'autres y sont tuées, car des pillardes s'y donnent rendez-vous et assassinent, pour les voler, les butineuses qui reviennent avec du miel dans le jabot: j'ai observé le fait même en temps de miellée ! Mais ces cas sont excep- tionnels. La plupart des abeilles finissent par retrouver leur ruche, et tout rentre dans l'ordi'e avec la nuit. Cependant, au moment de l'essaimage, il y a aussi des abeilles qui vont aux ruches vides de leur propre gré et sans erreur d'orientation ; au lieu d'errer tristement à la porte, elles entrent franchement et s'attel- lent au nettoyage des vieux rayons. Ce sont des exploratrices. Un beau jour, au lieu du va-et-vient et de l'agitation de la veille, on aperçoit, à la porte, un groupe de gardiennes tranquilles et conscientes. C'est le moment d'ouvrir la ruche pour donner à l'essaim adventice des cadres bien bâtis et quelques rayons de miel. P. -S. du 21 septembre. — Hier, passant devant le front de mon rucher, j'ai été surpris de voir, à l'entrée d'une de mes ruches précédem- PROCÈS-VERBAUX 45 ment bien peuplée, l'allure des abeilles semblable à celle qui s'observe devant les ruches vides. Effectivement, cette ruche était abandonnée : je m'eo suis convaincu en l'ouvrant aussitôt. D'ailleurs, elle n'avait encore été ni pillée ni attaquée par la fausse-teigne. A droite et à gauche, ses cadres étaient bondés de miel.operculé ; les cadres centraux, aux cires intactes, étaient secs, sauf dans leiu^s angles supérieurs ; mais ils montraient les traces d'un élevage antérieur très abondant, et quel- ques cellules royales écloses et relativement peu anciennes. La ruche voisine, la moins forte du rucher, jadis, à l'époque de la miellée, en était devenue la plus populeuse, le flo{, de ses abeilles débor- dant largement sur la planche de vol. Voilà donc la répétition du cas qui a fait l'objet de ma communication, sauf que, cette fois, j'ai pu intervenir avant l'abeille déménageuse et la fausse-teigne dévastatrice. Il semble étrange que du miel ait été ainsi abandonné et n'ait pas été entièrement transporté dans la ruche hospitalière. En ouvrant celle-ci, tout à l'heure, j'ai eu l'explication du fait : sauf sur ses deux cadres extrêmes de gauche, qui étaient très incomplètement bâtis, elle était bondée de miel operculé ; c'est évidemment faute de rayons libres dans la ruche hospitalière, les abeilles se refusant énergiquement à bâtir dans l'arrière-saison, que le miel n'a pas intégralement suivi les émigrantes. Réunion du 22 mars 1922. Présidence de M. le D'' H. Lamarque, Président. Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté. ADMINISTRATION M. le Président dit quelques mots sur l'utihtéde la reprise périodique des réunions du soir, certains de nos collègues n'étant pas libres pen- dant la journée. 11 souhaite ensuite labienvenueà M. Marquassuzaa, nouveau membre, et prononce l'éloge funèbre de M. Breignet, notre regretté archiviste. Il rappelle ensuite que c'est le mardi 28 mars, qu'aura lieu la Confé- rence de M. le D^" Feytaud. 46 PROCÈS-VERBAUX COMMUNICATIONS M. DiEuzRiDE lit une note sur l'auLofécondaLion chez les Orchidées, M. Brascassat sur des captures récentes d'oiseaux dans la Gironde, et à ce sujet M. Malvesin-Fabre signale celle d'un aigle à Cazeaux. M. le D'' Manon annonce de récentes trouvailles lépidoptérologiques en Gironde, notamment l'aberration Lacrymans de Pavonia et réclu- sion d'un Machaon de teinte havane rosé, enfin la constatation de chrysalides doubles de Pavonia et multiples de Bombyx. Rappelant ses souvenirs des campagnes sahariennes, M. le D'' Manon décrit ensuite ses chasses aux reptiles et sa collection de silicifications très curieuses. Revenant aux insectes, il cite quelques cas d'apprivoisement (larves de Cossus et de Celonia), d'adaptation [Pavonia) et de parasitisme.  ce dernier point de vue un fait intéressant est celui de ces larves de parasites du bois enfermées dans les planches de pins constituant les cuves doublées de plomb pour contenir l'acide sulfurique et qui, pour sortir, ont percé à travers bois et plomb, jusqu'à quarante trous par cuve. M. Bardié, à ce propos, raconte qu'à Gérardmer il a vu des forêts entières attaquées par des insectes Xylophages. La séance est levée à 22 h. 1/2. Discours prononcé sur la tombe de Frédéric Breignet Par le Docteur Lamarque. Les deuils succèdent aux deuils pour la Société Linnéenne : il y a quelques semaines nous étions douloureusement affligés par la dispari- tion de Xavier Rozier, trésorier de la Société ; aujourd'hui nous accom- pagnons à sa dernière demeure, avec la plus grande tristesse, notre cher bibliothécaire-archiviste Frédéric Breignet. Notre regretté Collègue appartenait à la Société depuis 1891 ; depuis vingt-neuf ans il en était l'archiviste, depuis vingt-neuf ans il s'était consacré entièrement à la mise en ordre de la riche bibliothèque qui est l'orgueil de notre Société : il était chaque jour à la disposition de tous ceux qui avaient une recherche à faire ; sans hésitation il savait où trouver le renseignement désiré; il avait dressé un catalogue méthodique PROCÈS-VF.RBAUX 47, de la bibliothèque, établi des répertoires chronologiques de tous les faits intéressant la Société depuis sa fondation, des notices sur tous ses mem- bres ; il avait récemment terminé un travail considérable qui avait exigé plusieurs années de labeur assidu : il avait réuni en fiches systématiques toutes les espèces botaniques, zoologiques ou paléontologiques signalées dans la région. Il avait d'autant plus de mérite à mener à bien ces travaux qu'il avait été victime de son amour de la science ; aux cours d'une des excursions qui lui avaient permis de réunir une riche collection de Lépidoptères, il eut à supporter une trop forte lumière et faillit perdre la vue. Un des yeux put être sauvé, qu'on lui prescrivit -de ménager : il ne tint aucun compte de cette recommandation. Puisqu'il ne pouvait plus continuer seâ travaux personnels, puisqu'il ne pouvait plus, comme il l'avait fait avant son accident, enrichir nos bulletins de descriptions d'espèces nouvelles ou rares, d'observations originales, de mémoires importants, comme le catalogue de Lépidoptères de la Gironde dressé en collaboration avec Brown, il voulut se consacrer tout entier à son rôle d'archiviste ; j'ai dit comme il sut le remplir ; ce que je voudrais dire aussi c'est l'affabilité avec laquelle il recevait tous ceux qui venaient lui demander un renseignement, la complaisance inlassable avec laquelle il se mettait à la disposition de tous ses collègues ; tous étaient accueillis par lui avec le même sourire, la même courtoisie, la même bienveillance. Son dévouement redoubla pendant les tristes années de la guerre : toujours en permanence à l'Athénée, même le dimanche, il soutint la vie chancelante de la Société ; il fut un des artisans, et non des moin- dres, de la création de notre musée d'études; ses démarches personnelles contribuèrent pour beaucoup à nous faire obtenir la salle de l'Athénée qui recevrait les collections Linnéennes Ses boîtes de Lépidoptères y furent aussitôt placées ; il tint à offrir des meubles et contribua person- nellement dans une large mesure aux dépenses d'installation. Cette géné- rosité était d'ailleurs chez lui une habitude ; l'impression du Catalogue de la Bibliothèque, l'organisation onéreuse des fiches avait été entière- ment assurées par lui, et lorsque, dans les budgets de la Société, il y avait menace de fissure, un don anonyme venait toujours au moment opportun rétablir l'équilibre menacé. Toutes ces marques de dévouement à la Société qu'il aimait passion- nément, lui avaient valu le titre de membre bienfaiteur ; nous aurions voulu faire plus encore et depuis 1918 nous devions fêter ses noces d'argent de bibliothécaire, les circonstances nous avaient obligé de 48 PROCÈS-VERBAUX remeltre celte célébration ; notre intention était de la joindre cette année à celle du cinquantenaire de quelques collègues. La mort est venue trop tôt accomplir son œuvre uéfaste et nous empêcher de rendre l'hommage que nous devions à ce Collègue modeste à Texcès, ne voulant jamais rien pour lui, alors qu'il donnait tout aux autres. Adieu cher et regretté Collègue, votre souvenir restera pour nous inefîaçable, v£»us resterez une des gloires les plus pures de notre Société ; vous serez pour tous les Linnéens le plus bel exemple de tout ce que peut donner une abnégation absolue, et un dévouement sans bornes mis au service de fœuvre commune. Que les regrets si profonds, si sincères de tous vos collègues adoucis- sent quelque peu, s'il est possible, l'immense douleur de la compagne de votre vie à qui nous adressons l'expi'ession de notre respectueuse sym- pathie. L'autofécondation chez les Orchidées. L'Ophrys apifera. Par R. Dieuzeide. Depuis la vulgarisation des travaux de Darwin, on semble aujourd'hui trop porté à croire que la fécondation croisée est la règle absolue chez les Orchidées. Bien que n'ayant pas eu le loisir de faire beaucoup de bibliographie à ce sujet, il découle néanmoins de quelques lectures et d'observations personnelles que l'aùtofécondalion existe dans un certain nombre de cas. Forbes (Journ. Lmn. Soc, XXI, p. 538) cite quinze espèces de Java subissant la fécondation directe. Pkajiis Bhiniei est souvent, sinon tou- jours, autofécondé. Ridiey {Journ. Linn. Soc, XXIV, p. 139) ajoute le Trichopilia fragrans du même type. Veitch {Manuel a f orchidaceous plants, 1887-1894) signale l'autofécon- dation constante chez : Dendro bium eretaceum, aqueum, crepidatum, Epidendrum x O'Brienanum, Calanthc x Gigas, Hart. {Gard chronicle, 1886, XXVI, p. Il) écrit que V Epidendrum varigaetum est cleistogame à la Trinitad. Costantin {Vie des Orchidées, 1917), à qui les renseignements précé- dents sont empruntés, voit le phénomène se produire dans les serres du Muséum sur le Cystorchis fastigiata. PROCÈS-VERBAUX 49 Ces faits auraient-ils échappé à Darwin ? Non, puisque lui-même cite quelques cas d'autofécondation, possibles accidentellement, et un cas certain, celui qui va nous occuper. Mais son travail a pour but de consolider sa théorie de la sélection naturelle, où il reste à démontrer ce fait « qu'un hermaphrodite ne se féconde pas lui-même indéfiniment ». Et dès lors, il va s'appliquer à faire cadrer l'exception avec la règle, pour la plus belle harmonie de sa thèse. Nous allons étudier avec quelques détails l'exemple qui nous est offert par une jolie orchidée assez commune chez nous : Ophrys apifera. Robert Brown [Trans. Linn. Soc, vol, XVI, p. 740) avait déjà signalé cette structure spéciale de l'Oplirys abeille permettant une fécondation directe, et l'avait étendue à toutes les Ophrydiées. Darwin, dans son livre sur « La Fécondation des Orchidées par les Insectes », a rectifié l'erreur de Brown en montrant que seul, VOphrys apifera présentait cette particularité. Ce cas unique l'a néanmoins embarrassé et il nous dit lui-même : « La découverte de la fécondation directe de cette espèce me causa une telle surprise que, durant plusieurs années, j'observai l'état des masses poUiniques dans des centaines de fleurs; mais je- n'ai jamais rencontré, pas même une seule fois, des motifs pour croire que le pollen ait été transporté d'une fleur à une autre. » Et plus loin : « Je n'ai jamais vu une pollinie manquer de s'unir au stigmate de sa propre fleur. » Avant de connaître ce texte de Darwin, herborisant un jour avec un de nos collègues, savant horticulteur, s'occupant spécialement d'Orchi- dées, j'avais été frappé de cette autofécondation et j'en parlai aussitôt à cet ami, expert en l'art d'hybrider et de féconder artificiellement, qui essaya de me démontrer que je me trompais. Je multipliai les observa- tions et je vis que c'était là un caractère constant. (Depuis, notre ami, lui aussi, a constaté les faits.) Les longs caudicules, une masse poUinique lourde, située dans une loge inclinée en avant et s'ouvrant spontanément, nous font comprendre comment les pollinies vont prendre librement à un moment donné au devant du stigmate, par suite de la souplesse des caudicules et de l'adhérence des disques visqueux au rostellum. Si la plante est placée en atmosphère calme, dans une chambre par exemple, nous verrons ces pollinies rester suspendues pendant très longtemps devant le stigmate puis se dessécher sans l'avoir touché. P.-V. 1922. 4 50 PROCÈS-VERBAUX Mais soufflons, même légèrement, sur la fleur. La légère oscillation transmise suffira à projeter les masses polUniques sur le stigmate. C'est ce qui va se passer dans la nature, et nous pourrons observer diverses dispositions de ces pollinies accolées au stigmate. Une des plus communes est celle où les deux caudicules sont croisés en X sur la ligne médiane, ce qui s'explique par des oscillations en tous sens imprimées à la plante par le vent. Il est intéressant de voir comment Darwin va interpréter ce fait. S'étant aperçu que pas un des organes qui favorisent la fécondation croisée n'était en régression, il ne va pas manquer de nous dire : (( La conclusion la plus sûre, à mon avis, est celle-ci : sous l'influence de certaines circonstances qui nous sont inconnues, à de longs inter- valles de temps peut-être, un individu d'Ophrys abeille est croisé par un autre. C'est ainsi que les fonctions génératrices de cette plante s'har- moiiseraient avec celles des autres Orchidées. » Mais nous ne comprenons plus très bien quelle va être l'utilité de ces croisements « à de longs intervalles ;». En effet G. Bonnier, dans son «Etude critique, anatomique et physiologique sur les xNectaires » {Ann. des Se. Nat. Bot., 6^ série, t. VllI, 1879) écrit : « Darwin a montré que dans la plupart des cinquante-sept espèces étudiées, la taille des plantes issues de fécondation ci'oisée est en général un peu plus grande que celle des plantes issues de fécondation directe. Mais une seule autofécondation ramène la plante à son état primitif. » Si nous considérons maintenant le nombre de capsules fécondées nous en trouvons un fort pourcentage : 70 à 80 "^/o. La thôorie de la Sélection naturelle est basée sur la survivance du plus apte. Or, dans les Orchidées, où les semences ne germent que dans des conditions très spéciales (nécessité de la pénétration par des cham- pignons), la plante la plus apte sera, non pas celle dont la taille sera un peu plus grande, mais bien celle qui disséminera le plus. UOphrys apifera est très fécond ; là où le terrain convient, il croît en abondance, tandis que dans cette même famille des Ophrydiées VOphrys muscifera et VOphrijs aranifera, à fécondation croisée, ont des diffi- cultés plus grandes à surmonter pour se maintenir à cause de leur pau- vreté en graines. Dans ce cas, par conséquent la possession de la fécondation directe et uniquement de celle-ci, ne serait pas pour la plante un état d'infério- rité comme on le pense trop généralement, mais constituerait, au con- traire, un véritable perfectionnement. PROCES-VERBAUX 51 Compte rendu de Captures ornithologiques faites dans la région, ces dernières années. Par Marcel Brascassat. Noctua minor Savig Q. La Chevêche à Saint-Médard-en-Jalles, en novembre. Plectrophanus nivalis Meg et Wolf ex. Linn. Le Plectrophane des neiges, à MontaUvet en janvier. Bernicla ruficolis Bois ex. Pall. La Bernache à cou roux,, à Saint- Ciers-Lalande, le 20 novembre. Sa présence n'a été constatée que très rarement dans la région. Pelidna cmctiis Bp ex. Linn. La Pelidne cincle, auFerret en février. Cettia Cetti Degl. ex Marm. La Bouscarle, 3 exemplaires à Bruges, le 19 mars, oiseau rare, non encore observé dans la région. Circwi cyaneus Boie ex Linn. Le Busard Saint-Martin, à Parem- puyre en janvier, rapace diurne assez rare. Certhia familiaris Linn. Le Grimpereau famiher au Taillan, en septembre. ' Scops Aldrovandi Willugbbi. Le petit Duc, même localité. Melizophilus provincialis Jenynx en Gmel. Le Pitchou provençal, Pessac en octobre, petit oisean assez rare dans la Gironde. Muscicapa nigra Briss. Le Gobe-mouche noir, même localité. Regulus ignicapillus Licht. ex Brchm. Le Roitelet triple bandeau, même localité. Se trouve aussi à MontaUvet et au Taillan. Calamodyla phragmilis Mey. et Wolf. ex Bechst. La Phragmite des Joncs à Gazinet, en octobre. Gyspselus apus III. ex Linn. Le Martinet à Bruges, le 20 octobre. La présence d'un Martinet à celte époque de l'année paraît anormale ; régulièrement ces oiseaux émigrent vers le 20 aoiàt : c'est un cas à signaler. Œdiçnemus Crepitans Temm. L'adicnème criard, 3 exemplaires *â MontaUvet en décembre. Hœmatopus ostralegus Linn. L'huîtrier-Pie, 3 exemplaires à Gujan, fin août. Sterna Caspia Pall. La Sterne tschegrava, oiseau rare, tué à Arca- chon en octobre. 52 PROCÈS-VERBAUX Stercorarius pomarinus Vieill. ex Jemm. Le Labbe pomarin, oiseau très rare, de passage très accidentel, tué à Blaiiquefort le 21 novembre. Thalassidroma pelagica Silby ex Linn. Le Thalassidrome tempête, Parempuyre en novembre. Thalassidroma leucorhea Vieill. Le Thalassidrome cul blanc, même localité, oiseau très rare, de passage accidentel, Chelidon urbica Boie ex Linn. Le chelidon des fenêtres. Très loca- lisé. Très commun à Coutras. Localisé depuis de nombreuses années, à Tentrepôt de la place Laine, à Bordeaux. Charadrhis hiaticula Linn. Le GraveloL hiaticule. Deux exemplaires à Gujan, en mars. ^ Char adrius cantianus Ldiih. Le Gravelot de Kent., à Arcachon, en mars. Réunion du 5 Avril 1922 Présidence de M. le D'' H. Lam arque, Président Le procès-verbal dé la précédente séance est lu et adopté. M. le Président donne connaissance d'une lettre de M*' Motelay, notaire, annonçant que, par son testament olographe, M. Frédéric Breignet, notre regretté archiviste, a légué à la Société Linnéenne une somme de 25.000 francs, dont les intérêts devront être employés de préférence à" l'accroissement et à l'entretien de notre bibliothèque. Le généreux donateur a également légué à notre Société tous ses livres scientifiques. L'Assemblée générale tout entière manifeste sa reconnaissance pour cette suprême marque d'affection donnée à la Société Linnéenne par celui qui, pendant trente ans, s'est dévoué pour elle sans compter. ADMINISTRATION M. le Président remercie iM. le D'' Feytaud de sa belle conférence si intéressante, qui a fait le plus grand honneur non seulement au confé- rencier mais aussi à la Société qui l'a organisée. PERSONNEL Vole favorable à la candidature de M. Dufilho, s'occupant d'entomo- logie, présenté par MM, D'' Llaguet et Pain, comme membre titulaire. PROCES- VERBAUX COMMUNICA-TlOiNS 53 M. Daydie fait don d'un lot de brochures. M. DiEuzEiDE lit une Note sur le transport et la naturalisation de quelques plantes: Le Fragaria indica Dudr., et offre pour l'herbier quelques échantillons de cette intéressante espèce. M. Chaîne, en son nom et au nom de M. Duvergier, fait une commu- nication sur les otolithes de poissons et fait circuler, avec des spécimens d'ololithes, des épreuves photographiques dues à M. Duvergier et montrant les variations qui peuvent se présenter. M. Brascassat a envoyé : 1° Observations sur les mœurs de Mania M aura L. (Lépidoptères) ; 2° Note surquekjues névroptères et orthoptères rares de notre région ; 3° Note sur une singulière chasse aux canards sur nos côtes. M. Manon présente divers échantillons de silicifications de corps organiques rapportées de ses campagnes dans le Sahara. M. Lambertie dépose une liste des publications et travaux de feu M. Breignet, ainsi que de ses dons à la Société. M. Malvesin-Fabre signale avoir recueilli fleuris, au Cap-Ferret, le 27 mars : Senecio vulgaris L.^sous-var. Crassifolius Rony., Armeria maritima Villd. (Cette plante ne fleurit d'ordinaire qu'en juin-août). Cochlearia danica. Il rapporte que M. DidDreuilh lui a déclaré avoir rencontré, il y a quelques années, Morchella esculenta dans le sable de la dune littorale, en face de Piquey. M. Castex a rencontré Morchella conica, au front, dans le sable éga- lement. M. Daydie signale avoir rencontré il y a quelque temps Morchella esculenta à Gradignan et à Saucats, et M. Peyrot à Talence dans le parc du Petit Lycée, à Lesparre, à Bruges; M. Teygheney à Citon-Cénac et Morchella conica à H aux. M. le D*" Feytaud présente deux champignons provenant de Cumond (Dordogne). MM. Daydie et Malvesin-Fabre reconnaissent Peziza coc- cinea Jacq. et Tremella frondosa Fr. La séance est levée à 7 heures. 54 PROCÈS-VERBAUX Note sur le transport et la naturalisation de quelques plantes. Le « Fragaria Indica » Andr. Par. R. Dieuzeide. La question du transport des végétaux et de leur naturalisation a toujours été une de celles qui a le plus préoccupé les botanistes. Et cela se comprend aisément si l'on sait que la plupart d'entre eux se sont attachés à cette étude, pour expliquer comment k terre s'est peu- plée de plantes nouvelles au fur et à' mesure que les premiers Crypto- games et Gymnospermes disparaissaient pour devenir fossiles, par suite des variations du climat. Je n'ai pas la prétention de développer, dans cette note, des idées d'une si haute portée philosophique, pas plus que de faire l'historique détaillé de ces faits : Néanmoins, il faut savoir que Linné lui-même avait déjà, dans ses « Coloniae IHantarum » posé les premiers jalons du transport des graines à grande distance et de l'introduction d'espèces nouvelles. C'est De Candolle, dans sa « Géographie Botanique », qui va étudier en détail toutes les causes de la naturalisation. De plus il me semble qu'il ne sera pas inutile de rappeler rapidement les travaux de Godron snr le sujet. GoDRON, en effet, frappé des découvertes faites avant lui par De Can.