4 m w 1^ ACTES SOCIÉTÉ LINNÉÉNNE DE BOKDEAUX FONDÉE LE 25 JUIN 1818 Et reconnue comme établissement d'utilité publique par Ordonnance Roxjale du 15 jtiin IS2S Athénée Rue des Trois-Conils, 53 TOME LXIX ■Va % BORDEAUX IMPRIMERIE A. SAUGNAC & E. DROUILI.ARD 3, PLACE d'aquitaine, 3 1915-1916 ACTES DE LA SOCIÉTÉ LINNÉENNE DE BORDEAUX ACTES jr j'' SOCIETE LINNEENNE DE BORDEAUX FONDÉE LE 25 JUIN 1818 ;t reconnue comme établissement d'utilité publique •par Ordonnance Royale du J 5 juin 18.28 Athénée Rue des Trois-Conils, 53 TOME LXIX -mm^-AV OF AFK% Î920 LIBlèARY ^3104 BORDEAUX IMPRIMERIE A. SAUGNAC & E. BROUILLARD 3, PLACE d'aquitaine, 3 1915 ACTHS DE LA SOCIBTB LINXHHNNK PAUL DE LOYNES j 4 I - I 9 I 4 PAUL DE LOYNES Par L. BEILLE La fin de cette année 1914 qui a apporté l'angoisse dans tout le monde civilisé et le deuil dans toutes les familles françaises, réservait une cruelle épreuve à la Société Linnéenne de Bordeaux : M. Paul de Loynes, un de ses membres honoraires les plus estimés, s'éteignait, le 14 décem- bre, au milieu de sa famille, à Niort, où il s'était retiré depuis que l'heure inexorable de la retraite l'avait éloigné de la P"aculté de Droit de Bordeaux. Quelle que soit la difficulté de faire revivre en quelques pages une telle personnalité, nous considérons comme un devoir et comme une dette de reconnaissance de saluer ici encore une fois, la mémoire de cet homme de bien qui a consacré sa vie tout entière à l'enseignement du Droit, à l'administration de la Cité, aux bonnes œuvres et à la Société Linnéenne dont il était membre depuis quarante-six ans. Si dans la vie de P. de Loynes, nous devons envisager surtout le botaniste et le linnéen s'échappant le dimanche de son cabinet pour aller explorer avec ses collègues les champs et les bois et puiser dans cette contemplation de la Nature, Tome LXIX. 2 — G — des forces nouvelles pour le travail de chaque jour, nous ne saurions passer sous silence le rùle considérable qu'il a rempli dans toutes les œuvres où il a été mêlé; la haute réputation qu'il avait acquise était un honneur pour notre Compagnie oîi il possédait avec la considération due à ses mérites, la respectueuse affection de tous. P. de Loynes, né à Poitiers le 31 octobre 1841, appartenait à une vieille famille de l'Orléanais dont la souche était au hameau de Loynes, distant d'une lieue à peine de Baiigency, dont le nom évoque les cruels souvenirs de l'année terrible. Son père occupa longtemps une des plus importantes études de notaire de Poitiers; il fit ses études dans l'Université de cette ville et fut reçu docteur en droit en 1864. Deux ans plus tard^ après un excellent concours, il fut nommé agrégé des Facultés de Droit et professa successivement à Rennes, à Poitiers et à Douai. En 1871, à peine âgé de 30 ans, il fut appelé à la chaire de Droit civil de l'Université de Bordeaux qu'il occupa jusqu'à sa retraite. Pendant quarante années, son enseignement fut particulièrement brillant, beaucoup de ses élèves, devenus des maîtres dans la magistrature ou dans le barreau, lui avaient voué un véritable culte; tous vantaient son esprit méthodique, sa critique judicieuse basée sur une science approfondie et sur un jugement d'une sûreté remarquable. Son enseignement du droit. . . « s'appuyait sur le passé et s'harmonisait avec les situations nouvelles, prépa- rant les transformations et les améliorations qu'elles compor- tent » (1). Son œuvre écrite sur le Droit est considérable; elle touche aux chapitres les plus divers de la Science et de l'Admi- nistration. Parmi tous ses ouvrages, il faut citer son traité du Nantissement , des privilèges, de l'hypothèque et de l'expro- priation forcée qui fait autorité en la matière et qui est devenu classique. P. de Loynes n'était pas seulement un théoricien, il savait à l'occasion montrer des qualités pratiques de premier (1) Discours du président de l'Académie des Sciences, Belles-Lelires et Aris de Bordeaux i la réception de P. de Loynes. ordre. Pour réaliser les grands travaux, et les embellisse- ments nécessaires au développement de notre grande cité bordelaise, il fallait des compétences spéciales. En 1874, M. le vicomte de Pelleport-Burète, maire de Bordeaux, voulut l'avoir comme collaborateur dans la municipalité qu'il présidait. C'est au litre d'Adjoint au contentieux et au secré- tariat qu'il étudia et fit aboutir les projets qui devaient doter notre cité de constructions splendides : Casernements, Lycée, Faculté de Médecine et de Pharmacie. Lorsqu'il eut cessé ses fonctions municipales, la ville de Bordeaux fit encore appel à sa grande expérience des affaires, dans quelques grandes entreprises et notamment pour la conclusion du traité avec la Compagnie du Gaz. P. de Loynes a donné . aux œuvres de bienfaisance une grande partie de son inlassable dévouement; il fut successive- ment aux côtés de Pelleport-Burète, secrétaire général, puis vice-président de la Société d'encouragement au bien. On ne peut lire sans émotion les pages aussi éloquentes que précises qu'il a écrites sur ceux qui consacrent leur vie au soulage- ment de leurs semblables. « Il savait toujours trouver la parole d'encouragement et le conseil amical qui raffermit la volonté chancelante et empêche la chute irréparable, consoler ceux qui pleurent, nourrir ceux qui ont faim, opposer l'immortelle espérance à toute douleur humaine. » (1) P. de Loynes avait connu les heures les plus graves de l'année terrible; il prévoyait l'importance d'un nouveau conflit qui pourrait se produire entre les grandes nations européennes ; le nombre des combattants serait tel que le service de santé réduit à ses seules ressources ne pourrait réunir le personnel et accumuler le matériel nécessaire pour secourir les blessés et les malades de la guerre, l'initiative privée devrait jouer un rôle important. Grouper toutes les bonnes volontés, coordonner les efforts, donner à chacun l'instruction nécessaire pour remplir efficacement son rôle, (1) Discours du président de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Bordeaux. Réception de P. de Loynes. — 8 — tels étaient les problèmes principaux qu'il fallait résoudre, en vue d'une action toujours possible, peut-être prochaine. A la tête de cette œuvre essentiellement patriotique et permettant à chacun de contribuer dans la mesure de ses forces à la défense nationale, il fallait un organisateur de premier ordre : c'était la place de P. de Loynes; il sut y consacrer pendant de longues années, le meilleur de son activité. Nous recueillons aujourd'hui les fruits de cette admirable préparation. Si la France n'a pu conjurer le terrible fléau que l'ambition a déchaîné sur elle, elle peut tout au moins être sûre que ses enfants blessés en combat- tant sont entourés des soins les plus éclairés, du dévouement le plus affectueux ; que dans ces hôpitaux, nés de la charité et de la fraternité, ils oublieront les heures tragiques passées sous la ligne de feu et qu'ils reprendront avec une nouvelle ardeur leur place au combat, dès que leurs blessures seront cicatrisées. Comment notre regretté collègue dont la vie était ainsi occupée à des travaux multiples, trouvait-il encore le temps de s'intéresser à l'histoire naturelle, non pas seulement en amateur, mais en chercheur, soucieux d'explorer sinon un champ entièrement nouveau, mais tout au moins de le mieux connaître et d'assurer par là les progrès de la science ? Il est probable que P. de Loynes s'intéressa à la botanique à l'époque de ses études classiques, ou peu de temps après. Dans la préface d'un de ses derniers ouvrages, il rappelle le souvenir de son premier maître., le D"" Sauzé, président honoraire de la Société d'Agriculture des Deux-Sèvres, qu'il accompagnait fréquemment dans ses excursions avec son ami J. Richard ; c'est fort probablement avec celui-ci qu'il apprit à observer les Mousses et les Hépatiques auxquelles il s'est plus spécialement intéressé, sans négliger toutefois l'étude des Phanérogames. M. L. Molelay, notre vénéré doyen, nous dit combien Durieu de Maisonneuve l'avait en haute estime depuis qu'il avait découvert Vhoeles hystrix dans plusieurs localités de la — 9 — Vienne, mentionnées dans la belle monographie que Motelay et Vendries ont consacrée à ce genre difficile. A peine arrivé à Bordeaux, M. P. de Loynes se présenta à la Société Linnéene et il fut membre titulaire le 6 mars 1878, avec Brochon, Clavaud et Motelay pour parrains. Deux ans plus tard (1880-1887), il fut élu vice-président et appelé de nouveau à ces fonctions en' 1890, 1894, 1896. Le 2 juin 1897 il fut nommé secrétaire du conseil; en 1882-1883, puis en 1892-1893, il occupa le fauteuil de la prési- dence; le 28 juin 1903, il fut élu à l'unanimité membre hono- raire. Pendant 25 ans, P. de Loynes a pris une part des plus actives aux travaux de la Société Linnéenne ; on vit rarement un membre plus assidu aux séances; il était de toutes les excursions, souvent même il en assurait l'organisation et la direction. Le catalogue des travaux de la Société publié en 1913, contient 50 titres de ses travaux ou de ses communi- cations. Une plante nouvelle pour la région était-elle décou- verte, une observation biologique, un travail intéressant étaient-ils publiés, aussitôt notre regretté collègue s'empressait d'en faire part à la Société et il y ajoutait même souvent des commentaires du plus haut intérêt. Parmi les plantes dont il a signalé des localités nouvelles dans la région, nous citerons : Menyanthes trifoliata, Hiera- cium auricula, Carex polyrhiza, Festuca Poa, Isoetes hystrix, Riccia tumida, Amsinkia angustifolia, Preissia commutata, Tetraphh pellucida Hedw. Encalypta streplocarpa. L'étude des Muscinées l'intéressait plus spécialement. En 1887 il publia dans nos Actes, un Essai d'un catalogue des Hépatiques de la Gironde et de quelques localités du Sud- Ouest. Jusque là, l'étude de ces plantes cependant si intéres- santes, avait été très négligée des botanistes de la région. Chantelat (1843-1851) en indiquait 16 espèces dans les environs de La Teste; Laterrade (1846) en citait 27 espèces dans notre département; Ch. des Moulins et Lespinasse en signalaient 9 parmi les plantes rares de la Gironde. Sur les — 10 — 174 espèces d'Hépatiques de la floi'e française, Durieu en a réuni 21, dans la Gironde (1); elles sont conservées dans le magnifique herbier que M. L. Motelay a offert à la Ville de Bordeaux. P. de Loynes a porté ce nombre à 76. Depuis cette époque il n'a pas cessé du reste de s'occuper des Miiscinées : en 1892, il a dressé la liste de celles qui croissent dans les Deux-Sèvres (2); on y trouve 263 mousses, 5 sphaignes plus 3 variétés et 80 hépatiques, 68 espèces et 12 variétés. Dans ce travail il a utilisé avec ses recherches personnelles, les travaux de l'abbé de Lacroix, de F. Camus et de quelques autres botanistes. Nous citerons encore parmi ses travaux un intéressant cata- logue des plantes signalées dans le Sud-Ouest par Ch. de Les- cluse, plus connu sous le nom de Chisius. Ce botaniste, qui naquit à Arras en 1526, fit en partie ses études à Montpellier et professa à Leyde oia il mourut en 1609; pendant son séjour dans le Midi, il réunit de nombreux documents sur la flore du Languedoc; il correspondait à Bordeaux avec un certain Venerius qu'il qualifie de très docte et très ériidit, sans donner cependant sur sa personne des détails suffisants pour faire connaître son histoire. P. de Loynes relève ainsi 3S noms de plantes; à propos de chacune d'elles, il ajoute quelques remarques puisées dans la flore des Basses- Pyrénées, de Bergeret (1802-1803), et dans ses souvenirs personnels. Dans la liste de ses communications, nous trouvons encore des observations sur quelques plantes rares ou intéressantes de la Gironde : Hibiscus trouvé à Biganos, Azolla dans les marais de Blaye, Gui de chêne, Tiilipa Clusiana, Calepina Corvini, Juncits heterophylhis, Phleum arenariiim. Orobranche cœruleea, Chenopodium amhrosioides, Narcissus bifloriis, Sedimi Dasijphtjllum, Isoetes Boryana et tcnuissima, Lobelia Dorttnanna. (1) Acles de la Sociélé Linnéenne, tome XXXVI, p. 1-22. (2) Conli-ibulion à la flore cryptogamique de l'Ouest, Niort, Glouzol, 1892, 82 pages. — 11 — Pendant longtemps P. de Loynes fut chargé de surveiller l'impression des Actes et des Procès-verbaux de la Société Linnéenne ; tous ceux qui l'ont vu à l'œuvre savent le soin minutieux avec lequel il revoyait les épreuves et assurait la régularité de nos publications. Mais c'est surtout à nos excursions que nous aimions le retrouver. Il connaissait à fond la flore du Sud-Ouest; dès les premiers beaux jours, il signalait à la Société l'intérêt qu'il y aurait à visiter telle ou telle région et il énumérait les plantes intéressantes qu'on pourrait y rencontrer. Toujours le premier au rendez-vous, il accueillait les arrivants avec son large sourire et une fois en route, son ardeur toute juvénile ne se démentait pas un seul instant. Presque à coup sûr, il conduisait ses jeunes collègues à la station convenue et chacun pouvait faire une ample récolte. Le cartable qu'il emportait toujours s'ouvrait rarement, car il possédait déjà en nombreux exemplaires les plantes qui étaient souvent pour nous, des nouveautés ; mais qu'importe, la joie de ses compagnons le payait largement. Une longue pratique des herborisations et une prodigieuse mémoire lui faisaient découvrir des espèces que sans lui nous aurions laisssées passer. Nous nous rappelons encore combien il fut heureux de faire cueillir Vlsoeles hijstrix sur les bords du lac deCazaux et dans les marais de Lamothe, aux membres de la Société botanique de France, réunis en session extraordinaire à Bordeaux, en 1902. Nous nous souvenons aussi, dans une autre circonstance, à Saint-Mariens, lui avoir vu cueillir le Linaria cirrhosa Wildn., qu'il connaissait seulement dans d'autres herbiers. Ce jour là nous eûmes beau écar- quiller nos yeux et fouiller tous les- coins du champ de blé qui était alors en friche, nous ne vîmes rien. Seul notre regretté collègue de Rochefort, M. Foucaut, qui était venu nous rejoindre, en trouva un autre exemplaire qu'il conserva avec soin, bien qu'il fut très chétif. A chaque excursion c'étaient des anecdotes nouvelles ; et des récits de journées semblables vécues avec Brochon, Clavaud, — 12 — Motelay, ces histoires où nous voyions . revivre des noms aimés des linnéens, faisaient nos délices. Dans ces causeries c'était un échange perpétuel d'impressions, un rappel du passé, une élaboration des projets d'avenir où la science et l'amitié tenaient la plus grande place. En nous voyant couverts de sueur et de poussière, chargés de boîtes ou de cartables qui avaient peine à contenir une ample récolte, le bon public se demandait peut-être l'intérêt que nous avions à venir ainsi, sans souci de la fatigue, parcourir des sites dont rien ne lui révélait l'intérêt. D'autres peut-être nous trai- taient dédaigneusement des « botanophiles » mais qu'importe. La vue des magnifiques tableaux que nous avions sous les yeux, le plaisir d'apprendre, étaient pour nous un idéal et grâce à notre maître, cet idéal était largement rempli. Lorsque le jour baissait, lorsque l'heure du retour avait sonné, nous reprenions le chemin de Bordeaux songeant déjà à l'excursion prochaine qui nous réservait les mômes joies. Depuis près d'un siècle qu'elle a été fondée, la Société Linnéenne a vu s'établir entre ses membres des amitiés solides, basées sur un amour commun de la Nature; les impressions que nous ressentons aujourd'hui, nos prédéces- seurs les ont connues; d'autres les connaîtront plus tard. La tâche que nous poursuivons est loin d'être complète; bien des générations de travailleurs se succéderont encore sans en venir à bout, mais les Linnéens d'aujourd'hui peuvent être fiers de leurs devanciers et reconnaissants des trésors de science et des exemples qu'ils leur ont légués. Parmi eux P. de Loynes doit occuper une belle place; puissent ces quelques pages dictées par une respectueuse affection, con- server le souvenir de cet homme de bien, de ce fervent ami de la botanique et de ce Linnéen dont notre Société peut à bon droit s'enoreueillir. LAMBERT et LABRIE Etujes plopues et paléontolojipes sur le Borlelals RÉVISION DES ÉCHINIDES FOSSILES DU BORDELAIS'* PAR J. LAMBERT II. — ÉCHINIDES DE L'OLIGOCÈNE Les Échinides de ce terrain n'ont pas fait l'objet d'un travail aussi important que celui de Cotteau dans la Paléon- tologie française sur les Échinides de l'Eocène. Je trouve cependant pour leur étude un guide précieux dans la note de ïournouer : Recensement des Echinodermes du Calcaire à Astéries, Bordeaux, 1870. Malgré les recherches de M. l'abbé Labrie, la lisle que je donne est encore incomplète et présente des lacunes évidentes. C'est ainsi que le Bordelais n'a encore fourni pour l'Oligocène aucun Cidaridie et que les Réguliers y sont pour ainsi dire exceptionnels, car le Psammechinus biarritzensis Cotteau, cité par Tournouer, ne provient pas de cette région. Quant à VEchinus pusillus Desmoulins {non Goldfuss), cité de Langon et de Saint-Macaire, il n'a jamais été retrouvé et il est impossible de dire ce qu'il était, de (1) Voir Actes de la Sociéié Linnéenne, tome LXVI, p. 45. Tome LXIX. 3 — 14 — savoir s'il appartenait à un Psammediîniis, à un Arbacina ou à quelque autre genre. Cœlopleurus Arnaudi Cotteau, 1883. Il y a lieu pour cette espèce d'en rappeler d'abord la synonymie : Cœlopleurus Dclbosi Cotteau {non Desor) : Echinides nouveaux ou peu connus, sér. I, p. 105, pi. XIV, fig. 6, 10. — 1864. — — Tournouer (non Desor) : Recensement des Echinod. du Cale, à Astéries, p. 6, pi. XV, fig. 1. — 1870. — Arnaudi Cotteau : Echinides du terr. Eocène de Saint-Palais, p. 7, Note. — 1883. — — Cotteau : Paléontologie française. Eocène ; Echi- nides II, p. 555. — 1891. Cette espèce, parfaitement décrite et figurée par Cotteau, qui l'avait d'abord confondue avec Cœlopleurus Delhosi Desor, du Lutétien, a été citée dans le Calcaire à Astéries de Quinsac. Tournouer l'indique à Roque-de-Thau et à Saint-Michel près Libourne. M. Neuville et moi l'avons recueillie à Cambes, M. l'abbé Labrie à Saint-Emilion, au-dessus de la gare et surtout, en exemplaires très frais, à Romagne et à Naujan (Le Retou), toujours dans le Calcaire à Astéries; étage Stam- pien. Fibularia piriformis Agassiz (Echinoci/amm), 1840. Synonymie : Echinoneus ovatus Grateloup {non Munster) : Oursins foss. de Dax, p. 49. -1836. Fibularia ocala Desmoulins {pars) : Etudes sur les Echinides, p. 242. — 1837. Echinocyamus pyriformis Agassiz : Catalogus System, p. 6. — 1840. — — Agassiz : Monographie des Scutelles, p. 131, pi. 27, fig. 19-24. — 1841. — — d'Orbigny : Prodrome de Paléont. strat. II, p. 399, n» 1219. — 18.50. — — Desor : Synopsis des Echin. foss., p. 218, pi. 28,^ fig. 6-10, 1857. — 15 — Echinocyamus piriformis Tournouer : Recens. Ecliinod. du Cale, à Astéries, p. 7, pi. XV, fig. 2. — 1870. — — Cotteau : Pal. franc. Etfc. Ecliin. II, p. 354. — 1892. — — Fallût : Gironde, p. 4. — 1900. La synonymie de cette espèce, assez commune clans le Cal- caire à Astéries de la Gironde, ne va pas sans de sérieuses difficultés. Les premières citations de Grateloup et de Desmou- lins sont même assez incertaines ; les suivantes paraissent bien se rapporter aux individus décrits et figurés, mais elles ne correspondent pas aux indications de localités des auteurs. Toutefois à partir de d'Orbigny, toutes les mentions concernent bien notre espèce à laquelle le nom de piriformis appartient surtout par tradition. Mais, contrairement à l'opinion de Tournouer, j'estime que l'on a voulu à tort lui rapporter les Echinoneus placenta Grateloup et Fibiilaria scutata Desmou- lins. C'est avec raison que Tournouer, faisant disparaître un barbarisme échappé à la plume d'Agassiz, a remplacé par un i l'y, qui n'a jamais existé dans le mot latin pirus ni dans ses dérivés. L'emploi de cette dernière lettre aurait exigé la leçon pyTceformis, néologisme barbare, puisque les latins disaient pyramidalis. Ces deux noms sont d'ailleurs également impro- pres, l'espèce qui nous occupe n'étant ni pyramidale, ni piri- forme, mais déprimée, aplatie; le contour seul de certaines Variétés est vaguement piriforme. Tournouer a indiqué chez cette espèce, à côté du type nette- ment rétréci en avant, deux Variétés : A. Variété ovale et renltée. B. Variété subpentagonale et retrécie en arrière. On peut y ajouter les suivantes : C. Variété allongée, également retrécie en avant et en arrière. D. Variété circulaire. La Variété C se rapproche beaucoup du Fibiilaria affinis — 16 — Desmoulins, mais s'en distingue par la position de son péri- procte, plus rapproché du péristome que du bord. Toutes ces Variétés s'observent dans plusieurs gisements pour des individus recueillis ensemble et appartenant évidem- ment à la même espèce. Particulièrement à Bellefond (Mirara- beau) et à Naujan .(Le Retou), M. l'abbé Labrie a réuni des séries remarquables, comprenant toutes ces Variétés à côté du type et de nombreuses formes intermédiaires. Ces séries com- prennent aussi des individus jeunes, de moins de 5 millim. de longueur, qui offrent déjà très exactement les caractères des adultes et ont déjà leur périprocte situé entre le péristome et le bord. J'ai aussi recueilli avec lui dans ces gisements des individus décortiqués, remarquables par les dépressions en fossettes correspondant au centre de chaque plaque. A Targon les individus sont de petite taille (3 à 5 millim. de longueur) et leur périprocte semble un peu plus rapproché du bord, tout en restant moins marginal que chez F. a f finis. Aux environs de Bourg, notamment à La Reuille, M. Daleau a recueilli de nombreux individus, tous jeunes, atteignant rarement 4 mill. de longueur et le plus souvent à peine 2 mill. Ces derniers plus étroits, plus allongés ont leur péri- procte naturellement plus rapproché du bord, mais se relient insensiblement par d'autres à la forme typique. Cotteau, qui les a examiné, hésitait à séparer ces jeunes du Fibularia piri- formis auquel Desmoulins en 1871 les réunissait, déclarant qu'il ne voyait pas le moyen de les en distinguer. Je partage complètement l'avis du savant Echinologue bordelais. M. Noetling a rapproché du F. jnriformis une petite espèce des Samlandischen Tcrtiars de l'Allemagne du Nord (1), qui diffère certainement du F. jnriformis par sa forme plus ovale et plus renflée, par ses pétales formés de pores plus rappro- chés et par son périprocte moins éloigné du bord. Je propose pour elle le nom de F. Noetlingi. (1) Die Fauna des Samlandischen Terliars, I Th. L. VI, p. 100. Tiif. III, fig'. 2, 9. -. 1885. - 17 — Localités. — Le F. pirif'ormis est une des espèces caractéristiques du Calcaire à Astéries. Tournouer le citait à Bordeaux même et à Château- Margaux (Sondage) ; je le possède de Saint-Jean-de-Cubzac et des envi- rons de Pauillao. M. l'abbé Labrie l'a recueilli à Targon, à Espiet et surtout en nombre à Mirambeau (Bellefond) et au Retou (Naujan). Je l'ai recueilli moi-même à Cambes. M. Daleau a rencontré de jeunes indi- vidus à La Reuille et à Boura-. Fibularia Desmoulinsi Lambert. Je ne connais cette espèce que par la description du Runa Comptoni de Desmoulins et par les observations de Tournouer, qui en a donné la première figure (pi. XV, fig. 5); mais il m'est impossible de partager leur opinion sur l'attribution qu'ils en ont fait au Runa Coinptoiii Agassiz, du Pliocène de Palerme. Chez l'espèce bordelaise, les scissures sont moins profondes, les interambulacres forment à la face orale des sillons se rétrécissant davantage vers le péristome et le périprocte est beaucoup plus rapproché du bord, inframarginal. Reste à savoir si le prétendu Runa de Desmoulins n'est pas tout sim- plement un moule de Fibularia. L'affirmative me paraît d'au- tant moins douteuse qu'il s'agit d'un moule et que Noetling a démontré l'identité des moules de Fibularia avec certains prétendus Runa [op. cit. Taf. 111, fig. 7). Il en est d'ailleurs probablement de même du Runa Comptoni Agassiz, qui paraît bien n'être lui-même qu'un moule de Fibularia. Quoiqu'il en soit le moule trouvé à Bordeaux ne saurait être rapporté au F. piriforinis; il en diffère par sa forme plus régulièrement ovale, plus plane en dessous, son périprocte bien plus rap- proché du bord et, en attendant la découverte du test, je pro- pose de désigner l'espèce sous le nom de Fibularia Desynou- linsi. Localité. — Bordeaux (Terre-Nègre), exemplaire unique ; Calcaire à Astéries ; étage Stampien. — 18 — Genre TOURNOUERASTER Lambert. On a réuni un peu confusément jusqu'ici dans un genre Rtina tous les Fibularidœ dont les bords du test sont découpés par des lobes plus ou moins réguliers et saillants. On a même placé dans ce genre des individus qui ne sont de toute évi- dence que des moules internes de Fibularia, ou de Scutellina. Peut-être même en est-il ainsi du type du Pliocène de Palerme R. Comptoni Agassiz? Quoiqu'il en soit le genre Runa, tel qu'il a été caractérisé par son auteur, existe réellement et dès 1861 Michelotti en avait figuré un individu, revêtu de son test et provenant du Miocène de Gassino, sous le nom de R. De^oi4 (1). On n'en connaît malheureusement pas les cloi- sons internes; il est probable qu'il y a eu chez ce type résorp- tion des espaces libres entre les cloisons, qui se sont trouvées ainsi former elles-mêmes les parois du bord. Agassiz d'abord et enfin Tournouer avaient proposé de placer dans ce genre Rima, une très petite espèce du Calcaire à Astéries de Bordeaux, signalée par Desmoulins sous le nom de Scutella decemfissa. Il ne nous a pas paru possible de nous rallier à cette opinion. La forme bordelaise, nettement allon- gée, avec lobes beaucoup moins inégaux, doubles sillons à la face orale et périprocte très rapproché du péristome m'a paru trop profondément différer de Runa pour lui être rapportée et je préfère la prendre comme type d'un genre nouveau, Tournoueraster ainsi caractérisé : Genre de Fihularidœ de très petite taille à test ovalaire, déprimé et bords crénelés en dix lobes correspondants aux cloisons ordinaires des Proscu- tidse; dix sillons à la face orale; périprocte arrondi, très rap- proché du péristome; pores des pétales peut-être légèrement inégaux. (1) MicheloUi : Revue et Mag. de Zoologie, année 18151, p. 354, pi. X, fig-. 2. - 19 — Tournoueraster decemfîssus Desmoulins (ScuteUa), 1837. Je ne puis que renvoyer à Tournouer pour la synonymie, la description et les figures de cette espèce, placée par lui dans le genre Runa (op. cit. p. 11, pi. XV, fig. 4). En raison de sa forme, de ses bords crénelés et de ses autres caractères, l'espèce, revêtue de son test, ne saurait être considérée comme un moule de Fihulana, ni confondue avec aucune autre. Localité. — Bordeaux (Terre-Nègre), où l'espèce n'a pas été retrouvée depuis 1837 ; étage Stanipieii. Scutella Agassizi Oppenheim, 1902. Synonymie : Scutella subrotunda (pars) Grateloup {non Lamarck) : Oursins foss. de Dax, p. 36, pi. I, flg. 1. — 1836. Cassidulus porpita (pars) Desmoiûins : Eludes sur les Echin., p. 246.^- 1837. Scutella striatula Agassiz {non de Serres) : Monog des Scutelles, p. 81, pi. 18, fig. 1, 5. — 1841. — — Agassiz etDesor()ton de Serres) : Catal. raisonné, p. 76. — 1847. Echinarachnius porpita (pars) Agassiz et Desor; op. cit. p. 76. — — (pars) d'Orbigny : Prodrome de Paléont. stratig. III, p. 24. - 1852. Scutella striatula d'Orbigny (non de Serres); op. cit. p. 24. Scutellina porpita (pars) Desor : Synopsis des Echin. foss., p. 224. — 1857. Scutella striatula (pars) Desor {non de Serres) ; op. cit. p. 232. — — Tournouer (non de Serres) : Recensement Echinod. Cale. à Astéries, p. 16. — 1870. Echinarachnius porpita Tournouer : op. cit. p. 21. Porpitella — Porael : Gênera des Echin., p. 72. — 1883. Scutella striatula Cotteau (non de Serres) : Paléont. franc. Eoc. Echin. II, p. 240, pi. 262. — 1891. — — Fallût (non de Serres) : Gironde, p. 4. — 1900. — Agassizi Oppenheim : Nachtag zu Revision Echin. Venetiens und Trentino. — Zeitschrift Deutsch. Geol. gesell. (Bd. 54,H. 2) , p. 68. — 1902. — 20 — Sculcita slrialuta P'allot {non de Serres) : Observ. sur quelq. Scutellides, p. 2, pi. I, fig. 1. - 1903. — Afjassizi Lambert : Revue Paleozool. T. VIII, p. 200. — Avril 1904. Porpitelia porplta Lambert, in Doncieux : Catalogue descriptif des foss. nummul. de l'Aude et de. l'Hérault, p. 139. — 1905. Slcnasler Labriei Lambert : op. cit. p. 139 et suiv. Note. Parmuleddnus Lahriei Lambert : Revue Paleozool. T. X. — Janvier 1906. — — Stefanini : Note Ecliinologiclie. — Revista liai. paleont. an XVI, p. 5. — 1911. Celte synonymie montre quelles erreurs ont été commises au sujet de cette espèce rapportée à des genres différents sui- vant la taille et l'âge des individus et dont l'adulte a été confondu avec des formes distinctes de Malte, de la Touraine ou de l'Hérault. Je pose tout d'abord en principe que le Cassidulus porplta Desmoulins n'est que le jeune du Scutella striatula Agassiz [non de Serres) et dans ces conditions je rechercherai quel nom spécifique doit rester attribué à l'espèce. Ce ne peut être évidemment celui de suhrotunda, qui appartient à une Scutelle de Malte caractérisée par son périprocte très éloigné du bord. Ce n'est pas davantage celui de striatula dont le type, du Langhien de l'Hérault, est un Scutella remarquable entre tous par l'étendue de ses zones porifères et cet aspect strié des pétales qui lui a valu son nom, tandis que la forme du Calcaire à Astéries, confondu avec lui par Agassiz, se distingue au contraire par le peu de développement de ses pétales. Tournouer, qui a reconnu le premier cette erreur d'Agassiz {op. cit. p. 18), faisait remarquer combien la diagnose de Marcel de Serres s'appliquait mal à l'espèce girondine; il n'a cependant pas osé se mettre en contradiction avec l'opinion de Desmoulins et d'Agassiz et il a laissé l'erreur se perpétuer jusqu'au jour où, les Scutelles de l'Hérault mieux étudiées, la lumière a pu se faire sur les caractères du type du Scutella striatula. C'est alors que M. Oppenheiin a pu donner inci- — 21 ~ demment à l'espèce du Calcaire à Astéries le nom de 5. Agas- siz.i{\). Quant au jeune de l'espèce, il avait bien reçu en 1837 le nom de Cassiduhis ]3orpita, mais ce terme spécifique était essentiellement créé pour uue forme vivante à laquelle Des- moulins, suivant son habitude, assimilait un fossile du Bor- delais, en supposant, sans aucune preuve et contre toute vraisemblance, que Seba aurait pris ce fossile pour une espèce vivante! L'erreur est d'autant moins explicable que les pétales presque fermés du fossile sont absolument différents de ceux de la figure de Seba. Ces figures (Tab. XVI, fig. 21, 22) copiées dans l'Encyclopédie (fig. 3, 4, pi. 152), attribués par Gmelin à VEchinus placenta de Linné, avaient cependant servi de type en 182i à Bory de Saint-Vincent pour l'établissement de son Scutella porpita. Or cette espèce représente simplement le jeune Echinarachnius placenta Linné {Echinm) et tombe dans sa synonymie. Malgré ce fait, à l'exemple de Desmou- lins, Agassiz en 1847 transforme le Scutella porpita Bory en une espèce fossile du falun de Terre-Nègre près Bordeaux et la reporte dans le genre Echinarachnius (2). Cette opinion, fondée sur une erreur et des confusions initiales, fut cepen- dant suivie par d'Orbigny et par Desor; ce dernier rapportait toujours l'espèce fossile à la figure de l'Encyclopédie et lui (1) Voir, au sujet du Scutella Strialnla, Cotlreau : Les Ecliinides néogènes du bassin méditerranéen, p. 88, fig. 15. (2) Agassiz attribuait à tort ce genre Echmaraclinius à. Van Pbelsum, qui n'en fait aucune mention. En réalité le genre remonte à Leske, qui n'y comprenait qu'une seule espèce, VEchinus placenta Linné. C'est donc à tort que certains auteurs modernes, modifiant la caractéristique de ce genre, lui ont donné pour type le Scutella parma Lamarck, inconnu de Leske. Quant au maintien dans la nomen- clature des Echinides du genre Arachnoïdes Klein, je le considère comme impos- sible, malgré l'opinion contraire de Van Phelsum, de Gmelin, de Desor, de Gray, de Cotteau et des Agassiz, pour l'excellenle raison que le terme Arachnoïdes avait été préemployé par Linck (De Stellis marinis, p. 59, § cm, — 1733) pour désigner un Euryale, un des Caput Uedasse de Rumph. En proposant en 1883 (Gênera, p. 69) de remplacer Arachnoïdes Klein et Echinarachnius Leske par Echinodiscus, Pomel a complètement méconnu le genre de Breynius, qui lui donne pour type un Laga- nidse et n'y rattachait que provisoirement l'individu de la collection Klein, devenu l'un des types de VEchinus placenta Linnée, 22 attribuait faussement des pétales ouverts avec pores non con- jugués de Sculellina. Tournouer, qui ne connaissait que quelques petits et rares individus de la forme fossile du Bordelais, en faisait un Echi- narachnius, sans doute parce que ce n'est ni un Cassiduhis, ni un ScuteUina et qu'il n'osait en faire un Scutella. Il recon- naissait cependant combien on pouvait facilement la confondre avec son Scutella striatula {non M. de Serres) fossile des mêmes couches et à taille égale il semble hésiter à l'en distinguer (1). Pomel, estimant, non sans raison, que l'espèce n'était pas davantage un Echinarachnius , l'a rapprochée du ScuteUina Hayesi (ana) ou 5. supera, de l'Eocène de Grignon, dans un genre nouveau Porpitella. Il s'imaginait sans doute que l'es- pèce bordelaise, inconnue de lui en nature, avait ses pétales imparfaits, mal limités, très ouverts, avec petits pores ronds, espacés. Bien qu'en ait pensé Tournouer, le type de la forme porpita étant l'espèce vivante, ce même nom ne pouvait être réguliè- rement appliqué à une forme fossile différente et je n'ai pas hésité à lui donner en 1905 le nom nouveau de Labriei. Mais mon Parmulechinus Labriei n'étant que le jeune du Scutella Agassizi Oppenheim, 1902, ce dernier nom, plus ancien, doit seul rester à l'espèce. Il me reste maintenant à démontrer que le Parmulechinus Labriei n'est bien que le jeune du Scutella Agassizi. Les diffé- rences entre eux sont telles et reposent sur des caractères si importants, considérés comme d'ordre générique, que l'affir- mation peut étonner et que ni mes devanciers, ni moi n'avions osé proposer cette solution. Voici en elfet la description d'un prétendu Parnndechinus Labriei de taille moyenne. Test très déprimé, subcirculaire, de moyenne taille, lon- gueur 17 mill., largeur 17 1/2, hauteur 3, donc un peu plus large que long, un peu plus rétréci en avant qu'en arrière, (1) Tournouer rejetait dans la synonymie de son Echinarachnius porpila le Cassidulus nummulinus Desmoulins, espèce purement nominale, citée de Blaye et qui paraît bien être autre chose. légèrement sinueux de ce côté et y formant un rostre élargi, peu accentué. Face supérieure faiblement soulevée sous l'étoile ambulacraire, avec marges amincies, mais se relevant vers le bord, qui est arrondi et non tranchant; face inférieure sub- concave, avec péristome pentagonal, légèrement excentrique en avant. Ambulacres à pétales subégaux, très courts, fermés, composés de pores conjugués, inégaux, arrondis dans les séries centrales, allongés du côté externe. Apex à large madré- poride central, quatre pores génitaux en quadrilatère ; pores ocellaires aux angles. Périprocte supramarginal, au bord d'un léger sinus postérieur. Tubercules scrobiculés, épars, assez serrés, uniformément répartis sur les deux faces, racouvrant encore en dessous les sillons ambulacraires. Certains individus, à peine plus développés, permettent d'observer la rosette buccale, nettement constituée par cinq plaques interambulacraires subpentagonales, très allongées et cinq ambulacraires doubles. Les bords de la suture médiane reliant ces deux dernières entre elles sont pourvus de pores assez nombreux, mais difficilement perceptibles et qui se pro- pagent au delà de la rosette. A l'intérieur la cavité libre est limitée à la portion peta- loide, d'ailleurs en grande partie occupée par les mâchoires. La marge, presque entièrement soudée par des cloisons con- centriques, 18 cloisons radiales et quelques piliers, ne contient que des lacunes irrégulières. Chez de plus jeunes individus la forme est relativement plus allongée, les marges sont moins étendues et plus déclives, avec bords plus tranchants, les ambulacres sont formés de pores arrondis ne paraissant pas encore conjugués, le péris- tome est proportionnellement plus grand et le périprocte est naturellement plus supramarginal, s'ouvrant plus loin du bord. Mais dès la taille de 10 millim. les pores sont déjà semblables à ceux de plus grands individus. A la taille de 23 millim. il se forme autour du péristome de très légères saillies linéaires correspondant aux sutures médianes ambulacraires et de chaque côté se développe une — 24 — série de paires de pores ronds, non conjugués, qui se conti- nuent au delà de la rosette buccale. Ces pores ne constituent d'ailleurs pas des sillons comparables à ceux des Scutella adultes. Chez des individus plus grands, de 37 millim., les pétales, relativement plus courts, sont plus nettement fermés, avec pores plus inégaux, plus distinctement conjugués; le péri- procte devient presque marginal et s'ouvre au-dessus d'une échancrure plus profonde de la partie postérieure du test; en dessous, le péristome est relativement plus petit, mais il n'y a toujours pas de sillons bien nets sur la face orale. A la taille de 39 à 40 millim. le périprocte devient tout à fait marginal. Si maintenant nous examinons les 70 et quelques individus soumis à notre observation, nous voyons la forme générale varier un peu. Les uns sont plus larges que longs : longueur 26, 37 et 39 millim. ; largeur respectivement 27, 39 et 41 mil- lim. Chez d'autres la largeur est moins grande : longueur 25, largeur 24 millim. En général la partie postérieure présente deux sinus ambu- lacraires et entre eux une sorte de rostre sublronqué, mais chez d'autres individus la forme est à peu près régulièrement circulaire. Parfois le périprocte devient marginal dès la taille de 24 millim. La forme de la marge varie également un peu. Enfin j'ai sous les yeux un individu anormal, circulaire, de 18 millim. de diamètre, dont le bord est entamé par d'étroites scissures, de 3/4 de millim. de profondeur sur 1/3 de largeur. Ces scissures ressemblent aux petits traits d'une scie qui aurait découpé le bord. 11 y en a cinq, qui correspondent au centre des cinq ambulacres et deux plus petites en arrière, correspondant aux sutures adambulacraires des plaques de Tinterambulacre impair. Les anomalies que présente cet indi- vidu offrent un intérêt particulier, car elles semblent dénoter chez ce Phehumasterinie une tendance à la division du bord en lobules, qui a fini par se réaliser d'une façon permanente chez les divers genres de la Tribu des RotuHnx, chez fiotu- loidea pliocène du Maroc, à larges lobules, chez Hemiheliopsis fossile du Rio del Oro pourvu déjà de digilations, puis chez les genres vivants encore plus découpés Ro/tila et Radioro- tula. Si cette forme jeune était restée plus rare et si je n'avais pu en étudier un nombre considérable d'individus, j'aurais sans doute continué à la considérer comme une espèce dis- tincte. Mais, à côté des individus que je viens de décrire, il s'en trouve d'autres sur lesquels commencent à apparaître les caractères de Scutella. M. l'abbé Labrie a notamment recueilli à Mangauzy une série de jeunes individus qui montrent déjà les sillons de leur face orale et permettent ainsi de passer graduellement au véritable Scutella Agassizi, dont toutefois les caractères ne s'affirment en général complètement qu'à une taille voisine de 50 millim. J'ai sous les yeux deux indi- vidus de 37 millim., l'un de Roquebrune est encore dépourvu de sillons à sa face orale, l'autre de Fontarnaud présente des sillons assez profonds divisés et ramifiés. Ces sillons sont déjà très apparents sur im individu de Mangauzy de 14 millim. de longueur; par contre ils sont encore peu distincts chez un 6'. Agassizi de Gaas mesurant 63 millim. de longueur. Il faut donc reconnaître que chez ces anciennes Scutelles de l'Oligocène les sillons de la face orale ont apparu assez tard et à des tailles individuellement variables. Il n'en a cependant pas été de même pour toutes les espèces et 5. sithtetragona plus ancien, du Tongrien de Biarritz, a de très bonne heure des sillons bien distincts à sa face orale. Mais chez S. Agassizi les caractères extérieurs du jeune sont très différents de ceux de l'adulte, en sorte que l'on serait porté à placer ces jeunes non seulement dans des genres mais dans des sous-familles différents. L'examen de l'ensemble des matériaux par moi examinés permet de constater certains faits d'ailleurs déjà observés chez d'autres espèces, comme le développement progressif des pétales et le mouvement régressif du périprocte. Ce mouvement, pour — 26 — être assez étroit chez les Sciitelles, y existe cependant, en sorte que le périprocte de l'adulte s'ouvre au bas de l'échan- crure postérieure et est inframarginal. Chez de plus jeunes individus il est réellement marginal; chez des individus plus jeunes encore, il est supra-marginal. Mais la transformation, pour être générale, ne s'opère pas toujours d'une façon égale : la régression du périprocte est individuellement plus ou moins rapide. Quant aux sillons de la face orale leur formation et leur développement progressif sont aussi fort intéressants à cons- tater. Ce phénomène nous montre que les sillons poritères, malgré leur importance physiologique, font défaut pendant toute la première partie de la croissance du S. Agassizi, c'est-à- dire durant un temps relativement assez long de l'existence de l'individu. Cette constatation nous invite à penser que Scii- tella, qui avait acquis dès le Tongrien une perfection orga- nique à peine modifiée de nos jours (1), dérive cependant d'une forme plus simple, constamment dépourvue de sillons, comme Echinodiscus de l'Eocène. Ces observations doivent avoir en outre une conséquence pratique : elles invitent le naturaliste à ne pas multiplier les espèces, même lorsque celles-ci semblent fondées sur des caractères de premier ordre, lorsque ces espèces ne sont pas encore connues dans leur développement et leurs variations. Tous les paléontologues qui se sont occupés des Echinides du Bordelais, depuis Desmoulins jusqu'à moi, en passant par Agassiz, Desor, Cotteau, Tournouer et Pomel, ont commis la même erreur et nous avons pris les jeunes d'une espèce pour une espèce distincte, placée dans des famille et genre diffé- rents. La justification de notre commune erreur se trouve dans l'importance des modifications subies par les individus de cette espèce au cours de leur développement. Elle s'explique aussi par ce fait que les jeunes du Scitlella Agassizi sont (1) Sculella mirabilis Barn {Scapliechiniis) vivant, du Japon, est encore un véri- table Sculella. 27 demeurés longtemps rares et que les intermédiaires entre ces jeunes et l'adulte étaient inconnus. La multiplicité des décou- vertes a enfin permis d'embrasser l'espèce dans ses divers états et de mettre en lumière un fait paléontologique de nature à exercer une grave influence sur la classification méthodique et naturelle des Clijpeastroida. Ces considérations ne sauraient toutefois infirmer en rien la valeur des genres de Fihularidie chez lesquels l'adulte est toujours resté au stade d'une jeune Scutelle et qui en diffèrent d'ailleurs par les caractèi'es internes, tirés des cloisons, aussi par la forme de leurs pores. Je saisis cette occasion pour m'expliquer sur ces genres avec l'un desquels {Porpitella) on a jadis confondu le jeune du Sciitella Agassizi. Ces genres se distinguent des Scutellidœ par leurs pétales ouverts, leurs pores arrondis ou faiblement inégaux, l'absence de rosette buccale et la simplicité de leurs cloisons. Dans cette sous-famille des Filmlaridœ, à cloisons radiales simples, la Tribu des Lenitinœ, à pores égaux, non conjugués, comprend les genres Lenita Desor avec sa bande cen- trale granuleuse et ses dix cloisons très atténuées, Fibularia Lamarck, à périprocte infère, Scittellina Agassiz, à périprocte marginal, Eosciitimi Lambert, à périprocte supra-marginal et dont le type est mon ancien Porpitella Doncieuxi. Tous ces genres n'ont que dix cloisons radiales simples. Samlandasler Lambert, dont le type est le Sciitella germanica Beyrich, a 14 cloisons. Enfin Porpitella Pomel, dont le type est P. Hayesi {and) Desmoulins {Cassidiihis) présente de 13 à 15 cloisons inégales, dont une impaire postérieure et est pourvu chez l'adulte de cinq sillons peristomaux ambulacraires. La tribu des Sismondinœ, à pores inégaux, conjugués, n'a que deux genres : Sismondia Desor, à bords renflés et Fibitlaster Lambert et Thiéry à bords tranchants. On ne saurait donc confondre le jeune du Sciitella Agassizi à cloisons internes ramifiées avec aucun genre de la sous- famille des Fibularidse. Ce jeune se rapprocherait plutôt de certains L«yanîrf!ELLA Zell (Bagonot). 740. — Sodalella Zell. — R. — Une 9 très fraîche et belle, prise le 2 juillet 1875, entre Gazinet et Cestas, proba- blcmenl en battant des chênes. 741. — Consociella Hb. — C. — Dans tous les bois de chênes, en juillet et août. Caudéran, Salles, Cestas, Gazinet, Villeneuve, Léognan (Rrown) ; Soulac (Gouin). La chenille en mai et juin, sur les chênes (pédoncule, tauzin, etc.), dans un tube de soie, parmi des feuilles liées en paquet. 742. — Fallouella Rag. — C. — Dans tous les bois de chênes, les parcs, de fin juin à septembre. Caudéran, Floirac, Pessac, La Teste, etc. (Rrown). Chenille en mai et juin, sur le chêne. 123. — Rodophœa Gn. 744. — Rosella Scop. — R. — Un individu en juillet ou août 1879 à Caudéran, autour de la lampe (Rrown) ; un second individu, au vol à Cadaujac, le 22 août 1896 (Gouin). 754. — Marmorea Hw. — R. — Un sujet pris au miel, à Talence (Labat). Une Ç éclose le 23 juin 1898, d'une chenille trouvée dans le courant du mois de mai, sur l'aubépine à Mérignac, quartier de la remonte. Un autre sujet éclos, le 21 mai 1899, d'une chenille trouvée le 21 avril, à Lignan, sur — 81 — le prunellier (Brown). La chenille qui vit sur l'aubépine et le prunellier n'est pas rare à Blanquefort (Brown). 736. — Advenella Zk. — A C. — €audéran, Pessac, Mérign.c, Langoiran, Fargues-Saint-Hilaire, Gradignan ; fin mai à fin août, chenille sur l'aubépine, parmi les fleurs on avril et mai (Brown). Jolie petite chenille d'un vert jaune, ù deux raies sous-dorsale, rougeàtres ou rosées; poils blanchâ- tres, assez longs, raides, clairsemés; tète marron, bordée de noir, dernier anneau d'un vert assez vif; les lignes ferrugi- neuses oblitérées sur les derniers anneaux (Brown). 757. — Suavella Zk. — A C. — Mi-juillet à fin août, sur le miel et autour des lampes : Caudéran, Cestas, Gujan, etc. (Brown). La chenille en mai et juin, sur le prunellier, les Rhammus et Cralœgus, dans des tubes de soie (Heinemann et Rouast). 124. — Glyptoteles Z. 758. — Leucacrinella Z. — R. — Un sujet à la lampe électrique, à Caudéran, en juillet (Breignel). 125. — Myelois Hb. 766. — Cribrella Hb. — T C. — De juin à août, parmi les chardons, les cirses; Caudéran, Cenon, Floirac, La Souys (Brown); Bègles, pris en quantité (abbé Moureau) ; Villeneuve (abbé Mège) ; Gabarret-Naujean (Gouin). La chenille trouvée par M. Brown, au Vigean, sur Cirsiwn lanceolaium, mangeant la graine et non la moelle. 127. — Cryptoblabes Z. 794. — Bistriga Hw. — A 11. — M. Brown a trouvé plu- sieurs fois la chenille sur l'aulne, mais n'a eu qu'une éclosion. H. — ENDOTRICHINŒ. 133. — Endotricha Z. 808 — Flammealis Schiff. — T C. — Partout, dans les herbes, les buissons ; premiers jours de juin à fin août; varie Tome LXIX. 8 du rougeâtre au jaunâtre; quelques sujets, principalement des 9, sont plus ou moins omlirés de brun. I. — PYRALINŒ 145. — Aglossa Lalr. 825. — Pinguinalis L. — T C. — Partout, dans les appar- tements (particulièrement les offices, les cuisines); de mai à fin septembre (varie beaucoup pour la taille). Chenille au printemps, sous les tapis, les nattes. 831. — Cupréalis Hb. — C. — Partout, même habitat que le précédent, de mai à septembre, varie également beau- coup pour la taille. Chenille, courant de l'hiver, dans le bois sec (Breignet) et les collections entomologiques (Gaschet). 146. — Hypsopygia Hb. 834. — Costalis F. — Peu C. — (Une vingtaine d'indi- vidus) : Bordeaux-ville, Caudéran, Cestas (Brovvn); Villeneuve (abbé Mège), premiers jours d'août à mi (ou fin ?) octobre; plusieurs individus, à Caudéran, à la lumière électrique (Breignet); Bègles, kla, miellée (Daydie); Soulac, en septembre le 5 (Gouin). 145. — Pyralis L. 836. — Farinalis L. ^ A C. — (Abondant certaines années); contre les murs, les clôtures, les troncs d'arbre, à la miellée : La 9 plus rare que le 6, fin mai à mi-octobre. Varie du rouge au vert. ,150. — Herculia Wlk. 84S. — Glaucinalis L. — Pas rare le jour, en battant et dans les maisons, la nuit, autour des lumières et sur le miel; premiers jours de juin à octobre : Caudéran, Arlac, Floirac (Brown); Bordeaux, Gujan (Breignet); Soulac (Gouin). 155. — Actenia Gn. 885. — Brunnealis Tr. — R. — Un beau 6, en août au — 83 — Verdon, prairies marécageuses du bord de la mer (Gouin) ; Soulac, plusieurs sujets, en août (Daydie, Gouin). 150. — Cledeobia Sleph. 903. — Angustalis Schiff. — T G. — Partout; mi-juin à mi-août (une seule éclosion) dans les champs, les prés secs, etc. La 9 passe pour rare ; M. Brown l'a prise, cependant, en assez grand nombre, volant au crépuscule et la nuit autour des lumières. K. — HYDROCAMPINŒ 157. — Nymphula Schrk. 912. — Stagnata Don. — A G. — Est assez localisé. Une vingtaine d'individus des deux sexes, des prairies de l'allée de Boutant; d'un marais au pied des dunes, près de Gazeau ; au bord des étangs de St-GhrysLophe-de-Double ; au Taillan, le long de la jalle, près du moulin de Moulinât, enfin, à Lamothe, le long de la Leyre, dans un marécage boisé, à proximité de la station et fait complètement défaut, dans cette dernière localité dans les grands prés marécageux, qui bordent la voie ferrée et où son congénère Nymphœata abonde (Brown). Un individu de Villeneuve (abbé Mège) : deux générations; fin mai à premiers jours de juillet, puis août ? et septembre !. 913. — Nymphœata L. — T G. — Partout, dans tous les marais, étangs, mares, etc. : de mi-mai à fin septembi'e, (deux générations qui se confondent ? !) 916. — Stratiotata L. — A B. — Une vingtaine de sujets dont 2 9 seulement : Allée de Boutaut, Le Bouscat, Caudéran, Le Carbon-Blanc, Goutras ; le long des fossés, des rivières, etc. (Brown); très commun aux lampes électriques du Boulevard surtout la 9 (Breignet, Gouin); mi-mai à fin août, deux générations ? 158. — Cataclysta Hb. 922. — Lemnata L. — T G. — Dans tous les marais, au bord de toutes les flaques d'eau, mares, etc. ; premiers jours de mai à fin septembre (deux générations ! ?). 103. — Stenia Gn. 931 — Piinctalis SchilT. — R. — Quelques individus, dont deux 9 pris à La Souys, Floirac et Gazinet (Brown), en juillet et août : un individu de Villeneuve (abbé Mège) ; deux individus, un Ô et une 9 ? de Soulac (Gouin). 104. — Perinephila Hb. 939. — Lancealls Schilt. — A R. — En juin et juillet, à Floirac, Le Carbjjn-Blanc, Cestas, Villandraut, La Réole, Gazinet, presque toujours dans les stations humides, maré- cageuses, le long des ruisseaux ; un seul dans un bois herbu (Brown). 165. — Psammotis llb. 941..— Pulveralis Hb. — A R. — Localisé; un individu en juillet, à Eysines, dans un grand champ; une douzaine en septembre, à Pessac, dans une mare exondée. 942. — Hyalinalis Hb. — Un couple, Ô et 9 éclos, les 20 et 25 août 1899, de deux chenilles trouvées le 5 du même mois sur Spirœa idmaria, le long de la jalle de Blanquefort; une 9 en septembre, de Caudéran (Brown). M. Brown est à peu près certain d'avoir pris plusieurs chenilles de cette espèce, sur Spirœa ulmaria, à Villandraut (voir vol. 43 des Actes, p. 93 des P.-V., ainsi que vol. 54, p. 143 des P.-V.). 106. — Eurrhypara Hb. 943. — Urticata L. — A C. — En juin et juillet, parmi les touffes d'orties : Casseuil, Léognan, Blanquefort, etc. (Brown); commun à Bègles (abbé Moureau) ; Cestas (Boisson); Eysines, Gabarret, Baranquine, Soulac (Gouin). — 85 - L, — SCOPARIINŒ. 168. — Scoparia Hw . 947. — Zelleri Wck. ? — ou Gembrœ Hw. ? — Deux §, l'un très frais, le 22 juillet 1883, entre Cantenac et Arsac (Médoc) ; le deuxième, le 17 mai, à Gazinet, contre le tronc d'un pin. Deux éclosions ? (1) 9i9. — Ambigiialis Tr. — T G. — Deuxième quinzaine de mai à première quinzaine de juillet. Cette espèce est, sans conteste la plus commune de nos Scoparia ; elle abonde dans tous les bois de pins de la région landaise et n'est pas moins fréquente dans les bois de chênes de l'Entre-deux-Mers. 9ol. — ? Pyreuœalis Dup. — Côtes rocheuses de Roque- de-Thau, près Villeneuve, octobre (abbé Mège). (2) 95i. — Dubitalis Ilb. — A C. — Contre le tronc des ormes, des chênes et des marronniers, en mai et juin : Floirac, Fargues-St-Hilaire, Saillans, Monségur, Grignols, St-Médard- en-Jalles, Caslelnau-de-Médoc (Brown) ; Gradignan, La Brède, Langoiran, Lormont (Breignot) ; Villeneuve (abbé Mège) ; Eysines, Gabarret (Gouin). 971. — Liiieola Gurt. — Deux douzaines d'individus, fm mai à premiers jours de juillet : Caudéran, Floirac, Créon, Le Carbon-Blanc (Brown) ; Villeneuve, un individu (abbé Mège) ; Le Vigean (Breignet). 972. — Resinea Hw. — A C. — Dans un jardin à Cau- déran, particulièrement contre le tronc et les grosses branches d'un vieux poirier, en mai et juin. Observé premiers jours de juin, aux environs de Ste-Foy-la-Grande, sur de vieux pom- miers; deux individus de Floirac, dans un bois de chênes; (1) M. Mabille a écril à M. Brown au sujet de ceUe espèce : « Scop Cembrœ Hw. peul-être Zelleri Wk. ? mais je dislingue à peine ces deux espèces ; je crois qu'elles n'en fonl qu'une. » Une Ç trouvée par M. Brown fin juillet, à Copenliague (Dane- mark), est exactement pareille aux deux ^ girondins, ce qui semble confirmer l'hypothèse de M. Mabille ! (2) L'époque qu'indique M. Mège, n'est pas moins surprenante que la localité ! C'est en juillet et août, que le papillon se montre dans les Pyrénées. — 86 — trois individus aux marais de Boutaut, contre des saules (Brown) ; un sujet très frais de Gazinet, le 30 mai (Gouin). 974. — Truncicolella Stt. — Deux individus peu frais, le 13 septembre, dans la forêt d'Arcachon, vers le Mouleau (Brown). Par une singulière bizarrerie, ce n'est nullement contre le tronc des pins ou des chênes qu'ont été pris ces deux sujets, mais bien en battant les genêts ! 973. — Cratoegella Hb. r- G. Partout, première quinzaine de juin à septembre, contre le tronc des saules, des chênes, etc. ; chenille en avril, sous la mousse des saules. Malgré son nom, c'est contre le tronc des pins, des chênes, etc. qu'on trouve cette espèce dans nos environs : Gaudéran, Floirac, Mérignac, Le Haillan, Bruges, Sadirac, Gazinet (Brown) ; Talence, Soulac (Gouin). 976. — Frequentella Stt. — G. Première quinzaine de juin à fiu août; pris plusieurs fois en battant des haies ou des pieds isolés d'aubépine ! Gaudéran, Fargues Saint-Hilaire, Garbon-Blanc, Gestas, Gazinet, La Tresne, Bruges (Brown) ; Bordeaux-ville, Soulac (Gouin). 978. — Angustea Stph. — A G. Presque toujours dans les maisons, contre les murs et autour des lumières ; de septembre à novembre, hiverne et reparaît courant de mai et premiers jours de juin, à moins que cette espèce ait deux générations, dont la première en mai et juin, et la deuxième de septembre à novembre, ce qui paraît peu probable ! Bordeaux-ville et Gaudéran (Brown) ; Villeneuve (abbé Mège) ; Soulac (Breignet, Gouin). 979. — Pallida Stph. — T R. Gaudéran, Fargues-Saint- Hilaire, dans les prés humides, marécageux (Brown); Bouliac (Gouin); premiers jours de septembre et en août, deux autres sujets de Soulac (Gouin). - 87 — M. — PYRAUSTINŒ. 172. — Agrotera Schrk. 984. — Nemoralis Se. — A C. De mi-avril à mi-octobre, de Caudéran, Arlac, La Tresne, Gazinet (Brown) ; Pessac (Gouin) ; la chenille pas rare sur le bouleau, le noisetier (Brown) ; sur le châtaignier en août et septembre (Lafaury). 177. — Sylepta Hb. 994. — Ruralis Se. — T C. Partout; de juin à octobre (deux générations!); touffes d'orties, buissons, etc.; la chenille très commune sur l'ortie, d'avril à juin, puis en août et septembre. 178. — Glyphodes Gn. 998. — Unionalis Hb. — R. Une Ç le 19 octobre 1880 à Caudéran sur un arbousier en fleurs, un second sujet éclos le M octobre 1911 d'une chenille récoltée sur le frêne le 29 août 1911 à Bouliac (Brown). 182. — Evergestis Hb. 1025. — Extimalis Se. — A R. Mai à juillet, août et septembre ; La Tresne, Le Verdon, FloiraCj Fargues-Saint- Hilaire, Blaye (Brown) ; Villeneuve (abbé Mège) ; Soulac (Daydie, Gouin). 1027. — Straminalis Hb. — A été assez commun à Pessac et à Cestas en 1887; au printemps et en août (deux généra- tions); retrouvé depuis au Carbon-Blanc en juillet, Floirac en septembre, Blanquefort en août (Brown); la chenille sur les crucifères en août et septembre (Barbarea vulgaris, Sinapis et Cardamine amara, Buckler ; Brassica oleracea et Diplotaxis tenuifolia, Chrétien). 1029. — Politalis Schiff. — A R. Eysines, Pessac, Le Taillan (Brown) ; Gujan-Mestras, au miel (Breignet) ; Soulac (Gouin); avril et mai, puis août (deux générations). La chenille en août sur les crucifères, notamment sur - 88 — Biscutella ï)'idijma dont elle dévore les feuilles radicales et môme les tiges et le collet de la racine (Chrétien). 1033. — Limbata L. — A C. Autour des lumières, sur le miel, rarement le jour en battant, fin mai et juin, puis fin juillet à premiers jours de septembre (deux générations). Bordeaux-ville, Caudéran (Brown) ; Gujan (Breignet) ; Bègles (Boisson); Fargues (Gouin). La chenille, exclusivement sur Sisijmbriiim alliaria, en juin et en septembre (Chrétien). 1037. — Aenealis Schiff. — B. Un sujet Ô capturé le 9 mai 1886 entre Uzeste et Villandraut (Brown). Petite pyrale à reflet irisé, sans dessin aucun. 184. — Nomopila llb. 1039. — Noctuella SchitT. — T C. Partout, dans les prés, les champs, les dunes, etc., toute la belle saison, premiers jours d'avril à fin novembre; varie beaucoup pour la nuance et la netteté des dessins. 180. — Phlyctœnodes Hb. 1042. — Palealis SchitT. — A B. De Caudéran, Floirac, Le Haillan, Eysines (Brown); Soulac (Gouin); en juillet, août et septembre. Chenille fin septembre sur la carotte sauvage dont elle mange les graines (Bagonot); en avril et septembre dans les ombelles de la carotte et d'autres ombellifères (Hein); à la fin d'aotït dans l'ombelle de Peiiccdanum officinale et de Dauciis carota où elle se pratique une espèce de coque de soie (Guenée). a) Ab. Senelawis Hb. — Un sujet en août à Blanquefort, le long de la jalle (Bi'own). (Al. ant. supra macula média fusca.) 10i3. — Verticalis L. — T C. Partout, dans les champs, les prés; deux générations; mi-avril à (in juin, mi-juillet à fin août; Caudéran, Pessac, Mérignac, Floirac, Fargues, Bruges, etc. (Brown); Castillon (Gouin). 1061. — Stiticalis L. — Un sujet unique le 16 sep- tembre 1887, à Eysines, dans un pré sec, sablonneux. — SO- IS?. — Diasema Gn. 1068. — Litterata Se. — T C. Dans tous les prés humides; fm avril à mi-septembre (deux générations qui s'enchevêtrent, suivant les années). 1069. — Raniburialis Dap. — Plusieurs sujets Ô et 9, dans un jardin au iniel, dans la maison, autour des lumières, à Caudéran; un $ et deux 9 en juillet 1889, à Lamothe, dans un pré humide, au bord de la Leyre; Gazinet, près d'une mare (Brown); Soulac (Gouin). 101. — Calamochrous L<1. 107i. — • Acutellus Ev. — R. Un sujet Ô d'une fraîcheur parfaite, pi'is entre le 10 et le 15 juin, à Caudéran, autour de la lampe (Brown); un sujet 9 le 21 juin, à, Bordeaux, à une lampe électrique (Gouin). 194. — Cynœda tlh. 1089. — Dentalis Schiff. — C. JMai et juin, août et septembre (deux générations?); dans les champs et les prés, autour de la vipérine qui nourrit sa chenille ; Pessac, La Brède, Floirac, Saint- Yzans, Casseuil (Brown) ; Villeneuve (abbé Mège) , Bègles (Boisson); Eysines, Langoiran (Gouin). La chenille sur la vipérine. 195. — Titanio Hb. 1090. — Pollinalls SchiiT. — ï R. Un sujet pris à Saint- Laurent-Médoc (abbé Mège); une 9 en juin 1904, à Gabarret- Gironde (Gouin). 1103. — Pyrenœalis Dup. — T R. M. l'abbé Mège a assuré à M. Brown avoir pris dans les rochers de La Roque- de-Thau plusieurs individus de cette curieuse pyrale. C'est une des prises les plus remarquables que l'on ait faites dans le département.? 190. — Metasia Gn. 1126, — Gorsicalis Dup. — Un sujet (9 ! ) le 6 juillet 188i, — 90 — aux environs de Libourne, sur les coteaux qui s'étendent de Fronsac à Saint-Michel-la-Rivière. Y est peut-être commun, comme il Test « sur les coteaux des environs de Jarnac (Charente)» (Delamain in-Berce). 198. — Pionea Gn. 1141. — Crocealis Ilb. — A R. Fin mai et juin, puis août et septembre (deux générations) ; Floirac, Fargues-Saint- Hilaire, Saillans, Le Taillan, Créon (Brown); Bordeaux-ville (jardins), Langoiran (Breignet). La chenille en avril et mai, puis en juillet sur Initia Squarossa, Inula Dijsenterica\ elle vit entre les feuilles qu'elle ronge entre les nervures et qu'elle crible ainsi de petits trous. Ces feuilles sont simplement appliquées l'une sur l'autre et liées avec quelques fils, mais la consistance cotonneuse du dessous ajoute à leur cohésion (Guenée, vol. 8). 1151. — Ferrugalis Hb. — T C. Partout, des premiers jours de mai (fin avril ?) aux premiers jours de décembre (plusieurs générations?); la chenille se trouve sur la laitue, Cirsium lanceolatum, Mentha aquatica, Polygonum, etc. 1160. — Verbascalis SchilT. — A C. Mai-juin, août- septembre (deux générations) ; Caudéran, Pessac, Eysines, Bonnetan, Fargues, Gradignan, Fronsac, etc. (Brown) ; Ville- neuve (abbé Mège) ; Sadirac (Gouin). Quelques individus ont la surface des ailes largement ombrée de brun. 1163. — Forflcalis L. — C. Partout; deux générations; avril à juin, août et septembre; chenille commune sur le chou, d'abord en juin et juillet, puis en octobre et novembre; celles-ci passent l'hiver dans leur cocon et se métamorphosent le printemps suivant ! 4166. — Rubiginalis Hb. — Peu C. Pessac, Gestas, Saint- Médard-en-Jalles, Le Vigean, Léognan, Bruges, Uzeste (Brown); La Brède, Fargues-Saint-Hilaire (Breignet); Saint- Mariens, Gabarret (Gouin). Avril et mai, puis fin juin à septembre (deux générations?); la chenille en juin, juillet sur Betonica officinalis. — 91 — 1167 — Numeralis Hb. — Peu C. Semble localisé clans les côtes de la rive droite du fleuve. Cenon, Floirac, Roque- de-Thau (Brown) ; Baurech, en nombre (Breignet). Deux éclosions : mai-juin, août et septembre. 200. — Pyrausta Sclirk. 1183. — Cilialis Hb. — A R. Le premier sujet pris à Candéran, à la lumière électrique; les autres pris en assez grand nombre à Saint-Mariens, dans un marécage, le long de la Saye ou d'un de ses affluents (Breignet, abbé Mège, Gouin); en mai et août. D'après ces deux époques d'apparition, il paraît certain que cette espèce a deux éclosions. Rare espèce paraissant nouvelle en 1892 pour la faune française, du moins, n'était-elle pas donnée dans les « Pyrales de France», de Berce. 1187. — Terrealis Tr. — A C. Dans les landes et les graves de la rive gauche du fleuve; Candéran, Arlac, Pessac, Bruges, Gazinet (Brown) ; un ex. de Villeneuve (abbé Mège) ; Bordeaux (Gouin). Premiers jours de mai à fin août; chenille en septembre et octobre' sur Solidago virga aurea ? 1188. — Fuscalis Schiff. — Peu G. autour de Bordeaux; moins R. aux environs de Hourtin (sur la gauche de la route, en allant vers l'étang); à Candéran, Cestas, Pessac, Gazinet (Brown); pris deux fois seulement sur la rive droite, à Bouliac, vallon de Pitres, en août, le soir (Brown) ; à La Sauve, en juin (Gouin). 1191. — Sanibucalis Schiff. — Peu C. Candéran, Floirac, Castelnau-de-Médoc, Allée de Boutant, La Réole (Brown); Bègles (Boisson); Gradignan (Breignet); Villeneuve (abbé Mège); Sadirac (Gouin). Fin mai et juin, fin juillet et août (deux générations); la chenille dans les tiges de Sambucus ehulus. 1205. — Flavalis Schiff. — M. Brown a pris les 16 et 17 août 1883, six Ô et quatre 9 de cette pyi'ale à Suzac (Cha- rente-Inférieure), dans les herbes, les clairières des bois, le long de la côte; deux exempl. de Soulac? (Gouin). — 92 — 1218. — Nubilalis Hb. — A C. Dans les champs et les jardins; de mai à septembre (deux générations?); la chenille sur le houblon, dans les jardins et sur le blé d'Espagne (maïs), dans les champs, à rarrière-saison ; hiverne dans la tige ! Se trouve aussi dans les gousses des haricots verts (Breignet). 1221. — Asinalis Hb. — A C. Dans les fourrés, les haies, les herbes, partout ; deux générations : mai-juin, août- septembre. 1241. — Cespitalis SchilT. — T C. Partout, dans les champs, les pi'és, les bois; toute la belle saison (de mars à octobre ; deux ou trois éclosions ?) ; varie beaucoup. L'éclo- sion estivale est la plus belle (la moins sombre). 1242 — Sanguinalis L. — A R. Prés secs et sablonneux des landes; Pessac, Bruges, Gazinet, Bonnetan (Brown) ; Coulras, Soulac, Gabarret (Gouin). Fin avril, fin juillet et août (deux générations ?) ; la chenille sur le romarin, au prin- temps et en automne; sur les Heurs du serpolet, dans un tube de soie (Jourdheiiille) ; sur beaucoup de plantes sous-ligneuses de la famille des Labiées (Millière) (in-Rouast). 1251. — Piirpuralis L. — T C. Partout; pendant toute la belle saison (lin mars à septembre; deux ou trois éclosions?); varie beaucoup, individuellement et suivant les saisons. L'éclosion estivale est la plus belle. On prend au printemps des sujets sombres, quoique frais, qui se rapportent à la variété Mœstalis - Ostrinalis ? ( Multo obscur ior, plerumque. minor, niaculis pallide su/pht/reis); Saint-Morillon, La Tresne (Brown). 1233. — Aiirata Se. — T C. Partout. Deux éclosions (ou trois?); Se prend d'avril à septembre; la chenille abonde^ à l'arrière saison, sur différentes Labiées ( Calamintha elinopo- diiim, Mentha aquatica, Mclma officinalis, Lycopus euro- pœus, etc.). 1260. — Nigrata Se. — T R. Quelques sujets des côtes de l'Entre-deux-Mers : Floirac, Bonnetan (Brown) ; F-argues, — 93 — Gabarret (Gouin). En mai, juin et juillet. Vole l'après-midi. 1262. — Cingulata L. — ï G. Dans les prés secs, sablon- neux des landes, à Arlac, Eysines, etc. Vole en plein jour parmi les herbes. Deux générations : mai à juillet, puis août et septembre; la deuxième assez sensiblement plus petite que la première. 1263. — Albofascialis Tr. — M. Brown a récolté de juillet à mi-août une quantité de chenilles sur Inula squarrosa prove- nant du ïaillan et du Thil. Les papillons lui sont éclos du 2.5 juillet au 15 septembre (P.-V. Soc. Linn. Bordeaux 1889, p. xix). 1273. — Funebris Strom. — G. Particulièrement dans la région landaise du département (semble plus rare ailleurs ?) ; deux générations : mai-juin, fin juillet à premiers jours de septembre. Vole en plein soleil, sur les fleurs, dans les taillis, les prés secs ! Un sujet variété (4 maculalis) en août 1904, de Soulac (Daydie). II. — PTEROPHORID^ 208. — Oxyptilus Z. •1313 — Tristis Z. — B. Un échantillon de Giton-Genac le 13 juillet 1902 (Gouin) ? 1314. — Distans Z. — P G. En mai-juin, août et septembre (deux générations); Pessac, Bonnetan, Sainte-Foy- la-Grande, Peseu (Brown); Eysines (Gouin). a) Gen. œst. (et var.) Lœtus Z. — A G. Caudéran, Bruges, Gazinet, Peseu (Brown); Gadaujac, Gabarret (Gouin); en août et septembre ; la chenille se trouve sur Andryala sinuata (Minière). 1315. — Pilosellœ Z. — Quelques sujets de juillet à septembre à Pessac (prairies longeant les bois), Bruges, Peseu, Gestas ; la chenille sur Hieracium pilosella. 1316. — Hieracii Z. — A G. Le Taillan, Saint-Médard-en- — 94 — Jalles, Le Haillan (Brown) ; Villeneuve -(abbé Mège) ; la chenille vit sur Hieracium umbellatiim en mai et juin. 1321. — Teuci'ii Jordan. — Trouvé le 17 mai 1885 quatre chenilles dans la forêt d'Arcachon, au MouUeau, sur Teucrium Scorodania ; le 14 juin, trouvé trois chrysalides sur la tige de la même plante; les papillons éclosent les 19, 20 et 23 juin. 209. — Platyptilia Hb. 1325. — Rhododactyla Fab. — A R. Quelques sujets en juin à Caudéran, dans un jardin (Brown); six individus au printemps 1887, au miel, à Talence (Labat). 1332. — Gonodactyla Schiff. — Pentes arides, à Cenon, un Ô en août; deux individus Ô et Ç en août, dans une loca- lité inculte et pierreuse à La Tresne (Brown) ; le 27 mars 1892, M. Breignet trouve plusieurs chenilles dont trois 9 écloses du 28 avril au 6 mai. La chenille vit sur Tttssilago farfara. Rouast signale deux générations : la première vivrait, à l'état de chenille, au printemps, dans les fleurs; la seconde en juin, dans les tiges. 1339. — Acanthodactyla Hb. — A C. De juin à septembre ; Salles, Floirac, Caudéran, Blaye, Arcachon, Gazinet, La Sauve, etc. (Brown) ; Cadaujac, Macaii, Talence, Soulac (Gouin); la chenille sur Erica tetralix, sur VOnonis, Calaminthe, en juillet et août. 210. — Alucita Wlsghm. 1348. — Pentadactyla L. — C. Partout, volant au crépuscule, le soir à la lampe, au miel; la chenille de mai à juillet, sur le liseron des haies. 1361. — Baliodactyla Zell. — A R. Sur les coteaux, de mai à juillet; Floirac, Saint-Michel-la-Rivière, Fronsac, Saint- Médard-en-Jalles, Le Taillan, Eysines, Blanquefort (Brown) ; Sainte-Foy-la-Grande (Gouin). Rouast signale la chenille en juin sur Origainim viilgare. 1365. — Tetradactyla L. — A C. En juin et juillet; — 95 — Eysines, Bruges, Saint-Maixent, Gazac, Léognan (Brown) ; la chenille doit vivre sur le serpolet. 212. — Marasmarcha Meyr. 1378. — Phœodactyla Hb. — A R. Entre Gazac et Le Taillan, le long de la voie ferrée, parmi les touffes d'Ononis,. Blanquefort (Brown); Saucats, Citon-Cenac (Gouin). 21.3. — Gypsochares Meyr. 1380. — Baptodactyla Z. — R. Plusieurs sujets en juin, juillet et août 1894 (Gouin). 214. — Pterophorus Geoffr. 1383. — Litliodactylus Tr. — R. Deux individus Ô en août à Fargues-Saint-Hilaire (Brown) ; un individu à Soulac en juin (Gouin); la chenille a été trouvée par M. Brown à Saucats, en mai, sur Conyza squairosa ; il en fait la descrip- tion suivante : tête et région dorsale jaunâtres; côtés verdâtres, nuages de brunâtre; vasculaire fine, blanche; points verru- queux (blancs ?) pilifères ; pubescence courte, blanche ; pattes écailleuses, vertes. 1387. — Monodactylus L. — G G. Partout; se prend toute l'année, mais surtout de juin à novembre; varie du blanchâtre plus ou moins tiqueté et ombré au roux uniforme et presque sans points ; quelques individus blanchâtres sont marqués ou striés de ferrugineux. Hiverne pour pondre au printemps suivant; la chenille toute la belle saison sur le liseron des haies et des champs. 1388. — Scarodactylus Hb. — Un sujet à Sussac (Gha- rente-lnférieure), dans les herbes (le long de la Gironde, près du fort de Sussac !). Doit faire partie de la faune girondine ? 1390. — Tephradactylus Hb. — A R. Cinq ou six. sujets dans la lande; Pessac en mai, Peseu en mai, Le Haillan en juin. Le Taillan en août (Brown); Pessac en août (Daydie); la chenille de septembre à mars sur Solidago virga aurea. 1394 — Carphodactylus Hb. — Un sujet unique, en avril, - 96 — à Cestas, au bord du ruisseau (Brown) ; la chenille dans les pousses à'inula comjza qui ne se développent pas (Chrétien, in naturaliste, octobre 1890): 1395. — Pectodactylus Stgr. — Deux exemplaires au Taillan en août et septembre (Brown). 1396. — Osteodactylus Z. — Deux exemplaires en août 1897 à la Pointe-de-Grave (Gouin). Dénommé, mais avec doute, par M. Constant. 1397. — Microdactylus Hb. — B. Deux exemplaires en mai et août à Fargues-Saint-Hilaire, parmi les herbes, un exemplaire à Floirac, deux exemplaires à Gazinet (Brown) ; un exemplaire de Saint-Mariens en mai (Gouin). Stenoptila Hb. 1400. — Pelidiiodactyla Stein. — R. Un Ô très frais de Caudéran (Brown) ; un de Villeneuve (abbé Mège) ; un troi- sième sujet non étiqueté (Gouin). 1402. — Coprodactyla Z. — Un sujet en juin 1882 à Saint-Chris tophe-de-Double, d'une prairie marécageuse, un en octobre, lande de Peseu (Brown); un en août à Soulac (Gouin). 