- dolle, MiUois, Delile, se mit à recueillir systématiquement à Port-Junéval, voisin de Montpellier, toutes les espèces étrangères qui y avaient été apportées par des laines venues : d'Espagne, d'Algérie, du Maroc, et même d'Egypte, du Caucase, des bords de la Mer Noire et d'Amérique. Ces laines, lavées dans le Lez, étaient ensuite mises à sécher sur les champs caillouteux d'alentour. Pendant les années 1851, 1852,1853, la végétation fut si riche que Godron, dans son livre « Florula Juvenalis » publié en 1854, signale 387 espèces introduites. Un peu hâtivement d'ailleurs il conclut : «Qu'un grand nombre de végétaux étrangers peuvent être facilement naturalisés sous le climat de Montpellier. » CossoN, continuant les recherches du précédent, en découvrit encore soixante-huit. D'autres observateurs enfin portèrent à 500 le nombre des plantes exotiques introduites. Puis la question en resta là et ce ne fut que plus tard qu'elle fut PROCES- VERBAUX 55 reprise par M. Flahault. Herborisant soigneusement autour de Port- Juvenal, où de nouveaux apports de graines ne se faisaient plus par suite de la cessation du commerce des laines^ ce botaniste ne retrouva plus que trois espèces. L'une avait un rayon de dispersion de 300 mètres; les deux autres de 3 kilomètres. On voit, par cette exemple devenu classique, que de nombreux obstacles s'opposent à la naturalisation. Et si nous nous adressons a\ix plantes marines, comme l'a fait M. le Professeur Sauvageau dans son intéressant travail sur « La dissémina- lion et la naturalisation de quelques Algues Marines » (Bull. Inst. Océan., 1er août 1918), nous verrons que là aussi, il y a des plages de dispersion très nettes et que, pour avoir des conditions de vie soumises à un moins grand nombre de facteurs, les algues éprouvent souvent de sérieuses difficultés à se maintenir en certains points où leur apport a été accidentel. Mais, certaines plantes étrangères à notre sol peuvent y croître et s'y multiplier à un point tel qu'il est difficile de savoir s'il y a naturalisation véritable ou simple adaptation passagère. Les exemples sont nonibreux : il en est deux que je note, car leur observation nous est facile étant donnée l'extension considérable prise dans nos environs : VAzolla filiculoides et le Myriophylluni proserpna- coides d'introduction récente. En avril 1919, à Lescar (Basses-Pyrénées), je recueillis un fraisier, qui m'était inconnu : Bractéoles tridentées, fleurs jaunes. A ce moment, la plante ne couvrait que quelques mètres carrés à peine. Le fraisier était dans un endroit humide, planté d'aulnes, dans une sorte de cap bordé par deux branches de dérivation du Gave qui confluent à sa pointe. Ce sont là d'excellentes conditions de milieu. La détermination, erronée au début, fut faite à peu près simultané- ment en janvier 1920 avec exactitude par notre collègue, M. Bouchon, grâce aux échantillons du Jardin Botanique de notre ville, et par M. le Professeur Guillaud, de la Faculté de Médecine. Il s'agissait du « Fragaria indica Andr. ». Je dois dire que depuis, la plante a prospéré à un point tel qu'elle couvre plusieurs centaines de mètres carrés et, comme rien ne l'arrête dans son extension, je crois qu'elle va arriver à se répandre sur une grande partie de la vallée du Gave. La première question à se poser, en présence d'une plante nouvelle, est celle de la cause de son introduction. 56 PROCÈS-VERBAUX Pour M. Guillaud, qui s'était autrefois occupé du transport des graines d'Amérique sur nos côtes par les courants (Journ. Hist. Nat., Bordeaux, 1883», la chose était simple. Echappée d'un jardin, la plante avait été amenée là par les eaux et s'y était répandue par multiplication végétative. Mais si la plante est sortie d'un jardin (je n'ai pas pu trouver sa présence à Pau, ou ses environs, soit dans les jardins publics, soit chez les horticulteurs), elle à dû commencer à croître dans la campagne environnant le point de sa culture. En eiïet, ceux qui possèdent ce fraisier dans leur jardin, savent combien il est envahissant, et, malgré tous les soins pris pour l'empêcher de gagner du terrain, combien il reparaît plus prohfique encore l'année suivante. Dans ce cas il n'est pas douteux que la plante n'eût été signalée, vu le nombre d'étrangers qui visitent cette partie des Pyrénées. . D'autre part, l'étude soigneuse des lieux nous montre que le trans- port par le torrent ne peut être invoqué étant donné la hauteur de l'endroit, qui surplombe les eaux en ce point. Il faut chercher autre chose. Et si elle n'est pas la véritable, du moins mon hypothèse ne sera pas la moins plausible. Une grive aurait bien pu apporter les premiers akènes. L'estomac de cet oiseau est peu destructeur et son tube digestif peut fort bien laisser passer les graines sans les altérer. On a pu objecter que la digestion des oiseaux était rapide, ce qui serait contre le transport à grande dis- tance. Mais lorsqu'ils émigrent on a constaté que des semences pou- vaient ainsi être amenées en des points assez éloignés. Le rôle de la grive est bien connu dans la propagation du Gui, du Framboisier et même du Fraisier (De Candolle). Après ces considérations sur le transport, passons à la naturalisation. M. Sauvageau avait eu l'amabilité de vouloir bien m'aider à débrouiller la question etiavait signalé à M. Lecomte, du Muséum, la présence du Fragaria indica à Lescar,"en lui demandant quelques renseignements à ce sujet. Ce dernier avait répondu : « Subsponstané et presque natura- lisé en Europe Méridionale, aux Etats-Unis, en Amérique centrale et Méridionale [Flore Indo-Chine, t. II, p. 652). Donc rien d'étonnant à trouver cette espèce près de Pau; mais c'est toujours intéressant car c'est une localité à noter. » Suivaient quelques références entre lesquelles je dégage la'suivante : « Indiqué dans Parlatore, FI. liai. t. X, p. 54 {cuit, et natur. dans les bosquets). » PROCÈS-VERBAUX 57 Italie : Trévise, Vérone, Bergame, Modène, Florence, etc. Venue des hauts plateaux du Népal, au nord de THindouslan, voici une plante qui s'est, peu à peu, répandue à favers le mond*^. La pre- mière localité en France où nous la trouvons é^t celle de Lescar. D'oij vient-elle? Peut-être d'un jardin botanique, mais peut-être aussi de plus loin encore. Devons-nous conclure à une naturalisation ? Si, avec De Candolle, nous acceptons comme naturalisée : « une plante n'existant pas auparavant dans le pays, venant à y être trans- portée, pour une cause connue ou inconnue, s'y montrant ensuite comme une plante spontanée, se multipliant de plus en plus, s'étendant en tous sens jusqu'à ce qu'elle trouve enfm une limite qu'elle ne fran- chira pas », la réponse sera positive. Mais il y a d'autres faits à considérer. C'est tout d'abord le temps écoulé depuis la première observation (avril 1919) qui est encore trop court. Ensuite, c'est la muUiplication végétative, ne pouvant être acceptée dans une naturalisation, que s'il est démontré qu'en outre la plante peut se reproduire par graines. Et ici nous nous heurtons à une nouvelle difficulté. Après sa première définition. De Candolle pose en effet cette condition •et écrit : " Emile Dutertre-Delevilleuse, de Boulogne-sur-Mer, s'occu- pant de géologie, présenté comme membre titulaire parle Bureau. 2° M. Schirber, s'occupant de lépidôptérologie, présenté comme membre titulaire par MM. Gouin et D'' Manon. 30 ]\|ne A. Mallet, s'occupant d'histoire naturelle, présentée comme membre auditeur par MM. D'" Lamarque et Malvesin-Fabre. Ces deux derniers nouveaux membres sont invités à assister à la présente Assemblée générale. COMMUNICATIONS M. Malvesin-Fabre présente quelques échantillons de Lentinus squamosus Sch. récoltés à Saint-Gervais et lit une courte note sur cette espèce. MM. Bouchon et Neyraut indiquent les résultats de l'herborisation du matin qui a donné notamment : Initia Montana L., Convolvulus cantabricus L , Euphrasia Talarica Fisch., Prunus Mahaleb L., Teu- crium montanum L., Helianthemum fumayia Lloyd et Fouc. pulveru- lentum D. C. M. le D^" Manon, parmi les insectes récoltés, signale un lépidoptère rare : Lycœna coretas et une forme curieuse de Bacillus gallicus couleur de café, au lieu d'avoir la teinte verte normale de l'espèce. La séance est levée à 18 heures 3/4. Notice nécrologique sur Monsieur Xavier Rozier, Membre de la Société Linnéenne (1907-1921). Par L. Castex.. La fm de l'année 1921 réservait une épreuve cruelle à la Société Linnéenne. Le 15 décembre, M. X. Rozier succombait en pleine vigueur physique, frappé d'un^ façon inexorable par la maladie. Né le 5 novembre 1868, M. X. Rozier dès sa première jeunesse eut le goût de l'Histoire naturelle, durant sa vie entière et pendant ses nombreux voyages sous toutes les latitudes son activité inlassable se PROCÉS-VERBAUX 95 dépensa aussi bien clans le commerce que dans la recherche de curiosités scientifiques. Aussi, dès que les diverses maisons de commerce qu'il avait fondées à Bordeaux, l'obligèrent à se fixer dans cette ville, son amour des sciences naturelles, étonné de l'extrême abondance et de la richesse de formes des fossiles de la région, le fit se spécialiser dans la géologie. Dès lors, ce fut une 'passion; accompagné de deux ou trois amis, possédés eux aussi du démon des fouilles, il ne se passait guère de jours fériés où M. X. Rozier, bien avant l'aurore ne fuyait Bordeaux. L'on arrivait ainsi au petit jour dans un des villages du Bordelais, généralement Saucats ou Léognan, quelquefois Pessac ou Salles. Vite on déballait le matériel des fouilles, l'on endossait un costume ne crai- gnant ni les ronces ni la boue et l'on se mettait au travail. La journée se passait ainsi au milieu de la joie procurée par cette saine activité manuelle qui reposait si bien du labeur intellectuel de la semaine et par les trouvailles de pièces rares ou inédites. C'est ainsi que M. X. Rozier constitua une collection splendide de fossiles du Bordelais. Mais s'il était agréable de posséder une collection, il était de toute néces- sité d'en classer les pièces. M. X. Rozier sollicita son admission à la Société. Linnéenne. Il fut titularisé le 19 juin 1907, et en 1910, sa com- pétence des affaires et la confiance de ses collègues l'appelèrent à s'oc- cuper de la Trésorerie de la Société. Je n'entreprendrai pas de montrer tout le dévouement dont il fit preuve : Budget tenu à jour avec un soin scrupuleux et bien souvent. . . amélioré par des dons anonymes ne provenant que de sa main, meubles et tapisseries, offerts sous le prétexte de parer la nudité de la salle où s'abritaient les collections naissantes de la Société. Mais, c'est surtout pour les excursions que le cœur généreux du Trésorier s'ouvrait. Com- bien d'entre elles ne purent-elles avoir lieu que parce qu'il en avait faci- lité l'exécution. M. X. Rozier était heureux chaque fois qu'il pouvait assister à l'une d'elles, et lorsque par hasard il pouvait recevoir les excursionnistes dans sa propriété de Léognan au sous-sol bourré de fossiles, et qu'il n'avait achetée que pour faciliter les fouilles de ses amis, lajoie illuminait son visage et avait un reflet en chacun de nous. La Société reconnaissante lui décerna le 5 mai 1920, le titre de Membre bienfaiteur. Membre de la Société Géologique de France, de la Société Archéolo- gique de la Drôme, de la Société des Sciences, Arts et Éludes régionales de Rayonne, de la Société de Zoologie agricole et de la Société d'Archéo- logie de Bordeaux, c'est à notre Société que M. X. Rozier réservait ses 96 PROCÈS-VERBAUX observations qui figurent à leur rang dans le catalogue de nos publica- tions. Bien que ces observations, toutes géologiques, soient peu nombreuses, la géologie, surtout celle du Bordelais, doit beaucoup à M. X. Rozier, car sa parfaite connaissance des gisements fossiliières de la région, les excursions organisées ou provoquées par lui, et les divers matériaux qu'il a rassemblés ont servi à la construction de maint ouvrage paléon- tologique. Ce dévouement à la Science devait avoir une récompense, hélas posthume ! M. X. Rozier fut nommé le 15 janvier 1922, Officier d'Académie, Tel est l'homme qui vient de disparaître, regretté de tous. La Société Linnéenne le comptait parmi ses meilleurs. « Lentinus squamosus » Schœffer à Saint-Gervais (Gironde). (Champignon). Par G. Malvesin-Fabpe. Au cours d'une excursion préparatoire à la présente Fête Linnéenne, j'ai eu l'occasion de récolter l'intéressante Agaricinée que j'ai l'honneur de présenter aujourd'hui. C'est à la gare de Saint-Gervais, tout près de Saint-André-de-Cubzac, que j'ai remarqué un tas de traverses de chemin de fer usagées, en bois de pin, qui étaient absolument envahies par ce champignon à telles ensei- gnes que des rhizomorphes sclérosés couraient à la surface. De loin en loin apparaissaient les chapeaux blancs écailleux portés sur un pied excentrique, placés dans toutes les positions et desséchés par la chaleur solaire sans diminution appréciable de volume. H s'agissait bien de Lentinus squamosus SchœtTer {L. lepideus Fr.), espèce peu commune en France etvivant surtout sur les souches des sapins des forêts montagneuses et alpestres dans les Alpes, le Jura, les Vosges, si j'en crois Bigeard et Guillemin dans leur Flore des champi- gnons supérieurs (p. 209). En Gironde c'est la première fois qu'il est rencontré sur la rive droite de la Dordogne et même de la Garonne. Société linnéenne de Bordeaux. Tome LXXIV. XAVIER ROZIER 1868 — 1921 Photoiypie Ch. Chambon, Borde PROCES- VERBAUX 97 Il a été signalé d'abord à Soalacen 1884 [Journ. Hist. Nat., Bordeaux, p. 78) puis dans nos Actes, à Eysines le 1«'" mai 1909 par MM. Boyer et Doinet, à Léognan, lors de la 98™" Fête Linnéenne, le 26 sep- tembre 1910, et de l'excursion mycologique du 26 octobre 1913 par MM. Doinet et Daydie, enfm à Arlac en mai 1914 par M. Boyer. Dans les départements circonvoisins, M. P. Brunaud, dans ses Mis- cellanées mycologiques, au tome LU de nos Actes (1897), p. 134, le signale dans les bois de pins de Bonces-les-Bains (Charente-Inférieure) et M. Gauthier dans le Bulletin de la Société de Borda (1909, p. 257), indique l'espèce comme « assez commune sur les souches de pins » du département des Landes. Note en cours d'impression : Depuis cette présentation, j'ai ren- contré ce champignon de La Gorp à Saint-Loubès, sur les traverses de ^a hgne supplémentaire ajoutée par les Américains au nord de celles du P. 0. Notre collègue, M.Teycheney l'a recueilh sur la ligne d'Eymet à Sadirac et je crois l'avoir aperçu de loin sur une souche de pin dans les bois de Saint-Christophe-de-Double (Gironde). Je suis fondé à conclure que le mycélium a été apporté des forêts de pins dans les traverses insuffisamment injectées pendant la période de travaux exécutés hâtivement du fait de l'état de guerre. Réunion du 5 juillet 1 922 Présidence de M. le D"" H. Lamarque, Président. Le procès-verbal de la précédente séance est lu et adopté. M. le D'' Feytaud, à ce propos, signale que les Bacilles comme les Manies peuvent prendre la teinte brune au lieu de la teinte verte par homochromie avec le milieu, et cela, surtout au moment des mues. PERSONNEL Sur proposition du Conseil, M. Bardeau, conseiller général, habitant Gauriaguet et s'occupant de botanique est élu membre titulaire. 98 PROCÈS-VERBAUX COMMUNICATIONS M. le D^" Feytaud sur le Doryphore (Leptinotarsa decemlineata) . M. Lâmbertie annonce le don de M'"® Miault, fille de M. Degrange- Touzin, de diverses brochures, d'une collection de minéraux et de fossiles contenus dans de belles vitrines ainsi que de deux lagopèdes. M. Lâmbertie présente une balsamine portant des galles dues a Heterodera radicicola Greeff. (Nematode). M. Cabantous présente'des soudures de racines et un échantillon de Tournefortia heliothropioïdes. M. le D'' Lamarque offre un beau polypier du calcaire à astéries. A l'issue delà réunion M. le PRÉsmENT rappelle que le mardi 18 cou- rant, à 2i heures précises, aura lieu le punch en l'honneur du Cinquantenaire Linnéen de nos trois collègues et le Secrétaire général invite tous les membres de la Société à assister à l'excursion géologique de Salles. La séance est levée à 6 h. 3/4. Redoutable invasion d'un Coléoptère américain dans le département de la Gironde Par M. le D' J. Feytaud. Un fléau redoutable, importé accidentellement du Nouveau-Monde, vient de s'implanter dans plusieurs communes de la Gironde, au Nord- Ouest de Bordeaux. Il s'agit du Doryphore ravageur de la pomme de terre, du Leplinotârsa decemlineata, originaire de l'Etat du Colorado, décrit par Say en 1824 et répandu à l'heure actuelle sur de très grandes surfaces aux Etats-Unis et au Canada. Les Etats de l'Europe occidentale ont pris depuis une cinquantaine d'années des mesures de surveillance pour empêcher l'importation du dangereux Coléoptère. Des apparitions limitées ont eu lieu en Allemagne et en Angleterre, où des moyens très énergiques ont été mis en œuvre avec succès pour éteindre aussitôt les foyers. Jamais encore on n'avait eu en Europe une alerte aussi sérieuse que celle qui nous émeut aujourd'hui. La première enquête nous permet, en effet, d'évaluer à un minimum de 250 kilomètres carrés l'aire d'exten- PROeÈS-VERBAUX 99 sion du Doryphore en Gironde au moment de sa découverte. Dans un grand nombre de champs le feuillage de la pomme de terre est déjà complètement détruit et la récolte entièrement perdue. Il existe certes de bons moyens de lutte. En Amérique, on traite les champs avec des bouillies arsenicales ; mais il s'agit seulement là-bas de hmiter les dégâts d'un insecte indigène. Chez nous, au contraire, tant qu'il restera une possibilité d'extinction, il faut faire effort pour extirper le mal de notre sol et pour mettre l'insecte envahisseur hors de notre territoire. Or, dans les conditions actuelles de nos connaissances, une guerre d'extermination contre le Doryphore exige l'emploi de moyens radicaux, tels que l'arrachage et l'incinération de toutes les fanes et le pétrolage du sol, moyens qu'il sera difficile de faire appliquer dans tous les champs atteints et qui représentent au reste une dépense énorme. Pour les appliquer utilement, il faudrait tout d'abord connaître tous les champs envahis. Une active propagande est nécessaire pour montrer aux agriculteurs la gravité de la menace et pour les inciter à une surveillance régulière de leurs champs et à une déclaration immé- diate des insectes qu'ils y trouveront. C'est dans les cas de ce genre que l'action collective est le plus désirable. L'orientation des syndicats agricoles vers la défense contre les fléaux est la clef de la réussite. Les efforts isolés seraient impuis- sants à maîtriser un ravageur aussi prolifique et aussi débordant que le Doryphore. Cette Chrysomèle, dont la taille est à peu près celle de la grosse Chrysomèle rouge du Peuplier (Lina populi L.), soit un peu plus d'un centimètre, pond couramment plus de cinq cents œufs, souvent même plus d'un minier, et plusieurs générations se succèdent au cours de la saison. L'insecte parfait peut se transporter par vols à de grandes distances. La propagation a lieu aussi très souvent par l'intermédiaire de l'homme, à la suite de transports plus ou moins accidentels. Pendant l'hiver, le Leptinotarsa est endormi dans le sol, à l'état d'insecte parfait. Les caractères de l'insecte parfait et de la larve permettent de les reconnaître aisément, en les distinguant des autres Coléoptères. L'adulte a la forme d'une grosse Coccinelle, avec une teinte fondamen- tale jaune et des taches noires, avec surtout cinq bandes longitudinales noires sur chaque élytre. La larve présente une tête petite, séparée par 100 PROCÈS-VERBAUX une sorte de cou de l'abdomen, qui est très gros el bombé dorsale- ment; elle est rouge avec la lête noire, un collier noir et deux rangées parallèles de gros points noirs sur chaque flanc. Compte rendu du Cinquantenaire Linnéen de MM. Artigue, Daleau et Dubalen. Par M. G. Malvesin-Fabne, Secrélaire fjénéral. Le 18 juillet 1922, de nombreux sociétaires répondaient à l'appel du Conseil d'administration pour leter le cinquantenaire Linnéen de nos doyens : MM. Artigue, Daleau et Dnbalen. Ce dernier, retenu loin de nous par sa santé précaire, s'était excusé. MM. Artigue et Daleau, heureusement, purent assister au punch organisé dans les salons de l'Hôtel de Bordeaux. MM. Nicolaï, président, et Charçol, secrétaire général de la Société Archéologique, avaient accepté de se joindre à nous pour fêter leur vieil ami, M. F. Daleau,- et deux représentants de la Presse avaient bien voulu répondre à notre invitation : M. G. Bouchon, père de notre sympathique collègue et M. Palauqui. La plus aimable cordialité ne cessa de régner comme dans toutes les réunions Linnéennes, toujours empreintes de la plus charmante intimité. M. LE Président prenant la parole, en un discours que l'on trouvera plus loin in-extenso, rappelle les mérites divers des héros de cette fête et leur offre, au nom de la Société, en témoignage d'affectueuse sympa- thie, une plaquette artistique portant gravé le nom de chacun d'eux ainsi qu'une inscription rappelant la circonstance. M. Artigue remercie en son nom et au nom de MM. Daleau et Dubalen. 11 rappelle ses vieux souvenirs de Linnéen. Il dit tout son attachement à la Société, toutes les joies qu'il y a rencontrées, grâce à la bonne entente confraternelle qui s'est toujours maintenue entre les membres. 11 dit enhn quels regrets il a éprouvés lorsque des préoccu- pations patriotiques lui firent délaisser un peu les Sociétés savantes pour donner le meilleur de lui-même à l'œuvre de la préparation militaire. Votre Secrétaire général prend ensuite la parole pour porter un PROCES-VERBAUX iOl toast à nos invités. Il rappelle les bonnes relations et en quelque sorte la fraternité qui se sont établies entre les Sociétés Linnéenne et Archéolo- gique, liens qui se sont encore resserrés par le nombre toujours crois- sant de membres qui appartiennent aux deux Compagnies, à l'exemple de M. Daleau. 11 salue MM. iNicolaï et Charroi qui ont tant fait pour notre histoire locale et nos vieux monuments. Amis des vieilles pierres m^. Fac-similé de la Plaquette OFFERTE a MM. ArTIGUE, DaLEAU ET DuBALEN et chercheurs de vieux cailloux sont faits pour s'entendre. Enfin il s'adresse également à la Presse; cette renommée aux cent bouches dont le rôle bienfaisant est de se faire l'auxiliaire puissante de nos Sociétés savantes dans leur œuvre, non de vulgarisation — le mot est mal choisi — mais de diffusion scientifique. M. NicoLAÏ, président de la Société Archéologique, répond à ce toast ; les archéologues se sentent chez eux au milieu des naturalistes. L'amour des choses du passé fait comprendre celui des choses de la nature. Ces études saines et attrayantes sont un réconfort pour l'âme 102 PROCÈS-VERBAUX et heureux ceux qui, comme M. Daleau, ont pu les cultiver à la fois avec un semblable succès. M. Bouchon, que l'afTeclion paternelle ou l'amitié unissent à plusieurs Linnéens, dit son attachement pour notre Société et sa joie d'assister à cette déhcieuse fête de famille. 11 assure la Linnéenne du concours de la Presse qui lui est tout acquis pour rendre plus féconde son action auprès du public. Enfin M. Sagaspe lit un délicat sonnet que nous sommes heureux de reproduire : A Messieurs Artigùe, Daleaii, Dubaîen. FLEUR DE CINQUANTENAIRE (sonnet) Suv vos fronts, vétérans c'est une apothéose Qu'un demi-siècle entier ici vient applaudir. Pas plus qu'en vos vingt ans, l'ardeur de voir tout rose, Malgré Ihiver jaloux, ne se peut refroidir. De Flore l'œuvre ainipe au Bois'd'Arlac éclose Aujourd'hui voit en vous son printemps reverdir. Puisse cette Lluette, humble et fragile rose Embaumée en vos cœurs réjouis refleurir. A vous donc cet'e fleur, hélas ! trop éphémère. Heureux si son parfum réussit à vous plaire Et fait épanouir un sourire charmant ! Apôtres du labeur, Linnéens sympathiques, Nous cbanlons à Tenvi vos vertus authentiques ; Puissions-nous fêter vos Noces do diamant. Discours prononcé au Cinquantenaire de la Société Linnéenne de Bordeaux, le 18 juillet 1922. Par M. le D> H. Lamarque. « Mes Chers Collègues, « Au cours de l'année 1871 sont entrés à la Société Linnéenne MM. François Daleau, Félix Artigue, Pierre Dubalen; nous avons ce soir la joie de pouvoir fêter le cinquantenaire de nos trois collègues. PROCÈS-VERBAUX 103 . « Nous aurions voulu le célébrer dès la fin de 1921 ou au début de cette année : la mort inopinée de notre trésorier Xavier Rozier nous a imposé leHevoir de surseoir à toute idée de fête et, peu de temps après, la disparition de notre archiviste Frédéric Breignet nous rendit ce devoir encore plus impérieux. « C'est le 5 juillet 1871, il y a donc aujourd'hui cinquante et un ans passés que M. Daleau fut admis comme membre correspondant. Dès les premières séances auxquelles vous avez assisté, mon cher collègue, vous avez montré combien était grand votre esprit • d'observation, aucune branche de l'Histoire Naturelle ne vous laissait indifférent; vous saviez trouver dans le développement des feuilles, dans la fructification des plantes une foule d'anomalies curieuses ; vous découvriez dans la vie des oiseaux une foule de particularités non encore décrites ; vous faisiez des recherches importantes sur certains gisements, sur certains effleure- ments géologiques ; vous décriviez des espèces fossiles nouvelles. « Mais c'est surtout aux études ethnographiques et anthropologiques que vous avez consacré le -meilleur de votre temps ; vous fites à la Société Archéologique de Bordeaux dont vous avez été un des fonda- teurs et dont vous êtes aujourd'hui le doyen, des communications très remarquées, qui vous ont rendu un de nos préhistoriens les plus appréciés. (( Ce sont vos découvertes dans les grottes des environs de Bourg, où vous habitez, qui ont consacré votre réputation ; vous pouvez être con- sidéré coQime le maître et le doyen de nos préhistoriens girondins. Ceux qui sont aujourd'hui vos ému-Ies, G. Lalanne, l'abbé Labrie, furent en quelque sorte vos élèves. Ce dernier surtout reçut de vous ses pre- mières leçons lorsqu'il était vicaire à Bourg, au début de son sacerdoce; votre exemple lui permit de faire à son tour les belles découvertes que l'on sait. c( La première grotte découverte par vous est la grotte des Fées située à Marcamps, commune du canton de Bourg. Vous en fîtes l'étude en 1874 et le résultat de vos fouilles fut communiqué la même année au Congrès tenu à Lille par l'Association Française pour l'avancement des Sciences. « En 1881, vous découvrîtes dans la même commune de Marcamps la grotte de Pair-non-Pair et c'est encore au Congrès d'Alger de la même Association que fut donné par vous celte même année, le compte rendu de votre découverte et des fouilles que vous aviez pratiquées. Une quan- tité considérable de silex, d'ossements furent extraits de cette caverne 104 PROCÈS-VERBAUX presque comblée par tous ces débris; il vous fallut plusieurs années pour la vider entièrement et vous eûtes alors la surprise de remarquer, le long des parois, des lignes creusées dans la pierre d'une façon assez bizarre. Lorsque quelques années plus tard, Emile Rivière montra que des lignes semblables tracées sur les parois de la grotte de xMoute, voisine des Eysies, formaient des dessins d'animaux et que ces dessins venaient cornpiéler les enseignements des os gravés trouvés dans ces mêmes grottes, vous reprîtes plus minutieusement l'étude xles gravures de Pair-non-Pair et vous eûtes la joie d'y découvrir des bouquetins, des buffles, des éléphants. « Le bruit se répandit bientùL dans le monde savant que la Gironde n'avait plus rien à envier à la Dordogne ; des moulages furent faits de ces gravures, on peut en voir quelques-uns au Musée préhistorique de noire ville, ainsi qu'un beau spécimen, offert par vous, au Musée de Cailhau; la grotte de Pair-non-Pair devint célèbre et grâce aux efforts de celui qui l'avait découverte, et des Sociétés savantes de Bordeaux, de notre Société en particulier qui, le 19 mai 1897, émit un vœu dans ce sens, cette grotte intéressante fut achetée par l'Etat; les trésors qu'elle renferme ainsi soustraits aux déprédations des ignorants. « Depuis, toutes les sociétés ont fait à la grotte de Pair-non-Pair de nombreuses visites, notre Société s'y rendait encore il y a à peine un mois ; ces visites sont généralement terminées par celle du musée que vous avez créé dans votre habitation, et qui contient les objets recueillis par vous au cours de vos recherches Ce musée, connu de tous les savants, est le plus complet en son genre de la préhistoire girondine, de l'ethnologie locale ; quand on le visite on ne peut qu'admirer les richesses accumulées dans ses salles, mais ce que l'on admire aussi c'est l'affabi- lité de celui qui en montre tout l'intérêt avec une simplicité et une modestie touchantes. L'unique ambition de notre éminent collègue a toujours été d'apporter sa contribution, et quelle contribution, au pro- grès de la Science et de l'Art, sans chercher d'autre récompense que celle de l'estime et de l'affection que lui vouent tous ceux qui peuvent apprécier à sa juste valeur un si noble effort. « Et, vous ne croyez pas votre œuvre accomplie toute entière; tout dernièrement à Bourg même, dans un lieu tout proche de votre habita- lion, vous avez fait la découverte d'une grotte nouvelle qui réservera peut être, elle aussi, d'intéressantes trouvailles. PROCÈS-VERBAUX 105 « L'entrée de M. Artigae à la Société Linnéenne remonte au 15 novembre 1871 ; notre collègue, s'intéressant à toutes les branches de l'Histoire Naturelle, fit à nos séances des communications sur divers sujets de Botanique et de Zoologie ; je ne retiendrai que son étude sur l'action du sulfure de carbone sur le système foliacé de la vigne, ses observations sur l'action du venin des serpents sur le hérisson; mais il s'adonnait plus spécialement à l'étude des fossiles de la région, décou- vrant de nouvelles espèces à Saucats, d'autres dans les érosions de la plage de Soulac, il publia une étude des bancs coquilliers du sous-sol de la rue Carle-Vernet et du cours d'Alsace-Lorraine, une autre sur l'épui- sement des gisements fossilifères de la région de Cestas. « Mais bientôt, mon cher collègue, d'autres aspirations vinrent s'imposer à voire âme généreuse, à votre cœur de patriote ; délaissant quelque peu les sentiers de la science d'observation, vous vous enga- geâtes résolument dans celle noble voie qui devait vous amener à reconstituer, à regrouper les forces physiques et morales des vétérans de 1871 et à provoquer la formation des Sociétés de gymnastique et de préparation militaire. Avec Linder qui fut un remarquable secrétaire général de notre Société, avec le général Plazanet alors capitaine d'Etat- Major, vous fondâtes, en 1872, la Société de gymnastique et de tir de Longchamps, la première de ce genre ayant existé dans la Gironde ; les succès obtenus par celle société donnèrent ce magnifique élan qui aboutit à la création de nombreuses sociétés similaires en France. « Félicitons bien haut noire collègue de la foi qui l'a soutenu dans la création de celle œuvre d'un patriotisme si ardent ; nous savons tous combien les initiatives même les plus nobles ont de difficullés à vaincre, d'obstacles à franchir avant d'arriver au succès. Le succès est venu, éclatant, récompenser vos efforts, vous devez être fier des résultats obtenus. Nous nous réjouissons avec vous de la légitime satisfaction que vous devez éprouver. « M. Dubalen entra à son tour dans nos rangs le 20 décembre 1871 et depuis cette époque il a publié de très nombreux travaux de grande valeur, sur toutes les branches des sciences naturelles : Zoologie, Bota- nique descriptive ou appliquée à l'agriculture, Géologie, Paléonlologie. « Je ne vous énuraèrerai pas tous les travaux de notre distingué col- lègue, vous les trouverez pour la plupart soit dans nos Bulletins, soit dans ceux de la Société de Borda ; vous me permettrez cependant P.-V. 1922. 8 lOG PROCÈS-VERBAUX de vous Faire saisir par une analyse sommaire l'importance du labeur de Fémiaent directeur du Musée de Mont-de-Marsan, ce En Zoologie, il a décrit des espèces nouvelles ou peu connues de mammifères, de poissons, de mollusques, il a étudié les mollusques vivant dans les eaux chaudes de Dax, il a publié une importante mono- graphie des oiseaux observés dans les départements des Landes, du Gers, des Hautes et des Basses-Pyrénées, du littoral du Golfe de Gascogne. « En Botanique il a décrit des plantes nouvelles, d'autres non encore signalées ou rares dans le département des Landes. Il a indiqué l'exten- sion de plantes nouvelles apparues dans le Sud-Ouest, il a réuni les matériaux pour servir à une nouvelle flore des départements des Landes et du Sud-Ouest. « En Botanique appliquée, il a envoyé au Préfet des Landes des rapports sur la greffe de la vigne et les divers porte-greffes, et sur la pépinière départementale de plants américains ; il a fait paraître pendant dix ans un périodique : « TAgriculture nouvelle dans les Landes »: « A ce bagage déjà lourd il faut encore ajouter les nombreux et importants travaux de notre collègue sur la géologie des Landes ; je vous signalerai seulement son rapport au Préfet sur la probabilité de pétrole et la présence du bitume en Chalosse et en Béarn, une étude remarquable sur l'origine triasique des eaux sulfureuses de Gamarde, celle non moins importante sur les eaux thermales des Landes dans leur rapport avec la fosse sous-marine de Cap-Breton, enfin celle consacrée à ce gouffre. « Toutes ces recherches l'ont amené à découvrir des fossiles nouveaux, des ossements intéressants tels que ceux de VElephas primigenius, à .Magescq, sous le sable des Landes ; enfin ses fouilles dans les grottes et les abris sous roche de Brassempouy, de Sorde, de Rivière, ses investi- gations sur l'ancienneté de l'homme dans le département des Landes, sur le grand^ art landais à l'époque préhistorique vous montreront l'importance et l'étendue de l'œuvre de notre éminent collègue. (( L'état de sa santé ne lui a pas permis de venir ce soir dans cette salle, c'est pour nous une grande déception et vous vous joindrez tous à votre président pour exprimer à M. Dubalen tous nos regrets de ne pouvoir en cette circonstance lui .manifester notre affectueuse sympa- thie. Nous lui enverrons la plaquette commémorative de son cinquante- naire linnéen, je vais remettre à MM. Daleau et Artigue celle qui leur est destinée en les remerciant d'avoir bien voulu nous faire le grand PROCÈS-VERBAUX 107 honneur et l'agréable plaisir d'être ce soir parmi nous. Nous espérons fermement les voir encore longtemps à nos réunions et nous comptons sur leur pi'ésence lorsque nous aurons à fêter le cinquantenaire d'autres collègues. « Je lève mon verre à la santé de nos doyens Daleau, Artigue et Dubalen. » Réunion du 20 septembre 1922 Présidence de M. le D'' H. Lamarque, Président. Le procès-verbal de la précédente séance est lu et adopté. M. le PaÉsmENï présente les félicitations de la Société à M. le docteur Baudrimont, récemment promu officier de Tlnstruction publique. PERSOlNNEL Admission de : M. Joubin, présenté par le Bureau, comme membre d'honneur. M. L. de Ségovia, présenté par MM. Lambertie et Malvesin-Fabre, comme membre correspondant. M.J. de Rathsamhausen, [)résenté par MM. D'* Lamarque et Feytaud, comme membre titulaire. I COMMUiNICATIONS Compte rendu de l'excursion de Frontenac par M. Teycheney. M. Latasïe offre une collection de coquilles vivantes et fossiles. M. le Président exprime les remerciements de la Société. M. Bouchon présente un exemplaire venu de graine au Jardin des Plantes, de Conyza Rouyana et montre par comparaison avec les types qu'il n'est pas un hybride entre Erigeron. canadense et Conyza ambigua ainsi qu'on l'avait d'abord prétendu. M. Malvesin-Fabre présente des pieds çf de Vallisneria spiralis croissant en abondance dans un petit ruisseau courant situé à Rions, entre les remparts et la Garonne. Cette plante si curieuse au point de vue biologique n'a été signalée en Gironde que dans le canal latéral à la 108 PROCÈS-VERBAUX Garonne, de Castets à Hure (pieds cf et 9) et dans Tlsle, à Coutras, (pieds cf seulement). Elle est très abondante dans ce ruisseau de Rions. M. DiEuzEiDE signale la présence de Menyanthes trifoliata, plante rare pour la Gironde, dans les marais de la Perge, près de Montalivet ; cette plante y est abondante. M. Sagaspe signale sur les tilleuls de l'Ecole Saint-Genès une véri- table invasion de pucerons, chose absolument inusitée. Sur une demande de M. Bardié, M. le Président annonce qu'un compte rendu du punch des trois cinquantenaires sera pubhé dans nos Procès-Verbaux et accompagné d'une reproduction photographique de la plaquette commémorative. M. Bardié fait un compte rendu de sa visite au jardin botanique de Grenoble et au jardin alpin de Lautaret puis il présente diverses espèces de Cyclamen. M. Bertrand fait part à la Société de la coupe rase qui se prépare à Pessac dans des bois dépendant autrefois du Haut-Brion et que la Société Linnéenne a visités en i918 pour le Centenaire de sa fondation. Il émet le vœu que se fondent des groupes des " Amis des Arbres " dans nos grands établissements d'enseignement secondaire. La séance est levée à 10 h. 1/2. Compte rendu de l'Excursion du 9 avril 1922 à Bellefond, Lugasson et Frontenac Pan M. L. Teycheney. Le 9 avril, la Société Linnéenne de Bordeaux organisait sa première excursion scientifique de Tannée. La région à explorer comprenait les communes de Bellefond, Lugasson et Frontenac. Malgré une journée pluvieuse en préparation, quatorze excursionnistes étaient groupés au départ à la gare d'Orléans. A la descente du train, à Bellefond, un rapide coup d'oeil fut donné aux affleurements calcaires bordant la roule de Mirambeau. Observés : Ostrea longirostrk. Fibularia piriforinis et de nombreux osselets d'astéries. La partie botanique qui fut la plus importante de la journée permit de récolter : PROCES-VERBAUX 109 Sur les plateaux de Bellefond et de Frontenac : Tulipa Oculus-solis Saint-Am. Tulipa prsecox Ten. T. sylveslris L. Sur les retranchements du camp néo-lithique de Roquefort : Daphne Laureola L. Rhamnus calharlica L. Helleborus fœtidus L. Dans le vallon du Moulin de Pey-de-Bas : Conjdalis solida Swartz. Lacluca muralis Fres. Cardamine impatiens L. Lonicera Xylosteum L. Arenaria trinervia L. Morchella riniosipes D. C. En descendant le plateau de ChoUet, vers la gare de Frontenac : Helleborus viridis L. Asperula odorata L. ïsopyrum thalictroïdes L. Anémone ranunculoides L. Les entomologistes firent quelques captures intéressantes. Une partie de Taprès midi fut consacrée à la visite des collections de M. l'abbé Labrie. Notre savant collègue accueillit les excursionnistes avec sa cordialité habituelle et leur montra parmi les beautés de sa collection préhistorique, des pièces véritablement uniques. A 17 heures le train ramenait à Bordeaux les personnes ayant pris part à cette intéressante excursion. Le Cyclamen europseum L. Pap M. A. Bardié M. A. Bardié présente un Cyclamen europseum en pleine fïorais^on qu'il a récolté en 1920, dans les environs de Thonon (Savoie). Dans son jardin, le bulbe s'est développé! et le nombre de fleurs a considérablement augmenté. Le Cyclamen eiCropseum L. diffère du Cyclamen neapolitanum Ten. que notre collègue présente aussi, par ses fleurs plus petites et d'un rose violet. Ses feuilles arrondies et rougeâtres en-dessous apparaissent en même temps que les fleurs, ce qui donne à cette plante l'aspect d'un Cyclamen persicum de petites dimensions. De tous les Cyclamens, c'est le seul dont les fleurs soient très odo- ilO ■ PKOCÉS- VERBAUX rantes. En Savoie où il est assez répandu, on le vend en petits bouquets, comme chez nous les violettes. Encouragé par les floraisons qu'il a obtenues, M. A. Bardié a rapporté cette année de nouveaux bulbes qu'il a placés en terre de bruyère. Si le C. europœum ne se reproduit pas dans les pelouses de notre région aussi facilement que le C. neapolitanum, il n'en constitue pas moins une plante intéressante pour nos bosquets et nos jardins, surtout dans la saison où manquent les violettes. Le jardin alpin du Col du Lautaret. Par M. A. Bardié. A l'occasion du Congrès annuel du Club Alpin Français, tenu à Gre- noble, en juillet dernier, j'ai pris part à l'excursion au Col renommé du ' Lautaret où a été installé un important jardin alpin (1). On sait que la Flore du Lautaret est l'une des plus riches des Alpes. Placé à 2. 150 mètres d'altitude, dans un site merveilleux d'immenses pelouses qu'entoure un cirque de montagnes dominé par la dent éblouissante de la Metje, le jardin occupe une surface de 10.000 mètres carrés. Un joli chalet y abrite les collections de botanique et de minéralogie. Un jardinier expert y est attaché et les nombreux touristes peuvent avoir la détermination des plantes qu'ils ont récoltées. Fondé par la Faculté des Sciences, avec le concours du Touring-Club et du Syndicat d'initiative de Grenoble, ce beau jardin alpin, comme baaucoup d'établissements scientifiques de notre pays, ne, possède cependant que de maigres ressources. 11 doit surtout sa prospérité au dévouement de M. Mirande, professeur de botanique à la Faculté de Grenoble, qui l'a réorganisé comme nous le voyons aujourd'hui. Le savant professeur a bien voulu venir tout exprès de Grenoble, pour faire les honneurs de son beau jardin aux excursionnistes du Club Alpin. Après nous avoir montré les collections des herbiers et des vitrines, il nous a fait parcourir les allées en nous désignant et nommant les plantes les plus remarquables de ce curieux jardin. Les plates-bandes du centre renferment des plantes de montagnes de tous les pays. Le Cau- (1). Le Col du Laulai'el est situé à 87 kil. de Grenoble, sur la roule de Grenoble à Briançon dont il est distant de 28 kilomèlres. PROCÈS-VERBAUX lii case et les montagnes d'Asie y sont représentés par de nombreux spéci- mens, tandis que toutes les .bordures sont réservées à nos plantes indigènes alpines qui croissent là spontanément. Quelle belle herborisa- tion eussions-nous faite en pareil lieu ! J'enviais le bonheur des touristes que j'apercevais descendant les pentes voisines chargés de gerbes des fleurs les plus rares et qu'ils répandaient parfois sur leur passage ; j'ai dû me contenter des plantes que j'ai cueillies, à la hâte, sur le bord du chemin. Après la visite des accotements du jardin et du monument en pierres sèches élevé en 1914, à Scott, le héros du Pôle Nord, M. Mirande voulut bien descendre avec nous vers le chalet restaurant du Lautaret, d'où nous donnâmes un dernier coup d'oeil au beau spectacle qui s'étendait de tous côtés. Plusieurs fois il a été question de créer un jardin alpin dans l'une de nos stations pyrénéennes; je ne crois pas que ce^projet ait été mis à exécution. La vue du jardin du Col du Lautaret et aussi de ceux des Vosges ne peut que faire regretter le retard apporté à cette fondation. Réunion du 4 octobre 1922 Présidence de M. le D'' H. Lamarque, Président. Le procès-verbal de la dernière réunion est lu et adopté. CORRESPONDANCE Lettre de M. le Di" Gendre accompagnant sa communication. Lettre de la Fédération des Sociétés forestières et pastorales. PERSONNEL Sur avis favorable du Conseil sont élus membres titulaires : , M. le D'' Menier, de Saint-Méard-de-Gurçon (Dordogne), présenté par MM. Chaine etFeytaud. Membre auditeur : M"c Jane Chaine, 247, cours de l'Argonne, présentée par MM. Chaine ^ et Duvergier. - - 112 PROCÈS-VERBAUX M. le Président souhaite la bienvenue à M. Laporte, notre collègue d'Arcachon, qui assiste pour la première fois à notre réunion. COMMUNICATIONS Compte rendu de la 104<= fête linnéenne à Saint-André-de-Cubzac, par le Secrétaire général. D'' Gendre. — Sur quelques espèces di'Habronema parasites des oiseaux. J. Chaîne. — L'Oxylophe geai {Coccystes glandarius L.) dans le Sud-Ouest. J. Chaîne^ — Le scorpion ftavicaude (Euscorpius flavicaudus) à Bordeaux. G. Malvesin-Fabre. — Boletus luteus en Gironde. M. Artigue remercie une fois encore la Société de la manifestation de sympathie dont MM. Daleau et Dubalen ainsi que lui-même ont été l'objet en juillet. M. DuvERGiER présente des champignons recueillis dans son domaine à Mérignac et dont la plupart sont déterminés séance tenante par MM. Laporte et Malvesin-Fabre. Ce dernier présente Clavaria acropor- phyrea Sch. de provenance inconnue et Polyporus perennis L., var. fimbriatus Bull, des charbonnières de SainL-Chrislophe-de-Double. M. le Président rappelle qu'une excursion Mycologiqiie publique aura lieu le 22 octobre à Léognan, précédée d'une causerie préparatoire et suivie d'une exposition durant trois jours. La séance est levée à 6 h. 3/4. Sur quelques espèces d' « Habroneïha », parasites des Oiseaux Par É. Gendr-e. Les Nématodes, parasites de l'estomac des Oiseaux, que l'on rap- porte depuis les travaux de Seurat au genre Habronema Diesing, sont des Spiruridés de petite taille, à bouche dorso-ventrale limitée par quatre lèvres, deux latérales et deux médianes, donnant accès dans un vestibule. Ils ont d'ordinaire le corps plus effilé en avant qu'en arrière, une cuticule striée et tantôt une seule aile latérale, tantôt PROCÈS-VERBAUX _ 113 . deux ou en sont complètement dépourvus. Leurs papilles cervicales sont situées en avant de l'anneau nerveux. La bourse du mâle est longue, lancéolée, entièrement ornée sur sa face ventrale de côtes longitudinales ou de rangées parallèles d'écussons remontant très haut en avant de l'orifice ano-génital. Elle présente habituellement dix paires de papilles : quatre préanales, grosses et pédonculées, et six postanales divisées en deux groupes, un de deux paires semblables aux préanales disposé en arrière du cloaque et l'autre de quatre paires (quelquefois de deux ou de cinq) composé de petites papilles sessiles, rassemblées sur un mamelon à l'extrémité de la queue. Les deux spicules sont très dissemblables et inégaux. La vulve de la femelle, peu saillante, se trouve au voisinage du milieu du corps. L'ovéjecteur est dirigé vers l'arrière. Les utérus sont divergents. Les œufs petits et nombreux renferment un embryon