1405. — Zophodaclyla Dup. — A C. De mai à septembre : Castelnau, Créon, Caudéran, Bonnetan, Fargues, Bruges (Brown); Lignan, Gabarret (Gouin) ; la chenille vit snr Chlora perfoliata et Erythrœa cenlaurium^ d'abord dans les tiges, puis dans les capsules, mangeant les graines. 1406. — Bipunctidactyla Hw. — Plusieurs sujets à Bruges, volant parmi les scabieuses, Caudéran, dans un jardin, Arcachon (Brown); Ej'sines (Gouin). a] V. Plagiodacïyla Stt. — Trois sujets de Floirac, un d'Arcachon, un de Fargues, deux de Caudéran (Brown); Saint- Mariens (Gouin). (Al. ont. satiiratioribus, squamis a/bis mixtis, striga fmca digili jjrimi longiore et crassiore.) b) V. (et ab.) Arida Z. — Deux sujets, un de Montagne le — 97 — 25 juin, l'autre de Soulac le 14 juin 1896 (Gouin). Déterminé par M. Constant. (Minor, mullo dilutio}', lutescens.) 1412. — Graphodactyla Tr. — Pessac, à l'Alouette, en octobre, dans la lande et dans le voisinage des Gentianes (Brown); une 9 très belle à Saint-Mariens, en mai, dans un bois de pins (Breignet) ; la chenille dans les fleurs et les capsules de Genliana pneumonanta. 216. — Agdistis Hb. 1422. — Heydenii Z. — Un sujet en août 1890 à Bruges, dans le pré sec et sablonneux longeant le «Climenay» et rempli de serpolet et d'hélianthème, plusieurs sujets à Pessac, en juillet (Brown); un échantillon de Villeneuve (abbé Mège) ; un échantillon en août 1894, à Soulac (Gouin); la chenille, -selon Hartmann, sur Sedum acre, Ritmex acetosa et Aira canescens. 1428. — Tamaricis Z. — P C. Plusieurs sujets en juin au Verdon (Breignet); Soulac (Gouin); la chenille sur les tamaris. 1430. — Staticis Mill. — Deux sujets de La Pointe-de- Grave éclos le 15 septembre de chenilles trouvées sur les Statice limoniinn (Gouin). III. — ORNEODID^. 217. — Orneodes Lalr. 1434. — Grammodactyla Z. — Un sujet pris à Gabarret (Entre-deux-Mers), le 14 juillet 1903 (Gouin). 1437. — Hexadactyla L. — A C. De mars à octobre. A été pris à Cestas en juillet, Caudéran, Gazinet, Bruges, etc. (Brown); Eysines, Lormont, La Sauve (Gouin); la chenille probablement sur le chèvrefeuille. 1438. — Htibiieri Wallgr. — A R. Un sujet de Pessac en mai, un sujet de Caudéran en mai (Brown); un sujet de Tome LXIX. 9 — 98 - Soulac en juin (Gouin) ; la chenille dans un renflement de la tige de Scabiosa cnlumharia. IV. — TORTRICIN^. A. — TORTRICIN^E. 218. — Acalla Hb. 1441. — Gristana F. — Deux sujets seulement ont été rencontrés : l'un en septembre 1894 à Fargues-Saint-Hilaire, l'autre éclos fin juillet d'une chenille trouvée en juin dans une feuille d'aubépine repliée et desséchée, à Floirac, au fond du vallon de Pitres; chenille sur les saules rabougris et sur l'aubépine de juin à septembre (in Rouast). 1444. — Umbrana Hb. — Deux échantillons également; mais, tandis que Ueinemann fait éclore lé papillon fin aoîit d'une chenille vivant en juin sur le marseul et le sorbier, ces deux sujets sont éclos deuxième quinzaine de juin de chenilles trouvées sur le prunellier; Bruges, Le Taillan (Brown). 4446. — Hastiana L. — ï G. Bivoltin; papillon en mai et juin, puis de septembre au printemps suivant, la chenille en avril et mai, puis d'août à octobre, sur les saules et les peupliers : partout. d) Ab. (V.) Pruinosaxa Stgr. — Un sujet Ô éclos d'une chenille prise à Bruges sur le saule cendré (Brown). ( Minor, al. ant. unicoloribus fuscis.) e) Ab. Aquilaxa Hb. — Un sujet 9 de Soulac en juillet (Gouin) ; un individu Ô Je Pessac (Brown). En outre, M. Brown signale une belle sous-variété aVAc/uiJa/ia (peut-être inédite) : un 5 éclos le 16 octobre d'une chenille récoltée le 2 septembre 1905 sur le saule cendré. (Al. ant. obscure cinnamom [fuscis], thorace liiteo.) h) Ab. CoMBusTANA Hb. — Un sujet 6 éclos d'une chenille du saule cendré; Bruges (Brown). (Al. ant. cinnamom., cilla lata dorsali lutescenti, f'ascia plagaqne apicali dihitroribns, indistinctis.) — 99 — i) Ab. CosTiMACULAXA Wek. — Un sujet 9 <îclos d'une chenille du saule cendré en mai; Bruges (Brown). (AL anl. alhido griseis, macula cnstali quadrang. obscare brunnea.) l) Ab. Mavrana Hb. — Un individu éclos le 13 octobre d'une chenille récoltée sur le saule blanc en septembre (Brown). {Al. ant. fitscis plaga média ex basi iisque ad apicem alba aut lutea.) 1451. — Mixtana Hb. — C. Dans la région landaise; T C. à Villagrains; le papillon d'août au printemps suivant; la chenille en juin et juillet sur les Erica et Calluna vulgaris. Deux variétés intéressantes signalées par M. Brown qui en donne les descriptions ci-après : Une 9 tle Gazinet : toute la moitié supérieure des ailes (les deux tiers même) est blanche, ainsi que les ptérygodes et un point en arrière du corselet, sont ferrugineux : la côte (très finement dans sa longueur, plus largement à sa base), le bord interne (surtout dans son milieu), nn trait au-dessus du pli de l'aile (qui rejoint la base de l'aile par son bout antérieur et la tache du milieu du bord interne par son autre extrémité), un chevron situé au milieu de la côte et atteignant presque, par son extrémité recourbée, la dite tache; un chevron longi- tudinal, plus court, situé sur le disque de l'aile, au-delà de son milieu, entre le précédent qu'il touche presque et le sommet de l'aile; enfin, la frange, dans sa partie opicale, ainsi que la tête et le corselet. Un autre sujet, 9 également, éclos d'une chenille trouvée à Peseu sur Callima vulgaris présente une variété remarquable : extrêmement blanc, avec la base de la côte un trait basilaire médian se rabattant sur le bord interne vers le quart de la longueur de l'aile, et d'un épais v noir occupant la partie médiane supérieure de l'aile, de façon que sa concavité regarde la côte, sa branche antérieure atteignant cette dernière ; quatre à cinq petits points noirs longeant le bord terminal qui est également noirâtre, surtout vers l'apex. Le bord interne est - — iOO - lavé de carné, seul vestige de la couleur normale de l'in- secte ! 1452. — Logiana Schilï. — T G. Bivoltin; le papillon de mi-mai à juillet, puis de fin septembre au printemps suivant; la chenille de fm avril à premiers jours de juin, puis de fin juillet à fm septembre sur Vihiirnum lantana et opitlm, Soi^bus aria et terminalis. Bonnetan, Gazinet, Blanquefort, Saint- Médard-en-Jalles, Léognan, Beychac, etc. (Brown). 1455. — Variegana SchitF. — T G. Toute la belle saison, de fin mai à novembre; la chenille de fin avril à fin septembre sur le prunellier, l'aubépine, l'églantier, le rosier, la ronce, le framboisier, l'orme, le poirier et le pommier (cultivés et sauvages). a) Ab. AsPERANA F. — Moins commun; un 5 de Gajac (Brown); Talence, Lormont (Gouin). {Al. ant. parte basait alba, apicali pliimbeo nigra.) 1457. — Boscana F. — T G. Partout; bivoltin; d'abord en été (Boscana), puis en automne et jusqu'en mars suivant (Parisiana) ; la chenille T G. au printemps et à la fin de l'été sur l'orme. Quelques sujets de l'éclosion automnale sont de véritables Boscana. (Rebel dit au contraire que Boscana paraît en automne et Parisiana en été.) Boscana : {forma alba, macula tripartita cosfali fusca). Parisiana : {forma cinerea, macula cosf. minas dislincta). 1458. — Litei'ana L. — Semble rare; un sujet à Arcachon dans la forêt, un à Pessac, bois de pins, un à La Teste (Brown); un sujet avec de gros chevrons noirs sur les ailes en juin à Saint-Mariens, un sujet entièrement vert en août à Pessac (Daydie) ; la chenille probablement sur le chêne. 1459. — Niveana F. — P G. Rencontré une vingtaine d'échantillons, quelques-uns douteux par suite de confusion possible avec Quercinana; papillon de la deuxième quinzaine — 101 — de juin à la première décade d'août à Castelnan, Léognan, Cestas, Gazinet, Bouliac, Floirac, Le Haillan, etc. (1). 1473. — Ferrugana Tr. — A C. Papillon à partir des premiers jours de juin jusqu'à fin avril de l'année suivante; la chenille sur le chêne et sur l'aulne; Bruges, Blanquefort, Gazinet, Le Haillan (Brown) ; Gadaujac, Pessac (Gouin). 1477. — Quercinana Stett. — A C. Bivoltin; le papillon en juin et juillet, puis de fin septembre à fin octobre; la chenille en mai et juin, puis de mi-août à premiers jours d'octobre sur le QuercuH pediinculata ; Gazinet, Pessac (Brown). 1479. — Holmiana L. — A C. En juin et juillet; Floirac, Blanquefort, Pessac (Brown) ; Floirac, Lormont, Talence (Gouin) ; la chenille en mai et juin sur l'aubépine, le prunellier, le pommier. 1480. — Contaniinana Hb. — C. Surtout dans l'Entre- deux-Mers; le papillon des premiers jours d'août aux premiers jours de novembre ; Floirac, Cenon, Gajac, Bonnelan, Blan- quefort (Brown); la chenille de fin mars à fin mai sur l'aubé- pine, le prunellier, peut-être aussi sur l'églantier. a) V. CiLiANA Hb. — Une 9 en octobre, de Floirac probablement (Brown). (.:4/. ant. ochrac. minus, signalis. fascia média abbreviata.) 221. — Dichelia Gn. 1494. — Grotiana F. — PC. En juin et juillet; Floirac, Villandraut, Bruges, Gazinet, Pessac (Brown) ; Citon-Cénac, Gabarret (Gouin). 222. — Capua SLeph. 1S02. — Angustiorana IIw. — C. Le papillon de mi-avril à mi-septembre; la chenille tout l'hiver et jusqu'en août, (1) Au sujet de celle espèce, M. Brown ajoute : « .Te n'ai rencontré que la Cerusana de Duponcliel, que M. Rebel donne a loi-t comme synonyme de Niueana Fab. el qui semble, d'après la. diagnose laline du catalogue, être plus voisine de la Scolona de Stephens. — 102 — commune sur le lierre, la ronce, le chèvrefeuille, l'églantier, etc. ; elle se trouve à Pessac, Cenon, Mérignac, Le Haillan, Floirac, Blanquefort, Cenon, etc. (Brown); Bordeaux-ville (Gouin). 1503. — Reticulaiia Hb. — Deux sujets : un 6 éclos en juin d'une lieuse do l'aulne du 21 mai de Léognan ; un Ô éclos en juillet d'une chenille de la menthe pouilleuse à Léognan (Brown). 22.3. — Œnophthira Diip. 1503. — Pilleriana SchilT. — Pyrale de la vigne; M. Brown en capture trois dans son jardin à Caudéran, le soir à la lampe, en juillet 1>S80; trois autres sujets, deux Ç et un 6) éclos de chenilles de la vigne (1); cette espèce paraît commune dans le vignoble bordelais. 224. — Cacœcia llb. 1507. — Podana Se. — C. Bivoltin; le papillon de mai à septembre; la chenille^d'avril à août sur le chêne, le bouleau, l'érable, le noisetier, le saule' cendré, le cognassier, le pommier et le poirier sauvages, l'aubépine, l'églantier, le troène, le prunellier, le chèvrefeuille, la ronce, le rosier, le polygonum aviculare et peut-être l'orme. T C. Partout. 1513. — Xylosteana L. — Papillon de fin mai à rai-septembre; la clicnille d'avril à août sur le chêne, l'érable, le bouleau, le charme, le pommier, le poirier, le prunellier, le peuplier pyramidal et le blanc, l'orme, le tilleul, le tremble, le noisetier et le platane. T C. Partout. Un 5 et une 9 diffèrent des autres sujets en ce que les bandes et taches, de couleur jaunâtre, se détachent à peine du fond (Brown). 1514. — Rosana L. — T C. Papillon de mai à septembre; (1) M. Kelu'ig-, dans son journal du 3 juillet 1890, dit : « De chenilles verles reçues, le 6 juin, du Médoc el des Graves, au sud de Bordeaux, nous venons d'oblenir la pyi-ale de la vigne. » — 103 — la chenille d'avril à août sur l'aubépine, l'aulne, la bourdaine, le charme, le chèvrefeuille, la clématite, le cognassier, l'églan- tier, l'érable, le fraisier,- le frêne, le groseillier, le houblon, la luzerne, le tilleul, le troène, quelquefois dans les roses. 1515. — Sorbiana H. — A R. Quelques sujets d'éclosion provenant de chenilles récoltées en mai sur le chêne et le pommier; Caudéran, Bruges (Brown) ; Règles, deux échan- tillons (Labat). C'est une des plus grandes tordeuses : un sujet 9 c'e M. Brown mesure 32 millimètres d'envergure. 1316. — Lafauryana Rag. — R. Un sujet Ô éclos en juillet 1885 d'une chenille trouvée en juin à Guitres snr huila dysenterica ; un sujet 9, même provenance (Brown). Enver- gure du 6 '• 26 ou 27 millimètres. 1518. — Seniialbana Gn. — A G. Rivoltin; le papillon en mai et juin, puis de fin juillet à fin septembre; la chenille en avril et mai, puis en juillet et août, sur le prunellier, le laurier lin, la ronce, le chèvrefeuille, la scrofulaire, l'ortie, sur Tamiis commi/nis, Ciicuhalus haccifer, Convolvuhts arvensis, Eiiphorhia exigua, Inula. dysenterica, etc. Très jolie chenille : d'un vert olivâtre, avec une bande pâle longitudinale de chaque côté; la tête couleur d'ambre paie; l'écusson et une plaque anale noirs. 1520. — Costana F. — xVutre ennemie de la vigne. Dans son journal « La Feuille Vinicole », JM. Henry Kehrig parle souvent de cette tordeuse qui cause des dégâts à nos vigno- bles. Les auteurs allemands font vivre la chenille sur Comariim palustre, Epilobium hirsute et autres plantes de marais. M. Sand a trouvé l'insecte parfait dans les bois de hêtres, ce qui porte à croire que la chenille vit aussi sur cet arbre. 1525. — Miisculaiia Hb. — A G. Papillon de mars à mai; la chenille de mi-juin au printemps suivant sur le bouleau, l'aubépine, le chèvrefeuille, la bourdaine, le troène, le mille- pertuis, sur Myrica gale, etc. M. Rrown croit que cette chenille vit exclusivement sur les plantes basses et que celles que l'on - lOi — trouve dans les feuilles enroulées des arbres et arbustes n'y sont qu'en quartier d'hiver. Saint-Médard-en-Jalles, Gazinet, Cestas, Pessac (Brovvn) ; La Planteyre (Gouin). 1528. — Unifasciana Dup. — A G. Bivoltin; papillon de mi-mai à mi-juillet, puis lin août et septembre; la chenille vit sur le troène, l'orme et l'aubépine; Bouliac, Floirac, Eysines, Mérignac (Brown) ; Pessac, Talence, Gabarret, Soulac (Gouin). 1331.^^ Strigana Ilb. — A G. Papillon de fin mai à deuxième quinzaine d'août; la chenille sur Lycopus europœus et sur un Polygonuni (Brown) ; sur Artemina campestris (Rouast); Mérignac, Eysines, Peseu, Sainte-Foy-la-Grande (Brown); Pessac (Daydie) ; Soulac, Tabanac, Lignan, La Sauve (Gouin). 1533. — Lecheana L. — A G. Papillon de fin avril à fin juillet; la chenille de mi-avril à fin mai sur le chêne, le tilleul, l'orme, l'aubépine, le charme et la bourdaine ; Floirac, Gussac, Caudéran, Bruges, Eysines, Pessac (Brown) ; Fargues- Saint-IIilaire (Gouin). 225. — Pandemis Ilb. 1538. — Gorylana F. — Une 9 provenant des Hautes- Pyrénées, environs de Bagnères-de-Bigorre. 15i0. — Ribeana Hb. — R. Une dizaine de sujets seule- ment de mi-mai à premiers jours de juillet; Gussac, Monségiir, Gaudéran, Sadirac (Brown); la chenille en mai et juin sur le chêne, le chèvrefeuille et le prunellier. 15il. — Ginnamomeana Tr. — Une Ç le 20 août 1898 d'une chenille trouvée le l'''' août à Blanquefort sur la Salicaire; un second sujet le 25 août, même provenance ? 1547. — Heparana Schitf. — T G. Bivoltin? Papillon de fia mai à premiers jours d'octobre; la chenille de fin avril à fin septembre sur la ronce, le prunellier, le chèvrefeuille, l'aulne, le bouleau, l'orme, le marronnier d'Inde et un grand — 105 — nombre d'autres arbres et arbustes; elle vivrait également sur la vigne d'après une note insérée dans nos actes (vol. 19, p. 371). M. Brown a obtenu d'éclosion cfuatre à cinq échan- tillons à fond des ailes plus clair, jaunâtre, et dessins plus nets; c'est la contre-partie de la Vulpisana de Schâffer ! 226. — Eulia Hb. 15S3. — Politana Hw. — A G. Bivoltin; papillon de mi- février à premiers jours de mai, puis de fui juin à premiers jours d'octobre; chenille de mi-juin à mi-juillet et de mi-août à fin octobre sur Lysimachla vii/garis, Lotus corniciilatus et iiliginosus, Lycopus europœus, Rhamnus franrjula, Erica scoparia, tetralix et ciliaris , Mentha pitleglum, Myrica gale, etc. ! 227. — Tortrix Meyr. 156i. — Forskaleana L. — T R. Trois échantillons seule- ment capturés : un sujet Ô à Caudéran en juin, un sujet Ô au Nizan en juillet, un sujet à Fargues-Saint-IIilaire en août (Brown) ; chenille en juin sur l'érable (Heinemann), en mai sur Acer campeslre et les Rosa (Rouast). 1568. — Bergmauniana L. — G. Papillon des premiers jours de mai à fm juin; chenille en avril et mai sur les rosiers et les églantiers; Genon, Talence (Gouin). 1569. — Convvayana F. — Papillon de mi-mai à premiers jours de septembre^ en battant les haies, les fourrés; Floirac, Gaudéran, Fargues, Garbon-Blanc, Branne, Pessac, Blanque- fort (Brown); Lormont, Giton-Génac, Lignan (Gouin); la chenille en octobre dans les truits des Ligusinim et des Berberis ; se chrysalide en dehors, sous une toile blanche (Jourdheuille). 1571. — LœfUngiana L. — G. Papillon de mi-mai à fm juin; Floirac, Pessac (Brown); Lormont, Baurech, La Sauve, Gabarret (Gouin); chenille de mi-avril à fm mai sur le chêne, plusieurs fois sur le noisetier (Brown). — 106 — 1572. — Viridana L. — T C. Papillon des premiers jours de mai à la mi-juillet; chenille en mai sur les chênes qitercus, peduiiculata, torza, ilex ; Floirac, Pessac, Caudéran, Bruges^ La Souys (Brown); Gaziuet, Baurech, Gabarret (Gouin). 1573. — Pronubana llb. — T C. Bivoltin ; la première éclosion sensiblement plus grande que la deuxième ; papillon des premiers jours d'avril à fin septembre; chenille de mi- février à mi-décembre sur l'acacia, Faigremoine, Anagallis arvensis, Anthriscus sylveslria, l'arbousier, l'asperge, le bou- leau, la brande, le chèvrefeuille, le cerfeuil, le séneçon, etc., etc. C'est certainement la plus polyphage de toutes les chenilles. Le papillon Ô vole en plein jour à l'ardeur du soleil, comme celui de Tortrix Lecheana (n" 1.'533). 1582. — Unicolorana Dup. — C. Papillon des premiers jours d'avril à fin uiai ; chenille fin mars et courant d'avril sur l'asphodèle ; Eysines, Pessac, Saint-lMédard, Le Taillan, Le Haillan (Brown) ; Soulac, Tabanac (Gouin). a) V. UiiAGONi Sieb. — (Juelques sujets à Pessac (Breignet). (Mullo obscur ior.) h) V. Labatiana Breignet. — Papillon ressemble absolument comme forme et comme taille à Uhagoni; mais, au lieu d'être d'un brun foncé uni quelque peu bronzé, les ailes supérieures sont d'un ocracé jaunâtre ou roussâtre, avec une teinte olivâtre causée par le fond de l'aile qui est plombé, luisant et traversé par de nombreuses stries ocracées, indistinctes, comme dans Steineviana var. Liisana H. S., mais plus fines. La base de l'aile, le thorax et la tète sont roussâtres ; la frange est d'un ocracé roussâtre clair. Les ailes inférieures sont d'un gris noirâtre, la frange est plus pâle que celle des supérieures. En-dessous, les ailes supérieures sont d'un noir grisâtre uni, la côte est finement lisérée d'ocracé, la frange de la couleur du dessus. Les ailes inférieures sont presque blanches dans les deux sexes, avec la frange un peu plus grise. L'abdomen est noirâtre. Pessac, plusieurs sujets d'éclosion (Breignet) ; un sujet à Cestas (Gouin); la chenille sur Asphodel((s alhiis eu mars et commencement d'avril, — 107 — 1597. — Rusticana Tr. — A R. l'Iusieurs sujets à Saint- Mariens dans les prés homiiles qui bordent la Saye, en avril (Breignet). 1600. — Dumetana Tr. — R. Quelques sujets seulement pris au filet ou d'éclosion ; mi-mai à premiers jours de septembre; La Souys, Saint-Michel-de-Gastelnau, Gazinet,^ Blanqucfort (Brown) ; Talence, Soulac (Gouin); la chenille a été trouvée par M. Brown sur MelUolus macrorhizus, Bipsacus sijlvesirisj sur le saule. 228. — Cnephasia Curl. 1608. — Loiifjana Hw. — Espèce spéciale au littoral de l'Océan. A G. A Soulac en juin (Breignet, Gouin); la chenille est polyphage, sur une foule de plantes herbacées (Constant). et) V. Insolatana h s. = LuRiDALRANA H S. — Avcc le type, aussi commun à Soulac, au Verdon, en juin (Breignet, Gouin). {Miii/o pal/idior, $ ai. aiit. lestacels, alhido mixtis.) 1622. — Wahlbomiana L. — T G. Papillon d'avril à premiers jours de juillet; Léognan, Gestas, Gradignan, Gaudéran, etc. (Brown); Lacanau, Fargues, Galgon (Breignet); Eysines, Soulac (Gouin); la chenille de mi-février à fin mai sur le trèfle, la luzerne, le pissenlit, la doucette. h) V. ViRGAUREANA ïr. — Avcc Ic type en mai et juin, peut- être moins commun; Léognan, Le Taillan (Brown) ; Gaudéran (Breignet); Bordeaux-ville (Gouin); la chenille est polyphage, sur les plantes basses, en avril et mai. 1630. — Nubilana Hb. — T G. Papillon de fin mai à premiers jours de juillet; voltige en plein jour, par essaims, le long des haies; chenille, courant de mai, sur l'aubépine et le pnmellier. 23 t. — Cheimatophila Sleph. 1638. — Tortricella Hb. — T G. Papillon de fin janvier à premiers jours d'avril, dans les bois de chênes, le long des haies d'aubépine, contre les clôtures; le Ô voltige en plein — 108 — jour, l'après-midi; chenille en mai sur le chêne, peut-êti-e aussi sur l'aubépine (?) en cocon, fm mai. 234. — Anisotœnia Steph. 1645. — Ulmana llb. — T R. Quelques sujets capturés dans la localité de Bijoux, commune de Birac, dans le Baza- dais; une dizaine d'échantillons (six Ô et quatre Ç) (Brown); un sujet à Talence (Gouin) ; la chenille vit sur Oxalis aceto- se/la (1), dont elle replie la feuille. B. - CONCHYLIN^] 235. — Lozopera Steph. 1646. — Francillana F. — R. Deux papillons capturés le 18 août 1878, sur les coleaux de Fargues-Saint-Hilaire ; peut- être aussi un troisième capturé à Cenon le 22 août 1889 (?) (Brown). 1652. — Flagellana Dup. — R. Quatre papillons capturés en août : à Bruges, une 9 très belle volant au crépuscule ; Lande de Peseu, une 9 sur une feuille; Cenon, un 6 très grand, 15 millimètres d'envergure (Brown); un échantillon de Tabanac; un de Soulac, en juillet (Gouin); la chenille en mai dans la tige à' Eryngium campestre. 236. — Gonchylis Ld. 1658. — Dubitana Hh. — Un sujet seulement capturé à Eysines, en mai ((jouin); la chenille vit sur les fleurs de Seuecio Jacobœ, Cirsium lanceolalum, Hieraciimi mumorum et umbellatum, Pieris hieracioidcs (Rouast). 1661. — Posterana Z. — Trois échantillons capturés entre juin et août à Fargues-Saint-Hilaire, Tabanac et Eysines (1) Oxalis acetosella élanl, daus la Gironde du moins, exlrémemenl rare el loca- lisée, l'insecle en qneslion, si sa larve vil exclusivement sur celle plante, doit forcément l'être aussi. Les localités connues sont, outre la commune de Birac, Savignac, Bieujac et Soulignac, cette dernière localité douteuse. — 109 — ■ (Brown) ; un échanlillon en septembre, à Lignan (Gouin) ; la chenille en juin et juillet, septembre et octobre clans les fleurs de Carduus nutans ; elle se chrysalide dans la tête du chardon. 1662. — Pallidana Z. — Un sujet le 3 juin 1894, à Soulac (Gouin). 1669. — Hybridella Hb. — A R. Bivoltin; un sujet en juillet à La Souys, un second à Bouliac (Brown); un sujet à Lignan en juillet (Gouin) ; plusieurs échantillons capturés à Marmande en août et septembre (Breignet). 1672. — Gurvisti'igana Wilk. — Un exemplaire capturé à Soulac en août (Gouin) ; un Ô très frais à Susac (Charente- Inférieure) (Brown); la chenille vit en juillet dans les fleurs de Lactuca niuralis (Merrin, in Rouast). 1674. — Rupicola Curt. — A R. Deux échantillons capturés en juillet au Nizan et à Saint-Côme, dans le Bazadais (Brown); un sujet à Gabarret (Entre-deux-Mers), en juillet (Gouin). 1676. — Rubricana Peyer. — Deux ou trois sujets capturés à Floirac en mai, huit ou dix papillons éclos entre le 9 et le 25 juillet 1896 de tiges de Chlora perfoHata récol- tées à Lignan (Brown); nombreux sujets provenant de Gabarret (Gouin). 1677. — Mussehliana Tr. — R. Un individu en août 1890 à La Tresne (Brown); un second sujet à Gabarret en juin (Gouin). 1680. — Notulana Z. — Un individu 9 le 9 août 1883 à l'hippodrome du Vigean, volant au crépuscule (Brown). Est-ce bien Notulana ? La chenille vit dans les capsules de Melam- pijrum pratense (Chrétien). 1681. — Manniana F. — Deux échantillons en avril et en juillet à Créon et à Lamothe, peut-être un troisième en août au Vigean (Brown). Bivoltin? Le troisième échantillon douteux par suite de confusion possible avec Notulana. 1706. — Ambiguella Hb. — La cochylis de la vigne. T C. — 110 — BivoUin ; chenille en juin et en août; papillon en avril et mai, puis de fin juin à septembre; il est hors de doute que cette chenille ne vit pas exclusivement sur la vigne ; Dupon- chel (vol. IX, p. 419) dit expressément : » J'ai souvent trouvé son papillon autour de Paris dans des localités très éloignées des vignobles, notamment dans les prairies de Gentilly, oîi il est très commun. » De mon côté, je l'ai trouvé une fois en août à Peseu, sur la bourdaine {Rhamnus frangida) dont elle dévorait les baies liées ensemble par des fils de soie. Heinemann dit également avoir assez souvent capturé le papillon dans des bois éloignés de tout vignoble. 1707. — Flavidana Gn. — M. Brown fait figurer cette espèce dans sa liste sans aucune indication (?). \1\2. — Hilarana H S. — T C. A Soulac de juillet à septembre (Breignct, Daydie, Gouin); la chenille en juin dans les galles de V Artemisia crithmifolia; dunes du littoral; semble spécial au littoral de l'Océan. 1728. — Dipoltella Hb. — R. Un sujet Ô en juillet à Citon-Cénac (Gouin). 1732. — Zephyraiia Tr. — A R. Deux sujets en juillet à Mérignac, tlans un grand champ inculte (Brown) ; un sujet en mai à Macau, deux autres à Soulac et à Cadaujac en juillet (Gouin) ; l'espèce est-elle bivoltine ? a) Ab. Margarotaxa Dup. — Un individu en mai ou juin à Bruges en 1883 (abbé Moureau) ; un individu à Camarsac en mai (Daydie); un individu à Gabarret en mai (Gouin). b) V. WiLLiAXA Brahm. — Plusieurs individus du 8 mai au 4 juin aux environs de Sainte-Foy-la-Grande et de Monségur (Brown); Fargues et Baurech en avril et mai (Breignet); Lignan, Soulac en avril (Gouin); la chenille est indiquée comme vivant dans la lige de Eryngiiim campestre. 1733. — Maritiniana Gn. — Deux échantillons ont été capturés le 13 et le 14 juillet 1883 dans les « Lèdes », au bord de l'Océan, entre le poste de douane de Cazeaux et celui de — 111 — Sanguinet (Browii) ; la chenille est indiquée comme vivant dans les tiges de VEryngium maritimum (1). 1743. — Alcella Schulze. — A C. Bivoltin ! Fin avril à fin mai, puis de fin juillet à fin août; Fargues-Saint-Hilaire, Villandraut, Le Tondu, Quinsac, Bellefond (Brown) ; Pessac (Daydie); Bouliac, Saint-Mariens, Soulac (Gouin) ; la chenille en mai sur Imita conyza dont elle ronge le collet de la racine (Chrétien). 1744. — Hartnianniana F. — A C. Fin avril à premiers jours de juillet; Mérignac, Floirac, Roquebrune, Eysines (Brown); Villeneuve-de-Blaye (abbé Mège) ; Baurech, Pessac (Daydie); Lignan, Fargues, Langoiran, Gabarret (Gouin). 1762. — Reversana Stgr. — A C. En juin à Soulac, dunes du littoral (Breignet, Gouin); la chenille vit dans les pani- ciiles de (leurs et de gi'aines des [ielichrymun stœchas. 1771. — Implicitana. — T C. Sur le littoral de l'Océan; plus rare aux environs de Bordeaux; Caudéran en mars. Le Bouscat en mai (Brown); Soulac, Le Verdon, en mai, juin et août (Breignet, Gouin) ; la chenille sur Helichrysinn slœchas en août. 1779. — Epiliiiana Z. — Sept échantillons très frais le 11 mai 1879 à Saint-Médard-en-Jalles, dans un pré sylvatique ; un sujet à l'entrée de la lande d'Arlac, volant au crépuscule, en avril 1884 (Brown). 1782. — Degreyaiia Me. Lachl. — Un échantillon unique capturé à ce jour (Gouin) (2). 1791. — Contractana Z. — La cochylis de la laitue. T C. La chenille en nombre sur la laitue sauvage en juillet et août à Bruges et Blanquefort; une soixantaine de papillons sont éclos entre le 9 août et le 5 septembre; chenilles trouvées (1) La présence de la chenille dans les liges de VEryngium marilimuin se remarque à ce signe qu'un bouquet terminal ou latéral de feuilles est desséché (de Joannis). (2) Malheureusement, j'ai omis de noter l'endroit de la capture et la date. Esl-ce Soulac en août? Très prohablement (Gouin). — 112 — également en nombre à Bouliac (Brown) ; Villeneuve (abbé Mège) ; la chenille vit également sur la laitue cultivée. 237. — Euxanthis Meyr. 1800. — Hainana L. — A C. Trois échantillons de Ville- neuve (Mège); Baurech, Gabarret (Gouin) ; observé en nombre en juin 18G6 sur le coteau de Floirac; vme autre fois en juillet 1907 à Toctoucau, le long d'une prairie humide oii abondait Cirsiiini angliciim (Brown). Une jolie variété à lignes et points complètement effacés en mai à Eysines (Gouin). 1802. — Zœgaiia L. — A C. Dans la Gironde : Villeneuve (abbé Mège); Arlac, Carbon-Blanc, Le Vigean, Camblanes (Brown); Caudéran (Breignet) ; Floirac (Gouin). 1810. — Œneana Hb. — R. Deux échantillons capturés en mai 190i à Gabarret, dans l'Entre-deux-Mers (Gouin). 1811. — Straminea Ilw. — R. Bivoltin : d'abord en mai, puis en août et septembre; deux échantillons à Martillac et Le Vigean en mai, un échantillon à Caudéran en août (Brown); un échantillon à Floirac en mai, un autre aux Allées de Boutant également en mai (Gouin) ; la chenille en septembre et octobre dans les capitules de Centaurea nigra (Merrin, in Rouast). 1827. — Angiistana Hb. — R. Un échantillon en septem- bre volant au crépuscule, sur la bruyère en fleurs, à Gazinet, dans la lande (Brown) ; la chenille en juin et en septembre dans les fleurs de Senecio Jacobœ et dans les chicoracées (M. Sand). Diiponchel nous apprend que cette espèce est assez commune aux environs de Paris et qu'elle y vole en août, sur les bruyères. 238. — Phlheochroa Steph. 1829. — Rugosana Hb. — R. Quelques échantillons seule- ment : un en juin à Caudéran à la lampe, un deuxième en mai aux environs de Monségur, un troisième éclos le — 113 — 27 mai 1892 d'une chenille trouvée le 17 juillet 1891, sur plante inconnue (?) à Cestas, le long du ruisseau (Heinemann la fait vivre en septembre, sur Bryonia dioïca et Millière à l'arrière-saison, même en hiver, sur Ecballium clatheriiim) ; cette chenille avait formé, dès le lendemain 19 juillet, au couvercle de la boîte, un joli cocon double (l'extérieur blanc, l'intérieur jaune orangé) (Brown) ; un quatrième échantillon en mai à Cazaux (Breignet); un cinquième en juin à Lormont (Gouin) ; enfin, un sixième non étiqueté (Daydie). 1838. — Schreibersiana Froel. — Sept échantillons de nos environs capturés courant de mai, à Branne, Floirac, Monségur (Brown); Caudéran (Breignet). 239. — Hysterosia Sleph. 1839. — Inopiana Hw. — R. Un échantillon unique capturé en juillet (1878 ?) à Eysines, dans un grand champ sablonneux, oii croissent effectivement quelques pieds A'Arle- niisia campestris, indiqué comme plante nourricière de la chenille (Brown). G. — OLETHREUTINŒ. 241. — Evetria Hb. 1843. — Piniana H S. — ■ R. Un échantillon unique capturé le 5 août 1912 à Caudéran (Brown). 1844. — Duplana Hb. — B. Trois échantillons capturés dans les bois de pins, en mars, à Uzeste, Gazinet (Brown); Gazinet, Soulac (Breignet). 1846. — Sylvestrana Curt. — Six échantillons dont cinq d'éclosion, deuxième quinzaine de juin et courant de juillet, de chenilles récoltées à Issac, Le Taillan, Cestas, Gazinet, en avril et mai (Brown); Soulac, en juin (Breignet, Gouin). 1851. — Buoliana Schiff. — TC. Dans les forêts de pins maritimes, Pessac, Gazinet, Bidets, Saint-Mariens, Saint- ToME LXIX. 10 — 114 — Médard-en-Jalles (Brown) ; la chenille en avril et mai sur le pin maritime. 1855. — Resinella L. — Un échantillon unique capturé le 7 juin 1897 à Arcachon (Gouin). 242. — Olethreules Hb. (Penthina Tr. Sericoris Tr.; , 1857. — Salicella L. — A G. Bivoltin ; le papillon en mai et juin, puis en août; la chenille en avril et mai, puis en septembre, sur tous les saules ainsi que sur le peuplier pyra- midal. 1860. — Semifasciana Hw. — R. Bivoltin; un papillon éclos le 14 juin 1892 d'une chenille trouvée le 3 mai de la même année, sur le saule cendré, au Vigean; trois autres échantillons Ô éclos en septembre 1909 de chenilles trouvées en août de la môme année, sur le saule cendré, à Bruges (Brown). 1862. — Scriptana Hb. — A G. Bivoltin; papillon en mai et juin, puis en septembre, dans les saussaies ou contre le tronc des saules (Salix Alba); Floirac, marais de Boutant, Bruges (Brown). 1872. - Variegana Hb. — T G. Partout; le long des haies et dans les vergers; papillon de fin avril à premiers jours de juillet; chenille de mi-mars à deuxième quinzaine de mai, sur l'aubépine, le prunellier, l'alisier et les arbres frui- tiers (pommier, poirier, cognassier). 1873. — Pruniana Hb. — T G. Papillon de fin avril à fin juin; chenille de mars à mai sur le prunellier; toute la Gironde. 1874. — Ocliroleucana Hb. — G. Bivoltin; papillon en mai et juin, puis en juillet et août; chenille en avril et mai, puis en juillet, sur les rosiers et les églantiers; les papillons de la première éclosion plus grands et plus beaux que ceux de la seconde. 1875. — Dimidiana Sodof. — Pas rare, mais localisé; — 115 — bivoltin ; papillon des premiers joui's d'avril aux premiers jours de juin, puis du 15 juillet à la mi-août; chenille en juin et juillet, puis en automne, de mi-seplembre à premiers jours de novembre, sur le bouleau et même sur le poirier, la bourdaine, une fois aussi sur un pied d'aubépine ; Gazinet, Cestas (Brown) . 1877-78. — Oblongana Hw. — Gentiana Hb. — T C. Toute la belle saison (du 31 mars au 20 novembre); chenille dans les capitules de la Cardère ; Eysines, Bouliac, Blanque- fort. Le Taillan (Brown); Caudéran, Fargues (Breignet) ; Montagne, Soulac (Gouin) (1). 1886. — Profundana F. — T C. Papillon des premiers jours de juin à la deuxième quinzaine d'août; chenille de mi- avril à mi-juin, sur le chêne, entre deux ou trois feuilles liées longitudinalement. 1887. — Nigricostaiia Hw . — Un échantillon le 26 juin 1892, aux environs de La Béole, dans le ravin ou vallon de la Hoche ; chenille dans la racine de Staclujs sylva- tka, en avril. Cet échantillon pai'aît se rapporter à la V. Remi/ana. 1889. — Fiiligana Hb. — Deux échantillons seulement : un le 9 mai 1868 à Arlac, dans une prairie; l'autre, une 9, le 12 juillet 1890 à Gazinet, le long du ruisseau, entre la fontaine ferrugineuse et la voie ferrée. 1901. — Striana Schiff. — PC. Quelques échantillons à Caudéran, Fargues, Carbon - Blanc , Villandraut (Brown); Villeiieuve-de-Blaye (abbé Mège) ; La Brède, Lormont, Saint- Mariens (Breignet); Pessac (Daydie); Sadirac, Bouliac (Gouin). 1918. — Riviilana Se. — C. Bivoltin (?) ; en août et septembre ; pris un échantillon le 7 mai (Brown), un le 19 juillet (Daydie); chenille en juillet snv Polygonum, convul- volus et Riimex (Bi'own); Fargues, La Tresne, Peseu, Le Vigean, Villandraut, etc. (Brown). (1) M. Brown réunit jusqu'à nouvel ordre ces deux espèces. — IIG — 1919. — Umbrosana Fit. — Un exemplaire capturé à Saint-Mariens, le 19 mai 1895 (Gouin). 1921. — Urticana Hb. — A G. De fin mai à premiers jours de juillet; chenille des premiers jours d'avril à la deuxième quinzaine de juin, sur la bourdaine, le prunellier, le saule cendré, l'aulne, le noisetier, la grande primevère (dans les capsules et parmi les fleurs), peut-être aussi le frai- sier (?) ; Floirac, Pessac, Camarsac, Gazinet, etc. (Brown). 1922. — Lacunana Dup. — T G. Bivoltin; papillon de fin avril en mai et juin, puis en août et septembre et premiers jours d'octobre; chenille de mi-janvier à premiers jours de juin, puis de fin juillet à fin septembre, sur le prunellier, la ronce, le houblon, la primevère, l'ortie, les menthes, etc., etc. ; Floirac, Bruges, Le ïaillan, Le Bouscat, La Souys, Saint- Médard, Blanquefort, Gazinet, etc. 1923. — Lucivagana Z. — A B. Deux échantillons en juillet et août, à Soulac, Pointe-de-Grave (Gouin) ; un Ô à Saint-Mariens (Breignet); chenille en avril sur Helianthemum alyssoïde (Lafaury). 1927. — Cespitana Hb. — C. Bivoltin; de fin mai à fin juin, puis de fin juillet à mi-septembre; se prend surtout dans la région landaise et les Graves : Eysines, Fargues, Le Verdon, Pessac, Bruges, Villagrains (Brown); Soulac (Gouin). 1929. — Bifasciana Hw. — A G. Dans les bois de pins, en mai et juin; Cestas, Gazinet (Brown); Fargues (Daydie) ; La Sauve, Pessac, Soulac (Gouin); Pointe-de-Grave (Breignet) ; la chenille sur Pinus maritimus, elle vit dans les cônes des pins. 1943. — Achatana F. — Quelques échantillons en mai et juin ; Caudéran, Fargues, Lognac (Brown, Breignet) ; La Baranquine (Gouin); chenille fin avril et courant de mai, sur l'aubépine. — 117 — 243. — Polychrosis Rag. (Eudémis Wck.). 1949. — Botrana Schiff. — Eudémis de la vigne. T C. Bivoltin; de fin mars à juin, puis de juillet à mi-septembre ; la chenille n'est que trop commune, depuis quelques années, sur la vigne, parmi les grappes de raisin qu'elle dévaste; d'abord en été (juin), puis en automne (de fin aoîit à mi- octobre) ; cette chenille vivrait également, suivant Millière, sur le romarin et les Daphne ! 1950. — Bicinctana Dup. — Un échantillon unique a été capturé, le 30 avril 1893, par M. Breignet, à Cestas, dans un bois, près des ruisseaux. 1954. — Liinoniana Mill. — Un échantillon unique capturé à Bordeaux, dans un appartement oii se trouvait un bouquet de Stalice Ihnonium provenant de la Pointe-de-Grave (Gouin) ; cette espèce est probablement commune au bord de la mer. 1962. — Helychrysana Bag. — A C. Sur tout le littoral, à Soulac, Pointe-de-Grave, en juin; la chenille en mai et juillet sur Helychrysiim stœchas (Breignet, Gouin). 246. — Exartema C!em. {Eccopsis Ld.). 1965. — Latifasciana llw. — Quelques échantillons entre le 10 juin et le 10 juillet à Saint-Christophe-de-Double, Carbon- Blanc, Candéran, Guitres, Créon (Brown) ; Pessac (Daydie) ; la chenille a été élevée, de mousses, par M. Lafaury, à Dax. 247. — Acrolita Ld. 1966. — Consequana H S. — C. Au bord de l'Océan; bivoltin (?); le papillon m'est éclos en nombre, entre le 3 et le 20 août 1885, de chenilles recueillies le même mois sur Euphorbia paralias, au Mouleau et j'ai observé le papillon volant par essaims, autour des touffes d'euphorbe, même localité, en septembre de la même année, vers 6 heures du soir (Brown); les chenilles que l'on trouve en juillet se — il8 — tiennent en haut de la plante, parmi les fleurs ou au milieu des capsules; celles trouvées en septembre et octobre, le long de la tige, parmi les feuilles liées (1). 248. — Crocidosema Z. 1968. — Plebejaiia Z. — Une douzaine d'échantillons cap- turés ou éclos entre le 20 août et le 22 octobre; Caudéran, Le Ilaillan, Langoiran (Brown) ; Soulac, Talence (Gouin) ; la chenille en septembre sur Malva sijlvestris. 2i9. — Steganoptycha Steph. 1978. — Corticana Ilb. — T C. De fin mai à fin juillet, dans les bois de chênes, contre les troncs; Caslelnau, Mérignac, Caudéran, La Brède, Gazinet (Brown); Floirac, Pessac, Soulac (Gouin) ; la chenille en avril et mai sur le chêne. 1984. — Nanana Tr. — M. Brown capture cette petite espèce en nombre, fin mai et premiei'S jours de juin, sur un s vpin, à Caudéran ; observé également au Carbon-Blanc, toujours sur des sapins, volant autour des branches au coucher du soleil. 1992. — Fraticfasciana Hw. — A R. Un échantillon en juin 1893 à Bijoux, commune de Birac (Brown); un second échantillon capturé le 16 avril 1906 à La Sauve (Gouin). 2005. — Trimaculana Don. — T C. Papillon capturé enli'e le 10 mai et le 10 juillet à Caudéran, Mérignac, Floirac, Bruges, etc.; chenille de mi-avril à mi-mai, sur l'orme (prin- cipalement), le chêne, le charme et peut-être aussi le peuplier (?) (ou le saule?), à l'allée de Boulant. Quelques échantillons se rapportent à la V. Staunana Gn. (ab. fiisca). 2007. — Minutana Hb. — A C. Bivoltin; papillon d'avril (1) Les individus éclos dans les boîtes de M. Brown doivent être de la V. LMo- raiia Constant (al. aniicis. albescentibus, dislinctius signalis). — 119 — à juin, puis en aoùl; chenille en avril et mai, puis de fin juillet à ocjtobre, sur les peupliers (pyramidal et blanc). 250. — Gypsonoma Meyr. 2008. — Aceriana Dup. — C. Bivoltin ; papillon de mai à juillet, puis en août et septembre; chenille en juillet, sur le peuplier; Caudéran, Pessac, Le Taillan (Brown); Hoirac, Saint-Mariens, Gazinet (Breignet) ; Bonnetan, Eysines, Cenon, Soulac (Gouin). 2010. — Incarnana Hw. — • A C. Papillon en juin et juillet; Caudéran, Bruges, Eysines, Pessac, Saint-Médard-en- Jalles (Brown); Cestas, Lamothe (Breignet); Gazinet (Gouin); la chenille en avril et mai sur le chêne, le saule cendré, peut- être aussi le chèvrefeuille, sur l'aubépine suivant Heiuemann !, le noisetier (Tischer), l'aulne (Guenée) ! 253. — Pelatea Gn. 201o. — Festivana Hb. — A C. De mi-juin à fin août; Le Vigean, Gazinet, Le Taillan, Cestas, Floirac (Brown); Ville- neuve-de-Blaye (Mège) ; Pessac, La Sauve (Gouin) ; la chenille de mi-mai à premiers jours de juillet, sur le chêne, dans un rameau creusé et tuméfié, au bout des branches. 255. — Bactra Steph. 2017. — Lanceolana Hb. — ^ T C. Dans les prés humides; bivoltin (?) ; se prend toute la belle saison (dates extrêmes : 15 avril, 15 octobre); la chenille fin d'août, sur les tiges de Junctis effiisus (Lafaury); Caudéran, à la lampe, Cabanac, Lamothe, Gazinet, Saint-Médard-en-Jalles, Gradignan (Brown); Saint-Mariens, Lacanau (Breignet); Pessac, Facture, Sadirac (Gouin). 2019. — Venosana Z. — A C. Dans certaines prairies humides, de mi-juillet à fin septembre; chenille en août, dans la tige de Cyperus long us (Lafaury); Lesparre, route de — 120 — Hourtin, Bruges, Le Taillan, Blanquefoi't (Bi'own) ; Caudéran, à une lampe électrique (Breignet); Bègles, Eysines (Daydie). 2020. — Furfurana Hw. — Deux échantillons capturés à Soulac (Gouin). 257. — Semasia Slef)h. 2022. — Hypericana Hb. — Huit ou dix papillons éclos de fin mai à premiers jours de juin, de chenilles trouvées en avril et premiers jours de mai sur des millepertuis indétei'- minés; Fargues, Eysines (Brown) ; Créon (Breignet). 2025. — Citrana Hb. — Plusieurs échantillons provenant du Haillan et du Taillan, en juin (Brown); deux autres échan- tillons d 'Eysines et de Soulac en juillet et juin (Gouin) ; la chenille se trouve dans les racines de la millefeuille en septembre (Bagonot). 20i-9. — Aspidiscana Hb. — G. Bivoltin ; papillon juillet et août (1); la chenille sur Solidago vivgo aurea, en juin et juillet, au Haillan, au Taillan (Brown); à Saint-Mariens (Breignet); Soulac, Pointe-de-Grave (Gouin). 2051. — Gonterminana II S. — A B. Une quinzaine d'échantillons, de juin à août, à Caudéran, à la lampe, Cussac, Fargues, Cenon, Floirac, Le Haillan (Brown); Lesparre (Brei- gaet); Macau (Gouin); quelques chenilles trouvées, dans la seconde quinzaine de septembre 1907, dans le réceptacle iïHjjpochœris radicata C?), appartenaient peut-être à cette espèce (?) (Brown). (1) J'ai trouvé la chenille en nombre, entre le 12 juin et le 13 juillet, sur la verge d'or, au Haillan; le papillon m'est éclos tout juillet et premiers jours d'août; j'ai retrouvé la chenille à partir du 15 août, durant toute l'arrière-saison, et je crois qu'elle passe l'hiver adulte, pour se métamorphoser au printemps ; mais je n'ai pas obtenu l'éclosion printanière du papillon et feu Lafaury, de Dax, ne semble pas avoir été plus heureux que moi, car, après avoir indiqué les deux époques de la chenille, il ne fait éclore le papillon qu'en juillet et août; par contre, H. Schœiïer et Heinemann semblent n'avoir pas connu sa génération estivale et ne la font paraître qu'en mai et juin (Brown). — 121 - 258. — Notocelia Meyr. (Aspis Tr.) 2055. — Udmanniana L. — C. Papillon de mi-juin à premiers jours de septembre; Saint-Médard, Gazinet, Blan- quefort, Pessac (Brown); Saint-Mariens (Breignet) ; Facture (Gouin); la chenille de mi-mai à fm-août, sur la ronce exclu- sivement : (.(.Rubm cœsus, Idacits, etc. », suivant F. Roësberst. 2060. — Suffusaiia Z. — C. Papillon en mai et juin; Floirac, Pessac, Mérigiiac, Bruges, Gazinet (Brown) ; Lormont (Gouin); la chenille en mars et avril, sur l'aubépine. 2062. — Roborana Tr. — A C. Papillon de fin mai à mi- juillet; la chenille dos premiers jours d'avril aux premiers jours de mai, sur le rosier, parmi les feuilles liées en paquet (1). 2063. — Incarnatana Hb. — R. Quatre échantillons seulement, dont deux d'éclosion; les papillons pris ou éclos entre le 3 août et le 6 septembre; la chenille en mai, sur l'églantier. 260. — Epiblema Hb. (Pœdisca Tr.) 2074. — Infidana Hb. — T C. Soulac-sur-Mer, de juillet à septembre, dunes du littoral à la lampe, dans la journée en battant les pieds d'Ar/cmisia (Gouin). 2082. — Albidulana II S. — A C. Papillon en juillet et août; Floirac, Eysines, La Tresne, Bonnetan, Peseu, Le Vigean (Brown); Lignan, Gabarret (Gouin); la chenille (?) sur l'armoise, suivant H. Schœffer ! M. Breignet la cite de VElichrysum. 2085. — Scopoliana Hw. [Hohenwarthiana Gn.) — Vingt ou vingt-cinq échantillons capturés, quelques-uns en mai, la plus grande partie en juillet et août : Pessac, Baurech, Méri- gnac, Blanquefort (Brown); Tabanac, nne 9 très fraîche (Gouin); la chenille sur la centaurée (?). (1) Il faut convenir, dit M. Brown, que cette espèce a été bien malencontreuse- ment nommée ! H. Sclioeffer la fait vivre également sur l'aubépine, ce qui semble impliquer une confusion avec Suffasana. — 122 — 2086. — Cana Hw. {Hohenicar/hiana S. et D. — Carduana Gn.). — Une vinglaine d'échanlillons cai^tiirés, d'abord en mai, puis du 10 juillet au 20 août; bivoltin (?) ; chenille dans le réceptacle des carduacées, dont elle mange les graines et quelquefois la moelle (Guenée) ; une 9 à Caudéran, un échan- tillon en août à Bouliac, quatre au Vigean en mai (Brown) (1). 2097. — Modicana Z. — R. Quelques échantillons de fin mai à fin juillet; Baurech, Mérignac, Castelnau, Pessac, Floirac, Sadirac (Brown) ; Caudéran (Breignet) ; La Bastide (Gouin). 2103. — Trigeminana Steph. — T R. Un échantillon unique, une 9 prise à Villeneuve-de-Blaye (abbé Mège). 2105. — Gi'aphana ïr. — T R. Un seul échantillon capturé en août 1888, au bois de Bruges, sur la millefeuille en fleurs ! (Brown). 2119. — Nisella Cl. — Un sujet 9 le 25 juillet 1889, dans la palus de Quinsac, posé sur une feuille, dans une haie (Brown). 2121. — . Pcnkleriana V R. — Plutôt commun; papillon de fin mai à premiers jours d'octobre; Caudéran, Floirac, Bonnetan, etc. (Brown); Pessac (Gouin); chenille fin avril et premiers jours de mai, sur l'aulne et le noisetier. Plusieurs échantillons se rapportent à la V. Ohlkaiia Dup. (ah. obscur.). 2127. — Sordidana Hb. — Un échantillon éclos le 16 octobre 1907, d'une chenille trouvée en mai de la même année, sur l'aulne, à Léognan (Brown). 2128. — Bilulana Hw. — Un échantillon unique capturé le 31 mai 1908, contre le tronc d'un peuplier blanc, le long de la erande route de l'Alouette et Gazinet; la chenille est _(1) Tous ces exemplaires confirmés Carduana-Cana par M. de Joannis, qui dit : « Voyez les slries blanches longitudinales, c'est facile à reconnaître. » Cana-Carduana. — Caput. et thorax fulva; al. aniicœ athidœ, basi fiilvœ, lineis longiladinalibus umbusque cinereo-fuscis ; spécula argenteo, nigrolinealo; al. posticœ cinereoi, medio in utroque secu dilutories. — 123 — indiquée comme vivant dans les chatons de l'aulne et du bouleau, probablement aussi dans ceux du peuplier blanc (Brown). 2129. — Tetraquetana Hw. — A R. Localisé; papillon entre le 7 mars et le 30 avril; capturé un sujet en mai, le 13, à Cestas; la chenille tout octobre, sur l'aulne et le bouleau; M. Brown ne signale cette espèce que de Pessac et Cestas. 2132. — Immunclana F. — C. Papillon à partir de mi- juillet; la chenille du 10 juin à fm août, sur l'aulne et le bouleau ; Heinemann indique le papillon d'avril et mai et Zeller l'a pris à deux époques de l'année; je pense que les échantillons capturés au printemps avaient hiverné; j'ai pris de mon côté une femelle dans ces conditions, le 25 avril 1880. 2137. — Thapsiaiia Z. — C. Bivoltin (?) ; papillon de mi- mai à premiers jours de septembre; chenille de juin à septembre, sur le fenouil et la carotte sauvage, parmi les ombelles. N'est-ce pas ici qu'il faut rapporter la chenille mentionnée par Réaumur comme vivant dans l'ombelle du fenouil et dont le papillon «porte ses ailes comme celles des oiseaux» ? 2138. — Tfipunctaiia F. — A C. Papillon capturé ou obtenu d'éclosion entre le l*"" avril et le 12 juin (dates extrêmes); chenille, adulte, dès mars et avril, sur certains rosiers, dans les jardins. Duponchel fait éclore le papillon dans la seconde quinzaine de juin et vivre la chenille, jusqu'au commencement du même mois, dans l'intérieur des boutons de roses; vit aussi parmi des feuilles liées en paquets, dans les jeunes pousses (Brown). 2139. — Asseclana Hb. — R. Deux échantillons en juillet 1886, à Bonnetan, dans l'herbe, au pied de la côte rocheuse oii se prend le Satijrus briseis ! (Brown, Breignet). 2143. — Pflugiana Hw. — Un sujet unique dans les premiers jours d'août 1870, aux environs de Cauterets (Hautes- Pyrénées), en battant un buisson de framboisiers sauvages (Rubus idœus). — 124 — 2144. — Luctuosana Dup. — Six échantillons, dont une 9, capturés entre le 18 mai et le 24 juin; Grignols, Uzeste, Le Vigean, Fronsac, Eysines (Brown). 2G1. — Grapholita Hein. 2157. — Wœberiana SchilF. — Trois échantillons capturés entre le 31 mai et le 14 juillet, à Caudéran et Floirac (Brown). 2159. — Funebrana Tr. — Un papillon éclos le 15 mai 1886 d'une chenille trouvée en juillet 1885 au Taillan, dans les fruits du Prunus spinosa; chenilles observées en août, sur le coteau de Floirac, dans les fruits d'un vieux prunier (Brown); un sujet en juin, à Saint-Mariens (Breignet). 2160. — Nigricana Steph. — Trois échantillons entre le 3 et le 7 juin, sur la côte de Cenon et aux environs de Bazas et de Sainte-Foy-la-Grande (Brown); Villeneuve (abbé Mège); M. Breignet en a obtenu une demi-douzaine d'éclosion de chenilles recueillies dans les cosses de pois provenant de Marmande. 2162. — Roseticolana Z. — Je rapporte, provisoirement et avec doute, à cette espèce, une chenille trouvée le 14 sep- tembre 1898, à Lignan, vivant dans les baies de l'églantier; malheureusement, le papillon ne m'est pas éclos ! (Brown). 2163. — Zebeana Rtzb. — Un échantillon en mai, à Saint- Mariens (Gouin) (?). 2166. — Gemmiferana Tr. — Pas rare; papillon de fin mars à premiers jours de juin; chenille en juin et juillet, sur Lathyrus latifolius, dans la feuille repliée longitudinalement, quelquefois deux chenilles dans le même pli. Un échantilllon Ç diffère de tous les autres en ce que la seconde moitié de la côte n'est marquée que de six chevrons blancs, au lieu de huit ! Baurech, Fronsac, Floirac, Sainte-Foy-la-Grande, Blan- quefort (Brown) ; Villeneuve-de-Blaye (abbé Mège). 2169. — Cœcana Schlâg. — Trois échantillons : un de Sainte-Foy-la-Grande, en juin (Brown); Villeneuve-de-Blaye — 125 — (abbé Mège) ; une localité (?) (Gouin) ; chenille peut-être sur Ononis spinosa ? 2171. — Succedana Froel. — T G. De fin mars à octobre, partout où croît la moindre touffe d'ajonc; vole en plein soleil, autour des ajoncs; chenille en avril, mai, juin et juillet, dans les gousses d'ajonc, Ulex europœiis. a) V. Ulicetana Hw. = Micaccana Const. — Un échantillon en mai, à Saint-Mariens (Gouin). (AL ant. obscur, fere unicoloribus fiiscescent . ) 2173. — Servillaua Dup. — Un échantillon Ç en mai, du Vigean ; un second, également 9, en juin, à Bruges, pris sur des feuilles de saule cendré ; trois chenilles dans les rameaux tuméfiés du saule cendré, en août et septembre (Brown). 2174. — Microgrammana Gn. — Un échantillon unique capturé le 26 avril 188S, aux environs de Balizac, dans le Bazadais (Brown). 218515'^ — Juniperana Mill. — Un seul échantillon, le 26 juin 1887, aux environs de Créon, en battant un genévrier (Brown) (1). 2186. — Interscindana Môschl. — Un papillon très frais, très beau, capturé à Lourdes (Hautes-Pyrénées), en août 1899 (Gouin). 2187. — Coniferana Btzb. — Plusieurs échantillons capturés à Arcachon (Brown); Bègles (Labat); Soulac, en mai (Breignet), en juillet (Gouin); la «chenille en février et mars, sous l'écorce des pins, vivant aux dépens du liber » (Lafaury). 2193. — Internana Gn. — G. Dans la lande, à Pessac, Cestas, Issac, etc. ; vole au soleil, autour des touffes d'ajonc, durant tout le mois de mai. 2194. — Conipositella F. — Pas rare; de fin avril à mi- septembre, dans les jardins, les prés, etc. ; la chenille . . , (?) (Maurice Sand l'indique du noisetier, sans autre détail). (i) Doit être absolument distingué de Oxycedrana, quoiqu'en dise le catalogue Rebel qui réunit ces deux espèces. Ce sont deux espèces très distinctes 1 (de Joannis). — 126 — Un échantillon Ô diffère des autres en ce qu'il n'est marqué que de quatre chevrons blancs, au lieu de six, dans la seconde moitié de la côte des ailes supérieures. 2193. — Tetragraniinana Stgr. — Un sujet unique, on septembre 1912, à Bruges, le long de la route, sous une feuille de bardane ; déterminé d'après la description de Ragonot (Brown). 2214. — Dorsana F. — Plusieurs échantillons : Arlac, en avril (Brown); Eysines (Gouin) ; Soulac, A C. parmi les vicia (Breignet, Gouin), de fin avril à fin mai. 2222. — Aurana F. — R. Un sujet 6 capturé le 6 juin 1892, à Soulac, dans les dunes (Breignet); «chenille en juillet, dans les graines des ombellifères » (Merrin, in-Rouast). 2224. — Janthinaiia Dap. — T C. Papillon de mi-mai .à premiers jours d'août; chenille dans les baies de l'aubépine, en août et septembre ; Floirac, Carbon-Blanc, Le Taillan, La Tresne, Genou, Saint-Christophe-de-Doul)le (Brown) ; Ville- neuve-de-Blaye (abbé Mège) ; Le Bouscat (Breignet); Talence, Fargues (Gouin). 262. — Pamene Ilb. 2226. — Argyrana Ilb. — A R. Quelques échantillons seulement, contre le tronc des chênes ; Arcachon, Pichey, en avril et mai (Brown); Le Morin (Breignet); Le Vigean (Gouin). 2228. — Splendidulaiia Gn. — Un papillon éclos en avril 1910 d'une chenille trouvée fin mai 1909 sur Quercus pedunculata, à Pessac; un papillon 9 capturé à Lormont, en avril (Breignet). 2231. — Gallicolaua Z. — Six papillons éclos courant de juillet 1900, provenant de galles du chêne rapportées des bords du Peugue, en mars de la même année (Brown). 2237. — Juliana Curt. — Un seul échantillon parfaite- ment frais capturé le 26 juin 1887, aux environs de Créon, en traversant un bois de chênes (Brown). — 127 — 2238. — Insulana Gn. — Un échantillon capturé le 15 mai 190i, à Gabarret (Entre-deux-Mers) (Gouin). 22 iO. — Spiniana Dup. — Quelques échantillons, dont six d'éclosion; papillon entre le 15 juillet et le 15 septembre; chenille en avril et mai, sur l'aubépine et sur Viburnimi lantana; Floii-ac, Bonnetan (Brown). 2250. — Nitidana F. — Quelques échantillons, dont six d'éclosion; papillon en avril et mai, puis en juillet et aoiit; bivoltin; chenille en juin, septembre et octobre, sur le chêne, dans une feuille pliée longitudinalement ; Floirac, Le Taillan, Pessac, Saint-lMédard (Brown); Baurech (Breignet). 225i. — Rhediella Cl. — Quelques sujets de fin mars à premiers jours de mai, sur les haies d'aubépine; chenille sur l'aubépine ! et les pommiers et pruniers (Hein) ; Mérignac, Bruges, Eysines (Brown) ; Le Vigean, Baiirech (Daydie). 263. — Tmetocera Ld. 2255. - Ocellana F. . — C. Papillon de mi-mai à premiers jours d'octobre; chenille de mi-avril à fin août, sur le pommier, le cognassier, le prunellier, l'aubépine, l'aulne, le chêne et Mtjrica gale. a) V. LARICIA^■A Hein.' — Quelques échantillons ont la région blanche des ailes supérieures plus ou moins chargée d'atomes ou stries brunâtres et paraissent se rapporter à cette variété; éclos du pommier et de l'aulne, et nullement du mélèze (Brown). (Gracilior, al. angustior., ant., plus ?nini(sve plumbeo-fusco- conspersis.) 204. — Carpocapsa Tr. 2257. — Pomonella L. — T C. Papillon de mai à août; chenille de mi-juillet à octobre et novembre, dans l'intérieur des pommes, poires, coings, cormes et noix; cependant, M. Brown a pris quelques chenilles sur des pommiers. — 128 — a) V. Pataminana Stgr. — Quelques sujets, mais rare (Brown) [multo dilutior). 2258. — Grossana IIw. — Quelques échantillons, dont deux d'éclosion ; Fargues-Saint-Hilaire, en août, en battant les chênes (Brown); ceux d'éclosion en juillet; chenille en septembre et octobre, dans les glands. 2259. — Splendana llb. — Sept ou huit échantillons, dont trois d'éclosion; papillon en juillet et août; Floirac, Saint-Médard-en-Jalles, La Brède, Le Nizan, Cestas, Bruges (Brown); chenille dans le courant de l'automne, dans les glands et les châtaignes (1). 2260. — Amplana Hb. — C. Papillon fin juillet et août; Pessac, Cestas, Quinsac, Bruges, Gazinet (Brown); Caudéran, lumière électrique (Breignet) ; chenille en automne, dans les glands et, suivant Hein., dans les noisettes. 2(35. — Ancylis Hb. 2263. — Derasana Hb. — A C. Bivoltin ; papillon en mai et juin, puis de fin juillet à mi-septembre; Cestas, Grignols, Blanquefort (Brown) ; Saint-Mariens (abbé Mège) ; Gazinet (Gouin) ; chenille de fin juin à premiers jours d'août, sur Rhamnus frangula. 226i. — Lundaiia F. — C. Bivoltin; papillon en mai et juin, puis de fin juillet à mi-septembre; La Tresne, Floirac, Bouliac, Gazinet, Sadirac (Brown) ; Lignan, La Sauve (Gouin) ; chenille en juillet et septembre, sur Vicia sepium, dans la feuille repliée longitudinalement. 2267. — Siculaua Hb. — C. Bivoltin; fin mars à mi-mai, puis des premiers jours de juillet à fin septembre; Uzeste, Cestas, Gazinet, Toctoucau (Brown); Saint-Mariens (Breignet, Gouin); chenille de mi-juin à fin juillet, puis fin août et sep- tembre, sur la bourdaine, en compagnie de celle à% Derasana. (1) Rien n'esl plus commun que les glands verreux el celte espèce, de même que Grossana, doit être très commune (Brown). — 129 — 2269. — Selenana Gn. — Cinq échantillons (deux d'éclo- sion), en mai et juillet; chenille fin-juin, puis de septemhre à novembre, sur le prunellier et l'aubépine. 2270. — Comptana Froel. — A C. Bivoltin; avril à juin, puis août; chenille en mai et juillet, sur les potentilles, et peut-être aussi sur Poterium sangidsorba {?). L'éclosion d'août ne mesure que dix millimètres d'envergure, tandis que celle du printemps atteint douze et même treize ! Saint-Médard-en- Jalles (Brown) ; Bordeaux (Breignet) ; La Sauve (Gouin). 2276. — Dimutana Hw. — R. Un échantillon de Cestas, en mai 1880, le long du ruisseau (Brown); un échantillon à Lignan en avril 1898, un à Libourne en mai 1897 (Gouin); (( chenille sur les saules, en août » (Merrin, in-Rouast). 2277. — Mitterbacheriana Schiil. — Quelques échan- tillons seulement, d'avril à juin; mais la chenille est commune sur le chêne, dans une feuille repliée longitudinalement, depuis juillet, peut-être même juin (?), jusqu'au printemps suivant; Pessac, Mérignac, Bruges, Cestas, Saint-Mariens, etc. 2280. — Lœtana F. -^ A R. Localisé; bivoltin ! Papillon en avril et- mai, puis en août; chenille en juillet et (au premier printemps ?), sur le peuplier blanc et le peuplier pyramidal ! Bruges, Eysines, iMérignac, La Sauve, Sainte-Foy (Brown); Lignan, La Planteyre (Gouin). 266. — Rhopobota Ld. 2281. — Nœvaiia Hb. — Une dizaine de papillons éclos entre le 2 juillet et le 14 août de chenilles trouvées entre le 8 juin et le 19 juillet, sur le prunellier et le houx, à Pessac et à Lamothe (Brown); un échantillon le 20 juillet 1897, à Lignan (Gouin). 267. — Dichrorampha Gn. 2284. — Petiverella L. — Quelques échantillons capturés entre le 25 mai et le 10 août; Pessac, Bruges, Lormont, Floirac, Bianquefort (Brown); Eysines (Gouin); la chenille Tome LXIX. 11 — 130 — est indiquée comme vivant dans les racines de Achillea mille folium. 2285. — Alpinana Tr. — A R. Quelques échantillons ;' Carbon-Blanc, Le Vigean, Bruges, Sainte-Foy-la-Grande (Brown) ; Citon-Cénac (Gouin) ; la chenille est indiquée comme vivant en compagnie de Petiverella. 2295. — Plumbaguna Tr. — A R. Quelques échantillons seulement; Caudéran, Floirac, en mai (Brown); I^angoiran, Baurech, Saint-Mariens, en mai et juin (Breignet) ; Eysines, Gabarret (Gouin). 2297. — Senectana Gn. — Un échantillon le 23 mai 1886, entre Fronsac et Saillans (environs de Libourne) ; peut-être un second, le 3 juin 1886, aux environs de Sainte-Foy-la- Grande (?) (Brown). 2298. — Acuminatana Z. — Pas très rare; bivoltin; une quinzaine d'échantillons capturés entre le 20 avril et le 15 mai, à Caudéran (Brown); un à Pessac, en septembre (Gouin); un à Bordeaux-ville (Daydie). 268. — Lypoptycha Ld. 2309. — Pluinbana H S. — T C. Volait par essaims, au coucher du soleil^ entre mi-avril et mi-juin, à Caudéran, dans mon jardin (Brown) (1); Langoiran, Gazinet, Baurech, Lor- mont, Floirac (Breignet); La Sauve (Gouin). V. — GLYPHIPTERYGID^. A. — CHOREUTINŒ. 209. — Choreutis llb. 2311. — Bjerkandrella Thnbg. — A C. Juillet et août; (1) Guenée a nommé celle espèce Ulicana el je Irouve dans Rouast que la chenille est indiquée des « gousses des ajoncs »; mais le jardin en queslion estsilué au centre de Caudéran, loin de loule lande ; j'ai observé, par conlre, que le papillon voltigeait autour des framboisiers el se posait fréquemment sur leurs feuilles ! (Brown). "" — 131 — Le Taillan, dans un pré rempli d'Inu/a djy.senterica, Camblanes, Floirac (Brown) ; Fargues (Breignet) ; Soulac (Gouin). 2313. — Myllerana F. — Une douzaine d'échantillons dans la région landaise; Peseu, Cestas, Lacanaii, Caudos (Brown); deux généralions : mai-juin, puis août et septembre; chenille en juillet et en automne, sur Scutellaria galericulata. 270. — Simœthis Leach. 2314. — Nemorana Hb. — Papillon en mai, août et sep- tembre; deux générations; commun à Arcachon, au prin- temps, Caudéran (Brown); Villeneuve (abbé Mège) ; Soulac, en septembre (Gouin); chenille en juin et septembre, sur le figuier. 2315. — Pariana Cl. — G. De mai à octobre; chenille de mai à juillet, puis septembre et octobre, sur le pommier, le cognassier; Saint-Médard, Le Haillan, Caudéran (Brown); Villeneuve (abbé Mège); Cenon (Breignet); Macau, Soulac (Gouin). 2318. — Fabriciana L. — G. D'avril à octobre; chenille en mars, juin et septembre, sur l'orlie ; Floirac, La Souys, Genon, Blanquefort, etc. B. — GLTPHIPTERYGINŒ. 271. — Milliera Rag. {Ripismia Wek.). 2319. — Dolosana H S. — Deux sujets Ô : un le 11 juillet, à Boulioc; le second le 6 septembre, à Floirac, volant à l'ardeur du soleil (Brown). 272. — Glyphipteryx 11b. 2325. — Fuscovii'idella Hw. — A G. Dans les prés, les landes, etc. ; voltige dans la matinée, de fin avril à premiers jours de juin; Caudéran, Le Taillan, Le Haillan (Brown); Pessac, Gazinet, Cestas (Breignet); Lormont (Gouin). 2326. — Thrasonella Scop. — T C. Dans toutes les prai- — 132 — ries humides, marécageuses, en mai et juin; chenille en mai, dans les liges de Cijperacées (in-Rouasl). 2331. — Equitella Scop. — Deux échantillons : l'un du 15 mai, pris à Bordeaux, Jardin des Plantes (Brown) ; le second communiqué par M. l'abbé Moureau et provenant probablement de Bègles (?). 2334. — Forsterella F. — Sept échantillons : quatre à Floirac, au-dessus de La Souys (y est peut-être commun ?) ; deux au Nizan, un à Uzeste, le 8, le 10 et le 31 mai ! (Brown) ; Langoiran (Breignet). 2236. — Fischeriella Z. — Une douzaine d'échantillons de Peseu, Baurech, Cestas, Sainte-Foy-la-Grande, Bonnetan, Blanquefort (Brown); Langoiran, Floirac, Soulac (Breignet); Gazinet, Bellefond (Gouin), en mai et juin; vole au crépuscule et aussi au pic de la chaleur, parmi les ajoncs, les fourrés. (Rebel réunit à cette espèce Schœnicolella Stt.). Cette espèce a été prise en quantités innombrables le 29 juillet, à Lacanau, dans de vastes prés inondés l'hiver. C. — DOUG-LASIINŒ. 274. — Douglasia Slt. ■ 23i0. — Balteolella F B. — R. Un sujet unique 9, le 4 mai 1886, à Bruges, dans un bois herbu. VI. — YPONOMEUTID^. A. — YPONOMEUTINCE. 278. — Vockia Hein. 2349. - Asperipunctella Brd. — Un papillon éclos le 21 juillet 1894, d'une chenille trouvée à Sadirac , le 3 juillet 1894, sur Popuhis tremi/la. 279. — Scythropia Ilb. 2350. — Cratœgella L. — G. En juin, août et septembre; Floirac, Le Taillan (Brown) ; Gabarret (Gouin) ; chenille en avril-mai, juillet et août, sur le pommier sauvage, le prunel- lier, l'aubépine : Gazinet, Gajac (Brown). 281. — Yponomeuta Lair. 2353. — Egregiellus (— a) Dup. — T G. Dans toutes les landes et lieux analogues; mi-avril à premiers jours de juillet; chenille de février à mai, sur Erica scoparia; abonde quelque- fois sur cette plante, au point de la dépouiller entièrement de ses feuilles ! 2356. — Vigintipunctatus (— a) Betz. — Une dizaine de sujets, tous de Caudéran, à la lampe, en mars-avril, juillet et août (deux éclosions !) (Brown). 2357. — Plumbellus (— a) SchiiT. — Six échantillons, dont deux d'cclosion; Floirac, Citon-Genac (Brown); Villeneuve (abbé Mège) ; papillon fin juin et juillet; chenille fin mai et premiers jours de juin, sur le fusain. 2358. — Irorellus (— a) Hb. — Un seul sujet éclos en juillet 190i, d'une chenille du fusain récoltée en juin 1904, à Saiiit-Médard en-Jalles (Brown). 2359. — Padellus (— a) L. — T G. Juin et juillet; Méri- gnac. Le Tondu, Floirac, Sainte-Foy-la-Grande, Blanquefort, etc. (Brown); Lormont (Gouin); chenille fin avril à mi-juillet, sur le prunellier, dans les haies. Les papillons pris à Sainte- Foy le 14 juillet 1868 appartiennent peut-être à une espèce voisine, mais distincte (?) ! 2363. — Malinellus Z. — A G. A Floirac, Sainte-Foy-la- Grande, Blanquefort, Le Haillan, etc. ; la chenille très commune sur les pommiers, au printemps. 2365. — Gognatellus (— a) Hb. {faho cagnagella) — T G. De fin mai à deuxième quinzaine de septembre; chenille au printemps, sur le fusain d'Europe, qu'elle dépouille, le plus souvent, entièrement de ses feuilles; se jette alors parfois sur le fusain du Japon ! — 134 — 2366. — Evonymelliis (— a) L. — Doit être T C. en juin, juillet et août, à Caucléran, Peseu, Gazinet, etc. ; chenille au printemps, sur le merisier ! 282. — S-wammerdamia Hb. 2367. — Combinella Hb. — R. Deux individus éclos fin mai 1892 de deux chenilles trouvées fin juillet 1891, à Lignan, sur Prunus spinosa-^ un en avril 1900, d'une chenille trouvée en juin 1899, au Taillan (Brown) ; un sujet de Villeneuve (abbé Mège). 2368. — Cœsiella, Hb. — Quelques sujets : un Ô en sep- tembre, à la lande de Peseu, volant au crépuscule (Brown) ; La Sauve (Gouin); plusieurs éclosions en août et septembre, de chenilles trouvées au Taillan, à Cestas, à Gajac, sur le prunellier, en mai. 2369. — Hei'oldella ïr. — Plusieurs chenilles trouvées en août, sur le bouleau, entre Gazinet et Toctoucau. 2372. — Lutarea Hw. — T C. Mai-juin, août et septembre (deux éclosions !); chenille fin mai et premiers jours de juin, sur le prunellier. 2374. — Pyrella Vill. — G. Première quinzaine de mars à fin juin, puis fin août et septembre (deux éclosions); chenille en mai, puis mi-août à fin novembre, sur le pommier (cultivé et sauvage) et l'aubépine. 285. — Atemelia H S. 2384. — Torquatella Z. — K C. Papillon d'abord en mai, puis fin juillet-; oût (deux générations) ; chenille première quinzaine de juillet, puis en octobre et novembre, dans l'épaisseur de la feuille de l'orme, dans les haies; celles que l'on trouve à l'arrière- saison passent l'hiver dans la feuille, dans un petit cocon, et en sortent fin mars povir se chrysalider à la mi-avril; Von Heinemann n'indique cette chenille que du bouleau, et en octobre ! — 135 — B. — ARGYRESTHINŒ. 288. — Argyresthia. 2397. — Mendica Hw. — R. Un sujet unique capturé le 19 juin 1895, à Floirac (Gouin) ; chenille dans les bourgeons floraux du prunellier (Heinemann). 2402. — Spiniella Z. — A R. Un sujet en mai 1894, à Soulac; deux sujets à Floirac, en mai 1903 (Gouin); chenille en mai et juin (?), sur Sorbus aucuparia. 2403. — Albistria Hw. — G. Mi-juin à mi-septembre : Fargues-Saint-Hilaire, Floirac, La Souys, Cenon, Quinsac (Rrown) ; Langoiran, Gabarret, Entre-deux-Mers (Gouin) ; en battant les haies, les buissons. 2404. — Ephippella F. — R. Deux papillons le 16 avril 1903, à Gabarret (Entre-deux-Mers) (Gouin). 2410. — Abdominal is Z. — Trois échantillons le 26 juin 1887, aux environs de Créon, en battant un genévrier; un sujet 9 de Fargues-Saint-Hilaire; un sujet de Tiran (Rrown). 2414. — Retinella Z. — Un sujet le 23 juin 1890, à Gazinet, dans un endroit marécageux, sous le bois, le long d'un petit ruisseau (le Hillet ?) , observé en quantité, en mai 1893, à Gazinet, le long du ruisseau, parmi les bouleaux; chenille dans les bourgeons du bouleau, en avril (M. Sand). 2420. — Goedartella L. — Quelques échantillons à Pessac et Gazinet, en battant les aulnes, en août et septembre (Rrown, Daydie, Gouin). 2428. — Arcenthina Z. — Deux échantillons éclos, en mai 1889, de rameaux de genévrier rapportés du Nizan le 12 du même mois; Fargues-Saint-Hilaire, Léognan, en battant les genévriers (Rrown); Créon, sur la route de Saint-Genès (Rreignet); Camarsac (Gouin); chenille mineuse des feuilles du genévrier (l'extrémité desséchée des pousses décèle facile- ment sa présence). — 136 — 290. — Ocnerostoma Z. 2i37. — Piniariella Z. — Observé la chenille en avril, à Gazinet, au Ilaillan, à Gajac, le long de la voie ferrée, en mars; une quinzaine de chenilles, mais pas une éclosion (Brown). VII. — PLUTELLID-ffi. A. — PLUTELLINŒ. 29i. — Eidophasia Sleph. 2ii0. — Syenitella II S. — R. Un sujet d'éclosion en juin (Brown). Cette espèce n'a été prise en France que par M. Constant : quelques échantillons dans l'Esterel; la chenille à Sainte-Baume, près de Saint-Pons (Bouches-du-Rhône) ; elle vit sous ime toile légère, entre les siliques d'une crucifère, Arabis rigidula Jord . , forme méridionale A' Arabis sagit- tala D C. (Ed. Brabant, Bull, de la Soc. Ent. de France 1899, p. 333). 292. - Plutella Sclirk. 2ii4. — Porectella L. — Un couple fin avril et première quinzaine de mai, à Caudéran : le Ô au vol, le jour, dans un jai'din; la 9 la nuit venue, autour de la lampe (Brown); un sujet à Caudéran et un dans Bordeaux-ville (Gouin). 24i7. — Maculipennis Curt. — G. De mi-février à deuxième quinzaine de décembre; les sujets que l'on prend en février ont probablement hiverné ! Chenille en mai et juin (et probablement toute la belle saison !), sur diverses cruci- fères, notamment sur le chou cultivé. Beaucoup de variétés. 293. — Gerostoma Lalr. 2451. — Vittella L. — Deux échantillons, première quin- zaine de juin; Floirac, dans l'herbe d'un pré, sur le coteau (Brown). 246G. — Radiatella Don. — Trois échantillons (deux — 137 — d'éclosion), fin mai à premiers jours de juillet ; Bruges, Ceslas ; chenille en mai, sur le chêne (Brown). 2i71. — Sylvella L. — Quatre échanlillons (un d'éclosion), en juin et août : Bruges, Floirac, Cestas, Cussac ; chenille en mai et juillet, sur le chêne (Brown). 2i72. — Lucella F. — Un échantillon de Cadaujac, en août (Gouin). 2i7i. — Persicella F. — Un exemplaire des environs de Bergerac, communiqué par M. Tarel ; un exemplaire en octobre 1886, à Marmande, sur le miel (Breignet). Doit se prendre en Gironde. 2479. — Nemorella L. — Plusieurs échantillons en juin 1878, à Cazaux, dans la dune, près de l'étang; un échan- tillon 9 à Floirac, en juillet (Brown) ; un échantillon à Gazinet, en juin (Gouin). 294. — Theristis Hb. 2484. — Miicronella Se. — C. Des premiers jours d'août à fin avril ; chenille en juillet, sur le fusain d'Europe (suivant Heinemann, se retrouverait en automne, dans les graines). VIII. — GELECHIIDŒ. A. — GELECHIINŒ. 297. — Metzneria Z. 2491. — Lappella L. — Un sujet à Caudéran, à la lampe, en juillet; chenille en janvier (et février ?), dans les capitules de la hardane {Arctium lappa L.); plusieurs échantillons de capitules de hardane rapportées de Lognac en octobre (Brown). 299. — Psoricoptera SLt. 2507. — Gibbosella Z. — Plusieurs échantillons, dont un 5 éclos fin juin d'une chenille trouvée fin mai, à Bruges, sur le chêne; chenille en juin, sur le chêne et le saule, « bord de la feuille roulée » (in-Bouast). — 138 — 300. — Platyedra Meyr. 2509. — Vilella Z. — A R. Deux échantillons de Floirac et Caudéran, en juin (Brown) ; une 9 le 22 juin, de Bordeaux- ville (Gouin). 301. — Bryotropha Ilein. 2510. — Terrella llb. — T C. Partout, de mai à septembre. .2511. — Decrepidella H S. — Quelques sujets à Eysines, Le* Taiilan, en mai et juin (Brown); Soulac, en mai (Breignet), en juillet (Gouin). a) V. (ab.) LuTESCENs Constant. — Trois ou quatre sujels à Caudéran, en juin et août (Bro\yn) ; un sujet en juin, à Pessac (Gouin); Soulac (Breignet). {Al. ant. lutescentibus.) 2512. — Figulella Stgr. — A R. Plusieurs sujets à Soulac et Pointe-de-Grave, en mai, août et septembre (Gouin). 2515. — Plebejella Z. — ? 2520. — Senectella Z. — Quatre échantillons en avril, à Bruges; en août, à La Teste (Brown). 2531. — Affinis Dgl. — Quelques papillons en mai, juin et août, à Caudéran, Le Haillan (Brown); Fargues-Saint- Hilaire, Pessac (Daydie) ; Soulac (Gouin). 2533. — Domestica Hw. — ^ T C. Partout ; premiers jours de juin à fin septembre. 2535. — Basaltinella Z. — Quelques échantillons en juin et juillet; un individu aux environs du Nizan, dans le Bazadais (Brown); Pessac (Daydie); Soulac (Gouin). 