développé au moment de la ponte. L'organisation générale de la tête et la forme des lèvres constituent les caractères principaux de ces Vers. Les lèvres latérales, de beaucoup les plus importantes par leurs dimensions, ont extérieurement la forme d'un triangle renversé. Elles s'insèrent par une base étroite à l'extré- mité antérieure du corps, puis vont en s'élargissant en avant pour s'étaler comme des enclumes à leur sommet. Deux encoches légères sur leur bord libre, plus accentuées du côté interne, permettent généra- lement de leur reconnaître trois lobes : un gros lobe médian, arrondi, armé de quelques dents à l'entrée de la bouche et deux lobes laté;'aux qui se recourbent en bas et en dedans vers les hgnes médio-dorsale et médio-ventrale. Le volume et la longueur de ces derniers lobes varient suivant les espèces. Les lèvres médianes, au contraire, ont une large base d'insertion, leur forme aussi est différente et leur taille plus petite. Elles se compo- sent de deux masses globuleuses situées dans le plan des lignes submé- dianes, qui s'appliquent contre la partie basilaire, rétrécie, des lèvres latérales et remplissent complètement la concavité formée par le bord externe de ces lèvres. L'application est en général si intime qu'à première vue elles semblent faire corps avec les lèvres latérales et constituer deux renflements de leur base. Chacune contient un lobe de pulpe plus ou moins dédoublé et porte une grosse papille sur la face externe. On les a quelquefois considérées comme de véritables lèvres submédianes, mais elles ne sont pas indépendantes l'une de l'autre et font partie intégrante des lèvres médianes dont elles représentent les éléments les plus volumineux. Entre ces deux masses, la zone moyenne 114 PROCES-VERBAUX FiG. A. de la lèvre est réduite à un pont de substance unissante au milieu duquel s'élève du côté interne une pièce conique, caractéristique, dressée en forme de dent et souvent munie d'une carène à l'extérieur. Lorsque les lobes latéraux des lèvres latérales ont un grand développement, ils recouvrent' en partie cette pièce et s'avancent jusqu'au con- tact de la carène dans les mouvements d'oc- clusion de la bouche. On peut représenter par le diagramme sui- vant (f]g. A, tête d'//. fîcheuri Seurat de Scops leucotis) la' structure fondamentale de la tête des Habronema des Oiseaux. Ce dia- gramme s'éloigne un peu de celui qu'on obtient en étudiant les Habronema des Mammifères. En effet, chez les espèces typiques, comme H. microstonia Schneider, les lèvres latérales affectent la forme qua- drangulaire et l'emplacement des lèvres médianes est tout entier occupé par un repli cuticulaire ayant l'aspect d'un bourrelet et unissant entre elles les lèvres latérales (fig. B). La cavité but^cale, assez largement ouverte, marque de son côté une tendance à évoluer dans le sens d'une capsule qui se trouve réalisée dans les espèces atypi- ques telles qu'/T. chevreuxi Seu- rat. Par l'ensemble de leurs autres particularités, notam- ment de leurs caractères sexuels, les formes parasites des Oiseaux et des Mammifères restent néan- moins étroitement apparentées, ce qui légitime leur réunion dans un même genre, mais il serait naturel de les répartir - en sous-genres pour mieux les distinguer les unes des autres. On ne connaît à l'heure actuelle qu'un très petit nombre à\Habronema chez les Oiseaux. Tous ne sont pas également bien définis. Parmi les espèces les mieux caractérisées se rangent : .4. leploptera Rud., 1819; H. (Filaria) tulostoma Hempr. et Ehrenb. ; H. {Spirop- FiG. B. PROCÈS- VERBAUX 115 tera) incerta k.-i. Smith., 1908 ; Z^. man^/on/ Seurat, 1914; H. ficheuri Seurat, 1916; //. seurali Skrjabin, 1917. Les formes suivantes : H. unilateralis xMoI. 1850 (=? H. unialata Mol., 1859) ; H. longestriataMoX. ^iSo^ et H. {Filaria) serrata Linton, 1892, ont besoin d'être revues et plus complètement décrites. Enfin quatre Spiroptères maintenus encore dans le genre caduc Spiroplera ou classés dans des genres nouveaux présentent des affinités évidentes avec les Hahronema, mais leur position demeure incertaine. Ce sont : Spiroptera singularis Mol., 1859; Sp. bullosa Mol., 1859-; Sp. penihamata Moi., 1859 (= //arier/m? ^jewîVzamaia [Mol.] Seurat, 1915); et Sp. uncinipenis Mol., 1859 (= Gilsonia uncinipenis [Mol.] Gedoelst, 1919). Je donne ci-après la description de cinq espèces à' Hahronema parasites des Oiseaux, particulièrement de Rapaces. Quatre proviennent de l'Afrique occidentale française, une a été récoltée en France, chez un Faucon. Deux espèces sont nouvelles. 1 Formes sans ailes latérales Habronema ficheuri Seurat (1). J'ai trouvé un mâle encore jeune (5 ""» 46) de cette espèce sous la muqueuse du gésier d'un Héron, Bubulcus lucidus Hasselq, à Abomey (Dahomey) en mars 1911, quatre mâles et neuf femelles dans l'estomac di Scops leucotis Temm. à' Manda-Foulbé (Hercle de Labé), le 24 août 1907, et deux mâles et deux femelles sous la muqueuse gastrique d'un autre Rapace nocturne, malheureusem,ent indéterminé (2), tué le 19 juin 1908, à Labé (Guinée française) par M. l'instituteur Bonnet. Le résultat de l'examen des produits de ces deux dernières récoltes m'a surpris. Je ne m'attendais pas à rencontrer un entozoaire du Garde-Bœuf chez des Accipitres. Cependant, il ne m'a pas été possible d'établir une distinction entre les formes parasites de ces animaux et V Habronema ficheuri h CKiise de la parfaite concordance de tous leurs caractères avec la description originale de Seurat. (1) L.-G. Seurat : Sur un nouvel Habronema de Bubulcus lucidus Raf. (C. R. Soc. BioL, Paris, T. LXXIX, p. 295, fig. 1-3). (2) Mais. qui n'était pas Scops leucotis. 116 PROCÈS- VERBAUX Le long spicule gauche (1 ™™ 20) à pointe barbelée que possèdent ces vers, m'a fait penser tcfut d'abord à Spiroptera penihamata Mol., helminthe mal connu qui vit au Brésil entre les tuniques de l'estomac de divers Rapaces nocturnes du genre Strix. Mais dans cette espèce (1), la queue au lieu d'être arrondie se prolonge en une petite pointe conique qui dépasse les ailes de la bourse, et les papilles présentent de chaque côté du corps une distribution régulière par paires à peu près équidistantes, qu'on ne retrouve pas chez H. ficheuri. Les parasites de Scops leucotis mesurent 6'""i5i à 6 ""'"92 de longueur pour le mâle et 9™"^ 50 à 10 '""^77 pour la femelle; ceux du second Rapace 5 '"m 50 à 5 mm 73 et 8 mm 53 à 9 mm gg.. A l'extrémité postérieure du mâle, entre la pre- mière paire de papilles postanales et le mamelon qui termine la queue, toute la ligne médio-ventrale est recouverte d'une bande d'écussons particuliers con- trastant par leur petite taille et leur forme globuleuse avec les écussons allongés qui revêtent la région précloacale et la face ventrale des ailes de la bourse. Ces ornements tassés les uns contre les autres sont disposés sur quatre à cinq rangs. On les voit aussi bien chez le mâle issu de Biibidcus lucidus que chez les mâles provenant des Rapaces. Ils rappellent les formations analogues de la cuticule que Von Drasche a figurées chez Spiroptera bullosa (2). Dans l'es autres espèces d'Habronema, les écussons de la ligne médio- ventrale de la queue, quand ils existent, sont en général peu apparents et leur forme se rapproche beaucoup plus des écussons environnants auxquels ils passent insensiblement. La queue de la femelle est régulièrement conique (fig.). J'ai observé une anomalie sur un exemplaire qui avait l'ovéjecteur (vestibule) dirigé vers l'avant. (1) Von Drasche : Revision der. in d. Nematoden-Sammlung, etc. [Verhandl d. K.K.zool. bot. Gesellsch. Wien, XXXIIl, 1884, p. 198, Taf. XIII, flg. 6). (2) Von Drasche : Ihid. (Taf. XIV, fig. 8). PROCÈS-VERBAUX * 117 II Formes a une seule aile Habronema tulostoma Hempr. et Ehrenb. Syn. : Spiroptera tulostoma Hempr. et Ehrenb. Filaria tulostoma Schneider, 1866. Hahronema luiilateralis (Molin) Seurat, 1914. Je rapporte à cette espèce des helminthes pourvus sur le côté gauche d'une seule et grande aile latérale, que j'ai récoltés deux fois dans l'estomac d'un Vulturidé, Neophron monachus Temm , en 1906 et 1907, à Labé. Trouvé d'abord par Hemprich et Ehrenberg chez Neophron percnopterus L., puis revu en Algérie par Seurat (1), ce Spiroptère a été assimilé par ce dernier auteur à Spiroptera unilate- ralîs Mol. (2), parasite d'un Passereau du Brésil, Cephalopterus ornatus Geotîr. J'ai préféré cependant conservera mes exemplaires le nom dH. tulostoma parce que leurs dimensions et la disposition générale des papilles de la queue du mâle correspondent plus exactement à la diagnose de Schneider (3) qu'à celle de Molin complétée par Von Drasche, et parce que la découverte de deux autres espèces à' Ha- bronema munies d'une seule aile, dont on trouvera plus loin la descrip- tion, a jeté un doute dans mon esprit sur l'identité des formes réunies par Seurat. Celles-ci ne sont peut-être que les représentants d'une série encore mal connue à^ Habronema à aile unique, issue des Habronema aptères et se reliant aux Habronema typiques à deux ailes par l'intermédiaire d'espèces à ailes inégales comme Habronema incerta A.-J. Smith. Les parasites du Neophon monachus diffèrent des vers décrits par Seurat chez le Percnoptère par un certain nombre de particularités dues vraisemblablement à leur âge plus avancé et que je crois utile de faire connaître pour compléter nos renseignements sur l'espèce. (1) L.-G. Seurat : Sur un nouveau parasite du Percnoptère (Bull. Soc. Hist. nat. Afrique du Nord, 1914, p. 149-153, fig. 1-6). Expédition de MM. Walter Rothschild, E. Hartert et G. Hilgert dans le Sud Algérien, mars-mai 1914 (Novitates zoologicae, vol. XXII, 1915, p. 15). (2) R. MouN : Una monografia del génère Spiroptera (Sitzungst). d. K. Akad. d. Wissens, Wien, 1859, t. XXXVIII, p. 945). VdN Drasghe : Loc. cit., p. 200, Taf. XI, fig. 9, Taf. XIII, (ig. 12. (3) Schneider : Monographie der Nematoden. BerlinJ 1866, p. 102, fig. 118 ■ PROCÈS-VERBAUX Dimensions. — Mâle: longueur totale 13 m'» 88 à 16 '""'36; largeur ni'" 30 à '"'" 36. Longueur du vestibule buccal ■""' 030 à """ 039 ; de l'œsophage 0""" 45 à O"!"' 50 ; du ventricule 4 '»"' à 4 "'"lOQ ; de la queue O^m^s à0"""27. Femelle : longueur totale 19.'""^ 40 à 22'"'" 78; largeur 0"""36 à mm 45* Longueur du vestibule 0'"'» 032 à 0'^'"043; de l'œsophage ni'" 38 à '"'" 50 ; du ventricule 4 '""' 20 à 4 "'"1 56 ; de la queue '""» 26 à0'"'"31. Les deux papilles cervicales sont saillantes et bien visibles même à un faible grossissement. La gauche située à '""> 21-0 '"™ 23 de l'extré- mité céphalique chez le mâle, à '"™ 16-0™"" 19 chez la femelle est toujours plus antérieure que la droite qui se trouve respectivement, ■ suivant les sexes, à '"'" 25-0 ■"'" 26 et cà m™ 22. L'aile latérale (fig. 1) commence en arrière de la papille gauche, à 21-26 \j. chez le mâle et à 27-39 p. chez la femelle. Elle s'étend sur une longueur de 5 m™ 24 à 6 ■"'" 90 chez le premier, et de 6 """ 11 à 6 '"■" 55 chez la seconde. Sa largeur maxima est respectivement de 53 p et de 68-73 /x. Elle croît, en général, rapidement en avant et diminue d'une manière tout à fart insensible en allant vers l'arrière oîi elle se termine assez brusquement. D'autres fois, surtout chez le mâle, l'aile apparaît un peu plus large dans sa moitié postérieure, mais quelles que soient ses variations son aspect est toujours celui d'une membrane ample et régulière très finement striée transversalement. Par rapport aux dimensions des parasites, l'aile représente presque la moitié (exacte- ment 1/2,3 à 1/2,6) de la longueur du corps chez le mâle et le tiers environ (1/3,1 à 1/3,4) chez la femelle. Les lèvres latérales (fig. 2 et 3) portent chacune trois dents du côté de la bouche. Elles sont caractérisées par la longueur de leurs lobes latéraux forlement recourbés vers les lignes médio-dorsale et médio- ventrale où ils arrivent presque à toucher ceux de la lèvre opposée après avoir recouvert la plus grande partie de la pièce centrale des lèvres médianes. Elles présentent aussi à mi-hauteur de leur face externe, près des bords concaves contre lesquels s'appliquent les masses latérales des lèvres précédentes, deux appendices en doigt de gant dont je n'ai pas rencontré d'équivalent dans les autres espèces à' Habronema que j*ai examinées. Ces appendices de nature culiculaire sont symétriques et dirigés obliquement en dehors. Lorsqu'on regarde la tête par la face dorsale ou ventrale leurs extrémités apparaissent seules à la périphérie des lobes latéraux des lèvres médianes et simulent PROCES-VERBAUX 119 FiG. 1 FiG. 6 ij-^-ij-.,.,, FiG. 2 et 3 FiG. 4 et 5 FtG. 11 FiG. 7 et 8 FiG, 9 et 10 120 PROCÈS-VERBAUX des papilles, mais leur constitution est différente. Les véritables papilles céphaliques se trouvent plus près du centre des lobes latéraux; elles sont à peine saillantes et au nombre de quatre : une paire à la surface de chacune des lèvres dorsale et ventrale, La pièce centrale des lèvres médianes (fig. 4 et 5) possède une puissante carène de chaque côté de laquelle s'étendent deux dépressions destinées à recevoir les lobes latéraux des lèvres médianes dans les mouvements d'occlusion de la bouche. Seurat a représenté cette pièce avec une pointe aiguë; chez mes exemplaires, plus âgés, son sommet est au contraire épaissi et muni d'une sorte de tubérosité formée par an renflement terminal de la carène. L'anneau nerveux est situé à0"'"i32-0"i"' 33 de l'extrémité céphaliqûe. Les ailes de la bourse du mâle (flg. 5) sont très longues, épaisses et entièrement revêtues du côté ventral, de même que la face inférieure du corps, de saillies cuticutaires en forme de côtes longitudinales qui remontent jusqu'à une distance de un millimètre environ en avant du cloaque. Celui-ci (fig. 7 et 8, vues de face et de profil) est limité par deux grosses lèvres proéminentes dont l'antérieure porte une grosse papille impaire à son sommet. Il s'ouvre au centre d'une aire arrondie, dépourvue de tout ornement et à cuticule lisse. Il y a six paires de grosses papilles, quatre préanales et deux postanales, de part et d'autre du cloaque et cinq paires de petites papilles sessiles, groupées sur un m9,melon à l'extrémité de la queue. Les préanales possèdent de longs pédoncules et occupent, .particulièrement les deux premières, une situation très latérale. Le tronc des postanales est au contraire gros et court de sorte que les points où ces papilles affleurent à la surface de la bourse correspondent à peu près aux points d'insertion des pédon- cules sur le corps. Ces particularités ont été déjà signalées par Seurat qui a noté aussi l'asymétrie marquée de la première paire postanale dont la papille droite, située immédiatement en arrière du cloaque, est rejetée sur la ligne médiane ventrale. Toutefois, sur aucun de mes exemplaires, je n'ai vu cette papille aussi proche de la gauche qu'il l'a figurée. La deuxième postanale se trouve sur les côtés de la queue, vers le milieu de sa longueur ; elle est caractérisée par ses fortes dimensions. Schneider l'a représentée avec un diamètre un peu plus faible que la première ; c'est la seule différence que je relève dans sa diagnose, réserve faite des petites papilles qui ornent l'extrémité caudale et que cet auteur ne paraît pas avoir vues. - Les deux spicules, finement striés transversalement, mesurent : PROCÈS-VERBAUX 121 le gauche 1 "'"» 77 à 1 ™"> 80, le droit ™'" 51 a m™ 55. Leur rapport de longueur est d'environ 3,3, c'est-à-dire très voisin du rapport 3,1 qu'on obtient avec les données de Seurat (spicule gauche 1 "'"' 9, spicule droit 0™™6). Chez H. unilaleralis Mol. Je spicule gauche, d'après von Drasche, a seulement deux fois et demie la longueur du droit. Le spicule gauche (fig. 9) est aminci, filiforme et très llexible. Sa tête évasée en entonnoir est ouverte sur un côté; sa pointe aiguë présente près de son extrémité un tout petit éperon triangulaire. Il est, en outre, muni de deux ailes fuies et étroites qui commencent à ">"' 45 de la tête et disparaissent insensiblement au voisinage de la pointe. Le spicule droit dig. 10) plus robuste que le précédent, est habituel- lement coloré en brun à sa partie terminale. 11 possède deux ailes bien apparentes qui s'étendent sur plus de la moitié de sa longueur et s'arrêtent à peu de distance de li pointe. La forme de la tête se rappro- che de celle du spicule gauche. — Je n'ai pas pu réussir à isoler conve- nablement la pièce accessoire. Chez la femelle, l'extrémité postérieure se termine assez brusquement par une queue conique, pointue, régulière, légèrement émoussée à son extrémité (fig. 11). La vulve, non saillante, se trouve au voisinage du milieu du corps, généralement en avant, mais quelquefois aussi un peu en arrière. Elle était exactement à 9™™ 10 de l'extrémité céphalique (c'est-à-dire au 1/2,13 de la longueur totale) chez une femelle de 19""" 40 ; à 10 "'"' 89 (1/2,09) chez une femelle de 22""" 78 età 10"^"^54 (1/1,90, c'est-à-dire en arrière) chez une femelle de 20 """ 10. Ces variations paraissent lenir à des états différents de rétraction des helminthes. Chez les exemplaires de Seurat, longs de 11 à 14 millimè- tres, la vulve occupe une situation beaucoup plus antérieure, au tiers de la longueur du corps. L'ovéjecteur se dirige vers l'arrière, le vestibule mesure 0"""67 et le sphincter 0"""76. Les œufs régulièrement ellipsoïdes et à coque épaisse avec un petit nodule intérieur à un pôle, ont 35 à 39 p, de long et 21 à 23 pt de large. Ils sont pondus après la formation de l'embryon. Habronema monoptera n. sp. Dimensions.— Mâle : longueur totale 7 """06 à 9 ™"' 81 ; largeur """30 à m™ 35. Longueur du vestibule buccal """037 à 0""" 041 ; de l'œsophage """ 43 à "m 47 ; du ventricule 2 """ 31 à 2 """90 ; de la queue ™"' 23 à """ 26. P.-V. 1922. 9 122 PROCÈS-VERBAUX Femelle: longueur totale 12 "'"'29 à 13 '"'^'03; largeur 0'"'"43 à mm 44. Longueur du vestibule 0'"'n042; de l'œsophage On^'i^iT à """ 51 ; du ventricule 2 "i"' 83 à 3 ""» 20 ; de la queue '"'" 18. Le corps est effilé en avant, plus épais en arrière dans les deux sexes, particulièrement chez la femelle. Il ne possède qu'une seule aile latérale, située dans la région céphalique, sur le côté gauche (fig. 1). Cette aile commence à "^ '" 25-0 "^ "' 28 du sommet de la tête et s'étend , jusqu'au niveau de la terminaison du ventricule ou s'arrête un peu avant la fin de cet orgaae. Sa longueur est d'environ de 2 "^''"58 chez le mâle et de 2 """98 chez la femelle. En largeur, l'aile ne dépasse pas 18 à 22 p.. C'est une membrane très fine et très étroite, à bord légère- ment festonné qui diminue insensiblement de hauteur d'avant en arrière et est réduite à une simple crête dans toute sa partie postérieure. Les papilles cervicales, saillantes, sont bien visibles de profil et de face. Leur disposition est inverse de celles cVH. tulostoma. La papille droite, placée à €'"'"13 de l'extrémité céphalique chez le mâle et à mm 13-0 '"!»' 14 chez la femelle, occupe ici une situation plus antérieure que la gauche qui se trouve respectivement à """ 16-0 """ 18 chez le mâle et à '"'" 16 chez la femelle. L'aile latérale débute à 93-120p. en arrière de cette dernière papille. La cuticule est nettement striée ; les segments compris entre les stries principales présentent par endroits une fine striation transversale secondaire. La tête est munie des quatre lèvres caractéristiques des Habronevia d'Oiseaux. Les latérales (fig. 2) sont trilobées, à bord antérieur arrondi et surbaissé. Elles affectent de face la forme d'une enclume et portent à l'entrée de la bouche quatre longues dents insérées par leur base sur la face interne du lobe médian. Les lobes latéraux sont inermes et infléchis vers les ligues dorsale et ventrale. Les lèvres médianes (fig. 3) présentent une petite dent triangulaire centrale, à carène peu apparente et deux lobes latéraux, semi-globiileux, ornés chacun d'une grosse papille. On voit encore à la surface externe de ces lobes, près de leur bord libre, une ou deux saillies de la cuticule, analogues à des verrues, qui ressemblent à des boutons sensitifs sous une incidence favorable, mais il ne m'a pas été possible de reconnaître leur véritable nature à cause de la difficulté de leur observation et de leur petitesse. La bouche est dorso-ventrale. Le vestibule qui lui fait suite est cylin- drique ou un peu aplati transversalement. L'œsophage musculaire et très étroit, est entouré en son milieu par l'anneau nerveux qui se PROCES-VERBAUX 123 trouve à ™">26-0 ">"' 27 de rexLrémité céphalique chez le mâle et à mm 28 chez la femelle. Le ventricule de nature glandulaire augmente insensiblement d'épaisseur d'avant en arrière jusqu'à son abouchement FiG. 1 FiG. 2 eL 3 FiG. 5 et 6 FiG. 4 FiG. 7 avec l'intestin. Celui-ci est un peu plus large â son origine que le ventricule et droit jusqu'à l'anus. La région postérieure du mâle (fig. 4) se termine par une queue conique, pointue, un peu dilatée avant sa terminaison. Elle est pourvue 124 PROCRS-VERBAUX d'une bourse longue, lancéolée, dont les ailes épaisses, à deux feuillets, remontent loin en avant du cloaque et enveloppent toute la queue jusqu'à son extrémité qui se prolonge en une courte pointe libre. Du côté dorsal ou externe, ces ailes sont striées transversalement; du côté interne, leur surface est ornée de côtes et d'écusBons longitudinaux, parallèles, se continuant sans ligne de démarcation avec une large bande de scutelles identiques qui recouvrent toute la face ventrale du corps et s'étendent jusqu'à une distance de 0'""'6l en avant de l'orifice ano- génital. L'ornementation de la' cuticule n'est interrompu qu'autour du cloaque et dans la partie dilatée de la queue où existent deux petites aires nues. Entre ces deux zones, la ligne médio- ventrale paraît au premier examen également dépourvue d'écussons, mais c'est unique- ment parce qu'ils doivent à leur faible relief dans cette région d'être moins visibles que dans les parties environnantes. Les papilles sont au nombre de onze paires : quatre préanales et sept postanales plus une grosse papille impaire sur le côté gauche de la lèvre supérieure du cloaque. Les quatre préanales et les deux premières postanales dont les têtes rondes font saillie au milieu des écussons sont à peu près équidistantes et munies d'un long et fort pédoncule qui prend naissance sur les parois latérales du corps et flotte entre les feuillets de là bourse avant d'atteindre la face ventrale. Les cinq dernières sont au contraire petites, sessiles et rassemblées sur un mamelon dans la partie dilatée et sans scutelles de l'extrémité de la queue. Tous ces organes sont symétriques sauf la première postanale qui a sa papille droite au voisinage de la ligne médio-ventrale tandis que la gauche occupe une position submédiaue ou latérale. La deuxième poslanale se trouve approximativement à la limite du premier et du deuxième tiers antérieur de la queue. Spicules très inégaux, mesurant : le droit de 0™'"38 à 0'"'"46 et le gauche de 1 ™"' 56 à i"'"ï68. Celui-ci est une longue baguette fine, flexible et ailée (fig. 5) ; sa pointe très aiguë se termine en fer de lance (1) ; sa tête à peine évasée se prolonge en forme de gouttière en avant. Les ailes étroites commencent à 0'"™41 de l'extrémité anté- rieure et s'arrêtent à la base de la pointe. Le spicule droit (fig. 6) plus court et plus épais possède une tête bien distincte, tronc-conique. (l) Dans la figure 5 la pointe du spicule gauche esL dessinée à un grossissement beaucoup plus forl que la lêle, elle est vue de profil ; de face, sa forme est triangu- laire avec deux barbes latérales comme la pointe du spicule d'If, ficlieuri. PROCES-VERBAUX 125 ouverte obliquement, deux larges ailes et une pointe arrondie. Lorsqu'il est vu de face, saillant hors du cloaque, l'aspect de cette pointe, recourbée sur elle-même parce qu'elle n'est plus maintenue droite par la gaine, rappelle tout à fait l'extrémité du spicule droit d'//. seurati que Skrjabin a très justement comparée à celle d'une rugine ou d'une curette de chirurgie. — Une pièce accessoire difficile à isoler. Chez la femelle, le corps se termine brusquement par une queue courte, conique, pourvue d'une petite pointe semblable à celle du mâle (fig. 7). La vulve est située au voisinage du milieu du corps, tantôt un peu en avant, tantôt légèrement en arrière. Elle est très difficile à trouver parce qu'elle ne fait aucune saillie et paraît s'ouvrir sur le côté, à droite de la ligne médio-ventrale. De face, elle ressemble à une fente étoilée, entourée d'un cercle réfringent vu par transparence à travers la cuticule et qui correspond à la zone d'insertion des parois du vestibule. Celui-ci mesure 0'"™ 81 et se dirige en avant. Il a la forme d'un long tube, à parois épaisses, renflé à son extrémité antérieure laquelle est en relation avec la trompe par un canal étroit, replié en S et orienté en sens inverse du vestibule, c'est-à-dire d'avant en arrière. Sa lumière augmente insensiblement de largeur depuis la vulve jusqu'à la partie renflée terminale ; la, le vestibule présente une large cavité ellipsoïde où s'accumulent les œufs, et ses parois s'amincissent sauf à l'extrémité distale qui est coiffée comme d'une calotte par une grosse masse glandulaire hémisphérique. Je n'ai pas pu suivre les autres parties de l'ovéjecteur qui étaient complètement cachées par la masse des œufs. L'appareil génital est double et remplit toute la cavité géné- rale en arrière du ventricule; les replis de l'ovaire antérieur remon- tent jusqu'au niveau du tiers postérieur environ de ce dernier organe. Les œufs oblongs ont une coque épaisse; ils mesurent 38 à 42 jj. de long sur 17 à 19 [j. de large et contiennent un embryon au moment de la ponte. Habitat : Sous la muqueuse de l'estomac du Rapace nocturne non déterminé, tué à Labé, le 19 juin 1908. Les exemplaires (six mâles et deux femelles) vivaient en compagnie d'//. fîcheuri. H. monoplera se rapproche à'H. tidostoma Hempr. et Ehrenb. par son aile unique, mais il est plus voisin d'//. ficheuri Seurat et d'//. seurali Skrjabin par le caractère de ses spicules. Chez /:/. ficheuri qui lui ressemble le plus par la conformation de la tête, le corps ne possède pas d'aile latérale, la carène des lèvres médianes est plus apparente, les spicules sont plus courts ainsi que la 126 PROCÈS-VERBAUX queue du mâle qui a un sommet arrondi, sans appendice terminal. En outre, la seconde paire de papilles postanales se trouve approxima- tivement au niveau du milieu de la queue et le groupe des petites postanales sessiles est difficilement visible. H. seurati a deux ailes latérales (Skrjabin n'a pas bien précisé ce point) très faiblement développées, un spicule gauche très long (2 >""'!) et des postanales symétriques. La vulve de la femelle est placée très en arrière, à 3""" 4 de l'extrémité postérieure du corps. H. tulostoma se distingue facilement d'i/. monoplera grâce à la largeur et à la longueur.de son aile qui s'étend très au delà du niveau de la terminaison du ventricule. La forme de ses lèvres, celle des spicules, de la queue de la femelle ainsi que la disposition et la taille des papilles du mâle sont aussi très difTérentes. Enfin chez H. unilateralis Molin, que von Drasche a identifié peut- être à tort à H. (Spiroptera) unialata Molin, la première paire de papilles en arrière du cloaque ne présente pas d'asymétrie. - Je crois qu'il n'y a pas lieu de mettre en doute à ce sujet l'exactitude des dessins de von Drasche parce qu'on retrouve la même absence d'asymétrie dans' les postanales d'//. seurati et à' H. spinosa n. sp. Ce caractère joint â la forme nettement pédonculée de ces organes doit servir au contraire à différencier jusqu'à nouvel ordre H. unilateralis cVff. tulostoma. Habronema spinosa n. sp. Dimensions. — Mâle : longueur totale 5 '""'47 à 6 m'" 86; largeur "1'^' 21 à 'iini 26. Longueur du vestibule buccal "i'" 023 à '^^'^^ 026 ; de l'œsophage 0'"'"35 à 0'»'"50; du ventricule 2 """23 à 3>i""35; de la queue '^i'" 20 à >"'" 23. Femelle : loogueur totale 8 '""' à 9 '"'^ 37 ; largeur ■"" 38 à '""i 41. Longueur du vestibule '"'1^026 à 0'"'^i 028 ; de l'œsophage 'i-'» 40 à """ 53 ; du ventricule 2 '"»' 88 à 3 "^''^ 39 ; de la queue 'i^'" 13 à '""' 15. Le corps est blanc, aminci aux deux extrémités mais plus effilé en avant qu'en arrière dans les deux sexes. La cuticule est nettement striée dans le sens transversal. Elle porte une multitude de petites épines, fines comme des aiguilles, qui ne sont bien visibles qu'à un fort grossissement (560) et qui donnent à la surface extérieure du ver un aspect hérissé caractéristique (fig. 1). Ces organes qui se détachent à intervalles réguliers du bord postérieur de chaque segment de la cuticule peuvent se diriger en tous sens. PROCÉS-VERBAUX 127 Ils commencent à se montrer au niveau de l'extrémité antérieure du ventricule où ils sont d'abord très courts et clairsemés, puis ils augmen- tent progressivement de longueur et de densité jusqu'au voisinage de l'extrémité caudale où ils disparaissent. ~0n les trouve aussi bien sur les faces dorsale et ventrale que sur les côtés du corps, sauf à l'inté- rieur de la bourse du mâle qui est uniquement recouverte d'écussons. Leur longueur est de 4fx 4 environ. Les deux papilles cervicales sont à peu près à la même hauteur, cependant la droite est légèrement plus antérieure que la gauche. Leur distance à l'extrémité céphalique est chez le mâle de 0™'"li à '"■" 13 pour la papille droite et de 0"TnL3 à '"™ 15 pour la papille gauche. Chez la femelle, cette distance est respectivement de "^n' 15 à "1"! 16 et de "'"' 16 à m™ 18. L'aile latérale, unique, commence à 26-30 \j. en arrière de la papille gauche ; sa longueur est de 1 """ 82 à 2 '"'" 55 chez le mâle et de 1 "i"' 77 à 1 ""!' 94 chez la femelle ; sa largeur est de 8 à 12 \j.. Elle est comparati- vement plus courte et plus étroite que l'aile d'^. monoptera et ne dépasse pas le niveau des trois-cinquièmes ou des deux-tiers antérieurs du ventricule tandis que dans la deuxième espèce elle s'étend ^jusqu'à la fin ou presque de cet organe. L'extrémité céphalique est arrondie (fig. 2) ; la tête proprement dite, 1res petite, se compose de quatre lèvres basses, deux latérales et deux médianes ayant toutes approximativement la même longueur. Les latérales ont la .forme ordinaire en enclinne des lèvres cVHabronema, mais elles ne présentent pas l'ampleur de celles des H. monoptera et fîcheuri et ne font pas fortement saillie en avant comme ces dernières. Elles possèdent trois à quatre dents du côté de la bouche. Les lèvres médianes (fig. 3) (1) sont au contraire relativement très développées et remarquables par la disposition de leurs lobes latéraux qu'une dépres- sion de la face externe divise en deux lobes secondaires, très dissem- blables. Celui qui est le plus latéral porte une papille céphalique; il est petit et globuleux. L'autre plus rapproché des lignes médio-dorsale et médio-ventrale se dresse comme un cône contre le flanc des lèvres latérales et atteint presque avec sa pointe le sommet de l'extrémité céphalique. La dent centrale, très effilée, ressemble à un aiguillon. La conformation de la tête d'//. spinosa se rapproche beaucoup de celle d'//. mansioni Seurat. La division des lobes latéraux des lèvres (1) Elles sont représentées à un grossissement plus fort que dans la figure 2. 128 PROCÈS-VERBAUX médianes n'est que le résultat de révolution d'une particularité qu'on retrouve à l'état d'ébauche ctiez //. ficheuri, nionoptera et lulostoma où l'on voit un léger sillon parcourir la surface externe de ces lobes et se traduire intérieurement par une tendance au dédoublement de la pulpe. La bouche dorso-venlrale conduit dans un vestibule à parois épaisses et très réfringentes. L'œsophage musculeux, élroit, cylindrique, est entouré vers le milieu de sa longueur par l'anneau nerveux distant du sommet de la tête de •""> 22 à '"^ 28 chez le mâle et de m™ 19 à 0™'"26 chez la femelle. Le ventricule glandulaire augmente progressi- vement d'épaisseur jusqu'à sa terminaison. Il paraît très long chez les exemplaires qui ont peu subi l'influence de la rétraction ; chez le mâle en particulier son extrémité postérieure peut atteindre ou dépasser le niveau du milieu du corps. L'intestin est plus large à l'origine que le ventricule. Le pore excréteur s'ouvre à la face ventrale à 50-60 p. en arrière de l'anneau nerveux. La queue du mâle {Cig. 4) cylindro-conique, se termine par un petit appendice pointu ou arrondi au sommet s'il est rétracté et recourbé du côté ventral. Le feuillet interne des ailes de la bourse est complètement revêtu d'écussons cuticulaires, allongés et disposés en séries longitu- dinales. Il en est de même de la face inférieure du corps que les écus- sons recouvrent en avant du cloaque sur une longueur de 0'"™ 65 (mâle de 6'"™ 85). En trois endroits seulement la cuticule est lisse et privée d'ornements : 1° autour de l'orifice ano-génital qui est délimité par deux grosses lèvres, bien visibles de profil, comparables à celles d'H. tulostoma; 2° a.n milieu de la queue ; 3° à l'extrémité caudale. Ces trois zones nues sont séparées par deux bandes d'écussons dont la postérieure est la moins large et qui sont jetées comme des ponts sur la face ventrale de la queue. La forme de la première zone est irrégu- lière, celle des deux suivantes est elliptique. Il y a onze paires de papilles : quatre préanales et sept postanales, toutes symétriques, et une grosse papille impaire sur le côté gauche de la lèvre supérieure du cloaque. Les préanales et les deux premières postanales sont pédonculées, ces dernières plus courtement. Une grande aréole claire, ovoïde, très apparente sur l'animal frais, mais qui s'opacifie dans les milieux conservateurs, entoure la troisième préanale comme chez H. seurati. Cette aréole représente une loge comprise entre les feuillets de la bourse à l'intérieur de laquelle peut se mouvoir PROCES-VERBAUX i29 le long pédoncule des papilles. On la retrouve, mais développée à un degré moindre, autour des autres préanales; elle disparaît lorsque les papilles sont étendues. La deuxième postanale fait saillie au niveau du tiers environ de la longueur de la cpieue. Les cuiq postanales posté- rieures sont groupées sur un mamelon à l'extrémité caudale. Les deux spicules, très dissemblables, appartiennent au même type FlG. 1 FiG. 2 et 3 FiG. 8 FiG. 4 FiG. 7 FiG. 5, 6 anatomique que ceux d'H. /îcheuri, monoptera et seurati. Le spicule gauche (fig. 5), long et très fin, mesure 1™™ 22 à 1™"" 37. Ses ailes commencent à ■""^ 33-0 ■"■" 36 de la tête qui est rugueuse et à peine évasée ; elles se poursuivent en formant une gouttière ventrale jusqu'à la base des deux barbes de la pointe. Le spicule droit (fig. 6) a 0'""'34 à 0™'"41 de longueur, il est entouré d'une gaine épaisse et rattachée à la paroi du corps par deux puissants muscles rétracteurs. 1 Sa ]tête est légèrement dilatée, sa pointe se termine par une extrémité boutonnée 130 PROCÉS-VERBAUX qui se recourbe en crochel lorsqu'elle est dégagée de la gaine ou fait saillie hors du cloaque (1). 11 est muni de deux ailes peu développées. La pièce accessoire (fig. 7), très simple, a la forme d'une gouttière taillée en biseau d'avant en arrière. Les replis du testitule remontent jusqu'au tiers ou au quart postérieur du ventricule. Chez la femelle, la queue courte s'amincit régulièrement en pointe (fig. 8). La vulve, très peu visible, s'ouvre en arrière du milieu du corps, du 1/1,67 au 1/1,85 de la longueur totale, respectivement à 4 '"'"76 et à 4™™ 93 de l'extrémité céphalique chez des femelles de 8 """ et 9 '"'"13. Elle est en rapport avec un vestibule tubulaire, long de 0"""6i, renflé à son extrémité postérieure et de même forme que celui d'//. monoptera, mais dirigé vers l'arrière. L'appareil génital est double; les utérus remplissent toute la cavité générale en arrière du .ventricule, l'ovaire antérieur remonte jusqu'à la moitié environ de la longueur de ce dernier organe. OEufs ellipsoïdes, embryonnés au moment de la ponte, longs de 31 ^z. et larges de 21. Habitat : Sous la muqueuse de l'estomac de Falco tinnunculus L. Trois femelles et dix mâles trouvés le 1<"' juin 1922, à La Chapelle- Saint-Laud (Maine-et-Loire). H. spinosa est très voisin d'H. monoptera. 11 s'en distingue par ses dimensions, l'aspect de sa tête, la gracilité de son aile, l'absence d'asymétrie 'de la première postanale, la longueur moindre de ses spicules et la direction de son ovéjecleur. Ses affinités sont surtout étroites avec H. seurati mais il diffère de cette espèce, parasite de Falco cenchris, par l'ornementation de sa cuticule, la forme de la queue de la femelle, la position plus antérieure de la vulve et la petitesse relative de son spicule gauche. Il a dû .être confondu jusqu'ici avec H. Icploptera Rud. que le Catalogue du Musée de Vienne indique, d'après Dujardin, comme ayant été rencontré quatre fois sur trois cent vingt et une Crécerelles {F. tin- nunculus) examinées. (i) Le bas de la fig. G représente deux aspects de la pointe d'un même spicule, dans sa gaine et après son extraction, mais à des grossissements différents. ^ PROCÈS-VERBAUX 131 III Formes a deux ailes ? Habronetna mansioni Seurat. Dimensions. — Mâle : longueur totale 7 ™"i 55 à 8'"™ 40; largeur 0"i"'23 à 0™™26. Longueur du vestibule buccal 0™'n020; de l'œso- phage "••" 33 à mm 36 ; du ventricule 1 ""» 92 à 2 "•'" 20 ; de la queue 0™'" 21 à 0™m25. Femelle : longueur totale 10 mm 63 à 13^^75; largeur '"'" 31 à mm 36 Longueur du vestibule 0mm025 à mm 029 ; de l'œsophage mm 36 à mm 48 ; du veutriculc 2 mm 25 à 2 mm 97 ; de la queue mm 23 cà0mm31. Les helminthes dont j'ai donné ci-dessus les dimensions sont de taille plus petite que VHabronema manaioni Seurat, mais ils en possè- dent l'aspect général et on trouve à la queue des mâles le même nombre de papilles disposées d'une façon identique. Néanmoins, deux de leurs caractères, l'inégalité des ailes latérales et la longueur des spicules, m'ont empêché de les assimiler avec certitude à cette espèce, parasite de la Buse, Buteo vulgnris L. D'après la description succincte de Seurat (1), les ailes latérales d'//. mansioni naissent « dans la région céphalique, à la hauteur de l'origine de l'œsophage musculaire et s'étendent sur la moitié antérieure du corps ». Sur tous mes exemplaires, elles commencent plus haut, à mi-hauteur du vestibule, c'est-à-dire à peu près à égale distance de la base des lèvres et du début de l'œsophage ; en outre, elles sont nette- ment asymétriques. L'aile latérale gauche est la plus développée ; sa longueur atteint 5 mm lo à 5 mm 30 chez le mâle, 5 mm 14 à 6 mm 15 chez la femelle. Elle dépasse par conséquent très largement le milieu du corps chez le premier; chez la seconde, elle s'arrête au contraire en avant de ce niveau, à quelque distance de la vulve. Sa largeur est de 19 à 20p chez le mâle et de 25 p- chez la femelle. L'aile droite, beaucoup plus courte et moins large de moitié que la gauche, a une longueur de 2 mm 50 chez le mâle et de 2mm 12 à 2 mm 47 chez la femelle. Par rapport aux organes internes, cette aile se termine à peu près au niveau ou un peu en arrière de l'extrémité postérieure du ventricule chez le mâle, en (1) L.-G. Seurat : Sur un nouveau Spiroptère des Rapaces (C. B. Soc. Biol. Paris, 1914, t. LXXVI, p. 427, fîg. 1-3). 132 PROCES- VERBAUX avant de cette extrémité chez la femelle. Sa largeur est respectivement de 10 à 11p. et de 14p. suivant les sexes. Parmi les Habronema à deux ailes, on n'a signalé jusqu'ici d'ailes asymétriques que chez ^. incerta A -J. Smith (1), où la plus grande ne dépasse pas un millimètre de longueur. Le second caractère qui m'a fait hésiter dans la détermination des parasites est la dimension de lenr spicule gauche; celle-ci ne descend pas, en effet, au-dessous de 0'"'"87 et peut atteindre 0""" 93. Chez H. mansioni cet organe mesure seulement ™™ 68. Les spicules droits ont la même longueur ™'n 31 k ""'" 33. Les lèvres latérales ne portent que trois dents du côté de la bouche; leurs lobes latéraux sont extrêmement, réduits. Les papilles cervicales occupent presque le même niveau : la papille droite se trouve à 0'"'" 11- mm [2 (Je l'extrémité céphalique chez le mâle, à 0™™ 11-0™™ 14 chez la femelle et la papille gauche respectivement à 0™™10- 0'n"'ll et 0™'» 11-0"'™ 14. L'anneau ner- veux est situé à 0™'» 21-0™'" 28 du som- met de la tête.* La pointe du spiculp g'auche (fig. 1) n'est pas barbelée comme dans les espèces précédemment étudiées. La zone des écussons qui recou- vrent la queue du mâle remonte très haut, jusqu'à une distance de ™™ 80-0 ™™ 93 en avant du cloaqne. La queue de la femelle (fig. 2) est conique, régulièrement amincie et terminée en pointe. La vulve ronde, non saillante, s'ouvre au voisinage du miheu du corps, un peu en arrière dans les formes jeunes (à 5'"™ 81 de l'extrémité céphaliquifechez une femelle de 11 ™™55), et en avant chez les individus plus âgés (à5™'"21età 6™™ 56 chez des femelles de.l2™™37 et de 13™™ 75). L'ovéjecteur est dirigé vers l'arrière comme chez H. leloplera Rud., mais le vestibule beaucoup plus long mesure 0™™33; il est remph d'œufs embryonnés, à coque épaisse, de 33 à 36 |x sur 20 à 21 p.. Habitat. — J'ai rencontré trois fois ces helminthes en assez grande Fig. 2 (1) Allen-J. Smith, FlerberL Fox and G. Y- White : (lonlribiitions lo syslemalic helminthpiogy {UniversUij of Pennsi/lvauia Médical Bulletin. 1908, vol. 20. Réim- pression, p. 60-66, pi. IX). PROCÉS-VERBAUX 133 quantité, à Labé, le 11 mars 1908, dans l'estomac d'un Milvus Korschum Gm. et à Abomey, le 9 janvier et le 4 avril 1910, dans Testomac de deux autres Rapaces diurnes non déterminés. Compte rendu de l'Excursion de la a 104e Fête Linnéenne » à Marcamps, Saint-Laurent-d'Arce, Saint-Gervais et Saint- André-de-Gubzac, le 25 juin 1922. Par MM. A. Bouchon et G. Malvesin-Fabre. Le dimanche 25 juin, un joli groupe de Linnéens descendait à la station de Prignac-Marcamps pour entreprendre une excursion longue mais variée. C'étaient MM. Bouchon, Castex, Chaîne, Daydie, Dubreuilh, Fiton, Lacouture, Mi'e Mallet, MM. Manon, Neyraut, Peyrot, Schirber, Teycheney, Malvesin-Fabre. Bientôt nous avons la joie de voir se joindre à nous M. Maxwell qui, empêché d'assister au banquet du soir, a tenu à participer à l'excursion. Aussitôt arrivés, nous récoltons de Prignac à Marcamps : Achillea mille foliuni L. forma A. setacea W. et R. Barckausia fœtida DC. v. « vulgaris. Chxrophyllum lemulum L. Guidés par M. Chaîne qui connaît admirablement le pays, nous allons visiter la grotte préhistorique de Pair-non-Pair si complètement étudiée par M. Daleau. " Notre savant collègue, à son grand regret, s'était vu dans l'impossi- bilité de nous en faire les honneurs, il nous les fit indirectement sans le savoir. C'est en effet grâce k l'étude publiée par lui dans le Bulletin de la Société Archéologique de Bordeaux (t. XXI, p. 235, année 1896) et apporté par l'un de nous, qu'il nous fut possible de distinguer très clairement parmi les graffité qui recouvrent les parois : le grand mam- mifère, l'équidé, le petit éléphant, le cervidé, le capridé, le bouquetin et les divers ruminants décrits par l'auteur et figurés dans les planches. Près de l'entrée de la grotte nous trouvons : Hippocrepis comosa L. v. genuina Rouy. De là, nous passons par les sites sauvages qui constituent les bords du Maron sur sa rive Nord et où nous pouvons noter : 134 PROCÈS-VERBAUX Hypericum hirsulum L. Rubus ca^sius L. Lacluca muralis E. Mey. / Veronica montana L. Orchis montana SchmidL. Passant par le bourg de Marcamps nous remarquons les vestiges du cimetière fortifié, puis à quelque distance au lieu dit Languirot, nous avons la joie de cueillir le joli Convolvulus cantabricus L. (rare, très localisé). Çà et là s'offre la flore colcicole de ces coteaux que nous rencontrerons plus complète à Saint-Laurent-d'Arce. Notons cependant : Sedum album L. Ononis Natrix L. v. « mnjor Boiss. Melissa officinalis L. v. « ovalifolia Rouy. Carduus nutans L. v. p macrolepis Rouy. Verhascum floccosum Waldst et Kit. Linaria cymbalaria Mill. Nous arrêtant pour goûter les fruits acidulés de quelques cerisiers spontanés de petite taille, Prunus cernsus L., nous rencontrons Helian- themum pulverulentum DC. et Fumana procumbens G. -G. Après avoir admiré le beau panorama que l'on découvre du haut de la route de Saint-Laurent-d'Arce, nous arrivons aux vastes carrières aban- données de cette commune. Là on peut cueillir : Reseda lutea L. v. « vulgaris J. Mill. Jberis amara L. forma /. ruficaul^s Lejeame. /. decipiens Jord. Fumana Spachii G. -G. v. « genuina Rouy. Helianthemum puloerulentuni DC. — H. polifoliun (Mill)DC. V. a angustifolium Koch. Linum lenuifolium L. Prunus mahaleb L.-CG. Sedum anopetalum DC. v. « genuinum Rouy. Ononis columnx Ail, Anthyllis vulneraria L. Coronilla minima L. v. « genuina G. -G. Ononis Natrix L. v. « major Boiss. Hippocrepis comosa L. v. « genuina Rouy. Inula montana L. PROCÈS-VERBAUX 135 Helichrysum slsechas DC. Euphrasia talarica Fisch., race E. stricta Host. — E. rigi- dula Jord. Thymus serpillum L., race 7'. chamœdrys F'ries. Thesium humifusum L. Convolvulus cantabricus L.