303. — Gelechia Z. 2538. — Pinguinella Tr. — Deux échantillons contre le tronc des peupliers de l'allée de Boutant, mi-juillet (Brown) ; Talence, Cenon (Gouin). 2554. — Vepretella Z. — Un seul échantillon 6 éclos le 12 juin 1898, d'une chenille trouvée le 25 avril 1898, à Lignan, — 139 — sur le prunellier, se tenant le long d'un rameau parmi de la soie blanche (Brown). 2559. — Distiiictella Z. — Un échantillon à Caudéran, en mai ; un second échantillon à Issac, dans la lande, contre le tronc d'un pin (Brown). 2562. — Opletella H S. — Un exemplaire de SouL>c, en mars 1894 (Breignel). 2570. — Sororculella Hb. — Quelques échantillons de Gazinet en juin, en battant un saule cendré (Brown). 2573. — Velocella Dup. — G. Dans les prés secs et sablonneux de la région landaise; Bruges, Arlac, Gestas, Gazaux, Arcachon, etc. ; deux éclosions : avril à mi-juin, puis août et premiers jours de septembre. 2578. — Peliella ïr. ^ Un échantillon très frais au Vigean, en battant les broussailles, sur la lisière d'un bois de pins, en juin 1882 (Brown); un second échantillon le 22 juin 1887, toujours au Vigean, contre le tronc d'un chêne isolé (Breignet). 2380. — Ericeteila Hb. — A G. Eysines, Pessac, Gestas, Uzeste, Yillagrains, etc. (Brown) ; Villeneuve (abbé Mège) ; parmi les bruyères, fin mai et tout juin. 2586. — Mulinella Z. • — G. Parmi les ajoncs, premiers jours de juillet à premiers jours d'octobre; landes de Peseu, Bruges, Gestas, etc. 2587. — Interruptella Hb. — Un sujet en avril, à Arca- chon, en ballant les genêts; un à Gestas (Brown); un sujet décoloré, d'un blanc à peine rosé, à Soulac, en avril (Gouin). 2611. — Difflnis Hw. — Quelques échantillons de Peseu, Bruges, Pessac, Arcachon (Brown); Soulac (Gouin); en mai, puis d'août à octobre (deux éclosions) ; chenille sur Rumex acetosella (Hein.) 2615. — Scalella Se. — G. Dans tous les bois de chênes, de mi-avril à mi-juin, puis en août. — 140 — (LiTA Tr.). 2632. — Psilella II S. — Nombreux échantillons en juin, à Soulac (Gouin) ; chenille sur Artemisia maritima et Heli- chrysum stœchas, en avril et mai. 2Gi2. - Atriplicella F R. — Un papillon le 13 mai 1888, aux environs d'Issac, dans la lande (Brown) ; chenille de fin mai à fin juin, snr Atriplex laciniala (F R.). 2646. — Ocellatella Stt. — Nombreux échantillons pris en août et septembre, à Gaudéran, la nuit, autour de la lampe (Brown) ; un sujet à Soulac (Gouin). 26i7. — Instabilella Dgl. — Deux sujets en avril et octo- bre, à Gaudéran, autour de la lampe (Brown). 2650. — Suaedella Richard son. — Un papillon le 20 avril 1894, à Gaudéran, à la lampe (Brown); chenille fin avril et courant de mai, sur Suœda frulicosa, au bord de la mer (de Joannis). 2660. — Tiissilaginella Hein. — Deux papillons le septembre 1896, à Soulac (Gouin). 2664. — Salinella Z. — A G. A Gaudéran, en mai et juin, puis en août-septembre (deux éclosions ?), le jour en battant, et au vol le soir ! (Brown). 2688. — Aciiminatella Sircom. — Plusieurs sujets prove- nant d'éclosion de chenilles trouvées à Peseu, en juillet 1893, sur le Girse (Brown). 2695. — Moritzella Hb. — Plusieurs sujets provenant d'éclosion de chenilles trouvées à Bruges, sur Lychnis dioica (Brown) ; un sujet d'une chenille de Silène Inflata, à Eysines (Gouin); juillet et août. 2699. — Knaggsiella Stt. — R. Un seul sujet capturé en août 1897, à Soulac (Gouin); «la chenille au commencement de juin, dans les capsules de Stellaria holostea, en compagnie de celle de Maculea-» (Hein.). 2700, — Maculea Hw, — R, Un individu très frais en — 141 — juillet 1876, à Eysines (Brown) : un autre à Soulac, en juillet 1894 (Gouin); «chenille sur Stellaria holoslea, dans les endroits abrités; mine d'abord les feuilles, puis dévore les jeunes feuilles et les pousses, fm mai» (Stt.). 2703. — Tricolorella Hw. — Un sujet à Fargues, en battant des fourrés (Brown); un autre à La Sauve, en juillet (Gouin); la chenille a été récoltée très souvent par M. Brown sur Stellaria holoslea, en février et mars, à Fargues-Saint- Hilaire, Floirac, Cenon. 2706. — Costella Westw. — Un papillon 9 éclos en novembre d'une chenille trouvée en octobre, sur la « douce- amèi'e», à Capeyron (Brown); un échantillon pris par M. Pérez, en ville, dans son cabinet de travail. 2708. — Maculiferella Dgl. — Un échantillon fin août, à La Tresne, au bord d'un marais ! 2711. — Junetella Dgl. — Un échantillon unique pris au crépuscule, dans la dune, le 4 juin 1894, probablement à Soulac (?) (Breignet). 2713. — Marinorea Hw. — Un échantillon très frais fin juin, dans les bois de pins, environs d'Ares (Brown); plusieurs sujets en mai, à Soulac (Gouin). 2716. — Alsiiiella Z. — Plusieurs échantillons à Bruges, en avril; à La Teste et Caudéran, en aoiit. Les sujets d'août sont plus petits (Brown). 2717. — Tischeriella Z. — Un échantillon, sans indica- tion de localité; est-il de la Gironde ? (Gouin). (Teleia Hein.). 2731. — VulgeHa Hb. — Plusieurs échantillons de Caudé- ran, Floirac, Sainte-Foy-la-Grande, en juin et juillet (Brown); Villeneuve-de-Blaye (abbé Mège) ; Caudéran (Breignet) ; Lor- mont, Talence (Gouin). 2733. — Scriptella Hb. — Deux Ô obtenus d'éclosion, fin avril, de chenilles trouvées en octobre précédent, sur l'érable, — 142 — à Caudéran; un papillon d'éclosion d'une chenille de Bonnetan, en mai (Brown) ; une ? le 18 mai, à Caudéran, conlre une clôture (Breignet). 2743. — Cistl Stt. — T G. Dans la forêt d'Arcachon, sur le Ciste à feuille de sauge (Brown); T C. à Soulac, en juin (Gouin) ; la chenille en avril et mai, sur Cisttis salvifoliiis; le papillon en juin et juillet. 2746 ou 2747. — Fugitivella Z. et Fugacella Z. — T C. Partout, de mai à juillet; se reprend en octobre et novembre (hiverne probablement !); chenille sur l'orme, en avril. 2749. — Humeralis Z. — Un sujet unique le 8 février 1897, à Caudéran, dans la maison (Brown). 27S2. — Proxiinella Hb. — Deux papillons à Gestas, le 14 mai 1893, sur le tronc d'un bouleau; un troisième sujet 9 d'éclosion d'une chenille trouvée en juillet, à Gazinet, sur le bouleau (Brown). 27S5. — Notatella Hb. — Un papillon unique en août 1900, à Soulac, sur la dune (Gouin). 2757. — Triparella Z. — T G. Partout, en avril et mai, puis en juillet et août; la chenille en juin, puis en septembre et octobre, sur Quercus pedanculata. 2761. — Luculella Hb. — Quelques échantillons en avril et mai, à Bruges (Brown) ; à Lamothe et Gestas, en mai et juillet (Breignet); un sujet à Citon-Cénac, en juillet (Gouin) (1). 300. — Acompsia Hb. 2771. — Cinerella Cl. — Quelques échantillons en juin, à Floirac et Cussac (Brown); Villeneuve-de-Blaye (Mège) ; un échantillon de Pessac, en octobre (Gouin). (1) G'esl ici que devait se placer ma Teleia Duponclœliella (Acles Soc. Linn., t. XL, p. LUI, des P.-V., année 188(5) ; mais j'ai reconnu depuis que celle espèce est bien certainement celle que Duponchel a décrite et-fig'urée sous le nom de Lita scriptella (Brown). 143 307. — Tachyptilia Hein. 2776. — Populella Cl. — Août; Caudïiran, Floirac, Far- gues, Talence ; la chenille, mai et juin, sur Populus alba. 2779. — Scintillella F. — C. Dans les landes, Bruges, Pessac, Cestas, Le Ilaillan (Brown); Soulac (Gouin) ; chenille en juillet, sur Helianthemvm alyssoide et umbellatum. ? — Quercella Chrétien. — Une certaine quantité de chenilles récoltées à Bidets, Gazinet, Le Haillan, Arlac, en juin, sur le Qitercus tozza, ont donné les papillons en juillet. 309. — Acanthophila Hein. 2785. — Alacella Dup. — Cinq papillons en juin et juillet, de Caudéran, contre les murs de clôtures (Brown); chenille en juin, sur les lichens des arbres fruitiers et des chênes (Hein.). 310. — Xystophora Hein. {Doryphora Hein.). 2787. — Pulveratella H S. — Un échantillon de Buglose (Landes), en août (Gouin). Doit se trouver dans nos environs. 2807. — Quaestionella H. S. — Plusieurs chenilles trou- vées à Blanquefort, en août, sur Lotus itliginoaus {Tl). 2818. — Tenebrella Hb. — Quatre papillons, deuxième quinzaine de juin et premiers jours de juillet, à Bruges, Eysines et Guîtres, en battant. 311. — Anacampsis Hein. 2829. — Coronillella Tr. — Quelques échantillons au Taillan, au Thil (Brown); un en septembre, à Lignan (Gouin); la chenille, en mai, sur Lotus cornicolatus. 283S. — Anthyllidella Hb. — T C. D'avril à juin, puis d'août à octobre (deux éclosions) ; chenille, en avril et août, sur un TrifoUum et sur une Coronille (indéterminés), parmi des feuilles liées. _ 144 — 2841. — Vorticella Se. — A C. Mai-juin, août-seplembre, deux éclosions. Caudéran, Peseu, La Tresne (Brovvn); Fargues- Saint-Hilaire, Lormont, La Sauve (Goiiin) ; chenille, en mai et août, sur Lotus idiginosus. 2842. — Cincticulella II. S. — Deux échantillons : le pre- mier, d'éclosion d'une chenille de VOnrithopus compressiis, Le Taillan ; le second, sans provenance! 2844. — Taeniolella Z. — A C. A Soulac, en juillet et août; la chenille, en mai, sur Lotus coriricoiatus (Breignet, Gouin). 313. — Epithectis Weyr. 28.50. — Moiiffetella Schilï. — Une douzaine de papillons éclos en juin, de chenilles trouvées fin avril et mai, sur le chèvrefeuille, à Cestas et Gazinet (Brown). 314. — Aristotelia Hb. 2862. — Subericinella H. S. — Deux échantillons, en juillet, à Soulac et Pointe-de-Grave (Gouin). 2870. — Ei'icinella Dup. — Mi-juillet à fin août, dans toutes les landes ; Gazinet (Brown) ; Pessac (Daydie) ; Macau (Gouin); la chenille, en juillet, sur Erica ciliaris. 2871. — Decui'tella Hh. — Un sujet en août, à Sussac (Charente-Inférieure) (Brown). Pré sylvatique. 315. — Recurvaria 11. S. 2873. — Leucatella Cl. — Plusieurs sujets d'éclosion, en juin et juillet, provenant de chenilles trouvées à Pessac, Cau- déran, Floirac, G.izinet, Le Haillan (Brown) ; Pessac (Daydie). 316. — Ptocheuusa Hein. 2875. — Subocellea Stph. — Un sujet en juillet, à Eysi- nes, dans un bois où abonde l'origan. 2877. — Littorella Dgl. — Un échantillon capturé à Sus- — 145 — sac (Charente-Inférieure), en août (Brown); un de Soulac (Daydie). 2879. — Inopella Z. — Quelques sujets d'éclosion prove- nant de chenilles trouvées à Soulac-sur-Mer, en mai, sur Helychrysiim stœchas (Breignet, Gouin). 2880. — Paupella Z. — Une douzaine de papillons de chenilles récoltées sur hiula dysenterica en août, à Floirac, Le Vigean (Brown); un sujet de Lormont, en juin (Gouin). 317. — Stenolechia Meyr. 2886. — Albiceps Z. — ■ Plusieurs échantillons à Gazinet, en juin et juillet, contre le tronc des chênes (Brown); un échantillon de Pessac, Eysines, en juillet (Gouin). 2887. — Gemmella L. — Quatre échantillons première quinzaine de septembre, au Bouscat et à Bruges, dans les bois de chênes (Brown). 318. — Argyritis Hein. 2890. — Pictella Z. — A C. — Un échantillon en août, à la lampe, à Caudéran (Brown) ; Pessac (Daydie) ; Soulac (Breignet) ; Eysines (Gouin). 319. — Ghrysopora Clem. 2894. — Stipella Hb. — T G. Fin mars à première quin- zaine de septembre (deux ou plusieurs éclosions ?) ; chenille de juin à octobre, sur Chenopodium murale. a) V. Nœviferella Dup. — Un seul sujet 5) éclos fin mars. 2893. — Eppelsheimi Stgr. — Quelques sujets d'éclosion de chenilles provenant de Gajac. 2896. — Hermannella F. — T C. En 1888, à Caudéran, en juillet et août; chenille en juillet, puis en octobre, sur Chenopodium murale. Tome LXIX. 12 — 14G — 320. — Apodia Hein. 2898. — Bifractella Dgl. — Un sujet en août, à La Tresne (Brown) ; un second à Soulac, en août (Gouin) ; chenille en septembre et octobre, dans les fleurs iVInula squarrosa. 321. — Sitotroga Hein. 2902. — Cerealella Olivier. — Deux échantillons seule- ment de Bordeaux et Caudéran, en août et septembre ; mais observé en quantité, il y a de longues années, à Casseuil, dans un grenier rempli de froment que ravageait la chenille ! (Brown). o2G. — Brachmia Meyr. 2909. — Riifescens Hw. — Plusieurs échantillons de Caudéran et du Carbon-Blanc, de juin à septembre ; chenille et chrysalide trouvées, d'abord en mai, puis en août, dans des feuilles de graminées enroulées (Brown). 2910. — Lutatella H S. — ^ Un sujet éclos en juillet 1898 d'une chrysalide trouvée le même mois, au Thil, sur une gra- minée ; un second sujet de Blanquefort. 29M. — Triaiinulella H S. — T C. Toute l'année, même les mois d'hiver; chenille de juin à octobre, sur le liseron des champs et celui des haies, dans ime feuille repliée, ainsi que la chrysalide. Le papillon commence à éclore vers la mi-juillet, hiverne et se reprend jusqu'au milieu de l'été suivant. 2916. — Gerronella Z. — Deux échantillons fin juin et fin juillet, dans les landes et dunes du littoral, à Lacanau et Piquey; chenille dans les gousses ou les branches desséchées de Ulex europœus (Jourdheuile). 327. — Rhinosia Tr. 2923. — Sortlilella Ilb. — A B. Quelques échantillons en juin, à Bonne tan, dans la côte rocheuse. 2925. — Flavella Dup. — Quelques échantillons courant — 147 — de juin, à Floirac, Carbon-Blanc, Le Taillan, Blanquefort, Cestas (Brown) ; Villeneuve-de-Blaye (abbé Mège) ; Eysines (Gouin). 2926. — Formosella Hb. — A G. Quelques échantillons en mai et juin, à Mérignac, Garbon-Blanc, Floirac, Sainte- Foy-la-Grande, Guîtres (Brown); Eysines (Gouin); chenille sur Hippocrepis comosa et Medicago hipulina. 331. — Paltodora Meyr. {Cleodora Curl.). 293S. — Striatella Hb. — Quelques échantillons en juin 1886, aux environs de Sainte-Foy-la-Grande, parmi des touffes de Chrysanthemuni corijmbosum ; un échantillon de la deuxième génération, en août 1897, à Sadirac (Gouin); un en juin 1897, à Pessac (Gouin). 2940. — Lineatella Z. — T C. Dans les prés secs, sablon- neux de la région landaise, à Eysines, Pessac, Gazinet, Castelnau-de-Médoc, en juin et juillet. 2942. — Cytisella Curt. — Un sujet en juillet, à Cestas, dans le marécage; quatre sujets en juin, à Bijoux, en battant des touffes de Genista tinctoria, sur lesquelles a dii vivre la chenille ; mais aucun auteur n'en parle ! (?) 332. — Mesophleps H S. 2944. — Silacellus Hb. — Quelques échantillons en juin et juillet, dans les côtes arides et herbeuses, à Saint-Michel- la-Bivière, Le Taillan (Bi^own); Lignan, Soulac (Gouin). 2948. — Corsicellus H S. — Deux échantillons du 14 juin et 12 juillet, dans la forêt d'Arcachon, parmi les toutTes de Ciste; un troisième sujet de Soulac, en juillet (Gouin). 2949. — Trinotellus H S. — Un sujet unique, provenant de localité inconnue, probablement Soulac ('?). 333. — Ypsolophus Z. 2952. — Fasciellus ( — a) Hb. — Quelques échantillons — 148 — de Pessac, Floirac, Le Nizan, Citon-Cénac (Brown) ; Ville- neuve-de-Blaye (abbé Mège) ; Gabarret (Gouin); la chenille en août et septembre, sur le prunellier. 2953. — Limosellus Schlag. — " Quelques échantillons' en juin, à Floirac (Brown); un sujet en août, à Baurech (Gouin); la chenille sur le sainfoin, le trèfle, le melilot, en mai (Brown). 295i. — Schmidiellus Heyd. — Plusieurs échantillons de Villeneuve, Saint-Médard (Brown) ; Gabarret (Gouin) ; la chenille se trouve dans les feuilles repliées de Clinopodium viilgare, en mai. 33i. — Nothris Hb. 2960. — Mai-ainella F. — T G. Dans les côtes de l'Entre- deux-Mers et autres localités calcaires, notamment Saint- Morillon, Le Nizan, Le Taillan, etc., de fin avril à juillet; chenille abondante au printemps, sur le genévrier, dans un tas de feuilles généralement sèches. 2961. — Verbascella Hb. — A C. En juin et juillet; Castelnau-de-Médoc, Eysines, Issac, etc. (Brown); Villenave- d'Ornon (Breignet) ; Langoiran (Gouin); la chenille en mai, juin et août, sur Verbasciim Ihapsus. 339. — Anarsia Z. 2996. — Spartiella Schrk. — Quelques sujets de Pessac, Gazinet, Le Taillan, en juin et août; la chenille en mai, sur le genêt à balais. 2999. — Lineatella Z. — Deux sujets 6 à Caudéran, volant au crépuscule, en juin (Brown); un Ô à Gazinet (Gouin). 340. — Paranarsia Rag. 3000. - Joaunisiella Bag. — Un sujet le 12 juillet 1903, à Pessac (Daydie); un sujet de Lourdes, pic du Ger, en août (Gouin). — 149 — oii. — Megacraspedus Z. 3007. — Iniparellus F R. — Quelques échantillons en septembre, volant au crépuscule, à la lande de Peseu (Brown); un sujet en juin, à Soulac (Gouin). 346. — Atremœa Slgr. 3018. — Lonchoptera Slgr. — Un sujet le 4 sep- tembre 189i, à Caudéran, autour d'une lampe (Brown) (?). 348. — Symmoca Mb. 3030. — Signatella H S. — ï G. Fin mai à seconde quin- zaine de juillet; contre le tronc des saules, des peupliers, des poiriers, etc.; la chenille, suivant toute probabilité, sur les saules et les peupliers. 349. — Œgoconia SU. 3050. — Quadripuncta IIw. — G. De hn mai à fin décembre (hiverne ?), presque toujours dans les appartements. Espèce variable pour le nombre et la grandeur des taches blanches ou jaunes ! B. — BLASTOBASINŒ. 350. — Endrosis llb. 3051. — Lacteella Schiff. — T G. Toute l'année; se prend surtout dans les maisons ou leur voisinage immédiat; chenille semble se rencontrer toute l'année, dans les débris végétaux. Observé une fois en quantité, dans la pâte de couscous reçue d'Algérie (Brown). 351. — Blastobasis Z. 3054. — Phycidella Z. — Quelques échantillons en juin et juillet, à Caudéran et Gestas (Brown) ; Lormont, Le Tourne, Soulac, en juin (Gouin). - 150 — G. - ŒCOPHORINŒ. 355. — Pleurota Hb. 3099. — Schœgei'iella Z. — C. Dans toutes les localités calcaires de l'Entre-deux-Mers ; environs de Soulac ; de fm juin à première quinzaine d'août; une 9 prise le 5 août 1883, à Fargues-Saint-Hilaire, sur les cotes arides et rocailleuses, est entièrement dorée, sans côte ni bande longitudinale blanche. 3116. — Bicostella Cl. — A C. Dans la région landaise et localités analogues : Arlac, Pessac, Bazas, Le Nizan, Monségur, Uzeste, Salles (Brown); Saint-Mariens (abbéMège); en mai et juin. 3117. — Ericella Dup. — Trois échantillons en juin, à Pauillac, Villagrains et Gazinet (Brown), dans la lande, parmi les bruyères. 350. — Aplota Steph. 3120. — Palpella Hw. — Deux échantillons fin juin, à Caudéran (Brown) ; deux autres à Pessac, en juillet (Gouin) ; chenille en mai, dans le bois pourri et sur les lichens des arbres (in-Bouast). 359. — Topeutis H S. 3123. — Barbella Fabr. — A C. Fin mai et juin, notam- ment aux environs de Bazas, Grignols et Monségur, Sainte- Foy-la-Grande (Brown); Villeneuve-de-Blaye (abbé Mège) ; Fargues (Daydie) ; Bellefond (Gouin). 351. — Dasystoma Curt. 3131. — Salicella Hb. — Un seul échantillon Ô en mars 1906, de Lugasson (Gouin). 302. — Chimabache Z. 3132, — Phryganella Hb. — Une douzaine d'échantillons, - 151 — tous 6, courant de novembre, clans les bois de chênes; Bruges, Pessac, Ceslas, Cilon-Génac (Brown). 3133. — Fagella F. — C, le Ô au moins, dans les bois de chênes et les jardins, de la seconde quinzaine de février à fin avril; chenille de juillet à octobre, sur le chêne, la bour- daine, le prunier, le saule cendré, etc. ; trouvée une fois, adulte il est vrai, dans une feuille enroulée de Polygonum^ et une fois sur un Verbascum. La Ç, beaucoup plus rare, contre le tronc des arbres, les poteaux télégraphiques et autres supports, en mars et avril. 364. — Epigraphia Steph. 3138. — Steinkellneriana Schifl'. — Trois échantillons en mars, à Caudéran, contre un mur; la chenille sur l'aubépine. 365. — Psecadia llb. 3143. — Bipunctella F. — T C. Avril, juin, juillet, août (?), septembre ; chenille de juillet à octobre, sur la vipérine. 3146. — Fiinerella F. — Quelques échantillons de Bouliac, Baurech, La Sauve, Grignols, Sainte-Foy-la-Grande, en avril et mai, puis en août (Brown); C. à Villeneuve (abbé Mège). 3147. — Decemgutella Hb. — T C. En mai et juin, puis en août; chenille en octobre et novembre, sur Lilhospermum officinale. 3150. — Quadrinotella Mn. — Un sujet en juin à Saint- Mariens, dans une prairie marécageuse des bords de la Saye (Breignet). 369. — Depressaria H\v. 3177. — Costosa Hw. — Nombreux échantillons d'Arlac, Cestas, Castelnau-de-Médoc et surtout d'Arcachon où l'espèce est sans doute très commune ! Fin juin à septembre, en battant les genêts, les ajoncs. — 152 — 3178. — Irrorata Stgr. — T C. Première quinzaine de mai à octobre ; la chenille « verte, à tète, plaque du premier anneau et pattes écailleuses noires », dès le mois de janvier, sur Aniliriscm sijlceslris dont elle mange la feuille. 3181. — Flavella Hb. — Plusieurs échantillons : Créon, Bonnetan, C;imarsac (Brown) ; Sadirac (Breignet) ; Pessac (Gouin) ; la chenille sur la centaurée, en mai et juin. 3187. — Pailorella Z. — ï C. Papillon de fin mai au printemps suivant; chenille d'avril et août, sur Centaurea jacea. 3192. — Umbellana Steph. — Plusieurs échantillons en mai et août, de Pessac, Martillac, Gazinet, Soulac; la chenille en juin et juillet, sur GenL^ta anglica. 3193. — Assiniilella Tr. — C. Dans la forêt d'Arcachon, vers le Mouleau, à partir de mai ; la chenille en avril, sur le genêt à balais, entre deux rameaux liés. 3200. — Atomella Hb. — Un échantillon en juillet, à Cestas, en battant les fourrés; deux échantillons de Soulac (?) (Gouin). 3201. — Scoparlella Hein. — Plusieurs sujets en juin, à Piquey (près d'Ares) (Brown); trois échantillons en juin, à Soulac (Gouin); la chenille en juin, sur le genêt. 3202. — Rutana Fabr. — Nombreux échantillons d'éclo- sion de chenilles récoltées au jardin botanique de Talence, sur des pieds de Euta graveolens, en juin (Gouin). 320i. - Arenella Schilf. — T C. En juillet, à Floirac, Saint-Médard, Eysines, Citon-Cénac (Brown); Baurech, Lormont, Caudéran (Breignet) ; Talence (Gouin) ; la chenille en juin et juillet, sur les centaurées, la bardane, Cirsium lanceolaiiim, etc. 3205. — Propinquella Tr. — Plusieurs sujets d'éclosion de chenilles trouvées en août, sur la bardane. GASTON VASSEUR Par M. Ph QUEYRON Le 9 octoln'e 1915, tlaas les circonslances tragiques que nous traversons, mourait ignoré et sans bruit dans son domaine de Bach (Lot), M. Gaston Vasseur, correspondant de la Société Linnéenne de Bordeaux, professeur à la Faculté des Sciences de IMarseille. M. Vasseur avait publié dans les Actes de notre Société une étude -lur l'dge des sables du Périgord (tome XLII), et im article sur les formations infralongnennes du Bassin de la Gironde (tome XLIII). M. Vasseur, correspondant de l'Institut, collaborateur prin- cipal attaché au Service de la carte géologique de France, était non seulement un professeur remarquable, mais encore un maître éminent, sachant inculquer à ses élèves le goût des sciences géologiques. M. Vasseur était né à Paris, le S août J855. Une véritable vocation l'entraînait dès le jeune âge vers la géologie et la paléontologie. A dix-huit ans, il découvrait dans une carrière de Vitry-sur-Seine le squelette de Paleotherium que l'on admire aujourd'hui dans les galeries de paléontologie du Muséum. Tome LXIX. i3 — 154 — Vasseur débuta à la Sorbonne comme préparateur de géologie en 1878 et, en 1881, il prenait le grade de docteur es sciences avec une thèse très remarquée, aujourd'hui clas- sique : Recherches géologiques sur les terrains ferdaires de la France occidentale, ouvrage qui obtint en 1882 le prix Visquemel de la Société géologique de France. En collaboration avec Garez, il pal)lia en 1889 la carte géologique de France au SOO.OOO"ie, bien connue de tous les géologues; elle remplaçait très avantageusement la vieille carte si répandue d'Elie de Beaumont et de Dufrénoy. Les études et les observations publiées [)ar M. Vasseur sur les terrains tertiaires de Bretagne avaient attiré sur ce natu- raliste l'attention de la Société géologique de France, aussi fut-il chargé en 1889 par cette Société, de publier à l'échelle du 80.000'"2, une carte du bassin tertiaire de l'Aquitaine, œuvre de longue haleine, commencée autrefois et toujours restée inachevée par les géologues du Sud-Ouest : Noulet, Leymerie, Palassou, Caraven-Cachin, Grateloup, Benoist, Delforterie, Tournoûer, Combes, Desgranges-Touzin, Fallot, etc., etc., qui sera terminée et synthétisée dans quelques mois, nous le croyons fermement, par las savants collabora- teurs de M. Vasseur : MM. Blayac, préparateur à la Sorbonne, et Répelin, professeur à la Faculté des Sciences de Marseille. M. Vasseur étudia donc pendant vingt ans et très minutieu- sement les terrains tertiaires du Sud-Ouest de la France. La Faculté des Sciences de Marseille possède aujourd'hui l'admirable collection de fossiles recueillis par Vasseur dans notre région au cours de ses études et de ses excursions. Les graviers du Drot à Gironde lui donnèrent une superbe mâchoire d'Elephas primigenius, la mollasse du Fronsadais à Duras (Lot-et-Garonne), de nombreux ossements de verté- brés. Dans une étude publiée en 1891, il montra la position strati- graphique exacte du calcaire lacustre de Cieurac et l'âge des poches à phosphates du Quercy, en partant des calcaires blancs et gris de l'Amenais de la colline de Thabor et du Pech-de- — 153 — Berre à l'einbouchure du Lot : « Contribution à l'étude des terrains tertiaires du Sud-Ouest de la France ». (B. G. G. F. 1891). La carte géologique du Bassin de l'Aquitaine (18 feuilles) est malheureusement restée inachevée. La feuille de Villeréal, une des plus intéressantes pour les géologues bordelais, à laquelle M. Vasseur avait consacré beaucoup de temps et de peine, n'est pas encore éditée; nous espérons que les savants collaborateurs de M. Vasseur sauront mener à bonne fm l'œuvre confiée autrefois au Maître par la Société géolo- gique de France, et donner une fois pour toutes aux natura- listes girondins une œuvre d'ensemble sur la superposition des calcaires marins et des calcaires d'eau douce dans le Sud- Ouest de la France, question qui autrefois a fait couler tant d'encre, et suscité tant de polémiques dans les comptes rendus de nos sociétés scientifiques régionales. Après avoir étudié le bassin tertiaire aquitanien, M. Vasseur s'occupa des terrains tertiaires de la Provence. 11 publia, il y a quelques années, une carte géologique de la Provence au 50.000""'', un travail sur l'étang de Berre, et une Note prélimi- naire sur la constitution géologique du bassin d'Aix-en- Provence, 1848. M. Vasseur était titulaire du prix Delesne (1901) de l'Académie des Sciences et correspondant de l'Institut depuis 1913. A côté de M. Vasseur géologue, on trouvait M. Vasseur historien. Grâce à son talent d'observateur et à son bon sens avisé, M. Vasseur put donner en 1913 un ouvrage sur les origines de Marseille. Dans cet ouvrage, M. Vasseur démon- trait que Marseille existait bien avant l'arrivée des Phocéens sur les côtes de Provence, que Marseille, dès le Vli^^ siècle avant l'ère chrétienne, était riche et prospère, vieille déjà, fondée par des navigateurs Ioniens, et basait son argumenta- tion sur la découverte et l'étude de belles poteries grecques provenant du fort Saint-Jean. La légende du bouquet de Gyptis et de la coupe offerte à Protès qui ouvrait autrefois l'histoire — 156 - connue de la Gaule avait été ruinée par le géologue Vasseur. Ainsi finissent les légendes lorsqu'on les passe au crible de la science ! Tel était l'homme qui vient de disparaître, le savant que la géologie française regrette, et que la vieille Société Linnéenne de Bordeaux avait l'honneur de compter parmi ses savants collaborateurs. mmmi imm i iiiiîMi, MM. COSSMANN et PEYROT SCAPHOPODES ET GASTROPODES PREFACE L'excellent accueil qu'a reçu de nos lecteurs la publication des deux volumes de Pélécypodes déjà parus nous encourage à poursuivre, malgré les difficultés résultant de la crise actuelle, la continuation de notre œuvre qui aborde mainte- nant la riche série des univalves. L'ordre que nous allons suivre, dans notre exposé des Gastropodes du Sud-Ouest, est à peu près celui qui a été adopté par l'un de nous pour le « Catalogue illustré des coquilles fossiles de l'Eocène des environs de Paris », en amendant toutefois la classification générique conformément aux livraisons déjà publiées des « Essais de Paléoconchologie comparée ». En ce qui concerne les Familles qui n'ont pas encore été étudiées dans cet ouvrage en cours, particulière- ment les Docoglosses, les Trocho-Turbinacea, Neritacea, Pijra- midellidse, Eulimidee, Naticidœ, Capuiidœ, Rissoidœ, Eijdro- biidœ, nous nous étendrons, par conséquent, davantage sur Tome LXIX, 14 — 158 — la partie générique, comme nous l'avons précédemment fait pour les Pélécypodes. Au delà de cette zone, l'adoption des conclusions déjà étudiées dans ces « Essais » à propos des autres Familles nous dispensera d'insister aussi longuement sur la partie systématique. Quant à la stratigraphie, c'est avec le Supplément final que nous ferons ressortir les conclusions auxquelles nous aura conduits l'étude totale des fossiles de cette région; quant à présent, nous conserverons donc, soit dans l'Aquitanien, soit dans le Burdigalien inférieur, les gisements de « Faluns mixtes », tels que Mérignac, Gajac, Dax (Maïnot), etc., sur la position exacte desquels il peut encore y avoir quelque doute. Il en sera de même des gisements de Peyrère qui ne contien- nent pas que de l'Helvétien. 159 - SGAPHOPODES DENTALIID^ Gray, 18i0. c( Coquille calcaire, arquée, non spirale, tubuleuse, ouverte aux deux extrémités; orifice antérieur plus grand que l'orifice postérieur; face dorsale concave, face ventrale convexe; ori- fice postérieur simple, ondulé, crénelé ou fissuré; pas d'oper- cule. )) (Fischer.) La contraction de rorifice antérieur a une grande importance et permet de distinguer une Sous-Famille à part. La présence ou l'absence d'entaille fissurée, ou de lobes, ou de lentes latérales à l'orifice postérieur, constituent, à notre avis, d'excellents cri- tiriums génériques, ou tout au moins sous-génériques pour la division de celte Famille dans laquelle beaucoup de naturalistes persistent encore à n'admettre que les genres Dentalium et Gadus, tandis que d'autres ont — au contraire — multiplié les coupures, d'après des caractères trop super- ficiels. Nous divisons donc les Dentaliidx en deux Sous-Familles : Dentaliinse Cossm. 1915. — Orifice antérieur non contracté [Dentaliiim, Gadilina, Entalis, Pseudantalis, Fustiaria, PidseUum] ; Gadinse Cossm. 1915. — Orifice antérieur contracté [Gadila, Siphotioden- talium]. Tous ces Genres sont représentés dans le Sud-Ouest. DENTALIUM Linné, 1758. S. stricto. — Orifice postérieur très arqué, entier, sans entaille et sans tube accessoire ; surface ornée de côtes longi- tudinales anguleuses, au moins vers le sommet (G. -T. : D. elephantinum Linné; Viv.). Sect. Lïevidentallum Cossm. 1888. — Orifice postérieur entier; surface lisse et brillante G. -T. : D. htcertum Desh.; Eoc). — ICO — Sect. Loljantalc Cossm. 1888. — Orifice postérieur muni à l'intérieur de deux côtes lalérales qui donnent à sa section transversale l'apparence bilobée et qui persistent jusqu'à l'ori- fice antérieur; surface lisse (G.-T. : D. duplex Desh. ; Eoc). Celte Section n'est représentée que par le génotype de l'Eocène, et il n'y a rien de semblable dans les terrains néogéniqvies. S. -G. Antale vVldrov. 1618. — Orifice postérieur muni d'un petit tube accessoire interne, visible sur la section trans- versale ; surface costulée, parfois presque lisse vers l'orifice antérieur (G.-T. : D. vulgare da Costa; Viv.). S. -G. Entalina Monts. 1872. — Coquille très arquée, munie de trois ou quatre côtes saillantes et de costules secondaires; orifice postérieur entier; section circulaire à l'intérieur du tube (G.-T. : Dent, tetragonum Br. ; Plioc). Fisclier a fait d'Eiitalina un S. -Genre de Pulsellum, probablement à cause de l'évasement rapide du tube vers l'ouverture ; cependant on remarque que le plan de celle-ci n'est pas oblique par rapport à l'axe, comme il l'est chez le génotype Puis, lofolense : la coquille de Pulsellum étant semblable, par définition, à celle de Dentalium et étant habitée par un animal de Siphonodcntalium, il est bien difficile de trancher la délimi- tation pour les formes fossiles, si l'on ne fait pas appel à ce critérium empirique de l'obliquité de l'ouverture. C'est pourquoi nous classons, en définitive, Entalina comme S. -G. de Dentalium. 1. Dentalium sexangulum Schrœter; mut. helveticum nov. mut. PI. I, fig. 1-3. Taille assez grande; forme peu incurvée, excepté tout à fait vers le sommet; dix côtes principales, entre lesquelles s'inter- cale — au diamètre de 3 millim. — une costule plus fine; les unes et les autres s'arrondissent vers le diamètre de 5 milL, et les intercalaires finissent par égaler les principales, au diamètre de 7 mill., de sorte que l'on compte en tout 12 côtes équidistantes, à intervalles lisses, sauf sur la région dorsale oii les deux intervalles qui encadrent la côte médiane se garnissent — successivement et non simultanément — — 161 — d'une costiile supplémenlaire. Lignes d'accroissement plus ou moins marquées, peu régulières; dénivelées sur la région ventrale, fraisant latéralement un angle de 12 à 15° avec les côtes longitudinales. DiM. Longueur probable : 80 mill. ; diamètre : 8 mill. R. D. — Bien que nous ne connaissions que deux spécimens incomplets de cette coquille, nous pensons qu'elle constitue une mutation distincte de D. sexangulum, du Pliocène, et particulièrement de la variété lYoœ ' Bon., qui a aussi douze côtes; mais celles-ci sont plus épaisses vers l'em- boucliure, séparées par des intervalles moins larges et moins bien limités que chez la mutation de THelvétien d'Aquitaine ; en outre, D. hcl- veticum est remarquable par sa faible courbure, c'est à dire que le tube se redresse beaucoup plus rapidement à partir dn sommet que chez D. sexangulum ou chez ses diverses variétés, patiemment triées et fidèle- ment photographiées dans la belle Monographie du Piémont, par M. Sacco. D. Michelottii Hœrnos — signalé aussi en Touraine dans la liste préli- minaire de MM Dollfus et Dautzenberg — a également dix côtes vers le sommet, mais plus inégales et s'efl'açant plus rapidement, sans atteindre l'ouverture à beaucoup près. En résumé, la coq\ulle que nous venons de décrire représente la pre- mière apparition — dans l'échelle stratigraphique des terrains tertiaires — du groupe typique de D. sexangulum ; il importait donc de définir nette- ment cette forme ancestrale qui dérive peut-être de D. decagonum von Kœnen, dans l'Oligocène, quoiqu'elle s'en écarte par le nombre de ses côtes principales. Le phylum oligoeénique semble donc s'être subdivisé à l'origine du Miocène. Loc. — Salles (Largileyre), très rare ; cotypes (PI. I, fig. 1-3), coll. Degrange-Touzin : coll. Benoist. — Helvétîen. 2. D. sexangulum, mut. interbinarium nov. ?mit. PI. I, fig. 4-7. R. D. — Cette mutation difi'ère de la précédente par ses deux fines costules, plus ou moins régulièrement intercalées sur chacun des six pans du tube, à partir du diamètre de 5 mil). ; les côtes principales sont arron- dies, c'est ce qui nous empêche de rapporter cette coquille à D. acutan- gulare Cocconi (vel coUigens Sacco), qui est remarquable par ses côtes aiguës. Un grand individu de la collection Benoist porte 18 côtes presque égales, à l'ouverture. Loc. — Saubrigues, un seul fragment (PI. I, fig. 4-5), coll. Degrange- Touzin ; spécimen adulte (fig. 6-7), coll. Benoist. — Tortonien. — 162 — 2i''s. D. sexangulum, var. intertrinarium vov. var. PI. I, fig. 8-11. 1894. Detitaliiim aprbnim Degr.-Tou/.in, Ortliez, p. 407 (non Linné). R. D. — Chez celte variété, les côtes intercalaires, très fines et très serrées, sont régulièrement au nombre de trois; il faudrait toutefois disposer d'un plus grand nombre d'exemplaires pour s'assurer de la constance de ce caractère ; cependant nous le retrouvons encore sur un spécimen de 6 centimètres dont la région antérieure devient finement striée. Loc. — Salies-de-Béarn, un seul fragment (PI. I, fig. 8-9), coll. Degr.- Touzin ; Salles, un grand individu (fig. 10-11), coll. Benoist. — Ilelvé- tieii. 3. Dentalium Dumasi nov. sp. PI. I, %. 14-15 et PI. II, fig. 18. Taille relativement petite; forme peu arquée; sept côtes minces, très anguleuses vers le sommet, moins saillantes à mesure qu'elles se rapprochent de l'ouverture qu'elles n'attei- gnent jamais, à l'état adulte; leurs intervalles sont plats et lisses, ou du moins l'on n'y distingue vaguement qu'un petit renflement médian plutôt qu'une costule, et cette ligne inter- calaire — qui n'apparaît qu'au diamètre de 2 mill. — s'efface en même temps que les côtes principales. Lignes d'accroisse- ment assez profondes, quoique peu régulières, non dénivelées sur la face ventrale, presque perpendiculaires aux côtes sur les faces latérales. DiM. Longueur probable ; 30 mill. ; diamètre : 3 mill. R. D. — Cette espèce a la plus grande analogie avec D. Michelottii Hœrnes ; mais, au lieu de six côtes, elle en compte sept; les autres carac- tères de l'espèce viennoise sont tellement variables qu'il ne faut pas trop s'appesantir sur la comparaison ces deux formes, sous peine de signaler des différences qui ne seraient pas réellement constantes. En tous cas, il n'y a aucune hésitation à séparer ces spécimens de toutes les variétés de D. sexangulum qui conserve toujours son ornementation jusqu'à l'ou- verture. Loc. — Saubrigues, rare; type (PL I, fig. 14-15), coll. Damas, au Muséum de Nantes; topotype (PL II, fig. 18), coll. Tournouër, à la Faculté — 163 — catholique, à Paris ; Saubrigues et Saint-Jean-de-Marsacq, coll. Degrange- Touziii ; six échantillons, coll. Tournouër à la Faculté catholique. — Toi'tonicn. Parleboscq (la Guirande), très jeune spécimen, coll. Degrange-Touzin. — Helvétieu. 4. Dentalium {Aniak) Bouei Desh. PL I, fig. 17-18. 1818. Dentalium Bouei Desh. Monogr. Dent., p. 355, pi. XVUI, flg. 8. 1826. — Bonelli. Cat. Mus. Tur. no 3153. 1847. — Mich'i Desc. Mioc. Italie, p. 141. 1852. — dOrb. Prod., t. III, p. 96, 26^ et., no 1750. 1855. — Pictet. Traité Pal., t. III, p. 305, pi. LXIX, fig. 28. 1856. — Hœrnes. Tert. Beok. Wien, t. I, p. 6-53, pi. L, fig. 31. 1861. — Michii. Et. Mioc. inf., p. 136. 1897. Antale Bouei Saco. Loc. cit , part, xxn, p. 98, pi. VIII, fig. 6-12. R. D. — Deux fragments assez grands, provenant de THelvétien des Landes, nous permettent d'affirmer l'existence de cette espèce en Aqui- taine ; ils portent bien les fines costules axiales, très serrées, et les petits plis d'accroissement encore plus fins, dont le treillis déçusse caractérise l'espèce viennoise ; ces accroissements, au lieu d'être dénivelés sur la surface ventrale, sont au contraire rehaussés sur la surface dorsale, et sur les faces latérales, ils font un angle de 10 à 12o avec les costules. M. Sacco a fait remarquer que cette espèce, tortonienne dans le Bassin de Vienne, est franchement he'vétienne aux environs de Turin ; il y dis- tingue plusieurs variétés, dont l'une {tauraspera) ne porterait que 16 côtes. Mais nos spécimens d'Aquitaine sont à peu près identiques à ceux de Baden typiques (coll. Cossmann). Le classement de cette espèce dans le S. -Genre Antale est confirmé par l'existence du tube accessoire sur cer- tains échantillons de Colli Torinesi. Loc. — Saint-Étienne-d'Orthe ; plésiotypes (PI. I, fig. 17-18), coll. Degrange-Touzin. — Helvétieu. 5. Dentalium {Antale) Degrangei noc. sp. PI. I, flg. 19-22. 1894. Dentalium sp. Degr.-Touzin, Orthez, p. 477 {brevifissum in coll.). Taille moyenne; forme très incurvée, jamais complètement rectiligne, même vers l'ouverture, médiocrement élargie en - 104 — avant, rapidement aciculée en arrière. Enlaille invisible sur tous les nombreux spécimens étudiés ; tube accessoire non conservé sur les plus complets, mais visible et un peu ovale sur la coupe transversale de la plupart de ceux qui ont la pointe cassée, à l'instar d'an revêtement interne, très mince, bien distinct de la couche épaisse et circulaire du test. Orne- mentation composée de huit (et non neuf) côtes assez écartées au sommet oîi elles sont séparées par des faces planes et lisses jusqu'au diamètre de l,-5 mill. ; puis apparaissent des costules intermédiaires, une d'abord au milieu, et bientôt après une autre dans chaque intervalle; les costules interca- laires n'égalent jamais complètement les côtes principales, sauf vers le diamètre de 4 mill., c'est-à-dire à peu de distance de l'ouverture où l'ensemble s'atténue et s'efface, sans dispa- raître toutefois absolument; lignes d'accroissement très fines, très serrées, peu régulières, légèrement exhaussées sur la face dorsale, non dénivelées sur la surface dorsale, presque ortho- gonales avec les costules sur les faces latérales, complètement dépourvues d'aspérités à leur intersection. Ouverture presque circulaire, à péritrême aminci, presque dans le même plan assez oblique par rapport à l'axe de la coquille (15 à 20°). DiM. Longueur présumée : 40 mill. ; diamètres à l'ouver- ture : 4,3 sur 4,25 mill. R. D. — Cette espèce a les côtes beaucoup moins saillantes et les pans de l'octogone apical beaucoup plus ap'atis que ceux de D. mutahile Doderlein, qui d'ailleurs possède une côte en plus, de même que D. novemcostatum Lie, son descendant. En outre, le galbe s'arrondit plus rapidement que chez cette espèce tortonienne, (Z). mutahile), et surtout que cliez la mutation du Pliocène qui en est issue ; quoique l'ornemen- tation ne disparaisse jamais totalement, elle est certainement plus effacée que chez les deux congénères auxquels nous avons comparé D. Degrangei. Quant à D. dentale L., c'est aussi une coquille à neuf côtes saillantes, aplaties sur leur arête, s'élargissant ensuite rapidement, et entre les- quelles s'intercale seulement une costule intermédiaire. D fossile L. a une ornementation beaucoup plus multicostulée, plus per- sistante, et un galbe moins incurvé. Nous n'avons pas fait état de la dénomination brevifissum qui a été — 165 — appliquée simplement sur des éticjueUes, et par suite d"une assimilalion inexacte avec une des formes de la Touraine auxquelles ce nom a été attribué dans la liste prélinainaire de MM. Dollfus et Dautzenberg. Nous pensons, en effet, qu'il ne s'agit pas là du même fossile. Aucun de nos spécimens des faluns de Ponllevoy ni de Mantlielan ne ressemble à D. Detjrangei qui d'ailleurs ne possède [as la moindre trace de fissure à Torifice postérieur. Loc. — Ortliez (le Paren;, commune; types PI. I, fig. 19-22, coll. Cossmana; toutes les collections. Sallespisse, commune, toutes les col- lections. Saint-Étienne-d'Ortlie, coll. Degrange-Touzin. — Helvétîen. 6. Dentalium Degrangei, race hemigymnum nov. lar. PI. I. tig. 25-26. 1898. Dentalium pseiido-entalis Degp.-Touz. Orlhez, p. iOT non Lamli.). R. D. — Celle race diffère de la forme lypique par son galbe beaucoup plus grêle, et par reffacement complet de l'ornemenlalion axiale sur la région antérieure de la coquille dont le tube est absolument lisse aux abords de l'ouverture. Pas plus que sur la forme typique, il n'existe de fissure apicale, de sorte que Ton ne peut confondre cette coquille avec D. pseiidentalis Lk, de l'Eocêne, qui est un Entalis fissuré. La coquille du Bassin de "Vienne a été maintenue dans le Genre Enlalis par M. Sacco, qui s'est borné à lui attribuer le nom miopseiidoentalis : les écbantillons qu'il en a figurés montrent bien la tissure et d'ailleurs le nombre de leurs côtes est de quatorze, tandis cpi'il n'est que de huit au sommet chez D. kemiijymnum ; en outre, ces spécimens sont beaucoup moins étroits que notre coquille qui — à tous les points de vue — en est bien distincte. Nous n'avons donc cité en synonymie ni les provcnai ces du Bassin de Vienne, ni celles d'Italie. D'autre part, Benoist a signalé (Cat. Saucats, p. 84, n<>225) Dentalium pseudoentalis à la Sime, mais dans la Section B avec fissure : les seuls fragments de la Sime que nous ayons vus ne permettent pas de trancher la question Peut-être appartiennent-ils à la var. hemiijymnum, quoicjue leurs costales paraissent persister davantage? Ultérieurement {ibid., p. 276 Benoist ayant constaté cjue ce n'est pas l'espèce lamarckienne, lui a donné le nom saucatsense que nous ne pouvons réellement pas ressus- citer, dans l'état d'incertitude où l'on se trouve, à défaut de diagnose et de figure. Loc. — Salies-de-Béarn, commune : tj-pe (PI. I, fig. 25-26:, coll. Degr.- Touzin. La Sime. fragment douteux, même collection. Ortliez Housse), un petit spécimen douteux, même collection. — HelTérien, — 160 - 7. Dentalium [Aniale) peyreirense nov. sp. PL I, %. 32-33. Taille moyenne; forme peu arquée, presque complètement reclili^ne en avant où elle est peu élargie. Pas de fissure au sommet qui est peu polygonal, quoiqu'il n'y ait que neuf ou dix costules axiales ; bientôt s'intercalent une, puis trois lignes presque aussi proéminentes que les costules primitives, de sorte que le galbe de la coquille reste constamment cylindracé ; stries d'accroissement fines et serrées, persistant jusqu'à l'ou- verture, tandis que les côtes s'effacent presque toujours un peu avant de l'atteindre; il en résulte que la surface n'est jamais complètement polie; les stries d'accroissement sont assez obliques, quoique peu dénivelées sur la face ventrale et peu exhaussées sur la face dorsale. Ouverture imparfaitement circulaire. DiM. Longueur : 35 mill. ; diamètre : 3,5 mill. R. D. — Malgré la répugnance que nous éprouvons à multiplier les espèces, il nous est impossible de rapporter cette abondante coquille à D. Degrangei qui vivait cependant presque au même niveau et dans la même région : en effet, on l'en distingue par son galbe un peu moins étroit et surtout par son ornementation plus persistante, comportant toujours au moins une côte de plus au sommet qui n'est jamais polygonal comme celui de l'autre espèce ; ses stries d'accroissement sont aussi plus obliques, et les costules intermédiaires égalent rapidement las principales, tandis qu'il y a toujours une différence entre elles chez D. Degrangei. D'autre part, nous l'avons minutieusement comparée avec D. mutabile Doderlein ; mais, bien que ce dernier soit extrêmement variable, il a un galbe polygonal qui se maintient malgré la croissance de la coquille, parce que les côtes intercalaires n'égalent jamais les principales, parce qu'elles restent écartées au lieu de se serrer comme celles de D. ■peyrei- rense ; il existe du reste dans le même gisement, comme on le verra ci-après. Quant à O. fossile Schrœter, c'est une coquille beaucoup plus arquée dont les côtes sont fines il est vrai et dont le galbe n'est pas plus polygone que celui de D. peyreirense ; toutefois le nombie de côtes est toujours de beaucoup supérieur à celui des côtes de notre espèce ; en outre, l'ouverture est dans un plan encore plus oblique par rapport à l'axe. Loc. — Peyrère, extrêmement commune (la collection Raulin en comp- - 167 — tait trois gros tubes renfermant plusieurs centaines de spécimens plus ou moins fragmentés) ; type (PI. I, tig. 32-33j, Ecole des Mines ; Saiut- Etienne-d'Ortlie, Peyrère, Coll. Degrange-Touzin., — Ilelvétîeii. Saint-Jean-de-JV'Iarsacq, six spécimens (PI. Il, fig. 17), coll. Tournouër à la Faculté libre de Paris {an ead sp.l). — Tortoiiîeii. Ibis. Dentalium (Aniale) mutabile Doderlein. PI. I, fig. 34-35. 1856. D. mutabile Doderl. in Hœrn. Tert. Beck. Wien, t. I, p. 654, pi. 50, fig. 32. 1897. Antale novemcoslatum, var. mutabilis Sacco. L. c, p. 102, pi. VIII, fig. 61-62 R. D. — Quekpies fragments népioniqucs nous permettent de cons- tater l'existence de cette espèce tortoniennc dans le gisement de Pey- rère : ils ont bien les neuf côtes aiguës, séparées par des intervalles excavés dans lesquels apparaît généralement une costule toujours plus petite, quelquefois trois ; le galbe est peu arqué et le sommet n'est pas fissuré. En tous cas, on les sépare, à première vue, des nombreux spéci- mens de D. peijreirense, et on ne peutr les confondre avec D. Degrangei qui a huit côtes et les pans aplatis. Loc. — Peyrère, rare; fragments (PI. I, fig. 34-35), coll. Raulin, à l'Ecole des Mines. — H elvétien. 8. Dentalium {Aniale) raricostatum Sacco. PI. I, fig-. 23-24 et 27-31. 1852. Dentalium fossile d'Orb. Prod., t. III, p. 94, 26 et., no 1751 {ex parte). 1856. — Hœrnes. Tert. Bock. Wien, t. I, p. 657, pi. 50, fig. 36 {non Lin.). 1897. Antale fossile, var. raricostata Sacco Loc. cit., part. XXII, p. 100, pi. VIlI, fig. 32-41. Taille moyenne; forme assez incurvée, surtout vers le sommet, toujours étroite. Entaille non visible^ même sur les spécimens les plus aigus, pas plus que le tube accessoire. Ornementation variable et plus ou moins persistante, com- posée de douze à seize côtes axiales, polygonales vers le sommet, entre lesquelles s'intercalent rapidement des costules - 108 — intermédiaires qui deviennent presque aussitôt égales aux premières, de sorte que l'aspect devient uniformément cylin- drique, avec de nombreuses costules peu proéminentes, arrondies, plus épaisses que la largeur des sillons qiii les séparent; elles tendent à s'effacer vers l'ouverture, et il est rare qu'il y ait des spécimens adultes complétemment sil- lonnés; lignes d'accroissement peu visibles entre les côtes; sur la région presque lisse, elles apparaissent presque partout perpendiculaires à l'axe, de sorte que l'ouverture est à peu près circulaire, à péritrème assez mince. DiM. Largeur probable : 40 mill. ; diamètre : 3 mill. R. D. — Beaucoup plus étroite que D. Degrançjei, celte espèce est aussi moins incurvée, et en outre elle a plus de côtes à tout âge ; comme lui également, elle devient souvent lisso à l'état adulte, et l'on pourrait presque considérer comme une race scminuda les échantillons de Saint- Jean-de-Marsacq qui perdent leur ornementation très rapidement et qui sont presque tous à demi-lisses. Nous ne concevons pas que cette muta- tion n'ait pas été séparée complètement, par M. Sacco, de D. fossile qui, même dans le Pliocène, possède plus de côtes, plus régulièrement serrées, plus persistantes, et dont la forme est certainement moins incurvée dans le jeune âge, plus redressée à l'âge adulte. Cet auteur a, paraît-il, observé une fissure rudimentaire sur certains spécimens; du tube accessoire il n'est plus question ; en tous cas, ce n'est pas un Entalis, et nous adoptons, comme lui, le classement de D. raricostatum dans le Sous-Genre Antale. La figure publiée par Hœrnes représente un fragment peu déterminable. Loc. — Saubrigues, commune ; plésiolypes (PI. I, fig. 23-24 et 27-28), coll. Cossmann ; toutes les collections. Saint-Jean-de-Marsacq, forme typique et race seminuda (fig. 29-31), coll. Cossmann ; commune, toutes les collections. Saint-Martin-de-Hirx, coll. Degrange-Touzin. — Tor- tonieii. 9. Dentalium {Antale) dens-muris Mayer-Eymar. PI. I, fig. 36-37. 1858. Dentalium dens-muris Mayer. Journ. Conch., t. VII, p. 79, pi. IV, Hg- 3. Taille très petite; forme très étroite et très arquée d'un bout 9, l'autre; sommet aciculé, sans fissure ni entaille; — 169 — nombreuses stries axiales, très serre'es, persistant ep avant; lignes d'accroissement eucore plus ténues, très obliques — par rapport à l'axe — sur les faces latérales. Ouverture un peu elliptique. DiM. Longueur : 10 mill. ; diamètre : 1 mill. R. D. — Mayer a séparé avec raison cette rare coquille de D. fossile, aussi bien que de D. raricostatwn, à cause de la finesse de son ornemen- tation et de son galbe particulièrement arqué ; il n'est pas admissible que ce soit le jeune âge d'aucune des formes si répandues dans le Torto- nien des Landes. M. Sacco n'a figuré rien de semblable dans le Tertiaire du l^iémont. Loc. — Saubrigues, plésiotype (pi. I, fig. 36-37) ; coll. Degrange-Touzin. Saint-Jean-de-Marsacq (fidc Mayer). 10. Dentalium (Antaie) ex-Lamarcki Sacco. PI. I, fig. 38-41. 186-t. Dentalium Lamarcki Mayer. Journ. Concli., t. XII, p. 357, pi. XIV, fig. 25. 1878. — Benoist. Cat. Sauc, p. S'i, no224()io». Chenu). 1897. Entalis ex-Lamarcki Sacco. Loc. eit , part. XXII, p. 106. Taille moyenne; forme étroite, arquée d'un bout à l'autre, peu élargie vers l'ouverture, à sommet aciculé et complè- tement dépourvu d'entaille, même sur les spécimens intacts. Ornementation composée, au sommet, de six costules peu proéminentes, séparées par des pans aplatis, sur lesquels apparaît souvent — mais non constamment — une ligne longitudinale et intermédiaire; l'ensemble s'etTace vers le diamètre de 1,5 mill., de sorte que l'extrémité antérieure est lisse et brillante et qu'on confond facilement les échantillons tronqués avec des Dentaliimi entièrement lisses ; lignes d'ac- croissement serrées, ni dénivelées, ni exhaussées, simplement obliques à 15" par rapport à l'axe, persistant oblusément sur la région lisse. Ouverture à peu près circulaire. DiM. Longueur de l'arc formé par le tube : 32 mill. ; dia mètre : 3 mill. à peine. R, D. — Celte, espèce se distingue sans peine de toutes les formes — 170 — helvétiennes par sa forme arquée et par sa surface à peine costulée vers le sommet, il n'y a jamais de fissure, de sorte qu'il est impossible de la classer dans le Genre Entalis comme l'a fait M. Sacco, et comme le croyait Benoist. Néanmoins, la correction de nom spécifique est valable, car il existait déjà un D Lamarcki, bien antérieurement. Loc. — Léognan (Coquillat), plésiotype (PL I, fig. 38-39), coll. Duver- gier; toutes les collections Commune dans la plupart des gisements du Bordelais. Dax (Saint-Paul, Mandillot), coll. Degrange-Touzin. — Jtnr- digalieii. Mérignac (le Pontic), plésiotype (fig. 40-41), coll. Cossmann; toutes les collections. Dax (Maïnot), toutes les collections. Saint-Avit, coll. Bial de Bellerade. — Aqnitaiiîen. 11. Dentalium (Antale) parvum Mayer-Eymar. PI. I, fig. 54-57. 1864. Dentalium parvum Mayer. Jouni. Conch., p. 318, pi. XIV, fig. 6. Taille très petite; forme étroite, très peu arquée, aciculée au sommet, médiocrement élargie vers l'ouverlure, complè- tement dépourvue d'entaille apicale. Ornementation composée de vingt à vingt-six costules axiales, peu proéminentes, sépa- rées par des intervalles deux fois plus larges oii l'on ne dis- tingue aucune trace de ligne intercalaire ; ces côtes s'atténuent en avant sans s'effacer complètement; lignes d'accroissemenC peu visibles; ouverture circulaire, à peu près perpendiculaire à l'axe. DiM. Longueur : 10 mill. ; diamètre : 1,5 mill. R. D. — Il n'est pas possible de confondre cette petite coquille avec la pointe de D. ex-Lamarcki non seulement parce qu'elle est plus finement costulée, mais encore parce que ses côtes sont beaucoup plus nombreuses, toutes égales entre elles; d'autre part, elle a le galbe moins arqué que l'autre espèce et elle est un peu plus élargie en avant. 11 n'y a rien de semblable dans le Piémont, car les jeunes spécimens , de D. vulgare sont plus trapus, et ceux de D. vitreum ont la pointe encore plus finement striée ; ce sont d'ailleurs les deux seules espèces aussi peu arquées que D. parvum. Loc. — Léognan (Le Thil), peu rare ; plésiotypes (PI. I, fig. 56-57), coll. de Sacy; coll. Bial de Bellerade. Pessac (Njôs), coll. de Sacy. — Afiuitanieii. — 171 — 12. Dentalium {Lœvidentalium) burdigalinum Mayer-Eymar. PI. I, fig. 33 et 58-59. 1864. Dentalium burdigalinum Mayer. Jouni. Conch., t. XII, p. 357, pi. XIV, fig. 4. 1873. — Benoist. Cat. Saucats, p. 83, no 322. Taille au-dessous de la moyenne; forme étroite, peu arquée au sommet, redressée en avant, peu élargie à l'ouverture. Aucune trace de fente apicale ni de prolongement en un tube accessoire. Surface entièrement lisse et brillante. Ouverture circulaire. DiM. Longueur : 26 mill. ; diamètre : 1,75 mill. Mayer indique 46 mill. sur 3 mill. .R. D. — L'auteur de cette espèce l'a comparée à D. incertum Desh. qui est en effet plus arqué, mais surtout plus élargi à l'ouverture. L'une et l'autre espèce appartiennent bien à ce genre déjà ancien de Dentales dont la surface est lisse comme celle de Pseuclantaiis, mais absolument dépourvue de fissure ou d'entaille apicale, groupe pour lequel l'un de nous a précisément proposé la dénomination Lxvidentalium , et qui ne parait pas avoir de représentants dans le Tertiaire supérieur d'Italie, ni à l'époque actuelle. D. burdigalinum serait, en ce cas, le dernier Lsevi- dentaiium. Loc. — Mérignac (le Pontic), assez répandue ; Sacy ; toutes les collec- tions. Cabanac, coll. Degrange-Touzin. — Aquitanîeii. Cestas, plésiotypes (PI. I, fig. 53 et 58-59), Léognan (Coquillat), Saint- Médard, Dax (Saint-Paul), coll. Degrange-Touzin, toutes les collections. Bardigalîeii. Manciet, douteux ; Saucats (^M'n de Cazenave, coll. Cossmann) ; Salles (Largileyre), fragments douteux,, plus élargis en avant, coll. Vignal, Degrange-Touzin. — Helvétien. 13. Dentalium {Entalina) anomalum nov. sp. PI. II, fig. 19-20. Test épais. Taille extrêmement petite; forme très arquée, rapidement élargie en avant; section irrégulièrement tétra- gonale : la face dorsale est la plus large, et vers l'ouverture, la face ventrale se relie presque par des angles arrondis avec — 172 — les pans laléraux. Ornementation composée, outre les angles saillants qui séparent les quatre pans, de quatre fines costules axiales, inégalement saillantes et plus ou moins serrées; plis d'accroissement ténus, mais bien visibles, orthogonaux. D'après la section à l'ouverture, l'intérieur du tube est à peu près circulaire ; au sommet, il n'existe ni fissure ni prolon- gement tube. DiM. Longueur approximative : G mill. ; diamètre : 1 mill. R. D. — Comparée au génotype {Dent, tetragonum Br.) du Pliocène (coll. Cossmann), cette petite espèce s'en distingue, à première vue, par son galbe plus arqué, plus élargi en avant, par ses costules intercalaires plus grossières et moins nombreuses, par sa face dorsale plus aplatie et plus large non divisée par un cinquième angle, comme cela a générale- ment lieu chez les spécimens du Pliocène. Loc. — Saint-Martin-de-Hinx ; unique (pi. II, fig. 19-20), coll. Degrange- Touzin. — llelvétîeii. Note. — Nous ne cataloguons pas ici Tespôce n» 223duCat. de Saucats (p. 283), que Benoist a désignée sous le nom D. incurvum Ren. {in Hœrnes, Tert. Beck. Wien, t I, p. 659, pi. L., fig. 39; = D. strangulatum Grat .?), parce que cette coquille, d'après la figure de Hœrnes, ressemble à une Ditrupa, et que nous n'avons pas retrouvé, dans la collection Benoist, d'individus étiquetés sous ce nom. Cependant cet auteur a indiqué l'espèce comme étant commune au moulin de Lagus et à la Sime, c'est-à-dire dans le Burdigalien et i'Helvétien. FUSTIARIA Stoliczka 1870 S. stricto. — Coquille arquée, à surface lisse et annelée par des stries d'accroissement très serrées; pas de fissure apicale (G. -T. : D. po/ilian Lin. Viv.), Conformément à l'interprétation de M. Sacco, il faut exclure du Genre Fustlaria les Dentales à fissure longue sur la face ventrale, qui n'y ont été confondus que parce que certains auteurs (Tryon par exemple) ont pris à tort pour génotype D. eburneum qui a bien des anneaux d'accroissement, mais dont la face ventrale est, en effet, longuement fissurée. On verra ci-après que ce groupe a reçu ultérieurement une autre dénomination {Pseudantalis, Monts.). Dans ces conditions, Ftistiaria n'a commencé à apparaître qu'à la partie supérieure du Miocène. — 173 — S. -G. : Gadilina Foresti, 1815. — Coquille lisse, non anne- lée, à seclion transversale comprimée sur les faces latérales ; pas de fissure apicale, mais le sommet est parfois muni d'un prolongement de tube interne (G. -T. : Dent, iriquetriirn BroccHi ; Plioc). Ce Sous-Genre se rattache à Fustiaria par l'absence de fissure apicale, et se dislingue de Lsevidentalium — classé ci-dessus avec les vrais Den- tales • — par ses flancs comprimés et par ses prolongements de tube; d'autre part, Lobantale — qui est également lisse — a des arêtes internes et un galbe bien différent. Gadilina a été signalé seulement à partir du Miocène moyen. 14. Fustiaria Jani (Hœrnes). PI. I, fig. 46-49. 1832. Dentalium annidatum Jan. Cat. Mus. crist., p. 2, n° 6 [non Sclil.). 1837. — eburneum Pusch. Polens Palœont., p. 190 [non L.). 1856. — .lani Hœrnes. Tert. Beck. Wien, t. I, p. 657, pi. L, fig. 37. 1897. Fustiaria Jani Sacco. Loc. cit., part. XXII, pi. 112, pi. X, fig. 25-27. Taille petite; forme extrêmement étroite, très peu arquée même vers le sommet, redressée et à peine dilatée vers l'ou- verture. Aucune trace de fissure apicale. Ornementation com- posée de très fines stries annulaires, très serrées, presque orthogonales — par rapport à l'axe — sur les faces latérales ; néanmoins, la surface est polie. Ouverture à peu près circu- laire. DiM. Longueur : 20 mill. ; diamètre ; 1,5 mill. R. D. — Nos échantillons de Saubrigues sont moins arqués et ont des stries plus fines que D. politum Linné; ils ressemblent davantage aux spécimens de S. Agata (Tort.) que M. Sacco a fait figurer sous le nom Jani, leurs stries sont plus fines que ne l'indique la figure originale de l'Atlas de Hœrnes, mais il faut tenir compte de l'imperfection de la litho- graphie. 11 n'y a d'ailleurs — parmi toutes les variétés qu'a fait figurer M. Sacco — qu'un seul échantillon à sommet intact (var. striatellidata du Pliocène, fig. 29). Aussi avons-nous précédemment identifié nos spéci- mens avec cette espèce qui est, parait-il, très abondante dans le Torto- nien du Piémont, plutôt que de lui attribuer avec incertitude une nouvelle dénomination. Tome LXIX. 15 - 174 — Loc. — Saubrigues (rare) ; plésiotype (PI. I, fig. 46-47), coll. Coss- mann; toutes les collections. Saint-Jean-de-Marsacq, coll. Degrange- Touzin. — Toi'toiiien. Saint-Etienne-d'Orthe, spécimens moins redressés en avant (fig. 48-49), coll. Degrange-Touzin. Bélus (Rollon), Saint-Martin-de-Hinx, même coll. — Helvétieii. 15. Fustiaria {Gadilina) taurogracilis Sacco. PI. I, fig. 50-32. 1897. Gradilina triquctra var. taurogracilis Sacco. Loc. cit., part. XXII, p. 114, pi. X, fig. 44-46. Taille moyenne; forme grêle, très peu arquée, faiblement élargie en avant, comprimée ovalement, les flancs sont par- fois presque aplatis; pas de fissure apicale, mais au sommet il existe souvent un prolongement de tube interne. Surface lisse et brillante, stries d'accroissement serrées, plus visibles en arrière qu'en avant. DiM. Longueur probable : 30 mill. ; diamètre : 1,75 mill. R. D. — Cette mutation est beaucoup plus grêle et surtout moins aplatie que G. triquetra Br., du Pliocène, dont la section est presque triangulaire ; autant qu'on peut en juger d'après une diagnose de quatre mots et des figures mal éclairées sous l'objectif photographique, nos spé- cimens d'Aquitaine doivent être identifiés avec ceux de l'Helvétien de Colli Torinesi. Loc. — Peyrère, abondante; plésiotypes (PI. I, fig. 50-52), coll. Raulin à l'Ecole des Mines; coll. Degrange-Touzin. Orthevielle, Saint-Etienne- d'Orthe, coll. Degrange-Touzin. — Helvétien. ENTALIS Gray, ISiO. (= Entaliopsis Newl. et Harris, 1894). Coquille souvent grande, costulée au sommet, striée ou lisse, et souvent redressée, vers la région antérieure ; orifice postérieur muni d'une courte et assez large entaille sur la face ventrale ; les bords de cette fissure ne sont pas toujours rigoureusement rectilignes ni parallèles, et elle n'est pas absolument dans l'axe longitudinal du tube; les lignes d'ac- — 175 — croissement forment fréquemment des aspérités assez proé- minentes — ou tout au moins des granulations serrées — à l'intersection des costules (G. -T. : Denlalium enlale Lin. ; Viv.). 11 est évident que le choix du nom spécifique du génotype pour dénommer le Genre Entalis est peu reconimandable ; mais, conformément aux décisions du Congrès de Monaco (1913), ce cas de « tautonomie » ne justifie pas la modification du nom créé par Gray ni la substitution d'Entalis, comme l'ont proposé MiM. Newton et Harris. Le Congrès a d'ailleurs recommandé de ne plus renouveler, dorénavant, ces expressions lautonomiques. Le Genre Entalis existait certainement dans l'Eocène {Dent, grande Desh.) et peut-être auparavant; mais nous n'avons pas de certitude en ce qui concerne les spécimens des terrains secondaires. Il est abondant en espèces à tous les niveaux, quoique la distinction de toutes ces formes entre elles soit généralement entourée de beaucoup de diflicultés. 16. Entalis badensis [Partsch]. PI. I, fig. 12-13 et 16. 1853. Dentaluim grande Eichw. Lethsea rossica, p. 155 (non Desh.) 1856. — badense Partsch in Hœrn. Tert. Beck. Wien, 1. 1, p. 652, pi. L, fig. 30. 1897. Entalis badetisis Sacço. I Moll. terz. Piem., part. XXII, p. 107, pi. IX, flg. 17-20. Taille grande; forme peu incurvée, rapidement élargie vers l'ouverture. Entaille profonde au sommet, située sur la côte ventrale du milieu, prolongée jusqu'au diamètre de 3,5 mill. environ ; elle forme une large fissure, à bords parallèles quoique pas absolument rectilignes, et sa largeur est un peu supérieure à celle de la costule, car elle s'étend jusqu'à la ligne intercalaire de droite, tandis qu'elle ne l'atteint pas de l'autre côté (à gauche), elle est donc dissymétriquement placée par rapport au plan passant par l'axe de la coquille. Orne- mentation composée de 12 costules axiales, entre lesquelles s'intercale une autre ligne qui grossit en même temps que les costules principales s'aplanissent; au diamètre de 6 mill., les unes et les autres sont presque égales, larges et peu bom- bées, puis elles sont subdivisées par deux ou trois fines rainures longitudinales, de sorte qu'aux abords de l'ouver- — 170 — ture, à partir du diamètre de 8 milL, la surface ne porte plus que des stries axiales assez serrées ; les lignes d'accroisse- ment, très serrées, assez régulières et très proéminentes, découpent — sur les jeunes spécimens fraîchement conservés — de petites aspérités subgranuleuses à l'intersection des costules axiales, atténuées sur les spécimens adultes ou usés qui ne montrent que des stries; ces accroissements sont largement dénivelés sur la surface ventrale et, par conséquent, non perpendiculaires aux côtes sur les faces latérales ; néan- moins, l'ouverture paraît assez régulièrement arrondie. DiM. Longueur probable : 80 mill. ; diamètre à l'ouverture : 9 mill.; Hœrnes indique 90 sur i\ mill. par restauration idéale, peut-être inexacte. R. D. — On a eu raison de sâparer cette coquille de D. grande Desh., de l'Éocène supérieur, dont la courbure continue beaucoup plus en avant vers l'ouverture, à un diamètre où D. badense est déjà complètement redressé; en outre, l'espèce éocénique parait plus trapue (1 mill. en plus pour la même longueur), mais il faut se méfier des évaluations approxi- matives ; d'autre part, l'ornementation axiale des deux espèces, semblable à l'âge adulte, est bien différente au début, vers le sommet ; enfin, les stries d'accroissement de D. grande sont beaucoup plus fines ; nous n'avons Jamais observé de granulations à leur intersection avec les costules, comme il en existe chez D. badense. La var. pliocœnica Sacco {loc. cit., tig. 2) semble, d'après la figure, beaucoup plus incurvée que le type du Bassin de Vienne ; il est vrai qu'on n'en connaît que la pointe ; mais les spécimens de l'Helvétien du Piémont ressemblent intimement au véritable D. badense. 11 en résulte que cette coquille a eu une grande extension géographique et, comme il nous paraît impossible de séparer les spécimens de Saubrigues de ceux de Baden, elle a vécu dans les deux Bassins méditerranéen et atlantique. Loc. — Saubrigues, assez commune; plésiotype avec fissure (PI. I, fig. 12-1.3), coll. D3grange-Tou7,in; plésiotype avec granulations régulières (fig. 16), coll. Cossmann ; toutes les coll. — Tortonieii. 17. Entalis miocsenica [Michelotti]. PI. I, fig. 63-66. 1847. Dentalium miocenicum Mich. Desc. foss. mioc, p. 144, pi. XVI, fig. 12. 1852. — d'Orb. Prod., t. III, p. 94, 26'= et., n» 1753. — 177 — 1897. Entalis miocenica Sacco. Loc. cit., part. XXII, p. 108, pi. IX, fig. 31-35. Test épais. Taille grande; forme peu arquée, cylindracée, non polygonale au sommet qui porte une entaille assez courte et un peu large. Ornementation composée d'un très grand nombre de fines côtes longitudinales, non alternées, élégam- ment décussées par des lignes d'accroissement exhaussées sur la face ventrale, et cependant à peu près orthogonales ; les côtes sont à peine plus épaisses que les sillons qui les sépa- rent; elles s'atténuent et s'élargissent un peu vers l'ouverture, mais les stries ne disparaissent pas complètement, pas plus que les lignes d'accroissement ; toutefois, les granulations sont beaucoup moins visibles en avant. Ouverture à peu près circulaire, à péritrême aminci. DiM. Longueur : 65 mill. ; diamètre : 9 mill. R. D. — C'est plutôt par son ornementation que par son galbe qu'on distingue immédiatement E. miocsenica cVE. badensis : au lieu de costules peu nombreuses au début, aplaties et relativement larges à la fin de la croissance, E. miocxnica porte — dès le sommet — trois ou quatre fois plus de costules, toutes égales entre elles et très minces, sans lignes interca- laires, de sorte que l'ornementation axiale conserve, presque d'un bout à l'autre, une homogénéité bien plus caractéristique. Il y a, il est vrai, des granulations sur la surface des deux espèces, mais celles de E. miocxnica sont beaucoup plus fines et plus serrées. M. Sacco a observé que cette espèce a des rapports très étroits avec E. interrupta Schrœter, qu'on trouve — parait-il — également à l'état fossile dans le Piémont; cependant, d'après cet auteur, le sommet d'jE. interrupta est polygonal et, pour aboutir aux trente-deux côtes qu'il signale à la partie médiane de la coquille, il faut évidemment qu'il y ait un dimor- pliisme semblable à celui d'Ê. badensis, tandis qu'E. miocsenica a partout le même nombre de lignes axiales; enfin, E. interrupta devient lisse en avant et, quoique striée en travers, n'est pas aussi granuleuse qu"£. miocsenica. Toutes ces espèces sont évidemment très voisines les unes des autres, et on ne peut arriver à les débrouiller stratigraphicpiement qu'en étudiant des types aussi intacts que possible, tels que ceux que nous faisons figurer : alors, le doute — qui n'existe que pour les fragments ou spéci- mens usés — ne peut subsister que pour les esprits prévenus ou pour ceux qui négligent les petites différences que nous avons signalées. — 178 — Loc. — Peyrère, peu commvine en bon état, plésiotypes (PI. I, fig. 63- 66), coll. Raulin à l'Ecole des Mines; coll. Degrange-Touzin. Bélus (Rollin), même coll. — Helvétien. 18. Entalis Basteroti nov. sp. PL I, Rg. 42-45. Test épais. Taille assez grande; forme très trapue, rapide- ment élargie à partir du diamètre de 2 mill., médiocrement incurvée quoique jamais complètement redressée en avant. Ornementation composée, au sommet, de seize costules fines, peu écartées, peu proéminentes, enlre lesquelles s'intercalent — vers le diamètre de 2 à 3 mill. — d'autres costules linéaires qui restent toujours un peu inférieures aux principales ; les unes et les autres s'effacent graduellement vers le diamètre de 4 à 5 mill. ; toutefois, l'extrémité antérieure n'est jamais absolument lisse et brillante, sur les spécimens usés le test n'est pas absolument poli et il reste des traces de stries longi- tudinales; lignes d'accroissement bien visibles, fines et serrées, dénivelées sur la face dorsale, exhaussées sur la face ventrale, faisant un angle de 20" avec l'axe sur les faces latérales ; aucune aspérité ni granulation n'existe à leur intersection avec les costules axiales. Entaille apicale de 3 à 4 mill. de longueur sur un spécimen incomplet dont la troncature déjà usée a un diamètre de 1,5 mill. ; mais il existe des individus dont la troncature apicale n'a pas 1 mill. de diamètre et qui cependant n'ont qu'une entaille de 1 mill. à peine; elle est située entre deux côtes ventrales et elle en occupe tout l'inter- valle. Ouverture à peu près circulaire, à péritrême mince. DiM. Longueur présumée : 53 mill. ; diamètre à l'ouverture : 7 mill. R. D. — Beaucoup plus trapue et plus courbée en avant qu'B. badensis, cette espèce anccslrale s'en distingue également par son ornementation qui comporte plus de côtes vers le sommet et moins vers le milieu, et qui s'atténue plus rapidement vers l'ouverture ; en outre, les lignes d'accrois- sement ne sont jamais granuleuses comme celles de l'espèce tortonienne. Elle ressemble bien davantage à D. grande Desli., de l'Eocène; mais ce dernier a un nombre de côtes différent, elles sont plus saillantes et elles — 179 — persistent davantage ; enfin, la fissure de D. grande est plus large, de sorte qu'il est beaucoup plus fréquent d'en constater l'existence chez les spécimens qui ne sont pas trop tronqués, et même souvent chez ceux qui sont extrêmement usés ou roulés. E. Basteroti n'a jamais été signalé, à notre connaissance; comme cette forme ne parait pas exister dans le vallon de Saucats, Benoist n'a pas eu à en faire mention dans son Catalogue, car nous ne pensons pas qu'il la confondait avec D. Lamarcki, bien qu'il ait placé celui-ci dans la section B avec fissure apicale, ce qui est inexact. Loc. — Mérignac (le Pontic), assez fréquente, rarement entière ; type (PI. I, fig. 45-43), coll. de Sacy; toutes les coll. Dax (Maïnot), plésiotype avec fissure (fig. 44-45), coll. Cossmann ; coll. Bial. Saint-Médard (la Fontaine), toutes les coll. Cestas, Saint-Paul-lès-Dax, Léognan (Thibaudeau), coll. Degrange-Touziri. Canéjan, Martillac (Pas- de-Barreau), coll. Degrange-Touzin. — Bnriligalicii. Pessac (Lorient), coll. de Saey. — il.quitanieii. PSEUDANTALIS Monterosato, 1884. S. Stricto. — Coquille lisse, vilreiise, transparente; fissure apicale longue et étroite, bien située dans l'axe, sur la face ventrale (G. -T. : Dent, rubescens Desh. ; Viv. — Ex. foss. : D. fissura Lamk. ; Eoc). On peut rattacher à ce Genre les coquilles annelées, telles que D. ebur- neum Lin , et si l'existence — outre la longue fissure apicale — de petits prolongements ou lobes saillants hors du tube, au sommet, constitue un caractère constant, comme l'un de nous l'a observé sur des spécimens de rÉocène, peut-être ce critérium justifierait-il la création d'une Section nouvelle ; mais c'est prématuré pour le moment. Section Fissidentalium Fischer, 1885. — Surface striée longitudinalement; longue fissure comme chez Pseudantalis (G. -T. : D. ergasticum Fischer; Viv. — Autre exemple : D. Belessertianum Chenu; Viv.). Nous ne connaissons pas de représentants de cette Section à l'état fossile. 19. Pseudantalis aturensis nov. sp. PL i, fig. 67-72. Taille moyenne; forme peu arquée, mais courbée jusqu'à — 180 — l'ouverture, médiocrement élargie en avant; sommet aciculé, muni — sur la surface ventrale — d'une étroite fissure. Surface entièrement lisse et brillante, sans aucune trace d'accroissements. Ouverture circulaire. DiM. Longueur : 23 mill. ; diamètre : 2 mill. R. D. — Moins grande et beaucoup moins arquée que P. rubescens Desh., duNéogèno d'Italie, cette coquille a une fissure rarement conser- vée, parce qu'elle n'a pas la longueur de celle de P. fisssitra Lamk., de sorte que, lorsqu'on n'a que des fragments, on peut hésiter a y reconnaître un Pseudantalis et les confondre avec un Lsevidcntalium non fissuré ; cepen- dant P. aturensis se distingue toujours de L. burdigalinum par sa forme moins étroite, non redressée en avant. Si on la compare avec P. fissura, de l'Éocène, on remarque immédiate- ment que, même sans tenir compte de la longueur de la fissure, les fragments de P. aturensis sont beaucoup moins arqués et moins élargis en avant. Notre espèce se rapproche davantage, par sa courbure, de P. lucidus Desh., du Cuisien ; il y a cependant quelques différences dans le galbe de la coquille, P. aturensis est sensiblement moins élargi en avant et sa fente n'atteint pas le diamètre auquel elle est encore visible chez P. lucidus. En résumé, renchainement des Pseudantalis, entre TEocène et l'époque actuelle, se trouve ainsi complété dans le Miocène inférieur. Loc, — Dax (Maïnot), ootypes (pi. I, fig. 67-72), coll. Cossmann (1) ; coll. Bial de Bellerade. Saint-PauI-lès-Dax, fragments douteux, coll. Degrange-Touzin. — Burdigalien. Salies-de-Béarn, Clermont (Landes), fragments plus élargis en avant, dont l'un montre une trace de fissure, coll. Degrange-Touzin (an mut. dist. '!). — Ilelvétieii. PULSELLUM Sloliczka, 1868. (= Siphonentalis Sars, 1878). Coquille arquée, conique, lisse, subulée, très élargie en avant; orifice antérieur très oblique, non contracté; orifice postérieur simple, entier, circulaire (G. -T. : Siphonodentalium lofolense Sars; Viv.). Il est très difficile de distinguer la coquille de Pulsellum de celle de Lœvidentalium, si ce n'est par l'élargissement plus rapide du tube vers (1) Parmi hait spécimens, l'e.xislence de la fissure a élé observée sur quatre. ^— 181 — louverture dont le plan est particulièrement oblique par rapport à l'axe delà coquille. Ainsi interprété, le G. Pulsellum parait avoir débuté dans l'Éocène inférieur et nous le retrouvons dans le Miocène du Sud- Ouest, ainsi que dans le Plaisancien d'Italie, d'après Razzore {in Sacco, l. c, p. 114). 20. Pulsellum infundibulatum nov. sp. PI. I, fig. 60-62; et pi. II, fig. 16. Taille très petite; forme peu arquée, très rapidement évasée en entonnoir; contours dorsal et ventral presque également arqués, mais divergents; sommet tronqué orthogonalement. Ouverture élargie, circulaire, non contractée, dans un plan à peu près perpendiculaire à l'axe. Surface entièrement lisse et brillante. DiM. Longueur : 6 mill. ; diamètre : 2 mill. à l'ouverture; max. : 1 mill. sur 2, S mill. R. D. — Nous ne pouvons comparer cette étrange coquille à aucun des Dentales que nous connaissons, tant sa forme est rapidement élargie en entonnoir vers l'ouverture ; le sommet ne comporte aucune trace d'entailles ni de fissure ventrale, et le galbe de la coquille ne ressemble aucunement à celui d'un Lsevidentalium ni d'un Pulsellum; il est inadmis- sible de le rapprocher des Gadus qui — ■ même incomplets — n'y ressem- blent aucunement. Dans ces conditions, comme il ne s'agit pas d'un échantillon isolé, nous croyons devoir le signaler et lui donner un nom spécifique, malgré le doute qui plane sur son classement générique. Il y a lieu de noter que le test est plus épais que celui d'un Ptéropode ; en définitive, ces coquilles ont complètement le même aspect que le fossile éocénique Pulsellutn dilatatum Cossm., du Suessonien. lioc — Salles (le Minoy), deux échantillons cotypes (PI. I, fig. 60-62; et PI. II, fîg. 16), coll. Degrange-Touzin ; Saint-Étienne-d'Ortlie, spécimens de taille double, même coll. — Helvétieii. Saint-Paul-lès-Dax, coll. Degrange-Touzin. — Biirdigalîen. GADILA Gray, 1847. (= Gadus auct., non Rang, 1829). S. stricto. — Coquille subulée, polie, arquée, renflée à sa partie moyenne ; orifice antérieur contracté ; orifice postérieur simple, entier (G. -T. : D. clavatum Gould; Viv.). — 182 — La dénomination Gadus a été attribuée à Rang par suite d'une confusion entre le nom générique et le nom spécifiq\ie de D. gadus Montg. Dans ces conditions, c'est bien Gadila qu'il faut adopter. Section Loxoporiis Jeffreys, 1869. — Forme de Gadila, mais également atténuée à ses deux extrémités, et si peu arquée qu'elle ressemble à un fuseau ; orifice antérieur con- tracté. Orifice postérieur non fissuré, mais garni d'un épais- sissement interne et annulaire (G. -T. : G- subfusiformis Sars; Viv.). D'après M. de Montcrosato, le nom Helonyx Stimpson (1865) serait synonyme antérieur à Loxoporus ; au contraire, Fischer en fait un synonyme de Gadila ; mais aucun de ces auteurs n'a désigné le génotype d'Helonyx et c'est de ce point que dépend toute la question. Section Cadiiliis Phil. 18i4. — Coquille courte, ovulo'ide ; orifice postérieur crénelé, avec un épaississement interne et annulaire (G. -T. : C. omdum Phil.; Plioc). Ce groupe n'existe pas dans notre Miocène ; mais M. Sacco le signale dans l'Helvétien et le Tortonien du Piémont, et l'expédition du « Travail- leur» l'a trouvé à l'état vivant dans l'Atlantique. 21. Gadila Benoisti nom. mut. PL II, fig. 1-3 1873. Gadus vcnlricosus Benoist, Cat. Saucats, n» 84 n» 227 {non Bronn). Taille petite; forme arquée, renflée au milieu, étroite et tronquée au sommet, contractée à l'ouverture; le contour ventral représente à peu près un arc de parabole, plus courbé. vers le sommet que du côté antérieur; au contraire, le contour dorsal représente un arc d'hyperbole, d'abord assez arqué vers le sommet, puis presque rectiligne, à partir du milieu jusqu'à la contraction qui précède l'ouverture. Surface entièrement lisse et brillante. Ouverture et troncature apicale à contour circulaire, presque orthogonales. DiM. Longueur : 8,5 mill. ; diamètre maximum : 1,5 niill. R. D. — Il est impossible de confondre cette coquille avec le véritable G. ventricosus Bronn (D. coarctatum Lamk, non Ditrupa !) qui est la muta- — 183 — tion pliocénique de C. gadus Montagu, d'après M. Sacco ; nous avons comparé notre fossile burdigalien du Sud-Ouest avec d'excellents types d'Orciano, de Bologne, de Biot et de Cannes (coll. Cossmann), et le résultat de cette minutieuse comparaison peut se résumer ainsi qu'il suit : le vrai ventri- cosus est toujours plus grand, moins grêle, son renflement médian produit un bombement très visible sur le contour dorsal qui présente, par suite, une triple courbure sinueuse ; enfin, si la troncature apicale reste dans un plan perpendiculaire à l'axe, l'ouverture est au contraire dans un plan passablement oblique, le contour dorsal étant — presque d'un millimètre — plus élevé que le contour ventral, de sorte que sa section n'est pas parfaitement circulaire comme celle de G. Benoisti. Il est donc doublement impossible de conserver le nom ventrinosiis que Benoist avait proposé à la place de coarctatus Grat., puisque Bronn l'avait antérieurement appliqué à l'espèce du Pliocène. Il est à remarquer que ce fossile n'avait jamais été figuré. Loc. — Saint-Paul-lès-Dax, assez commune; type (PI. II, fig. 1-3), coll. Cossmann (don de Benoist); toutes les coll. Saucats [fide Benoist). Cestas (pré Cazeaux), unique, coll. de Sacy. — Burdigalien. 22. Gadila gracillina Sacco. PI. II, fig. 4-7. 1897. Gadila gadus, var. gracillina Sacco. Loc. cit., part. XXII, p. 117, pi. X, fig. 86-87. Taille relalivement grande; forme arquée, ventrue en avant et non au milieu, à courbure ventrale à peu près en arc de cercle ; le contour dorsal est arqué sur plus des trois quarts de sa longueur, à partir du sommet, puis légèrement bombé, et enfin déclive vers l'ouverture qui est très contractée, dans un plan oblique à 20 ou 25^ par rapport à l'axe longitudinal. Surface entièrement lisse et brillante. DiM. Longueur : 22 mill. ; diamètre maximum : 3 mill. R. D. — M. Sacco a séparé avec raison cette mutation, mais il s'est borné à cette courte diagnose : « Testa major, longior sed, rationc habita, gracilior » ; nous y ajoutons, d'après ses figures comme d'après nos échantillons du Sud-Ouest, que le renflement est invariablement situé plus en avant que chez G. venlricosa, que l'ouverture semble, par consé- quent, plus fortement contractée, dans un plan plus oblique ; la courbure ventrale est aussi moindre. Comparé à G. Benoisti, G. gracillina s'en distingue par sa forme moins — 184 — renflée, par son contour ventral plus régulièrement arqué, par son contour dorsal non rectiligne en avant, par son ouverture plus oblique et plus subitement contractée. Loc. — Peyrère, très abondant; plésiotypes (Pi. II, flg. 4-7), coll. Raulin, à l'Ecole des Mines, coll. Degrange-Touzin. Saint-Etienne- d'Orthe, Soustous, Bélus (Rollon), Saint-lMartin-de-Hinx, Clermont (Landes), coll. Degrange-Touzin. Salles (Largileyre et le IVIinoy), même coll., coll. Vignal. — Helvctien. Saubrigues, Saint-Jean-de-Marsacq, coll. Degrange-Touzin. Abesse, coll. Touraouër, à la Faculté libre de Paris. — Tortonieii. 23. Gadila (Loxopoms) Degrangei nov. sp. PI. II, flg. 14-15. Test vitreux. Taille microscopique; forme à peine arquée, fusoïde, presque également atténuée à ses deux extrémités, le renflement peu proéminent étant peu au-dessus de la ligne médiane; contour ventral à peu près régulièrement en arc de cercle ; contour dorsal presque rectiligne, sauf un très faible bombement un peu antérieur. Troncature apicale orthogonale; ouverture subcirculaire, dans un plan un peu oblique à l'axe. Surface complètement lisse et brillante. DiM. Longueur : 2,5 mill. ; diamètre : 0, 75 mill. R. D. — Cette minuscule coquille ne ressemble à aucune des espèces du Miocène de l'Aquitaine, tant à cause de sa forme presque symétrique, que par son test translucide, comparable à celui d'une coquille actuelle. Elle appartient indubitablement au Sous-Genre Loxopoms, quoiqu'elle se distingue, à première vue, de L. siibfusiformis Sars, et même de la var. taurominima Sacco, par son galbe plus étroit et beaucoup moins rentié au milieu. Loc. — Saint - Etienne -d'Orthe, unique (pi. II, fig. 14-15), coll. Degrange-Touzin — Helvétieii. SIPHONODENTALIUM M. Sars, 1895. (:= Gadus Desh. 1861, non auct.). S. stricto. — Coquille subcylindrique, à peine élargie au milieu, peu arquée, lisse; ouverture faiblement contractée, située dans un plan oblique ; orifice postérieur incisé par deux fissures latérales, et lobule ou festonné sur le reste de son — 185 — contour ventral et dorsal ; aucun épaississement interne au sommet (G. -T. : D. lohalum Sow. = D. vilreuni Sars, non Schrœter; Viv.). Ce Genre, qui existe aulhentiquement dans TÉocène {Gadus parisiensis Desli ), n'a pas été encore signalé dans les terrains néogéniques où l'on ne rencontre que le Sous-Genre ci-après; il est vrai que, pour affirmer sa présence, il faudrait être en possession d'échantillons tout à fait intacts au sommet, et il est bien possible que d'autres Gadinx mutilés soient de vrais Siphonodentalium. S. -G. Dischides Jeffreys, 1867. — ■ Forme de Siphonoden- talium; orifice antérieur circulaire, dans un plan orthogonal ; orifice postérieur profondément entaillé de part et d'autre, sur ses faces latérales (G. -T. : D. bifissus S. Wood = Ditrupn poHta S. Wood, 1842; Viv.). Connu déjà dans l'Éocène, ce Sous-Genre est représenté dans toute l'étendue de notre Miocène, et M. Sacco a signalé le génotype dans l'Astien du Piémont; la chaîne phylétique est donc ininterrompue. 2i. Siphonodentalium (Dischides) subpolitum nom. mut. PL II, fig. 8-10. 1873. Gadas polilus Benoist. Cat. Saucats, p. 84, n" 227 {non S. 'Wood). Taille très petite ; forme un peu arquée sur toute sa longueur, toujours étroite et à peine élargie au milieu, visi- blement contractée vers l'ouverture ; sommet fortement entaillé — sur ses faces latérales — par deux fissures symé- triques, courtes, triangulaires, reliées entre elles par des contours ovales sur les faces ventrale et dorsale. Surface entièrement lisse et brillante, sans aucune trace de stries d'accroissement, sauf quelques renflements obsolètes et acci- dentels, provenant des arrêts de la croissance. Ouverture à peu près circulaire, à péritrême mince, situé dans un plan oblique à 15" par rapport à l'axe longitudinal. DiM. Longueur : 10 mill. ; diamètre : 1 mill. R. D. — Cette espèce est plus étroite et plus contractée en avant que les individus de l'Astien auxquels M. Sacco a donné le nom Dischides — 186 — bifissus S. Wood (1848) ou Dent, poiitum S. "Wood (1842). La priorité de cette dernière dénomination nous oblige à changer le nom que Benoist lui avait donné, en l'introduisant à tort dans le genre Gadus dont elle s'écarte par son galbe et par ses fissures apicales. Du côté ancestral, S. subpolitum est moins aciculé que Dischides Bouryi Coss. et moins ventru au contraire que Dent, bitablatum Desh., de l'Eocène des environs de Paris. Quoiqu'il s'agisse de petites coquilles lisses dont la distinction ne peut être fondée que sur des variations peu importantes dans les proportions extérieures, il n'y a pas d'hésitation sur la nécessité de séparer la mutation du Miocène inférieur, qui n'a d'ailleurs pas encore été figurée. Loc. — Dax (Maïnpt), type (PI. II, fig. 8 et 10), coll. Cossmann. Mérignac (Le Pontic), toutes les coll. Martillac (Pas-de-Barreau), coll. Degrange-Touzin. Saint-Avit, coll. Bial. Cestas, individu relativement grand (fig. 9), coll. Cossmann. Saucats, toutes les coll. Léognan (Coquillat), Saint-Paul-lès-Dax, toutes les coll. — Burdigalieii. 23. Siphonodentalium (Dischides?) helveticum nov. sp. PI. II, fig. 11-13. 1894. S. (Dischides) coarctatum Degr.-Touzin. Orthez, p. 408 [non Bronn). R. D. — 11 va quelques différences appréciables entre le galbe de cette coquille béarnaise et celui de S. mbpolitian : elle est plus étroite, plus courbée au sommet, plus redressée en avant; néanmoins, malgré ces critériums constants, nous l'aurions réuuie à la précédente, à titre de race ou de mutation peu distincte, si nous avions pu constater — sur les nom- breux spécimens que nous en avons examinés, et surtout sur ceux qui ont le sommet bien effilé, non tronqué — l'apparence ou la trace d'entailles latérales; mais aucune d'elles n'en porte, ce qui nous fait même hésiter â les rapporter au Sous-Genre Dischides; en tous cas, si ces fissures existent, elles doivent être à peine entaillées et, par suite, ce seul caractère suffit pour justifier la séparation de S. helveticum, comme mutation distincte. Comme, d'autre part, cette coquille n'a aucun rapport avec G. coarctalus, il y a lieu de lui attribuer une dénomination nouvelle et nous avons choisi celle du niveau helvétien où elle parait confinée. Loc. — OrUiez (le Paren), assez répandue; cotypes (PI. II, fig. 11-13), coll. Cossmann. Sallespisse, toutes les coll. Salles (Le Minoy), coll. Degrange-Touzin. Salles (Largileyre), coll. Vignal. Orthez i^Houssé), coll. Degrange-Touzin. — Helvétien. Saubrigues, un spécimen douteux, coll. Dumas, au Muséum de Nantes. — Tortonieii. 187 - GASTROPODES^') ORDRE DES POLYPLACOPHORA Coquille articulée, composée de plaques imbriquées, entou- rées par une zone coriace; pas d'opercule. CHITONIDM Huit plaques imbriquées d'avant en arrière, le bord posté- rieur de la pièce antérieure recouvrant partiellement le bord antérieur de la pièce qui suit; la valve antérieure ou cépha- lique et la valve postérieure ou anale sont dissemblables entre elles et avec les six autres valves, dites intermédiaires. L'articulation des valves se fait au moyen de lames suturales sur le contour antérieur, et de lames d'insertion sur le contour postérieur. La classification des Genres étant basée sur les différences que présentent ces lames qui sont généralement détruites chez les fossiles, il est très difficile de faire cadrer ces derniers avec les subdivisions excessivement nombreuses qui ont été successivement proposées dans cette Famille. Comme, d'autre part, les ornements des valves varient essen- tiellement dans un même Genre, il est impossible de se fonder sur l'ornementation pour établir des critériums génériques. (1) M. Pallot, professeur k la Faculté des Sciences de Bordeaux, a bien voulu nous autoriser à comparer nos spécimens aux types de la collection Grateloup, récemment acquise par le Laboratoire de Géologie. Nous prions M- Pallot d'accep- ter nos vifs remerciements; la sûreté de nos déterminations gagnera beaucoup à s'appuyer sur les types mêmes de Grateloup, plutôt que sur les figures souvent peu fidèles qu'il en a données dans l'Atlas de la Conchyliologie fossile des terrains tertiaires du Bassin de l'Adour ou sur les courtes diagnoses publiées dans le Bulletin et les Actes de la- Société Linnéenne de Bordeaux. On sait que Grateloup s'est borné à décrire et à figurer les Gastropodes : aussi, la gracieuseté de notre aimable confrère vient-elle tout à fait à point, puisque nous avons maintenant terminé les Pélécypodes qui n'ont pas été publiés par Grateloup.. — 188 — - Dans ces conditions, nous avons dû nous borner à classer dans les deux Genres Cliilon et Acanthochiton les quelques espèces fossiles que l'on a recueillies jusqu'à présent dans le Miocène de l'Aquitaine. CHITON Linné, 1758. Lames d'insertion bien développées, semblables sur les valves antérieure et postérieure, munies d'un certain nombre de fissures espacées (G. -T. : C. squamosus Lin. ; Viv.). 26. Chiton miocœnicus Michelotti. PI. 11, fig. 21-22. 1847. C. miacenicm Mich. Desc. l'oss. mioc, p. 132, pi. XVI, fig 1. 1852. — d^Orb. Prod., t. III, p. 94, 26» et., n» 1747. 189i. C. Denoksti Degr.-Touz., Orthez (A. S. L. B., t XLVII, p. 407, non de Rochebr.). 1897. C. miocenicus Sacco. I MoU. terz. Piern., part. XXII, p. 90, pi. VII, fig. 8-20. Valve postérieure semi-elliptique, allongée, à extrémités latérales très anguleuses; lames d'insertion non conservées, pas plus que les lames suturales. Surface externe divisée en deux régions très inégales, avec un sommet central obtus; la région supérieure plus étroite' est ornée de fines stries diver- gentes, décussées et puncliculées par des accroissements; sur la région postérieure, les plis d'accroissement sont plus écartés et croisés par des stries moins régulièrement divari- quées, plus bifurquées et plus écartées vers le bord. La surface interne porte une zone antéro-centrale qui est symétriquement cariée par une sorte de panache assez régulier ; de chaque côté, il existe au-dessous une bande semblable à une impres- sion de muscle ou de manteau ; enfin, une assez large zone marginale, séparée du bord taillé en biseau par le « tegu- mentum » brun. DiM. Largeur : 12 mill. ; hauteur : 6 mill. R. D. — Nos échantillons du Béarn ressemblent complètement aux figures de la Monographie de M. Sacco ; malheureusement, nous n'avons — 189 — pu comparer que les valves postérieures, les autres faisant défaut dans nos colleotioiis. Loc. — Salies-de-Béarn, trois valves; plésiotypes (PI. II, fig. 21-22), coll. Degrange-Touzin. Salles (Largileyre), coll. Peyrot, une valve. — Ilelvvticn. 27. Chiton Benoisti [de Rochebnme] PI. II, fig. 23-27. 1881. Gipnnoplax Benoisti de Roch. Polyplux. p. Gi, pi. I, fig. 8. 1882. Callochiton Benoisti Ben. Cliitons foss. du Sud-Ouest {P.-V. S. L. B., t. XXXV, p. xxix). Valve inlermécliaire arquée, subrectangulaire et étroite ; lames suturales non conservées; aire médiane très étendue, simplement limitée par deux dépressions obsolètes, ornée de stries à pou près verticales ou faiblement inclinées, que croi- sent quelques plis d'accroissement horizontaux et écartés, raccordés en arc aux extrémités avec ceux des aires latérales; celles-ci sont ornées de stries divariquées et peu régulières, croisées par les accroissements, l'ensemble plus rugueux et moins finement strié que l'aire médiane. Surface interne épaissie et lisse ou faiblement ridée dans la partie correspon- dant à l'aire médiane, creusée et plissée concentriquement sur les aires latérales. Valve postérieure en écusson, obtusément mucronée au centre; lames suturales étroites; aire médiane un peu bombée, ornée de stries peu divergentes symétriquement, anastomosées et serrées, finement ponctuées; accroissements non visibles dans les intervalles des stries; région inférieure un peu déprimée ou excavée, garnie de quelques plis concentriques et de stries onduleuses, irrégulièrement divariquées du sommet vers les bords. Surface interne comportant une zone circulaire et lisse, contiguë au bord jugal; puis une zone demi-circulaire, circonscrivant la précédente et ornée de rides divergentes; enfin, une zone lisse, épaissie vers le bord qui est taillé en biseau, non festonné. Dm. Valve intermédiaire : 15 sur 4 mill. ; valve posté- rieure : 17 sur 12 mill. Tome LXIX. 16 — 190 — R. D. — Cette espèce a la pins grande analogie avec C. miocsenicus Mich'i; mais ses aires latérales sont moins nettement délimitées et plus grossièrement ornées ; sa valve postérieure est plus ovale et moins fusoïde, divisée en deux régions moins inégales. Du côté anceslral, on ne peut guère comparer C. Benoisti qu'à C. Morleti dont les valves intermé- diaires sont plus hautes, plus arrondies aux extrémités, avec une ornementation plus fine, et dont la valve postérieure est plus haute, sub- trigone. Loc. — iVIérignac, types (PI. II, fig. 23-27), coll. Benoist ; coll. de Sacy. Léognan (Le Tliil), coll. Bial de Bellerade. — Af|uitaiiîeii. , Saucats (le Peloua), toutes les coll. — Bni'ilîgalieii. 28. Chiton leognanensis nov. sp. PI. II, fig, 28-31. Taille très petite. Valve intermédiaire très arquée et suban- guleuse, subrostrée en arrière; lames suturâtes à demi conservées, étroites et allongées ; surface ornée de rangées — rayonnantes en éventail — de granulations oblongues, très atténuées sur le sternum médian qui est arrondi et qui sépare les aires latérales presque aplaties. Valve postérieure en écusson semi-elliptique, divisée en deux régions très inégales, l'inférieure marquée de quelques grosses rides verticales. DiM. Valve intermédiaire : 4 mill. sur 1,2.5; valve posté- rieure : 2,5 mill. sur 1 mill. R. D. — Il est impossible de confondre cette petite espèce avec C. Benoisti, non seulement à cause de la différence de taille, mais surtout parce que les valves intermédiaires sont plus hautes, rostrées, ornées d'une manière tout à fait différente, et parce que la valve postérieure est plus étroite, divisée en deux régions plus inégales, et ornée de grosses rides au lieu de stries. Les différences avec C. miocxnicus sont encore plus accentuées, comme oh peut s'en convaincre par la comparaison des figures. Enfin, dans le Bassin de Paris, c'est de C. Bourdoti de Roch, de l'Éocène supérieur, qu'on peut rapprocher C. leognanensis, mais la valve intermédiaire de l'espèce éocénique ressemble encore davantage à une pointe de flèche. Loc. — Léognan (Le Thil), cotypes (PI. Il, fig. 28-31), coll. Bial de Bellerade. — Aqnitanîen. — 191 — ACANTHOCHITON Risso em. (= Acanthochiles) Valve postérieure petite, portant une entaille de chaque côté sur la lame d'insertion et à bord postérieur sinueux; dents de la valve antérieure longues, aiguës ; sinus profond ; zone pileuse avec des spicules fascicules et allongés (G.tT. : Chiton fascicularis Linné; Viv.). Comme on le voit, d'après cette courte description empruntée au Manuel de Fischer (p. 881), les valves postérieures sont très différentes de celles de Chiton s. str. La figure jointe à la diagnose générique repré- sente une valve postérieure d'une forme à peu près identique à celle qui a été décrite par- de Roehebrune d'après un petit spécimen que Benoist lui avait communiqué et dont le type est sous nos yeux, et cet auteur, dans sa Monographie des Polyplaxiphores fossiles, l'avait précédemment classé comme AcanthocMtes . 29. Acanthochiton Dulignoni de Roehebrune. PI. II, fig. 32-33. 18S1. Acanthochiles Duliijnqni de Roch. Polyplax., p. 64, pi. III, fig. 5. 1882. — Ben. Cliitonsfoss. du Sud-Ouest (P. -y. S. L. B., t. XXXV, p. XXIX). Taille microscopique. Valve postérieure mucronée, à mucron droit, assez aigu; forme subtrapézoïdale, à contour inférieur arrondi, à lames suturâtes assez saillantes et subtri- angulaires ; le plan de la valve est contourné cylindriquement et les extrémités sont un peu rostrées latéralement. Surface externe couverte de granulations disposées en éventail, « à granules aplatis et quasi-ombiliqués ; partie supérieure de la valve élevée, couverte de fines ponctuations ». DiM. Largeur : 2, 5 mill. ; hauteur : 1, 5 mill. R. D. — II est bien certain que cette valve ne ressemble aucunement à celle des Chiton ci-dessus décrits et qu'elle ne peut être classée dans le môme Genre : la figure qu'en a publiée de Roehebrune est évidemment complétée, car elle est à peu près identique à celle d'un véritable Acantho- chiton; toutefois, les lames suturales n'ont pas une saillie anssi aiguë que — 192 — celles d'A. eostatus Rov., figuré dans la Monographie do M. Sacco (1899, pi. VII, fig. 366); mais la surface parait bien avoir la même ornementa- tion ; l'espèce du Piémont provient de l'Helvétien de CoUi Torinesi, et s'il y avait identité avec celle de notre Helvétien, ce dont nous doutons, ce serait le nom Dulignoni qu'il faudrait préférer, puisqu'il est antérieur de seize ans. Loc. — Salles (Largileyre), unique (PI. II, fig. 32-33), coll. Benoist. — Helvétien. ORDRE DES PROSORRANCHIATA S. -ordre : Scutibranchiata PATELLID.^ d'Orbigny, 1837. (( Coquille conique, à sommet subcentral ou marginal, mais toujours plus rapproché du bord antérieur que du bord posté- rieur ; labre simple ou découpé; impression musculaire en fer à cheval, ouverte en avant; ses bords antérieurs sont reliés par une ligne palléale, et le tout circonscrit, dans le fond de la coquille, une figure qui peut être comparée à celle d'une urne ou d'un champignon » (Fischer). La coquille des Patellidée étant identique à celle des Acmxklse et les deux Familles ne se distinguant que par les caractères anatomiques de l'animal, les fossiles ne peuvent être séparés en deux groupes familiaux et nous sommes obligés de les attribuer soit au Genre Patella, soit au S. -Genre Tectura [Acmseidx], suivant l'aspect de leur surface externe. PATELLA (Lister. 1688) Linné, 1757. S. stricto. — Forme ovale, un peu rétrécie du côté anté- rieur ; sommet plus ou moins excentré de ce côté, mais non recourbé et le plus souvent usé ; surface ornée de costules rayonnantes très variables, ou de stries, décussées par des accroissements qui y découpent des granulations ou des nodules, quelquefois même des squames ou des tubulures . bord libre (ou labre), plus ou moins festonné par les côtés ; — 193 — surface interne porcellanée ou subnacrée (G. -T. : Patella granularis Linné sec. Larak. 1799; Viv.). S. -G. Helcion Montf. 1810 (= Patina Leach m Gray, 1840). — Coquille ovale, mince, à sommet plus ou moins recourbé du côté antérieur; surface ornée de costules granu- leuses ou de simples stries (G. -T. ; P. pectinata Linné; Viv.). S. -G. Nacella Schum. 1817. — Coquille ovale, allongée, lisse ou faiblement ornée, à sommet recourbé, submarginal (G. -T. : P. conchacea Gmelin sec. Herrmannsen; Viv.). Aucune des diagnoses de ces deux Sous-Genres ne convient exactement aux petits fossiles tertiaires qui n'ont ni le sommet recourbé, ni la surface réellement costulée ; dans ces conditions, nous nous rattachons à l'opinion de beaucoup de naturalistes (DoUfus et Dautzenberg, in MoU. Rouss., Sacco m Moll. terz. Piem., Cossmann, in Cat. ill. Éoc, ) qui ont classé ces spécimens sous le nom Acmxa à cause de leur ressemblance avec A. virginea. Tectura Aud. et Milne Edw. 1830 (= Acmœa Eschholtz, 1828, non Acmea Hartm., 1821 ; == Lottia Gray, 1833 ; = Patel- loïdea Qnoy et Gaimard, 1833). — Coquille patelliforme, plus ou moins élevée, à sommet pins ou moins excentré vers le côté antérieur; surface externe parfois presque lisse, ou seule- ment ornée de rayons très fins (G. -T. : A. tnitra Esch. ; Viv.). Ce Genre, ainsi interprété, semble exister au moins depuis l'Eocène {Pat. Dutemplei Desli.) ; quant aux espèces secondaires, il est probable que ce sont plutôt des' Scurria Gray (1847) ou bien des Scurriopsis Geramellaro (1878, Lias de Sicile). Nous laissons de côté, bien entendu, les formes paléozoïques pour lesquelles ont été proposés les noms Tnjblidium Lindstr., Palxacmaea Hall, Helcionopsis Ulrich., Palxoscurria Perner, etc 30. Patella (1) burdigalensls nov.sp. PI. II, fig. 37-39. ïest assez épais. Taille moyenne; forme conique, pas très (1) On trouvera décrites, en leur temps, un certain nombre d'espèces de Siphonaria qui. ont été pris pour des Patelles par les anciens auteurs. — 19i — élevée, sommet obtus et subcentral; base ovalaire, à contour un peu irrégulier et légèrement rétréci en avant. Surface externe couverte de côtes radiales, irrégulières, arrondies, trifides, contiguës, les unes plus fortes, mais distribuées sans ordre bien marqué ; stries concentriques peu apparentes, excepté aux arrêts d'accroissement et vers les bords oii elles déterminent sur les côtes quelques squames faibles et irrégu- lièrement réparties. Surface interne luisante et lisse; impression musculaire en fer à cheval, terminée en avant par des tètes de massue au même niveau que le sommet, reliées entre elles par une ligne semi-elliptique, qui est écartée du bord mince, légèrement festonné, mais non dentelé. DiM. Longvieur : H mill. ; largeur maximum : 9 mill; hauteur : 5 mill. R. D. — Espèce voisine de P. neglecta Micht., P. Borni Micht., de l'Helvétien des collines de Turin; toutefois, son sommet est situé moins en avant, sa forme est moins ovale, plus allongée, surtout ses contours latéraux sont moins arqués, plus rectiiignes ; ses côtes ressemblent à celles de P. neglecta, quoique plus nettement trifides, comme celles de P. Borni; mais ce dernier a des côtes plus anguleuses et moins proéminentes. Enfin, P. anceps Mioli'' est plus arrondie et a des côtes bien plus nom- breuses et bien plus fines. Du côté ancestral, c'est à P. Raincourti Desh., de l'Éocène supérieur, qu'il y a lieu de comparer notre espèce d'Aquitaine : toutefois, elle s'en écarte par sa forme moins élevée, par son sommet moins excentré, par ses côtes plus épaisses et trifides, par son impression se terminant beau- coup plus loin du bord antérieur. Loc. — Mérignac, unique (PI. II, fig. 37-39), coll. Benoist; Mérignac (Baour inf''), unique, coll. Peyrot. — Aquïtanien. Léognan (Le Thil sup'), unique, coll Neuville; fragment, coll. de Sacy. — Burdigalieii. 31. Patella sallomacensis nov. sp. PI. II, fig. 34-36. 1878. Patella sp.? Benoist. Torl. Gir., P.-V. S L. B , p. lxxxvu. Test solide. Taille assez grande; forme conique, pas très élevée, sommet obtus, subcentral, mais un peu antérieur; base ovalaire, à contour un peu irrégulier, faiblement rétréci — lys — en avant. Surface externe ornée d'une vingtaine de côtes radiales primaires, assez étroites et bien saillantes, entre lesquelles s'intercalent plus ou moins régulièrement une côte secondaire un peu moins forte et, entre celles-ci, une ou plusieurs costules peu marquées; toutes ces côtes sont plus ou moins noduleuses, surtout vers les bords de la coquille oîi les stries d'accroissement deviennent plus fortes. Surface interne luisante, lisse; large impression musculaire en fer à cheval ; bord mince, festonné entre l'extrémité des côtes primaires. DiM. Longueur : 30 mill. ; largeur maximum : 25 mill. ; hauteur : 11 mill. R. D. — La taille et roriiementalion différencient absolument cette espèce de P. biirdigalensis ; on pourrait la rapprocher de P. anceps Mich", de l'Helvétien des collines de Turin, dont elle se distingue toutefois par sa taille plus grande, par son contour plus ovalaire et par ses côtes primaires moins grêles; parmi les formes vivantes, on peut la comparer à P. cserulea dont elle se distingue par sa hauteur plus grande, par son sommet moins excentré et par ses côtes plus saillantes. Loc. — Salles (Largileyre), type (PL II, fig. 34-36), coll. Benoisf : cet exemplaire nous laisse toutefois des doutes à cause de son état de conser- vation; la surface interne n'est pas du tout fossilisée; d'autre part, on n'en a jamais retrouvé de fragments dans ce gisement. — Helvétien. -32. Patella Degrangei nov. sp. PL II, fig. 44-46. 1895. Patella sp. Degrange-Touzin . Orthez, p. 76(nol). « Espèce très déprimée, à sommet très excentrique, ovale, élargie en arrière, couverte de plis divergents (8-10), subla- melleux, non rectilignes, dans l'intervalle desquels on voit d'autres plis (3-S). La coquille a un aspect rugueux extérieu- rement; intérieurement, la ca\'ité est lisse. » DiM. Longueur : 5,5 mill. ; largeur : 4 mill. ; hauteur : 1,5 mill. R. D. — Quoique cette petite coquille soit assez usée, elle nous parait suffisamment caractérisée pour que nous lui attribuions le nom de notre ■confrère qui a trop prudemment hésité à la baptiser. Elle se distingue — 196 — immédiatement de P. burdigalensis par son sommet beaucoup plus excentré et par ses côtes primaires non arrondies, non trifides, plus écartées, avec de fines costules intercalaires. L'examen de la surface interne est assez -malaisé, cependant nous croyons bien que l'inripression se termine par deux brandies symétriques, sans aucune dépression canaliculée d'un côté : ce n'est donc pas un Siphonaria . Elle a quelques rapports avec P. nec/lecta Miclit., mais elle est moins arrondie, ornée de côtes moins nombreuses, avec plus de costules inter- calaires, ce qui l'écarté encore davantage de P. Bonii et de P. anceps, du Miocène moyen du Piémont. Loc. — Orthez (le Paren), unique (PI. II, fig. 4'i-46), coll. Degrango- Touzin. — Ilelvétieii. 33. Patella tenuifîlosa nov. sp^ PI. II, fig. 40-43. 1895. Patella sp. Degrange-Touzin. Orthez, p. 76 (nos 2 et 3). [N" 2]. « Espèce déprimée, ovale, à sommet un peu excen- trique, couverte extérieurement de très nombreux petits plis (une soixantaine environ) sensiblement égaux et également espacés. » DiM. Longueur : 6 mill. ; largeur : S mill.; hauteur : 1,5 mill. [No 3]. « Espèce très plate, à sommet très excentrique et surface presque lisse, sur laquelle on distingue mal quelques traces de côtes divergentes, très obtuses, peu visibles. » DiM. Longueur : 4,5 mill. ; largeur : 3 mill. ; hauteur : 1,5 mill. R. D. — Quoique les dimensions de ces deu>; co([uilles ne soient pos absolument les mêmes, nous croyons bien que la seconde n'est que la forme effacée et usée de la première, et nous les réunissons provisoire- ment, en prenant comme type, bien entendu, la première. Elle ne ressemble à aucune des précédentes, ni par sa forme régulière, à peine plus atténuée en avant, ni par son ornementation. P. anceps Micli" est beaucoup plus arrondie et ses fines côtes ne sont pas égales entre elles comme celles de P. tenuifîlosa. Loc. — Orthez (le Paren), type (PI. Il, fig. 40-41), col!. Degrange- Touzin. Sallespisse, variété plus ovale et plus haute (fig. 42-43), même coll. Salies-de-Béarn, Orthez (le Paren), la môme variété plus usée, semblant lisse; même coll. — Helvétîeii. - 197 — 34. Tectura cf. taurinensis Sacco. PL II, fig. 47-49. 1897. Tectura taurinensis Sacco. Loc. cit., part. XXII, p. 20, pi. II, flg- 53. Taille très petite ; forme ovale, conique, médiocrement élevée; sommet excentré à peu près au tiers de la longueur, du côté antérieur; il est obtus sur tous les spécimens étudiés. Surface lisse en apparence, mais obtusément rayonnée par une quinzaine de bombements assez larges, tout à fait obso- lètes, très écartés; lignes d'accroissement peu visibles. Surface interne blanche au milieu, plus teintée à partir de l'impres- sion musculaire qui forme un fer à cheval assez large, assez long, très voisin du contour de la base, terminé en avant par deux renflements à peine plus larges que le reste de la zone elliptique; ils sont reliés par une bande arquée et beaucoup plus étroite. Bord complètement lisse, presque dans le même plan sur toute son étendue, ou à peine dénivelé sur les contours latéraux. DiM. Longueur : 5,2 mill. ; diamètre transversal : 4 mill. ; hauteur : 2 mill. R. D. — Notre coquille a à peu près le même galbe et les mêmes proportions que l'espèce helvétienae du Piémont, que M. Sacco a séparée avec raison de l'espèce pliocénique T. acuta Bronn, elle-même différente de T. virginea Mull. ; en effet, T. taurinensis a le sommet moins excentré que celui de T. acuta, ses bords sont moins incurvés en profil et ses flancs sont plus aplatis Nous n'avons pu comparer l'impression musculaire qui n'est pas visible sur les figures de la Monographie du Tertiaire du Piémont. Aussi, serait-il possible que cette comparaison fit ultérieurement ressortir la nécessité de séparer — comme mutation distincte de la forme helvétienne — la coquille du Burdigalien et de l'Aquitanien. D'autre part, il est impossible de confondre notre mutation inframiocé- nique avec T. Pissarroi Peyrot, de l'Helvétien de la Touraine, parce qu'elle est moins arrondie et un peu plus étroite que cette dernière, parce que son sommet est surtout beaucoup moins central et moins élevé, enfin parce que ses bords sont moins dénivelés ; on ne remarque d'ailleurs aucune trace d'ornementation sur les spécimens — peut-être roulés — de T. Pissarroi. Loc. — Cestas, plésiotype (PI II, fig. 47-49), collection Degrange-Tou- — 198 — zin (1). Pont-Pourqiiey, coll. Benoist, coll. Duvergier. Peloua, coll. Neu- ville. — Burdigalieii. Mérignac, rare, mais représentée dans toutes les coll. Saucats (route de Son), Cabanac (Pouquet), La Brède (Moras), Saint-Morillon (Le Planta), coll. Degrange-Touzin. Saiut-Avit, coll. Duvergier. Léognan (le Thil), coll. Neuville, un spécimen gérontique mesurant 9 mill. de longueur ! Pessac (Lorient). — Aqnitaiiien. Salles (Largileyre), un seul spécimen qu'il est bien difficile de séparer des précédents. — Helvétien. FISSURELLID^ Risso, 1826. « Coquille patelliforme, généralement symétrique, à nucléus embryonnaire spiral; sommet un peu incurvé en arrière; une perforation, une fente ou une rigole, se montre entre le sommet et le bord antérieur, et correspond à l'anus ; parfois la coquille est entière; labre simple, fissuré ou canaliculé ; face interne non nacrée; pas d'opercule » [Fischer]. Nous admettons dans cette Famille les Genres FisswcUa, Fissurellidea, Emarginula, Subemarginida, Scutum, tous représentés en Aquitaine, ainsi que les Genres Macroschisma, Rimula, Puncturella, Zidora, Propilidium, qui n'y ont pas encore été recueillis. FISSURELLA Brug., 1789. S. stricto. — Coquille externe, conique, quoique déprimée, à surface presque lisse ou rayonnée, et à bords lisses; sommet non enroulé, plus rapproché du bord antérieur, visible avec sa pointe seulement à l'état népionique; perforation oblongue, d'abord située en arrière du sommet qu'elle entame peu à peu, à mesure que la coquille grandit, de sorte qu'à l'état adulte, le sommet a complètement disparu. Surface interne lisse ; perforation circonscrite par un bourrelet épais et calleux, à contour souvent frangé (G. -T. : F. nimbosa L. sec. DoUf. (1) On confond souvent avec celte rarissime coquille des Capulxis beaucoup plus fréquents dans le même gisement ; leur sommet enroulé, très excentré et un peu dévié, permet de les reconnaître au premier coup d'oeil. — 199 — Daulz., F. picta Gm. in Swainson, F. cra^sa Lk. m Sacco ; Viv.). Quel que soit le génotype adopté, selon les auteurs, le G. Fissurella s. str. est caractérisé par sa perforation oblongue, avec un bourrelet péri- phérique à l'intérieur. Section Cremides II. et A. Adaras, 1854. — Perforation en forme de 8, encadrée à l'intérieur par un bourrelet dont le contour est frangé et qui est lui-même tronqué, du côté pos- térieur, par une lame ou traverse rectiligne et saillante, taillée à pic sur sa face arrière. Surface costulée, treillissée et même sqameuse (G. -T. : F. alabastrites Reeve; Viv.), C'est à cette Section qu'appartiennent la plupart des espèces de l'Éocène; elle se rencontre plus rarement dans les terrains néogéniques, ainsi que dans les mers actuelles. Beaucoup d'auteurs, négligeant le crité- rium du bourrelet périphérique et ne se fondant que sur l'ornementation, en ont conclu à l'inutilité de la Section Cremides; nous ne partageons pas cette opinion. Section Atractotrema Cossm., 1888. — Coquille ovale, faiblement ornée, à sommet pointu et presque central, à perforation en forme de fuseau, bordée à l'intérieur par un bourrelet étroit, dénué de troncature transverse (G. -T. : F. grata Desh ; Eoc). C'est bien une coquille adulte, et l'emplacement — excentré en avant — de la perforation parait définitif; d'ailleurs, la petitesse du bourrelet péri- phérique est également un critérium dislinctif. Cette Section est confinée dans l'Eocène. Section Lucapina Gray, 1835 (= Glyphis Carpenter, 1856, non Ag., 18S3 ; = Capiluna Gray, 1857). — Coquille conique, élevée; perforation grande, ovale, inclinée en avant, bordée à l'intérieur par un gros bourrelet que limite une profonde rainure sans troncature transverse (G. -T. : Fiss. elegans Gray; Viv.). Il existe un représentant de ce groupe, qui comprend aussi F. grseca, dans l'Eocène supérieur (Fiss. scobinellata Cossm.) ; puis la Section devient beaucoup plus abondamment représentée dans les couches néogéniques. — 200 - La synonymie que nous reproduisons ci-dessus est empruntée à une Noie récente de M. Dali (1). Nous n'avons pas à nous occuper ici des Sections Fissuridea Swainson, ni Chjpidella Swainson, qui sont remarquables par la petitesse de leur perforation et par la position très excentrée de leur sommet. 11 ne parait pas qu'on les ait rencontrées à l'état fossile. 35. Fissurella leognanensis ?iov. sp. PL II, fig. 65-66. Taille moyenne; forme oblongue, à extrémités circulaires, à bords latéraux presque rectilignes, le côté antérieur un peu plus atténué que le postérieur (c'est par suite d'une déforma- tion accidentelle, fréquente chez les Fissurelles, que la figure de l'Atlas de Grateloup représente le bord antérieur dissymé- trique) ; sommet subcentral; foramen étroit, en forme d'écrou dont la tète — un peu plus large que le corps — est contiguë au sommet qu'elle entame transversalement, tandis que l'autre extrémité est arrondie et que les bords de la fissure sont rectilignes. Surface à peu près également déclive de part et d'autre, quoique plus aplatie sur les flancs, ornée de très nombreuses côtes rayonnantes, à peu près égales et contiguës, sépa;rées par des sillons un peu plus étroits qui ne s'élargissent guère vers les bords, tandis que les côtes grossissent assez sensiblement; de nombreuses lamelles d'accroissement, rele- vées en squames sur les côtes et régulièrement écartées, com- plètent le treillis à mailles plutôt oblongues transversalement. A l'intérieur, le foramen est circonscrit par une callosité assez large, peu proéminente, sauf en travers du sommet, où deux arêtes obtuses relient ses extrémités au foramen; impression musculaire peu distincte; bords finement crénelés ou plutôt laciniés. DiM. Longueur : 15 mill. ; largeur : 8 mill. ; hauteur : 3,5 mill. (t) « On some g-enei-ic liâmes fii'sl menlioned in Ihe Conch. illustr. », Proc. U. S. Nat. Mus., 1915. L'auleur rappelle que le génolype de Lucapina est Fiss.. elegans Gray in Sow. el que le nom Gbjphis élail préemployé par Agassiz pour un G. de Poisson, — 20i — R. D. — F. leof/nanensis se distingue à première vue de toutes les autres espèces d'Aquitaine par sa forme étroite, aplatie et symétrique, par son ornementation sans costules intercalaires, et surtout par son foramen qui n'a pas du tout le contour de celui des véritables Fissurelles, ni celui des Fissurellidea . On ne peut guère rapprocher F. leognanensis que de F. Bouryi Cossm. (=: F. tapina Cossm., non de Greg.), de l'Eocène du Bassin de Paris, qui s'en distingue toutefois par sa forme un peu moins symétrique et par les costules intermédiaires que comporte son ornementation beaucoup plus fine que celle de notre espèce. Loc. — Léognan (Coquillat), unique (PI. II, fig. 65-66), coll. Cossmann. — ItiiiMligalieii. 36. Fissurella (Lucapina) subcostaria d'Orb. PI. II, fig. 50-52. 1824. Fissurella costaria Desh. Foss. env. Paris, t. H, PI. H, fig. 10-12. 1826. — — Bast. Env. Bord., p. 71. 1827. — — Grat. Tabl. coq. Dax (B. S. L. B.), p. 79, n» 8. 1830. — — Desh. Encyclop., t. II, p. 134. 1832. — — Desh. in Lamk. An. s. vert., t. VII, p. 602. 1837. — — Grat. Conch.foss. Adour, p. 31,pl.I,fig. 20-21. 1840. — — Grat. Atlas Conch., pi. I, fig. 20-21. 1840(1). — grœca Grai .' Ibid. pi. I, fig. 17-18. 1845. — costaria Grat. Tabl. coq. Dax (éd. 2), p. 79, n» 8 (mala). 1845. — (/r»ca Grat. Tabl. coq. Dax (éd. 2), p. 78, n" 7 (non L.). 1053. — subcostaria d'Orb. Prod.III, p. 92, 26" et., no 1724. 1873. — grseca Ben. Cat. Saucats, p. 86, a° 231 [non L.). 1873. — italica Ben. Cat. Saucats, p. 86, n» 232 (non Desh.). 1873. — neglecta Ben. Cat. Saucats, p. 86, n"236 {non Desh.). 1884. — italica du Boucher. Atlas Grat. révisé [A. Soc. Borda), p. 167. 1889. — italica Ben. Excurs. Villandraut (P.-V. S. L. B.), p. viij {non Desh.). 1909. — grseca et italica Dollf. Essai et. Aquit., p. 47, nos 155 et 156. (1) La Conchyliologie fossile des terrains tertiaires du Bassin de l'Adnur (Allas) porte comme date d'impression « 1840 ». Cet ouvrage a été antidaté, car l'un de nous a acquis, à la vente de la collection de G-rateloup, les épreuves et les dessins originau.'î de son «Atlas». Les épreuves portent écrite de la main de Grateloup la mention : « Bon à tirer après correction », et des dates d'où il résulte que les planches ont été livrées en mai-juin 1845 et les explications en avril 1847. L'ouvrage a donc paru au plus tôt en mai 1847. — 202 - Test assez solide. Taille moyenne ; forme conique, peu élevée, à base ovale, un peu rétrécie en avant; sommet tronqué et perforé, se projetant aux 4/10 du grand axe de la base, du côté antérieur ; foramen assez grand, ovalaire, oblique, très incliné en avant. Surface cambrée en arrière du foramen et régulièrement déclive en avant, ornée d'environ dix-neuf côtes radiales primaires, assez étroites, saillantes, presque aussi larges vers le bord qu'à leur origine, entre lesquelles s'en intercale une autre moins forte, rayonnant aussi du sommet; enfin, une troisième — plus faible encore — s'intercale à quelque distance du sommet, de sorte qu'en défi- nitive, il existe, vers le pourtour de la coquille, entre chaque côte primaire, trois autres côtes dont la médiane est habituel- lement plus forte; des cordons concentriques, de même épaisseur et de même saillie que les cites secondaires, coupent toutes les côtes, formant, vers le haut de la coquille, un réseau régulier à mailles carrées et, sur les côtes, des nodules arrondis; près des bords, les cordons concentriques se rappro- chent et les arrêts d'accroissement déterminent parfois des gradins plus ou moins saillants. Contour de la base légèrement arqué, à profil concave vers le milieu et en avant; crénelures du bord disposées par doubles paires assez régulières; callosité interne du péritrême formant un bourrelet arrondi et saillant, bien délimité — par une forte rainure — du reste de la coquille ; impression musculaire en fer à cheval, largement ouverte en avant. DiM. Longueur : 16,5 mill. ; largeur : 10,5 mill. ; hauteur : 7 mill. R. D. — Il s'est produit, à propos de cette espèce, de multiples confu- sions : la première remonte à Desliayes qui décrivait F. costaria {l. c.) « comme provenant d'une localité inconnue du Bassin parisien, peut-être de Grignon, et se trouvant aussi à Dax », alors que ses spécimens prove- naient en réalité des mers actuelles, ainsi qu'il résulte de la figure publiée dans le «Traité élémentaire de Conchyliologie», pi. LXIV, fig. 7-9; Basterot et Grateloup se sont bornés à adopter le nom publié par Deshayes ; ensuite, d'Orbigny créa le nom subcostaria, sans dissiper toutefois la confusion faite par Deshayes; Benoist et les autres paléontologistes fran- - 203 — çais ont abandonné le nom costaria et y ont à tort substitué ceux de grseca, neglecta, italica, qui semblent avoir été attribués sans une comparaison sérieuse avec les types. En réalité, c'est le nom subcostaria qu'il faut reprendre, puisqu'il s'appliquait bien exactement au fossile de Dax. F. grœca ne nous parait pas exister dans le Miocène du Sud-Ouest; les échantillons ainsi étiquetés — qui nous ont été soumis — sont des exem- plaires jeunes ou incomplets de F. subcostaria, réduits à la partie voisine du sommet où toutes les côtes radiales ne sont pas encore développées et où les cordons concentriques restent étroits et assez distants. Les figurations de F. grœca données par Grateloup (Atlas, pi. I, fîg. 17- 18) ne ressemblent en rien ni à F. grseca, ni à aucune forme de Fissurelle de nos terrains ; il nous a été impossible aussi d'identifier F. minuta et F. intermedia Grat. Quant à F. neglecta Desh., les auteurs s'accordent à l'identifier à F. italica Defr. qui a prévalu malgré l'absence de figuration et la très brève description publiée par cet auteur dans le Dict des Se. natur. Notre espèce est toujours plus petite que F. italica, moins haute, plus cambrée en arrière; la perforation, moins oblique, entame plus complè- tement le sommet de la coquille; enfin, la sculpture est bien différente, bien qu'elle soit variable chez F. italica, qui comporte de nombreuses variétés ; on compte, comme chez notre espèce, entre deux côtesprimaires, trois (quelquefois quatre) côtes secondaires, qui sont d'ordinaire plus larges à leur base, plus rapprochées par suite et souvent plus égales entre elles que chez F. subcostaria.' Chez F. italica, les cordons concentriques sont généralement moins saillants et plus rapprochés. F. subcostaria se rencontre dans presque tous nos gisements aquitaniens et burdigaliens, mais jamais abondamment ; elle semble s'éteindre dans le Burdigalien supérieur où elle devient très rare. Loc. — Saucats, néotype (Reloua) (PI. II, fig. 50-52'i, coll. Degrange- Touzin. Saint-Médard-en-Jalle (la Fontaine); Léognan (Thibaudeau, Giraudcau) ; Martillac (Pas de Barreau) ; Saucats (Pont-Pourquey) ; Saint- Paul-IèsDax (M'" de Cabannes, Maudillot) ; Le Haillan, Gestes, toutes les coll. — Bnrdigalieii. La Brède (Moras inf'') ; Cabanac (Pouquet) ; Saint-Morillon (le Planta, Bleynie) ; Balizac, La Saubotte, Martillac (infr); Saucats (Lariey) ; Méri- gnac (Baour); Villandraut (Gamachot), toutes les coll. Léognan (le Thil), spécimen très déprimé, coll. de Sacy. — Aqnitanien. 37. Fissurella (Lïicapina) subcostaria d'Orbigny; var. pustulosa nov. var. (an }7iomtr?) PL II, fig. 53-S4. 1874. Fisswella leprosa Ben. Cat. Saucats, p. 86, n" (non Hornes). 1884. — — du Boucher. Atlas Grat. révisé, p. 167. — 204 — R. D. — Aisément reconnaissable par les saillies de sa surface en forme de bosses ou de pustules irr>5gulièrement distribuées. Cette ano- malie, dont nous n'avons trouvé qu'un etemplaire parmi les Fissurelles de notre région, est assez fréquente dans l'Helvétien de la Touraine (coll. Peyrot) ; elle a été signalée au même niveau, dans l'Anjou, par Tabbé Bardin, et à Grund par Hôrnes qui l'a distinguée sous le nom F. leprosa. Nous n'avons pas adopté ce nom, parce que, à notre avis, ces formes helvétiennes doivent être rattachées au groupe de F. italica, dont notre espèce burdigalienne et aquitanienne est bien distincte. Benoist (/. c.) cite F. leprosa à la Sime (Helvétien) ; il se pourrait que ce soit bien la forme nommée par Hôrnes, mais nous n'avons pas retrouvé cet exemplaire dans la collection Benoist. DiM. Longueur : 21 mill. ; largeur : 13,5 niill. ; hauteur : 8 mill. Loc. — Mérignac, coll. Benoist (niveau non indiqué); type (PI. II, flg. 53 5'i). Dax (Saint-Paul), fuie du Bouclier. — Afiuitaiiien ou Bnrili- galien. 38. Fissurelia (Lvcapina) subcostaria d'Orbigny; (moNs/r. !) PI. II, flg. 55-56. R. D. — Nous faisons figurer une monstruosité de F. subcostaria que sa forme — très élevée et gibbeuse en arrière — pourrait faire confondre avec F. gibberula Lk., du Tertiaire italien, mais qu'on en distingue à première vue par son ornementation en tous points semblable à celle de F. subcostaria ; on s'aperçoit d'ailleurs très bien que c'est à la suite d'un arrêt d'accroissement, survenu alors que la coquille avait atteint à peu près la moitié de sa taille actuelle, que les bords, surtout en arrière, se sont rapprochés de la verticale et ont donné à la coquille sa forme gibbeuse . Loc. — Villandraut (Gamachot), unique (f-"!. II, fîg. 55-56), coll. Duvergier. — Aquitaiiîe». 39. Fissurelia (Lucapina) italica Defr. PI. II, fig. 57-59. 1820. Fissurelia italica Defr. Dicfc S'^os nat., t. XVII, p. 79. 1831. — — Bronn. Ital. tertiargeb., p. 82. 1832. — neijlecta Desh., Encycl. t. II, p. 138. 1837. — — Duj. Méni. Touraine, p. 273. 1852. — — d'Orb. Prodr., t. III, p. 92, 26e et., n" 1720. — 205 — 1856. — italica Horn. Tert. Beck Wien, p. 641, pi. L, fig 28. 1873. — — Ben. Cat. Saucats, p. 86, no 232. 1899. — — Sacco. I. Moll. ter/,. Piem., part. XXII, p. 8, pi. I, fig. 18 23. Test assez solide. Taille moyenne ; forme conique, élevée, à base ovale, un peu rétrécie en avant, à sommet tronqué et perforé, se projetant environ aux 4/10 du grand diamètre de la base, du côté antérieur ; foramen grand, assez étroit, en forme d'ellipse allongée, à parois abruptes, un peu rétréci vers son milieu, région à partir de laquelle la déclivité s'accentue brusquement vers l'avant. Surface externe assez régulièrement convexe, plus subitement déclive du côté anté- rieur, ornée d'une vingtaine de côtes primaires divergentes, arrondies, assez saillantes, s'élargissant un peu du sommet vers la base, entre lesquelles se placent deux ou, plus souvent, trois côtes un peu moins fortes; la médiane, habituellement plus saillante, atteint le sommet de la coquille, tandis que les deux autres ne naissent que lorsque la coquille a atteint an diamètre de un centimètre environ; des cordons concentriques serrés, un peu moins . saillants que les côtes secondaires, forment sur toutes les côtes des nodules arrondis et contigus; vers la base, les cordons deviennent plus serrés, plus irrégu- liers et les nodules s'allongent transversalement. Contour de la base très légèrement arqué, à profil concave vers le haut; crénelures du bord grandes et disposées par paires. Callosité interne du foramen épaisse, saillante, limitée par un sillon profond; impression musculaii-e en fer à cheval, largement ouverte en avant. Di.\i. Longueur : 22 milL; largeur : 45 mill.; hauteur : 12 mill. R. D. — Ou sait combien est variable F. italica; l'unique écliantillon de Saubrigues que nous rappoptons à cette espèce est bien semblable à des spécimens du Paisantin (coll. Peyrot), se rapprochant de la variéti convexo-pyramidata Sacco; mais cette dernière nous paraît, d'après la figure, moins allongée et à côté antérieur plus court et plus relevé. M. Sacco figure deux variétés tortoniennes de l'Italie : la variété paruw- lina Sacco (part. XXII, pi. I, fig. 33-35) nous parait représenter de jeunes Tome LXIX. 17 — 206 — spécimens dHtalica dont les côtes ternaires ne sont pas encore dévelop- pées et donl les premiers cordons transverses sont écartés, ce qui pourrait le faire prendre pour F. grœca; la variété gibboparvida (l. c, pi. I, fig. 36- 37) nous paraît dans le même cas. Il n'y a aucun rapprochement à établir entre elles et notre spécimen ; il est plutôt assez voisin de la forme commune en Touraine (coll. Peyrot) que l'on rapporte communément à F. italica et qui devra en être séparée à titre de variété; toutefois, les échantillons tourangeaux sont plus longs et moins hauts. liOC. — Saubrigues, plésiotypes (PI II, fig. 57-59), coll. Uegrange- Touzin . — Tortonien. 40. Fissurella (Lucapwa) italica Defrance; var. vasconiensis nov. mui. PI. II, fig. 60-62. 1874. Fissurella italica Tourn. Fal. Sos et Gabarret(.4. S. L. B., XXIX), p. 136. R. D. — Diffère du type par sa hauteur moindre, par sa base plus allongée, par son sommet un peu plus central et par la plus grande incli- naison de son foramen; l'ornemenlation se compose encore d'environ dix-neuf côtes primaires, radiales, arrondies, s'élargissant peu vers les bords, entre lesquelles en existent d'autres moins saillantes dont la médiane est parfois un peu plus forte que les deux antres; des cordons concentriques, plus ou moins saillants, mais toujours assez rapprochés, coupent les côtes radiales et y forment des nodules arrondis. Cette forme est extrê nement voisine des spécimens de la Touraine mentionnés dans la diagnose ci-dessus ; toutefois, ces derniers atteignent de plus grandes dimensions. Aucune des variétés de F. italica, de l'Hel- vétien d'Italie, citées par M. Sacco, ne peut se confondre avec la nôtre; la variété taurominor {l. c, pi. I, fîg. 29) a uue ornementation différente qui la rapproche de F. grxca; la variété reticulina Risso (L c, pi. I, fig. 30-32) a des cordons transverses moins saillants et plus ^approchés ; la variété corythoides May. (/. c, pi. I. fig. 38-39) est une belle et grande forme beaucoup plus aplatie et à côtes subégales, très rapprochées, qui pourrait bien être considérée comme une espèce distincte. DiM. Longueur : 20 inill. ; largeur : 13 inill. ; hauteur : 7 mill. Loc. — B^scalans, type (PI. II, fig. 60-62), coll. Degrange-Touzin. Baudignan, Parlebosc (la Guirande), Rimbès, coll. Degrange-Touzin, rare. Manciet, coll. Peyrot, coll. Duvergier. coll. Cossmann. — Helvétien. - 207 — 41. Fissurella (Lucapina) italica Defrance; var. sallomacensis nov. var. PL II, fig. 63-64. ■tëlS.FissurellaitalicaQen. Tort. Gir. (P.-F. S. L. B., t. XXXII), p. 87. 1894, — — DegT.-Touz. Et. prél. foss. Orthez p. 494. R. D. — Diffère du type par sa forme beaucoup plus surbaissée, par sa base à grand axe plus allongé, par son sommet plus central ; Torne- mentation est constituée par une vingtaine de côtes primaires qui ne sont guère plus larges ni plus saillantes que les autres ; les cordons transverses, d'abord assez étroits et distants vers le haut de la coquille, se resserrent et forment vers le bas des squames fortes, assez régulières et contiguës, car toutes les côtes se touchent à partir de la région où apparaissent les costules de troisième ordre.* On distingue la variété sallomacensis de la variété vasconiensis par son aplatissement beaucoup plus considérable et par ses côtes subégales; enfin, elle est plus petite que les variétés reticulina Risso et conjthoides May., dont elle se rapproche par ses côtes subégales entre elles, mais dont la distinguent ses cordons tiansverses plus saillants. DiM. Longueur : 20,5 mill. ; largeur : 13 mil!. ; hauteur : 5,5 mill. Loc. — Salles (Largileyre), type (PI. II, fig. 63-64), coll. Bial de Belle- rade. Salies-de-Béarn, Orthez (le Pareil), assez rare, coll. Degrange- Touzin, coll. DuVergier. Sallespisse, coll. Cossmann. — Ilelvétieii. FISSURELLIDEA d'Orbigny, 1839. Coquille presque complélement interne, à surface non rugueuse, perforation très grande, ovale, subcentrale, intérieu- rement bordée par une zone un peu calleuse et blanche que limite seulement une auréole de franges roussâtres (G. -T. : Fias, nugatrema d'Orb. sec. Herrmonnsen ; Viv.). Nous ne sommes pas bien certains que l'espèce miocénique appartienne bien au G. Fissureliidea s. s., parce que sa perforation est intérieurement limitée par un profond sillon; il est probable que c'est plutôt dans la Section Pupilia Gray, 1840, qu'il faut la classer, attendu que le génotype (F. apei-ta Sowerby) a en effet le perforation encadrée par un sillon interne, et la surface externe obtuséinent rayonnée, comme F. clypeata, jusqu'à la bordure qui est enchâssée dans les téguments de l'animal. — 208 - 42. Fissurellidea (Pupilia) clypeata [Grateloup]. PI. II, fig. 67-73. 1827. Fissurella clypeata Grat. Tabl. coq. Dax (B. S. L B., II), p. 79, n" 10. 1837. — — Grat. Conch. foss. Adoui-, p. 32, n° 5, pi. L, flg. 23-26. 1840. — — Grat. Atlas Conch., pi. I, fig. 25-26. 1840. — radians Grat. Ibid.,ûg.23-2i . 1840. — depressa Grat. Ibid., fig. 22 {non Lamk.). 1852. — aquensis d'Orb. Prod., t. III, p. 92, 26" et., n" 1722. 1855. * — clypeata Pictet. Traité élém. Pal., t. III, p. 286. 1873. — — Benoist. Cat. Saucats, p. 86, n" 233. 1873. — aquensis Benoist. /6(rf.,n»235. 1897. Fissurellidea clypeata Sacco. I Moll. terz. Piem., part. XXII, p. 12, pi. ], fig. 48 {sola). 1909. Fissurella clypeata Dollf. Essai et. Af|uit., p. 47, n° 157. 1909. — aquensis DoIIf. Ibid., n" 158. Test mince, mais assez solide. Taille petite; forme cym- boïde, très peu élevée, comprimée sur les flancs ; base ovale, à contour convexe sur les flancs, dénivelé aux extrémités ; la coquille est légèrement rétrécie en avant, à grand axe plus ou moins allongé suivant qu'elle est plus ou moins comprimée latéralement; sommet subcentral. Foramen grand, en ovale allongée, un peu incliné en avant, à bords tranchants. Surface externe habituellement convexe, souvent presque plane sur les côtés latéraux et quelquefois un peu concave vers le pourtour, qui alors s'infléchit légèrement en dehors. Sculpture très variable, tantôt assez peu marquée pour que la coquille paraisse presque lisse, tantôt composée de côtes radiales primaires, fort peu saillantes, presque planes, s'élargissant un peu de la base vers le sommet, assez irrégulièrement distri- buées, entre lesquelles on en distingue d'autres un peu moins saillantes, aplaties et contiguës; le nombre des côtes primai- res, leur écartement et, par suite, le nombre des côtes secon- daires intercalées, sont très irréguliers; toutes ces côtes sont coupées par des stries transverses d'accroissement, habituelle- ment très fines, mais qui parfois s'élargissent, deviennent un - 209 — peu saillantes; elles marquent alors des arrêts d'accroissement du test. Surface interne lisse et luisante ; callosité du foramen épaisse, saillante, très régulière, bien séparée du reste de la coquille par un sillon profond ; empreinte musculaire en fer à cheval, étroite, rapprochée du boi'd, largement ouverte en avant, oii ses extrémités se terminent par des élargissements. Bord épaissi, taillé en biseau, le plus souvent lisse, quel- quefois marqué de crénelures faibles et irrégulières ; l'ensem- ble du contour est faiblement arqué en profil. DiM. Longueur : 11 mill. ; largeur ; 6 mill. ; hauteur : 3 mill. R. D. — Espèce extrêmement pol y raorplie ^ bien qu'elle ne soit pas liabituejlemont abondante — tant dans sa forme que dans sa sculpture, celle-ci passant du cône très surbaissé, à peine comprimé latéralement, à base régulièrement ovale et assez large (clypeata type), au cône très com- primé latéralement, par suite plus élevé et à base plus étroite (forme depressa); la sculpture radiale est tantôt assez peu prononcée pour que la coquille paraisse presque lisse, tantôt la coquille présente des côtes assez saillantes et même subnoduleuses (var. clypeatula .Benoist, mss.) ; il en est de même des stries d'accroissement qui — d'ordinaire à peine appa- rentes — peuvent devenir sublamelleuses dans une mutation qu'on trou- vera ci-après. Comme il existe des passages très graduels entre ces formes extrêmes et qu'ils ne paraissent être en rapport ni avec les niveaux, ni avec les localités, nous n'avons pas crû devoir distinguer des variétés — et à plus forte raison des espèces — dis'.inctes de celles déjà nommées. F. clypeata a été créé par Grateloup pour des spécimens de lOligocène de Gaas à forme aplatie, peu comprimée latéralement; on a vu ci-dessus que la coquille qu'il a nommée F. depressa (= F. aquensis d'Orb.) est déprimée, mais non comprimée ; elle appartient à un autre groupe dans le Burdigalien ; mais nous avons sous les yeux des spécimens de Gaas (Les- barritz, coll. Neuville) appartenant à la véritable forme clypeata et à la variété clypeatula que Benoist avait étiquetée dans diverses collections pour distinguer les spécimens fortement rayonnes ; les deux formes exis- tent aussi dans l'Aquitanien et le Buidigalien; plus tard, dans son Atlas, Grateloup dgura une variété (B.) radians (fîg. 25-26) dont le dessin est à peu près identique à celui du type de F. depressa (fig. 2H-24), de sorte qu'on ne peut pas attribuer plutôt un nom que l'autre aux formes à côtes saillantes. En tous cas, les quatre figures représentent bien des Fissicrel- Iklea à foramen ovale. Puisque nous réunissons F. clypeata et F. radians — 210 - el que le nom depressa s'applique à tout autre chose, la variété costulée peut reprendre le nom clypeatula Benoist. Enfin, il reste à expliquer pour quels motifs nous réunissons à F. cly- pcata la coquille que Graleloup confondait avec F. depressa L^ et que d'Orbigny a séparée instinctivement sous le nom aqiwnsis : nous avons eu, grâce à l'obligeance de M. Fallot, communication du type de Grate- loup et nous avons pu nous assurer que ce n'est pas un Fissurelia, mais bien un Fissurellidea qui ne diffère de F . clypeata que par ses flancs com- primés {compressa, non depressa .') ; la figure représentant cette coquille est inexacte, puisqu'elle simule des côtes de FissttreUa, tandis que l'échantillon ne porte que des lignes peu apparentes et plus écartées. D'ailleurs, le texte primitif indique subradiata, striis transversis exiguis, confertis, margine interno, revoluto Nous n'avons pas trouvé F. clypeata dans les dépôts helvétiens du Sud- Ouest, ce qui peut s'expliquer soit par la faible abondance de cette espèce, soit par le peu de développement relatif de ces dépôts dans l'Aquitaine ; mais l'espèce existe dans l'Helvétien de la Touraine (coll. Peyrot); dans le Bassin de Vienne et en Italie ; on trouve la mutation tapina à accroisse- ments lamelleux, que nous signalons ci-après dans le Tortonien de Saubri- gues, niveau où elle parait s'éteindre tant en France qu'en Italie. Loc. — Cestas, coll. Djgrange-Touzin (PI. II, fig. 67-69), forme typique aplatie et presque lisse ; Lariey, même coll. (PI. II, fig. 70-71), forme costuléj, var. clypeatula; Lôognan (le Thil), même coll. (PI. Il, fig. 72-73), forme haute, comprimée latéralement; Saint-Médard-en-Jalle (la Fontaine), Mérignac (Baour, Pontic), La Brède (Moras, la Salle), Saucats (P' Pourquey, Peloua), Martillao (Breyra), Cabanac (Pouquet), Villandraut (Gamachot), Canijan (Haut-Bouscat), Saint-Avit (Basta), Saint-Morillon (le Planta\ Lucbardez, Léognan (Tliibaudcau), toutes les coll., un petit nombre d'individus dans cha [ue gisement. — Aqnita- iiien et Burdigalien. 43. Fissurellidea (Pupilia) clypeata [Grateloup] ; mut. tapina de Gregorio. PI. II, fig. 74-75. 1866. Fissurelia clypeata Hoornes. Tert. Beck. Wien, l. I, p. 64i, pi L, fig. 26. IS84. Fissurelia tapina do Greg. Studi conch. Médit, viv. e foss., p. 224. 1897. Fissurellidea clgpeata var. tapina Sacco. Loc. cit., p. 12, fd. I, fig. 49-50. Loc. — Cette mutation se distingue — du moins d'après nos spéci- mens, car les figures de la Monographie de M. Sacco sont presque — 211 — méconnaissables à cause de l'ombre — par sa forme dé Scutum, très com- primée sur les flancs, 1res dénivelée aux extrémités; par son ornementa- tion exclusivement composée d'accroissements finement lamelleux et peu réguliers, avec quelques ondulations rayonnantes et peu marquées, irré- gulièrement distribuées ; par son foramen étroit, à bords presque parallèles, à extrémités symétriques. Elle a l'air d'avoir été comprimée latéralement entre le pouce et l'index, comme si le test était malléable. Aucune des variétés de l'espèce si polymorphe de (iraleloup ne présentant des caractères aussi marqués, iln'y a pas de motif pour réunir à la forme — déjà ancienne — de cet auteur, une mutation qui parait caractériser le Tortonien. Quant aux spécimens cités dans le Pliocène de Castel Arquato, par Cocconi, rien ne prouve qu'ils se rapportent au véri- table clypeata : M. Sacco s'est borné à signaler cette citation et la seule figure qu'il ait donnée est celle d'un échantillon de Sciolze (Helvétien), qui ressemble en effet beaucoup à nos spécimens burdigaliens. C'est déjà une grande longévité pour F. clypeata que d'avoir franchi la distance verticale entre l'Oligocène et l'Helvétien inclus; aussi, pensons-nous qu'il serait excessif d'y réunir la mutation lapina. Loc. — Saubrigues, unicjue (PI. Il, fîg. 74-75), coll. Neuville. — Tor- tonien. EMARGINUL.V Lamk., 1801. S. stricto. — Coquille capuliforme ou en corne d'abon- dance plus ou moins élevée, incurvée en arrière, ornée d'un treillis de cMes rayonnantes et de plis d'accroissement dont l'intersection forme souvent d'élégantes aspérités; sommet incliné, excentré du côté postérieur; bord antérieur entaillé par une étroite fissure médiane, qui s'oblitère successivement à mesure que la coquille croît, en laissant comme trace un canal guilloché en travers et encadré de deux fines arêtes, auquel correspond une callosité décurrente à l'intérieur ; face interne lisse, sans septum ; impression musculaire en fer à cheval, ouverte en avant, à contour externe simple et arqué, à contour interne en forme de harpon (G. -T. : Patella fissura Lin.; Viv.). Ce Genre est très ancien, car il existe au moins depuis le Lias ; mais il n'est pas certain que ses représentants secondaires appartiennent à la forme typique ou à l'une des Sections ci-après énumérées; en tous cas, les espèces de l'Eocène, de l'Oligocène (£. Sclilotheimi Bronn) et du Néo- gène sont bien de véritables Emarginules. — 212 — Section Nesta H. Adams, 1870. — Coquille oblongue, sommet incurvé, terminal, postérieur; fissure bien marquée (G. -T. : E. candida H. Adams; Viv.). Cette Section ne parait pas avoir été signalée à l'état fossile; Entomelta s'en rapproche beaucoup par sa forme; mais, comme on le verra ci- dessous, elle s'en distingue par son rebord postérieur. S. -G. Loxotoma Fischer, 1885. — Entaille non placée au milieu du bord antérieur, mais à droite; sommet presque central, de sorte que la forme est presque régulièrement conique comme un bouclier (G. -T. : E. neocomie7isis d'Orb.; Néoc). Nous n'aurions pas mentionné ce Genre crétacique si M. Sacco n'en avait publié des contrempreintes provenant de l'Éocène supérieur de Gassino, en Ligurie {Lox. eocœnica). S. -G. Semperia Crosse, 1867. — Coquille, avant l'âge adulte, semblable aux Emarginules, mais différant plus tard par la fermeture partielle de la fissure qui est alors convertie en un foramen plus ou moins allongé; une rigole interne correspond à la partie nouvellement oblitérée et s'étend depuis le foramen jusqu'au bord antérieur qui ne comporte aucune trace d'entaille (G. -T. : S. Paivaita Crosse; Viv.). Les Semperia établissent le passage des Emarginules à Rimula Defr., 1819, qui constitue un Genre bien distinct par l'absence de rigole interne, et qui n'est pas représenté, jusqu'à présent du moins, en Aquitaine. Comme l'a fort bien exprimé Fischer, dans son Manuel (p. 860), Semperia esl à Hmarginula ce que Schismope est à Scissurella, tandis que Rimula est perforé comme l'est, à tout âge, Fissurella. Nous n'avons pas non plus recueilli, dans les terrains du Sud-Ouest, Ziclora A. Adams, forme remarquable par son septum de Crepidula à l'extrémité postérieure, et dont Bellardi a décrit une espèce de la Ligurie. C'est un Genre bien à part dont l'ornementation et la fissure rappellent beaucoup celles de la Section Entomella Cossm., 1888, proposée pour Emarg. clypeata Lamk., de l'Eocène inférieure l'Eocène supérieur, mais qui n'a pas de septum proprement dit : le rebord interné s'épaissit seule- ment un peu vers le sommet, à l'instar d'une rognure d'ongle. Quoique l'aspect de ces deux derniers Groupes les rapproche un peu des Capulidse, — 213 — leur impression musculaire est bien celle des Scutibranchiata ; par consé- quent, c'est bien ici qu'il faut les classer. 