-R. Tandis que les champs voisins de Saint-Gervais donnent : Delphiniian ajacis L., Papaver hybridum L. Centaurea scabiosa L., Specularia spéculum DC. Nous arrivons à SainL-Gervais où un excellent déjeuner nous attend et nous lui faisons honneur. Nous repartons ensuite pour Sainl-André-de-Cubzac en passant par le château du Bouilh. Là, nous devons nous borner à admirer la belle ordonnance de cette conception du grand architecte Louis, malheureuse- ment inachevée ; une ondée nous empêche d'en explorer les environs. Nous notons cependant : E quiselum hiemale L. v. p occidentale H y. (fossé de la route). Androssemum hircinum Spach (château du Bouilh). Iris fœtidissima L. (parc du château). Z.?5/era oua^a R. Br. (à trois feuilles). Nous reprenons notre route et, après avoir contemplé du haut des Moulins de iVlontalon, la belle vallée de la Dordogne, nous arrivons à Saint-Ândré-de-Cubzac. Là nous attendent : MM. Lamarque, Bardié, Baudriaiont, Lambertie. Nous nous réunissons à la Mairie pour l'Assemblée générale tradi- tionnelle à l'issue de laquelle nous allons à l'hôtel du Lian d'Or pour le banquet. Aux côtés de M. le Président, prennent place M. Bardeau, conseiller général et M. l'Adjoint au maire de Saint-André-de-Cubzac, qui avait eu l'aimable pensée d'envoyer quelques échantillons de son cru. A l'heure des toasts, M. le Président, en une allocution très applaudie lève son verre à la santé de nos invités et aux destinées de notre chère Société, puis c'est M. l'Adjoint qui nous apporte ses encouragements et M. Bardeau, conseiller général qui témoigne une telle sympathie aux Sciences naturelles et aux naturalistes qu'il est nommé par acclamation membre de la Société. Enfin, votre secrétaire général adresse les confraternelles félicitations 130 PKOCÈS-VEEÏBAUX de tous les Linnéens à ceux de nos collègues dont les distinctions offî- cielles récemment obtenues ont augmenté encore le prestige de notre compagnie. Mais voici l'heure de reprendre le train et c'est très satisfaits de cette journée que les excursionnistes ont regagné Bordeaux en faisant des projets pour la vitalité toujours plus grande de la Société Linnéenne. L'Oxylophe geai « Coccystes glandarius L. » dans le Sud-Ouest de la France. Par J. Chaîne. L'Oxylophe geai est un oiseau commun dans toute l'Afrique du Nord ; il n'est pas rare en Arabie et en Palestine. Il descend en Afrique équa- toriale pour hiverner. Il remonte aussi vers le nord puisqu'on le ren- contre en Grèce, en Italie et en Espagne. Par contre il est accidentel dans le Midi de la France et fort rare dans notre Sud-Ouest. Aussi est-il important pour l'établissement de la faune de celte dernière région d'indiquer les prises de cet oiseau, lorsqu'elles sont scientifiquement établies. C'est pourquoi je crois devoir reproduire l'article suivant signé de M. Seguin-Jard et paru dans la Revue française d'Ornithologie (niimévo août-septembre 1922) : «Le 19 octobre 1921, M. Vécot-Flavien, de Sain!e-Gemme-la-PIaine (Vendée) a tué au lieu dit « tênement des ores », sur le bord de la cein- ture des Hollandais, tout près de la rivière, un Oxylophe geai. « A cet endroit et d'une façon quasi-brusque on passe du marais à la plaine, « L'Oiseau était seul et aucun sujet de cette espèce n'a été remarqué dans les jours qui ont suivi sa capture. (( Rien d'anormal dans l'état atmosphérique qui puisse justifier la présence de cette nouvelle recrue dans notre faune vendéenne déjà si riche. Ayant eu l'oiseau en main, je n'ai relevé aucune trace, ni usure de plumes pouvant laisser supposer un séjour de l'oiseau en captivité. Le sujet, naturalisé, est devenu la propriété de M. G. Texier, àMoreilles». D'après cet article il semble ressortir que l'Oxylophe geai n'avait pas encore été capturé en Vendée. Cette observation a sa valeur, d'autant PROCÈS-VERBAUX 137 plus que je suis à même de la compléter nou pour ce département, mais pour les Basses-Pyrénées et la Charente-Inférieure qui lui est limitrophe. Dans son Catalogue critique des oiseaux observés dans les départe- ments des Landes, Basses-Pyrénées et Gironde, E. Dubalen (1) signale deux captures d'Oxylophe dans les Basses-Pyrénées, l'une en 1849, l'autre en 1853, toutes deux aux environs d'Hendaye. Les sujets figu^ rent au Muséum de Bayonne. En ce qui concerne la Charente-Inférieure, le 5 août 1900, un Oxy- lophe geai fut tué à Pessines, locaUté située à 7 kilomètres de Saintes. Le sujet naturalisé fit partie de la collection de M. Làmoureux, vétéri- naire à Saintes. Cette collection ayant été acquise par la municipalité bordelaise il y a une dizaine d'années environ, l'Oiseau figure aujour- d'hui dans la collection d'ornithologie régionale du Muséum d'Histoire Naturelle de Bordeaux. En somme, en remontant aussi loin que j'ai pu dans la bibliographie, je n'ai relevé que quatre captures d'Oxylophe geai dans le Sud-Ouest français : deux à Hendaye (1849 et 1853), une à Pessines (1900), une à Saint-Gemme (1921). L'Oxylophe geai est donc un échantillon fort précieux pour notre collection municipale puisque cet oiseau est très rare dans notre région. Le Scorpion flavicaude « Euscorpius flavicaudus » à Bordeaux. Par J. Chaîne. Le Scorpion flavicaude est une espèce du pourtour méditerranéen, toutefois la plupart des ouvrages qui parlent de cet être signalent sa présence à Bordeaux. Bien qu'au premier abord cela paraisse étrange rien n'est plus vrai cependant, et les quelques renseignements que j'apporte viennent confirmer le fait d'une façon indiscutable. Déjà, M. le Docteur Lamarque, dans la séance du 28 mai 1908, présen- tait à la Société Linnéenne un certain nombre de Scorpions trouvés dans les caves du quartier des Chartrons (2) ; bien que le nom de l'espèce ne fut pas alors indiqué on était en droit de penser qu'il s'agissait du flavi- (1) Sociélé Linnéenne, année 1871, tome XXVIII, p. 448. {2} Procès-Verbaux de la Sociélé Linnéenne, vol. 62, page 123. P.-V. 1922. IQ 138 PROCÈS-VERBAUX caude. Rien, en effet, n'était plus exact; car ces Scorpions ayant été donnés par M- le Docteur Lamarqiie au musée récemment créé par la Société Linnéenne, j'ai pu les examiner et constater qu'ils appartien- nent à cette espèce. En 1912 ou 1913, je ne sais au juste, on m'a signalé la capture d'un Scorpion vivant à Bordeaux dans une maison du cours Balguerie-Stut- tenberg. Je n'ai pas vn l'individu mais d'après ce qu'on m'en a dit, j'incline à penser que c'était encore un ilavicaude. Enfin, le 7 octobre 1921, Madame Marcel Stellingwerfl'-Loppens a fait don au Muséum d'Histoire Naturelle de Bordeaux d'un Scorpion vivant, trouvé dans une dépendance de sa maison du cours du Médoc, au milieu de détritus. Je pus déterminer la bête avec soin et je puis affirmer que cette fois-ci il s'agit bien du Scorpion ilavicaude. J'ai fait naturaliser le sujet qui figure actuellement dans notre collection municipale. « Boletus luteus » L. en Gironde. (Champignon) Par G. Malvesin-Fabre. Je crois utile de signaler à l'attention de nos Collègues, un Bolet inté- ressant à tous points de vue, car cette année il leur sera peut-être plus facile de le rencontrer. Et pour que, dans ce cas, ils aient davantage de facilités pour le reconnaître, je me permets de leur présenter quelques modestes dessins. Il s'agit de Boletus luteus L., champignon comestible. Cette espèce a l'allure générale du B. granulatus L., si commun dans nos bois de pins. Le sommet du stipe est semblablement granulé de brun rouge sur fond jaune, mais les pores ne laissent point échapper de liquide résineux comme ceux du B. granulatus L., qui ont valu à cette espèce le nom de «cèpe pleureur». Les deux champignons croissent dans la même station : bois sablonneux de conifères. La cuticule du chapeau est peut- être un peu plus foncée chez le B. luteus L. et présente par temps humide, le matin par exemple, un reflet grisâtre et comme pruineux (Dans les deux espèces cette cuticule doit être enlevée avant toute prépa- ration culinaire). ■ Mais le détail caractéristique est la présence, chez B» luteus L., d'un PROCES-VERBAUX 139 anneau formé de filaments très peu serrés ayant un aspect presque aussi lâche que dans le cas d'une cortine et constituant, en quelque sorte, une forme de passage entre la cortine et l'anneau proprement dit. D'autre part, cela est encore mieux mis en lumière dans une coupe longitudinale dessinée d'après nature, en grandeur naturelle, par le mode d'insertion tout pa:ticulier de cet anneau sur le stipe. Il vient, en elTet, se raccorder tangentiellement à la surface, en entonnoir ouvert en haut comme le ferait une cortine, au lieu de s'insérer perpendiculairement en collerette ou de se raccoiVier vers le hant comme la plupart des anneaux proprement dits. Enfin, ce qui peut être consi- déré comme .une confirmation, c'est le fait que des Bolets voisins, d'ailleurs étrangers à notre ré- gion : B. elegans Fr., B. cavipes Opat., B. viscidus Fr., possèdent à l'état jeune un anneau qui se déchire dans le sens radial et ne laisse guère que des débris sur le stipe, à la manière d'une cortine simplement moins ténue que dans le type courant. Ghez^. luteus L., l'anneau ne se ^ fragmente pas, mais, d'abord change de teinte, passant du blanc violacé au pourpre brunâtre, puis se flétrit et se colle au stipe, pour y constituer une sorte de bague plus foncée que le reste. Ce Champignon est rare dans notre département, je le rencontrai pour la première fois en 1918 à Haut-Lévêque, près de l'Alouette, com- mune de Pessac, où je devais, deux ans plus tard, le faire récolter à la Société au cours de l'excursion mycologique du 24 octobre 1920 {P.-V., 1921, p. 113). Dès 1918, j'en causai à des mycologues exercés et notamment ù M. Joseph Bardié; celui-ci me dit ne l'avoir vu qu'une fois et l'avoir montré au regretté M. Doinet, qui avait considéré la trou- vaille comme fort intéressante, l'espèce étant très rare en Gironde d'après lui. En effet, dans nos Procès- Ver baux, on peut constater qu'il ne la présenta qu'une fois, le 9 novembre 1910, au milieu de beaucoup d'autres et sans indication de localité (i*.-K., 1910, p. 180); peut-être Coupe longiludinale d'un BoleJus luteus h. à l'état jeune (g-randeur naturelle). La partie grisée indi- que l'anneau. 140 PROCÈS-VERBAUX s'agissait-il de l'exemplaire rencontré par M, J. Bardié. Pour les dépar- tements circonvoisins, ce Bolet n'est indiqué que dans celui des Laudes {Soc. de Borda, 1909, p. 342). Au mois de septembre dernier, j'ai été frappé de l'abondance de ce champignon dans certains bois très localisés de la commune de Saint- Christophe-de-Doable (Gironde), en des endroits où, à la même saison, je ne l'ai jamais rencontré jusqu'ici. La même remarque a été faite pour la commune de Saint-Antoine-sur-1'lsle par M. Th. Denis, naturaliste averti, observateur sagace, connaissant merveilleusement cette région delà Double qu'il a toujours habitée. Enfin, moi même, j'ai pu constater le môme fait, de l'autre côté du ruisseau « le Chalaure », dans la com- mune de Saint-Michel-Léparon (département de la Dordogne). D'oii vient ce développement inusité ? Je l'ignore, mais je le signale à tous les chercheurs, afin qu'ils en profitent pour recueillir de nom- breux échantillons d'une espèce aussi intéressante au point de vue scientifique qu'au point de vue gastronomique, et pour signaler de nou- velles localités. Assemblée générale du 8 novembre 1922 Présidence de M. le D'-H. Lamarque, Président. Le procès-verbal de la précédente réunion est lu et adopté. M. le Président souhaite la bienvenue à M. Claverie qui, de passage à Bordeaux, assiste à la réunion. Il annonce le décès de M. Jolyet, membre honoraire. CORRESPONDANCE Lettre de démission de M. Labarthe-Pon, que ses occupations absor- bent de plus en plus. ADiARNIStRATION L'Assemblée générale procède à l'élection du Conseil d'administration. Sont élus : MM. Bardié, Cabantous, D'' Castex, Cliaine, Daydie, Duvergier, D'' Feytaud, D'' Lamarque, Lambertie, D'' LIaguet, Malvesih- Fabre, Peyrot. PROCES-VERBAUX 141 Sur proposition dir Conseil, les réunions bimensuelles sont reprises, celle du premier mercredi est maintenue à 5 heures et celle du troisième fixée cà 8 h. 30. Sur la proposition de M. Lambertie, le tableau des réunions sera imprimé sur la couverture des publications. PERSONNEL Vote favorable à la candidature, comme membre titulaire, de i\J. E. Brouillard, présenté par MiM. Duvergier etCastex. Et comme membres auditeurs de : M. Nicolaï, présenté par MM. Bardié et Daydie. M. G. Longueteau, présenté par MM. Malvesin-Fabre et Teycheney. M. A. Couturier, présenté par MM. Malvesin-Fabre et Bertrand. M. Galy, présenté par MM. Lambertie et de Puységur. COMMUNICATIONS M. Dqbâlen. — Considérations sur les bitumes et les pétroles de la Chalosse et du Béarn. M. Ch. Queyron. — A propos d'une communication de M. Chaîne : le Scorpion tlavicaude à Bordeaux. ^ A ce sujet, M. Brascassat ajoute avoir capturé ce scorpion à Bordeaux, rue Raze, contre le mur d'un vieux chai, vers 1898. 11 rappelle égale- ment que, en 1882, Kunckel d'Hercidais dit dans l'ouvrage de Brehm (p. 703) : « Cet arachnide est commun à Bordeaux dans les maisons vieilles et humides. » ' M. Lataste offre deux œufs de poule présentant des monstruosités dont il explique l'origine. M. Bardié. — 1'' Note sur des insectes parasites des plantes pota- gères. M. Feytaud reconnaît des Aleyrodes, Hémiptères proches parents des pucerons et que les Américains appellent white flyes (mouches blan- ches). M. Bouchon en a constaté des invasions dans les serres ; M. Fey- taud préconise comme remède des fumigations ou pulvérisations de nicotine. 2° Note sur deux champignons destructeurs du bois. M. de SûGoviA a envoyé deux notes qui sont soumises à une Commis- sion composée de MM. Peyrot et Malvesin-Fabre. M. Feytaud fait don d'une brochure sur le Dorijphora qu'il a étudié avec l'aide de nos collègues MM. Monteil et Dieuzeide. 142 PROCÈS-VERBAUX M. Lambertie soumet à la Société un vœu destiné à faciliter le classe- mentdes travaux concernant la Botanique, Conchyliologie, Zoologie, etc., et d'éviter toute erreur de ce chef. 11 suffirait pour cela que, dans le titre dès travaux, le nom de la famille à laquelle appartient l'insecte, la plante, etc., soit toujours mis en évidence. Certains noms récents ou peu connus peuvent en effet exiger des recherches et Fauteur de la note est tout désigné pour indiquer lui-même la famille dont il s'agit. M. Peyrot présente un certain nombre d'objets curieux au point de vue ethnographique. La séance est levée à 18 h. 3/4. Considérations sur les bitumes et pétroles de la Chalosse et du Béarn. Par P. Dubalen. La région de la Chalosse et du Béarn qui nous intéresse est sillonnée par des protubérances crétacées nombreuses dont la direction générale est très sensiblement parallèle aux Pyrénées. Le paralléhsme entre elles des protubérances les plus éloignées des Pyrénées est très remarquable ; nous citerons : i" de Sainte- Suzanne vers Puyôo. 2" de Pouillon, Tercis, Rivière. 3° de.Classiin, Audignon, Banos, Lourquem. 4» de Créon, Roquefort. 5" de F«7/a^ram.v (Gironde) où n'apparaît qu'un pointement de crétacé supérieur. La protubérance de Gaujacq-Montfort, Préchacq prend une direction plus au nord et vient s'empâter vers Lourquem, Poyanne à celle de Classun, Banos. Etudions-les en détail : La grande quantité de bitumes exploités pendant plusieurs années, soit à Bastennes, soit à Gaujacq et ceux qui paraissent encore ont donné à penser que la nappe de pétrole éventrée qui a produit ces bitumes était considérable et que vraisemblablement elle n'était pas seule dans la région. Les bitumes se retrouvent en effet à Saint-Martin-de-Hinx où ils ont été exploités, à Saint-Lon près des mines de lignites Aptiens, dans le Béarn, a Bérenx, à Saint-Boès (eaux bitumineuses et prOcés-verbaux 143 sulfurées), à Game et dans plusieurs autres localités. Ils garnissent les vacuoles des roches (Crime Cénomanien, Orthez Danien^ Bastennes Sénonien, 6V- cas : OEuf de coq. — C'est un œuf de très petite taille, totalement dépourvu de vitellus. Cette anomalie, comme la suivante, est relative- ment fréquente ; j'en ai eu plusieurs échantillons entre les mains. J'ai toujours trouvé, au centre de l'albumine, à la place du vitellus absent, des débris de tissus organiques, dont je regrette de n'avoir pas fait (1) Voir Etude cran œuf monstrueux par J. Kunstler et Marcel Brascassat, avec un commenlaire par le D"" Etienne Rabaud, dans Feuîlte des Jeunes Natura- listes, 1902, p. 200. Je remercie M. Marcel Brascassat qui m'a communiqué celte intéressante publication. 150 PROCÈS-VERBAUX « l'examen microscopique. Pour moi, jusqu'à plus ample informé, ces débris proviendraient palhologiquemenL d'une vésicule de Graaf et entraîneraient avec eux des cellules du cumulus proliger qui, dans l'oviducte et en présence de la sécrétion aibumineuse, subiraient leur processus normal et produiraient la membrane coquillière. 2'"^ cas : Œuf à deux viteUus. — Les cellules primitives de la mem- brane coquillière, comprimées entre les deux vilellus aux deux pôles en contact et ainsi isolées de la sécrétion de l'oviducte, ne pourraient se développer, tandis que, à la limite du contact, les cellules des deux vitellus mêleraient leurs fibres et les feutreraient ensemble; ainsi les deux membranes coquillières n'en formeraient plus qu'une seule, qui serait ensuite normalement distendue par l'albumine. 3'"*' cas : OtJuf à deux ou trois membranes coquillières. — Une mem- brane coquillière se développant trop vigoureusement, l'albumine, de moins en moins fluide à mesure qu'elle pénètre dans l'œuf (c'est ainsi que je conçois son absorption, par endosmose), après s'être accumulée plus ou moins longtemps autour du vitellus, ne parviendrait plus à traverser tous les feuillets, mais s'arrêterait et s'amasserait entre deux d'entre eux, cassant ou non les fibres encore fragiles qui les mettaient en continuité. La membrane coquillière primitive serait ainsi dédoublée. On conçoit que le phénomène pourrait se répéter et donner naissance à une troisième membrane coquillière. Dans la chambre incubatrice, la calcification, s'opérant du dehors en dedans, pourrait atteindre ou non la deuxième et la troisième membrane coquillière. Il semble bien, en effet que, dans les cas observés, ce soit toujours la ou les coquilles internes qui restent fibreuses. 4""^ cas : OEuf inclus. — Un premier œuf est à peine engagé dans l'oviducte et sa membrane cellulaire commence à peine sa transformation fibreuse, quand il est atteint par un vilellus normal. La m'embrane cellu- laire de celui-ci avorte sur la surface de contact, tandis que, au pourtour de celle-ci, ses fibres s'enchevêtrent et se feutrent avec celles de l'œuf antérieur ; puis, sous la pression de l'albumine, la membrane coquillière de l'œuf antérieur se fissure et se dédouble en avant de la soudure, les choses se passant ensuite comme dans le cas précédent (1). (1) Quant aux objels divers que l'on aurait trouvés inclus dans l'albumine, on conçoit que, pourvu qu'ils soient de petite taille et s'accolent à l'œuf au sommet de l'oviducte, la membrane coquillière puisse les englober, avortant sur la surface de contact, mais rampant sur la surface extérieure de l'objet. PROCÈS-VEHBAUX 151 III. — Conclusion. Essai o'uNii théorie générale des Anomalies DE la membrane coquilliére. Eu somme, eu négligeant Vœuf géant, ïœuf nain et Vœuf de coq, desquels la coquille n'est anomale que par la taille, toutes les autres anomalies de la coquille de l'œuf se ramènent à des cas précoces soit de soudure d'ime membrane coquilliére avec elle-même (œufs présentés) ou de deux membranes l'une à l'autre (œufs à deux jaunes), soit de dédou- blement d'une membrane coquilliére unique (œufs à deux ou trois coquilles), soit de soudure de deux membranes coquillières avec dédou- blement consécutif de l'une (œuf inclus) : processus compliqué, dans le deuxième et quatrième cas, d'arrêt partiel de développement. Or, sou- dures, dédoublements et arrêts de développement sont aussi les pro- cessus habituels des monstruosités de l'embryon. On pourra m'objecter que la théorie qne je viens d'esquisser il'est pas démontrée et reste encore hypothétique. Sans doute. Mais l'hypothèse qui lui sert de base remplit bien les deux conditions exigibles de toute hypothèse vraiment scientifique : elle groupe conve- nablement tous les faits connus de même ordre, n'étant en opposition ayec aucun d'eux, et elle est essentiellement démontrable. Une première expérience, qui n'exigerait pas, ce me semble, une habileté opératoire excessive, consisterait à introduire chirurgicalement, le gros bout en avant, un œuf d'oiseau dans la trompe d'une poule vivante et en pleirre activité reproductrice. Si cet œuf était pondu muni d'une nouvelle coquille, produite par la poule, mon hypothèse serait démontrée inexacte. En tous cas, et pourvu qu'on pût sacrifier un nombre suffisant de poules pondeuses, il ne serait pas difficile de saisir des œufs à leur sortie de l'ovaire, et même en différents points de leur trajet, soit de l'ovaire à l'oviducte, soit dans l'oviducte. On pourrait ainsi voir nette- ment l'origine et suivre directement le développement de la membrane coquilliére. J'ai dû renoncer à de semblables recherches, et il a fallu qu'un hasard mît sous mes yeux les deux œufs que je vous ai présentés, pour ramener mon attention sur une question dont je m'étais depuis longtemps désin- 152 PROCÈS-VERBAUX téressé ; mais j'espère qu'il se trouvera quelque biologiste, plus jeune et mieux situé, pour entreprendre les expériences et observations néces- saires et résoudre définitivement le problème. Remarques sur 1' « Aleyrodes Chelidonii » Latr. Par M. A. Bardié. Depuis quelque temps, mon attention était attirée par la couche blanchâtre qui couvrait les plantes potagères du jardinet d'une maison voisine de la Devèze. Le propriétaire s'intéressant aux sciences natu- relles s'était aperçu que cette poussière était forniée d'une quantité de petits hémiptères blancs et poudreux presque transparents. Parfois, sous les chauds rayons du soleil, cette poussière farineuse s'animait, tourbillonnait un moment et revenait à son point de départ. Des feuilles de citrouille qu'ils avaient envahies, les insectes passèrent sur celles du persil et quand, à leur tour, celles-ci disparurent, la chicorée sauvage eut leurs préférences. Sous les feuilles recroquevillées de cette plante, ils se fixèrent et déposèrent de nombreux œufs qui devinrent chrysa- lides au bout de quelques jours. A la réunion du 8 novembre dernier, j'ai présenté qnelques-unes des feuilles de chicorée où l'insecte abondait. Notre collègue, M. le Docteur Feytaud, a reconnu l'Aleyrode de l'Eclairé. Habituellement c'est sur la Chélidoine que vit cet hémiptère ; mais on le rencontre aussi sur les choux, les chênes et plusieurs autres plantes, ce qui explique sa disper- sion loin du voisinage du Chelidonium majits. - Ces curieux insectes à peine longs d'un millimètre sont d'un ronge jaunâtre recouvert d'une poudre farineuse. Ils se reproduisent sous les mêmes feuilles dont le suc les a nourris et ne se déplacent guère quand on examine leur habitat. A côté des chrysalides, pullulent les insectes parfaits ; leurs œufs effilés, blancs et luisants, sont disposés contre les nervures des feuilles. De savants naturalistes tels que Geoffroy, Réaumur et Latreille se sont occupés des Aleyrodes. Latreille est celui qui a le plus étudié leurs diverses métamorphoses. Il a fait, à ce sujet, un rapport à l'Académie des Sciences, dans la séance du 13 août 1821. Les Aleyrodes résistent aux froids, même rigoureux ; après l'hiver, PROCÈS-VERBAUX 153 ils reparaissent aux mêmes endroits qu'ils n'ont du reste jamais complètement quittés. Au commencetnent de février, en examinant à la loupe des feuilles de chicorée déjà attaquées, j'ai aperçu cjuelques-uns de ces insectes et aussi leurs œufs. Il semble que leur disparition ne s'opère qu'avec la plante où ils se sont établis.