44. Emarginula subclathrata d'Orbigny. PI. II, %. 76-79. 1837. Emarginula clat/irata Giat. Tabl. coq. Dax (B. S. L. B., II), p. 72 {non Desh.). 1837. — — Grat. Cat. foss. Adour, p. 27, pi. I, fig. 11- 14 {non Desh.). 1840. — — Grat. Atlas Conch., pi. I, fig. 11-14 (non Desh. 1852. — subclathrata d'Orb. Prodr., t. III, p. 18, 26= et., n" 269. 1856 ? — clathratseformis Hôrn. Tert. Beck. Wien, t. I, p. 645, pi. 50 fig. 25. 1873. — — Ben. Cat. Sauçais, p. 87, no 237 (pars). Test assez solide. Taille petite; forme conique, peu élevée; base elliptique , mais peu allongée ; sommet fortement recourbé en arrière et bien enroulé, se projetant environ au quart postérieur du grand axe de la base ; bord antérieur échancré par une étroite fissure qui ne s'étend guère au delà du quart de la longueur, du côté antérieur. Surface extérieure formant une voussure un peu surbaissée et très régulière- ment ellipsoïdale depuis le sommet jusqu'à la fissure, convexe, mais légèrement comprimée sur les côtés latéraux, et enfin un peu excavée sous le sommet. L'ornementation comprend environ vingt-six côtes radiales, étroites, arrondies, assez saillantes, à peu près également larges depuis le sommet jusqu'au bord ; entre ces côtes primaires s'en intercale une autre un peu moins forte, atteignant presque le sommet, et enfin, plus irrégulièrement, apparaissent des côtes tertiaires, fines, qui ne dépassent guère la moitié de la hauteur de la coquille; la côte médiane antérieure correspondant à la fissure est creuse et remplie par les plis guillochés d'accroissement de la fissure; des cordons transverses de même force que les côtes ternaires, assez serrés, forment entre les côtes un réseau à mailles carrées et, sur les côtes, de très petits nodules — 214 - arrondis; d'ailleurs, la saillie relative des côtes primaires et secondaires, leur écartement ainsi que celui des cordons transverses, varient quelque peu dans cette espèce. Bord légè- rement crénelé; surface interne lisse, fissure, bordée de bourrelets qui se réunissent pour former une côte interne correspondant aux oblitérations successives de la fissure. Impression musculaire en fer à cheval, ouverte en avant. DiM. Longueur : 8,5 mill. ; largeur : 3^5 mill. ; hauteur : 4 mill. R. D. — E. clalhrata, à laquelle notre coquille a d'abord été assimilée par Grateloup, est une espèce lutécienne à côtes plus nombreuses et à nodules plus saillants. Les paléontologistes bordelais contemporains, négligeant le nom donné par d'Orbigny, ont rapporté notre fossileà E. clathratseformis Eichw., très vraisemblablement en se basant sur la figure qui en a été donnée par Hôrnes et qui, en effet, ressemble beau- coup à l'espèce que nous décrivons ; mais, outre qu'il est presque indis- pensable, pour des formes aussi semblables les unes aux autres que beaucoup d'Emarginules, de comparer les spécimens eux-mêmes avant de les identifier, nous ferons remarquer que le nom donné par Eichwald est postérieur d'un an (1853) à celui donné par d'Orbigny ; il faudrait donc, en tout état de cause, préférer subclathrata à clathratœformis, au moins pour la forme de l'Aquitaine. Autant qu'on en peut juger par des figures, E. subclathrata est très voisine de JE. Chemnitzi Micbt., de l'Helvétien des collines dé Turin ; elle diffère de E. cancellata Phil. — à laquelle divers auteurs rattachent E. clathratseformis — par sa hauteur moindre, par la déclivité plus grande déclivité de son côté antérieur, etc. Loc. — La Brède (Lassalle), plésiotype (PI. Il, fig. 76-77), coll. Degrange-Touzin. Mérignac (Baour inf''), Saint-Médard-en-Jalle (Gajac), Lucbardez (Min de Carreau), Cabanac (Pouquet), Villandraut (Gamachot), toutes les coU . — Aquitaiiîen. Saucats ^le Peloua), forme moins haute (fig. 78-79), coll. de Sacy. Saint- Paul-lès-Dax (Maïnot, Mandillot) Léognan (le Thil sup'), rare partout ; dans la plupart des coll. — Burdiffalien. 4Si. Emarginula squamata Graleloup (emend.j. PI. II, fig. 80-82. 1837. Emarginula squammala Grat, Conch. foss. Adour (A. S. L. B., VIII), p. 273. — 215 — 1840. Emarginula squamata Gral. Atlas coTich., pi. I, fig. 15-10. 1872. — clathratœformis Ben. Cat. Saucats, p. 37, no237 (pars). 1889. — squammata Ben. Excuri. Villandraut(P.- V. S. L. B.), p. VIII. Test assez mince. Taille très petite; forme étroite, conique, très surbaissée; base elliptique, allongée; sommet saillant, recourbé en arrière, à nucléus un peu enroulé, se projetant au quart postérieur du grand axe de l'ellipse dorsale ; bord antérieur échancré par une étroite fissure s'avançant jusqu'au tiers environ de la longueur, du côté antérieur. Surface externe convexe et régulièrement déclive en avant depuis le sommet jusqu'au bord antérieur, un peu déprimée en arrière sous le nucléus; ornementation composée d'environ vingt- quatre côtes radiales, divergentes, étroites, arrondies, sail- lantes, conservant à peu près la même épaisseur sur toute leur longueur, assez écartées, entre lesquelles — mais sans régularité — il existe une autre costule un peu moins élevée; la côte antérieure médiane est creusée d'une gorge coupée par des lamelles guillochées et saillantes, représentant les accrois- sements de la fissure;, cordons transverses étroits, assez distants, formant, entre les côtes, un réseau régulier, et, sur les côtes, des nodosités saillantes, mais non des squames. Bord mince, crénelé, ou plutôt lacinié très profondément, avec des crénelures trifides ; surface interne lisse ; fissure bordée latéra- lement par deux faibles bourrelets qui se rejoignent sur une côte interne saillante, aboutissant au sommet et correspondant aux oblitérations successives de la fissure ; impression muscu- laire en fer à cheval, ouverte en avant. DiM. Longueur : 6,5 mill. ; largeur : 4 mill. ; hauteur : 2 mill. R. D. — Nous ne pensons pas qu'E. squamata représente l'état népio- nique de E. subclathrata : elle est plus étroite, sa voussure est beaucoup moins considérable, même à taille égale, et son ornementation est diffé- rente ; les côtes et les rayons transverses plus écartés forment un réseau assez lâche, tandis que, vers le sommet d'E. subclathrata, les cordons transverscs se touchent presque et que les nodules des côtes, d'ailleurs peu marqués, sont au contact immédiat les uns des autres. On pourrait — 216 — rapprocher E. squamafa à'E. 'elongata, bien qu'elle soit plus petite, encore plus surbaissée et que son ornementation soit plus serrée. Enfin, elle présente quelque analogie avec jE salinensis — autre espèce du groupe d'E. elongata — que l'on trouvera décrite plus loin ; mais, outre que ces deux espèces ne se rencontrent pas au même niveau, JE. salinensis se dis- tingue aisément par sa Forme moins surbaissée, par ses côtes primaires beaucoup plus fortes et par ses cordons transverses plus serrés. Loc. — Saucats (Peloua), plésiotype (PI. II, fig. 80-82), coll. Peyrot. Saint-Paul-lès-Dax (Mandillot), Canéjan (Haut-Bouscat), co.ll. Degrange- Touzin. — Bnrtlîgalieii. Da.x. (Maïnot), coll. Cossmann. Mérignac (Baour inf') Villandraut (Gamachol), coll. Degrange-Touzin, Duvergier, Peyrot; rare partout. — Aqaitaiiîen. 46. Emarginula salinensis Degrange-Touzin. PL II, fig. 83-88. 1895. Emarginula salinensis Degr.-Touz. Orthez, p. 405, pi. IX, fig. 12. Test assez solide. Taille petite; forme conique, médiocre- ment élevée; base presque régulièrement elliptique; sommet recourbé en arrière, à nucléus faiblement enroulé, se projetant environ au quart postérieur du grand axe de la base ; bord antérieur échancré par une fissure étroite dont la l&ngueur est à peu près égale au tiers du côté antérieur. Surface exté- rieure convexe et assez bombée en avant, légèrement com- primée sur les côtés latéraux et un peu excavée sous le nucléus. La sculpture consiste en une trentaine de côtes radiales, divergentes, assez saillantes, arrondies, s'élargissant fort peu vers la base ; quelques-unes, irrégulièrement distri- buées entre celles-ci, sont plus étroites et moins saillantes ; la côte antérieure médiane, correspondant à la fissure, est plus marquée, elle est creuse et coupée, depuis la fissure jusque très près du sommet, par des lamelles guillochées, représentant les accroissements de la fissure; des cordons transverses fins, serrés, très réguliers, produisent — à leur ijiterseclion avec les côtes radiales — de petits nodules arrondis ou même des aspérités, que l'on ne distingue que sur les exemplaires très bien conservés, non usés par la fossilisation. Bord épaissi, — 217 — légèrement crénelé ou plutôt festonné, avec des cicatricules entre les festons et l'impression musculaire; surface interne lisse ; impression musculaire en fer à cheval, ouverte en avant. DiM. Longueur : 9 mill. ; largeur : 6 mill. ; hauteur : 4 mill. R. D. — Ainsi que l'a indiqué Tournouër qui, le premier, a signalé l'espèce (Paléont. Biarritz), mais sans lui donner de nom spécifique, E. salinensis appartient au groupe d'E. elongata; mais elle est facile à distin- guer de l'espèce vivante (échantillons de Palerme, coll. Feyrotj par ses côtes radiales un peu plus nombreuses et par ses cordons transverses plus fins et plus serrés ; elle est encore plus voisine de E. Sotteri Michti . , de l'Helvétien des collines de Turin, dont M. Sacco a fait une variété d'E. elongata; nous n'osons pas cependant identifier les deux formes d'après la simple inspection de la figuration donnée par cet auteur (I MoU. terz. Piem., parte XXII, pi. II, fig 26-30). On a vu ci-dessus, d'autre part, quels caractères distinguent E. salinensis d'E. squamata. Loc. — Salies-de-Béarn, type (PI. II, fig. 83-85), coll. Degrange- Touzin. Ortliez, même coll. Manciet, plésiotype (fig. 86-88), coll. Duver- gier, coll. Peyrot. Peyrère, coll. Raulin ; très rare partout. — Helvé- tien. 47. Emarginula Souverbiei Degrange-Touzin. PI. Il, fig. 92-94; et PI. III, fig. 1-3. 1895. Emarginula Souverbiei Degr.-T. Ortliez, p. 405, pi. IX, fig. 13. Test assez fragile. Taille petite; forme conique, assez élevée et assez régulière; sommet subcentral, peu saillant et très peu recourbé en arrière; bord antérieur échancré par une fissure étroite, dont la longueur est variable, mais qui ne dépasse jamais le tiers du côté antérieur. Surface extérieure assez régulièrement convexe, à part la région postérieure qui est très légèrement excavée sous le nucléus ; elle est couverte de côtes divergentes, arrondies, étroites, ne s'élargissant que très peu vers la base; on en compte vingt à vingt-deux, entre lesquelles une autre à peine plus faible est régulièremen|^ intercalée ; des cordons transverses à peu près égaux — en - 218 — épaisseur et en saillie — aux côtes secondaires coupent les côtes radiales en y formant un réseau à mailles carrées, très régulier, avec de petits nodules arrondis, visibles seulement sur les exemplaires bien conservés ; côte antérieure médiane correspondant à la fissure, un peu plus marquée que les autres, rainurée et garnie de lamelles guillochées qui corres- pondent aux arrêts d'accroissement de la fissure. Bord finement denticulé; surface interne lisse, avec une côte limitant chaque côté de la fissure; impression musculaire en fer à cheval, ouverte en avant. DiM. Longueur : 10 mill. ; largeur : 7 mill. ; hauteur : 6 mill. R. D. — On sépare facilement cette espèce d'jE. salinensis que l'on trouve au même niveau, à cause de sa hauteur plus grande, de sa base moins allongée, de sa sculpture plus grossière, de son sommet presque central et peu recourbé ; elle appartient au groupe à' E. fissura, mais elle se distingue de l'espèce vivante et de ses variétés pliocéniqnes par sa iiauleur moindre et par son sommet plus central. D'autre part, on ne peut la confondre avec E. suhclathrata qui est moins élevée et ornée d'un plus grand nombre de côtes, dont la fissure est plus courte, dont le sommet est plus excentré et plus recourbé. Loc. — Salies-de-Béarn (PI. III, fig. 1-3), coll. Degrange-Touzin. Ortliez (le Paren, Housse), Sallespisse (Carrey), coll. Degrange-Touzîn, coll. Cossmann, coll. Bial. Manciet, plésiotype (PI. II, fig. 92-94), coll. Duvergier. Peyrère, coll. Piaulin. Rare partout. — Helvétîen. SUBEMARGINULA Blainv., 1825 (1). (= Hemiloma Swainson, 1840; =: Montfortia Recluz, 1843; = Siphonella Issel, 1809). S. stricto. — Coquille patelliforme, généralement dépri- mée, parfois subconique, mais peu incurvée; sommet un peu pointu, incliné du côté postérieur ; surface ornée de grosses (1) Certains auteurs — et tout récemment encore M. Iredale — contestent la vali- dité de ce nom générique et proposent d'y substituer Hemitoma, sous prétexte que Blainville a écrit « Les Subémarginules » et n'a pas latinisé ce mot français : c'est une cliicane, car on sait que tous les auteurs français du premier quart du XIX""' siècle traduisaient toujours en français tous leurs mots lalins. Avec cette méthode, on pourrait démolir presque toutes leurs créations génériques et même spécifiques ! — 219 — côtes rayonnantes ; pas de fissure au bord antérieur qui présente, au contraire, une saillie en bec à laquelle aboutit une rigole interne, partant du sommet et dirigée vers le milieu du bord antérieur; impression musculaire en fer à cheval, dont les branches, terminées en harpon, sont reliées en avant par une ligne sinueuse, de sorte que l'ensemble du contour interne forme une sorte d'écusson avec deux saillies en panache (G. -T. : Emarg. emarginata Blainv. ; Viv.). Il y a plusieurs Subémarginules dans rÉocône, nous eu décrivons ci- après une de l'Aquitanien, et M Sacco en a signalé dans l'Helvétien du Piémont. Section Plagiorhytis Fischer, 1885. — Rigole oblique et dirigée un peu à droite (G. -T. ; 5. stellata A. Adams; Viv.). C'est l'analogue de Loxotoma, vis-à-vis d'Emarginula ; non connue à l'état fossile. Le S. -G. Deslongchianipsa Mac-Coy, 18S0, de l'Oolithe bathonienne, peut être rapprochée de Subemarginula, mais on n'a pu en étudier les caractères internes; il est d'ailleurs confiné à la base des terrains jurassiques. 48. Subemarginula ? Neuvillei nov. sp. PI. II, fig. 89-91. Test assez solide. Taille petite; forme conique, peu élevée; sommet subcentral, un peu saillant, légèrement recourbé en arrière ; base ovalaire ; surface externe convexe en avant, légèrement déprimée en arrière sous le sommet, ornée de sept côtes radiales, assez fortes, subnoduleuses, écartées; entre les deux côtes antérieures, qui sont très distantes du groupe des cinq côtes postérieures, se trouve la côte correspondant à la place occupée par la fissure dans le Genre Emarginula ; elle est assez saillante et ornée de plis saillants, irréguliers ; entre les côtes primaires, on distingue des costules secondaires assez fortes, serrées les unes contre les autres; des cordons transverses, surtout visibles vers les bords de la — 220 — coquille, forment des nodules arrondis et rapprochés, particu- lièrement sur les côtes secondaires. Bord à peine crénelé ; surface interne lisse et luisante, portant en creux la trace des côtes primaires externes; impression musculaire assez étroite et en fer à cheval. DiM. Longueur : 6,5 mill. ; largeur : 5,5 mil!.; hauteur : 3 mill. R. D. — L'état de conservation de la coquille, dans sa région anté- rieure, ne nous permet pas d'aflîrmer qu'elle appartient bien au Genre Subemarginula ; elle diffère de toutes les Emarginula ci-dessus décrites pur son aspect patelliforme et par la disposition de ses côtes primaires; elle présente une grande analogie avec Subemarginula ? prosculptilis Sacco (/. c, p. 17, pi. II, fig. 36), de l'Helvétien des collines de Turin; mais sa taille est plus faible, son bord n'est pas fortement crénelé; la mutilation du bord antérieur de notre coquille nous empêche de pousser plus loin la comparaison. Dans le Bassin de Paris, S.fenestrata Desli., du Lutétien, a une forme plus étroite et plus haute, des côtes plus fines et plus nombreuses, Loc, — Dax (Maïnot), fragment (PI. Il, fig. 89-91), coll. Neuville. — Afiiiitanieii. SCUTUM Monlf., 1810, em. (Sculus). {== Parmophorus Blainv., 1817). S. stricto. — (( Coquille interne, oblongue, allongée, patelliforme, déprimée, à sommet à peine saillant, excen- trique, postérieur, mais non terminal; limbe entier; bord antérieur subtronqué et subsinueux; bord postérieur convexe ; impression musculaire presque marginale, étroite, inter- rompue en avant, mais dont les extrémités antérieures non dilatées, sont infléchies en dedans et se rejoignent presque » (G. -T. : Palella ambujua Chemn. sec. Herrmannsen, P. australù Lk. .sec. Fischer; Viv.). Le véritable G. Scutimi, caractérisé surtout par sa sinuosité antérieure, n'a commencé à apparaître que dans le Burdigalien; les espèces éocéni- ques appartiennent à la Section suivante. Section Proscutum Fischer, 1885. — Coquille mince, 221 étroite, allongée; bord antérieur convexe et symétrique par rapport au bord postérieur ; surface lisse ou vaguement rayonnée; impression musculaire formée de deux branches se rejoignant presque en avant, avec deux petites postulérances anguleuses vis-à-vis de la cavité du sommet, c'est à dire du côté postérieur (G. -T. : Parmophoriis comprefisus Desh.; Eoc). La forme des coquilles do cette Section varie essentiellement depuis le galbe ovoïde jusqu'à celle d "un véritable chéneau de gouttière, et, dans ce cas, les bords latéraux se compriment vers la surface interne, de sorte que la coquille ressemble — sauf la taille — à ces boites oblongues dans lesquelles on livre les bâtons de cire à cacheter ; la surface externe présente aussi quelquefois l'aspect un peu pyramidal, à quatre pans très inégaux, rayonnant du sommet vers les bords [E. pyramidale Cossm.). Cette Section ne semble pas avoir dépassé les limites supérieures de l'Eocène. Nous ne mentionnons que pour mémoire la Section Tugalia Gray, dont la surface est ornée de stries rayonnantes, mais dont tous les autres caractères sont ceux de Scntum s. str. 49. Scutum Bellardii [Michelotti]. PL III, fig. 4-6. 1840. Parmophonis elongatus Bell, e Micliti. Sagg. Orit.p. lô {non Lk.). 1847. — DeUanUi Miclit. Doser, mioc. p. 139, pi. V, fig. 5. 1847. - — E. Sism. Syn. méth., p. 26. 1852. llclcion Bellardii d'Ûrb. Prodr., t. III, p. 93, 26= et., n» 1738. 1855. Parmophonis Bellardii Pictet. Traité pal. III, p. 281, pi. LXVIII, fig. 12. 1856. Scutum Bellardii Hôrn. Tert. Beck. "Wien, t. I, p. 647, pi. fig. 23. 1884-85, Parmophonis hurdigalinus du Boucher. Atlas Grat., p. 168. 1897. Scutum Bellardii Sacco. I Moll. terz. Piem., part. XXII, p. 17, pi. II, fig. 39-41. ? Parmophonis hurdigalinus Desm. nom. nud. {in sch. Benoist). Test assez épais. Taille assez grande ; forme « en bouclier », très aplatie, à contour presque rectangulaire, rectiligne sur les côtés latéraux, arrondi en arc de cercle en arrière, tronqué et subsinueux en avant; sommet comprimé latéralement, à peine saillant, pointu, dirigé vers l'arrière et placé au tiers postérieur de la coquille. Surface externe déprimée en arrière Tome LXIX. IS — 222 — du sommet, un peu latéralement comprimée en avant, de manière à former une faible voussure s'élargissant du sommet jusqu'à la sinuosité antérieure; à part le nucléus qui est lisse, la surface entière de la coquille est recouverte de stries lamel- leuses d'accroissement, assez saillantes, serrées, exactement parallèles au contour et, par conséquent, un peu sinueuses en avant. Surface interne lisse, marquée cependant de quel- ques stries postérieures correspondant aux lamelles externes d'accroissement ; empreinte musculaire en fer à cheval, presque marginale, ouverte en avant, mais dont les extrémités antérieures, non dilatées, se rejoignent presque; de chacune de ces extrémités part une ligne à peine saillante ; ces deux lignes se rejoignent sur une dépression punctiforme corres- pondant à la base du nucléus. DiM. Longueur : 28 mill. ; largeur : 16 mill. ; hauteur : 3 mill. R. D. — D'après M. Sacco, S. Bellardii est très voisin de S. unguis L., espèce vivante de la Nouvelle-Zélande, au point qu'on pourrait l'y réunir à titre de variété, ou plutôt le considérer comme une forme atavique plus ou moins directe ; toutefois, S. Bellardii est plus petit que l'espèce vivante, un peu plus rétréci en avant, son nucléus est un peu plus éloigné du bord. Jusqu'ici, S. Bellardii est le seul représentant du G. Scutum dans nos terrains miocéniques : on ne l'a trouvé que dans un petit nombre de gise- ments et très rarement. Toutes les espèces de Scutum de l'Eocône parisien appartiennent à la Section Proscutum, caractérisée par la minceur du test, par leur forme étroite, allongée, par leur bord antérieur convexe, par l'aspect différent de leur impression musculaire. Loc. — Mérignac (Baour infr), plésiotype (PI. III, fig. 4-6), coll. Benoist; coll. Degrange-Touzin, Duvergier, Peyrot, de Sacy. Très rare. Saint- Paul-lès-Uax, fide du Boucher. — Aqnitanieii. HALIOTID^ Fleming, 1828. «Coquille auriforme, spirale, intérieurement nacrée; der- nier tour montrant — au côté gauche — une série de perfo- rations arrondies ou ovalaires, nombreuses, successivement oblitérées, mais dont les dernières restent toujours ouvertes; — 223 — pas de columelle proprement dite; pas d'opercule. » Fischer (Man. Gonch.). Nous ne connaissons que le G. Haliotis dans notre Miocène; toutefois, du Boucher (Atlas Grat. révisé et complété, p. 182j cite à Saint-Paul : Stomatella Sancti Paulensis Benoist; il est possible qu'il y ait une confusion générique et que ce soit encore Haliotis Benoisti. HALIOTIS Linné, 1735. (= Auris Klein, 1753). Coquille ovale, oblongue; spire très courte, à sommet excentré et à tours très peu nombreux; ornementation com- posée de stries spirales et de côtes rayonnantes, lamelleuses ou tuberculeuses ; ouverture aussi grande que le dernier tour, à bords continus; labre arqué, s'attachant dans le prolon- gement de la courbe de l'avant-dernier tour; impression musculaire subcentrale, ovale, parfois rugueuse (G. -T. : H. tubcrculata Linné; Viv.). Section Tinotis H. et A. Adams, 1854 {em. pro Teinotis). — Coquille étroite, à sommet débordant le dernier tour; forme oblongue, à bords presque parallèles; ornementation composée de costules radiales et tubulées (G. -T. : H. asinina L. ; Viv.). Sous-Genre Padollus Montfort, 1810. — Coquille presque arrondie, à sommet peu excentré; une forte côte spirale et saillante, au-dessous de la ligne de perforations, à laquelle correspond une rainure interne (G. -T. : H. tiicostalis Chemn. ; Viv.). Section Siilculus H. et A. Adams, 1834. — Perforations reliées entre elles ; les autres caractères — sauf la position excentrée du sommet — ■ sont identiques à ceux de Padollus (G. -T. : H. incisa Reeve ; Viv.). Seul, le Groupe A'Haliotis s. stricto est représenté à l'état fossile, à partir du IVIiocène, et en particulier dans l'Aiiuitaine. 224 oO. Haliotis Benoisti Cossmann. PI. III, fig. 7-9; et PI. X, fig. 36. 1873. Haliotis sp. Benoist. Cat. Saucats, p. 135, n» 412. 1884-85. — Michaudi du Boucher. Atlas Grat. révisé, p. 182. 1895. — Benoisti Cossm. Fal. Bord., p. 22, pi. V, fig. 14-15. 1897. — Mic/iat(dj Raulin. Statistique Landes, p. 305. 1903. — ISemillii Bial de Bell. P.-V. S. L. B., t. LVIII, p. cxcvi. Taille petite; forme déprimée, auriculaire, très étendue en longueur; nucléus embryonnaire lisse, en goutte de suif; trois tours croissant rapidement, le dernier embrassant toute la coquille, orné en avant d'une rangée de tubercules dont les perforations sont obturées, et, en-dessous, de sept autres funi- cules spiraux plus obtus; entre la rangée de perforations et la carène périphérique qui est lisse, il y a un mince cordonnet lisse; l'ensemble est finement déçusse par des lignes d'accrois- sement obliques, incurvées à travers les funicules inférieurs. Base un peu convexe, ornée de quatre cordons spiraux entre la périphérie externe et le bord interne de l'ouverture qui est largement marginée et échancrée en spirale, laissant aperce- voir l'enroulement interne de la spire autour d'un axe idéal; labre mince, en arc de cercle en avant, rectiligne et tangent à la spire en arrière ; bord columellaire, formé d'un étroit bourrelet aplati et calleux, non étalé; pas d'ombilic; une gouttière superficielle dans l'angle inférieur du labre. DiM. Épaisseur : 10 mill. ; grand diamètre : 2S,5 mill; petit diamètre : 17 mill. R. D. — La diagnose originale et insuffisante de cette espèce — tou- jours usée et à l'état de fragments — a été complétée d'après un individu en assez bon état et de taille relativement grande, sur lequel M. Bial de Bellerade avait établi son H. Neuvillii. Néanmoins, les caractères distinc- tifs, précédemment indiqués, restent les mêmes : plus arrondie et moins striée que H. tuberculata, de l'Astien, qui a d'ailleurs des perforations oblongues, on ne peut la confondre avec H. monilifera (1), de Tortone, dont (1) Il est probable que c'est à cette espèce piémonlaise qu'on devra rapporlei- une forme qui existe dans l'Helvétien de Salies-de-Béarn et dont nous ne connaissons elle se rapprocherait par sa forme, parce qu'elle ne porte pas de granula- tions entre la rangée de tubercules perforés et la carène périphérique ; enfin, si on la compare à H. Volhynica, on remarque que sa spire occupe une plus grande partie du grand diamètre longitudinal et que son labre est plus rectiligne. Postérieurement à la publication du Catalogue de Sauçais, notre Raliotis avait reçu de Benoist le nom H. Michaudi. Ce nom, resté manuscrit, n'était pas connu de celui de nous qui a décrit l'espèce et l'a dédiée à notre regretté confrère. Il y a donc lieu de conserver le nom Benoisti, car dans l'ouvrage de du Boucher cité, le nom donné par du Boucher est simple- ment cité : il n'est accompagné ni de description, ni de dessin. Loc. — Léognan (le Thil), néotype (PI. III, fig. 7-9), coll. Bial de Bellerade. Mérignac, premiers cotypes en mauvais état, coll. Cossmann; Pessac (Lorient), coll. de Sacy ; Saucats (Lariey), d'après Benoist. Mar- tillac (Breyra), spécimen de grande taille (PI. X, fig. 36), coll. Degrange- Touzin. Saint-Paul (Cabannes), fide Raulin et du Boucher. — Aqnita- iiieii. PLEUROTOMARIID-Œ d'Orbigny, 1842. Sous-Famille Scissurellinse Fischer, 1885. Coquille 1res petite, à test translucide, montrant seulement quelques traces de nacre. Opercule corné, multispiré, à nucléus central, bien différent de celui de Pleurotomaria. SCISSURELLA d'Orbigoy, 1823. (= Analomus U. et A. Adams, 1834; non Monlforl, 1810). S. stricto. — Coquille auriforme, ombiliquée; tours peu nombreux; labre entaillé par une courte fissure qui fait suite à une bande de sinus, produite par l'oblitération successive de la fissure; ouverture oblique, subauriforme (G. -T. : 5. crispata Fie m. ; Viv.). qu'un fragment (coll. Degrang-e-Touzin) trop peu caractérisé pour être décrit et figuré : les cinq costules principales, comprises entre la rangée de perforations et la suture, portent des pustules oblongues, alignées en plis rayonnants, et dans les intervalles de ces cinq costules, il y a des filets lisses. - 226 — L'ancienneté de ce Genre n'est pas douteuse; mais il est peu probable, qu'il soit antérieur au Système tertiaire, les échantillons signalés dans les terrains secondaires n'étant peut-être que des embryons de Pleurotomaria. Section Schismope Jeffreys, 1856. (= W oodwardia Crosse et Fischer, 1861). — Coquille pourvue, à l'état fossile, d'une ouverture entière, plus tard, d'une entaille marginale, et à l'état adulte, d'un trou plus ou moins arrondi, ou lancéolé par suite de l'occlusion de la partie antérieure de l'entaille (G. -T. : S. cingulata Costa; Viv.). Le trimorphisme de l'entaille labrale a souvent motivé la confusion de cette Section avec Scissurella. Certains auteurs ont admis que Scissurella n'est que-le stade intermédiaire de Schismope et que l'entaille doit toujours se fermer à l'état adulte ; il n'y a pas de preuve absolue du contraire ; cependant, il semble bien (|ue certaines espèces ont toujours l'entaille fermée, et que d'autres ont invariablement l'entaille ouverte, quelle que soit la taille qu'atteint le spécimen étudié, quand il est adulte (i). 51. Scissurella {ScJmmope) Terquemi [Deshayes]. PL III, %. 10-14. 1865. Trochotoma Terquemi Desh. Journ. Conch., t. XIII, p. 236. 1875. Scissurella lamellosa Ben. Descr. foss. tert., P.-V. S. L. B., t. XXX, p. Lxvn, pi. I, fig. 1 a. 1884-85. Trochotoma Terquicmi (sic) du Boucher, Atlas Grat.rév., p. 181. Test mince et fragile. Taille microscopique; forme turbinée, un peu plus large que haute; spire déprimée, à nucléus embryonnaire lisse et sans saillie; tours plans, croissant rapidement, le dernier limité en arrière par la bande du sinus qui est encadrée de deu.\ costules spirales et très rapprochées; sur toute cette rampe faiblement étagée auprès des sutures linéaires, on ne distingue guère que des lignes d'accroissement (1) Dans une longue disserlaliou {J. C, 1865, p. 230), Deshayes plaide pour la réunion de Schismope et de Trochotoma. Un peu plus loin, Crosse dit que la ques- tion doit être trancliée par l'exislence ou l'^absence de nacre dans Trochotoma. II sufTil d'avoir jeté un coup d'ceil sur les Trochotoma jurassiques pour se rendre compte qu'il n'y a pas lieu de réunir les deux formes dans un même Genre, 227 obliquement incurvées, et décussées par des stries spirales d'une excessive finesse; dernier tour extrêmement élevé, arrondi en avant, orné de plis obliques, minces et plus ou moins réguliers, dont les interstices sont croisés par des filets spiraux beaucoup inoins proéminents; l'ornementation se pro- longe sans discontinuité jusque sur la base convexe et très largement ombiliquée; la périphérie de l'excavation ombilicale n'est pas circonscrite, mais les filets spiraux sont plus proé- minents, SLibgranuleux, tandis que les lignes d'accroissement s'atténuent; la paroi interne de l'ombilic semble lisse, ou du moins, les ornements y sont à peine visibles. Ouverture rela- tivement grande, auriforme et découverte sur le plafond ; péristome mince, discontinu; labre incliné à 40'^ sur la suture; fente lancéolée, très étroite et allongée, dont les bords se rejoignent en deçà du contour de l'ouvertui'e. DiM. Hauteur : 1 mill. ; diamètre : 1,25 mill. R. D. — Dans le Bassin de Paris, Schismope Deshayesi Mun. Cii, du Bartonien, a des côtes spirales granuleuses et plus saillantes, garnissant la base et jus|u'à l'ombilic qui est plus largement ouvert encore que celui de S. Terqitemi. Quant à ScissureUa lamellosa Benoist, c'est une coquille de Lariey dont la fente à bords parallèles pourrait peut-être s'obturer avec l'âge, de sorte que — en raison de son ornementation très voisine de celle de S. Terquemi — il est probable que c'est une Schismope; en tous cas, il semble, d'après la figure, que la bande est située plus bas chez S. lamellosa, de sorte que le dernier tour a un contour qui tombe moins d'aplomb, moins verticalement sur le plan de la rampe plate, que chez S. Terquemi; en outre, 1 'espèce de Benoist parait plus globuleuse et moins auriforme que la coquille de Deshayes, mais cela peut tenir à l'imperfec- tion dn dessin ou à une erreur de grossissement, et nous considérons S. lamellosa comme synonyme de S. Terquemi. Loc. — Mérignac, plésiotype (PI. III, fig. 10-12), coll. Cossmann. Villandraut (Gamachot), individu avec fente obturée (fig. 13-14), coll. Duvergier. Noaillan (la Saubotte), coll. Bial de Bellerade. — Aqnîta- iiîen. DELPHINULID^ Fischer, 1885. « Coquille turbinée ou discoïdale, généralement nacrée, solide, tuberculeuse, épineuse ou lamelleuse ; ouverture cir- - 228 — ciilaire; péristome continu, à bord simple, variqueux ou étalé; opercule corné, parfois doublé d'une mince couche calcaire, multispiré et à nucléus central. » Élimination faite des formes paléozoïques et secondaires — dont l'attribution à cette Famille est encore douteuse ■ — il reste trois Genres [Delphinula, Calliomphalus, Liotià) dont le premier seul a été rencontré en Aquitaine. DELPHINULA Lamk., 1803. Protoconque déprimée, généralement ornée, à nucléus rétus; dernier tour superposé à la spire qui est peu ou point sail- lante ; il est même parfois détaché; l'ensemble est orné de cordons muriqués; ombilic largement ouvert. Sensu stricto. — Carène épineuse et spirale, coïncidant avec la suture des premiers tours, puis se détachant vers l'avant-dernier tour et persistant presque toujours jusqu'à l'ouverture; ombilic non circonscrit (G. -T. : D. lac'miata Lamk. ; Viv.). Représenté dès le Système jurassique, ce Genre s'est perpétué presque sans modifications jusqu'à l'époque actuelle. Section Pseudoninella Sacco, 1896. — Spire presque dépourvue de carène dentelée, tours arrondis peu après la protoconque, ornés de cordons muriqués; ombilic médiocre- ment large, limité à la périphérie par un cordon distinct (G.- T. : D. miosolarioides Sacco; Helv.). La séparation de cette Section n'a pas été précisée d'une manière très nette par l'auteur qui s'est borné, dans le texte descriptif, à remarquer que l'espèce en question ressemblait un peu à une Ninclla ; or ce Genre a un faux ombilic tout à fait différent. D'ailleurs, le génotype de Pseudoni- nella est une coquille du Piémont mal conservée et figurée d'une façon défectueuse, de sorte que ce n'est que par comparaison avec d'autres formes du même Groupe que nous avons pu faire ressortir quelques diffé- rences, dans la disposition de la protoconque et de l'ombilic, qui permettent, à la rigueur, de reconnaître Pseudoninella. Celte Section est — 229 — représentée dans nos terrains du Sud-Oaest, et il est possible qu'elle ait même apparu dans des terrains tertiaires plus anciens. Note. — Nous ne cataloguons pas ici Delphinula scobina Brongn., cité par Basterot {t. c, p. 27) et par Grateloup (Atlas, pi. 12, fig. 12-14), enfin par Benoist (Cat. Saucats, p. 130, n» 191). En effet, l'existence de cette espèce dans le Miocène inférieur nous parait des plus douteuses : les échantillons de la coll. Grateloup sont oligocéniques, ils proviennent des faluns de Gaas et non de Saint-Paul, et il est probable que c'est de ce niveau que provient le spécimen qui nous a été communiqué par M. Bial et qui porte l'étiquette « environs de Dax » ; la citation de Basterot est évidemment très vague pour Dax, et celle de Bordeaux vise le gisement de Terre-Nègre qui est du Calcaire à Astéries. Quant à Benoist qui dit avoir recueilli l'espèce à Lariey, nous supposons qu'il s'agit des lambeaux de Stampien existant près de Lariey, ou encore des marnes surmontant le Calcaire à Astéries, visibles en bas du ruisseau de Saucats. En résumé donc, il n'est nullement prouvé qu'une forme voisine de D. scobina, du Vicentin, ait vécu dans l'Aquitanien, et à fortiori, dans le Burdigalien. Cette réserve faite, il nous a paru intéressant d'examiner, à cette occa- sion, si les coquilles oligocéniques, recueillies dans le Sud-Ouest, doivent réellement être rapportées à celle de Brongniart; nous nous trouvons, d'ailleurs, en présence d'une série de dénominations sur la valeur desquelles il importe d'apporter quelques éclaircissements {Turbo subsco- binus d'Orb., Prod., t. III, p-. 8, 26'^ et., n" 121. — Delph. biirdigalcnsis Grat., l. c, pi. 14. — D. spinosa Grat. (= subspinosa d'Orb.). — D. apenni- nica Sacco, Piem., part. XXI, p. 51, pi. IV, fig. 62). Tout d'abord, Basterot ne trouvait « après un examen attentif, aucun caractère essentiel pour séparer [la coquille des environs de Dax] cette espèce du Delphinula calcar des environs de Paris»; c'est une erreur complète, attendu que, chez, ce dernier, les épines persistent jusque sur tout le dernier tour, avec des cordons bien distincts sur la base, surtout ses tubulures sont moins saillantes en dehors que celles de la carène qui sont, au contraire, beaucoup plus épineuses et plus allongées. D'ailleurs, Basterot étayait son opinion sur une comparaison faite avec les échantil- lons du Cotentin où — à côté du véritable D. calcar — on rencontre aussi une troisième espèce éooénique {D. rjymna Cossm. et Piss ) également différente de D. Regleyana Dh., du Lutétien. Passons à D. scobina Brongn.; il n'y a pas une identité absolue entre les spécimens typiques de Monte-Grumi (coll. Cossmann) et celui des environs de Dax que nous faisons figurer (PI. III, fig. 27-29), ni entre ce dernier et ceux de Gaas (coll. Cossmann) ou de Sarcignan (coll. de Sacy) qui appartiennent au Stampien : en effet, les spécimens du Vicentin ont la spire plus dégarnie de cordons spiraux, et la base, au contraire, ornée — 230 - de funicules plus finement muriqués, plus nombreux et plus étroits. D'autre part, la race de Gaas — et en général, du Stampien — conserve moins longtemps ses pustules sur la spire, elles se dédoublent plus tôt en cordons muriqués; mais sa base diffère complètement de celle des deux autres formes, parce que ses cordons muriqués ne s'aplatissent pas comme ceux de la coquille de Dax, et ils sont moins nombreux, moins serrés, plus réguliers que sur le type de Brongniart. Du Calcaire à Astéries, nous avons pu comparer un carton de la coll. Deshayes, à l'École des Mines, portant quatre spécimens bien caractérisés de Detph. hurdUjalensis Grat., et nous figurons ici l'un d'eux (PI. III, fig. 17) : sa spire se détache beaucoup plus rapidement, ses épines disparais- sent bientôt, son ombilic est plus étroit, à parois moins barbelées que sur l'échantillon de Dax. Il ne parait pas douteux qu'il s'agit encore là d'une race bien distincte, et que les différences précitées ne sont pas unique- ment dues à l'état gérontique de ces beaux et grands spécimens. Quanta la var. apenninica, proposée par M. Sacco pour les spécimens de l'Aquitanien (ex-Tongrien) de la Ligurie, comme l'auteur n'a pas caractérisé les ditférences qui permettraient de la distinguer du type de Brongniart, et que, d'autre part, les figures mal éclairées, d'après des échantillons en médiocre état de conservation, ne nous laissent pas la possibilité d'indiquer si cette variété diffère de nos races du Sud-Ouest, nous faisons toutes réserves à ce sujet. Il résulte de ces comparaisons que le nom subscobina d'Orb. doit être réservé à la race stampienne de Gaas et de Sarcignan, le nom burdiga- lensis Grat. à celle du Calcaire à Astéries, tandis que la coquille des environs de Dax — qui provient probablement de l'Oligocène tout à fait supérieur — devrait être dénommée D. subspinosa d'Orb. 52. Delphinula helvetica uov. mut. PI. III, fig. 18-20. 1900. Adeorbis cristatus Mayer-Eymar in Ivol. et Peyrot. Fal. Tour., p. 55, pi. II, fig. 35-39 ((10)1 Delph. cristata Baudon). Obs. — Jusqu'à présent, aussi bien en Touraine (coll. Cossmann) que dans l'Helvétien des Basses-Pyrénées, cette espèce n'est connue que par des spécimens des premiers tours, de sorte qu'il n'est pas possible de désigner là taille qu'elle doit atteindre à l'âge adulte, ni de donner la diagnose de l'ornementation de sa spire complète. Nous nous bornons donc à compléter la description originale en indiquant que la protoconque lisse et plane est même un peu rëluse, que les trois premiers tours lisses — 231 — portent seulement une chaînette spirale de petits tubercules assez rappro- chés, au-dessus de la suture canaliculée, et que celle-ci est accompagnée en dessous par une carène épineuse qui ne commence à s'en détacher qu'au troisième tour; les douze épines dont est armée cette carène péri- phérique sont comprimées et tnbulées, très saillantes, disposées comme les dents d'une « roue à rochets » ; entre cette carène et la chaînette ci-dessus mentionnée, on ne distingue que des lignes d'accroissement obliques et excessivement ténues. Du côté de la base, il y a, au-dessus de la carène inférieure, un cordon périphérique beaucoup plus finement tubulé et séparé de cette carène par un espace excavé et lisse ; la base elle- même est lisse et déclive, munie d'un angle plissé à la périphérie de l'ombilic médiocrement large et étage ; ouverture arrondie, à péristomc continu, modifié par la saillie de la carène et du cordon basai. DiM. Hauteur : 2 mil! ; diamètre max. : 4 mill. R. D. — Cette coquille n'est ni un Adeorbis, à cause de son péristome continu et de sa carène dentelée, ni une BasiUssa comme l'a suggéré IVI. de Boury : ses premiers tours sont presque identiques à ceux de toutes les Delphinula s. str., et pour affirmer même que ce n'est pas D. apenni- nica Sacco (de l'Aquitanien de la Ligurie), il faudrait être en possession de la coquille complète. En tous cas, la disposition de la chaînette initiale et celle du cordon basai s'écartent sensiblement de ce que l'on observe chez D. scobina, D. subspinosa ou D. subscobina. Il est tout à fait probable qu'il s'agit bien encore là d'une mutation distincte qu'on pourra mieux caractériser quand on sera parvenu à en recueillir des échantillons moins népioniques. D'autre part, il est impossible d'y appliquer la dénomination qu'elle portait quand on la confondait avec le Genre Adeorbis, attendu qu'il existait bien antérieurement une D. cristata Baudon, de l'Éocène des environs de Paris, qui a d'ailleurs été transportée par l'un de nous dans le Genre Collonia ; mais cela n'empêche pas qu'aux termes des règles de la Nomenclature, il est désormais impossible d'attribuer à une Dauphi- nulo \e nom cristata . Loc. — Sallespisse, unique (PI. III, fig. 18-20), coll. Cossmann. — Ilelvétien. 53. Delphinula {Pseudoninella) Raulini n. sp. PI. III, fig. 21-24. Test assez épais. Taille relativement petite ; forme globu- leuse, turbinée, à peu près aussi large que haute; spire déprimée au sommet, à galbe en calotte sphérique; proto- — 232 — conque très finement puncticulée, à nucléus rétus; cinq tours convexes, séparés par de profondes sutures, ornés de trois — puis de quatre — rangées spirales de tubulures redressées en cornets et assez serrées; ces funicules spiraux sont plus étroits que leurs larges intervalles au fond desquels on distingue — outre des lignes d'accroissement obliques et très ténues — des lamelles aussi espacées que les tubulures qu'elles produisent sur les cordons en s'y redressant. Dernier tour égal aux quatre cinquièmes de la hauteur totale, à profil régulièrement arrondi jusque sur la base qui est médiocrement convexe; il y a — sur le dernier tour et la base — • au total neuf rangées . spirales de tubulures qui se transforment sur la base en crénelures ou ligatures non emboîtées; la dernière rangée à la périphérie de l'ombilic médiocrement ouvert, mais profond, est plus large que les précédentes; sur la paroi presque verti- cale de l'ombilic, s'enroulent enfin deux chaînettes perlées. Ouverture circulaire, à péristome continu et presque détaché de la base, très épaissi à l'intérieur par une seconde couche nacrée, à quelque distance du contour; labre à profil recti- ligne, incliné à 70« sur la suture; columelle excavée, li-sse, en prolongement circulaire avec la couche interne du péris- tome; bord columellaire étroit, non distinct sur le bord de l'ombilic, plus étalé en avant oîi aboutissent les deux chaî- nettes ombilicales. DiM. Hauteur : 7,5 mill. ; diamètre basai : 8 mill. R. D. — Cette jolie coquille ressemble un peu à certaines Collonia ; mais sa protooonque déprimée, même rétuse, son large ombilic, son ouverture subdétacliée et nacrée, en font une Daupliinule bien caracté- risée ; seulement, par sa protoconque et son ombilic bordé, elle se rattache plutôt à la Section Pseudoninella, créée par M. Sacco pour D. miosolarioidcs S., du Piémont. Toutefois, D. Raulini s'écarte de ce génotype par son galbe beaucoup plus globuleux et par son ombilic plus rétréci, ainsi que par son ornementation, autant qu'il est possible d'en juger d'après le spécimen usé et mal éclairé que M. Sacco a fait représenter sur la pi. iV de sa Monographie (Hg. 63). Grateloup a dessiné dans son Atlas (PI. 12, fig. 33) un Solarium delphi- nulum, de Dax, qui est probablement plutôt une Dauphinule, mais qui a — 233 — un ombilic beaucoup plus largement ouvert que celui de D. Raulini, et sans ruban périphérique ; rornementation de cette coquille ambiguë n'est d'ailleurs pas nettement indiquée sur cette figure; mais le type de la coll. Grateloup est un débris informe, peu déterminable, même génériquement, portant quelques granulations sur les bords d'un ombilic large, profond : dans ces conditions — et après comparaison de l'échantillon en question — il nous est impossible de rapporter D. Raulini à l'espèce de Grateloup. D'ailleurs, cet auteur a comparé S. delphinulum à S. miserum Duj., de l'Helvétien de la Touraine, avec lequel il n'a pourtant aucune affinité. Loc. — Peyrère, deux exemplaires; type (PI. 111, fîg. 21-24), coll. de l'École des Mines. — Ilelvétîen. 5i. Delphinuia {Pseudoninella) Raulini n. sp.; var. planibasis nov. var. PI. III, fig. 15-16. R. D. — Cette variété diffère de la forme typique, non seulement par sa base plus plane, subanguleuse à la périphérie qui est nettement limitée par le cordon supérieur et crénelé du dernier tour, mais encore par les détails de son ornementation : le dernier tour ne porte, en effet, que quatre cordons avec de petites tubulures emboîtées, et de petits filets plus fins dans leurs intervalles ; sur la base, il y a trois cordons lisses, aussi larges que leurs intervalles qui sont très finement déçusses par les accroissements rayonnants; au pourtour de l'ombilic un peu plus large, il y a un quatrième ruban périphérique et crénelé, mais les parois de l'entonnoir paraissent lisses, et l'on n'y distingue que deux filets obsolètes, non perlés. Malgré ces différences, et quoique la coquille soit plutôt gibbuloïde que globuleuse comme D. Raulini, nous n'osons encore séparer celle-ci que comme une forte variété ou une race un peu différente, attendu que l'une et l'autre ne sont représentées que par un ou deux spécimens. Iioc. — Peyrère, unique (PI. III, flg. 15-16), coll. Raulin. — Helvë- tîen. 53. Delphinuia {Pseudoninella ?) Falloti n. sp. PI. III, flg. 25-26. Taille médiocre ; forme subdiscoïdale, beaucoup plus large que haute; spire déprimée, en goutte de suif; protoconque ornée et rétuse ; cinq tours anguleux, la partie antérieure tronconique, la rampe inférieure sous l'angle aplatie; sutures — 234 — linéaires, ondulées par les dentelures d'une carène qui ne se détache qu'au dernier tour; l'espace compris entre la suture antérieure et l'angle inférieur de chaque tour est d'abord excavé, puis plan et orné d'un filet spiral, moins crénelé que celui qui coïncide avec l'angle; sur la rampe, il y a deux autres filets finement crénelés; stries d'accroissement obliques et très ténues dans les intervalles; quelques plis plus proémi- nents relient entre elles les crénelures, dans le sens axial. Dernier tour embrassant presque toute la coquille, dépourvu d'angle inférieur et ayant par suite le profil un peu convexe jusqu'à la carène périphérique de la base, en prolongement de la suture ; sa surface est ornée de six rangées de perles ou crénelures un peu écartées et oblongues, reliées comme celles des tours précédents; base peu convexe, munie d'un second cordon périphérique et subcaréné, mais non épineux; l'espace compris entre celui-ci et l'ombilic médiocrement ouvert est garni de deux filets subgranuleux et peu proéminents, puis d'un cordon tuberculeux autour de l'entonnoir ombilical. Ouverture incomplètement circulaire, à péristome très aminci sur la région pariétale; labre oblique; columelle excavée, à bord externe un peu auriculé au point oii aboutit le funicule circo-ombilical. DiM. Hauteur : 3,5 mill. ; diamètre ; 8 mill. R. D. — Il n'y a aucune analogie entre celte Dauphinule adéorbiforme et les deux Pseudoninella que nous venons de décrire. Cependant, malgré sa carène dentelée, ce n'est pas un Delphinulas. str. (Jenoist avait étiqueté cet échantillon : Delph. Perrisi Grat. ; or, d'après l'Atlas de Grateloup, celte coquille provient du Slanipien de Canenx ; le type n'a pas été retrouvé dans sa collection et les figures sont peu nettes : il est donc bien certain que la coquille de Saubrigues en est absolument distincte. Loc. — Saubrigues, unique (PI. III, fig. 25-26), coll. Benoist. — Tor- tonîen. TROCHID-iE dOrb., 1837. Forme variable, conique, turbinée ou hélicoïdale ; spire lisse ou ornée, à protoconque peu développée; ouverture — 235 — tétragon'ale ou arrondie, à péristome presque discontinu sur la région pariétale; labre toujours oblique, rarement sinueux ou à peine arqué; columelle souvent dentée ou tronquée à son extrémité antérieure, parfois implantée directement dans la cavité ombilicale, plus généralement raccordée avec la base qui est quelquefois recouverte d'une épaisse callosité à l'emplacement de l'ombilic. Test toujours nacré sous l'épi- derme ou à l'intérieur. Opercule corné, circulaire, multispiré, à nucléus central. Fischer (1885) a divisé cette Famille en deux Sous-Familles : Tbochi- NiN.E, pas de mâchoires; Gibbulin^, mâchoires évidentes. Ces critériums me paraissent très artificiels et, en tous cas, inapplicables aux fossiles éteints; ils ont conduit l'auteur à grouper ensemble des formes qui n'ont guère d'affinités et dont la phylogénie exclut le rapprochement. Aussi croyons-nous qu'il convient de compléter ces subdivisions, en tenant compte, d'une part de l'attache et de la troncature de la columelle, d'autre part du galbe général de la coquille et de son mode d'accroissement, enfin de son ancienneté paléontologique. Ces bases étant admises, voici l'ariangement que nous préconisons pour les nombreux Genres de Tro- chidse actuellement connus : Trochininse Fischer, 1885. — Coquille trocho'ide par excellence, columelle oblique, lisse ou plissée, tronquée en avant, enracinée en arrière dans un faux-ombilic ; péristome discontinu ; labre très incliné. Genres : Trochus, Clanculus. Monodontinse Cossmann, 1916. — Coquille turbinée ou phasianoide, turriculée ; columelle tronquée ou dentée en avant, s'enracinant sur la région pariétale de la base qui est calleuse et imperforée au contre ; péristome subcontinu; labre médiocrement incliné. Genres : Monodonta, Oxystele, Elen- chiis, Tegula, Euchelus. Rotellinse H. et A. Adanis, 1854. — Coquille héliciforme, à base calleuse, quelquefois munie d'un faux-ombilic; colu- melle souvent tronquée, enracinée dans la callosité pariétale; péristome subcontinu ; labre obliquement arqué, rarement épais. Genres : Umbonium, Chrysostoma, Ethalia, Photinula. — 2.36 - Le Genre Dillwynnella {= Platychihis Cossm., 1888, non Ag'. nec. Gabb., 1874) Dali., 1889, dont le génotype éocénique {P. lahiosus Cossm., Fig. 1) ressemble à un Tinostoina ombiliqué, est nacré et son ouverture versante est munie d'une lèvre calleuse qui se renverse extérieurement bien au-dessus de la limite de l'enton- noir ombilical. On ne peut évidemment ^^^- 1- - Jiill'U'y>"}Ma le rattacher aux Rotellinœ, à cause de lahiosa Gossm. Eoc. _ _ son ombilic ; c'est peut-être un Turbi- nidœ, mais on n'en connaît pas l'opercule. En tous cas, ce groupe ne semble pas avoir vécu en Aquitaine. Gibbulinîe Fischer, 1883. — Coquille turbinée, ombili- quée; columelle oblique, souvent dentée en avant, enracinée entre l'ombilic et la région pariétale; péristome discontinu; labre très incliné sur la suture. Genres : Gibbula, Livona, Neomphalius, Chlorostoma, Norrisella, Phorculua. Margaritinai Cossmann, 1916. — Test mince. Coquille subglobuleuse ou solariiforme, largement ombiliquée ; colu- melle arquée, raccordée en courbe à ses deux extrémités, non calleuse; péristome discontinu; labre arqué, peu incliné sur la suture. Genres : Eumargarita, Solarïella, Basilissa. Conulinîe Cossmann, 1916. — Coquille conique, trochi- forme, à base peu convexe, imperforée ou étroitement perforée ; columelle rectiligne oblique, subdentée en avant, implantée sur la base et non raccordée avec elle; labre aigu, oblique. Genres : Callistoma, Eiitrochus, Euchehts. A part la première, il semble bien que ces Sous-Familles sont presque toutes représentées dans les terrains secondaires. TROCHUS (Rondelet, 1554) Linné, 1758. S. stricto. — Coquille conique, ornée, à base presque plane, imperforée au centre, mais munie d'un faux-ombilic — 237 — qui se réduit à une gouttière spirale, creusée dans le vernis garnissant le faux-ombilic; ouverture rhomboïdale, à péris- tome discontinu, la couche de vernis pariétal consistant en une mince pellicule qui s'enfonce dans l'ouverture au lieu de se joindre au labre ; celui-ci est mince, rectiligne, oblique à 30° sur la suture, il fait un angle arrondi d'environ 40" en se raccordant avec le contour du plafond légèrement échancré en arc; columelle oblique, tordue en spirale à la partie infé- rieure oli elle s'implante dans le faux-ombilic, tronquée en avant où elle est séparée du plafond par un petit sinus corres- pondant à l'aboutissement de la gouttière pseudo-ombilicale (G. -T. : T. niloticus Lin. sec. Lamk. ; Viv.). On rattaolie généralement à Trochtis, comme Sections : Rochia Gray, 1857 (T. acutangulus Chemn.; Viv.), et Cardinalia Gray, 1847 (T. virgatus Gaielin), qui ne sont — pas plus que Trochus s. str. — connues à l'état fossile, du moins en Europe. S. -G. Lamprostoma Swainson, 1840 {= Polydonta Schura., 1817, non Fischer v. Waldh., 1807j. — Ne diffère de Trochus s. str. que par sa columelle munie, au milieu et en avant, d'une série de crénelures correspondant à des sillons spiraux, à l'intérieur du faux-ombilic ; ces crénelures se prolongent sous le plafond de l'ouverture, qui se raccorde avec le labre par une courbe régulièrement arquée (G. -T. : T. maculatus Linné; Viv.). Ce Sous-Genre n'a été signalé à l'état fossile que dans les Indes néer- landaises (Néogène). S. -G. Tectus Montfort, 1810 (= Pyramis Schum. 1817, non Bolten; = Pyramidea Swainson, 1840). — Diffère de Trochus s. str. par l'absence presque complète de faux-ombilic, surtout par sa columelle non tordue dans le voisinage de son enraci- nement, plus nettement tronquée à son extrémité antérieure; la gouttière pseudo-oml)ilicale est aussi plus obsolète, de sorte que le sinus qui sépare le plafond de l'ouverture est peu échancré et que la columelle s'implante moins profondément G. -T. : T. dentatus Forskal; Viv.). Tome LXIX. 19 — 238 — C'est à tort qu'Herrmannsen a indiqué — sur la foi dune erreur de Desliayes — comme génotype de Tectus, T. pagodus qui est un Littorinidé voisin de Risella; par suite, Pyramis et la correction Pyramidea (qui n'était pas nécessaire en tout état de cause, puisque les noms de Bolten ne comptent pas) tombent en synonymie, attendu que le génotype (T. obelis- cits Gm , Viv.) ne diffère pas génériquement de celui de Tectus. Tectus a vécu avant l'Eocène, et il est l'ancêtre évident de Troclius; on le trouve représenté ci-après en Aquitaine. S. -G. Infundibulum Montfort, 1810 (= Carinidea Swain- son, 1840). — Coquille conique, à tours aplatis et conjoints, le dernier anguleux à la périphérie de la base qui est concave, mais non ombiliquée; columelle dépourvue de dents ou por- tant seulement une dent antérieure et obsolète (G.-T : T. concavus Linné; Viv.). Les citations qui onl été faites de ce Sous-Genre à l'état fossile parais- sent erronées; elles s'appliquent plutôt à des Astralium du Groupe Pomaidax qu'on distingue toujours par leur base calleuse et par leur columelle non tronquée en avant, excavée, contribuant à la continuité du péristome circulaire. lîQ. Trochus [Tectus) rugosus Grat. PL m, fig. 30-34. 1832. Trochus rugosus Grat. Tabl, coq. foss. Dax {A. S. L B., t. V), p. 141, no 195 {non Pliil., 1836). 1840. — — Grat. Atlas Concli., pi. 15, fig. 7-8. 1852. - — d'Orb. Prod., t. III, p. 41, 2r3e et., no640. 1873. — monUifer Benoist. Cat. Saucats, p. 131, n» 392 {non Lamk. nec submonUifer d'Orb.). Test épais. Taille grande; forme assez régulièrement coni- que, non élagée; spire élevée, angle apical 50" environ; dix à douze tours presque plans, dont la hauteur n'atteint pas le quart de la largeur moyenne, séparés par des sutures liné- aires et ondulées; ornementation assez grossière, composée de trois rangées spirales de granulations obtuses et confluentes, qui ne se correspondent pas toujours exactement dans le sens axial. Dernier tour à peine égal au quart de la hauteur totale, — 239 — muni d'une quatrième rangée périphérique de pustules, qui limile la base aplalie, imperforée au centre, et ornée de nombreux filets concentriques et lisses, régailièrement alignés jusqu'à la région centrale qui en est dépourvue. Ouverture déprimée, subrhomboïdale, à péristome discontinu ; labre oblique à 45° sur la suture, intérieurement garni de trois ou quatre plis spiraux ; plafond échancré en arc, séparé de la dent columellaire par une courte entaille correspondant à une gouttière spirale et peu profonde qui circonscrit le pilier columellaire; celui-ci se compose d'un fût très court, oblique, implanté à 1^0° sur la base, légèrement excavé par la gouttière, terminé en avant par un tubercule calleux et médiocrement saillant. DiM. Diamètre basai : 34 mill. R. D. — Cette espèce ne peut se confondre, comme Ta fait Benoist, avec T. monilifer Lamk., du Bartonien des environs de Paris, ni avec T. submonilifer, de l'Oligocène de Gaas, qui sont des Calliostoma : c'est plutôt de Tectus margaritaceus Lamk. qu'il faut la rapprocher, quoiqu'elle s'en dislingue par le nombre et par la disposition de ses funicules spiraux qui portent des pustules beaucoup plus grosses et moins serrées que celles de l'espèce d'Auvers. T. mitratus Desh., du Lutétien, a un angle apical beau- coup moins ouvert, et ses funicules sont inégaux, plus serrés; enfin, T. siibcanalicidatus Desh. a les tours excavés en arrière. Nous avons conservé le nom que Grateloup avait donné à son espèce, parce qu'il est antérieur de quatre ans à T. rugosus Phil., qui n'est en léalité que Turbo rugosm Linné, ce qui explique comment la correction n'avait pas été faite dans le Prodrome de d'Orbigny qui n'a, nulle part, tenu compte de la publication faite, dès 1832, par Grateloup. L'espèce est rarissime et défectueuse dans tous les gisements ; l'échan- tillon dessiné par Grateloup était tellement usé que l'ornementation y a été indiquée d'une manière tout à fait fantaisiste; c'est avec des fragments que nous avons pu reconstituer la diagnose ci-dessus. Quant à la coll. Grateloup, elle ne contient qu'un spécimen correspondant à la figure 7 qui est un peu grossie (var ornata) ; il n'y a pas de spécimen correspon- dant à la figure 8 (var. crenulata) : aucun de ces deux noms de variétés, préemployés par Lamarck, n'aurait d'ailleurs pu être maintenu. • Loc. — Pessac (Lorient), dernier tour (l'I. 111, fig. 30-31), coll. do Sacy ; un autre fragment, coll. Degr.-Tou^in. Saucats (hariey), fide Ben. Esliboy (Landes), spécimen très incomplet (fig. 33-33) coll. Neuv. — Aeniîtaiiîeii. — 240 — Léognan (Coquillat), spire sans le dernier tour (fig. 34), coll. Cossmann. Dax (Caslelérabe), coll. Grateloup ; Dax (Cabannes), coll. Neuville. — Burdigalien. 57. Trochus {Tectm) elegantulus nov. sp. PI III, fig. 35-38. 1873. Trochus eleganiissimus Ben. Cat. Sauc, p. 132, n» 399 {non d'Orb.). Taille pelite; forme conique, presque aussi large que haute; spire élevée, à galbe un peu extraconique ; angle apical 45" en moyonne; six ou sept tours un peu excavés, dont la hau- teur égale les deux cinquièmes de la largeur moyenne, séparés par des sutures linéaires et peu visibles, encadrées de deux rangées de perles plus saillantes que les quatre autres cordons spiraux et granuleux (1). Dernier tour égal à la moitié environ de la hauteur totale, muni d'un rebord saillant et perlé à la périphérie de la base qui est plane, imperforée au centre, ornée — à peu de distance de la périphérie — d'un sillon plus profond que les autres ; ceux-ci sont assez serrés, jusqu'au centre où il n'existe pas de zone lisse. Ouverture quadrangu- laire ; columelle droite, lisse, assez épaisse, terminée en avant par un pli spiral, correspondant évidemment au tubercule de la troncature, quand lïndividu atteint la taille adulte. DiM. Hauteur : 7 mill. ; diamètre : 6 mill. R. D. — Benoist avait à tort identifié son fossile burdigalien avec la coquille informe que Grateloup désignait sous le nom T. elegans, corrigé en elegantîsshnus par d'Orbigny. Cette détermination n'est pas exa'cte : outre que le fossile de Grateloup provenait de l'Oligocène de Gaas et de Lesbarritz, la figure de l'Atlas de cet auteur (pi. 13, fig. 15) représente une coquille turbines à base convexe et, si défectueux qne soit le dessin, il est matériellement impossible d'y reconnaître le Tectus que Benoist avait en vue et que nous avons retrouvé dans sa collection avec l'étiquette elegan- iissimus. Nous avons donc donné un nouveau nom au fossile burdigalien et nous laissons de côté la coquille oligocénique dont la figure est d'ailleurs (1) Il y a lieu de remarquer que le plésiotype de la coll. Benoist ne montre que quatre rangées de granules sur les derniers tours, et trois sur les premiers. — 241 — peu reconnaissable, et que nous n'avons pas retrouvée dans la coll. Gruteloup. Bien que les seuls individus connus de T. eleganiulus soient népioniques et peu complets, il nous semble bien que c'est un Tectus plutôt qu'un CaUiostoma, d'abord à cause de son système d'ornementation, ensuite à cause du pli spiral qui forme un bec subcanaliculé à l'extrémité antérieure de la columelle. En tous cas, cette espèce ne peut être confondue ni avec T. rugosus Grat. — qui a une ornementation beaucoup plus grossière, même sur les premiers tours, et dont la base est lisse au centre — ni avec CaUiostoma saucatseme qu'on trouvera ci-après, dont la base est ornée de cordons pustuleux, dont le galbe est bien différent et dont la columelle ne porte pas de pli spiral. T. elegantulus se rapproche étroitement de T. Deshayesi Mayer, de l'Hel- vétien de la Touraine (coll. Peyrot) : l'ornementation est identique sur les premiers tours, un peu plus serrée sur les derniers tours de T. Deshayesi, tout en conservant la même disposition. Néanmoins, nous concluons que les deux mutations appartiennent à des espèces distinctes, parce que la coquille helvétienne a uu angle apical plus aigu et que sa base est ornée de cordons granuleux plus saillants que ceux de T. eler/antulus. Loc. — Saint-Médard (la Fontaine), deux individus incomplets (PI. III, fig. 35-36), coll. Duvergier. Saucats (la Cassagne), type (PI. III, fig. 37-38), coll Benoist. Dax (Cabannes), coll. Neuville. — Biirdigalîeii. CLANCULUS Monlfort, 1810. Coquille munie d'un faux-ombilic au fond duquel s'enracine la columelle dentée à sa parlie antérieure; ouverture grima- çante, à couche interne porcellanée. Opercule corné, circulaire, multispiré, à nucléus central. Clanculus s. str. — Spire conoïde ou conique, ornée de cordons spiraux et granuleux; base peu convexe, ornée comme la spire, munie au centre d'un ombilic étroit, mais profond, perforé dans la callo- sité collumellaire et garni de crénelures sur son pourtour; labre incliné à 35" sur la suture, muni à l'intérieur d'une forte dent postérieure et de plis allongés jus- Fig. 2. — Clanculus ^ , margarilarius Phil. que sur le plafond de 1 ouverture ; colu- viv. melle très oblique, calleuse, tordue en spirale à riuléricur de l'ombilic, munie en son milieu de dénis écartées et, en avant, d'une forte excroissance bifide, au-dessus de laquelle elle est tronquée par un sinus échancré ; le bord columel- laire, dans le prolongement de la couche interne du plafond et séparé de la columelle par une profonde rainure, porte des crénelures circa-ombilicales qui s'allongent en plis spiraux sur la région pariétale oii la couche vernissée est assez mince (G. -T. : Trochus pharaonis L. ; Viv.). Croquis de l'ouverture d'un plésiogénotype, Cl. margaritarius Phil. (Fig. 2). Clauculm se distingue de Monodonta par son faux-ombilic et par sa columelle qui s'y implante avec une torsion bien différente de l'enracine- ment chez l'autre Genre ; l'ouverture est aussi grimai.^ante que celle de certains Auriculacea. Il a son origine bien authentiquement établie dans l'Éocône (C. Ozennci Crosse) et même dans le Thanétien (C. infraeocœnicm Cossm). C. orallinus Gm. — qui est du groupe typique — existe dans le Pleistocène, et même dans le Néogène {fide Dollfus et Dautzenberg, Sacco). Dans le Bordelais, on n'a encore signalé qu'une espèce appartenant à la Section ci après. Section Clanculopsis Monteros, 1879. — Diffère essentiel- lement — comme l'ont remarqué MM. Dollfuss et Dautzenberg (Moll. Rouss., t. I, p. 412) — par la conformation de l'extré- mité de la columelle qui, au lieu de se terminer par ime grosse dent bifide, ne porte qu'une petite denticulation simple et transverse ; en outre, il n'y a pas de tuber- S cule à l'intérieur du labre, du côté infé- Via. 3. - Clanculopsis rieur. Les autres caractères de l'ouverture cruckilus [Lin.]. Viv. //-, rp sont exactement semblables (G.- T. : T. crii- ciatiis L. , Viv.). Croquis de l'ouverture du génotype (Fig. 3). On n'a pas signalé Clanculopsis au-dessous du Miocène, en Europe. Cette Section s'écarte de Polydonta Schum. (= Lamprostoma), qui a le même enracinement columellaire, non seulement par son galbe turbiné, bien différent de la forme trochoïde de Trochus maculalus, mais encore par son ouverture moins déprimée, plus grimaçante. Néanmoins, Clanculus et Clancidopsis se rapproclient plus des Trochininœ que de Monodonta ou même de Gibbula, — 243 — Il faut y rattacher, d'après Fischer, le S -G. Camitia Gray, 1847 (G. -T. : Trochus pulcherrimus A. Ad.), caractérisé par sa large callosité basale, Fermant presque l'ombilic, et le G. Danilia Brus., 1865 (= Olivia Cantr. 1835, non Berth. 1810 = Craispedotiis Phil. 1847, (ion Sohœnb. = Otavia Gray 1847, non Risso 1826), qui est bien distinct, non seulement, par sa forme lurriculée, mais encore par sa callosité ombilicale dans laquelle s'implante la columelle déclive en avant, enfin par son bourrelet variqueux au labre. Il en existe une forme anoeslrale dans l'Éocène, Mot! pereleijans Desh. ; nous n'en connaissons pas dans le Miocène. Clanculella Sacco (1896), ne diffère que par son ornementation; le génotype (C. Jussieui) a été désigné par M. de Monterosato comme appar- tenant à son Groupe Clanculopsis, on ne peut réellement l'en séparer génôriquemcnt. 58. Clanculus {Clanculopsis) Araonis [Basterot]. PI. III, fig. 39-41 ; et PL IV, fig. 83. 1825. Monodonta Araonis Bast. Mém. Env. Bord., p. 32, pi. I, Hg. 17. 1832. — — Grat. Tabl. coq, foss. Dax (A. S. L. B., t. V), p. 151. 1840. — — Grat. Atlas Conch., pi. U, fig. 3-4. ? 1850. — — (sic) Desh. Tr. Conch., pi. LXVII, fig. 8-11. 1852. Trochus Araonis d'.Orb. Prod,, III, p. 41, 26" et., n» 638. 1852. — consobrinus d'Orh. Ibib., n" Q,3i (juvenis). ? 1856. Monodonta Araonis Hcernes. Tert. B. Wien, I, p. -i-36, pi. 44, fig. 7. 1873. — — Benoist. Cat. Saucats, p. 134, n» 408. ? 1901-04. Clanculus Araonis Bœt'g. Mioc. Kostej, II, p. 164; 111, p. 179. Test assez épais. Taille moyenne; forme un peu globuleuse, un peu plus étroite que haute; spire assez courte, à galbe à peu près conique, à protoconque lisse et déprimée; cinq tours légèrement convexes, dont la hauteur dépasse à peine le tiers de la largeur moyenne, séparés par des sutures profondes, étroitement rainurées; ornementation composée de six rangées inégales de perles, les antérieures plus fines que les posté- rieures qui sont aussi moins écartées ; leurs intervalles sont finement sillonnés dans le sens spiral et non moins finement déçusses par des lignes d'accroissement très obliques. Dernier tour égal aux trois cinquièmes de la hauteur totale, arrondi, quoique parfois subanguleux à la périphérie de la base qui est assez convexe et ornée de six ou sept cordons concentri- ques et granuleux, plus épais et plus grossiers à mesure qu'ils se rapprochent du centre qui est garni d'une callosité crénelée à la périphérie d'un étroit ombilic très profond, dans lequel s'enfonce le pilier columellaire ; les parois de cet ombilic sont lisses et vernissées. Ouverture arrondie, à péristome très épais, peu aminci en biseau ; labre oblique à SS» environ, par rapport à l'axe vertical, intérieurement garni — ainsi que le plafond de l'ouverture — d'une douzaine de crénelures courtes et fmes, très écartées, tandis que les plis internes et allongés qui leur succèdent, au nombre de sept, ne leur correspon- dent pas exactement; pilier columellaire presque droit et tronqué en avant par un pli transverse et saillant; on distin- gue toujours une ou deux rugosités inférieures sur ce pilier, avant sa disparition dans la cavité ombilicale; les crénelures circa-ombilicales se prolongent, d'une part jusque sous le plafond de l'ouverture oii elles succèdent aux plis du labre, et d'autre part sur la région pariétale oii elles continuent à l'intérieur. Ddi. Hauteur : 9 mill. ; diamètre : 8,5 mill. R. D. — Ainsi que l'ont signalé MM. Bucquoy, Dollfus et Dautzenberg, dans leur Étude des Moll. du Roussillon, Clanculus Araonis n'appartient pas au même groupe que C. corallinus qui est un véritable Clanculus, caracté- risé par sa grosse dent tuberculeuse et bifide, en avant du pilier columel- laire. Il diffère par ces mêmes caractères sectionnels de Clanculus Pliaraonis qui, d'après Basterot, h s'en rapproche beaucoup », et aussi par sa taille plus faible, par son galbe plus élevé, par le nombre plus grand de ses cordons granuleux. D'autre part, C. Araoyiis se distingue de C. cruciatus L. (= Vicilloti Payr.), qui est le génotype de Clanculopsis, par son ornementation, par ses crénelures circa-ombilicales, plus saillantes, par sa région pariétale plissée, par les plis internes du labre moins nombreux et formant deux séries contrariées, etc. Nous ne citons qu'avec un point de doute en synonymie les provenances du Bassin de Vienne, et de la Hongrie, n'ayant pu comparer que les figures lithograpbiées de l'ouvrage de Hœrnes — ce qui est insuffisant pour nn groupe aussi diflicile que celui dont il s'agit. Quant aux provenances du Piémont, autant que Ton en peut juger d'après les figures très défectueuses et mal éclairées de la Monographie de IVI. Sacco, elles doivent plutôt se référer à une mutation helvétienne, comme les spécimens de Touraine; Benoist signale, il esl vrai, Monodonta baccata Defr. dans le vallon de Saucats, mais elle ne descend pas jusque dans l'Aquitanien où pullulait, au contraire, lo véritable C. Araonis. Les différences qu'il indique sont exactes, mais il faut y ajouter surtout que la coquille helvétienne est plus évasée, et que son ombilic est invariablejnent plus ouvert; si l'on tient compte d'autres diflerences dans les caractères de l'ouverture, on conclut qu'il s'agit d'une mutation bien distincte. C'est très vraisemblablement asssi M. baccata que l'on trouve dans l'Helvétien des environs de Sos, et non M. Araonis, indiqué à la Peyrère par Tournouër. Enfin, C. granifer Doderlein, tel que l'a figuré M. Sacco, est une muta- tion tortonienne à ornementation plus grossière, qui se retrouve dans le Redonien de Pigeon-Blanc (Loire-Inférieure), coll. Cossmann, et qu'on trouvera ci-après, car elle existe aussi dans les Landes. Nous jj'avons, bien entendu, comparé ci-dessus que des spécimens adultes, car, dans le jeune âge, ils se ressemblent tous et ils ont l'ouver- ture presque édentée. . Loc. — Léognan (le Thil), néotypes (PI. IH, fig. 39-41; et PI. IV, fig. 83), coll. de Sacy; toutes les coll. Pessac (Lorient), coll. Neuville; Méri- gnac (Baour), coll. Peyrot ; Saucats (Lariey), Dax (Maïnot), coll. Cossm., Bial de Bellerade, etc. "Villandraut (Gamachot), toutes les coll. Saint-Avit, coll. Bial de Bellerade. - Aqiiîtanien. Saucats (Peloua), où il atteint sa taille maximum, toutes les coll. ; Méri- gnac (Pontic), toutes les coll. — Bnrdigalieii inférieur. S9. Clanculus {Claiicidopsis) granifer [Doderlein]. PI. III, fig. 42 43. 1888. Clanculus granifer Dod. in Pantanelli. Dose. sp. mioc, p. 155. 1896. Clanculopsis granifera Sacco. IMoll. terz. Piem , XXI, p. 22, pi. m, fig. 3. Taille au-dessous de la moyenne; forme trochoïde, plus haute que large ; spire courte, à galbe conoïdal ; protoconque lisse, déprimée; quatre tours un peu convexes, séparés par de profondes sutures, ornés de trois rangées de perles épaisses et serrées; les sillons qui les séparent sont assez larges. Dernier tour formant presque toute la hauteur de la coquille, muni — 246 — de cinq rangées granuleuses jusqu'à la périphérie arrondie, avec quelques cordonnets granuleux plus fins, dans les inter- valles ; base peu convexe, ornée de six cordons granuleux et de filets beaucoup plus fins dans les larges rainures qui sépa- rent les cordons; ombilic très profond, médiocrement ouvert, garni de cinq crénelures périphériques. Ouverture arrondie, à péristome épais et discontinu ; labre oblique à 40", intérieure- ment muni de petites dents écartées qui ne correspondent pas aux plis allongés de la paroi interne; ceux-ci se prolongent sous le plafond jusqu'aux crénelures circa-ombilicales ; colu- melle presque droite, enracinée dans l'ombilic, munie de trois ou quatre petits tubercules et d'un gros pli antérieur. DiJi. Hauteur : 7 mill. ; diamètre à l'ouverture : 9 mill. R D. — La spire est ici beaucoup moins élevée que celle de C. Araonis, de sa mutation helvétienne et de C. Vieilioti; en outre, l'ornementation comporte moins de rangées de perles sur chaque tour, et ces rangées sont plus écantées, avec des intercalaires; enfin, la columelle présente aussi quelques petites différences, de sorte que c'est une espèce à conserver. Les spécimens du Redonien de la Loire inférieure sont iden- tiques à celui des Landes ci-dessus décrit. Quant à C. valdecinctus Font, (du Miocène supérieur de Cucuron, 1878, p. 90, pi. 11), figuré seulement du côté du dos, il se dislingue par ses deux rangées péripiiériques très écartées. Loc — Saubrigues, unique (FI. III, fig. 42-43), coll. Dumas, comm. par M. Bureau, directeur du Muséum de Nantes. — Tortonîeii. Manciet (Gers), coll. Neuville. — Helvétîen. MONODONTA Lamk., 1799. Coquille épaisse, imperforée, tiirbinée, à columelle plus ou moins tronquée en avant, généralement tuberculeuse ; labre tranchant, souvent sillonné à l'intérieur. Opercule corné, circulaire, mullispiré, à nucléus central. Monodonta s. sti*. — Coquille trochoïde, ornée de cordons spiraux; ouverture inclinée à 45", à péristome tranchant et presque discontinu, avec une couche interne et porcellanée, en retrait sur le contour du péristome et comportant les plis 247 FiG. 4. — Munodonla lahio [Lin.]. Viv. internes du labre et du plafond, ainsi que la callosité columellaire ; columelle excayée et arquée au milieu, tronquée en avant où elle se termine par un pli tuberculeux et saillant, séparé par un sinus et une rai- nure des plis tuberculeux du bord colu- mellaire qui se prolonge en s'amincissant sur la région pariétale (G. -T. : Trochus lahio Linné; Viv.). Croquis de l'ouverture du génotype (Fig. 4). Monodonta parisietisis Desh , du Bartonien des environs de Paris, et peut-être M. compsa Cossm., du Lutétien, appartiennent à ce groupe typi- que qui est représenté dans l'Oligocène et dans le Miocène inférieur du Sud-Ouest; M. Sacco n"a cité, dans THelvétien, que des Monodontella (G. -T. : M. quadnda Mich''), Section qui ne différerait de Monodonta que par son ornementation treillissée ; cependant, le génotype a une colu- melle plus arquée. Section Austrocochlea Fischer, 1885. — Columelle rectiligne, non tronquée en avant, portant seulement un tubercule très peu proéminent (G. -T. : Monodonta con- stricta Lamk. ; Viv.). Croquis de l'ouver- ture du génotype (Fig. 5). Cette Section ne parait pas avoir encore été signalée à l'état fossile, à moins que l'usure ait fait disparaître le tubercule qui est très peu proémi- nent et qu'on ait alors confondu la coquille avec un tout autre groupe. S. -G. Trochocochlea Klein, 17S3 (m H. et A. Adams, 1853). — Pas de couche porcellanée, l'intérieur de l'ouverture et la columelle sont nacrés; labre tranchant, non sillonné, incliné à 25" ou 30" sur la suture; columelle oblique, un peu excavée en arrière, renflée en avant, for- mant une sorte de varice séparée du bord externe par une étroite dépression ; régions ombilicale et pariétale à peine recouvertes par un mince enduit (G. -T. : Trochus lurbinatus Born ; Viv.). Croquis Fm. 6. -Trochocochlea de 1 ouverture du génotype (rig. o). Viv, cochlea conslricla [Lamk.]. Viv. — 248 — Il est possible que ce Sous-Genre ait apparu déjà dans le Tljanélien : M. Staadti Cossm. ressemble plus à un Trochococidea qu'à un vrai Mono- donta; mais M. perelegans, du I.utétien, est un Danilia (1) bien caractérisé, Genre tout à fait distinct par son ornementation extérieure, par son pli cùlumellaire transversal, par son ombilic recouvert et calleux, par son bourrelet externe au labre (G. -T. : M. Tinei Caleara). Nous ne connaissons pas de Danilia dans l'Aquitaine, mais il y a un Trochococidea bien certain. S. -G. Neodiloma Fischer, 1885. — Couche interne nacrée à l'intérieur du labre, porcellanée sous le plafond et sur la région columellaire ; labre tranchant, fai- blement sillonné à l'intérieur, incliné à 40» sur la suture ; columelle calleuse, rectiligne ou à peine renflée au milieu, très oblique, munie en avant d'un ou deux tubercules ^','î-^' Tr, ^^??'^,'"'^ peu proéminents, non tronquée à son ex- sslhiops [Gmel.]. Viv. ' ^ '■ trémité antérieure; bord columellaire aplati, s'amincissant sur la région pariétale (G. -T. : Trochus xlhiops Gmelin; Viv.). Croquis de l'ouverture du génotype (Fig. 7). Ce Sous-Genre n'avait pas encore été signalé à l'état fossile ; nous croyons qu'il faut y rapporter une espèce du Sud-Ouest, à columelle bidentée, mais plus excavée que celle de IV. œthiops. 60. Monodonta peyreirensis n. sp. PL III, fig. 51-52. Taille petite; forme trochoïde, presque deux fois aussi haute que large ; spire élevée, à galbe légèrement conoïdal, à proto- conque lisse et déprimée; cinq tours presque plans, dont la hauteur ne dépasse guère les deux cinquièmes de la largeur moyenne, séparés par des sutures profondément rainurées au fond desquelles on distingue un mince filet crénelé ; ornemen- tation composée de cinq rangées spirales de crénelures perlées, découpées sur les cordonnets par des rainures obliques, à peu près égales aux interstices qui séparent les rangs de perles, de sorte que celles-ci s'alignent obliquement dans le sens axial et ne sont pas complètement arrondies. Dernier tour (1) Il en a été déjà question ci-dessus, à propos de Clanculus, — 249 - égal aux trois cinquièmes de la hauteur totale, arqué mais non subanguleux à la périphérie de la base peu convexe qui se distingue surtout par la difTérence d'ornementation; les cordons concentriques y prédominent, au nombre de six à huit, plus larges à la périphérie qu'au centre imperforé où ils se serrent en s'enroulant un peu obliquement; ils sont tous croisés par des accroissements rayonnants, beaucoup moins proéminents que sur la spire, de sorte qu'ils n'y forment que des aspérités oblongues et obsolèles. Ouverture relativement petite, en secteur circulaire, à péristome épaissi à l'intérieur, discontinu sur la région pariétale qui ne com- porte pas de vernis; labre tranchant, non réfléchi à l'extérieur, muni à l'intérieur de plis subnoduleux qui deviennent plus forts sous le plafond de l'ouverture; columelle droite, un peu arquée, terminée par une forte dent antérieure qui est séparée des plis du plafond par une profonde échancrure ; bord colu- mellaire étroit, caréné à l'extérieur, isolé de la columelle par une faible dépression verticale. DiM. Hauteur : 5,5 mill. ; diamètre : 3 mill. R. D. — Celte coquille est extrêmement voisine de la coquille oligo- cénique M. Moulinsi Grat. (PI. III, fig. 49-50), ce qui nous avait même fait croire tout d'abord qu'elle provenait, non pas de Peyrère, niais de TOligo- cène de Gaas ; toutefois, un nouvel examen de ses caractères, comme aussi la communication d'autres spécimens authentiquement rectieillis à Peyrère, nous ont convaincu qu'il s'agissait là d'une espèce distincte, ou plutôt d'une mutation provenant d'un niveau plus élevé que l'Oligocène, si ce n'est de l'Helvétien, le gisement — ou plntôt les gisements — de Peyrère nous ayant déjà réservé plus d'une surprise de ce genre. M. peyreirensis diffère de M. Moulinsi, non seulement par sa taille moindre, mais encore par ses tours beaucoup moins convexes, comportant toujours — à la môme taille — un ou deux cordons perlés en moins, sans compter ceux qui se logent au fond de la rainure suturale — beaucoup plus large — de M. Moulinsi ; l'ornementation de la base est surtout très distincte chez M. peyreirensis qui n'a pas les cordons perlés et alternés, caractérisant l'autre espèce oligocénique ; enfin, la columelle ne porte qu'une dent antérieure, au lieu des deux protubérances qu'on observe chez M. Moulinsi dont le bord columellaire, plus large et plus calleux, est séparé de la columelle par une petite excavation très profonde. — 250 — Nous ne pensons pas que toutes ces différences, notamment celles qui affectent l'ouverture, soient imputables à l'âge relatif des échantillons comparés. Loc, — Peyrère, peu rare; type (PI. III, fig. 51-52), coll. Degrange- Touzin; coll. Raulin. — Helvctien ? 61. Monodonta pygmsea nov. sp. PL III, fig. 33-55. Test épais. Taille très petite ; forme globuleuse, à peine plus haute que large; spire courte, conoïdale, à protoconque lisse, déprimée, dont le nucléus apical est infléchi; quatre tours à peine convexes, dont la hauteur égale le tiers de la largeur, séparés par des sutures largement et très profondé- ment rainurées; ornementation composée de cinq carènes spirales, un peu plus étroites que leurs interstices cloisonnés par des plis obliques, à peu près aussi saillants et aussi écartés que les carènes; à leur intersection, il se produit de petites aspérités subnoduleuses. Dernier tour égal aux trois quarts de la hauteur totale, quand on le mesure — suivant la règle — de face; la base déclive et peu convexe est circons- crite par un cordon plus saillant; elle est imperforée et porte quatre cordonnets concentriques, cloisonnés comme la spire, jusqu'à la callosité lisse qui recouvre la région ombilicale. Ouverture arrondie, à péristome très épais et presque discon- tinu; labre oblique à 45" par rapport à l'axe vertical, taillé en biseau, garni à l'intérieur, à quelque distance du bord, de huit plis ou crénelures oblongues jusque sous le plafond de l'ouverture; columelle calleuse, presque droite, terminée en avant par une dent ou protubérance qui est isolée par une faible échancrure en dessous et par une forte entaille en dessus; bord columellaire calleux sur la région ombilicale, très aminci et presque discontinu sur la région pariétale où les cordons sont à peine masqués par sa mince couche de vernis. DiM. Hauteur : 4 mill. ; diamètre 3,5 mill. R. D. — Celte espèce a généralement été prise pour le jeune âge de M. Moidinsi Grat. qu'on trouve dans l'Oligocène de Gaas; or, nous avons - 25i - pu nous convaincre, par la comparaison avec un excellent écliantillon provenant de l'Oligocène de Sarcignan (Madère), coll. de Sacy, et que nous faisons reproduire pour ce rapprochement (Çl. III, fig. 49-50), que notre espèce en diffère, non seulement par sa taille plus petite (quoiqu'elle soit adulte), mais encore par ses proportions, par son ornementation et par les détails de son ouverture : en eflet, outre que la forme de M. MouUnsi est beaucoup plus élancée, que ses tours sont plus convexes et ornés de six ou sept cordons non carénés, finement granuleux à l'intersection de plis plus serrés, la base est plus arrondie, avec quelques chapelets inter- calaires; les plis internes du labre et du plafond, plus lires et plus allongés, sont au nombre de treize chez M. MouUnsi; enfin, la dent columellaire est beaucoup plus saillante, plus détachée de la protubérance inférieure, et une cavité assez profonde, creusée sur la face antérieure de la callosité, les sépare l'une de l'autre. A ce point de vue, M. MouUnsi ressemble plus à M. labio que M. pygmxa; il caractérise l'Oligocène et — comme on vient de le voir — il est plus voisin de M. peyreirensis que de M. pygmsea. Parmi les espèces du Piémont, on peut rapprocher M. pygmœa de M. quadrilla Mich'', qui a toutefois une ornementation plus fine, ou de M. taurelegans Sacco, dont l'ouverture est un peu différente ; mais les figures de la Monographie de M. Sacco, mal éclairées, sont peu distinctes, ce qui rend nécessairement nos comparaisons moins certaines que celles qui portent sur des échantillons en nature. Loc. — Mérignac (le Pontic), peu rare (PI. III, fig. 53-55), coll. Coss- mann ; coll. Degrange-Touzin, coll. Duvergier. Pessac (Lorient), coll. de Sacy. — Aqnitanîeu. Noaillan (la Saubotte). Léognan (le Thil), coll. Bial. — Burtiigalieii. 62. Monodonta {Trochocochlea) elegans Faujas. PI. III, fig. 44-48. ? Monodonta elegans Faujas. Mém. du Mus , t. III, pi. X, fig. 4 a b. 1825. — — Bast. Mém. env. Bord., p. 31, pi. I, fig. 22. 1832. — — Grat. Tabl. Dax(A.S.L B., t. V),p 150, no214. 1852. Trochus cypris d'Orb. Prod., III, 26e et., p. 41, n» 639. 1840. Monodonta elegans Grat. Atl. Conch., p. 14, fig. I. 1873. — — Benoist. Cat. Saucats, p. 134, no 411 1896. — — Sacco. I Moll. Piem., part. XXI, p. 23. 1909. — — G. Dollfus. Essai Aquit., p. 31, no272; et p. 52. Test épais. Taille assez grande; forme conique, au moins aussi large que haute; six ou sept tours excavés en arrière, — 252 — carénés en avant, dont la hauteur égale à peu près le tiers de la largeur moyenne, séparés par des sutures linéaires et presque invisibles; ornementation composée de trois rangées de granulations — ou plutôt de trois funicules perlés, plus étroits que leurs interstices — au-dessous de la carène très saillante et crénelée qui est presque contiguë à la suture anté- rieure ; ces crénelures sont elles-mêmes recoupées par deux ou trois sillons spiraux en dessous et en dessus de la carène ; enfin, des stries d'accroissement très obliques relient les crénelures et les perles. Dernier tour presque égal aux deux tiers de la hauteur totale, orné comme la spire, sauf que la carène s'émousse et s'arrondit môme sur les individus géron- tiques; base déclive et à peine convexe, imperforée au centre, munie de six ou sept cordonnets avec des perles ou crénelures confluentes, séparés par de profonds sillons beaucoup plus étroits, jusqu'à la callosité lisse qui garnit l'emplacement déprimé de l'ombilic. Ouverture circulaire au fond, située dans un plan oblique à 40" par rapporta l'axe vertical; péris- tome épais et continu; labre taillé en biseau, muni — à peu de distance du bord — de cinq renflements internes qui donnent naissance à autant de funicules spiraux et lisses, rapidement atténués à l'intérieur de l'ouverture; columelle excavée, munie — à son extrémité antérieure — d'un petit tubercule obsolète, sans aucune troncature ni échancrure, elle se raccorde régulièrement avec le plafond ; bortl columellaire calleux, lisse, peu large dans la région où il se superpose à la callosité ombilicale, plus étroit et plus mince sur la région pariétale. DiM. Hauteur : 28 mill. ; diamètre max. : 30 mill. ; un autre spécimen mesure 25 mill. de hauteur sur 24 mill. de diamètre. R. D. — Cette espèce diffère du génotype de Trochocochlea (T. turbinata Boni) par son tubercule plus isolé, moins semblable à une varice, par son ornementation crénelée et par ses carènes ; néanmoins, il ne paraît pas douteux que les deux coquilles appartiennent au même groupe, quoique les funicules internes soient beaucoup moins visibles cliez l'espèce actuelle. — 253 — Les spécimens ci-dessus décrits sont exactement semblables à la figure publiée par Basterot, qui est la copie de celle publiée par Faujas de Saint- Fond. M. Sacco a simplement cité l'espèce dans TAquitanien de la Ligurie, sans en donner aucune figure, de sorte que nos plésiotypes représentent la première iconographie absolument exacte qui ait été faite de celte espèce, depuis près de cent ans. Ce point est d'autant plus important que l'espèce est très variable et qu'on peut même y distinguer une variété Sacyi, caractérisée par son galbe plutôt conoïdal, par ses crénelures beaucoup plus grosses, de sorte que la carène a presque disparu, enfin par ses quatre funicules internes, au lieu de cinq. Comme on trouve cette variété dans les mêmes gisements et qu'il existe probablement des inter- médiaires entre elle et le type, nous ne croyons pas qu'il y ait lieu de la considérer comme une espèce distincte, et nous nous bornons à en donner des figures, afin d'appeler sur elle l'attention de nos lecteurs. Loc. — Saint-Morillon (le Planta), néotypes (PL III, fig. 44-46), coll. Cossmann, Bial ; toutes les coll. Léognan (le Thil infi'), coll. Peyrot, coll. de Sacy, coll. Bial de Bellerade. Martillac, coll. Peyrot; Dax (Maïnol), coll. Grateloup. — Aqnitanîen. Var. Sacyi, type (PI. III, fig. 47-48), coll. de Sacy. Léognan (le Thil inf''). = Aquîtanieii. G3. Monodonta {Neodiloma) Raulini nov. sp. PL III, fig. 56-57. Test épais; forme tiirbinée, plus haute que large; spire médiocrement élevée, à galbe un peu conoïdal, à protoconque lisse et déprimée; cinq tours un peu convexes, dont la hauteur atteint ou dépasse un peu les deux cinquièmes de la largeur moyenne, séparés par des sutures profondes et subca- naliculées; ornementation composée de dix cordonnets spiraux, ceux de la région antérieure plus saillants et plus espacés que ceux de la partie inférieure de chaque tour; le dernier au bas forme un petit gradin aplati et très étroit contre la suture ; les stries d'accroissement très obliques sont très fines et très serrées, visibles seulement dans les interstices des cordonnets. Dernier tour au moins égal aux trois quarts de la hauteur totale, arrondi en avant et à la périphérie de la base qui est peu convexe, imperforée au centre, ornée de sept cordonnets écartés, sauf les derniers autour de la région ombilicale, qui Tome LXIX. 2û — 254 — sont un peu plus rapprochés et très finement granuleux; leurs interstices très larges sont finement déçusses par des lignes d'accroissement serrées et curvilignes. Ouverture arrondie, relativement petite à cause de l'épaisseur du péristome con- tinu ; labre tranchant, à profil incurvé, incliné à 45'' sur la suture; l'épaississement de la couche interne ne commence qu'à une certaine distance du contour, et l'on y distingue des traces très obsolètes de plis spiraux à l'intérieur; columelle excavée en arc de cercle, non tronquée en avant, calleuse, munie de deux denticules antérieurs et transverses; bord columellaire assez épais, largement étalé sur la région ombi- licale et sur la région pariétale. DiM. Hauteur : 11 mill. ; diamètre : 10 mill. R. D. — Cette espèce ne peut se confondre avec aucun des Monodontes du Sud-Ouest, à cause de columelle bidentée comme celle de T. œthiops, plus circulaire cependant, sans parler de l'ornementation qui diffère complètement de celle de la coquille vivante, munie de quelques sillons écartés ; cependant, il nous semble bien que M. Rauiini ne peut se rapporter qu'au S. -G. Neodiloma à cause de ses tubercules columellaires. La région ombilicale étant complètement close, dépourvue de funicule périphérique, il n'y a pas lieu de le rapprocher des Collonia qui ont parfois le même galbe, ni de Monodontella quadrilla Mich" qui a la columelle tronquée, quoique les figures de la Monographie de M. Sacco soient abso- lument défectueuses, trop mal éclairées, pour distinguer les caractères de l'ouverture qui est complètement dans l'ombre ; cet auteur ajoute d'ailleurs' que Monodontella se distingue surtout de Monodonta par sa surface treillissée, ce qui n'est pas du tout l'ornementation de il/. Rauiini. En résumé, il s'agit bien là d'une forme nouvelle et la ressemblance de son ouverture avec celle de Neodiloma — qui n'était signalé qu'à l'état vivant — nous fait présumer que ce fossile de Peyrère provient plutôt de l'Helvétion que d'un niveau plus inférieur. Loc. — Peyrère, peu rare ; type (PI. 111, fig. 56-57), coll. de l'École des Mines. — Helvétîen. Note. — Grateloup a signalé {A. S. L. B., t. V, p. 152, no 218) la présence de Monodonta Cerheri Brongn., dans les faluns de Saint-Paul-lès- Dax ; mais il est vraisemblable que cetta détermination est inexacte; comme, d'autre part, nous n'avons pas retrouvé dans sa coll. le spécimen sur lequel était fondé cette citation et que cet auteur ne l'a pas figuré dans son Atlas, il nous est impossible d'identifier la coquille qu'il avait en vue. • . - 255 — OXYSTELE Philippi, 1847. Coquille lisse ou ornée spiralement, imperforée; columelle tranchante, non dentée; labre très oblique et, par suite, ouverture très découverte. Oxystele s, str. — Base recouverte par une énorme callo- sité dont le contour, parfois rainure, aboutit en prolongement du plafond de l'ouverture; en outre, le bord columellaire s'évase à plat sur cette callosité et ne s'y soude pas toujours complètement, de sorte qu'il y a — surtout dans le jeune âge — un faux ombilic au contact des deux callosités; columelle calleuse, très excavée en arrière, amin- cie et infléchie en avant oîi elle forme un sinus plus ou moins profond avant d'at- teindre l'extrémité de la callosité basale ; labre tranchant, épaissi mais lisse à l'intérieur, incliné à 15 ou 20" seule- Pig.8 —Oxystele patula [Brocohi]. Plioc. ment sur l'horizontale (G. -T. : Trochus merula Chemn. ; Viv.). Croquis de l'ouverture d'un plésio- génotype fossile, 0. patula Br. (Fig. 8). Ce Genre est intermédiaire entre Monodonta, dont il se rapproclie par son ombilic clos, et Gibbula qu'il rappelle par la disposition de sa colu- melle non tuberculeuse, mais sinueuse, et aussi par la forte inclinaison du labre, ce qui a pour conséquence de découvrir beaucoup le plafond de l'ouverture. Il faut d'ailleurs étudier des individus très adultes, car les spécimens népioniques paraissent ombiliqués par suite de l'incomplète soudure des deux callosités columellaire et basale. Oxystele n'a encore été signalé qu'à partir du Miocène inférieur; on n'en connaît pas dans lÉocène ni dans l'Oligocène véritable. Section Diloina Phil., 1845. — Groupe extrêmement voisin A'Oxystele, et ne se rattachant aucunement à Monodonta, quoiqu'on ait l'habitude d'en faire un Sous-Genre de ce dernier; toutefois, la callosité basale est moins largement étalée que celle à'Oxij.stele, surtout le bord columellaire est beaucoup plus étroit et semble en contact plus intime avec — 256 — l'autre callus; enfin, lacolumelle est plus régulièrement excavée • au milieu, non sinueuse en avant, plus prolongée vers le plafond ; d'autre part, le labre fait un angle de 30» environ avec la suture; l'ouverture est donc un peu moins découverte que celle A'Oxystele, et plus arrondie (G. -T. ; Trochus nigerrimus Gmelin; Viv.). Non signalée à l'état fossile, jusqu'à présent, cette Section ne nous inté- resse ici que par la rectification de classement dont elle est l'objet. Les coquilles du Sud-Ouest que l'on y rapportait à tort ne sont, en réalité, que des Oxystele s. str. 64. Oxystele burdigalensis nov. sp. PL III, fig. 66-69. 1835. Trochus patulus Bast. Mém. env. Bord., p. 33 (non Br.). 1832. - Amerfet Grat. Tabl. Dax(A. S. L.B., t. V), p. 147, no 211. 1832. — patulus Grat. Ibid., p. 148, no 212. 1840. — — Grat. Atlas Conch., pi 13, fig. 28-29. .1840. — Amedei Grat. Ibid., pi. 13, fig. 30-31 (non Brongn.). 1873. — patulus Benoist. Cat. Saucats, p. 132, no 403. 1884-85. Diloma patulus du Boucher. Atlas Grat. révisé et complété {Bull. Soc. Borda), p. 182. Taille moyenne; forme trochoïde, plus large que haute; spire courte, plus ou moins étagée, à galbe conoïdal, â proto- conque lisse dont le nucléus est minuscule et peu proéminent; six ou sept tours subanguleux en arrière, dont la hauteur dépasse le tiers de la largeur moyenne, séparés par des sutures profondes que borde en dessus une rampe déclive et presque aplatie, faisant un angle de 120» avec la région tronconique antérieure de chaque tour; ornementation composée de cinq ou six funicules spiraux au-dessus de l'angle, de trois plus épais sur la rampe inférieure, avec des filets plus minces dans les intervalles, l'ensemble croisé par des accroissements obli- ques qui y produisent de petites aspérités non constantes. Dernier tour égal aux trois quarts de la hauteur totale, à profil peu convexe, portant un angle très arrondi à la péri- phérie de la base qui est à peine bombée, excavée même vers — 257 — le centre où la région ombilicale est obturée par une large callosité lisse, bien circonscrite ; elle ne découvre l'ombilic que chez les spécimens non adultes ; l'espace compris entre la périphérie de la base et la callosité centrale est orné par la continuation des filets spiraux du dernier tour qui s'y trans- forment en rubans lisses et subimbriqués, plus larges que leurs interstices déçusses par les accroissements. Ouverture subquadrangulaire, à angles très largement arrondis, tout à fait découverte à cause de sa grande obliquité, à péristome peu épais et continu; labre mince, incliné à 30° sur l'hori- zontale, non sillonné à l'intérieur; columelle excavée, calleuse, échancrée au point oii aboutit la rainure qui circonscrit la callosité basale ; celle-ci se prolonge sur la région pariétale. Sur de nombreux spécimens de Mérignac (le Pontic), on distingue sur la base des vestiges de coloration, consistant en linéoles violacées, étroites, arquées et divergeant hors de la région ombilicale. DiM. Hauteur : 15 mill; diamètre : 21 mill. ; un spécimen de Cestas, peut-être anormal, mesure seulement 16 de dia- mètre pour la même hauteur. R. D. — La plnpart des Oxystele néogéniques ont été invariablement rapportés à l'espèce de Brocclii {Trochus patubis), qui aurait ainsi vécu de la base du Miocène jusqu'à la partie supérieure du Pliocène; déjà, M, Sacco avait essayé de mettre un peu d'ordre dans-la détermination de ces nombreu.K spécimens, mais, sans y désigner toutefois des mutations bien définies. Comme nous avions à notre disposition des matériaux très abondants, en provenance des différents Bassins paléontologiques de l'Europe et des divers niveaux où l'on a rencontré cette forme, nous avons pu suivre assez nettement les transformations qu'elle a successivement subies, et délimiter par suite les mutat'ons en question. Dans le Pliocène, 0. patula typique se présente sous la forme d'une coquille à galbe cono'idal, à tours non étages et arrondis, ornés d'une douzaine de funicules spiraux, assez serrés, et généralement de filets plus minces dans les interstices, à la partie inférieure de chaque tour (Bologne, Cannes, Sidi Moussa, coll. Cossmann). Dans le Bassin de Vienne et en Pologne, les coquilles qu'Eichwald et Hœrnes ont dénommées T. patulus diffèrent sensiblement du véritable type pliocénique, par leur galbe plus élevé, plus conjoint, les tours étant - 258 — plus aplalis, peu ou à peine étages au-dessus des sutures, ornés dune dizaine de rubans ou cordonnets, alternant presque toujours avec de minces filets ; le labre est incliné à 25° par rapport à la suture, comme chez 0. patula d'ailleurs (Pôtzleinsdorf, Olesko, Wyschnewetz, coll. Coss- mann). Nous proposons, pour cette mutation tortonienne, le nouveau nom O. orientalis C. et F'. Au-dessous, dans l'Helvétien, on rencontre à peu près exclusivement la mutation convexodepressa Cocconi, qui — comme on le verra ci-après — correspond à la variété figurée et séparée avec raison par Brocchi lui- même, admise par M. Sacco. Enfin, la mutation du Miocène inférieur, et peut-être survivant dans THelvétien de Touraine, quoique encore assez variable dans son galbe et dans son ornementation, se distingue par ses tours élagés et anguleux à tout âge, par ses cordons spiraux moins nombreux, plus inégaux, par son labre incliné à 30" sur la suture, par son galbe généralement plus déprime, sauf l'individu de Cestas oi-desssus signalé : c'est elle que nous avons dénommée 0. burdigalensis; elle atteint le maximum de sa taille et le plus grand degré d'abondance dans le Burdigalien moyen. Cette énumération ne concerne que le phylum patula, à l'exclusion des rameaux Amedei (1) et rotellaris qui sont nettement distincts. Loc. — Saucats, néotypes (PI. III, fig. 66-69), coll. Cossmann ; tous les gisements et toutes les coll., mais l'espèce est rare dans l'Aquitanien. — Burdigalien et Aquitanieii. 65. Oxystele cf. granellosa Sacco. PI. III, fig. 60-62. 1896. 0. Amedei var. granellosa Sacco. Loc. cit., part. XXI, p. 27, pi. III, fig. 22. Taille moyenne; forme plus large que haute, conoïdale; six tours dont la hauteur égale le tiers de la largeur moyenne, séparés par des sutures canaliculées au début, puis plus étroi- tement rainurées à la fin de la croissance ; ornementation composée de huit cordons spiraux et granuleux, avec quelques filets lisses non régulièrement intercalés; les deux cordons suprasuturaux sont plus épais et plus grossièrement crénelés ; les stries d'accroissement qui découpent ces granulations sont (1) Les spécimens de la coll. Graleloup étiquetés Tr. .imedei ne sont que des individus népioniques d'O. burdigalensis, à callosité columellaire incomplètement développée. — 259 — extrêmement inclinées. Dernier tour égal aux deux tiers de la hauteur totale, arqué mais non anguleux à la périphérie de la base qui est peu convexe et ornée de "dix à douze rubans imbriqués, non granuleux, mais obliquement plissés par les accroissements, jusqu'à la périphérie de la cavité ombilicale qui est imparfaitement comblée — à tout âge — par la callo- sité columellaire, de sorte qu'on aperçoit encore une zone de sa paroi plissée, puis l'enracinement tordu de cette callosité profondément découpée par une entaille qui la sépare du vernis pariétal. Ouverture très découverte par l'obliquité du labre incliné à 20" sur la suture; columelle calleuse, excavée en arrière, coudée et sinueuse vis-à-vis de la jonction de la callosité ombilicale, se raccordant enfin par un angle arrondi avec le contour supérieur de l'ouverture. DiM. Hauteur : 14 mill. ; diamètre : 17 mill. R. D. — Cette mutation tortonienne se distingue par son ornementa- tion particulièrement granuleuse, et par son ombilic qui n'est pas complè- tement obturj, même chez les spécimens adultes; elle se rapporte assez exactement à la diagnose sommaire et aux figures peu distinctes de la coquille helvétienne du Piémont, de sorte qu'au lieu de lui attribuer une nouvelle dénomination, nous avons jugé plus prudent de reproduire celle de M. Sacco. En tous cas, elle n'a aucun rapport avec 0. convexodepressa, et encore moins avec 0. orientalis ou 0. patula qui n'ont ni le même galbe, ni surtout la même ornementation. Du côté ancestral, D. hurbigalensis est plus étage, son ornementation n'est pas granuleuse et sa columelle est plus échancrée. Loc. Saubrigues, rare; type (PI. III, fig. 60-62), coll. Dumas, au Muséum de Nantes. Saint-Jean-de-Marsacq, même coll. ; coll. Tournouër, à la Faculté libre de l'aris. — Tortonîen. 66. Oxystefe convexodepressa [Cocconi]. PI. III, fig. 58-59. 1814. Trochus patulus Brocchi. Var., t. II, p. 356. 1873. — — var. convexodepressa Coco. Moll. Parma, p. 222. 1876. Gibhula pseudopatula Seguenza. Str. pi. it., p. 252. 1882. Trochus majus Quenst. Petrefact., t. VII, p. 316, pi. 196, fig. 119. — 260 — 1896. Oxystele patula var. convexodeprcssa Sacco. I moll. terz. Piem., parte XXI, p. 29, pi. III, flg. 29. ? 1903. Trochus {Oxystele) patuliis Dollf. Cotter et Gomez. Moll. tert. Port., pi. XXXII, fig. 5. Taille un peu au-dessous de la moyenne ; forme d'une calotte ou d'un segment sphérique; spire courte, conjointe, non étagée, à galbe tout à fait arrondi, sauf dans le jeune âge ; quatre ou cinq tours peu convexes, dont la hauteur ne dépasse guère le quart de la largeur moyenne, séparés par de profondes sutures, ornés de six à huit rubans que séparent de profondes rainures, sans filets intercalaires ; sur les échantil- lons très frais, on distingue — d'après la diagnose de Brocchi et la figure de la Monographie de M. Sacco — des nodosités très obsolètes, produites au-dessus des sutures par l'intersec- tion d'accroissements un peu écartés. Dernier tour presque égal aux trois quarts de la hauteur totale, muni d'un angle émoussé — mais constant — à la périphérie de la base qui est plane ou excavée, avec des rubans concentriques et régu- liers jusqu'à la callosité centrale. Ouverture semblable à celle d'O. patida, labre incliné à 20 ou 25" par rapport à la suture horizontale. DiM. Hauteur : 11 mill. ; diamètre : lo mill. R. D. — Cette coquille est intermédiaire entre 0. burdiijalensis et 0. patula : elle a beaucoup moins do funicules que ce dernier, et ses tours ne sont pas étages comme ceux du premier; elle est surtout caractérisée par sa forme conjointe de segment sphérique, à tel point que M. Sacco y a même distingué une variété semisphserica qui aurait persisté jusque dans le Pliocène. Cette mutation existe en Touraino : les individus de Mantlielan (coll. Cossmann) que nous avons sous les yeux, quoique un peu plus jeunes, ressemblent complètement à ceux de Val Ceppi (coll. Cossmann) qui sont typiques, et ils ne sont jamais aussi étages que ceux du même âge d'O. burdigalensis ; il en est de même en ce qui concerne l'ornementation spirale qui se compose de cordons plus réguliers, moins nombreux. Nous ne citons qu'avec un point de doute la référence synonymique des Moll. du Portugal ; l'échantillon figuré est dans un état de conservation qui ne permet guère d'êlre affirmatif au sujet de son identification; il provient aussi de l'Helvétien. — 261 — Loc. — Manciet (Gers), plésiotype (PI. III, fig. 58-59), coll. Cossmann; coll. Peyrot. — Helvétien. 67. Oxystele rotellaris [Michelotti] ; mut. bearnensis n. mut. PI. III, fig. 70-72. 1826. Kotella suturalis Bonelli. Cat. Mus. Tort., n» 2465 [non Lamk.). 1847. Trochus rotellaris Micli. Desc. foss. Mioc, p. 182. 1852. — — d'Orb. Prod , t. III, p. 43, no 675 '. 1853. Pitonellus subsuturalis d'Orb. Ibid., p. 44j n" 708'. 1873. Rotella subsuturalis Fischer. Inv. Mi- Lèb , p. 1.39, pi. XVIII, fig. 27. 1879. Umbonium suturale Sacco. Cat. Bao. terz. Piem,, n° 1787. 1889. Trochus rotellaris Sacco. Ibid., n» 1813. 1895. Umbonium subsuturale Degr.-Touz. Ortliez, p. 73. 1896. Oxystele rotellaris Sacco. L. c, XXI, p. 27, pi. 111, fig. 23. 1903. — — Dollf. Cotter et Goracz. Moll. tert. Port., pi. XXXI, fig. 3. Test épais. Taille moyenne ; forme rotelloïde, beaucoup l)lus large que haute; spire peu élevée, à galbe conoïdal ; protoconque lisse, minuscule, à nucléus un peu saillant; six ou sept tours peu convexes, presque conjoints, croissant régu- lièrement, quoique l'angle apical diminue progressivement de 100" à 80" en moyenne; sutures rainurées plutôt que canali- culées; ornementation composée de quatre sillons imbriqués sur chaque tour, séparant des rubans larges, aplatis et bifides; l'espace compris entre le dernier sillon et la suture inférieure est deux fois plus large que les autres rubans et divisé par trois stries spirales. Dernier tour presque égal aux trois quarts de la hauteur totale, à profil raccordé par un angle très arrondi avec la base peu convexe, ornée comme la spire jusqu'au contour d'une énorme callosité centrale et lisse, qui occupe la moitié au moins de sa surface; cette callosité se compose de deux couches : l'inférieure comble l'ombilic, la supérieure — nettement distincte, mais moins étendue, plus bombée encore — se détache du bord columellaire et se prolonge aussi avec une épaisseur moindre sur la région pariétale. Ouverture ovoïdo-rhomboïdale, à péristome presque continu; labre tranchant, à profil rectiligne, incliné à 18" environ sur la suture; columelle excavée et un peu calleuse en arrière, amincie et rectiligne (obliquement à iS") en avant, se raccordant avec le plafond — par un angle très ouvert et non échancré — au point oii aboutit le contour de la callosité basale. DiM. Hauteur : 7,5 mill. ; grand diamètre : 12 mill. R. D. — Nous avons comparé les spécimens de Salies-de-Béarn à notre spécimen de M'» Gibbio (coll. Cossnaann), à la diagnose très brève de Michelotti et aux figures peu lisibles de la Monographie de M. Sacco. Ce dernier auteur — qui y a distingué quatre variétés {subaspirata , torquata, paucicincta, radiatella) — indique que l'espèce de Michelotti se distingue d'O. Amedei par son épaisseur plus grande, par sa callosité plus bombée et plus étendue. Quant à la coquille du Tortonien de Cacella que MM. Dollfus, Cotter et Gomez ont figurée sous ce nom, d'après l'échantillon que nous S offert Delgado, c'est une forme plus élevée, moins sillonnée, à callosité recou- vrant presque toute la base, à sutures moins canaliculées, identique à celle de M'e Gibbio, de sorte qu'il faut rejeter en synonymie le nom manuscrit Calheirosi Costa. Il résulte de ce qui précède qu'O. rotellaris a commencé par apparaître dans le Miocène moyen du Béarn et s'est propagé dans le Miocène supérieur de la Méditerranée et sur les côtes de l'Atlantique, et que la mutation ancestrale et helvétienne, d'ailleurs très voisine, doit porter le nom bearnensis nobis. Loc. — Salies-de-Béarn, commune, plésiotype (PI. III, fig. 70-72), coll. Cossmann. Otthez (le Paren), coll. Degrange-Touzin . — Helvétieii. GIBBUL Leach in Risso, 1826. Coquille ombiliquée, conique ou turbinée, peu élevée, à labre très oblique et aigu, à columelle sinueuse, non implantée dans l'ombilic, généralement renflée au milieu et infléchie en avant au point où aboulit une rainure spirale existant presque toujours sur la paroi ombilicale. Gibbula s. str. — Tours noduleux au-dessus des sutures, le dernier subanguleux à la périphérie de la base; ombilic assez large, très profond, circonscrit par un bourrelet ou ruban vernissé au-dessous duquel est une rainure spirale et — 263 — bien marquée; ouverture subquadrangulaire, à coins arrondis; labre tranchant, à profil un peu arqué, incliné seulement à IS" sur la suture, puis redressé à 45" vers le plafond qui est un peu échancré en arc; la couche interne et nacrée, non porcellanée ni sillonnée ; columelle oblique, excavée et arquée en arrière, renflée au milieu par une arête arrondie Fig. 9. — Gibhuia magus [Lin.]. Viv. qui s'en disjoint et qui forme une sorte de pont sur le bord de l'ombilic; région pariétale seulement recouverte par une mince couche de nacre, de sorte que l'ou- verture paraît discontinue (G. -T. : Trochus magus Lin. ; Viv.). Croquis de l'ouverture du génotype (Fig. 9). Quoique l'ombilic soit circonscrit par une callosité distincte et rainurée en spirale, Gihbula se distingue essentiellement de Clancidus par sa colu- melle qui, au lieu de s'enraciner dans l'ombilic, fait un coude arqué pour se rattacher à la région pariétale, comme cliez Monodonta; Gibbula s'écarte d'ailleurs de l'un et de l'autre de ces deux Genres par sa columelle non dentée, simplement sinueuse en avant, à l'instar de celle d'Oxystele qui est un Gibbula à ombilic fermé par l'expansion calleuse du bord colu- mellaire. Ce Genre apparaît dans le Miocène, mais il a été précédé dans l'Eocène par une série de Sous-Genres qui en dépendent et dont les uns se sont éteints, tandis que les autres se prolongeaient dans le Néogène, auprès de formes nouvelles annonçant déjà la forme actuelle où de nombreuses subdivisions ont été proposées aux dépens de Gibbula s. lato. Pour ne pas sortir du cadre de notre Monograpliie, nous n'envisagerons ici que les moins discutables, en insistant seulement sur celles qui sont représentées en Aquitaine. S.-G. Forskalia H. et A. Adams, 1855. — Diffère de Gibbula par sa forme élevée et étagée, par son sillon périphé- rique auquel correspond une légère entaille du labre, par son ombilic étroit, en partie recouvert par le pont du bord colu- mellaire, par sa columelle plus uniformément calleuse (G.-T : Turbo declivis Forskal = Monodonta œgijptiaca\ Viv.). Trochus fanulum Gmelin, de la Méditerranée, est très voisin de ce génotype de la Mer Rouge; on la signalé dans le Miocène et le Pliocène, — 204 — mais il semble bien que ce sont des mutations distinctes, dénommées dans la Monographie de M. Sacco. En tous cas, nous ne connaissons rien de semblable dans le Sud-Ouest. Magulus Monteros, 1888 (1) — dont le G. -T. est G. ardens v. Salis — ne diffère de Gihbula que par l'absence de nodosités sur la spire; les caractères de l'ouverture sont à peu près identiques, de sorte que nous ne voyons pas la nécessité d'admeStre celte Section. Il en est de même de Phorculellus Sacco (G. -T. : Troclms variiis Lin.) qui parait seulement caractérisé par sa cokimelle étroite et peu calleuse. Section Golliculus Monteros, 1888 (2). — Deux caractères surtout permettent d'admettre cette Section de Gibbula (non pas un S. -G. comme le pense M. Sacco, loc. cit., p. 37) : d'abord, l'ombilic n'est pas garni d'une callosité périphérique et sa rainure interne est très peu profonde ; en „ ,„ ^ „. , second lieu, le labre est incliné à 45" sur FiG. 10. — Colhculus ' Adansoni [Payr.]. la suture et le plafond de l'ouverture n'est Viv. / presque pas échancré de sorte que l'ouver- ture est moins découverte. D'autre part, la columelle peu oblique est aussi moins calleuse et ne fait pas de pont recou- vrant partiellement l'ombilic largement ouvert en entonnoir ; elle porte seulement un petit renflement dentiforme, limitant la très légère sinuosité à laquelle aboutit la dépression spirale de l'ombilic. Enfin, les tours ne sont pas gibbeux près des sutures (G. -T. : Trochus Adansoni Payr. ; Viv.) Croquis de l'ouverture du génotype (Fig. 10). Nous décrivons ci-après plusieurs Colliculus du Miocène inférieur ou de l'Helvétien de l'Aquitaine; on en a signalé dans l'Oligocène, et nous pen- sons ([u'on en a aussi trouvé dans rÉocènc. Section Tumulus Monteros, 1888. — Se distingue de Colliculus par sa columelle non dentée, ni sinueuse, presque verticale, munie d'une petite saillie auriculée au point où aboutit le bourrelet subanguleux et périphérique de l'ombilic, (1) Boll. Soc. Mal. Ital., Juin 1888, p. 168. (2) Boll. Soc. Mat. Ital., Juin 1888, p. 170. — 265 — limité en dessous par une faible rainure spirale; labre rectiligne et oblique à 45»; plafond peu échancré (G. -T. : Trochtis iim- bilicaris L. ; Viv.). Croquis de l'ouverture du génotype (Fig. 11). M. Sacco en décrit une espèce, dans le Torto- nien du Piémont; une autre douteuse, comme attribution seclionnoUe et comme niveau, existerait dans le gisement de Peyrère. S. -G. Pliorcus Risso, 1826. — Ornementation faible, pas de gibbosités spirales; vaste ombilic en entonnoir, sans rainure spirale ; columelle arquée et oblique en avant, comme celle de Gibbida s. sir., mais mince et non sinueuse, ne s'épaississant qu'en arrière oii elle forme un pont recou- vrant partiellement l'ombilic; labre très incliné, comme celui de Gihbiila, non arqué en profil ; plafond de l'ouverture peu échan- cré (G. -T. : Trochus RicharcU Payr. ; Viv.). Croquis de l'ouver- ture du génotype (Fig. 12). La disparition de la rainure et de la sinuosité coluraellaire justifient l'admission de ce Sous-Genre ; l'absence de nodosités suturales, le profil rectiligne du labre dont le contour se prolonge en arc peu profond sur le plafond, constituent un supplément appréciable de caractères distinctifs; non indiqués par nos prédécesseurs; l'ombilic est plus large que celui de Colliculus, et la columelle non dentée est bien plus oblique. M. Sacco en signale dans l'Helvétien du Piémont, mais nous n'en avons pas trouvé en Aquitaine. 'iG. 12. — PJiorcus Richardi [Payr.]. Viv. S. -G. Steromphalus Leach m Gray, interne partout nacrée ; ombilic assez étroit, faiblement bordé ; columelle assez épaisse, peu oblique, non renflée ni sinueuse, seu- lement munie en avant d'une petite auricule correspondant à la saillie du pourtour de l'ombilic. Labre tranchant, presque recti- Couche Fig. 13. — Sterompha- lus cinerarius [Lin.]. Viv. - 266 — ligne, incliné à 30° sur la suture (G. -T. : Trochus cinerarius Lin.; Viv.). Croquis de l'ouverture du génotype (Fig. 13). I,e rétrécissement de l'ombilic, l'auricule columellaire remplai;ant la sinuosité antérieure des autres groupes, la faible obliquité de la columelle qui ne forme pas de pont sur Tombilie, enfin la disparition de la couche inierne et ombilicale porcelanée, justifient la création d'un Sous-Genre distinct, représenté dans l'Helvétien de l'Aquitaine et dans l'Astien du Piémoni . Il faut probablement y rattacher Gibbuloidella Sacco (G. -T. : Trochus divergens Bon., Helvétien), qui ne paraît en différer que par son ornemen- tation gibbuloïde. Signalons enfin, pour mémoire, Gibbulastra et Puteolus Mont, {non Lowe), 1888 (Ibid), qui ne paraissent pas pouvoir se distinguer, si ce n'est par des critériums purement spécifiques. 68. Gibbula pseudomagus[d'Orb.]. PI. III, fig. 63-65. 1832. Trochus magus Grat. Tabl. coq. foss. Dax. p. 145, no 205 (non Lin ). 1840. — — Grat. Atlas Conch., pi. 13, fig. 23 {non Lin.). 1852. — pseudomagus d'Orb. Prod., t. III, p. 41, 26" et., n» 631. 1873. — magus Benoist. Cat. Saucats, p. 133, n" 404 {non Lin.). 1895. Gibbula magus Degr.-Touz. Orthez, p. 73 et n° 349 (tabl. ex parte). ? 1896. — — var. cingxdalior Sac;o. L. c , p. 30, pi. III, fig. 33. 1903. — sagus Defr. in Dollf., Cotter et Gomez. Moll. tert. Port., pi. XXXII, fig. 3. Taille assez petite; forme trochoïde, élevée, aussi haute que large; spire subétagée, à galbe subconoïdal, croissant assez rapidement sous un angle apical de 90° en moyenne; six tours convexes, dont la hauteur atteint le tiers de la largeur, séparés par des sutures canaliculées que borde en dessous un bourrelet bifide, et en dessus une large zone de gros plis noduleux (seize à vingt environ) occupant la moitié inférieure de la hauteur de chaque tour; ces nodosités axiales, un peu allongées, sont traversées par six funicules spiraux et assez serrés; puis, sur la région antérieure de chaque tour, où les nodosités cessent subitement, il y a deux petites carènes spirales et écartées, cloisonnées par les accroissements, et enfin le bourrelet antérieur bifide. Dernier tour presque égal — 267 - aux trois quarts de la hauteur totale ; le bourrelet antérieur du tour précédent s'y prolonge à la périphérie de la base, mais il s'arrondit et se subdivise en quatre filets, les deux du bas onduleux par le cloisonnement de la rainure, située au- dessous; base un peu convexe, assez largement ombiliquée au centre, ornée — entre le bourrelet et l'ombilic — de cinq rubans ou cordons imbriqués ou gravés, assez proéminents, un peu plus étroits que leurs interstices qui sont finement déçusses par des accroissements fibreux et rayonnants, incur- vés ; ombilic en entonnoir à parois lisses, sa périphérie n'est pas très anguleuse et le bourrelet périphérique n'est ni large, ni profondément limité en dessous. Ouverture subquadrangu- laire, à coins très arrondis; péristome presque discontinu, tant la couche de vernis est mince sur la région pariétale; labre peu épais, oblique à 45"; columelle excavée en arrière, un peu bombée et oblique en avant, à peine modifiée à son extrémité par l'aboutissement de la périphérie de l'ombilic. DiM. Hauteur et diamètre : 11 mill. R. D. — Grateloup (1) a confondu à tort avec l'espèce actuelle le fossile de Saint Paul (Burdigalien),' de sorte que c'est la dénomination psewrfo- magus, rectifiée par d'Orbigny, qu'il faut adopter ; nous pensons que la var. cingulatior Sacco, du Pliocène de Vintimille, répond bien à cette forme, car l'un de nous possède, de l'Astien de Cannes, des spécimens à peu près identiques à ceux d'Orthez, et aussi à la figure assez défectueuse de la Monographie de M. Sacco. Les uns et les autres diffèrent complètement de la coquille de la Médi- terranée, représentée aussi dans l'Astien et même dans le Plaisancien d'Italie : d'abord, l'ombilic de notre fossile est moins large et n'est pas circonscrit par un bourrelet aussi fort que celui de G. magus ; en second lieu, outre que ses tours sont plus convexes, la forme de la coquille de G. (1) Le seul échantillon existant actuellement dans la coll. Grateloup provient de Cazordite (Stampien) ; il est en très mauvais état : le dernier tour manque en partie, la surface est presque entièrement décortiquée ; le dessin est fortement restauré s'il a été fait d'après cet échantillon. Sur chaque tour, cinq cordons subé- gaux, aiTondis, peu saillants, séparés par des sillons étroits et peu profonds ; bourrelets peu marqués. Cela ne paraît pas correspondre entièrement à notre description et cette assimilation est fort douteuse ! Il est donc probable qu'il s'agit de deux espèces différentes, l'une de Saint-Paul ix laquelle d'Orbigny a donné le nom pseudomagus, l'autre du Stampien qui resterait éventuellement à dénommer. — 268 — pseudomagus est plus élevée, moins anguleuse à la périphérie de la base qui est plus convexe, de sorte qu'au lieu de l'angle de 100" que celle-ci fait avec le profil plan du dernier tour, les tangentes aux deux courbes se coupent sous un angle moyen de 12O0, entln, l'ornementation est très différente, non seulement par les nodosités qui sont plus allongées, mais encore par les carènes antérieures qui remplacent les rubans plus nombreux et séparés par des sillons chez G. marjus ; d'autre part, le cloi- sonnement des interstices de ces carènes n'existe pas chez ce dernier, et la base — elle aussi — ne porte qu'une ornementation concentrique beau- coup plus obsolète et plus fine, à la place des cinq gradins imbriqués de 0. pseudomagus . La séparation — faite d instinct par d'Orbigny — s'impose donc à la suite d'un examen attentif. Aucune des variétés pliocéniques (autre que G. cingidatior), signalées par M. Sacco, ne ressemble à G. pseudomagus ; elles sont, en général, plus déprimées, ou bien dépourvues de nodosités. C. argentaria Mayer, a deux rangées de tubercules perlés au-dessus de la rangée inférieure de nodo- sités, à la place des carènes de G. pseudomagus. Nous n'avons pas cité en synonymie la var. Mayeri Ivolas et Peyrot, qui existe en Touraine, parce qu'elle est moins élevée, munie de nodosités plus épaisses, parce que son ombilic est mieux circonscrit, enfin parce que les cordons de la base sont très rapprochés ; c'est évidemment une autre mutation bien distincte. Il n'y a rien de semblable dans le Bassin de Vienne, où Hœrnes a signalé et décrit Forskalia fanulum qui est d'un autre groupe. Nous n'avons pas repris pour cette espèce la dénomination sagus Defr., 1828 (Diet. se. nat,, t. \N , p. 478), rcssuscitée par M. Dollfus pour l'espèce fossile du Portugal (Tortonien et Helvétien) ; il eût été préférable do la laisser dans l'oubli, car il n'est rien moins que prouvé qu'elle s'applique à notre espèce d'Aquitaine, ni à celle du Portugal ; et d'autre part, Defrance avoue lui-même qu'il aurait été préférable de conserver aux individus d'Angers le nom magus. lioc. — Orthez fie Paren), néotype (Pi. III, flg. 63-65), coll. Degrange- Touzin. Saucats (la Sime), fide Benoist. — Helvétien. Dax (Saint-Paul), fide Grateloup. Saucats (Giraudeau), fuie Benoist. — Itiirdigalien. 69. Gibbula sallomacensis n. mut. PI. III, fig. 73-76. 1878. Trochus magus Ben. Torton. Gironde (P.-V. S. L. B , t. XXXII), p. Lxxxvin, {non L.). — 2G9 — Taille assez grande ; forme trochoïde, dont la hauteur n'atteint que les trois quarts de la largeur; spire médiocre- ment élevée, étagée, à galbe un peu conoïdal, croissant assez régulièrement sous un angle apical de 100° en moyenne; six ou sept tours peu convexes en avant, arrondis en arrière par une rangée d'une trentaine de plis axiaux, épais et assez rapprochés, qui occupent à peu près la moitié de la hauteur de chaque tour, au-dessus des sutures subcanaliculées ; l'orne- mentation spirale se compose de cinq ou six rubans ondulés par ces plis, sur la zone noduleuse, et au-dessus, de quatre rubans inégaux et inéquidistants, dont les interstices sont cloisonnés par des plis d'accroissement serrés. Dernier tour à peu près égal aux trois quarts de la hauteur totale, orné comme les précédents, si ce n'est que les sillons séparant les rubans sont un peu plus étroits; sa périphérie est subangu- leuse, quoique arrondie au-dessus du sillon cloisonné, et sa base est peu convexe, ornée elle-même de rubans plus ou moins bifides ou trifides, traversés par des lignes d'accrois- sement rayonnant en courbe; ombilic profond, assez largement ouvert en entonnoir, et garni au pourtour par un étroit bourrelet sillonné concenlriquement, qui limite en dessous — sur la paroi ombilicale — une dépression large et non rainurée ; la paroi ne porte que des accroissements un peu sinueux sur cette dépression et sur le rebord du bourrelet périphérique. Ouverture subquadrangulaire, à coins très arrondis ; labre très obliquement incliné à 30» sur la suture ; columelle excavée en arrière, oblique et un peu renflée en avant, extérieurement munie d'une sorte de genouillère au point où aboutit le bourrelet circa-ombilical; bord columellaire formant une mince lame sur le bord de l'ombilic et s'étendant sur la région pariétale jusqu'à une gouttière très superficielle contre le labre intérieurement nacré. Doi. Hauteur : 15 mill. ; grand diamètre : 20 mill. R. D. — Cette coquille est évidemment très voisine de G. magus, beaucoup plus même que G. pseitdomagus ; cependant, trois différences capitales nous décident à en faire une mutation distincte : d'abord, son Tome LXIX. 21 - 270 - bourrelet circa-ombilical est beaucoup plus étroit que celui des échantil- lons méditerranéens, non rainure en dessous, de sorte que l'excroissance du bord antérieur de la columelle est moins développée ; en second lieu, les plis axiaux sont beaucoup plus étroits, moins noduleux, plus allongés, presque deux fois plus nombreux que ceux de G. magus; enfin, la forme de la coquille est moins élevée et ses tours sont moins anguleux, moins étages ; il y a aussi quelques différences dans rornementation spirale, surtout sur la base. Cependant, ces critériums distinctifs sont moins nets quand on compare le fossile de Salles avec la race océanique du Bassin d'Arcachon qui paraît plutôt descendre de G. sallomacensis . Les différences avec G. pseudomagus sont encore plus marquées : G. sallomacensis est plus déprimée, moins arrondie à la périphérie de la base, ses tours sont moins convexes et son ornementation spirale s'écarte complètement de celle de l'autre espèce. Ici encore, nous ne trouvons — dans la Monographie de M. Sacco — aucune variété à laquelle on puisse rapporter notre coquille, et cela s'explique puisque les fossiles du Piémont se rapportent plutôt à la race méditerranéenne. Loc. — Salles (Largileyre), type (PI. III, fig. 73-74), coll. Benoist ; jeune spécimen (fig. 75-76), coll. Degrange-Touzin. — Helvétieii. 70. Gibbuia [GMuioidelkiJ altispira nov. sp. PI. IV, fig. 3-5. Test assez épais. Taille au-dessous de la moyenne; forme trochoïde, plus haute que large; spire élevée, à galbe tout à fait conique; angle apical 55"; sept ou huit tours médiocre- ment convexes, un peu étages, dont la hauteur égale à peu près le tiers de la largeur, séparés par des sutures linéaires que souligne im canal spiral situé à la partie antérieure de chaque tour ; ornementation composée de six cordonnets spiraux, très inégalement distribués; les deux antérieurs sont deux filets lisses et très rapprochés, qui bordent en dessus le canal excavé situé au-dessus de la suture; le deuxième et le troisième funicules sont très épais, aussi larges que les inter- valles qui les séparent entre eux et des premiers filets ; entre l'inférieur et la suture, il y a encore deux filets plus rappro- chés et plus minces, ondulés par des plis subnoduleux et obliques qui atteignent même le funicule inférieur; enfin, tous les intervalles, y compris le canal infrasutural, sont — 271 " finement déçusses par des plis d'accroissement sublamelleux, serrés, obliques, qui forment de très fines aspérités sur les filets et funicules. Dernier tour égal aux trois cinquièmes de la hauteur totale, subanguleux au-dessus du canal spiral antérieur, à la périphérie qui est marquée par un bourrelet trifide, limitant la base peu convexe et ornée de huit rubans imbriqués jusqu'au pourtour de l'ombilic; ces rubans sont réguliers, équidistants, sauf les trois derniers plus serrés, traversés par des accroissements rayonnants et fibreux; parois de l'entonnoir ombilical simplement plissées et marquées de deux rainures spirales et obsolètes assez larges, que sépare un léger renflement. Ouverture subquadrangulaire à coins arron- dis, à péristome presque discontinu, le vernis nacré de la région pariétale étant très mince; labre oblique à 45", avec un épaississement interne à distance du contour, et quelques plissements très obsolètes; columelle mince, lisse, oblique, avec une double inflexion correspondant aux rainures ombili- cales. DiM. Hauteur : 13 mill. ; diamètre 12 mill. R. D. — Quoique cette espèce soit encore munie de nodosités gibbeuses à la partie inférieure de chaque tour, elle s'écarte des Gibbula ci-dessus décrites et aussi de G. magus, par sa columelle beaucoup plus mince, à peine renflée au milieu, ainsi que par sa callosité ombilicale située en spirale sur la paroi même de l'ombilic, au lieu de circonscrire la périphérie de ce dernier. Il est donc probable qu'elle ne fait pas partie du groupe typique de Gibbula s. str., et c'est probablement à la Section Gib})uloidella Sacco (1896) qu'il y a lieu de la rapporter; malheureuse- ment, cette Section n'a pas été bien nettement définie par l'auteur, et les figures du génotype [Tr. divergens Bon., Mioc. moyen), sont peu lisibles, avec la base noyée dans l'ombre, de sorte que l'on ne distingue pas très bien si la columelle est aussi mince que chez notre espèce; dans sa diag- nose {l. c, p. 38), M. Sacco indique seulement que son Sous-Genre est voisin de Steromphalus qui a aussi la columelle mince. En tous cas, notre espèce diffère de G. divergens par sa spire élevée et par son ornementation plus saillante. Loc. — Villandraut (Gamachot), deux individus; type (PI. IV, fig. 3-5), coll. Degrange-Touzin. Villandraut (Mi" de Fortis), un spécimen; coll. Peyrot. — Aquitanien. — 272 — ■71. Gibbula {Collkulus) aquitanica nov. sp. PI. III, fig. 77-79; PI. IV, fig. 1-2; et PI. VI, %. 56. 1873. Monodonta angulata Benoist. Cat. Saucats, p. 134, n° 410 (no?i Eichw., nec Quoy. et Gaim., ex parte). 1909, Trochus [Magulus) Moussoni Dollf. Essai Aquit., p. 30, n» 277. Test médiocrement épais. Taille moyenne; forme turbinée, plus haute que large ; spire un peu allongée, à galbe conoïdal, croissant d'abord lentement sous un angle apical de 80", puis plus rapidement; l'angle se réduit alors à SO" environ et en moyenne; protoconque lisse, déprimée; cinq tours convexes, déprimés en arrière, dont la hauteur dépasse le quart de la largeur moyenne, séparés par des sutures profondes et cana- liculées; ornementation composée de trois cordonnets princi- paux et lisses sur la région antérieure de chaque tour, un quatrième bifide forme un angle obsolète au-dessus de la dépression postérieure qui en porte un cinquième peu saillant; il y a, en outre, quelques filets serrés sous la suture antérieure et un méplat anguleux au-dessus de la suture postérieure; les intervalles des cordons sont déçusses par de fins plis d'accrois- sement très serrés, obliques et quasi-fibreux (1). Dernier tour à peu près égal aux deux tiers de la hauteur totale, arrondi à la périphérie de la base qui n'est indiquée que par trois filets plus serrés que les cordonnnets principaux; quant à la base, elle est assez convexe, munie de cinq ou six cordonnets géminés, déçusses par des accroissements curvilignes, jusqu'à la région ombilicale qui est étroitement perforée; la paroi de l'ombilic porte seulement une rainure spirale et obsolète qui aboutit au tubercule columellaire. Ouverture arrondie, à péristome discontinu, tranchant sur son contour, mais épaissi à quelque distance à l'intérieur, sans crénelures ni plissements (1) Il y a des individus donl l'ornementation s'égalise et comporte une dizaine de filets spiraux plus serrés, et dont la dent columellaire est plus saillante; ils consti- tuent, au même niveau, une race multifilosa nobis,' plus large que haute, avec une forte dent columellaire. — 273 — internes ; labre oblique à 45° par rapport à l'axe vertical ; columelle presque verticale, quoique excavée en dessous d'un léger renflement qui correspond à l'extrémité de la rainure ombilicale, produisant une inflexion de la columelle avant qu'elle se raccorde avec le plafond de l'ouverture ; sur la région pariétale, l'enduit vernissé, très mince, recouvre le prolongement de l'ornementation spirale de la base. Dbi. Hauteur : 9 mill. ; diamètre basai : 8 mill. ; individu plus étroit : 8 mill. sur 6,5 mill. R. D. — Quoique variable dans ses dimensions, cette coquille possède une ornementation qui s'écarte absolument de celle des autres mutations de G. angulata Eicliw. {Trochus) ainsi que de G. pseudoangulata Bcettg., comme on le verra ci-après ; en outre, elle est moins conique, plus conoï- dale, et la périphérie de sa base est arrondie au lieu d'être subanguleuse; ses tours sont aussi plus convexes; enfin, sa columelle est beaucoup plus verticale, de sorte que le renflement antérieur est moins tuberculeux que chez le génotype de CoUiculus (G. Adansoni) . D'autre part, G. aquitanica n'est jamais bianguleux comme G. biangulata Eichw., de sorte qu'il faut exclure l'hypothèse d'après laquelle ce serait l'état gérontique de cette dernière espèce. Parmi les CoUiculus figurés. dans la Monographie de M. Sacco, la variété mioheliçoides, de Colli Torinesi, se rapproche un peu de notre coquille aquitanienne par sa forme plus arrondie et moins conique que celle de G. Adansoni; mais l'ornementation de cette mutation helvétienne n'a aucun rapport avec celle de G. aquitanica, et il semble bien que sa columelle est moins verticale. Loc. — Villandraut(Gamachol), cotypes (PI. III, fig. 77-79; et PI. VI, fig. 56), coll. Cossmann, toutes les coll. Léognan (le Thil), coll. Peyrot, coll. de Sacy; (les Sables), race multifilosa (PI. IV, fig. 1-2), coll. de Sacy. Saint-Avit, coll. Duvergier, spécimen avec rainure spirale antérieure. Lucbardez (Cantine de Bargues), coll. Degrange-Touzin. — Aqni- tanien. 72. Gibbula (Collkulus) aquitanica C. P.; var. amphibola nov. var. PI. IV, fig. 10-12. DiJi. Hauteur : 9 mill. ; diamètre : 8 mill. R. D. — Après avoir séparé G. aquitanica de G. angulata Eichvi'. à cause de l'absence d'angle à la périphérie de la base, nous, som.mes — 274 — contraints d'admettre une variété qui est caractérisée par son angle péripliérique, ainsi que par ses tours étages en arrière au-dessus d'une rampe déclive dont on n'aperçoit que la trace très obsolète sur les tours de G aquitanica typique; en outre, le tubercule columellaire de la var. amphi- bola est plus saillant et forme une sorte de cran marqué par une échan- crure visible qui correspond à la rainure ombilicale, le pourtour de l'ombilic est plus nettement anguleux parce que la base est beaucoup moins convexe que celle de G. aquitanica. Mais si l'on compare G. amphibola avec G. angulata Eichw., on trouve que l'oraementation est beaucoup plus fine que celle de la coquille de Volhynie et que le galbe de la coquille est plus élevé, de sorte qu'il est impossible de confondre les deux formes qui ne se rapprochent que par l'angle périphérique et par le tubercule columellaire. D'autre part, G. pseudangulata Bœttger, du Bassin de Vienne, est carac- térisée par un ombilic beaucoup plus largement ouvert que celui de G. amphibola, par ses tours non étages en arrière et par son galbe moins élevé. Il est incontestable que toutes ces formes sont très voisines les unes des autres et qu'il faut une réelle attention pour les distinguer, surtout quand on ne compare pas des spécimens tout à fait adultes. Cependant, nous arrivons à cette conclusion que la forme ancestrale [G. aquitanica) n'a pas tardé à se dédoubler en deux phylums, dont l'un anguleux a persisté dans les étages subséquents, en prenant — dans chaque Bassin — une apparence bien distincte, de sorte que les dénominations qu'on leur a données sont à conserver, sous peine de rétablir la confusion que nous avons débrouillée non sans peine. Loc. — La Brède (ch. de fer), type (PI. IV, fig. 10-12), coll. Degrange- Touzin ; (la Salle). Saint-Avit (Basta), Léognan (le Thil), Noaillan (la Saubotte), même coll. — Aquitaiiîen. 73. Gibbula (Colliculm) Eichwaldi nov. sp. PI. IV, fig. 13-15. 1873. Monodonta angulata Benoist. Cat. Saucats, p. 13i-, n» 410 [non Eichw., nec Quoy et Gaim , ex parte max.). Test peu épais. Taille au-dessous de la moyenne; forme trochoïde, aussi large que haute; spire courte, à galbe conique, croissant régulièrement sous un angle apical de 80°; proto- conque petite, lisse, à nucléus peu proéminent; cinq tours — 275 - convexes, non anguleux, dont la hauteur atteint le tiers de la largeur moyenne, séparés par des sutures linéaires très fine- ment rainurées; grnementation composée d'une dizaine de filets spiraux, lisses, sur lesquels on distingue des traces de coloration consistant en ponctuations brunes qui ressemblent à des perles, mais sans aucune saillie réelle ; les lignes d'accroissement sont à peu près invisibles. Dernier tour presque égal aux trois quarts de la hauteur totale, d'abord anguleux sur la face — puis subanguleux vers l'ouverture — , à la périphérie de la base qui est assez convexe et étroitement perforée an centre, ornée de rubans imbriqués dont la largeur décroît de la périphérie au centre ; le pourtour de l'ombilic est subanguleux, ses parois sont très lisses, à peu près dépourvues de rainure spirale. Ouverture subquadrangulaire, à angles très arrondis, à péristome mince ; labre tranchant, oblique à 45° par rapport à l'axe vertical, non sillonné à l'intérieur; columelle un peu excavée, presque verticale, à peine renflée en avant par une sorte d'oreillette ou callosité qui se dédouble pour se raccorder, d'une part au contour supérieur du plafond et, d'autre part, à sa paroi interne ; région pariétale obtusément recouverte d'une très mince couche de vernis. DiM. Hauteur et diamètre : 6 mill. R. D. — Après une minutieuse comparaison des individus (et non pas des figures) des diverses formes confondues à tort avec G. angulata Eichw., nous nous sommes décidés à séparer cette coquille aquitanienne qui s'en écarte autant que de G. aquitanica ci-dessus décrit. Tout d'abord, il y a lieu de remarquer que Trochus angulatus Eichw. (1829) ne peut conserver son nom spécifique préemployé par Quoy et Gaimard, en 1824 ; il faut appliquer à la coquille de Volhynie le nom cremenensis Andrz. (1830) ; c'est la même forme provenant de la même région, décrite et figurée bien avant Monodonta angulata (in Hœrnes, 1856) qui — jusque là — n'était qu'un nomen nudiim : il y a donc une double raison pour adopter cette substitution de nom. D'autre part, dans le Bassin de Vienne, les échantillons de Steinabrunn (coll. Cossmanii) s'écartent très sensiblement de ceux de Volhynie (coll. Cossmann), non seulement par leurs filets spiraux beaucoup plus nombreux (six au lieu de quatre), par leurs tours non étages en arrière, mais surtout — 276 — par leur ombilic plus large, ainsi que l'a fait remarquer Bœttger qui leur a attribué (1904, Mittel mioc. i. Kostej., p. 181) la dénomination pseitdan- gulala (coll. Cossmann, legit auclor) ; il est vrai que cet auteur cite égale- ment à Kostej G. angulata Eichw. : ce serait à vérifier. En tous cas, les deux espèces s'écartent de G. Eichioaldi, de l'Aquitanien, par leur ornementation beaucoup moins fine, par leur galbe plus élevé, surtout par leur renflement columellaire plus saillant, correspondant à une rainure ombilicale plus visible. En Touraine, à Pontlevoy, on trouve dans UHelvétien une coquille qui ressemble beaucoup à G. pseudangulata, mais qui n'a que quatre ou cinq cordons, comme G. cremenensis, avec des tours presque plans et un renflement columellaire peu saillant ; elle nous semble se rapprocher complètement de G. taurinensis Sacco; ce dernier auteur n'en fait qu'une variété de G. Adansoni Payr., qu'on trouve aussi dans le Pliocène d'Italie (Sienne, coll. Cossmann), mais qui se distingue (spéc. actuels, coll. Coss- mann) par ses huit sillons spiraux sur chaque tour, par sa périphérie arrondie, par sa columelle sinueuse et renflée, par son entonnoir ombilical médiocrement ouvert et plus rainure que cehd de G. Eichivaldi. Enfin, dans le Redonien de Pigeon-Blanc (coll. Cossmann), il y a une autre' forme encore différente par son ornementation décussée ; elle ne parait pas avoir été dénommée jusqu'à présent. En résumé, il y a toute une série de mutations depuis l'Aquitanien jusqu'à l'époque actuelle, et il importait de débrouiller la confusion qui s'était produite, faute de comparaison avec des individus typiques des divers Bassins, aussi bien que par l'imperfection des figures précédemment publiées. Ces mutations descendent, par un phylum continu, d'une forme anceslrale, G. Eichwaldi et, d'autre part, ce phylum se distingue nettement de celui de G. aquitanica. Loc. — 'Villandraut (Garaachot), cotypes (PI. IV, fig. 13-15), coll. Cossmann; toutes les coll.; (M'" de Fortis), coll. Peyrot. Léognan (le Thil), coll. Bial de Bellorade, coll. Neuville. — Aquitanieii. 7i. Gibbula (Colliculm) Eichwaldi C. et P. ; race avitensis nov. var. PI. IV, fig. 6-9. R. D. — Intermédiaire entre G. aquitanica (var. amphibola) et G. Eich- waldi, cette race, localisée dans les Landes, est caractérisée par sa forme trochoïde, régulièrement conique, et par son angle persistant à la péri- phérie de la base, quoiqu'elle atteigne une taille supérieure à celle de G. Eichwaldi; elle se rapproche de cette dernière par sa forme plus évasée que celle de toutes les variétés de G. aquitanica, mais son ornementation — 277 — — quand elle n'est pas effacée par l'usure — rappelle au contraire celle de G. amphibola : six cordonnets spiraux, avec deux ou truis filets interca- laires, les interstices non remplis sont finement déçusses par des accrois- sements sublamelleux et très serrés. A la périphérie de la base, il y a un assez fort bourrelet aplati et simplement strié par des accroissements écartés; la base est tout à fait plane, elle porte six à huit rubans concen- triques dont les intervalles étroits sont aussi déçusses par des accroisse- ments rayonnants ; un dernier ruban plus large circonscrit le pourtour anguleux de l'ombilic assez large, dont les parois sont plissées et marquées d'une double rainure spirale, aboutissant à la sinuosité columel- laire. Ouverture presque carrée; columelle très excavée en arrière, sinueuse mais non renflée en avant. Loc. — Saint-Avit, rare; cotypes (PI. IV, fig 6-9), coll. Degrange- Touzin; coll. Cossmann ; coll. Neuville. — Aqiiîtanîeii. 