- Le « Merulius lacrymans » sur les charpentes de la Porte de Cailhau. Par M. A. Bardié. Le 22 octobre 1922, alors que la Société faisait à Léognan son excur- sion mycologique annuelle, de mon côté, je faisais, dans la salle dû troisième étage du Musée du Vieux Bordeaux, une récolte de champi- gnons qui ne manquait pas d'originalité L'archiviste de la Société Archéologique, M. René Fei-bos, en procédant à l'examen des livres de la Bibliothèque, remarqua, immédiatement au-dessus des- derniers rayons et près du plafond, une étrange décoration qui festonnait la poutre placée contre la muraille et s'étendait sur une longueur de plus d'un mètre. Nous voulûmes aussitôt nous rendre compte et nous trou- vàipes de superbes échantillons de Merulius lacrymans que j'emportai pour les faire t'igurer à l'exposilion mycologique de la Société Linnéenne du-24 au 26 octobre dernier. Depuis quelques mois, d'importants travaux de réfection ont été entrepris à la charpente du monument. Toutes les ardoises ont été rem- placées et les bois ayant été découverts, la pluie s'est infiltrée à travers le plancher et a inondé la salle de la Bibliothèque, menaçant de causer de sérieux dégâts aux livres et aux collections de la Société ArcJiéolo- gique. Le Merulius lacrymans doit-il son origine aux dernières ondées ou existait-il an-térieurement dans cet endroit ? Le mauvais état delà couverture avait souvent occasionné des gouttières, et il ne serait pas surprenant que la récolte dernière ne soit qu'une recrudescence de ce champignon. Les spécimens que je présente aujourd'hui ont été recueillis le 29 octo- bre. De forme orbiculaire, ils mesuraient 0,17 '^/'" sur 0,12 à 13"^/'" ; il y en avait une vingtaine de plus petits. Les charpentes de la Porte de Cailhau sont-elles sérieusement mena- P.-V. 1922. 11 154 PROCÈS-VERBAUX cées par le Merulius Lacrymans et doit-oii redouter sa réapjDarition, même quand la cause d'^iumidité a été supprimée? Il sera prudent de s'en rendre compte. On ne saurait toutefois confondre le Merulius lacrymans avec le Phallium cryptarium dont il a été question dans la séance de l'Aca- démie des Sciences du 30 août 1922. Ce dernier, qui recouvre d'une sorte de charpie légère et molle les poutres de la charpente de l'aile Louis Xlll du château de Versailles et nécessite leur remplacement, puisqu'il entraîne fatalement la pourriture des bois qu'il atteint, est autrement dangereux que celui de la charpente de la Porte de Cailhau. M. Mangin indique le remède : ((. Il suffit, dit-il, pour cela, de ne pas soustraire les charpentes à l'action de l'air et de la iumière et de les mettre à l'abri de l'humidité. » Ceux qui ont des chais où des caves obscurs connaissent le perni- cieux Phallium cryptarium. Je possède un local où il se développe à merveille. En quelques années, il a anéanti toutes les menui«eries qui y étaient placées. L'endroit autrefois aéré, ayant_ été privé d'air, et plus encore que la lumière, le manque d'aération semble propice à ce redou- table champignon. Note d'Hydromorphogénie : Le Charriage du Sable dans les Rivières à fond mobile. Par M. Louis de Ségovia Ingénieur civil des Mines. Pokunograplte, Fondateur et Délégué générai de " La Meilleure Rivière ". , De ce que les grains de sable s'usent par leur frottement mutuel pendant leur marche au fond de l'eau, certains auteurs ont conclu en attribuant simplement les alluvions qui encombrent l'embouchure de fleuves charriant beaucoup de sable, comme le fait la Loire, à ce que, dans salenli3 progression, le sable ainsi usé finissait par devenir assez ténu pour être rais en suspension dans les eaux Jusqu'à temps qu'un ralentissement du courant l'oblige à se déposer. Ce phénomène explique bien, en effet, la formation des bancs, mais en partie seulement, et nous n'aurons pas de peine à démontrer que cette part est, de beaucoup, la plus petite. PROCES-VERBAL'X 155 Pour faire exactement connaître, dans la réalité de son processus, la genèse des alluvions arénacées, il convient de considérer d'abord l'origine du sable en général, et de suivre ensuite ces roches divisées dans leurs migrations. En ce qui concerne la provenance du sable, tout le monde est d'accord pour l'attribuer à la décomposition des granités par la kaolini- -sation du feldspath qui libère les cristaux de quartz et les paillettes de mica dont se forme l'arène. C'est donc, géologiquement parlant, des déiritus d'anciens massifs aplanis par l'érosion subaérienne que sont constituées les pénéplaines sablonneuses tout comme les arènes des plateaux granitiques. On conçoit donc que, dans une région parvenue à un âge aussi avancé (cas de la Limagne et du Plateau Central), ces formations détritiques puissent être représentées par de puissantes assises de sable couvrant de vastes territoires sillonnés par les vallées que s'y sont creusées les cours d'eau. Etitraînées d'abord par les pluies, par le ruissellement, puis par les eaux rassemblées dans le lit des rivières, ces alluvions anciennes s'ache- minent vers la mer par lambeaux se succédant d'année en année, en un voyage dont les siècles mesurent les étapes mais que tous les éléments de ces amas détritiques accompliront tôt ou tard. Suivons-les le long du cours d'un des fleuves dont le lit et les rives sont eux-mêmes constitués par du sable ou par des terrains sablon- neux, cet exemple étant choisi pour les besoins d'une démonstration complète. A l'étiage, le charriage n'est guère sensible que dans les parties très déclives du haut fleuve dont elles représentent le tronçon torrentiel. Dans le lit mineur qui suffit alors à l'écoulement du débit liquide, l'érosion est peu active et les eaux sont claires. La fonte des neiges vient-elle à s'accélérer, l'eau monte, déborde le lit mineur et commence à en affouiller les berges. Pour peu qu'il survienne en même temps des pluies abondantes, l'eau affluente arrive chargée des apports solides du ruissellement. La crue s'accentuant davantage, les plages et les bancs du lit majeur sont à leur tour attaqués, minés, désagrégés. Le volume augmentant encore finit par déborder aussi du lit majeui", et la nappe qui s'étale sur ses rives détrempe le terrain et en arrache, dans sa course vers l'aval, les éléments superficiels, pendant que le courant atteint, en raison de la e-rande masse des eaux et de la diminution relativement considérable 156 PROCÈS-VERBAUX de la résistance du lit, une violence extrême dans les régions les plus profondes, c'est-à-dire dans soq ancien lit et surtout dans le lit mineur dont les grèves et les seuils sont alors plus ou moins profondément brassés et remaniés. L'érosioh. atteint ainsi son maximum d'effet, et comme, dans les nouveaux chemins que l'eau se fraye, elle rencontre des formations plus ou moins anciennes, des sédiments plus ou moins fortement agglo- mérés, résistant par suite les uns plus, les autres moins à la corrosion, les inégalités, les saillies qui en résultent, font dévier le courant et le rejettent avec force en dehors de la voie primitive. Soit par cette cause, soit parce qu'en débordant, les eanxïtantôt trouvent à désagréger en profondeur un sol de moindre résistance, et tantôt -labourent plus énergiquement certaines des parties submergées, il arrive assez souvent que, au moment oi^i la crue cesse, la rivière se trouve avoir changé de lit. De ces actions combinées, il résulte que les dépôts qui existaient avant la crue dans les lits tant majeur que mineur, ont été plus ou moins profondément remués, bouleversés, et que de nouveaux apports, prélevés sur les rives et les versants, ont été entraînés, partie dans le lit majeur qu'ils colmatent, partie dans le lit mineur où le coui'ant tour à tour les porte, les roule ou les laisse déposer. Le cas échéant, aux sables ainsi charriés s'ajoute l'arène dévalant des plateaux élevés, à la faveur des pluies ou de la fonte des neiges. Le courant exerce sur tous ces matériaux brassés sur place ou amenés du dehors, une poussée qui les entraîne avec des vitesses très inégales, proportionnellement à leurs masses respectives, mais en raison inverse. Les cailloux n'auront pu être soulevés et tenus en suspension que durant la phase d'extrême violence de la crue et sur le passage des courants les plus énergiques. Hors de là, ils tombent au fond jjour n'y être que plus ou moins péniblement traînés ou n'être même déplacés- que par une nouvelle crue. Le menu gravier aura pu subir les mêmes influences plus longtemps et dans une plus graode section du flot : il est donc transporté plus loin et en plus grande quantité. Le gros sable aura pu être entraîné encore plus facilement et en plus notable proportion. Quant au sable fin, tout ce qui en aura été soumis à la poussée des eaux, tout ce qu'elles en auront tenu en suspension, aura pu parcourir PROCÈS-VERBAUX , 157 une distance d'autant plus considérable que la finesse de ses grains se sera trouvée plus grande. Si nous nous sommes permis de décrire avec une telle minutie un processus aussi simple, aussi éléaien taire, c'est que, à y bien regarder, on voit que tout le mécanisuie du transport des sables n'est que la répétitioQ indéfiniment renouvelée de ces mêmes pbénomènes. A chaque crue, en effet, de nouveaux bancs ou de nouvelles parties de bancs préexistants sont remaniés; chaque inondation, chaque période de ruissellement, mettent en suspension une nouvelle quantité de sable fin et font avancer d'une étape plus ou moins longue, de seuil en seuil et de mouille en mouille, le sable grossier, voire les cailloux de toute grosseur qui roulent sur le fond. Ainsi s'en vont peu à peu les mon- ceaux d'éboulis,' les amas d'arène dont s'est diminuée la montagne à une époque tantôt récente, tantôt plus ou moins reculée. Or, des diverses causes que nous venons d'énumérer, ce sont de beaucoup les crues qui l'emportent et cela en raison directe de la hauteur et de la durée de leur montée, car on comprendra que les ravinements de la plaine par l'inondatiou, la corrosion des berges dont de volumineuses portions s'éboulent, sapées qu'elles sont par les hautes eaux, enfin les divagations du lit mineur qui en résultent, sont des actions de grande puissance, capables de déplacer d'énormes volumes d'alluvions et de libérer des quantités correspondantes de menu sable. D'autre part, conrime c'est précisément à la faveur des crues que s'opère le charriage, il s'ensuit que c^est de la dégradation du lit majeur et des rives causée par les crues que provient la plus forte partie du sable qui produit Vengorjement du lit et, en particulier^ de V embouchure du fleuve. Bien plus, comme cet engorgement gène l'écoulement de l'eau, il en résulte que la cause du mal ne fait que s'aggraver et que ses effets se superposent, chaque crue nouvelle contribuant, par ses apports solides, à faire déborder celles qui suivront. iS'ous pouvons maintenant résumer analytiquement la marche du phénomène de l'ensablement et prendre en note les notions sui- vantes : i° En basses eaux et par temps sec, le charriage, limité aux parties déclives du tronçon torrentiel du lit mineur, ne fait que déposer au fond d'une mouille le peu de sable ou de gravier (suivant que la pente est faible ou rapide) arraché a la crête du seuil qui forme le bourrelet 158 PROCÈS-VERBAUX amont de la mouille. Celle phase de la marche ne déplace donc que de faibles volumes et avec une extrême lenteur. Il s'y forme peu de menu sable, el, loules proportions gardées, il s'en libère encore moins par remaniement des dépôts de sable de toute grosseur el de limon en mélange. 2° Selon qu'il est plus on moins intense, le ruissellement apporte à la rivière de l'eau plus ou moins Irouble, c'est-à-dire plus ou moins chargée de sable et de gravier qui restent plus ou moins longtemps el plus ou moins loin en suspension dans le courant, suivant qu'il est kii-raème plus ou moins rapide. 3° En ^période de hautes eaux, plus fort eslle courant, plus grande aussi la masse d'eau et plus les effets de l'érosion et du charriage sonl intenses. 4° Si la crue est assez importante pour produire un débordement, on voit alors portés à leur maximum la dislocation des amas de roches détritiques el le transport des matériaux qui en proviennent Comme pour la formation des alluvions limoneuses, les causes qui agissent étant les mêmes el leur mode d'action, leurs effets étant en tous points similaires, la même conclusion pratique s'impose, d'où il suit qu'en thèse générale, la méthode vraiment rationnelle pour porter sûrement et définitivement remède à l'engorgement des fleuves, doit consister dans V application hardie des moijens d'éteindre les déborde- ments, ce qui implique, avec la constitution et l'entretien de forêts de protection, ï arrêt du charriage par les fosses de décantation à vidange hydro-mécanique ou hydro-électrique et le dégagement du lit mineur par coupure des seuils, débourbage et dragage énergirpie des alluvions qui l'encombrent. Des plantations d'arbres viendront alors avantageusement consolider les berges et maintenir la fraîcheurd'un lit suffisant eldéfinitivement fixé. Note d'Hydromorphogénie : Le Limon des Fleuves. Par M. Louis de Ségovia. On admet' généralement que, dans le charriage par les eaux cou- rantes, de l'usure des matériaux que triturent le courant et leè tourbil- lons, provient, comme dep;vé extrême de la division de ces minéraux, la vase dont le dépôt constitue les couches de limon. PROCÈS-VERBAUX 159 Sans doute, l'usure des quarLiers de roc, des blocs de toute grosseur que vomit la montagne, par leur auituel frottement, par leur choc incessant qui en arrondit les angles, et polit toutes les faces, transfor- mant p3u à peu ces pierrailles en galets et en cailloux roulés, outre le sable provenant de la désagrégation des roches plus ou moins friables, fournit à la longue des particules plus ténues en quantités parfois assez importantes pour composer une partie des boues que le courant charrie. Mais autre est l'origine de la fraction d'ordinaire la plus forte, et de beaucoup, des troubles que certaines rivières transportent par milliers sinon par millions de mètres cubes. En effet, si un cours d'eau ne débordait jamais, ce n'est qu'en rongeant le fond et les parois latérales de son lit, c'est-à-dire l'accore ou le talus des berges, que ses eaux trouveraient de quoi façonner les éléments assez fins pour rester en suspension jusqu'aux points où l'extinction de la pente et l'amortisse- ment consécutif de la vitesse en amènent le dépôt. Un fait bien connu aurait cependant dû suffire à indiquer la prove- nance de la majeure partie des boues charriées, c'est que l'eau de rivière se trouble pendant les crues et que, précisément, plus forte est l'in'ondation, plus trouble est l'eau. Voici ce qui se passe en réalité (indépendamment de l'effet parallèle du ruissellement) : L'onde de crue, partie des hauts bassins de capture, s'étale sur les rives des tronçons supérieurs avant d'inonder les plaines qu'elle atteindra successivement en se propageant vers l'aval. Le sol superficiel de ces premières portions inondées est d'abord détrempé, puis délayé par la nappe en mouvement qui le recouvre et dont le courant le corrode sous l'impulsion d'une vitesse d'autant plus grande que les points attaqués sont plus près de la-région des sources où la pente est plus raide. Aux premières boues emportées s'ajoute, au fur et à mesure que les territoires d'aval sont submergés, la terre qui s'y trouve à son tour désagrégée. L'entraînement des matières terreuses se poursuit ainsi en s'accroissant de proche en proche de tout ce que le courant arrache chemin faisant mais, toutefois, -avec une intensité qui diminue à mesure que la pente va s'adoiicissant et que le lit s'élargit. On comprendra aisément qu'en conséquence, chaque débordement emporte à l'embou- chure, pour l'y déposer par décantation, la vase que le courant, dès lors amorti, cesse de pouvoir tenir en suspension. D'autre part, qiumd, la crue passée, le fleuve rentre dans son lit, son 100 PROCÈS-VERBAUX courant, perdant de plus en plus de force à mesure que les eaux v baissent, celles-ci, d'abord très troubles, se clarifient en se décantant dans tous les biefs à'faible pente où il faudrait qu'une nouvelle crue survint pour qu'il se puisse produire une agitation assez puissante pour débourber le fond, remettre les particules terreuses en suspension et les entraîner plus loin vers l'aval, vers le niveau de base, Tembouchure et, Gnalement, les fonds marins capables de tout absorber. Ainsi s'explique l'énorme alluvionnement de nature limoneuse dont se montrent prodigues certains fleuves, au point de former ces vastes deltas qui empiètent sur la mer de quantités appréciables d'année en année. Le seul charriage des roches cohésives et compactes, des durs cailloux dévalant des hautes cimes ou arrachés aux flancs des monta- gnes, justifierait bien difficilement un tel débit solide ainsi constitué. On a aussi cru pouvoir attribuer l'action fertilisante des inondations dans certaines contrées — par exemple dans la plaine du Nil — au limon qu'y laisse le retrait des eaux. Sans nier la valeur de l'engrais assez complexe (à base minérale mais chargé de débris organiques) que peut apporter cet épandage naturel, ne faut-il pas plutôt voir la principale cause de cette fertilité citée par les voyageurs ou les historiens, dans l'imbibition du soi, dans i'évapo- ration bienfaisante qui en résulte sous nu ciel torride, dans la réserve d'humidité laissée au terrain par le débordement, après son retrait, là même où l'ardeur d'étés excessivement chauds répand une vie exubé- rante quand l'eau abonde mais, par contre, brûle rapidement et fait tout périr en l'absence d'un élément d'autant plus nécessaire que la chaleur est plus intense et de plus longue durée? Quoi qu'il en soit, il faut bien reconnaître que, si l'inondation féconde certains sols de la vallée, ce ne peut être qu'au détriment de ceux situés en amont qu'elle dépouille de la couche arable, sans compter l'inhabitabilité de rives que l'eau envahit périodiquement, ruinant les établissements de l'homme et infectant l'atmosphère de miasmes palu- déens. Au reste, nous connaissons bien une vallée, celle de la Dronne, oïl des barrages trop rapprochés sont cause du retour fréquent des inondations et où, par suite, la prairie qui, vaste et fertile, serait, en d'autres conditions, capable de nourrir un magnifique troupeau, est bien loin de rendre ce que l'on en pourrait attendre si elle n'était infestée de joncs et si la pousse de la bonne herbe n'y était retardée par l'eau et la boue qui la recouvrent à chaque printemps. Indépendamment de ce qu'il serait bon de retenir des considérations PROCÉS-VERBAUX 161 ci-dessus, comme les bancs de limon gênent beaucoup la navigation fluviale aussi bien que l'usage des ports de mer importants par leur situation à l'embouchure de fleuves qui leur servent de voies d'échange avec l'arrière-pays, il ne suffit pas que nous indiquions la genèse de ces alluvions. Notre devoir strict est de ne pas faire d'une telle science un trésor d'avare mais, au contraire, de déduire de la connaissance des lois auxquelles obéit la formation de ces atterrissements, les moyens rationnels de les éliminer. Ces moyens sont au nombre de deux, et comme ils se complètent en se prêtant un mutuel appui, on devra, en toute logique, les employer simultanément. Le premier a pour but d'aviener l'extinction du charriage en détrui- , sont sa cause, le débordemeni. Le second moyen consiste à déblayer et faire évacuer les dépôts déjà formés. Dans l'emploi de ces moyens, le travail mécanique applicable à l'un est exactement le même pour l'autre, puisqu'il consiste à creuser le lit, soit qu'on veuille arrêter en amont, dans des fosses transversales ad hoc, les matériaux charriés, soit qu'on se propose de débarrasser de tout obstacle au libre écoulement le canal naturel qui, dans l'ordre admirable établi par le Créateur, doit assurer le drainage de la contrée qu'il traverse. Nous ne croyons pas devoir exposer ici les détails d'une technique qui risquerait d'être jugée déplacée dans une note d'un caractère pure- ment scientifique, ces procédés ayant d'ailleurs déjà fait l'objet de notices relatives au système « Seco Viam » (i). Ce qui, nous semble-t-il, intéresse le grand public aussi bien que le monde savant, c'est de savoir quelles seront les modifications produites dans le régime fluvial par l'application des susdits, moyens. En augmentant suffisamment la profondeur du sillon que forme le thalweg d'une rivière, on arrive à y concentrer les basses eaux, ce qui, outre les avantages de bon mouillage pour la navigation, active en permanence l'érosion du fond et amène ainsi le courant même à parachever un travc^il que l'homme n'a, en somme, qu'à ébaucher. D'autre part, l'arrêt du charriage par les fosses transversales constituant l'un des procédés les plus caractéristiques du système ic Seco-Viamy), élimine la cause d'engorgement des passes par de nouveaux apports. (1) Editées par « La Meilleure Ilivière », Palais de la Bourse, Bordeaux. 