75. Gibbula (Coilicuhts) Benoisti nov. mut. PI. IV, fig. 16-19. Taille au-dessous de la moyenne; forme turbinée, à peu près aussi haute que large; spire peu élevée, à galbe conoïdal; protoconque lisse, déprimée; cinq ou six tours convexes, subanguleux en arrière où une rampe étroite, un peu aplatie quoique déclive, surplombe les sutures rainurées ; ornemen- tation spirale composée de six filets sur la région antérieure et de trois sur la rampe postérieure, ceux du milieu plus serrés, ceux de la rampe et dans le voisinage de la suture antérieure, plus écartés, avec de fines stries d'accroissement obliques dans les interstices. Dernier tour presque égal aux trois quarts de la hauteur totale, orné comme les précédents, muni d'un angle adouci et peu proéminent à la périphérie de la base dont le profil fait — avec celui du dernier tour — un angle d'environ 100"; sa surface est un peu convexe, très étroitement ombiliquée au centre, ornée de sept rubans concentriques dont les quatre centraux sont bifides ; l'ensemble est finement clécussé par des accroissements rayonnants; le pourtour de la fente ombilicale est garni de deux filets lisses et sa paroi porte une rainure très obsolète. Ouverture subqua- drangulaire, à coins très arrondis ; péristome un peu épais et — 278 — discontinu; labre incliné à 40" sur la suture, épaissi — mais non sillonné — à quelque distance de son contour ; callosité du plafond séparée de l'extrémité de la columelle par un petit sinus correspondant à l'aboutissement de la rainure ombili- cale; columelle excavée en arrière, un peu renflée en avant, se terminant par un petit cran oblique en deçà du sinus. DiM. Hauteur : 7 mill. ; diamètre : 6,5 mill. R. D. — Intermédiaire entre G. Eichwaldi et G. Moussoni, cette coquille se distingue du premier par son ornementation plus grossière et par sa rampe spirale, du second par ses filets plus nombreux et par sa rampe plus large, plus déclive, plus anguleuse ; en outre, l'omljiliç est plus rétréci que chez ses deux congénères de l'Aquitanien et du Burdigalien ; d'autre part, le cran qui existe à la troncature de la columelle ne ressemble pas au renflement qu'on observe chez les deux espèces précitées. Comparée à G. cremenensis (= angiilata Eichw.), de Podolie, G. Benoisti s'en distingue par sa rampe et par son ornementation beaucoup plus fine ; quant à G. pseiidangiilata Bœttger, qui a aussi une rampe spirale, c'est une coquille plus large que haute et moins étroitement perforée, ainsi que nous avons pu le constater sur un spécimen de Kostej (Hongrie) déter- miné par l'auteur lui-même (coll. Cossmann). Enfin, G. taurinensis Sacco — qui se retrouve aussi dans la Touraine où on l'a habituellement désigné sous le nom inexact angulata — a une forme plus élevée, un ombilic plus large, des cordonnets moins nombreux, plus réguliers, non bifides sur la base,- et la rampe postérieure y est beaucoup moins accusée. En résumé, malgré la répugnance que nous avons.à augmenter encore la liste déjà longue des Collicuhis de ce groupe, nous sommes dans la nécessité d'admettre la mutation Benoisti qui ne peut se confondre avec aucune autre. Loc. — Saucats (Lagus), rare; type (PI. W, fig. 16-19), coll. Benoist(l). — Bnrdigalîen. 76. Gibbula (Colliculus) Moussoni [Mayer]. PI. IV, fig. 23-25. 1861. Trochus Moussoni Mayer. Journ. Conch., p. 369, pi. XV, fig. 5-6. 1873. — — Benoist. Cat. Saucats, p. 133, no 405. 1909. Trochus (Magulus) Moussoni Dollf. Essai Aquit., p. 53, n» 277. (i) D'autres spécimens dans la même cuvette — avec l'éliquette Monodonta angulala — sont indiqués comme provenant de Salles (le Minoy ?) : nous ne les signalons qu'avec un point de doute. — 279 — Taille moyenne; forme globuleuse ou turbinée, générale- ment plus large que haute; spire courte, à galbe vm peu conoïdal ; quatre tours à peine convexes, dont la hauteur atteint presque le quart de la largeur moyenne, séparés par des sutures linéaires que désigne seulement une étroite rampe spirale à la partie inférieure de chaque tour; ornementation composée de quatre cordons spiraux, subcarénés, inéquidis- tants, les deux inférieurs au-dessus de la rampe sont plus rapprochés ; les larges intervalles excavés qui séparent les carènes antérieures sont finement déçusses par des accroisse- ments très serrés, peu visibles, très obliques. Dernier tour égal aux quatre cinquièmes de la hauteur totale, muni de six carènes, y compris celle qui forme la périphérie subanguleuse, mais arrondie, de la base qui est convexe et assez largement ombiliquée; on y voit une douzaine environ de rubans imbri- qués, plus étroits à mesure qu'ils se rapprochent de l'ombilic dont les parois sont lisses et très faiblement déprimées par un large sillon spiral aboutissant à l'inflexion antérieure de la columelle. Ouverture subquadrangulaire, à angles très arron- tlis, à péristome à peu près continu, peu épais; labre tran- chant, à profil un peu sinueux, incliné à 45» en moyenne sur la suture, lisse à l'intérieur; columelle obliquement excavée, avec un renflement peu saillant à son extrémité antérieure, raccordée par un sinus avec le plafond de l'ouverture ; bord columellaire peu calleux, étalé sur la région pariétale. DiM. Hauteur : 8 mill. ; diamètre : 9 mill. ; individu géron- tique : 10 mill. R. D. — On ne peut évidemment confondre cette coquille globuleuse avec G. Eichwaldl qui a une forme conique et plus trochoïde, ni avec G. aquitanica qui est plus élevée, composée de tours plus nombreux, beaucoup plus convexes, et dont l'ombilic est beaucoup plus étroit, dont la columelle est plus verticale, échancrée par un sinus moins profond avant son raccordement avec le plafond ; l'ornementation de G. Moiissoni est d'ail- leurs très différente, avec ses carènes écartées. Pour tous ces motifs, on doit le considérer comme une forme caractérisant un pliylum pauciliré, bien distinct aussi à cause de sa columelle peu sinueuse, presque auriculée en avant. Toutefois, ce n'est pas un Steromphalus dont le galbe serait — 280 — plus trochoïde, avec une ornementation plus fine : peut-être est-ce ce groupe que M. Sacoo a désigné comme GibbidoidcUa ? Il convient cepen- dant de remarquer que la spire ne comporte pas ici de nodosités suturales, comme en portent les tours de G. divergens. Loc. — Cestas, plésiotype (PI. IV, fig. 23-25), coll. Cossniann; coll. de Sacy ; coll. Degrange-Touzin. Léognan (Coquillat) ; Saucats (Lagus) ; Pont-Pourquey, coll. Duvergier; Giraudeau, coll. Bial : M'" de l'Église, coll. Degrange-Touzin ; Martillac (Pas de Barreau), même coll. ; Saint- Médard-en-Jalles; coll. Duvergier, — Bnrdigalîeii. Mérignac, coll. Cossmann. Léognan (le Thil), Noës, Uzeste, coll. Degrange-Touzin. Villandraut (Gamachot), coll. Neuville. — Aquita- iiien. 77. Gibbula {Collkulus) biangulata [Eichw.]. PL IV, fig. 20-22. 1830. Trochiis biangulatus Eichw. Naturliist. Skizze v. Volh., p. 321. 1832, -- Thorlnus Grat. Cat. Dax {A. S. L. B., t. V), p. 116, n» 208. 1837. — biangulatus Dujardin. Mém. Tour., p. 286. 1840. — carinatus Grat. Atlas, [légende] pi. XIII, fig. 22. 1853. — biangulatus Eichw. Lethma rossica, p. 226, pi. IX, fig. 15. 1856. -- — Hœrnes. Loc. cit., I, p. 460, pi. 45, fig. 15. 1873. — — Benoist. Cat. Saucats, p. 133, no 406. ? 1885. — porellus de Greg. Studi conch. med. viv. e foss., p. 332. 1886. — {Gibbula) biangulatus Dollf. Dautz. Liste prél., p. 17. 1895. Gibbula biangulatus Degr.-Touz. Orthez, p. 73. 1896. Phorculellus biangulatus var. porella Sacco. Loc. cit., p. 37, pi. IV, fig. 14. 1901-04. Gibbula {Phorculellus) biangulata Bœttg. Mioc. Kostej, II, p. 165; et III, p. 180. Test médiocrement épais. Taille petite ; forme turbinée, déprimée, plus large que haute ; spire très courte, à galbe conique sous un angle apical de 90°; protoconque lisse, à nucléus obtus ; trois ou quatre tours étages par une rampe spirale et aplatie, limitée en dessus par un angle de 120° environ ; sutures linéaires peu distinctes ; ornementation composée de nombreux filets spiraux et serrés, tant sur la région tronconique antérieure que sur la rampe inférieure, déçusses par des accroissements très fins et obliques. Dernier — 281 — tour égal aux quatre cinquièmes dé la hauteur totale, biangu- leux, l'angle antérieur se transformant en un bourrelet strié qui circonscrit la périphérie de la base; celle-ci est assez convexe, ornée de nombreux cordons concentriques, réguliers, avec des filets beaucoup plus fins dans leurs interstices, jusqu'à la perforation ombilicale assez étroite et très profonde; les parois de l'ombilic sont simplement plissées par les accroissements, et la rainure spirale est tout à fait contiguë au bord columellaire. Ouverture presque arrondie, quoique un peu quadrangulaire par la présence des deux angles du der- nier tour; labre peu épais, lisse à l'intérieur, oblique à 50° par rapport à l'axe vertical ; columelle mince, excavée, tronquée, sans excroissance au point où aboutit la rainure ombilicale. DiM. Hauteur : 5,5 mill. ; diamètre : 6 mill. R. D. — Nos échantillons de l'Aquilaine sont exactement semblables à la figure de Lethsea rossica, plus déprimés que les spécimens figurés dans la Monographie de Hœrnes qui paraissent turriculés, de sorte que M. de Gregorio leur a attribué le nom porella, conservé par M. Sacco à titre de variété; mais il nous semble que c'est là une différence exagérée par le dessinateur, peut-être due aussi à ce qu'il s'agit d'un individu gérontique. Par conséquent, il nous parait probable qu'il n'y a qu'une seule espèce qui a vécu durant toute la période miocénique, sans qu'on puisse y distinguer de mutations, can tous les autres caractères sont identiques, de sorte qu'elle conslituerait — à elle seule — le phylum G. biangulata, caractérisé par son double angle sur le dernier tour : aucune des variétés de G. cremenensis ne possède une forme aussi étagée à l'état adulte, ni surtout l'angle transformé en bourrelet à la périphérie de la base; la columelle est d'autre part plus excavée chez G. biangulata et l'absence de renflement est bien caractéristique. L'unique spécimen de Tr. Thorinus, conservé dans la coll. Grateloup, est un exemplaire bien typique de. G. bicarinata, et il a été ensuite figuré très inexactement dans l'Atlas avec la légende carinatits; en tous cas, ces deux noms sont postérieurs à celui d'Eichwald. Loc. — Mérignao, plésiotype (PI. IV, fig. 20-22), coll. Cossmann; coll. Degrange-Touzin. Peloua, coll. de Sacy, coll. Degrange-Touzin, coll. Neuville, coll. Peyrot. Le Thil, coll. Bial. Saint-Avit, coll. Bial, coll. Degrange-Touzin. Sauçais (Lariey), La Brède (la Salle), coll. Degrange- Touzin. Dax (Ma'inot), coll. Grat. — Aqnitanien et Bnrdigalien inférieur. — 282 — Sallespisse, coll. Cossmann. Orthez (le Paren), coll. Degrange-Touzin. Mariciet, coll. Neuville, coll. Duvergier, coll. Feyrot. — Helvëtîen. 78. Gibbula {CoUkulm) glyphidospira n. sp. PI. IV, fig. 29-32. Test un peu épais et nacré. Taille petite; forme trochoïde, à peu près aussi haute que large ; spire assez élevée, à galbe régulièrement conique, à nucléus embryonnaire tout à fait déprimé; angle apical 60°; quatre tours excavés, dont la hauteur atteint les deux cinquièmes de la largeur moyenne, séparés par des sutures très profondément canaliculées ; ils sont munis en avant d'une très forte carène spirale et, en arrière, d'un bourrelet subcaréné au-dessus de la suture; l'intervalle excavé est finement sillonné par des stries spirales, parfois effacées par l'usure. Dernier tour égal aux deux tiers de la hauteur totale, garni de trois carènes spirales, équidis- tantes, celle du milieu plus saillante que celle qui circonscrit la périphérie de la base; celle-ci est d'abord excavée vers la périphérie, puis un peu convexe vers la perforation ombilicale qui est étroite ; sa surface est ornée de lignes d'accroissement rayonnantes, sinueuses, et de nombreux sillons concentriques, qui grossissent et s'espacent un peu au pourtour de l'ombilic où il existe une sorte de gonflement périphérique, et sa paroi est à peu près lisse, sauf une rainure obsolète sous ce gonfle- ment. Ouverture quadrangulaire, à coins arrondis du côté droit; péristome à peu près discontinu, la couche qui recouvre la région parétale étant excessivement mince; labre incliné à 50" sur la suture ; columelle mince, peu calleuse, excavée en arrière, infléchie en avant vers le point oii aboutit la rainure spirale de la paroi ombilicale. DiM. Hauteur et diamètre : 4 mill. R. D. — Cette espèce doit être séparée de G. biangulata qui se trouve à peu près au même niveau, si ce n'est dans les mêmes gisements : ses sutures profondément rainurées, son galbe plus élevé, et surtout l'exis- tence de trois carènes sur le dernier tour au lieu des deux bourrelets — 283 — anguleux qui caractérisent invariablement l'espèce d'Eichwald, permettent de distinguer G. giyphidospira au premier coup d'œil. Elle a un peu l'aspect de certains Vermets, tels que V. conicus Lamk. (Delphinula), du Lutécien ; mais elle n'a pas les tours détachés, son péristome et sa colu- melle sont tout à fait différents, et surtout son test est visiblement nacré. Les autres ColliciUus ne sont pas carénés comme cette coquille, de sorte qu'il est superflu de la comparer avec les espèces des phylums qui précèdent. Loc. — Dax (Maïnot), cotypes (PI. IV, fig. 29-32), coll. Cossmann. Léognan (le Thil), coll. Bial de Bellerade, coll. de Sacy, coll. Neuville. Pessao (Lorient), coll. de Sacy, coll. Neuville. — Aqaitanien sup^. 79. Gibbula (ColHculus) sosensis nov. sp. PI. IV, fig. 33-36. Taille assez petite ; forme presque solarioïde, plus large que haute; spire peu élevée, très étagée ; protoconque lisse, déprimée ; quatre tours bicarénés, partagés en deux régions par une première carène inférieure, finement sillonnée et crénelée ; la région au-dessous de la carène forme une large gouttière excavée, obliquement plissée par les accroissements et ornée de trois minces filets spiraux ; en avant de la carène précitée et jusqu'à celle qui borde en dessous la suture anté- rieure, il y a deux filets assez saillants, déçusses par les accroissements obliques; la seconde carène, contiguë à la suture, est bifide comme la première et également crénelée ; elle se prolonge — au dernier tour — à la périphérie de la base qui est déclive, un peu convexe, ornée de six ou sept filets concentriques, inéquidistants et inégaux, que croisent des lignes d'accroissement obliquement incurvées ; aux abords de l'ombilic assez largement ouvert, cette ornementation devient plus obsolète et, sur ses parois, une rainure très peu profonde et très large aboutit à une faible dénivellation du bord columellaire. Ouverture subquadrangulaire, à coins très arrondis, sauf dans l'angle inférieur du labre oii il y a une gouttière superficielle; le labre peu épais a deux inclinaisons, l'une à 25° correspond à la rampe, l'autre à 60° correspond à — 284 — rintervalle des deux carènes; columelle excavée, un peu calleuse, se raccordant presque sans sinus avec le plafond de l'ouverture. DiM. Hauteur : 4,3 mill. ; diamètre basai : 6 mil!. R. D. — Il est impossible de confondre cette coquille avec G. biangulata qui est plus élevée, qui a une ornementation beaucoup plus fine et dont les angles ne sont jamais aussi carénés; d'ailleurs, la columelle de G. sosensis n'est pas tronquée comme celle de l'espèce d'Eichwald, et son ombilic est plus large. En ce qui concerne G. glyphidospira qui est aussi bicarénée, Torneraentation n'est pas la même et la spire est beaucoup plus élevée que celle de G. sosensis. Par conséquent, bien qu'on n'en connaisse que deux spécimens dont un seul bien intact, il faut admettre que c'est encore une espèce très distincte du phylum biangulata. Loc. — Sos (Baudignan), type (PI. IV, fig. 33-36), coll. Benoist. — Ilelvëtien. 80. Gibbula {Tamulas) sp. juv. PI. IV, fig. 26-28. R. D. — Nous nous abstenons de dénommer cet unique échantillon qui n'a évidemment pas atteint la taille adulte, mais qui parait néanmoins se distinguer des Oxystele par son ombilic largement ouvert, absolument dépourvu de la callosité ou tout au moins du rebord columellaire quj garnit toujours les jeunes individus d'Oxystele ; la columelle est mince, excavée, un peu sinueuse en avant comme celle de Gibbula umbilicaris que Monterosato a pris comme génotype de la Section Tumulus; toutefois, la coquille fossile se distingue de cette espèce vivante par son galbe plus déprimé et par les détails de son ornementation qui consiste en huit filets réguliers sur chaque tour de spire, avec des sutures plus canaliculées ; l'ouverture est très découverte, parce que le labre est incliné à 25° sur la suture; le dernier tour est subcaréné à la périphérie et la base est presque plane, ornée — entre cette carène et l'angle qui circonscrit l'ombilic — de nombreux filets concentriques, d'abord trois assez écartés, puis les autres subitement plus serrés dans toute la région qui avoisine l'angle ombilical. Ici encore, il nous est bien difficile — pour ne pas dire impossible — de comparer cet individu avec Gibbula {Tumulus) dertosulcata Sacco, tant la figure est défectueuse; la coquille semble bien avoir le même galbe patuliforme, mais la suture parait accompagnée d'un sillon spiral qui manque chez le Tumulus de Peyrère. DiM. Hauteur : 4 mill.; diamètre : 6 mill. — 285 — Loc. — Peyrère, unique (PI. IV, fig. 26-28), coll. Paulin. — Helvé- tien ? 81. Gibbula (Steromphalus) Degrangei nov. sp. PL IV, fig. 37-40. •1895. Trochus sp. Degrange-Touz. Orthez (A. S. L. D., t. XLVll), p. 73. Taille petite; forme trochoïde, à peu près aussi haute que large; spire peu élevée, à galbe conique ou très légèrement conoïdal, sous un angle apical de 60° en moyenne; protoconque lisse et déprimée; cinq tours presque plans, dont la hauteur égale le tiers de la largeur moyenne, séparés par des sutures linéaires et marginées en dessous par la saillie très faible du tour précédent; ornementation composée de. six ou sept filets spiraux, quatre ou cinq sur les spécimens non adultes ; ces filets sont subimbriqués, inéquidislants et inégalement sail- lants, croisés par des stries d'accroissement obliques et très fines, qui n'y découpent pas d'aspérités. Dernier tour supérieur aux trois quarts de la hauteur totale, subanguleux à la péri- phérie de la base qui est ombiliquée au centre et ornée — entre la périphérie et l'ombilic — de sept rubans imbriqués, régulièrement écartés; le dernier — qui garnit le pourtour subanguleux de l'ombilic — est plus large que les autres et subdivisé par deux ou trois stries concentriques, tandis que la paroi de l'ombilic est lisse, non rainurée. Ouverture subqua- drangulaire, à coins très arrondis, à péristome à peu près continu, épaissi à l'intérieur ; labre tranchant, un peu excavé en profil, faisant un angle de 30" avec la suture, tandis que la partie antérieure se redresse à 40° environ; columelle lisse, excavée et mince en arrière contre l'ombilic, élargie en avant et presque auriculée au point où aboutit le ruban circa- ombilical ; elle se raccorde — sans inflexion et sous un angle très arrondi — avec le plafond de l'ouverture; callosité parié- tale peu épaisse, sauf contre le bas du labre où elle borde une petite gouttière spirale qui s'enfonce dans l'ouverture. Tome LXIX. 22 DiM. Hautenr : 7 mill. ; diamètre : 6, S. R. D. — Cette petite coquille n'est certainement pas un Colliculus, car sa columelle ne fait aucune inflexion sinueuse en avant, et il n'y a pas trace de rainure ombilicale ; au contraire, il se produit un épaississement auriculé, correspondant à l'extrémité du ruban périphérique de l'entonnoir ombilical et, par ce caractère, elle rappelle complètement Gibbula cine- raria Lin., qui est le génotype de Sleromphalus Leach in Gray. Toutefois, l'espèce helvétienne se distingue de celle de la Manche par son galbe plus conique, par son ornementation consistant en cordonnets plus nombreux sur chaque tour de spire, et en rubans moins nombreux au contraire sur la base, celui de l'ombilic plus proéminent que chez G. cineraria, de sorte que l'auricule columellaire est mieux formée chez le fossile. M. Sacco a décrit et figuré un Sleromphalus de l'Astien, qu'il rapporte à G. obliquata Gmelin, mais l'exemplaire est trop incomplet et la figure en est trop défectueuse pour qu'il nous soit possible de la comparer à notre coquille helvétienne. Loc. — Orthez (le Paren), peu rare; néotypes (PI. IV, fig. 37-40), coll. Cos.smann (don de M. Degrange-Touzin); (Housse), coll. Degrange- Touzin. Sallespisse, spécimens népioniques, coll. Cossmann; un exem- plaire de 17 mill., à ouverture mutilée, coll. Duvergier. Salies-de-Béarn, coll. Degrange-Touzin. — Helvétien. 82. Gibbula ( Sleromphalus) fereclausa nov. sp. PI. IV, fig. 41-43. Test un peu épais. Taille assez petite ; forme trochoïde, presque aussi large que haute; spire peu élevée, à galbe légè- rement conoïdal, à protoconque lisse et déprimée ; cinq tours d'abord convexes, puis presque plans, non étages en arrière, dont la hauteur égale les deux cinquièmes de la largeur moyenne, séparés par des sutures linéaires ; ornementation composée de cinq cordons spiraux et lisses, inégalement distribués, celui du haut contre la suture est dédoublé par un filet très mince ; les intervalles beaucoup plus larges sont finement striés dans le sens spiral et marqués^ en outre, d'accroissements obliques, excessivement ténus. Dernier tour égal aux trois quarts de la hauteur totale, à peine convexe sur les flancs, circonscrit à la périphérie basale par un assez — 287 — large bourrelet subanguleux et bifide, dont la région anté- rieure est finement striée; base déclive et médiocrement convexe, très étroitement perforée au centre, portant d'abord un sillon qui l'isole du bourrelet périphérique, puis un large rnban concentrique et inégalement sillonné, ensuite jusqu'à l'ombilic, trois funicules plus proéminents avec un filet inter- calaire et un bourrelet sillonné qui circonscrit la fente ombilicale. Ouverture subquadrangulaire, à coins arrondis, à péristome presque discontinu, la couche de vernis pariétale étant très mince; labre tranchant, presque rectiligne, oblique à 45" sur la suture, lisse à l'intérieur; l'épaississement interne est situé à une certaine distance du contour et limité sous le plafond par une arête faiblement excavée ; columelle lisse, presque verticale ou à peine renflée au milieu, se raccordant par un angle arrondi avec l'arête du plafond, sans aucune trace de dent ni d'échancrure; bord columellaire étroit, peu calleux, formant un petit bourrelet externe en S le long de la fente ombilicale et avec une mince oreillette antérieure, qui correspond à l'aboutissement du ruban circa-ombilical. Dm. Hauteur : 7 mill. ; diamètre basai : 6, .5 mill. R. D. — Cette coquille commence — au sommet de la spire — comme G. Moussoni, et elle se termine comme G. Degrangei : ce n'est pas un Colliculus, car la columelle ne porto aucune dent et ne fait aucune sinuo- sité à son extrémité; seul, le bord columellaire externe est sinueux et son auricule antérieure ressemble à celle de Steromphalus cinerarius. On distingue d'ailleurs G. fereclausa de G. Degrangei, non seulement par les détails de son ornementation et par son ombilic réduit à une fente ou rainure spirale, mais encore par l'épaississement moindre de l'auricule antérieure : c'est donc bien une mntation ancestrale de la coquille liclvétienne. Au premier abord, on serait tenté de rapprocher G. fereclausa des innombrables variétés de G. aquitanica, et notamment de G. ampkibola; mais, outre que ce n'est pas un Colliculus comme nons venons de le démontrer, son ornementation plus lâche comme celle de G. Moussoni et ses tours non étages, son ombilic très étroit, sa forme très nettement trochoïde à la fin de la croissance, excluent toute confusion. Loc. — Pont-Pourquey, unique (l'I. IV, Hg. 41-4-3), coll. Degrange- Touzin. — Bui'digalieii. — 288 — NORRISELLA Cossm., 1888 (1). Coquille petite, subturbinée, lisse, paucispirée, assez étroi- tement perforée; funicule circa-ombilical, limité par un sillon du côté (le la base; ouverture circulaire, à péristome non bordé, discontinu sur la région pariétale; labre oblique, non bordé; columelle lisse, excavée, munie contre l'ombilic d'un épaississement parfois développé à l'instar d'une lèvre (G. -T. : Turbo pygmieus Desh. ; Lut.). Norrisella a été décrite (Cat. ill. Éoc, t. III, p. 62) comme Section de Norrisia Bayle, dont elle s'écarte cependant par son sillon et son funicule -qui se rapprochent de certains groupes de Collonia ; mais l'épaississement columellaire a aussi de l'analogie avec quelques formes de Gibbula et même de Tinostoma. Dans ces conditions, il est préférable d'admettre Norrisella comme un Sous-Genre bien distinct, éteint actuellement, et qui s'est prolongé de l'Éocène jusque dans le Miocène inférieur, comme on va le voir ci-dessous. 83. Norrisella miocaenica nov. sp. PI. IV, fig. 44-46. Taille très petite; forme turbinée, plus large que haute; spire courte, à galbe presque conique, croissant régulièrement sous un angle apical d'environ 90° ; quatre tours convexes et lisses, dont la hauteur ne dépasse guère le quart de la largeur moyenne, séparés par des sutures linéaires. Dernier tour supérieur aux trois quarts de la hauteur totale, à profil arrondi jusque sur la base convexe qui est également lisse et perforée au centre par un entonnoir ombilical que limite un petit funicule peu proéminent, circonscrit lui-même à l'inté- rieur par une faible strie ou dépression étroite ; la paroi ombilicale est également lisse et un peu excavée. Ouverture en segment de cercle, à péristome médiocrement épais, inter- rompu sur la région pariétale oii il ne semble exister aucune couche de vernis; labre à profil un peu incurvé, incliné en (1) Cat. ill. coq. foss. Éoc. Paris, t. 111, p. 62. — 289 — moyenne à 60" sur la suture, lisse à l'intérieur; columelle lisse et excavée, épaissie par une petite callosité qui se réfléchit partiellement sur le bord de l'entonnoir ombilical. Dm. Hauteur : 2 mill. ; diamètre : 2,5 mill. R. D. ■ — Cette petite coquille a complètement l'aspeot de JV. pygmxa Desh., du Lutécien des environs de Paris; toutefois, son ombilic est plus ouvert en entonnoir et limité par un funicule plus distinct, tandis que le sillon basai est — au contraire — moins visible ; le labre est aussi moins incliné et plus excavé, de sorte que l'ouverture forme un segment plus complet. D'autre part, ]V. munda Desh. a une forme bien plus élevée que iV. miocsenica, avec un ombilic plus rétréci ; enfin, JV. pterochilus — qui est au contraire plus déprimé que l'espèce miocénique — est caractérisé par son énorme lèvre columellaire qui s'étend beaucoup plus sur la perforation ombilicale. Loc. — Léognan (le Thil sup''), unique (PL IV, fig. 44-46), coll. Coss- mann. — Aqiiîtanîen. PHORCULUS Cossmann, 1888 (i). « Coquille subdiscoïdale, ornée de carènes spirales, à ombilic assez large et lisse, à péristome un peu épaissi, avec une gouttière superficielle sur le bord antérieur ; cette gouttière s'arrête brusquement en avant de la columelle qui présente, en ce point, un petit renflement tuberculiforme. (Type : Turbo fraterxuliis Desh. ; Eoc). » Ce groupe a été classé par l'auteur comme une Section de Gibbula, rappelant P/torcus par l'ombilic en entonnoir; actuellement, après l'examen systématique — qui a été fait ci-dessus — des nombreux groupes démem- brés de Gibbula, nous constatons que Phorculus présente des critériums distinctifs qni ne permettent de le rapprocher d'aucun de ces groupes : la gouttière circulaire et arrêtée au tubercule columellaire rappelle plutôt Monodonta, elle est le résultat d'un dédoublement des couches internes de l'ouverture. Mais l'ombilic largement ouvert empêche de pousser plus loin ce rapprochement. La columelle excavée n'a aucunement la disposition de celle de Phorcus ; c'est un tubercule — et non une sinuosité — qui corres- pond au point où aboutit une carène spirale émanant de la paroi ombilicale, plutôt qu'à la rainure ou dépression qui est située sous cette carène. Par (1) Cal. ill. coq. foss. Éoc. Paris, t. III, p. 61. — 290 — conséquent, Phorculus est un Genre bien distinct, qui a d'ailleurs vécu jusqu'à la base du Miocène. Il ne faut pas confondre avec lui Phorculus Monteros, dont la dénomination a été changée en Phorculellus Sacco, et qui ne doit pas être conservé, comme on l'a vu plus haut. 84. Phorculus burdigalensis n. sp. PL IV, fig. 47-49. Test assez épais. Taille pelite; forme globuleuse et turbinée, plus large que haute ; spire peu saillante, à nucléus embryon- naire lisse, petit et déprimé; quatre tours un peu convexes, séparés par des sutures canaliculées, ornés de trois fortes carènes spirales entre lesquelles s'intercalent successivement de petits filets qui grossissent peu à peu; il n'y a d'autre ornementation axiale que de très fines lignes d'accroissement obliques. Dernier tour embrassant presque toute la coquille, à profil arrondi, muni de six ou sept carènes dont les cinq inférieures sont plus rapprochées que les antérieures qui se prolongent sur la base, au nombre de quatre ou cinq, avec assez de régularité et sans que la périphérie soit délimitée, jusqu'à l'ombilic très profond et assez largement ouvert; la paroi de ce dernier est limitée par une dernière cai'ène spirale, aussi saillante que les autres, bordée en dessous par une étroite dépression. Ouverture arrondie, à péristome pres- que discontinu, la couche de vernis qui recouvre la région pariétale étant très mince; labre tranchant, peu sinueux, oblique à 40^ sur la suture ; la séparation des deux couches internes forme une sorte de gouttière superficielle qui s'arrête à l'extrémité de la columelle mince, excavée et lisse, vis-à-vis d'un petit bouton obsolète auquel aboutit la carène ombilicale. DiM. Hauteur : 4,5 mill. ; diamètre : 5,5 mill. R, D. — Cette coquille a une très grande analogie avec Turbo sulcalus Lamk , du Lutécien, qui est un Phorculus des plus caractérisés, ne diffé- rant du génotype que par le nombre de ses carènes ; toutefois, P. burdi- c/alensis s'en distingue par ses carènes plus tranchantes et plus écartées sur la base, par son ombilic plus large, dégarni de la zone calleuse qu'on observe autour de lui chez P. sidcatus et chez P. fraterculm; à ce point de vue, P. burdigalensis ressemble plutôt à la troisième espèce, P. distans — 291 — Desh., quoiqu'il en diffère essentiellement par son galbe arrondi, tandis que P. distans a une carène périphérique très aiguë. Il est intéressant de constater la longévité — insoupçonnée jusqu'ici -^ de ce Genre. L'un de nous a recueilli à Mérignao un petit spécimen qui s'écarte du type par sa périphérie subcarénée et par le moindre nombre de ses carènes spirales : il se peut que ce soit une mutation aquitanienne de T. burdigalensis ; mais, en attendant de meilleurs matériaux, nous nous bornons à en signaler l'existence. Loc. — Pont-Pourquey, type (PI. IV, fig. 47-49), coll. Cossmann. — Bnrdigalieii. Mérignac (Baour), un spécimen subcaréné, coll. Peyrot. — Aqnita- iiien. EUMARGARITA Fischer, 1885. Coquille mince, fortement nacrée sous un épiderme pellicu- laire; spire naticoïtle, peu élevée, à base largement ombili- quée. Opercule mullispiré (G. -T. : Trochus helicinus Fabr. ; Viv.). Section Periaulax Cossm., 1888. — Spire conique, trochi- forme, à sutures profondes et crénelées; ornementation spirale et accroissements bien marqués; base presque aplatie, lisse ou sillonnée, avec un entonnoir ombilical circonscrit par un sillon et un cordon ; parois de l'ombilic ornées ; ouverture subcirculaire, peu inclinée sur l'axe (G. -T. : Solarium spiratum Lamk. ; Eoc). Cette Section se distingue facilement d'Eumargarita helicina qui — d'après nos spécimens (coll. Cossmann) — est une coquille lisse et dauphinuloïde, à base convexe, à ombilic non circonscrit, à ouverture grande, presque auriforme, subanguleuse à la jonction du plafond et de la columelle médiocrement excavée et réfléchie sur la cavité ombilicale, tandis que le labre est dans un plan plus oblique, de sorte qu'il y a discor- dance entre les deux bords opposés. Ce sont là des critériums qui justifient amplement la séparation faite pour Periaulax qui a d'ailleurs précédé paléontologiquement Eumargarita . — 292 — 85. Eumargarita {Periaulax) Rautini nov. sp. PL IV, fig. 50-54. Taille très petite; forme trochoïde, un peu plus large que haute ; spire conique, assez courte, à protoconque lisse et déprimée; quatre tours plans, séparés ou presque disjoints par des sutures profondément canaliculées, comprises entre deux rampes étroites que limitent des angles crénelés; la rampe inférieure de chaque tour est obliquement ornée de costules pliciformes, régulièrement écartées, qui produisent des crénelures perlées sur l'angle ; entre cet angle et celui qui borde la rampe antérieure, est une zone tronconique ornée de quelques cordonnets spiraux et inégaux, croisés par des plis obliques qui sont le dédoublement de ceux de la rampe posté- rieure, de sorte que les crénelures de l'angle antérieur sont deux ou trois fois plus nombreuses que celles de l'angle postérieur; il y a aussi de fines aspérités à l'intersection des cordonnets et des plis. Dernier tour égal aux trois quarts environ de la hauteur totale, garni de trois angles périphéri- ques, l'inférieur seul crénelé, entre lesquels on distingue de très fins filets spiraux; base peu convexe, très largement ombiliquée au centre, portant — à quelque distance de l'angle périphérique — cinq filets concentriques et très serrés, croisés par des lignes d'accroissement peu incurvées, qui y découpent de très fines granulations; un dernier bourrelet perlé — • et bien limité par un espace plus large — circonscrit l'entonnoir ombi- lical dont les parois portent un treillis de filets spiraux et de plis axiaux. Ouverture arrondie ou faiblement polygonale, à péristome mince et subcontinu; labre peu oblique par rapport à l'axe vertical; columelle mince, excavée, réduite à la paroi de l'ombilic. DiM. Hauteur ; 4 mill. ; diamètre : 4,5. R. D. — M. Sacco a décrit une espèce du même groupe (G. taurinensis) provenant de IHelvétien du Piémont; mais, d'après sa diagnose et aussi d'après la figure très défectueuse, c'est une coquille à peu près lisse qu'on ne peut confondre avec notre espèce finement ornée; ce critérium — 293 — distinctif est d'ailleurs confirmé par l'examen de spécimens que l'auteur nous a depuis communiqués. Parmi les coquilles du Bassin de Paris qui ont été placées dans la Section PeriaiUax, celle qui s'en rapproche le plus par son ornementation est E. discreta Desli , du Lutécien de Chaumont en Vexin; mais notre fossile d'Aquitaine a la spire moins élagée et l'orne- mentation spirale plus fine, surtout au dernier tour où les trois angles périphériques se distinguent facilement du profil subarrondi de l'espèce parisienne. On trouve un galbe analogue chez Solariella tricincta Desh., mais l'ornementation de la spire et de la base diffèrent absolument. Loc. — Peyrère, cotypes (PI. IV, fig. 50-54), coll. Raulin ; rarissime. — Biirtligalien ou Helvétien ? SOLARIELLA Wood, 1842. Coquille mince, ombiliquée, conoïdale, généralement ornée de cordons spiraux tuberculeux; ombilic profond et largement ouvert en entonnoir; ouverture subpolygonale, à péristome continu, tranchant, peu épaissi à l'intérieur. Opercule multi- spiré (G. -T. : 5. obscura Couthouy; Viv.). La distinction faite par les malacologistes, entre ce Genre et Eumar- garita, réside principalement dans la radule ; au point de vue du test qui intéresse surtout les paléontologistes, il y a évidemment une ornementa- tion assez différente, mais l'ouverture est à peu près identique. Solariella apparaît dès l'Éocène, toujours assez rare à chaque niveau, et ses mutations se succèdent jusqu'à l'époque actuelle ; deux espèces seulement sont à signaler en Aquitaine, l'une dans le Burdigalien et l'autre dans le Tortonien ; l'Atlas de Grateloup ne contient absolument aucune figure qui puisse s'y rapporter, même en tenant compte de l'imperfection des dessins. 86. Solariella Duvergieri nov. sp. PL IV, %. S8-61. Taille assez petite ; forme trochoïde, plus large que haute ; spire médiocrement élevée, étagée, à galbe subconoïdal; protoconque lisse, déprimée, à gros nucléus en goutte de suif; cinq tours étroits, anguleux en arrière, séparés par des sutures finement rainurées que borde en dessus une rampe aplatie et lisse ; la région antérieure et tronconique de chaque — 294 — tour ne porte que deux cordonnets spiraux, écartés, peu proéminents; en outre, toute la surface est très finement décussée par des stries d'accroissement excessivement serrées, plutôt visibles à la loupe. Dernier tour supérieur aux deux tiers de la hauteur totale, portant — au-dessus de la rampe postérieure — d'abord un filet spiral, puis deux cordonnets plus saillants, équidistants et dont l'intervalle lisse est cylin- drique, de sorte que le profil de l'ensemble forme une ligne brisée à trois éléments; le cordonnet antérieur coïncide avec la périphérie anguleuse de la base qui est peu convexe, très largement ombiliquée au centre, ornée — sur la zone comprise entre le cordonnet périphérique et celui du pourtour de l'ombilic — de quatre filets lisses, régulièrement écartés, déçusses par des accroissçments rayonnants et très ténus ; sur la paroi de l'entonnoir ombilical, il y a encore trois filets spiraux et des plis d'accroissement. Ouverture arrondie, quoique son péristome mince et continu soit subpolygonal, et qu'il ne repose sur la base que par l'un des côtés de cet octo- gone; labre tranchant, incliné à 60" sur la suture, un peu épaissi à quelque distance de son contour; columelle arquée, réduite à la paroi de l'ombilic. DiM. Hauteur : 4, S mill. ; diamètre : 5 mill. R. D. — Cette jolie petite coquille ressemble beaucoup à S. turbinoides Lk. (= S. odontota Bayan), du Lutécien des environs de Paris, quoique sa spire soit cependant moins élevée et que ses cordons moins carénés ne portent aucune trace des denticulations qui ornent ceux de l'autre espèce. D'autre part, elle est plus haute que S. tricincta Desh., duBarto- nien, et ses carènes sont moins proéminentes, l'ornementation de sa base est aussi moins saillante. Quant aux deux espèces helvétiennes du Piémont (S. taurocincta, S. taurobella Sacco), elles sont plus déprimées, leur ornementation axiale est plus écartée, plus visible, et leurs carènes sont plus rapprochées, plus saillantes, obtusément crénelées. Loc. — Saint-Médard-en-Jalles, unique (PI. IV, fig. 58-61), coll. Duvergier. Mérignac (le Pontic), spécimen népionique paraissant lisse, à ombilic crénelé, coll. Peyrot. — Biirdigalîeii. — 295 — 87. Solariella contabulata nov. sp. PL IV, fig. 55-57. Taille petite; forme turbinée, à peu près aussi haute que large; spire peu élevée, étagée, à proloconque déprimée; cinq ou six tours étroits, carénés en arrière au-dessus d'une rampe aplatie qui surplombe la suture fine et non canaliculée ; région antérieure de chaque tour tronconique, ornée en avant de deux cordons spiraux et lisses, au-dessous desquels s'étend une assez large zone lisse et excavée, jusqu'à la carène infé- rieure ; la rampe siiprasuturale est finement ornée de plis d'accroissement un peu obliques, assez serrés, qui produisent de très minuscules crénelures sur la carène des premiers tours, mais elles disparaissent à la fin de la croissance de la coquille ; les lignes d'accroissement sont prolongées, très fines et faiblement obliques, jusque sur la région antérieure. Dernier tour supérieur aux deux tiers de la hauteur totale, muni en avant de trois cordons lisses; un quatrième cordon périphérique, un peu en retrait sur les trois précédents et dans le prolongement de la suture, limite la base qui est déclive et peu convexe, ornée de trois autres cordons concen- triques, plus serrés, jusqu'à un gros bourrelet crénelé qui forme le pourtour d'un large entonnoir ombilical, occupant environ le tiers du diamètre basai; ses parois inclinées sont ornées d'un treillis de plis d'accroissement assez ténus, mais correspondant aux crénelures, et de nombreux filets spiraux qui s'enrouI«nt en décroissant dans la profondeur de la cavité ombilicale. Ouverture à peu près circulaire, à péristome continu, ne reposant sur la base que par une étroite et mince callosité pariétale; labre peu épais, oblique à 75" par rapport à la suture; bord columellaire arrondi, lisse, non réfléchi à l'extérieur. DiiM. Hauteur et diamètre : 5 mill. R. D. — Cette jolie coquille ressemble évidemment à S. Duvergieri qui Ta précédée dans le Burdigalien ; toutefois, elle est plus élevée et son ornementation — quoique composée des mêmes éléments — en diffère par la distribution des cordons qui ne sont pas espacés de la même — 296 — manière ; l'ouverture est aussi plus arrondie et son labre se rapproche davantage de la verticale; mais on la distingue surtout par ses fortes crénelures circa-ombilicales. En résumé, il s'agit bien là d'une mutation distincte. Les différences sont encore plus marquées avec les formes de l'Helvé- tien du Piémont, qui sont bien plus déprimées et dont l'ornementation est moins fine, plus granuleuse, autant qu'on peut en juger par la compa- raison des figures. Loc. — Saubrigues, unique (PI. IV, fig. 55-57), coll. Dumas, au Muséum de Nantes. — Tortonien. CÂLLISTOMA Swainson, 1840 {em. pro Calliostoma). (= Zizyphinus Gray, 1840; = Conulus Nardo, 1841, non Fitz., 1833). S. stricto. — Coquille conique, imperforée, assez solide ; spire aiguë, à croissance régulière, à protoconque lisse, petite, à nucléus subglobuleux ; tours plans ou peu convexes, spira- lement striés, granuleux au moins au début, souvent bordés au-dessous de la suture ; dernier tour caréné ou subanguleux à la périphérie; base peu convexe ou aplatie, concentriquement sillonnée jusqu'à une étroite callosité centrale et spirale qui couvre hermétiquement la région ombilicale et qui aboutit à une protubérance située à l'extrémité supérieure de la colu- melle; ouverture quadrangulaire, à péristome discontinu, à coins plus ou moins arrondis ; labre tranchant, très oblique, incliné à 30° — ou au plus à 45" — sur la suture ; plafond de l'ouverture échancré, épaissi à l'intérieur, séparé par un petit , sinus de l'extrémité tronquée de la colu- melle; celle-ci est excavée, lisse, nacrée, absolument distincte de la callosité blan- châtre qui donne naissance à la protubé- „ ., ^ ,,. rance (G.-T. : Ti'ochus comi/us Linné: \iv.). Fig. 14. — Callisloma _ conulus Lin. ; Viv. Croquis de l'ouverture du génotype (Fig. 14). Swainson a commis un solécisme en imprimant Calliostoma, la faute (!)• (1) Certains concliologistes prétendent que l'étymologie est xaXXiuv (plus beau); mais, s'il en était ainsi, Swainson aurait dû orlhograpliier Callionistoma ; de toute façon, Calliostoma doit être rectifié, — 297 — a été corrigée par Herrmannsen, en 1846; la plupart des auteurs préfèrent cette dénomination à celle de Gray {Zizyphinus), dont le génotype est T. zizyphinus Lin., parce que cette dernière a l'inconvénient — critiquable en nomenclature — d'appliquer au Genre le nom de l'espèce : entre deux noms publiés la même année, sans qu'on puisse bien en dénoter l'antério- rité, il y a lieu de choisir celai qui est exempt de cette tautonomie. Il est bien entendu d'ailleurs que T. zizyphinus ne diffère de T. conulus que par des critériums spécifiques, de sorte que la synonymie est complète au point de vue générique. Callisioma se distingue de Tectus par la disposition de la dent antérieure qui — au lieu d'être formée par la troncature de la columelle et isolée par un sillon spiral — est produite par la callosité ombilicale, c'est-à-dire par une matière absolument distincte; il y a même des espèces où cette sépa- ration caractéristique est désignée par une rainure assez profonde. D'autre part, l'enracinement de la columelle ne se fait pas de la même manière : Callistoma a une columelle un peu excavée qui se raccorde avec la région pariétale, tandis que, chez Tectus imperforé, le pilier columellaire est plus vertical, vestige des véritables Trochus où l'enracinement se fait dans un faux-ombilic. On peut donc facilement éviter toute erreur de détermi- nation générique entre Tectus et Callistoma, quand l'ouverture est intacte. Callistoma est un Genre très ancien, puisqu'on en a constaté l'existence à la base des terrains jurassiques, peut-être même dans le Trias; il a peu varié durant cette longue période, jusqu'à l'époque actuelle. Section Manotrochus Fischer, 1885. — Une forte tronca- ture à l'extrémité de la columelle (G. -T. : T. unidentatus Phil.; Viv.). La protubérance ci-dessus signalée est de dimensions variables, il nous semble donc peu justifié d'en faire le point de départ d'une subdivision sectionnelle. Section Jujubinus Monterosato, 1884. — Ne diffère de Callistoma que par son galbe plus étroit et par ses sutures bordées d'un bourrelet assez saillant (G. -T. : T. Matoni Payr. ; Viv.). Section Ampullotrochus Monteros, 1890. — Ne diffère de Callistoma que par son galbe extraconique et par ses sutures bordées d'un bourrelet assez saillant (G. -T. : T. granulatus Born; Viv.). — 298 — Aucune de ces trois Sections ne nous paraît présenter des critériums permettant réellement de les adopter et d'y classer avec certitude nos espèces fossiles : c'est un abus de subdivisions uniquement fondées sur des différences spécifiques, attendu que l'ouverture reste identique chez toutes ces formes imperforées ; c'est ce qui nous dispense de suivre les auteurs précités dans une voie qui nous conduirait à un émiettement injustifié. Sous-Genre Eutrochus A. Adams, 1863. — Coquille conique, profondément ombiliquée; ombilic circonscrit par une carène; ouverture ovale, déprimée; columelle très excavée (G. -T. : T. jujuhinus Linné, Viv. ; vel T. javanicus Lamk. ; Viv. ; sec. Fischer). La présence d'un ombilic caréné, la disparition de la callosité basale et de sa protubérance terminale, l'excavation de la columelle qui forme un ovale continu depuis la région pariétale jusqu'au plafond le long duquel elle s'effile en pointe sans troncature réelle, sont des critériums impor- tants qui justifient l'admission de ce Sous-Genro. Nous ne le connaissons pas à l'état fossile, du moins en Aquitaine. Sous-Genre Strigosella Sacco, 1896 (= Scrobiculina Monts., 1889, non Dali). — Coquille étroite, à spire élevée, striée ou granuleuse; base très étroitement perforée par une fente ombilicale, non carénée, à parois plissées par les accroissements, et qui est même totalement fermée chez tout un groupe d'espèces; plafond de l'ouver- ture épaissi à l'intérieur et supporté par une traverse recliligne qui fait un angle avec un petit sinus peu profond, à sa jonc- ^iG- i^. — SLrigosella tiou avcc l'extrémité de la columelle; stngosa [Gmel.]; viv. pas de protubérance calleuse en ce point; columelle élroite, mince, non réfléchie, presque verticale (G. -T. : Trochiis strigosus Gmelin; Viv.). Croquis de l'ouverture du génotype (Fig. 15). La disparition de la callosité basale et de sa protubérance terminale, la présence non constante d'une fente ombilicale, le galbe généralement étroit de la spire, permettent de distinguer facilement de Callistoma s. str. ce Sous-Genre dont les caractères n'avaient pas été précisés par — 299 — M. Sacco. On ne peut confondre Strigosella avec Eutrochus qui a un véritable ombilic caréné et une columelle très excavée. Nous ne sommes pas en mesure d'affirmer qu^ ce Sous-Genre ait une origine aussi ancienne que Callistoma ; ce n'est que par une étude très attentive des caractères de l'ouverture qu'on arrive à trier les espèces entre ces deux groupes, surtout quand la base est imperforée; aussi n'est- ii pas surprenant que — dans les terrains secondaires où la fossilisation a métamorphisé le test et fait disparaître la nacre — il soit très difficile d'établir une démarcation bien nette entre les deux groupes. L'hésitation se manifeste déjà dans l'Eocène du Bassin de Paris, où l'on a (Cossm., 1888, Cat. ill., t. III; Iconogr., t. II, pi. IV) confondu à tort de véritables Strigosella avec Basilissa ou avec Thalotia, par exemple T. sulcatus, T. Lamarcki, T. angustus. . . Mentionnons encore, en terminant, Lischkeia Fischer, 1885, dont le génotype est Callistoma moniliferum Lk. (Trochus), espèce bartonienne, iraperforée, qui est munie d'une double protubérance entre le plafond et la columelle, et qui néanmoins se rattache à Callistoma par sa base imper- tbrée, munie d'une callosité distincte de la columelle. Nous n'en avons pas de représentant en Aquitaine, car on a vu ci-dessus que T. Grateloupi (= T. monilifer Benoist) est un véritable Tectus, à pilier columellaire fortement tronqué. 88. Callistoma saucatsense [Ben.]. PL IV, fig. 62-64. 1873. Trochus saiwatsensis Benoist. Cat. Saucats, p. 132, n°400. « Coquille conique, composée de sept tours plans, contigus; suture peu marquée ; tours ornés de six lignes de gros tuber- cules, alternant avec quatre lignes de petits, les deux inférieurs sont doubles ; la base inférieure de la coquille est un peu con- vexe et ornée de lignes tuberculeuses alternant avec d'autres plus petites; ouverture quadrangulaire et pas d'ombilic. » Pour compléter cette diagnose sommaire, quoique très exacte, il y a lieu d'ajouter : Forme une fois et demie plus haute que large; spire élevée, à galbe régulièrement conique, sous un angle apical de 40°; protoconque lisse, subglobuleuse ; les premiers tours ne portent que quatre chaînettes tuberculeuses, équidistantes, avec un filet lisse dans chaque interstice ; mais, à la fin de la - 300 — croissance, il y a bien, en effet, jusqu'à six rangées de tuber- cules, inégales et inéquidistantes, et l'intercalation d'un filet lisse n'est pas constante ; la rangée antérieure est parfois géminée, mais ce n'est pas un critérium absolu. Dernier tour exactement égal à la moitié de la hauteur totale, quand on le mesure de face, arrondi ou très faiblement subanguleux à la périphérie qui est sillonnée par trois stries rapprochées, séparant des rubans étroits sur lesquels les accroissements découpent des aspérités très obtuses ; base ornée de cinq cordonnets pustuleux, équidistants, avec quatre filets plus finement perlés dans les intervalles; au centre imperforé, il y a une étroite callosité spirale qui aboutit à une protubérance columellaire. Péristome épaissi à l'intérieur; labre incliné à 50" sur la suture ; columelle un peu excavée en arrière, nacrée et bien distincte de la callosité ainsi que de la protubérance plus blanchâtre. DiM. Hauteur : 16 mill. ; diamètre : 10 mill. R. D. — Quoique cette coquille soit plus étroite que les vrais Callistoma et qu'elle ait plutôt le galbe d'une Strigosella non perforée, elle a exacte- ment la même columelle que C. conulus et C. zizypliinus : nous ne pouvons donc la rapporter qu'à Callistoma s. stricto où elle forme un gronpe à part, caractérisé par ses rangs de tubercules, persistant jusque sur la base, ce qui est très rare et presque anormal dans ce Genre où — même chez les Strigosella les mieux perlées sur la spire — les cordons de la base sont ordinairement lisses, simplement déçusses par les accroisse- ments. L'espèce actuelle qui s'en écarte le moins est C. striatum Ginelin, qui a aussi un galbe fort étroit, mais dont l'ornementation n'est pas pustuleuse, et dont la protubérance columellaire est beaucoup plus saillante, plus échancrée surtout sous le plafond. Du côté ancestral, nous ne pouvons comparer C. saucatsense qu'à C. cf. labarum Bast., de l'Oligocène de Gaas ; mais ce dernier a un angle apical plus ouvert, les tours un peu excavés en arrière, ornés de cordon- nets plus fins, moins écartés, inégaux, non pustuleux, sauf ceux qui bordent la suture et qui sont très finement perlés ; en outre, chez l'espèce oligocénique, la distinction entre la callosité ombilicale et la columelle oblique est encore plus tranchée par suite de l'existence d'une rainure séparative. On verra, d'ailleurs, plus loin que la coquille de Gaas n'est pas le véritable C. labarum de Basterot. — 301 — Loc. — Saucats (Peloua), unique (PI. IV, fig. 62-64), coll. Neuville; deux fragments, coll. Degrange-Touzin . — Bnrdigalien. Saint- Avit (Basta), un spécimen népionique, coll. Neuville, coll. Degrange-Touzin. — Aquitanîeii. Benoist a décrit l'espèce d'après un écliantillon de la Sime f - Ilel- vétien. 89. Callistoma Audebardi [Bast.]. PI. IV, %. 65-67. 1825. Trochus Audebardi Bast. Mém. env. Bord., p. 34, pi. 4, fig. 11. 1832. — — Grat. Tabl. coq. Dax, p. 142, n» 142. 1840. — — Grat. Atlas Conch , pi. 13, fig. 13. 1852. — — d'Orb. Prod., t. III, p. 41, 26° et., n» 641. 1873. — — Benoist. Cat. Saucats, p. 131, wSdS. 1895. Ziziphinus Audebardi. du Bouclier. Atl. Grat. révisé, p. 180. Taille moyenne; forme conique, aussi large que haute; spire élevée, étagée, à galbe très faiblement extraconique ; angle apical 60° environ ; protoconque lisse, tectiforme, à nucléus déprimé; huit ou neuf tours, d'abord plans et couverts de filets granuleux, puis excavés, dont la hauteur égale à peu près le cinquième de la largeur moyenne; à partir du troi- sième tour, les sutures finement rainurées sont bordées en dessus par une chaînette saillante et perlée, tandis que la région excavée de chaque tour est ornée de quatre — puis de cinq — funicules écartés, les trois inférieurs lisses et écartés, les deux antérieurs finement granuleux ; les stries d'accroisse- ment sont excessivement ténues, très obliques, plus visibles en arrière qu'en avant. Dernier tour égal aux trois cinquièmes de la hauteur totale, orné comme les précédents, garni en outre d'un rebord périphérique, bifide, assez proéminent, qui circonscrit la base assez convexe et imperforée au centre ; la surface de celle-ci est ornée d'abord de trois funicules lisses, écartés, peu proéminents, avec des filets intercalaires beaucoup plus fins; puis, vers la région centrale, cinq funicules inégaux, plus rapprochés, à intervalles lisses; l'ensemble est croisé par des accroissements rayonnants et curvilignes. Ouverture rhom- boïdale, à coins arrondis à droite, plus anguleux à gauche; Tome LXIX. 23 — 302 — péristome mince et discontinu; labre à peu près recliligne, incliné à 45" sur la suture ; son contour fait en avant un angle un peu saillant, au point oii aboutit le rebord périphé- rique, puis le plafond est fortement échancré et il ne s'épaissit que vers le tubercule obtus qui termine la columelle excavée, lisse et calleuse, dont le test se distingue, par sa couleur, d'une callosité spirale et blanchâtre, obturant l'ombilic et aboutissant au tubercule antérieur. DiM. Hauteur et diamètre : 18 mill. R. D. — Cette espèce s'écarte de C. granulatum Boni — et de toutes ses variétés pliocéniques — par ses tours plus excavés, par sa base dont les funicules sont plus irrégulièrement distriioués, et par les ornements spiraux de ses tours de spire. En particulier, C. opisthostenum Font., du Pliocène de Millas (coll. Cossmann), a huit funicules sur cliaque tour, quinze rubans réguliers et aplatis sur la base qui est peu convexe. La mutation ancestrale, décrite par Basterot, est donc bien distincte de celles qui lui ont succédé. Pour la forme de la Touraine, qui avait été confondue avec celle-ci, MM. Dollfus et Dautzenberg (Liste prél., p. 17), ont adopté le nom T. Vibrayanus Tournouër mss. Du côté ancestral, on peut rapprocher de C. Audebardi la forme du Stampien de Gaas dont Grateloup a fait la var. aquensis de Tr. Boscianus Brong. C'est aussi une coquille à galbe extraconique, mais à spire plus élevée et dont la suture est bordée de deux rangées de granulations, etc. Loc. — Léognan (Coquillat), plésiotype (PL IV, fig. 65-67), coll. Bial de Bellerade; toutes les coll. Dax (Saint-Paul), Pont-Pourquey, coll. Bial. Saucats (Lagus), coll. Peyrot, coll. do Sacy. — Bni'dîgalieii. 90. Callistoma Xavieri [Pereira da Costa]. PI. IV, fig. 08-70. 1903. Zizyphimis Xavieri Dollf., Cott, et Gom. Port., pi. XXXI, fig. 4. Taille au-dessous de la moyenne ; forme conique, plus haute que large; spire élevée; étagée, à protoconque lisse et papilleuse; angle apical 50o ; six ou sept tours, d'abord plans et couverts de rangées spirales de fines granulations, puis excavés et séparés par des sutures linéaires qui sont encadrées par deux bourrelets lisses et aplatis, très inégaux; celui qui - 303 - est placé à la partie inférieure de chaque tour occupe les deux cinquièmes de la hauteur, l'autre à la partie antérieure égale seulement le cinquième; le reste de la partie excavée est seulement orné de trois sillons subimbriqués, séparant des rubans lisses ; les granulations originelles disparaissent vers le quatrième ou cinquième tour. Dernier tour à peine supé- rieur à la moitié de la hauteur totale, orné comme les précé- dents et marqué par de fines stries d'accroissement, obliques à 45°; il porte un bourrelet périphérique et saillant, obtusé- ment marqué par deux ou trois sillons ; puis, la base peu convexe porte — à quelque distance de la périphérie — un seul sillon concentrique et obsolète; enfin, la région centrale et imperforée est munie de cinq rubans lisses, séparés par des rainures un peu plus étroites. Ouverture rhomboïdale; labre mince, incliné à 43" sur la suture; plafond échancré en arc de cercle ; columelle peu excavée, munie d'une faible protu- bérance qui limite la callosité spirale de la région ombilicale. DiM. Hauteur : 13 mill. ; diamètre basai : H, 5 mill. R. D. — Celte coquille diffère autant de C. Audehardi que de C. granu- latwn; si elle se rapproche du premier par ses tours excavés, elle s'en écarte par son galbe plus élancé et par ses bourrelets lisses; d'autre part, elle a les tours plus excavés que C. granulatum, et sa base — ainsi que ses tours de spire — ont une ornementation tout à fait distincte. En conséquence, c'est une espèce distincte pour laquelle nous adoptons la dénomination déjà antérieurement proposée par Pereira da Costa (Torto- nien de Cacella et d'Adiça, Portugal); en effet, il est impossible de distinguer nos spécimens de la Gironde de celui qu'ont figuré les conti- nuateurs de Pereira da Costa, ce sont exactement les mêmes proportions et la même ornementation. Loc. — Salles (Largileyre), plésiotype (PI. IV, fig. 68-70), coll. Vignal; coll. Degrange-Touzin, cinq fragments; coll. Neuville, trois échantillons. Salles (Min Débat), un fragment, coll. Degrange-Touzin. — Helvëtien. 91. Callistoma Tournoueri n. sp. PL IV, fig. 71-72. ? 1825. Trochus laharum Bast. Mém. cnv. Bord., p. 33, pi. 1, fig. 23 [Dax!]. [non T. labarum Grat. Atlas, pi. 13, fig. 12; nec d'Ûrb. Prod., t. III, 26«ét., no 102]. — 304 — Taille assez grande; forme assez régulièrement conique au début, un peu conoïdale vers les derniers tours des spécimens gérontiques; spire élevée, croissant presque régulièrement sous un angle apical de 40^ environ ; protoconque lisse et submammillée ; dix tours d'abord plans, puis légèrement excavés en arrière, un peu renflés en avant, au-dessous de la suture qui est linéaire, mais profonde, bordée en dessus par une rangée obsolète de fines granulations ; ornementation composée de cinq filets spiraux, assez minces, sur la région excavée, et d'un ruban bifide sur la région renflée; ils sont assez proéminents et dépourvus de granulations; mais ils sont croisés par des lignes d'accroissement très obliques, très fines, très serrées; en outre, on distingue généralement des traces de coloration consistant en flam mules brunes, presque verti- cales, assez larges, séparées par des intervalles de même largeur. Dernier tour égal aux deux cinquièmes de la hauteur totale, arrondi à la périphérie de la base qui est peu convexe, imperforée au centre, ornée d'une douzaine de cordonnets concentriques, réguliers, plus effacés vers la cavité centrale ; celle-ci est recouverte d'une callosité blanchâtre de laquelle se détache une petite arête spirale qui aboutit en avant de la troncature columellaire. Ouverture subrhomboidale, à angles arrondis; labre mince, tranchant, incliné à 30» sur la suture; columelle calleuse, excavée en arrière vers son point d'implan- tation sur la callosité qui masque l'ombilic; puis elle forme une sorte de bourrelet arrondi qui est subitement tronqué en avant; c'est l'arête basale qui est dans le prolongement du contour du plafond, assez échancré en plan. Dm. Hauteur : 22 mill. ; diamètre basai : 16,5 mill. R. D. — Celte coquille a de l'analogie avec C. cingulatum Br., quoique son ornementation et sa base en diffèrent très sensiblement; elle n'a pas les tours excavés et fortement bordés aux sutures comme C. Audebardi, ni comme C. Benoisti ci-après décrit. Nous avons tout d'abord pensé que Grateloup avait mal interprété l'espèce de Basterot en la citant à Gaas et en figurant à sa place un CaUistoma plus large à la base (50°), autrement orné; cette version a été suivie par d'Orbigny, dans le Prodrome, quoique Basterot ait seulement indiqué Dax comme gisement. Or, Tournouër — — 305 — qui avait bien exploré les gisements dos Landes — a rapporté à Tr. labarum des spécimens de Saint- Jean-de-Marsacq, assez voisins de la figure de Basterot, tandis que ceux de Gaas ressemblent plutôt à celle de Grateloup : il y a donc en réalité deux espèces; il reste à conclure si celle du Tortonien doit conserver le nom que lui a donné Basterot, et si celle de Gaas — qui est distincte — doit être dénommée autrement, ou bien si c'est Grateloup qui a bien interprété Basterot. Or, l'examen des spécimens de la coll. Grateloup, à défaut du type de Basterot, nous porte à croire que Tr. labarum est bien l'espèce stampienne et que Basterot n'a pas connu le gisement tortonien de Saint-Jean-de-Marsacq, deux fois plus éloigné de Dax que celui de Gaas : c'est pourquoi nous donnons un nom différent à la coquille du Tortonien. Loc. — Saint-Jean-de-Marsacq, néotype (Pl.V, flg. 31-32), coll. Tour- nouër à la Faculté libre de Paris. Saubrigues, spécimens népioniques (PI. IV, flg. 71-72), coll. Cossmann ; coll. Dumas au Muséum de Nantes. — Tortonieii. 92. Callistoma Benoisti nov. 7nut. PI. IV, fig. 73-75. Taille moyenne; forme conique, plus haute que large; spire élevée, étagée, à galbe extraconique ; angle apical 45" en moyenne (35° au sommet, 50" au dernier tour); huit ou neuf tours, d'abord plans, puis excavés, dont la hauteur n'atteint pas le cinquième de la largeur moyenne, séparés par des sutures linéaires qui sont tracées sur la saillie d'un bourrelet spiral et finement crénelé; il y a une rangée de crénelures au-dessus — et deux au-dessous — de la suture qui est fine- ment ondulée; le reste de la surface paraît lisse, ou vaguement marqué de funicules très obsolètes. Dernier tour à peu près égal à la moitié de la hauteur totale, orné de cinq ou six funicules un peu plus visibles que sur les tours précédents, irréguliers et lisses; il porte à la périphérie deux rangées inégales et proéminentes de crénelures qui ne se correspondent pas exactement : la rangée inférieure est plus fine et plus serrée que la rangée supérieure dont les crénelures sont bifides et plus grosses ; base déclive et à peine convexe, avec cinq funicules concentriques et réguliers, à partir de la périphérie; puis, une zone lisse d'une largeur à peu près égale à celle de — 306 — la zone funiculée ; enfin, au centre, cinq larges rainures sépa- rant des rubans aplatis et plus étroits. Ouverture rhomboïdale, à columelle peu excavée, avec une protubérance antérieure qui correspond à l'extrémité de la callosité spirale de la base. Ddi. Hauteur : 22 mill. ; diamètre basai : 19 mill. R. D. — Il est évident que cette coquille ne peut se confondre avec C. Audebardi qui est beaucoup moins élancé et différemment orné, ni avec C. Xavieri qui a des bourrelets lisses de chaque côté de la suture. Si on la compare avec C. cingidatum Br., du Pliocène, on observe qu'elle s'en écarte par sa surface presque lisse et par sa base moins régulièrement ornée. C'est donc encore une mutation différente que nous avons dû séparer, malgré son extrême rareté. Benoist l'avait étiquetée T. jMpillosus Costa, mais elle n'y ressemble guère. D'autre part, comme on l'a vu ci-dessus, C. Tournoueri est régulièrement strié et n'a pas du tout le même galbe ni les mêmes bourrelets suturaux, ni surtout le même angle apical : on ne peut donc admettre — quoique C. Benoisti provienne du même niveau — qu'il représente l'état usé de C. labarum Bast. Loc. — Saubrigues (PI. IV, fig. 73-75), coll. Benoist. — Tortonien. Callistoma peyreirense »ov. mut. PL IV, fig. 76-77. Obs. — Nous ne pouvons confondre avec aucune des espèces précé- dentes les fragments recueillis à Peyrère par Raulin ; l'un seulement est à peu près conservé, sauf l'ouverture qui manque ; aussi, nous ne lui attribuons qu'une dénomination provisoire, d'autant plus que le niveau n'est pas absolument certain . C'est une coquille à tours plans, un peu extraconique, à peu près aussi haute que large; les sutures sont profondes, subétagées, non bordées ; l'ornementation se compose de dix funicules spiraux, subgranuleux, un peu géminés par paires, à part cela très régu- liers comme grosseur; leurs aspérités — qui tendent à s'effacer sur le dernier tour — sont obliquement alignées par les stries d'accroissement. Base carénée à sa périphérie, ornée de douze à quinze rubans concentri- ques, imbriqués, jusqu'au centre qui est imperforé. Quoique la columelle soit mutilée, il semble bien que son pilier est distinct de la callosité basale, ce qui dénote qu'il s'agit bien d'un Callistoma s. $lr., malgré l'ornementation des premiers tours. DiM. Hauteur et diamètre probable ; 15 mill. Loc. — Peyrère, trois fragments ; type (PI IV, fig. 76-77), coll. Raulin à l'École des Mines, — Ilelvéticn? — 307 - 93. Callistoma [Strlgosella) Bucklandi [Basterot]. PL IV., fig. 78-82. 1825, Trocluis Bucklandi Bast. Mém. env. Bord., p. 34, pi. 1, fig. 21. 1873. — — Benoist. Cat. Saucats, p. 131, noSQS. 1909. Trochus (Gibbula) Bucklandi Dollf. Essai Aquit., p. 31 et 53, n<>275. [non Tr. Bucklandi Grat. Atl., pi. 13, fig. 17; nec d'Orb. Prod., t. III, p. 7]. Test épais. Taille moyenne; forme conique, beaucoup plus haute que large; spire élevée, à galbe légèrement conoïdal; protoconque lisse, paucispirée, à nucléus obtus ; huit tours presque plans, conjoints, dont la hauteur n'atteint pas la moitié de la largeur moyenne, séparés par des sutures liné- aires; leur surface est — au début — ornée de quatre ou cinq stries spirales, inéquidistantes, qui s'effacent graduellement, de sorte qu'ils sont entièrement lisses vers le quatrième ou le cinquième tour ; on n'y distingue plus alors que des stries d'accroissement excessivement ténues, très obliques et rectili- gnes, et, de place en place, quelques arrêts d'accroissement plus profondément rainures. Dernier tour égal à la moitié de la hauteur totale sur les individus adultes, subanguleux quoique un peu arrondi à la périphérie de la base qui est déclive et peu. convexe, étroitement perforée au centre et ornée de six sillons concentriques qui séparent des rubans subimbriqués à peu près égaux, jusqu'à une zone lisse qui circonscrit la fente ombilicale dont la paroi est également dépourvue d'ornements et qui ne montre aucune trace de callosité spirale. Ouverture subquadrangulaire, à coins très arrondis, à péristome à peu près discontinu et épaissi à l'intérieur, à quelque distance du contour; labre tranchant, à peu près rectiligne, oblique à 40» sur la suture, lisse à l'inté- rieur, raccordé par un arc circulaire avec le plafond dont le contour est peu échancré et qui est soutenu intérieurement par une traverse calleuse et rectiligne; columelle lisse et calleuse, peu excavée en arrière, un peu sinueuse en avant, mais non réellement dentée ; bord columellaire étroit, non — 308 — réfléchi, sinueux vis-à-vis du point oii aboutit la périphérie ombilicale. DiM. Hauteur : 14 mill. ; diamètre basai : 9,5 mill. R. D. — La coquille décrite par Basterot provient bien de Saucats où l'espèce est très commune, et non de Gaas, comme l'ont écrit Grateloup et d'Orbigny ; ceux de Gaas dans la coll. Grateloup diffèrent complètement des écbantillons de Saucats ; d'après la courte diagnose du Mémoire de Basterot, la coquille aquitanienne est caractérisée par sa surface à peu près lisse, tandis que l'espèce de Gaas a l'angle apical plus aigu, les tours légèrement étages, avec une quinzaine de cordons très fins, jumelés; leur ombilic est large et profond, leur dent columellaire est faible. En tous cas, Benoist — qui avait d'abord bien interprété l'espèce de Basterot — a varié ensuite; car, dans l'exemplaire de son Catalogue qu'il a offert à l'un de nous, il a remplacé Bucklandi par turgiduius Br., et turrjidulus (à la page suivante) par Basteroti pour la coquille helvétienne que d'Orbigny a dénommée subturgidulus . Or, T. turgiduius, du Pliocène, est une coquille étroite comme C. Bucklandi, mais entièrement striée à tout âge, et à base finement cerclée; c'est donc une mutation absolument distincte de la forme ancestrale. Loc. — Saucats (Lariey), commune; topotype (PI. IV, fig. 78-80), coll. Cossmann. Saint-Morillon (Courrens), plésiotype de grande taille (fig. 81-82), coll. Degrange-Touzin. Saint-Selve (Raton Durand), Cabanac (Pouquet), La Brède (Moras), Saint-Avit (Basta), Saucats (Bernachon), même coll. La Brède (la Salle), coll. Peyrot. — Aquîtaiiîen. 94. Callistoma [Strigoi-ella) subturgidulum [d'Orb.]. PI. IV, fig. 1-4. 1825. Trochus turgiduius? Br. in Bast. Mém. env. Bord., p. 34, pi. I, fig. 20[Dax]. ? 1840. — trigonostomus Grat. Atlas Conch., fig. 24 (spéc. mutilé). 1852. — subturgidulus d'Ord. Prod., t. III, p. 42, 26" étage, n" 643 [Saint-Paul]. 1873. — Bucklandi Ben. Cal. Sancats, p. 131, no 395 {ex parte min). [non Tr. turgiduius Grat. Atlas, pi. 13, fig. 18-19 [Gaas]. Taille au-dessous de la moyenne ; forme conique, plus haute que large à l'âge adulte ; spire assez élevée, à galbe d'abord conique, sous un angle apical de GO", puis conoïdal à la fin de la croissance, l'angle apical s'abaissant alors à 45°; — 309 — huit tours plans et conjoints, dont la hauteur d'abord faible atteint chez l'adulte la moitié de la largeur moyenne; sutures linéaires, rarement bordées ; ornementation constante jusqu'au dernier tour, composée de six ou sept rubans spiraux, imbri- qués, très finement sillonnés dans le sens de leur longueur et, en outre, déçusses, même puncticulés sur les sillons, par des lignes d'accroissement très obliques et très serrées. Dernier tour presque égal aux deux tiers de la hauteur totale, orné comme les précédents, souvent un peu en retrait sur l'avant- dernier^ avec un angle périphérique et non caréné qui limite la base déclive et peu convexe, étroitement perforée au centre; elle porte cinq rubans concentriques, à peu près réguliers, séparés par des rainures relativement étroites ; autour de la fente ombilicale, il existe une zone plissée par les accroisse- ments et obtusément marquée d'un sixième cordonnet qui limite la paroi ombilicale. Ouverture presque carrée, à coins arrondis, à péristome discontinu, très épaissi à l'intérieur ; labre oblique, rectiligne, incliné à 45° sur la suture; plafond échancré en arc, supporté par une traverse interne, faisant un angle de lOO" avec la columelle qui est presque verticale, mince et lisse, munie à l'extérieur d'une sorte d'oreillette anté- rieure, au point où aboutit la périphérie de la fente ombilicale. DiM. Hauteur : 14 mill. ; diamètre : 10 mill.; individu non adulte : H sur 9 mill. R. D. — Basterot a très justement séparé cette espèce de T. Bucklandi qui devient lisse et qui est beaucoup moins conoïdal ; d'ailleurs ces deux formes aquitaniennes ne se rencontrent pas tout à fait au même niveau, et celle-ci plus ancienne établit une transition entre les Troques à faciès oligocéniques et ceux du Néogène qui ont abouti, dans les mers actuelles, à T. strigosus. Toutefois, Basterot rapportait son espèce à T. turgiduliis Br., qui est beaucoup plus finement ornée, avec des granulations sur les cordons spiraux et des sutures bordées comme celles de T. strigosus; M. Sacco incline même à penser que T. turgiduhis n'est qu'une mutation très voisine de l'espèce vivante, et Fontannes les a confondues ensemble dans le Pliocène de Vaucluse (Saint-Ariès, coll. Cossmann). Par conséquent, d'Orbigny a eu raison de donner un nom distinct à la forme de TAquilanien supérieur, et c'est cette dénomination subturgidulus — 310 — qu'on doit adopter, de préférence à tiHgonostomus Grat. qui s'applique à un spécimen mutilé, méconnaissable (barbarisme pour trigonostoma). Quant aux spécimens de Tr. turgidulus de la coll. Grateioup, ils provien- nent de Gaas, et d'ailleurs, ils sont plus petits (5 mill. sur 4 mill.), composés de tours plans, avec seulement quatre cordons spiraux, séparés par des intervalles de même largeur que les cordons, et ornés de granu- lations assez fortes, distantes; leur périphérie est arrondie, leur base convexe, leur ombilic profond; c'est une espèce distincte à laquelle nous proposons de donner la dénomination C. gaasense noMs. Loc. — Léognan (le Thil sup'"), néotypes (PI. V, fig. 1-4), coll. de Sacy; toutes les coll. Saint-A.vit, coll. Degrange-Touzin, coll. Cossmann. Balizac, Luobardez, Sainl-Sever (Meignos), Noaillan (la Saubotte), coll. Degrange- Touzin. Martillac, coll. Duvergier. Villandraut (Garaachot), toutes les coll. Mérignac, toutes les coll. — Aqnîtaiiîeii. 