162 PROCÈS-VERBAUX La voie étant, de la sorte, rendue de plus en plus libre et spacieuse, il est clair que les crues déborderont de moins en moins, si bien qu'il arrivera un moment (dont le travail de l'homme peut fort bien avancer l'échéance) ofi il ne pourra plus se produire d'inondation des rives, quel que soit le volume de la crue. Dès lors, le courant n'aura pas de peine à évacuer le peu de boue qui pourrait encore provenir de Témiet- tement ou de l'usure des matériaux que ne peuvent cesser d'etitraîner les torrent&de montagne, surtout là où manque la forêt, mais dont la course se trouve désormais réduite au trajet le plus court qu'il soit utile et raisonnable d'obtenir. Réunion du 22 novembre 1922 Présidence de M. A. Bardié, doyen des membres "i^résenls. Le procès- verbal de la précédente réunion est lu et adopté. COMMUNICATIONS Le Docteur Ma,non présente à la Société un couple de Lasiocampa potatoria L. (Lép. Bombycides), provenant de chenilles capturées à Carignan et qui paraissent être par rapport aux types ce qu'estle Bombyx quercus variété Burdigalensis par rapport aux quercus types. Ces deux spécimens de potatoria sont d'une teinte notablement plus foncée que ceux capturés dans le reste de la France. Le « phare d'auto » des ailes supérieures a disparu chez le mâle et quant k la femelle, elle est couleur terre de sienne, au lieu d'être jaune. Trois spécimens semblables cap- turés dans la Gironde aux environs de Bordeaux, existent également dans la collection de M. l'abbé Sorin, à côté d'autres spécimens types. En conséquence, le Docteur Manon se croit autorisé à dire qu'il existe une variété Burdigalensis de L. Potatoria, comme il existe une variété Burdigalensis de Bombijx quercus. A ce sujet, il nous montre une belle boîte où figure, à côté des potatoria, toute une série de Bombyx quercus avec chenilles, cocons, chrysalides et parasites de cette dernière espèce. Il attire l'attention de la Société sur les différences qui existent entre le B. quercus type, la variété Burdigalensis, la variété Guillemotii, la PROCÉS-VERBAUX 163 variété Roboris et la variété Pijraneicn, dont deux remarquables spéci- mens se trouvent dans la collection de notre collègue, M. Schirber. Le Docteur Manon nous présente ensuite une deuxième boite où se trouvent, en nombre, des spécimens Satyrus d'Arethusa (Lép. Rhopa- locères). 11 montre combien la variété Erythia spéciale au Midi de la France, et tout spécialement aux "environs immédiats de Bordeaux (Gazinet, Léognan, Pont-de-la-Maye, Pessac) se différencie du type, non comme le disent la plupart des auteurs, par un brun plus foncé, des taches plus petites, des séries de points blancs, tous caractères qui se retrouvent dans le type, mais d'une façon générale par les nervures plus marquées du dessous des ailes inférieures et surtout par ce fait, qui n'est décrit nulle part, que les taches jaunes fauves des ailes supérieures et inférieures, au lieu de se terminer à la partie interne par un pénombre, se terminent nettement comme si elles avaient été arrêtées par un trait de plume. C'est là un caractère bien défini, le védtable caractère diffé- rentiel qui fait distinguer à première vue la variété Erythia, non seule- ment du type, mais aussi de la variété dentata avec lequel erythia a été souvent confondue. En, terminant le Docteur Manon nous montre vivante, dans un flacon, une curieuse Mante (OrthoptèrejatTectant la forme d'un Bacille, capturée quelques jours avant à Créon sur un pied de genévrier. Cette raante bacille ressemble d'une façon frappante à celle que M. Manon a cap- turée aulrefois dans le Sahara Algérien sur une touffe d'alfa. M. Bardié présente d'une part, Aleyrodes Chelidotiii Latr. (Hémip- tère parasite des plantes potagères), et d'autre part, des échantillons de Merulius lacrymans et du Phallium cryplariiini, champignons destruc- teurs des bois de construction. M. Daydie annonce que M. Plomb a rencontré trois spécimens de Coprins présentant une curieuse monstruosité : le sommet du cha- peau est percé d'une ouverture qui se continue en canal dans le pied. M. Lambertie présente un Hydnum erinaceum cueilli sur un chêne au Parc Bordelais. MM. Bardié et IV^anon promettent d'étudier la question des vrillettes qui détruisent peu à peu les meubles et d'indiquei^ des remèdes capablas d'arrêter leurs déprédations. M. Brascassat a envoyé quatre notes : 1" Note sur l'élevage des Cynips du chêne. 2" Un épervier chassant les Martinets à Bordeaux. 3" Communication sur le Satyrus arethusa var. erythia Hb. 164 PROCÈS-VERBAUX 4" Chasse des Lépidoptères au crépuscule du matin. ; MM. Daydie et Manon donaent d'intéressants détails sur la chasse aux coléoptères à l'aide d'un réflecteur. M. Lambertie présente, au nom de M. Daydie, un Sphinx du Laurier rose qui a été capturé à Saint-Augustin, par un voisin de notre collègue. La séance est levée à 22 h. 1/2. ., Chasse des lépidoptères au crépuscule du matin. Par Marcel Brascassat. J'étais en villégiature à Parempuyre dans la deuxième quinzaine de juin. Partant un jour, à l'aube, pour faire une excursion, je fus très étonné de voir voler des papillons (noctuelles, phalènes et pyrales) le long des ruisseaux, des taillis, des haies, etc., il était trois heures environ, c'était le crépuscule du matin. Poursuivant mes observations, je sortais, les jours suivants à la même heure, et comme la première fois, je vis voler de nombreux lépi- doptères et j'en fis une abondante récolte. J'essayais" mon réflecteur à acétylène, et les papillons vinrent à la lumière aussi bien que le soir. Il faut donc en conclure que les lépidoptères nocturnes volent tout autant au crépuscule du matin qu'à celui du soir. Cette observation pourrait avoir son utilité, pour mes collègues, le cas échéant. Un Epervier chassant les Martinets à Bordeaux. (ORNrrHOLOGlE) '^ Par Marcel Brascassat. Un soir de juillet dernier, j'attendais le tram au coin de la rue Judaïque et du boulevard, à l'heure du crépuscule. Un groupe d'une vingtaine de Martinets volaient au-dessus du boule- vard, faisant leurs multiples tours habituels, quand survint un-épervier, qui se mit à la poursuite de ces petits oiseaux. PROCÈS-VERBAUX • 165 11 en poursuivit un, puis un autre et en essaya a,insi cinq ou six, et avec le même acharnement sans jamais pouvoir en atteindre un seul. Le vol si rapide de ces petits oiseaux, ne lui permit pas d'en capturer. La nuit arrivant, les Martinets se retirèrent, et de son côté, le rapace diurne bredouille alla se réfugier dans un groupe d'arbres, près du Moulin rouge. Pour s'être risqué aussi près de la ville, cet épervier devait être sérieusement poussé par la faim. C'est un cas plutôt rare. Note sur l'élevage des Gynips du chêne. (Hyménoptères) Par Marcel Brascassat. L'élevage des galles des cynips du chêne présente de nombreuses difficultés ; c'est cependant le seul moyen à employer si on veut se pro- curer ces petits hyménoptères et avoir des déterminations rigoureuse- ment exactes. J'ai essayé divers procédés. On ensache la partie des branches des arbres, ayant plusieurs galles de la même espèce ; les sacs à raisin sont avantageusement utilisés. Mais, il y a une grosse difficulté, c'est de pouvoir opérer sur des arbres à l'abri du passage. C'est donc dans des propriétés clôturées qu'il faut se placer. .J'ai obtenu, ainsi, quelques résultats. Mais mon champ d'étude étant limité, en raison du petit nombre de chênes qui se trou- vaient dans les dites propriétés, je fus obligé d'abandonner ce système. J'adoptais alors le principe de la cueillette des galles, pour en faire rélevage en, chambre. Pour cela, il faut les récolter à diverses époques et savoir distinguer, quand la galle est en état de maturité et surtout la choisir sur des arbres bien sains. J'ai placé les branches, dans des boîtes d'élevage, grillagées et bien aérées, et sans jamais les avoir mises dans l'eau. C'est ainsi que j'ai obtenu quelques éclosions dont voici le détail : Cynips argentea Hr. = tozœ Bosc, 14 exemplaires. Cynips Kollari Hartig. = petioli, 12 exemplaires, plus l'éclosion de 4 Ichneumons : Tomicus réglas parasites de cette galle. Dryophanta folii L. = divisse Hart., 32 exemplaires qui sont éclos le 14 décembre au lieu d'éclore dans les premiers jours du printemps suivant. 1G6 ' PROCÈS-VERBAlîX Le « Satyrus Ariethusa » var. Erythia Hb. (Lépidoptères) Par Marcel Brascassat. Ce joli satyre qui n'esl pas commun se prend en général dans diverses lûcaliLés des environs : La Brède, Saucats, Léognan. Pour préciser des dates, je l'ai capturé en juillet 1893 à Saint-Mariens, en compagnie de notre regretté collègue M. Breignel, ainsi qu'à Gazinet au mois d'août. Quelques années plus tard, M. Cli. Daydie en trouva plusieurs exem- plaires à Pessac. Ce papillon paraît se rapprocher, puisque j'ai à signaler sa présence à l'hippodrome du Bouscat, ou j'en ai captnré quatre exemplaires le 12 août dernier. La chenille vit sur les Festuca en général; on la trouve sur les som- mités dessécliées de cette graminée. Réunion du 6 décembre 1922 Présidence de M. Duvergier. Vice-Président. Le procès-verbal de la réunion précédente est lu«t adopté. CORRESPONDANCE M. JouBiN remercie de sa nomination au titre de Membre d'Honneur, ADMINISTRATION M. le Président donne la composition du Bureau de l'année 1923 et la date des réunions : M . Du vergier, Présidait. J . Chaîne, Secrélaire du Conseil, Peyrot, Vice Président. D'' L. Castex, Trésorier. }s\d\v&^\n-Y-àhY&., Secrétaire général. M. Lambertie, Archiviste, PROCÈS-VERBAUX 167 COMMUNICATIONS M. Chaîne préseaLe uti lapin anormal, l'animal est dépourva de queue et d'oreilles ; le conduit auditif externe ne montre pas d'ouverture. M. Llaguet donne lecture de sa notice nécrologique sur M. te Pro- fesseur Jolyet. M. Llaguet dépose : h' Au nom de M. Laporte, une note sur les champignons recneillis à Arcachon. Ces champignons, récoltés dans la Montagnette de Bernet, dune ancienne dont la flore est très spéciale, sont ditïérents de ceux récoltés dans les dunes récentes. 2° Au nom de M. Tempère, une addition à la faune hémiptérologique du Sud-Ouest. M. Chaîne présente quelques observations sur des apophyses styloïdes anormales de l'homme. M. Feytaud nous donne quelques détails intéressants sur le voyage qu'il a fait en Espagne pour étudier les chenilles qui dévastent les forêts de chêne. Le principal de ces dévastateurs est Lrparis dispar dans le Nord et Torlrix viridana dans le Sud. M. Peyrot dépose la suite de la Conchologie néogénique de l'Aquitaine. La séance est levée à 6 h. 30. Notice nécrologique sur le Docteur Jolyet. Par le D> B. Llaguet. Le Prafesseur Jolyet est décédé ù Arcachon le 4 novembre 1922, à l'âge de quatre-vingt-deux ans, après une carrière de savant aussi labo- rieuse que féconde. Attaché au Muséum d'Histoire Naturelle et à la Faculté des Sciences de Paris, il fut élève de Vulpian et de Claude Bernard, disciple et prépa- rateur de Paul Bert. Appelé comme professeur de Médecine expérimen- tale à la création de la Faculté de Médecine de Bordeaux, il passa à la chaire de Physiologie qu'il occupa jusqu'en 1911, date de sa retraite. Comme professeur, ses collègues et ses élèves pourront évoquer le souvenir du maître vénéré et aimé de tous, de l'expérimentateur émérite qui a laissé un Traité en collaboration avec le Professeur Yiault des 1G8 PROCliS-VKRBAUX travaax remarquables de physiologie humaine et animale sur la circu- lation, la respiration et le système nerveux. Membre correspondant de l'Académie de Médecine et Associé de la Société de Biologie, il était entré en notre Compagnie le 7 juin 1899 ; retiré à Arcachon, il fut nommé membre honoraire le 4 juin 1919. Si nos Actes n'ont pas reproduit l'action féconde de ce grand savant, aussi consciencieux que modeste, nos archives renferment quelques- unes des notes qu'il a données au Journal d'Histoire Naturelle, organe enregistreur de notre vie scientifique; noirs y trouvons des mémoires sur : le vaccin du charbon, l'empoisonnement par les champignons, la torpille et sa décharge électrique. C'est surtout dans les Bulletins de la Société d'Arcachon qu'ont été donnés les résultats de ses recherches dans les laboratoires marins; depuis 1882 en effet, pendant plus de qua- rante années, il a dirigé toute l'action scientifique de cette Station. Jusqu'au dernier jour il n'a cessé de prodiguer à ceux qui avaient le bonheur de l'approcher, de le comprendre, les conseils précieux de son expérience, sa lumineuse intelligence et son inépuisable zèle scienti- fique ; il sut toujours se faire aimer par les meilleures qualités du cœur C'est une grande figure qui disparaît; le souvenir ne peut qu'en rester pieusement gardé dans les Annales de notre Société. Note sur la flore mycologique d'Arcachon. Par M. Laporte. Parallèlement à l'action entreprise à Bordeaux par la Société Linnéenne, dans le but de vulgariser la connaissance des champignons, les membres arcachonnais de cette Société, à l'instigation et sous la direction de leur éminent collègue, le D'' Llaguet, ont mis en œuvre un ensemble de moyens propres à développer cet enseignement dans le public : Confé- rences, expositions, et surtout excursions. Quelques unes de ces excur- sions ont eu un grand succès, tant par le nombre des personnes qui y ont participé que par la diversité des espèces qui ont pu être étudiées. Nous avons eu la bonne fortune de pouvoir les effectuer dans le Parc Perreire, immense portion de l'ancienne forêt, ayant intégralement con- servé son caractère sauvage originel, que son propriétaire M. Goudchaux a très aimablement mis à notre disposition, ce dont nous tenons à lui PKOCÈS-VKRBAUX 169 exprimer nos bien vifs remerciements. C'est le résultat de ces excur- sions que nous nous permettons de venir exposer à la Société Linnéenne pensant qu'ils peuvent présenter pour elle quelque intérêt. Cette énumération ne vise point à la prétentiondeconstituer une mono- graphie complète de la flore mycologique locale — nous réservons àplus tard la mise à jour de ce travail de plus longue haleine — . Beaucoup d'es- pèces ont certainement échappé à notre investigation ; d'autre part, il en est un certain nombre qui. n'ont pu encore avoir une identification définitive et que nous passons sous silence. Mais si incomplète que soit cette nomenclature, elle pourra donner une idée d'ensemble des champignons de notre forêt et surtout contribuer à l'étude comparée -^ dans le domaine mycologique — de la flore des deux terrains diff'érents qui constituent les dunes avoisinant Arcachon. On sait, en effet, que ces dunes ont deux origines bien distinctes : les unes dont la formation remonte aux premiers âges de l'époque quater- naire, peu après l'émersion du plateau des Landes (1), ont vu, au cours des temps, leur sol s'enrichir du fait des forêts qui les recouvraient, d'un humus abondant, qui nourrit actuellement une flore luxuriante, caracté- ristique de cette curieuse région forestière connue par les indigènes sous le nom de « Montagne » de la Teste de Buch. Puis, par suite de déboisements, dus sans doute à des incendies, une immense brèche s'est faite dans cette forêt, par où s'est produit un formidable et progressif envahissement de sables, arrêté seulement au siècle dernier. Ce sont ces amoncellements à orientation et à forme tout à fait spéciales qui constituent les dunes modernes. Cette difTérence géologique, due à une genèse distincte, se traduit par une différenciation botanique, bien mise en relief par le Baron Durègne, le D'' Lalesque, M. Tempère, etc. Il était naturel de penser que la flore mycologique n'échappe pas à cette règle biologique. Nous nous sommes hvrés au cours de nos explorations à des obser- vations orientées dans ce sens, et cela nous a été d'autant plus facile que le Parc Perreire constitue, dans le voisinage immédiat des dunes- de néoformation, une portion intacte dusol ancien de la vieille « Montagne», la « Montagnette » de Bernet, comme elle était appelée dans le pays. Nous suivrons dans notre énumération, l'ordre scientifique habituelle- ment adopté : (1) Baron Durègne : Les dunes primitives des environs d'Arcachon [Bulletin des travaux de la Soc. scientifique d'Arcachon). P.-V. 1922. 12 a 170 PROCÈS-VERBAUX Le genre Ammanite est représenté dans nos récoltes, par un grand nombre d'espèces dont certaines très abondantes. A. Muscaria : Cette ammanite apparaît une des premières; on la voit dès le mois de septembre, sous forme de nombreuses boules rouges mouchetées de blanc qui émergent des sables ou des mousses de la forêt, plus abondamment .semble-t-il, dans les dunes récentes. Ayant remarqué quelques échantillons assez fortement décolorés, nous nous sommes demandé si ce ne pouvait être là le fait de Tintluence de l'air marin. Il a paru, à la suite d'observations plus minutieuses, qu'il n'en est rien, beaucoup d'échantillons remarqués ensuite possédant la teinte vermeille caractéristique. A. Pantherina : Bien moins abondante que la précédente, moins abondante aussi que dans d'autres parties du massif forestier des Landes, cette ammanite a été trouvée à chaque excursion, représentée par quelques individus isolés, rencontrés dans le sable dénudé. A. phalloïdes : Trouvée, mais en petite quantité et exclusivement, dans la portion de vieille forêt, là où le mélange d'autres essences assure un ombrage plus frais. A. Citrina : Cette ammanite est de toutes la plus répandue dans notre région. La population semble bien avertie de sa nocivité, et il n'est pas indiqué dans nos annales locales de confusion avec d'autres espèces, comme il en est tant signalé en d'autres points, dans les Landes, en particu- lier où se consomme une espèce voisine, au point de vue morphologique : A. Vernalis ou Grehot : très commune à Arcachon au printemps, et même en automne, ainsi que l'espèce très rapprochée sinon identique : A. junquillea, qui pousse abondamment dans les mousses recouvrant le sable de nos dunes A. vaginata (variété grise) : a été trouvée assez abondamment dans le sable. Elle n'est pas connue dans le pays comme comestible. Lépiotes. Lepiola procera : Cette espèce assez fréquente a été observée en différents points, tant sous l'ombrage des forêts que dans des endroits découverts; nous avons récolté des échantillons vraiment remarquables par leurs dimensions et leur élévation. procès-verbaux 171 Armillaires. Armillaria mellea : Très commune dans nos forêts où leur mycélium exerce, comme l'on sait, de funestes ravages sur les pins. Malgré sa comestibilité, cette armillaire n'est pas mangée dans le pays. Trtcholomes , Ce genre est réprésenté par un assez grand nombre d'espèces dont certaines très abondantes. En tout premier lien se place 7'. équestre connu'sous le nom de Bidaou qui trouve dans nos sables son habitat de prédilection et qui de mi-octobre à fin novembre est l'objet de cueillettes assidues par la population locale ou étrangère qui le consomme abondamment. U n'est pas rare de trouver des sujets dont le chapeau mesure plus de 15 centi- mètres de diamètre et le pied de 3 à 4 centimètres, dimensions bien supérieures au type normal. Notre récolte nous a donné également le Tr. sul fureum, Y agSiric soufré, ou citron, avec lequel le « Bidaou » peut se confondre assez facilement. Ce Tricholome qui est assez répandu, a donné lieu, défait, à de funestes confusions dont l'une des plus graves est signalée parle D'" Lalesque (1). « Deux douaniers de la Pointe du Sud avaient mangé ce champignon; l'un fut emporté en quelques heures, l'autre, après les symptômes les plus alarmants que vint compliquer un abcès énorme de la marge de l'anus, finit par guérir..» Ces confusions sont rares néanmoins, le public sachant, d'instinct, établit' les différences morphologiques de ces deux espèces. Mais une différenciation importante s'établit aussi du lait de leur habitat. Nous trouvons, en effet, ici, un cas tout à fait typique de l'influence de la nature des deux sols, à laquelle nous avons précédemment fait allusion. Nous n'avons jamais trouvé ces deux Tricholomes mélangés, bien que tous les deux soient signalés dans tous les auteurs, comme des espèces des forêts de conifères. Le 7'r. équestre se développe exclusivement dans le sable oi^i il trouve les conditions optima de régularité et de constance thermique et hygrométrique. L'humus et l'ombrage influent moins sur lui que la nature sablonneuse du sol et l'exposition. On le trouve sou- vent sur les pentes dénudées, s'annonçant sur la blancheur du sable par un petit soulèvement caractéristique où perce à peine le vert-sombre du chapeau, presque entièrement recouvert. (1) in (( Arcaclion, ville de sanlé, Monographie scieiilifique et médicale ». P.-V> 1922. 12 b 172 PROCÈS-VERBAUX Le' Tr. sulfureum qui exige beaucoup d'humidité ne se trouvera jamais dans le sable seul, trop poreux, ou dans les endroits découverts. Il exigera, pour se développer, le voisinage de Tépaisse frondaisou des essences qui se mélangent aux conifères de la vieille forêt : cliênes, arbousiers, etc., où le sol, plus chargé d'humus, lui assurera, par sa moindre perméabilité, une humidité constante. Dans le même sol, on rencontre aussi : T. nudum et T. squarrosuvi, moins abondants, quoique répandus un peu partout, T. terreuia aux variétés assez nombreuses. D'autres Tri- cholomes ont été rencontrés ; mais il n'a pas été possible de les identifier, par insuffisance de temps à consacrer à leur étude. GOLLYBIRS. Indépendamment de : C. conigena. C. velutipes. il a été trouvé, en quantité relativement peu abondante, dans la vieille forêt où cohabite le chêne : C. dryophila et C. fiisipes. Laccâria. Laccaria lacata a été trouvé très abondamment dans toute la forêt. Clitocybes. Deux clitocybes ont été remarqués dans la vieille forêt : C. géotropus, assez rare. C. inversa : Ce dernier a été trouvé en abondance lors de notre deuxième excursion, dans la vieille forêt. Hygrophores. Il a été trouvé, en dehors de nos excursions, dans les dunes récentes, un Hygrophore que no»s croyons utile de signaler et que nous pensons être le II. agathosmus. Ganthârellus. Trois chanterelles poussent abondamment dans nos sables : C. cibarius, très commun dans les pins, mélangé souvent avec le : C. auranliacus, que le public confond quelquefois ; mais il n'a jamais été signalé d'accidents. PROCÈS-VERBAUX ITS C. tubœformis, excessivement répandu sur le flanc de nos dunes, où on le voit surgir au milieu des mousses dès la fin d'octobre. Lactaires. L'espèce de beaucoup la plus répandue est : Lac. deliciosus : qu'on trouve abondamment dans toutes Les parties de la forêt où il est cueilli et largement consommé. Sa confusion avec d'autres espèces n'est guère possible étant donnés ses caractères si-•.;"* là ( POUR LA VENTE DES VOLUMES S'adresser : ATHÉMÉi; rue des Trois-Conils, 53 BORDEAUX T1 T à.H.