95. Callistoma {Strigosella) burdigalicum nov. sp. PI. V, %. 5-7. 1873. Trochus millarls Ben. Cat. Saucats, p. 131, n» 397 (non Brocclii). Taille petite ; forme régulièrement conique, plus haute que large; spire médiocrement élevée; angle apical 15"; proto- conque lisse, à tours convexes ; cinq ou six tours plans, dont la hauteur dépasse le tiers de la largeur moyenne, séparés par des sutures linéaires et bien marquées, que borde en dessous un petit bourrelet peu proéminent, mais bifide et finement crénelé; ornementation composée, outre ce bourrelet bien distinct, de six funicules spiraux, finement perlés, séparés par des sillons réguliers et plus étroits; les perles sont formées par l'intersection de lamelles d'accroissement très serrées, très obliques; l'ensemble présente l'aspect d'une râpe. Dernier tour égal à la moitié environ de la hauteur totale, subanguleux à la périphérie de la base qui est un peu convexe, à peine perforée au centre, ornée de six rubans concentriques et obtusément bifides, que séparent des rainures plus étroites; l'ensemble est déçusse par des accroissements incurvés, plus ou moins visibles. Ouverture subquadrangu- laire, à coins très arrondis, à péristome discontinu, un peu — 311 — épaissi à l'intérieur ; labre oblique à 45° ; plafond un peu échancré, faisant un angle de 100° avec la columelle verticale et légèrement renflée au milieu ; le bord columellaire est mince, peu calleux, non réfléchi sur la fente ombilcale, et dépourvu d'oreillette antérieure. DiM. Hauteur : 6 mill. ; diamètre : 4, S mill. R. D. — A mesure qu'on s'élève dans la série des couches miocéni- ques, les mutations qui s'y succèdent se rapprochent davantage de C. strigosum ; C. burdigaiicum est déjà beaucoup plus perlé que C. subturgi- dulum, et son ombilic se resserre davantage ; d'ailleurs, le galbe est plus conique, l'angle apical étant à peu près constant. On l'a confondu avec C. miliare Brocchi, qui est une espèce beaucoup plus étroite, ornée seule- ment de cinq cordonnets perlés, plus écartés et moins finement déçusses ; l'aspect de la base est surtout très différent chez ces deux espèces. La coquille du Bassin de "Vienne, citée en synonymie par Benoist, ne nous parait être ni C. miliare Br., ni C. millegranum Phil., comme l'a suggéré M. Sacco ; peut-être doit-on la rapporter à la forme helvétienne que ce dernier auteur a nommée tauromiliaris et qui est caractérisée par des cordonnets nombreux et inégaux, autant qu'on peut en juger par le texte, car les figures sont illisibles; en tous cas, on ne peut aucunement la confondre avec notre C. burdigaiicum dont l'ornementation est beaucoup plus régulière et dont la base porte moins de rubans concentriques; la figure de l'Atlas de Hœrnes montre, en outre, une dent columellaire, peut-être due à la fantaisie du dessinateur, mais dont il n'y a ici aucune trace. Aussi, on se demande pourquoi ce groupe de coquilles a été placé par M. Sacco dans son Sous-Genre Ampullotrochus qui est synonyme de CaUistoma s. str. Loc. — Saucats (Peloua), assez rare; type (PI. V, fîg. 5-7), coll. Degrange-Touzin; (M'n de l'Église), même coll. Léognan (Coquillat), coll. Bial de Bellerade, coll. Benoist. Dax (Saint-Paul et M'" de Cabannes), coll. Neuville. Léognan (Sangsueyre), coll. Degrange-Touzin. — Bnr- digalieii. Léognan (le Thil sup''), coll. Degrange-Touzin. Mérignac (Baour), coll. Peyrot. — Aqiiitaiiieii. 96. CaUistoma {Slrigosella) cf. turgidulum [Brocchil. PI. V, fig. 13-15. 1814. Trochus turgidulus Br. Conch. subap., t. II, p. 130, pi, 'V, fig. 16. 1852. — — d'Orb. Prod., t. IIJ, p. 169, 27^ et., no 91. — 312 — 1873. Trochus turgidulus Benoist. Cat. Saucats, p. 132, d"401. 1895. — — Degrange-Touzin. Orthez, p. 74. 1896. Strigosella strigosa var. tiirgidula Sac. L. c, p. 49, pi. IV, fig. 59. Taille petite (dans le Béarn); forme conique, presque aussi large que haute; spire peu élevée, à protoconque lisse et déprimée ; angle apical 55 à 60" ; six tours presque plans, dont la hauteur égale le tiers de la largeur moyenne, séparés par des sutures très faiblement étagées, non bordées; orne- mentation composée de six cordonnets spiraux, réguliers, séparés par des sillons plus étroits, déçusses par des accrois- sements obliques qui y forment de petites aspérités obtuses et non perlées, quand la surface est fraîchement conservée. Dernier tour supérieur à la moitié de la hauteur totale, muni d'un septième cordonnet subcaréné à la périphérie de la base qui est déclive et presque plane, ornée elle-même de sept funicules concentriques, lisses, plus étroits que leurs larges interstices, déçusses, par de fins accroissements rayonnants, jusqu'à la fente ombilicale qui est étroitement perforée au centre et dont la paroi lisse est assez abrupte après le septième cordonnet basai. Ouverture subquadrangulaire, à coins un peu arrondis; péristome discontinu, peu épais; labre tranchant, incliné à 45° sur la suture; plafond un peu échancré, très obtusément épaissi à l'intérieur; columelle mince, lisse, presque verticale, à peine sinueuse en avant. DiM. Hauteur : 8 mill. ; diamètre basai : 7 mill. R. D. — Les espèces de Brocchi étant toujours d'une interprétation douteuse, ce n'est pas sans liésitation que nous adoptons la déterminatiou de Benoist, qui a été suivie par la plupart des paléontologistes du Sud- Ouest; la figure de l'Atlas de Brocchi ludique un spécimen un peu plus étroit que les nôtres; d'autre part, M. Sacco — qui n'admet C. turgididum que comme une variété pliocénique de C. strigosum — a figuré des indi- vidus dont le galbe et l'ornementation se rapprochent beaucoup de ceux des échantillons du Béarn. Dans ces conditions, il nous paraîtrait hasardé d'attribuer à ces derniers une dénomination différente, puisqu'il nous semble impossible de les confondre — soit avec C. subturgidulum qui a moins de cordons plus lisses, un dernier tour plus élevé, une base autrement ornée, un plafond mieux étage par une traverse rectiligne à — 313 — l'intérieur — soit avec C. prœcedens (1) von Kœnen, de l'Helvétien de la Tonraine (coll. Cossmann), qui a simplement cinq cordons granuleux, la base imperforée, avec neuf rubans concentri(|ues, la columelle subdentée comme CaUistoma s. str. Loc. — Orthez (le Paren), rare; plésiotype (PI. V, fig, 13-16), coll. Degrange-Touzin; coll. Bial de Bellerade. Salies-de-Béarn, Sallespisse, coll. Degrange-Touzin, coll. Duvergier. Manciet (Gers), coll. Duvergier, coll. Neuville, coll. Cossmann, coll. Peyrot. Saucats (la Sime), fide Benoist. — Helvëtieii. 97. Callistoma {Strigosella) cf. miliare [Brocchi]. PI. V, fig. 8-12. 1814. Trochus miliaris Brocchi. Conch. subap., p. 353, pi. VI, fig. 1. 1873. — — Cocconi. Enumer. moll. Parma, p. 225. 1895. — — Degrange-Touzin. Orthez, p. 74. 1896. AmpuUotwchm miliaris Sacco. Loc. cit., p. 44, pi. IV, fig. 40. i 1896. — tauromiliaris Sacco. Ibid., p. 43, pi. IV, fig. 39. Taille petite; forme conique, plus haute que large; spire assez élevée, à protoconque lisse, petite, constituée par deux circonvolutions convexes ; sept ou huit tours plans, à sutures peu distinctes; leur hauteur ne dépasse guère le quart de leur largeur moyenne ; ils sont ornés de quatre ou cinq rangées spirales de perles et d'un bourrelet antérieur, également perlé, mais plus grossièrement et bifide; en outre, on distingue de fines stries d'accroissement très obliques dans les inters- tices de ces cordons. Dernier tour peu supérieur à la moitié de la hauteur totale, orné comme les précédents, sauf que le bourrelet périphérique est trifide ou quadrifide; base déclive, presque plane, imperforée au centre, ornée de cordons concentriques, plus ou moins réguliers, lisses, déçusses par des accroissements rayonnants et incurvés. Ouverture rhom- boïdale, à péristome discontinu et assez mince; labre tran- (1) Il existe à Manciet (coll. Peyrot) un spécimen — malheureusement peu inlact — qui nous semble bien voisin de C. prascedens, avec quatre cordons granu- leux sur chaque tour, et six cordons lisses sur la base imperforée; il convient d'attendre la récolte de meilleurs échantillons. — 314 - chant, oblique à 45", faisant un angle arrondi avec le contour échancré du plafond; columelle recliligne, un peu oblique, légèrement calleuse. DiM. Hauteur : 8 mill. ; diamètre : 5,5 mill. R. D. — Nos spécimens du Béarn se distinguent de C. turgidulwn par leur forme plus étroite, par leurs cordons perlés, par l'absence de fente ombilicale;, ils ont le mémo galbe que C. burcligalicum, leur ancêtre, mais leur ornementation est plus régulièrement perlée et leur base est encore moins perforée. Les échantillons du Béarn — que nous rapportons à cette espèce de Brocchi — ressemblent non seulement à la figure originale, mais à des spécimens du Plaisancien de Sidi-Moussa (coll. Cossmann), équivalent algérien des gisements subapennins; toutefois, il convient d'ob- server que les échantillons d'Altavilla, déterminés mi7iare par M. de Mon- terosato, diflerent un peu de eeux d'Algérie par leur galbe plus évasé et par leur faux-ombilic ; M. Saeco a séparé une variété helvétienne tauro- miliaris, dont les figures sont illisibles, et dont la courte diagnose (d'une ligne !) mentionne seulement des cordons plus nombreux que chez le type ; comme nous avons observé, dans les mêmes gisements du Sud- Ouest, des individus qui sont ornés, tantôt de quatre, tantôt de cinq chaînettes perlées, nous hésitons à rapporter la coquille béarnaise à cette mutation, d'autant plus que nos spécimens pliocéniqucs de Sidi-Moussa en possèdent toujours cinq. L'espèce de Brocchi est plutôt caractérisée par son bourrelet bifide ou trifîde, qui n'est pas aussi saillant cependant que celui de C. crenulatum. En résumé, il est possible que la mutation tauromiliaris soit à séparer définitivement. Nous ne citons pas Basterot en synonymie : on a vu plus haut que son T. miliaris de Pont-Pourquey est probablement-C. burcligalicum. liOC. — Salies-de-Béarn, rare; plésiotype à cinq chaînettes (PL 'V, fig. 10-12), coll. Degrange-Touzin. Sallespisse, plésiotype à quatre chaî- nettes (fig. 8-9), même coll. Orthez, même coll. — Helvctieii. 98. Callistoma {Strigosella) turricula [Eichwald]. PI. V, fig. 16-21. 1830. Trochus turricula Eichw. Naturhist. Skizze, p. 220. 1833. Trochus granulatostriatus Andrz. Coq. foss., p. 444, pi. XIII, fig. 3. 1837. Trochus turgidulus v. Hauer. Vork.Wien, p. 420, n» 127 {non Br.). 1848. — — Hœrnes. Verz. Wien, p 22, noSU. 1853. Trochus turricula Eichw. Lethsea rossica, p. 229, pi. IX, fig. 18. 1855. — — Hœrn. Tert. B.W., t. II, p.451,pl. XLV, fig. 6. 1853. — — Benoist. Cat. Saucats, p. 132, no 398. — 315 — Taille un peu au-dessous de la moyenne ; forme conique, beaucoup plus haute que large; spire élevée, à galbe légère- ment conoïdal ; angle apical 40« en moyenne ; protoconque lisse, paucispirée, à nucléus subglobuleux; six ou sept tours presque plans, dont la hauteur n'atteint pas la moitié de la largeur moyenne, séparés par des sutures linéaires, non bordées, presque toujours un peu en retrait sur le reste de la surface, ce qui fait paraître les tours imbriqués, surtout à la fin de la croissance; ornementation composée de cinq ou six cordons spiraux, séparés par des rainures plus larges, déçusses par des accroissements obliques qui y découpent des aspérités subgranuleuses, très serrées. Dernier tour à peu près égal à la moitié de la hauteur totale, subanguleux, mais plutôt arrondi à la périphérie de la base qui est à peine convexe, imperforée au centre, cerclée par six ou sept cordons concen- triques que croisent des lignes d'accroissement incurvées. Ouverture subquadrangulaire, à coins très arrondis; péristome discontinu, un peu épaissi à l'intérieur; labre tranchant, oblique à 45°; contour du plafond arqué; columelle légère- ment incurvée, un peu calleuse, non dentée en avant. DiM. Hauteur : 8 mill. ; diamètre basai : 6 mill. R. D. — L'échantillon de Salles ci-dessus décrit ressemble presque identiquement à ceux de Hodely (Fodolie) que nous avons sous les yeux (coll. Cossmann), et qui représentent — pour les géologues polonais — la forme typique, décrite par Eicliwald : il n'y a donc pas d'hésitation sur l'interprétation faite par Benoist. C'est une espèce surtout caractérisée par ses sutures non bordées et plutôt imbriquées; ce dernier caractère est très bien reproduit sur les figures de la Monographie de Hœrnes ; si l'on y ajoute que la périphérie de la base est plutôt arrondie qu'anguleuse, qu'il n'existe aucune trace de perforation ombilicale, qu'enfin les cordons ne sont pas nettement perlés, on aura tous les critériums nécessaires pour distinguer, à première vue, C. turricula de C. miliare, ou de C burdi- gaiicum. Quant à C. turgidulum — avec qui l'espèce avait d'abord été confondue dans le Bassin de Vienne — on a vu que c'est une coquille plus large et dont l'ornementation est très différente, surtout avec ses sutures bordées. 11 existe, à Salies-de-Béarn, une variété de C. turricula qui ne paraît différer du type de Podolie que par sa fente ombilicale; mais l'ornementa- — 316 — tion de la spire et de la base est identique. II serait excessif de lui attribuer un nom distinct pour cette seule perforation, d'autant plus que nous n'en connaissons qu'un seul individu. La coquille de la Touraine — qui avait été confondue avec C. turricula et que MM. Dollfus et Dautzenberg ont, dans leur liste préliminaire, dénommée pseudoturricula — s'écarte absolument du type d'Eicliwald par ses sutures profondément rainurées et par ses quatre rangs de perles bien formées. liOC. — Salles (Largileyre), unique (PI. V, fig, 19-21), coll. Degrange- Touzin. Salies-de-Béarn, var. perforée (fîg. 16-18). 99. Callistoma {Strigosella) gymnospira nov. sp. PI. V, fig. 22-24. Taille au-dessous de la moyenne ; forme conique, plus haute que large; spire élevée, à galbe régulier; angle apical 50»; sept ou huit tours plans, dont la hauteur égale le tiers de la largeur, à sutures linéaires, bordées en-dessous par un ruban obtusément bifide et non saillant; leur surface est d'abord ornée de six lignes spirales, non perlées, qui s'effacent graduellement, de sorte que la spire semble lisse à la fin de la croissance, sauf le ruban antérieur qui persiste seul, et qu'il en résulte un aspect caractéristique et peu ordinaire chez les Strigosella. Dernier tour peu supérieur à la moitié de la hauteur totale, muni d'un petit bourrelet peu proémi- nent à la périphérie subanguleuse de la base qui porte seulement quelques rubans concentriques, plus ou moins apparents, plus ou moins réguliers, séparés par des rainures étroites et peu profondes, jusqu'à la perforation ombilicale qui est peu ouverte en entonnoir, à parois finement plissées par les lignes d'accroissement. Ouverture subquadrangulaire, à coins très arrondis ; labre oblique à 45" ; plafond peu échancré ; columelle mince, lisse, presque verticale, faisant un angle très ouvert avec le contour du plafond. DiM. Hauteur : 10 mill. ; diamètre : 7 mill. R. D. — Cette coquille ne peut se confondre avec aucune des autres formes helvétienncs, cependant déjà nombreuses, que nous venons de — 317 — catalogvier; l'effacement de son ornementation spirale est un crilérinm d'une réelle importance; il n'y a aucune trace de perles, même sur les premiers tours, par suite de l'absence complète d-e lignes obliques. Il exisle, dans le Crag d'Angleterre, une espèce à peu près lisse, que Wood a dénommje T. MontaciUi; mais ses tours sont un peu convexes — si la figure est exacte, car le texte indique a planiiisculis » — et ils ne paraissent pas munis du ruban spiral qui caractérise notre espèce; l'auteur ajoute que l'ombilic est généralement clos, ce qui n'est pas le cas chez C. gymnospira ; enfin, il mentionne l'existence d'une dent coluniellaire, non figurée toutefois, tandis qu'on n'en aperçoit aucune trace chez la coquille d'Aquitaine. C. gymnospira est vraisemblablement l'ancêtre de C. Gualtierianiim Phil. qui est une espèce entièrement lisse, même sur les premiers tours, avec des sutures bordées; mais les tours de l'espèce méditerranéenne sont ]ilus nombreux, plus étroits, et sa base est indiquée comme imperforée. Loc. — Saint-Étienne-d'Orthe, unique (PI. V, fig. 22-24), coll. Degrange-Touzin. Orthez, unique, coll. Bial de Bellcrade. — lïelvé- tien. 100. Callistoma {Strigosella) subtilestriatum nov. sp. PI. V, %. 25-27. Taille assez petite; forme conique, beaucoup plus haute que large; spire très élevée, à galbe régulièrement conique; angle apical 3oo à tout âge ; protoconque minuscule, lisse, submam- millée; huit tours plans, dont la hauteur ne dépasse guère le quart de la largeur moyenne, séparés par des sutures profondes quoique linéaires, non bordées, mais le long desquelles on distingue deux ou trois filets un peu plus forts que les autres très fins qui ornent — au nombre de douze environ — le reste de la surface ; on n'aperçoit les lignes d'accroissement obliques qu'avec un très fort grossissement, mais la surface a coiiservé la trace des bandes de coloration brune, qui ont la même obliquité que les accroissements. Dernier tour sensiblement inférieur à la moi lié de la hauteur totale, subanguleux, quoique arqué, à la périphérie de la base qui n'est marquée que par deux ou trois stries plus profondes et plus larges; base à peine convexe, étroitement perforée au centre, ornée de nombreux filets concentriques, assez régu- ToME LXIX. 24 — 318 — liers, plus étroits que les interstices, jusqu'à l'entonnoir ombilical qui est lisse sur sa paroi peu inclinée. Ouverture subquadrangulaire, à coins arrondis ; péristome discontinu, peu épaissi à l'intérieur ; labre incliné à 3§o sur la suture ; plafond légèrement échancré, séparé par im petit sinus de l'extrémité de la columelle, vis-à-vis le point où aboutit la périphérie de la fente ombilicale; columelle lisse, mince, un peu incurvée, quoique presque verticale, tronquée contre le sinus précité. DiM. Hauteur : 8,5 mill. ; diamètre : 5,5 mill. R. D. — Aucune des espèces d'Aquitaine n'est aussi étroite ni aussi flnenient sillonnée que celle-ci ; ses proportions — et son sinus à la tron- cature de la columelle — s'opposent à ce qu'on la confonde avec C. gymno- spira dont l'ornementation aurait disparu par l'effet de l'usure du test; d'ailleurs, les premiers tours de ce dernier sont beaucoup moins finement sillonnés, et l'usure aurait fait disparaître leur ornementation aussi bien que celle des derniers. Par conséquent, C. subtilestriatum est une espèce bien distincte, dont le niveau exact — de même que pour beaucoup de fossiles de Peyrère — devrait être contrôlé, Raulin n'ayant pas indiqué s'il avait recueilli ses fossiles in situ ou dans les exploitations de marne. Parmi les espèces ou variétés du Piémont, figurées dans la Monogra- phie de M. Sacco, nous ne voyons que C. perturritwn, du Pliocène, qui ait un galbe aussi étroit; mais ses tours sont imbriqués en avant, et M. Sacco n'en fait qu'une variété de C. striatum Linné, c'est-à-dire d'une espèce à base imperforée et à dent columellaire beaucoup plus saillante. Loc. — I^eyrère, assez rare; type (PI. V, fig. 25-27), coll. Raulin. — Helvétieii ? 101. Callistoma {Slrlgosella) striatum [Linné]. PI. V, fig. 28-30. 1706. Trochus striatus Linné. Syst. nat., éd. XII, p. 1230. 1799. — conicus Donovan. Brit. sli., pi. CLV, fig. 1 {sec. B. D. D.). 1832. — striatus Grat. Tabl. Dax {A. S. L. B., t. V). p. 146, no 206. 1846. — — f'hil. m Conch. Cab., p. 93, pi. XV, fig. 16-18. 1852. — — dOrb. Prod., t. III, p. 169, 27" et., n» 90*. 1865. — — Jeffreys. Brit. Conch., t. II, p. 322; t. V, p. 203, pi. LXIII, fig. 2. 1873. — indetermînatus Coca. En. moll. Mioc, pi. VI, fig. 7-9. 1896. Jujitbinus striatus Sacco. Loc. cit., XXI, p. 48, pi. IV, fig. 55. ^ 319 —- Taille petite (à Saiibrigues) ; forme conique, un peu plus haute que large ; spire assez élevée, à galbe légèrement conoï- dal vers la fin de sa croissance; angle apical 43" en moyenne ; six ou sept tours plans, dont la hauteur égale le tiers de la largeur, séparés par des sutures linéaires, peu visibles, ornés de six rubans spiraux que séparent de fines stries, cloisonnées d'une manière très ténue par des lignes obliques d'accroisse- ment; il n'y a aucune trace d'aspérités sur les rubans qui sont égaux entre eux, sauf quelquefois celui qui borde la suture en dessous. Dernier tour égal à la moitié de la hauteur totale, subanguleux et non bordé à la périphérie de la base qui est un peu convexe et ornée de sept ou huit cordons concentriques, les premiers parfois bifides; il n'y a au centre aucune trace de fente ombilicale. Ouverture subqiiadrangu- laire, à coins très arrondis; péristome discontinu, épaissi à l'intérieur; labre oblique à 40» sur la suture, quelquefois marqué d'une côte spirale interne; plafond un peu échancré, supporté par une traverse rectiligne qui aboutit à un-petit sinus au-dessus de la troncature de la columelle ; celle-ci est lisse, un peu calleuse, presque verticale, avec un petit renfle- ment à l'extrémité adjacente au sinus, vers le point oii aboutit le dernier cordon basai. DiM. Hauteur : 6,3 mill. ; diamètre : 4,5 mill. R. D.^ Il nous est impossible de séparer les petits spécimens, recueillis à Saubrigues, des échantillons de plus grande taille provenant de la Méditerranée ; peut-être ceux-ci ont-ils une protubérance dentiforme un peu plus saillante, mais il faut tenir compte de ce qu'ils sont plus adultes que les fossiles; d'autre part, l'ornementation de la spire, celle de la base également, sont les mêmes; il n'y a aucune trace d'ombilic. Dans ces conditions, il faut admettre que l'espèce linnéenne a commencé à appa- raître dès la fin du Miocène, ce qui la fait descendre plus bas qu'on ne le pensait, car elle n'a pas été citée dans la liste préliminaire de la Touraine, par MM. Dollfus et Dautzenbefg. C. atrialum est beaucoup moins étroit et moins finement orné que C. tubtilestriatum ; il n'y a aucune analogie déforme ni d'ornementatiop avec C. turgidulum, et d'autre part, l'absence complète de granulations l'écarté de C. miliare, comme aussi de C. turricula. Il y a, dans la coll. Grateloup, un Trochus Ixvigatus {Allas, pi. XII, flg. 16), — 320 — dont d'Orbigny a corrigé le nom en sublxvigatus {non Sow. 1817); le sp'écimen existant dans cette collection n'est qu'un débris très roulé, presque uniquement réduit à son dernier tour; il provient de Saint-Jean- de-Marsacq, et non de Saint-Paul, comme l'indique le Prodrome ; en tous cas, le nom sublœvigatus est à laisser tomber dans l'oubli. Loc. — Saubrigues, deux spécimens; plésiotype (PI. V, flg. 28-30), coll. Degrange-Touzin. Saint-Jean-de-Marsacq, coll. Grateloup, très douteux. — Tortonien. TURBINID^ Aider, 1838. Coquille solide, toujours nacrée, turbinée, trochiforme ou même subturriculée ; spire lisse, rugueuse ou grossièrement ornée ; ouverture entière, arrondie, ovale ou létragonale ; péristome continu ou discontinu ; labre plus ou moins obli- quement incliné sur la suture ; plafond généralement excavé en arc; columelle toujours incurvée. Opercule calcaire, à nucléus central ou excentrique, très variable sur sa face externe. D'après cette diagnose, on se rend compte que cette Famille comprend des coquilles très variables dans leur forme et leur aspect extérieur, n'ayant comme critériums constants que quelques détails de l'ouverture, et surtout l'opercule calcaire qui — malheureusement — est rarement conservé en place chez les fossiles; ceux qu'on trouve épars, dans nos gisements du Miocène, ne peuvent par conséquent être attribués qu'avec un point de doute aux espèces les plus répandues. Suivant l'exemple de Chenu, il y a lieu — en conséquence — d'admettre des subdivisions ou Sous-Familles pour grouper systémati(]uement ces formes si diverses : Turbiiiintti H. et A. Adams, 1851. — Forme turbinée, dernier tour ventru; ouverture circulaire, presque toujours prolongée en avant, quoique non réellement canaliculée. Opercule épais, convexe sur sa face externe. Cette Sous- Famille comprend les Genres : Turbo, Pareucheliis, Cirsochilus Leptothyra, Tiburnus, chez lesquels le labre n'est jamais aussi incliné que chez les Trochidœ. Les deux derniers seuls ne sont pas représentés en Aquitaine. — 321 — Astraliinse H. et A. Adams, -1851. — Forme solarioïde ou Irochoïde ; spire conique, déprimée au sommet, armée — au moins sur les premiers tours — d'une carène épineuse, plus ou moins persistante. Opercule ovale, presque toujours muni de côtes sur sa face externe. Cette Sous-Famille est composée des Genres : Astralium, Giiilfordia, Bolma, dont l'ouverture est très découverte et dont le labre est aussi incliné que chez les Ti'ochidœ. Nous n'avons à nous occuper ici que à' Astralium et de Bolma. Phasianellinaî H. et A. Adams, 1851. — Coquille non nacrée, polie, rarement striée, non épidermée, subturriculée ; ouverture ovale, à bords désunis; base quelquefois ombiliquée. Opercule ovale, aplati. On classe dans cette Sous-Famille les Genres : Phasianella, Aizyella, Liopi/rga, Eucosmia, Alcyna, qui ont le labi'e un peu incliné à gauche de l'axe — d'avant en arrière — mais jamais sinueux comme celui des Pseudo- melaniidœ. Le premier est seul représenté en Aquitaine. Les autres Sous-Familles proposées par les frères Adams appartiennent actuellement soit aux Delphinulidse, soit aux Cyclostrematidse, soit aux Trocliidse. Des trois groupes ci-dessus énumérés, que nous y conservons, le premier est surtout récent, il n'est guère représenté à l'état fossile et on ne l'a authentiquement constaté au-dessous du Miocène que pour le Genre Pareuchelus dont le classement est encore incertain. La présence d'Astraliinœ dans les terrains secondaires n'a nullement été prouvée, car il s'agit de coquilles épineuses, il est vrai, mais dont l'ouverture n'a pu être étudiée, et encore moins Topercule ; mais il en existe à partir du Miocène. Enfin, les Phasianelles sont d'origine probablement crélacique ; mais, là encore, on a peut-être confondu avec elles des Pseudornelania du Groupe Oonia, confusion qui est certaine, à notre avis, pour les Phasianella du Système jurassique, dont les unes sont des Oonia, les autres des Cœlostylina, à columel!e étroitement perforée. En Aquitaine, on trouvera ci-après des représentants de ces trois Sous-Familles, mais toujours extrêmement rares pour les deux premières ; la troisième, au contraire, est abondamment représentée comme individus appartenant à un petit nombre d'espèces réellement distinctes. 322 TURBO Linné, 1758. S. stricto. — Coquille épidermée, nacrée inlérieurement et sous l'épiderme; pas d'ombilic; tours étages, subnoduleux; ouverture circulaire, invariablement prolongée en avant par une languette extérieurement bordée d'un bourrelet, un peu versante à la jonction du plafond et de la columelle excavée en arc de cercle; callosité nacrée sur la région pariétale, s'étendant jusqu'au labre qui est d'abord très incliné sur la suture, puis redressé jusqu'à sa jonction avec le plafond. Opercule lisse ou faiblement granuleux à l'extérieur (G. -T. : Turbo marmoratus Linné; Viv.). On n'a pas encore signalé de véritables Turbo à l'état fossile ; quant aux nombreuses subdivisions que les auteurs ont successivement proposées pour ce grand Genre, il n'y en a guère qui soient représentées, même dans les terrains tertiaires ; la plupart sont d'ailleurs fondées surtout sur des différences d'opercules que l'on ne trouve presque jamais en place sur les coquilles fossiles. Nous serons donc très brefs au sujet de ces Sous. Genres ou Sections. Section Batilliis Schum., 1817. — Tours ornés d'épines tubuleuses; callosité blancbâtre, distincte de la couche de nacre et formant un auricule longuement prolongé à l'extré- mité antérieure de l'ouverture; face externe de l'opercule rugueuse, avec un cordon spiral proéminent (G. -T. : Turbo cornutus Gmelin ; Viv.). Section Sarinatic*is Gray, 1840. — Ouverture non pro- longée en avant; spire déprimée. Opercule extérieurement tuberculeux (G. -T. : Turbo sarmaticus Linné; Viv.). Section Ocana IL Adams, 1861. — Ne dilTère de Sarma- ticus que par sa callosité columellaire un peu excavée et par son opercule extérieurement muni d'une côte spirale saillante et d'une profonde excavation au centre (G. -T. ; Turbo cidaris Gmelin ; Viv.). Section Callopoma Gray, 1850. — Ressemble à Turbo par — 323 — sa spire et son ouverture prolongée, à Ocana par son opercule et sa base excavée ; on le distingue des deux par sa longue rainure imperforée, creusée dans la callosité basale qui est circonscrite par un bourrelet aboutissant à une faible languette antérieure (G. -T. : Turbo fluctiiatus Gray; Viv.). Sous-Genre Seiiectus Hum- phrey, 1797. — Spire élevée, sil- lonnée, avec des côtes spirales, squameuses ou épineuses ; ouver- ture circulaire, prolongée en avant; base imperforée, mais creusée d'un entonnoir fermé, d'où sort un limbe calleux. Opercule granuleux en de- hors (G. -T. : Turbo argyrostoma Gmelin ; Viv.). Croquis de l'ouver- ture du génotype (Fig. 16). FiG. 16. — Seneclus argyrostoma [Gmelin], Viv. Il existe des représentants fossibs de ce Sous-Genre dans le Miocène ; on le distingue d'ailleurs de Turbo, non seulement par son ornementation, mais surtout par sa base siibombiliquée, dont la callosité ne s'étale pas, mais sort de cet entonnoir basai. Sous-Genre Marmorostoma Swainson, 1840. — Spire courte et lisse ; base ombiliquée, perforation circonscrite par un bourrelet qui aboutit à une languette antérieure et saillante, sur laquelle s'étale une callosité aplatie et versante, souvent sillonnée par une rainure. Opercule à face externe très convexe et granuleuse (G. -T. : Turbo versicolor Gmelin; Viv.). L'ombilic qui caractérise ce Sous-Genre est creusé dans une partie de la callosité de la languette : c'est donc, en réalité, un faux-ombilic, bien distinct toutefois de la couche de nacre de la columelle. Section Niiiella Gray, 1850. — Diffère de Marmorostoma par sa spire funiculée, décussée par des accroissements rugueux; l'ombilic est aussi plus profond, et le bourrelet qui le circonscrit aboutit — non pas à une languette antérieure — ■ staminea Reeve; Viv. — 324 — mais à une aiiricule latérale dont la cal- losité ventrale porte une côte obsolète et oblique. Opercule rugueux sur sa face ex- terne qui est ombiliquée- au centre et munie de deux côtes concentriques (G. -T. : Turbo torqiialus Gmelin ; Viv.). Croquis de l'oviverture d'un plésiogénotype, N. stami- nea (Fig. 17). M. Sacco a décrit, mais avec un point de doute, un Ninella de l'Aquita- nien {non Tongrien) de Dego, en Ligurie; l'état de conservation de cet écliantillon ne permet pas d'affirmer que cette Section existe réellement à l'état fossile dans l'Aquitanien du Piémont; mais Turbo Parkinsoni Bast., de rOligoccne de Gaas, doit s'y rapporter, quoique l'auricule soit peu développée à cause de l'énormité de l'ombilic. Sous-Genre Prisogaster Môrch, 1850. — Coquille nériti- forme, imperforée; ouverture circulaire, non prolongée en avant; columelle un peu sinueuse, bordée à l'extérieur par une mince côte le long de laquelle s'étend un rebord aplati, formé par le prolongement de la callosité basale. Opercule très convexe extérieurement, granuleux, avec un seul sillon périphérique (G. -T. : Turbo niger Gray ; Viv.). Nous n'avons rien de semblable à l'état fossile. 102. Turbo {Seneclus) Neuville! nov. sp. PL V, fig. 33-34. Taille au-dessous de la moyenne; forme turbinée, globu- leuse, plus haute que large; spire élevée, à galbe conique; angle apical 50'^ ; cinq ou six tours convexes, subanguleux au milieu, dont la hauteur égale presque la moitié de la largeur médiane; sutures profondes, quoique linéaires, non bordées; ornementation composée — sur la rampe postérieure — de quatre cordonnets spiraux, plus étroits que les interstices; l'angle médian est marqué d'un gros cordon muriqué et, au-dessus de lui, un cordonnet lisse divise en deux l'espace — 325 — restant jusqu'à la suture supérieure; lignes d'accroissement très serrées, obliques sur la rampe inférieure. Dernier tour atteignant probablement les cinq sixièmes tle la hauteur totale, orné de cordons lisses sur la rampe, comme les tours précé- dents; au-dessus du gros cordon muriqué, il y a un funicule et un filet lisse qui occupent l'intervalle jusqu'à un second cordon muriqué, un peu moins saillant que l'autre, et limitant la base convexe sur laquelle il y a six funicules écartés et lisses, jusqu'à l'excavation ombilicale.. . Toute la partie anté- rieure est mutilée. Dm. Hauteur probable : 40 mill. ; diamètre basai : 30 mill. R. D. — Sauf les critériuins spécifiques de l'ornementation, cette coc|uille est — en tous points — semblable à Turbo argyrostoma Gmelin, génotype de Senectus; toutefois, le nombre des cordons spiraux n'est pas le même; ils sont plus gros, plus serrés, moins nombreux cependant, chez l'espèce de l'Océan Indien (coll. Cossmann) dont l'excavation ombi- licale est subperforée, tandis que T. Neuvillei parait complètement imper- foré, autant qu'on peut en juger dans l'élat de conservation où se trouve 1 unique spécimen connu. M. Sacco a décrit Senectus miolaurinus d'après un échantillon unique et incomplet qui a le même galbe que T. Neuvillei, mais dont les cordons et funicules ne paraissent pas distribués de la même manière, autant qu'on peut en juger d'après la figure presque illisible et d'après la diagnose très sommaire ; l'auteur indique que les funicules intercalaires sont « nigoso-granosi, subtuberculati », tandis qu'ils sont lisses chez notre espèce — non par le fait de l'usure, puisque les stries d'accroissement sont bien Yisibles. On peut donc en conclure que notre mutation aquita- nienne est distincte de celle de l'Helvétien du Piémont, et que cette forme ancestrale est le premier représentant du Sous-Genre en question, voire même du G. Turbo. Loc. — Dax (Maïnot), unique et incomplet (PI. V, fig, 33-34), coll. Neuville. — Aqnitanien. PÂREUCHELUS Bœltger, 1906. Test sensiblement nacré. Taille petite; forme de Senectus; spire étagée, cloisonnée par des carènes spirales et des costules axiales dans leurs interstices; base également cloisonnée, — 326 — étroitement perforée au centre, le der- nier funicule borde la fente ombilicale et aboutit à une auricule plus ou moins développée à l'extrémité antérieure de l'ouverture qui est arrondie, à péristome discontinu ; labre peu incliné sur l'axe vertical, lacinié par les carènes spi- rales ; columelle peu excavée, faisant un angle distinct avec la région pariétale Euchelus excellens Bœttger; Mioc). Croquis de l'ouverture d'un plésiogénotype fossile, P. cancellaio-coslaliis Sandb. (Fig. 18). FiG. 18. — Pareuchelus cancellato - costatus [Sandb.] ; Olig. (G.-T. Ce petit Genre qui forme un pliylum persistant de l'Éocène à l'époque actuelle (jB. tasmanicus T. Woods, sec. Bœttger) est composé d'espèces qui ont été souvent rapprochées de Senectus à cause de leur galbe général; toutefois, Bœttger — qui avait recueilli des centaines de P. cancellato- costatus Sdb., dans l'Oligocène du Bassin de Mayence — n'a jamais — durant trente années de recherches — trouvé d'opercule calcaire qui puisse s'y rapporter : il en a conclu que Pareuchelus était dépourvu d'opercule calcaire et l'a classé près d'Euchelus, dans les Trochidœ, malgré la double inclinaison du labre. D'autre part, la présence d'une faible couche de nacre à l'intérieur de l'ouverture empêche de le rapprocher de Fossarus qui a presque la même ornementation, o.u de Collonia à cause de son funicule basai. En ce qui nous concerne, et en l'absence de certitude d'un opercule corné, nous prêterons le conserver auprès de Senectus dont il s'écarte, non seulement par sa petite taille, mais encore par l'angle arrondi que fait sa columelle avec la base. 103. Pareuchelus fossariopsis n. 73. PL V, fig. 39-41. Taille très petite ; forme turbinée, un peu plus haute que large; spire un peu élevée, étagée ; quatre tours anguleux, bicarénés, croissant rapidement, séparés par de profondes sutures que surmonte une rampe spirale assez large et concavo-convexe ; la région antérieure — entre les deux carènes très finement crénelées — est subcylindracée et ornée de petits plis peu obliques, qui se prolongent plus en biais — 327 — sur la rampe inférieure; enfin, l'ensemble est élégamment déçusse par de petits filets spiraux et assez serrés, qui remon- tent sur les plis axiaux; il y a — sur les carènes principales — quatre crénelures axiales pour un pli. Dernier tour égalant à peu près les quatre cinquièmes de la hauteur totale, arrondi jusqu'à la base et portant avec elle six carènes spirales dont aucune n'est périphérique, et dont la dernière au centre, fine- ment sillonnée en long, entoure une étroite fente ombilicale; les plis axiaux — qui cloisonnent les interstices des quatre carènes basales — ne se correspondent pas exactement d'une carène à l'autre. Ouverture arrondie, à péristome peu épais, à contour modifié dans l'angle supérieur de droite par une auricule triangulaire et creusée, qui correspond au bourrelet circa-ombilical ; en outre, une gouttière superficielle existe dans l'angle inférieur du labre qui est très peu incliné sur l'axe; columelle peu excavée, lisse, mince, munie d'une petite protubérance contre l'auricule antérieure. DiM. Hauleur : 4 mill. ; diamètre : 3,5 mill. R. D. — Beaucoup plus élevée que P. sigaretiformis Desh., du Lutécien des environs de Paris, cette admirable petite coquille ressemble davan- tage, par son galbe et son auricule aigu, à P. radiosus Lamk. ou à P. herouvalensis Desh. qui n'en diffèrent que par le nombre des carènes et par les détails de rornementation intercostale. Il en est de même de Turbo ccmcellato-costatus Sandb., de l'Oligocène du Bassin de Mayence. Quant aux deux espèces tortoniennes que Bœttger a décrites sans les figurer {P. excellens, P. hères, Mioc. Kostej, p. 187 et 188), elles sont indiquées comme plus larges que hautes, avec un nombre de carènes différent, de sorte qu'il n'est pas probable qu'elles puissent se confondre avec notre coquille aquitanienne. Loc. — Léognan (le Thil sup""), unique (PI. V, fîg. 39-41), coll. Peyrot. — Aqnîtanieii. CIRSOCHILUS Cossmann, 1888. Coquille nacrée, dauphinuloïde, généralement sillonnée ou spirale; base étroitement ombiliquée, avec une arête fine qui sort de l'ombilic pour aboutir à une auricule calleuse; ouver- 328 — ture subcirculaire, à péristome continu; labre oblique à 45", épaissi à l'intérieur par un bourrelet variqueux; columelle lisse, excavée, peu calleuse. Opercule inconnu (G. -T. : Delphinula striata Lk. ; Eoc). Croquis de l'ouverture du génotype ^" (Fie-. 19). FiG. 19. — Cirsochilus ^ ° ' striatiis [Lamk.] ; Eoc. Ce Genre, primitivement classé par l'auteur comme Section de Collonia, doit en être séparé, parce que le test est faiblement nacré, et parce que l'arête ombilicale de Cirsochilus n'a ni l'aspect ni l'emplacement du funicule périphérique de Collonia; cette arête aboutit à une minuscule auricule, tandis que le funicule de Col- lonia forme une languelte surplombant l'ombilic, et que le péristome ressemble è une bride. Pour distinguer Cirsochilus de Boutillieria avec laquelle on le confond parfois, il suffit de remarquer que cette dernière a deux tubercules colu- mellaires, que sa fente ombilicale ne comporte pas d'arête, et qu'enfin son auricule — visible seulement à l'état népionique — ne persiste pas comme chez Cirsochilus. Quant à Leptothyra — dont Boutillieria n'est qu'une Section — c'est une coquille imperforée, non auriculée, dont le sillon interne s'étend sous le plafond, tandis que, chez Cirsochilus, ce sillon n'existe à l'intérieur du labre que vis-à-vis de la varice 'externe. Cirsochilus apparaît dans l'Eocène et a vécu jusque dans les mers actu- elles, de même que Leptothyra (1). JOi. Cirsochilus granulosus [Grat.]. PL V, fig. 42-49. 1827. Delphinula gmnulosa Grat. Tabl. (C. S. L. B., t. Il), p. 202, n» 172. 1840. — — Grat. Atlas Conch., pi. 12, fig. 17-18. 1852. Turbo suhgranulosus d'Orb. Prod., t. III, p. 47, 26e et., no 755. ' 1873. Delphinula granulosa Benoist. Cat. Saucats, p. 130, n" 389. 1884-85. Turbo subgranulosus du Boucher. Atlas Grat. révisé, p. 180. Taille très petite; forme globuleuse, presque aussi haute que large ; spire courte, à galbe cono'i'dal, à protoconque lisse, non saillante; quatre tours convexes, séparés par des sutures (1) Cat. ill. Eoc. Paris, t. Ill, p. 58. Essais de Pal. conip., livr. XI, — 329 — rainurées, ornés de quatre cordons spiraux, dont les deux inférieurs sont granuleux — ou plutôt crénelés par quelques plis obliques surmontant la suture — tandis que les deux carènes supéi'ieures sont lisses et que les plis ne persistent que dans leurs interstices, sur les spécimens non usés par la fossilisation. Dernier tour formant presque toute la coquille, arrondi, muni en avant de quatre carènes lisses, non tran- chantes, avec de fines stries dans les intervalles ; il y en a cinq sur la base un peu convexe, et les trois dernières qui encerclent la fente ombilicale très étroite sont croisées par des plis rayonnants qui y produisent des granulations obtuses. Ouverture arrondie, visiblement nacrée à l'intérieur, à péris- tome subcontinu et épaissi à l'intérieur, au-delà d'un sillon obsolète qui garnit l'intérieur du labre ainsi que du plafond, et qui s'arrête en deçà de l'extrémité de la columelle; celle-ci est excavée, calleuse au point où aboutit le rebord plissé de la fente ombilicale, mais dépourvue de tubercules granuleux; labre incliné à 50° sur la suture. DiM. Hauteur : 3 mill. ; diamètre basai : 3,5 mill. R. D, — Cette minuscule et abondante coquille se distingue de Lepto- tliyra sanguinea L., de la Méditerranée, par la disparition complète des tubercules columellaires, par ses tours plissés ou granuleux auprès de la suture ainsi qu'au centre de la base, et par sa fente ombilicale non obturée; elle a aussi un galbe un peu plus élevé que la coquille actuelle. Les espèces de TÉocène ont une spire beaucoup plus élevée, une orne- mentation différente, l'intérieur de l'ouverture plus nettement sillonné et denté; toutefois, elles appartiennent bien au même G. Cirsochilus. Il est probable qu'il faut rapporter également à C. granulosus la coquille burdigalienne, confondue par Benoist avec Turbo subsulcatus d'Orb. qui est Delphinula sulcata Grat., de Gaas; celle-ci, en effet, a la spire granuleuse et plissée, plus aplatie, les tours anguleux, les carènes plus saillantes, l'ouverture plus auriculée à droite, ainsi qu'il résulte de la comparaison d'échantillons de l'Oligocène de Sarcignan (coll. de Sacy). En tous cas, la correction de nom, faite par d'Orbigny dans l'hypothèse où il se serait agi d'un Turbo, n'est pas à retenir. Loc. — Noës et le Thil, cotypes (PI. V, fîg. 45-49), coll. Cossmann ; toutes les coll. Dax (Mandillot), coll. Degrange-Touzin ; Saint-Morillon (le Planta), même coll. Saint-Paul, coll. Grateloup. Mérignac, assez — 330 — commune; I.orient, coll. de Sacy. Noës, coll. Duvergier. Saint-Avit, coll. Bial de Bellerade. Lucbardez (Canline de Bargue.s), coll. Degrange- Toiwin . — Afiiiitanien. Peyrère, variété à sept sillons sur la base (ftg, 42-44), coll. Raulin. Saint-Etienne-d'Orthe, coll. Dea'ranee-Touzin. — HelVétîen ? ASTRALIUM Link, 1807. (= ImperaiorMouil, 1810; = Canlhorbis Swainson, 1840.) Coquille trochiforme, rugueuse, tuberculeuse ou épineuse, anguleuse ou carénée à la périphérie, aplatie à la base ; ouverture intérieurement nacrée, subquadrangulaire ; péris- tome discontinu; labre tranchant, très incliné sur la suture. Opercule calcaire, épais, très variable. FiG. 20. — Aslralium longispina [Lamk.] ; Viv. S. stricto (= Sol Klein, t7S3). — Périphérie armée d'épines creu- ses ; base ombiliquée ; bord colu- mellaire étroitement réfléchi sur la perforation ombilicale. Opercule convexe en dehors, à nucléus ex- centrique, avec une côte spirale et obsolète sur sa face externe (G. -T. : Trochus longispina Lamk. ; Viv.). Croquis de l'ouverture du génotype (Fig. 20). Section Calcar Monlfort, 1810 (== Stella Klein, 1753). — Spire élevée, épineuse; base imperforée; callosité columellaire recouvrant la région ombilicale. Face externe de l'opercule convexe (G. -T. : Trochus s/ellaris Lamk. ; Viv.). Dans son Manuel de Conchyl. (p. 812), Fischer n'a pas indiqué de géno- type pour Astralium qu'il a adopté sans le préciser, de sorte qu'il y a une de ses Sections en trop, Imperator ou Sol; les noms de Klein n'ayant de valeur qu'à la date où ils ont été légitimés par un autre auteur, il faut préférer Astralium à Sol et Calcar à Stella. Le second seulement de ces deux groupes paraît avoir e.xisté à l'état fossile ; on n'y rencontre pas de véritables Astralium, pas plus que le Genre Guilfordia Gray (1850), dont l'ombilic est circonscrit par une callosité basale et dont l'ornementation — 331 granuleuse, ainsi que les longues épines périphériques et sinueuses, sont tout à fait caractéristiques (G. -T. : Trocims triumphans Phil. ; Viv.). Les Guilfordia citées ou figurées dans les terrains crétaciques sont des Delphinutidx . Sous-Genre Uvanilla Gray, 1850. — Spire conique, élevée, carénée à la périphérie ; base concave, imperforée^ avec une callosité centrale; columelle très infléchie en avant jusque sous le plafond où elle se termine par une pointe effilée ou subdentée. Face externe de l'opercule avec une côte spi- rale, élevée (G. -T. : T. fimbrialus Lanik. ; Viv.). Croquis de l'ouverture du génotype (Fig. 21) FiG. 21. — Uvanilla fimbriata [Lamk.] ; Viv. Fig. 22. — Lithopoma Olfersi Trosch. ; Viv. Les Sections Lithopoma, Pachy- poma, Pomaulax Gray (1850) ne diiïô- rent guère d'Uvanilla que par lear oper- cule ; comme tious n'en avons pas recueilli à l'état fossile, nous avons rapporté l'es- pèce d'Aquitaine au S. -G. Uvanilla qui se distingue d'Astralium par l'absence d'épi- nes périphériques et par sa spire conique. Croquis de l'ouverture de Lithopoma Olfersi Trosch. (Fig 22). 105. Astralium (Cakar) Degrangei Bial in sch. PI. V, fig. 35-38. 1832. Monodonta solaris Grat. Tabl. Dax {A. S. L. B., t. V), p. 149, no 213. 1840. Trochus solaris Grat. Atlas Conch., pi. 13, fig, 26-27 (jion Br.). Taille petite; forme trochoïde, plus large que haute; spire aiguë, à galbe extraconique, l'angle apical croissant graduel- lement de 45" à 60o au dernier tour, en tenant compte de son diamètre basai, épines comprises; cinq ou six tours concaves, séparés par des sutures linéaires que borde en dessous une carène fortement épineuse; leur hauteur, d'abord assez grande, finit par se réduire au cinquième de leur largeur moyenne ; — 332 — ornementation composée — au-dessous de la carène dentelée — de trois filets lisses assez serrés, puis de deux cordons plus écartés, tuberculeux, entre lesquels s'intercale un filet lisse, et de même entre le cordonnet inférieur et la suture; les tubercules sont reliés par des lignes d'accroissement très obliques. Dernier tour presque égal aux deux tiers de la hauteur totale, orné comme les précédents, et portant en outre — vis-à-vis de chaque épine tuberculeuse — une ondu- lation costiforme qui ne s'étend pas au-delà des cordonnets tuberculeux, c'est-à-dire sur la moitié antérieure seulement; carène périphérique festonnée par onze épines ou protubé- rances creuses et aplaties; base peu convexe, imperforée au centre, sillonnée par six à huit cordonnets concentriques, plus ou moins réguliers, obtusément pustuleux, l'un plus saillant que les autres; région ombilicale couverte par une étroite callosité spirale qui aboutit à la troncature de la columelle. Ouverture arrondie dans son ensemble, mais étroitement comprimée à l'angle gauche oii elle donne naissance à la tubulure épineuse de la carène périphérique. DiM. Hauteur : 5 mill. ; diamètre : 7,5 mill. R. D. — Non seulement l'espèce, assez bien figurée par Grateloup, ne ressemble pas à la figure publiée par Brocchi pour son Trochm solaris, mais il n'est même pas prouvé que ce dernier soil bien le représentant pliocénique de l'espèce linnéenne. Dans ces conditions, la coquille aqui- tanienne devait recevoir un autre nom, et nous avons adopté celui que l'un de nos obligeants correspondants lui avait attribué dans sa collection. C'est bien un Astraliwn s. str., qu'il est facile de distinguer de l'espèce suivante, non seulement par son galbe et son ornementation, mais encore par la disposition de sa columelle et par sa callosité ombilicale non divisée. Loc. — La Brode (trancliée du chemin de fer), plésiotype (PI. V, fig. 35-38), coll. Degrange-Touzin. Lassalle, un petit spécimen, même coll. Saucats (IM'" Bernachon), un petit spécimen, coll. Bial de Bellerade. Dax (Saint-Paul), coll. Grateloup. Martillac, fuie Grateloup. — Aqnîtaiiieii. — 333 — 106. Astralium (Uvanilia) aquitanicum Benoist. PI. V, fig. SO-54. 1873. Astralium aquitanicum Benoist. Cat. Sauçais, p. 128, n» 381. 1884-85. Astralium aquitanicum du Boucher. Atlas Grat. révisé, p. 180. Taille moyenne ; forme trochoïde ou phoroïde, aussi haute que large à l'état adulte; spire à galbe conoïdal, croissant d'abord lentement sous un angle apical de 60" qui se réduit à 45° à la fin de la croissance ; six tours d'abord lisses et concaves, à sutures linéaires et festonnées en avant par des côtes obtuses, au nombre de douze environ, qui ne s'étendent pas jusqu'à l'autre suture ; vers le quatrième tour commencent à apparaître quelques lignes spirales qui se transforment ensuite en quatre chaînettes irrégulières, tandis que les côtes s'atténuent, se multiplient et se chargent de pustules à l'inter- section des chaînettes spirales ; on y distingue, en outre, des lignes d'accroissement très obliques, très serrées, quoique peu régulières. Dernier tour supérieur à la moitié de la hauteur totale, fortement caréné et festonné à la périphérie de la -base qui est tout à fait aplatie et imperforée au centre; la surface de celle-ci est ornée de quatre chaînettes concentriques, écar- tées, perlées, paraissant assez obsolètes peut-être sous l'effet de l'usure du test; région ombilicale close, recouverte par une callosité spirale au milieu de laquelle il y a un faible sillon qui aboutit à la troncature antérieure de la columelle. Ouver- ture subarrondie, quoique un peu anguleuse en haulr et à gauche; péristome discontinu, épaissi à l'intérieur; labre tranchant, à profil incurvé, incliné à 40° en moyenne sur la suture; plafond légèrement échancré; columelle excavée, lisse, calleuse, terminée en avant par une troncature obtuse à laquelle aboutit le sillon ombilical. DiM. Hauteur et diamètre : 12,5 mill. R. D. — Benoist n'a connu qu'un spécimen népionique de cette rare espèce ; les deux topolypes que nous venons de décrire correspondent bien à sa courte diagnose, mais à cause du dimorpliisme de la spire, il Tome LXIX. 25 — 334 — n'y en a qu'un (celui qui ne dépasse pas quatre tours) qui soit exactement conforme à cette diagnose; l'autre individu plus adulte débute de même, et se termine assez différemment. Tous deux ressemblent aux échantil- lons d'A. fimbriatwn Swainson, des côtes de l'Australie, que nous avons sous les yeux (coll. Cossmann), et qui présentent précisément le même dimorphisme ; ils n'en diffèrent que par leur ornementation plus lâche et par leurs festons moins épineux, ainsi que par leur base moins sillonnée, non muriquée comme celle de l'espèce actuelle; la callosité basale est aussi moins nettement bifide; néanmoins, on y distingue un faible sillon qui n'existe pas chez Pachypoma, tandis cjue Pomaulaœ a des crénelures qu'on n'aperçoit pas ici. C'est ce qui nous décide à placer de préférence notre Astralium aquitanien dans le Sous-Genre Uvanilla qui a précisément pour génotype A. fimbriatum, abstraction faite de l'opercule qui est inconnu chez nos fossiles. Loc. — Saucats (Lariey), topotypes (PI. V, fig. 50-54), coll. Cossmann. Quillacq, Saint-Paul-lès-Dax, Lourquen, fide du Boucher (détermination de Benoist). Rare partout. — Aquitanien. BOLMA Risso, 1826. Coquille non ombiliquée, rugueuse; tours convexes, les premiers tectiformes et épineux, les derniers simplement anguleux ou bianguleux ; cal- losité basale bien distincte de la nacre columellaire, abou- tissant à une petite échan- crure qui sépare l'extrémité de la columelle du plafond ; ,, „.^ ^ „ , r, ■ 1 ,T- ouverture presque arrondie, à Fig. 23. — Bolma ruc/osa [Lin.J ; \iv. ' ^ péristome continu, à gouttière inférieure non constante. Opercule à face externe munie d'une callosité spirale et creusée au centre; face interne avec un nucléus subexcentrique (G. -T. : Turbo rugosus Linné ; Viv.). Croquis de l'ouverture du génotype (Fig. 23). La nécessité de la séparation d'un Genre distinct s'impose ici, à cause de la disposition subdentée de la columelle et de la callosité basale qui acquiert la même importance que chez certaines formes de Turbo ; la périphérie « astralienne » a presque complètement disparu, elle ne per- siste guère après les premiers tours ; l'ornementation spirale est ici — 335 — prédominante, quoique les premiers tours portent encore des costules comme celles qui persistent j\isqu'au dernier tour de certains Lithopoma ou Pachypoma. L'opercule ressemble un peu à cekii d'Uimnilla, mais avec vme excavation sur sa face externe. Bolma s. str. est très développé dans le Miocène du Bassin de Vienne, du Piémont et de la vallée du Rljône, beaucoup plus rare en Aquitaine, de petite taille en Touraine. Nous ne croyons pas qu'on en ait signalé dans l'Oligocène, et encore moins en dessous. Section Oobolma Sacco, 1896. — Ne diffère de Bolma que par son ornementation composée de cordons muriqués; les premiers tours ne sont pas tectiformes ni épineux (G. -T. : Turbo castrocarensis ; Plioc). L'utilité de cette Section iie parait pas bien établie ; il n'y a pas de critériums distinctifs relativement à la base, ni à l'ouverture, ni à l'oper- cule qui est inconnu. Section Ormastralium Sacco, 1896. — Forme conique; spire ornée d'un nombre plus ou moins grand de cordons granuleux, munie d'une forle carène ventrale subépineuse, et d'une carène circumbasale granuleuse ; base générale- ment déprimée, recouverte d'une épaisse callosité. Opercule à nucléus excentrique, à face externe bombée et lisse (G.-T. : Y\o.2k. — Ormasiralium Trochus fimbriatiis Borson: Plioc). Cro- fimbriatum [Borson] ; Plioc quis de l'ouverture du génotype (Fig. 24). M. Sacco en fait un Sous-Genre, quoique, à note avis, les critériums distinctifs aient seulement une valeur sectionnelle, attendu qu'il n'y a guère de différences avec Bolma dans la forme de l'ouverture ni dans la disposition de la callosité basale. C'est un groupe très répandu dans le Néogène de l'Europe méridionale, et que nous retrouvons aussi en Aquitaine. Quant à la Section Tylastralium Sacco (1896), dont le génotype est Ormastralium taiirospeciosiim Sacco, nous sommes bien embarrassés pour en apprécier les caractères distinctifs : peut-être la callosité basale est- elle encore plus étendue et mieux limitée, restreinte au contraire sur la région pariétale, mais ce sont là des critériums spécifiques, de même que l'ornementation de la spire qui est plutôt solario'ide qu'astralienne. Il n'en — 336 — existe d'ailleurs qu'une espèce, peu rare dans THelvétien du Piémont, tandis que nos Ormastralium du Sud-Ouest ne peuvent y être attribués. 107. Bolma Meynardi [Michelotti]. PI. V, fig. 55-60. 1847. Turbo Meynardi Mich. Deso. foss. Mioc, p. 177, pi. VII, fig. 4. 1852. — — d'Orb. Prod., t. III, p. 47, 26^ et., n» 763. 1855. — rugosus Hœrn. ïert. Beck. Wien, 1. 1, p. 432, pi. 44, fig. 2-3. 1873. — — Benoist. Cat. Saucats, p. 127, n» 378 {non Linné). 1878. — — Ben. Tort. Gir. (A.S.L.B.,t. XXXVII), p. Lxxxviii. 1896. Bolma Meynardi Sac. I Moll. terz. Piem.,pteXXI, p. II, pi. I, fig. 23. 1806. — taurineiisis Sacco. Ibid., p. 12, pi. I, flg. 24 (an var. ?). Test épais. Taille assez grande; forme turbinée quoique auriculaire à la base qui est beaucoup plus large que la hauteur totale de la coquille ; spire peu élevée, à protoconque déprimée, non saillante; angle apical 90» en moyenne; six ou sept tours d'abord plans et tectiformes, puis concavo-convexes, séparés par des sutures assez profondes que borde en dessous une carène épineuse ; les tours post-embryonnaires sont ornés de petits plis incurvés et de quatre ou cinq rangées spirales de granulations ; à partir du quatrième tour, la carène épineuse se sépare de la suture, l'étroite région antérieure et cylindrique comprise entre elles est ornée de deux cordonnets muriqués, les épines deviennent tubuleuses, les plis noduleux et épais de la rampe inférieure sont isolés de la carène par une dépression canaliculée, et ils sont traversés par des cordons spiraux assez grossiers, tandis que les tubulures de la carène médiane sont extérieurement marquées de filets qui se redressent vers l'embouchure de chaque épine. Dernier tour dépassant les quatre cinquièmes de la hauteur totale, muni — en dessus des deux ou trois cordons muriqués — d'un cordonnet périphérique plus saillant et tubulé ; les plis onduleux se fondent en granulations spirales vers l'ouverture, et à l'âge adulte, les épines tubulées s'atténuent, tandis que les aspérités muriquées des cordons grossissent, de sorte que toute cette ornementation spirale tend à s'égaliser uniforme- — 337 — ment; base médiocrement convexe, ornée de six cordons finement muriqués et très serrés, entre la périphérie suban- giileuse et la limite de l'énorme callosité -vernissée qui couvre les deux tiers de la base. Ouverture arrondie, très découverte par son obliquité, à péristome continu et épaissi à l'intérieur; labre tranchant, incliné à 25° sur la suture, puis redressé dans la partie où il se raccorde circulairement avec le plafond légèrement échancré; columelle excavée, lisse, à bord très calleux et versant jusque sur la base ; la callosité pariétale rejoint le labre presque sans gouttière. DiM. Hauteur : 35 milL; grand diamètre : 40 mill.; diamètre transversal : 33 mill. R. D. — L'individu de choix que nous venons de décrire répond complètement (sauf ses tubulures mieu.x. conservées) aux figures publiées par Hœrnes sous le nom T. rugosus, et aussi à d'autres échantillons mal conservés de Steinabrunn (coll. Cossmann) que nous avons sous les yeux ; un premier point est donc établi : c'est que la coquille de l'Helvétien du Bassin de Vienne, et celle de l'Helvétien de l'Aquitaine, appartiennent bien à la même espèce. Un second point est aussi manifestement éviderît : ce n'est pas le vrai Twbo rugosus de la Méditerranée; d'après la comparaison avec des spéci- mens de Cannes (coll. Cossmann), l'espèce linnéenne a un galbe plus étage dès les premiers tours; ses rugosités sont beaucoup plus noduleuses, aussi isolées de la suture inférieure que de la carène antérieure ; les quatre cordons de la base sont plus écartés et, dans leurs interstices, il y a des cordonnets moins proéminents; enfin — détail essentiel — la callosité basale de T. rugosus est beaucoup moins étendue, plus creusée au centre par une dépression qui aboutit à une double denticulation à l'extrémité de la columelle. D'autre part, l'opercule est creusé d'une rigole sur sa face externe (1). Il reste, en troisième lieu, à déterminer quel nom doit porter la coquille helvétienne, en éliminant toutes les dénominations qu'on a multipliées à l'excès pour les formes pliocéniques. Il nous a semblé, d'après les figures de la Monographie de M. Sacco — qui représentent malheureusement des spécimens défectueux et mal photographiés — (|ue notre coquille se rapproche beaucoup de T. Meynardi Mich. et aussi de Bolma taurinensis (1) M. Neuville nous a communiqué de gros opercules de Dax (Cabannes), abso- lument semblables à ceux du Bassin de "Vienne : nous en faisons figurer un (PI. V, flg. 59-60) sans être en mesure de les dénommer spécifiq:uement. — 338 — qui n'en serait "peut-être qu'une race, ainsi que le recoTinait lui-même M. Sacco. Nous adoptons donc le nom le plus ancien, celui de Michelotti . Nous avons attentivement comparé cette espèce aux spécimens que nous possédons (coll. Cossmann) de T. tuberculatus M. de Serres, tel que l'a très nettement défini Fontannes (Millas, Saint-Ariès, Biot, Gourbes- ville); les différences sont les suivantes : B. tuberculata a un galbe encore moins étage, ses ondulations sont plus prolongées jusqu'à la carène dentelée, elles sont seulement striées finement; il y a moins de cordon- nets muriqués en avant de la carène et sur la base; enfin, quoique la callosité soit aussi étendue et aussi épaisse que celle de B. Meynardi, Fontannes signale l'existence invariable de deux faibles crénelures à l'extrémité de' la columelle, à l'emplacement des denticulations de B. rugosa. Laissant de côté la question qui consiste à savoir si B. rugosa existe réellement dans le Pliocène, nous pouvons affirmer que les spécimens. de Castel'arquato (coll. Cossmann) se rapportent plutôt à la mutation a/finis Cocconi, caractérisée par ses plis incurvés et par l'effacement bien plus rapide des tuljulures de la carène dentelée, enfin par sa callosité basale plus déprimée contre le bord columellaire. Nous n'avons compris dans notre synonymie ni Trochus solarls Br., ni Turbo spinosus Bronn, dénominations applicables à de jeunes spécimens qui peuvent appartenir à n'importe quelle espèce. Enfin, Turbo rugosus, du Portugal, figuré par MM. Dollfus, Colter et Gomez (PI. XXXI, fig. 2), ressemble plutôt à B. tuberculata, mais le spécimen est très fruste. Loc. — Salles (Largileyre),']splendide plésiotype (PI. IV, fig. 55-58), coll. Benoist. Salies-de-Béarn, un gros échantillon un peu usé, coll. Degrange-Touzin. Saucats (la Sime) fide Benoist. — Helvétien. 108. Bolma subfimbriata [Tournouër] in sch. PL VI, fig. 1-4. 1873. Turbo muricatus Ben. Cat. Sauc, p. 127, n» 379 (non Duj., nec Sow.). 1884-85. Turbo muricatus du Bonoh. Atl. Grat. rév. [A. S. Borda), p. 180. Test épais. Taille moyenne; forme turbinée, dont la hauteur n'atteint que les deux tiers de la largeur, à l'état adulte ; spire déprimée, à galbe conoïdal, dont l'angle apical s'abaisse graduellement de 120" à 90"; protoconque lisse, tectiforme, à nucléus planorbulaire ; cinq ou six tours, croissant rapide- ment, non étages, séparés par des sutures peu profondes que — 339 — borde en dessous un cordon muriqué par des aspérités non épineuses; leur surface, convexe en arrière, un peu concave en avant sous ce cordon, est ornée de rangées spirales de granulations d'abord assez fines et régulières, dont l'aligne- ment se dérange à mesure qu'elles grossissent, de sorte que vers le troisième ou le quatrième tour où elles se soudent fréquemment dans le sens des accroissements, elles forment des plis obliques et incurvés, peu réguliers, groupés sur la région inférieure, tandis que la région antérieure et un peu excavée conserve encore ça et là quelques chaînettes finement granuleuses. Dernier tour dépassant les quatre cinquièmes de la hauteur totale, muni d'un cordon muriqué et assez épais à la périphérie de la base qui est un peu convexe à l'âge adulte et ornée de six cordons concentriques, étroits et serrés, fine- ment muriqués, jusqu'à l'épaisse callosité centrale qui recouvre plus de la moitié de la surface basale ; cette callosité porte une dépression spirale, plus ou moins persistante, qui aboutit à une faible protubérance en haut du bord columellaire. Ouverture bien supérieure à la moitié de la hauteur totale, arrondie au fond, bien découverte et évasée en avant, à péris- tome épais et continu, sans aucune gouttière postérieure; labre tranchant, presque rectiligne, incliné à 30" sur la suture, se raccordant en courbe avec le plafond un peu échancré dont l'épaississement interne est le prolongement de la columelle calleuse, lisse, excavée en arc de cercle, suffisamment nacrée pour qu'elle se distingue ti'ès nettement de la callosité basale qui est plus blanche. DiM. Hauteur : 21 mill. ; grand diamètre 30 mill; diamètre transversal : 25 mill. R. D. — Benoist a confondu cette espèce burdigalienne avec T. muri- catus Duj. (non Sow.) pour lequel MM. Dollfus et Dautzenberg ont repris le nom baccatus Defr. Or, B. baccata, de la Touraine (coll. Cossmann), s'écarte de son ancêtre, B. subpmbriata, par ses granulations plus fines, plu.s persistantes, par sa base plus plane, par ses tours subétagés vers le troisième, le dernier biangùleux à la périphérie. L'espèce, très abondante en Touraine, est nécessairement variable, et certains spécimens ressem- blent davantage à l'échantillon de Pont-Pourquey, qui n'est pas typique — 340 — d'ailleurs; mais ceuK du Peloua et de Dax sont certainement ancestraux_ Il y a donc lieu d'appliquer à notre fossile d'Aquitaine une autre dénomi- nation et, comme il ne ressemble à aucune des variétés nombreuses d'Ormastralium fimbriatum Borson — figurées dans la Monographie de M. Sacco — le plus simple est d'adopter le nom proposé par Tournouër qui avait bien pressenti qu'il s'agissait là d'une forme complètement distincte. Beaucoup moins épineuse que B. Meynardi, cette espèce n'a pas ses tours étages et son ornementation en diffère complètement à tout âge. Elle ressemble encore moins au véritabe B. rugosa. Loc. — Saucats (le Peloua), néotype (PI. VI, fig. 1-4), coll. de Sacy; coll. Neuville; fragments, coll. Degrange-Touzin. Pont-Pourquey, coll. Benoist. Da."v, échantillon plus conique, douteux, coll. Benoist; un autre plus adulte, coll. de l'Ecole des Mines. — Biirflifgalien. 109. Bolma granosa [Borson]. PI. VI, fig. 9-11. 1821. Trochus granosus Bors. Oritt. piem., p. 87, pi. II, fig. 6 {non Ch. ?). 1826. Turbo granosus Bonelli. Cat. Mus. Zool. Torino, no2929. 1847. — — Sismonda. Syn. meth. 2« éd., p. 48 (pars). 1852. — — d'Orb. Prod., t. III, p. 47, 26eét., no 767. 1884. — — deGreg. Studiconch., p. 335. 1896. Bolma granosa Sacco. I Moll. terz. Piem., p. 12, pi. I, fig. 27. 1896. ' — — var. miocienica Mich. Ibicl., fig. 28. Taille moyenne; forme trochoïde, beaucoup plus large que haute ; spire peu élevée, à galbe d'abord conique sous un angle apical de 90°, puis extraconique à la fin de la crois- sance ; protoconque complètement aplatie, planorbiforme, à nucléiis même rétus ; l'enroulement étage ne commence qu'à la troisième circonvolution, l'ornementation comporte aussitôt une carène infrasuturale et subépineuse, un rang de grosses perles au-dessus de la suture inférieure, puis, en avant, deux autres chaînettes granuleuses, plus petites, enfin — • dans les intervalles — im élégant treillis de fines lamelles d'accroisse- ment — qui remontent sur les granules — et de filets spiraux, visibles seulement dans les interstices. Dernier tour égal aux trois quarts de la hauteur totale, portant en avant deux carènes périphériques, armées de tubulures épineuses ; sur la rampe inférieure et un peu excavée, se détachent — sur un fond de filets rauriqués — trois rangs de granulations écartées, — 341 — qui s'alignent obliquement et même dans le prolongemeut de costules tuberculeuses qui surmontent la suture ; entre les deux carènes, on distingue une seule chaînette perlée, posée sur un fond de lamelles d'accroissement muriquées ; base convexe, en grande partie vernissée par une épaisse callosité entre laquelle et la carène tubuleuse il existe quatre rangées inéquidistantes de fines perles, sur un fond de lignes d'accrois- sement sinueuses et non muriquées. Ouverture ovale-obronde, plus large que haute; labre médiocrement épais, incliné à 20° sur la suture, puis redressé en avant; plafond peu excavé, dont l'épaisseur augmente subitement au point où aboutit la callosité basale; columelle lisse, régulièrement excavée, nacrée — ce qui la distingue de la callosité qui est plus blanchâtre. Di5i. Hauteur : 20 mill. ; diamètre : 26 mill. à l'ouverture. R. D. — Le galbe de la spire est tellement différent de celui de B. rugosa et de B. Meynardi qu'il n'est pas possible d'admettre que cette mutation puisse s'y rattacher autrement que par des critériums généri- ques ; l'ornementation granuleuse de B. granosa est également un carac- tère distinctif qui permet de séparer facilement cette coquille de B. suhfimbriata. L'espèce que nous venons de décrire est donc bien définie. Quant à la dénomination à lui attribuer, M. Saceo a expliqué que Michelotti a — d'une part voulu corriger le double emploi qu'il croyait commis par Borson, en donnant à l'espèce le nom Borsoni, mais que la coquille figurée sous ce nom est encore une autre espèce — d'autre part donné le nom miocsenica à l'état adulte de T. granosus; dans ces conditions, M. Sacco a adopté une solution dubitative, ne conservant le nom granosa que pour le cas où ce nom n'aurait pas été préemployé par Chemnitz et, dans le cas contraire, adoptant le nom miocsenica. La solution restant en suspens, nous prenons le parti de suivre d'Orbigny qui — faisant passer la coquille dans le Genre Turbo — a conservé la dénomination granosus non encore employée dans ce Genre. Il faut remarquer d'ailleurs que, dès 1826, Bonelli avait adopté la même solution ; par conséquent, si l'on veut être absolument pointilleux en matière de Nomenclature, le maximum qu'on puisse exiger, c'est d'attribuer le nom granosa à Bonelli. Loc. — Saubrigues, unique (PI. IV, fig. 9-11), coll. Dumas au Muséum d'histoire naturelle de Nantes. — Toi'toiiieii. Parleboscq (la Guirande), échantillon un peu roulé, coll. Degrange- Touzin , Saint-Étienne-d'Orthe, spécimens très usés et douteux, même coll. — Helvétien. 342 110. Bolma (Ormastralium) carinata [Borson]. PL VI, fig. 5-8. 1821. Trochiis carinatus Borson. Oritt. piemoiit., p. 84. pi. Il, fig. 2. 1823. — — Brongn Vicentin, p. .56, pi. IV, fig. 5. 1828. — — Defr. Dict. hist.'nat., vol. 55, p. 480. 1840. — — Bell, et MicliU. S. or., p. 68, pi. VII, fig 10-11. 1842. Turbo carinatus Sism. Syn. niéth., p. .30. 18't7. — — MicheloUi. Desc. foss. Mioc, p. 175. 1852. Trochus carinatus d'Orb. Prod., t. III, p. 43, ^Q" et., n" 679*. 1855 Turbo carinatus Hœrnes. Tert. Beck. Wien p. 435, pi. xliv, fig. 6. 18S2. Trochus carinatus Quenst. Petref. ,t.Yn, p. 317, pi. 196, fig. 121-122. 1896. Ormastralium carinatus Sacco. I Moll. terz. Piem , XXI, p. 17, pi. II, fig. 1.5. Taille moyenne; forme conique, plutôt trochoïde que tur- binée, dont la hauteur atteint les trois quarts de la largeur; spire médiocrement élevée, un peu étagée, à galbe faiblement conoïdal, l'angle apical décroissant de 90'' à 80" ; protoconque lisse, à nucléus rétus; six tours tectiformes, carénés au-dessous de la suture, avec sept épines courtes et muriquées sur cette carène ; vers l'avant-dernier tour, la carène se dénude et s'écarte rapidement de la suture; sur les premiers tours, il y a une petite chaînelle perlée au-dessus de la suture, mais elle disparaît au quatrième tour; quelques filets spiraux exis- tent, en outre, au-dessous de la carène, ils décroissent jusque vers la suture inférieure, et sont irrégulièrement croisés par des lignes d'accroissement très obliques. Dernier tour égal aux deux tiers de la hauteur totale, muni en avant de deux carènes spirales, dépourvues d'épines; l'intervalle de ces bourrelets et leur saillie également sont couverts de stries serrées et très fines qui se prolongent sur la base déclive et plane où elles sont croisées par des lignes d'accroissement incurvées, jusqu'à un cordon plus saillant occupant à peu près le milieu du rayon basai ; une assez large dépression concentrique sépare ce cordon d'une carène limitant la callo- sité ombilicale ; celle-ci est bien distincte de la couche de — 343 — nacre qui recouvre le bord columellaire et rintérieur de l'ouverture; il n'y a pas de sillon sur cette callosité qui ne porte pas, en avant, de protubérance réellement caractérisée, un simple bombement très obsolète au-dessus de la jonction de la columelle avec le plafond. Ouverture ovale-arrondie, sans aucune trace de gouttière, la callosité pariétale s'étendant jusqu'à l'intérieur du labre qui est très incliné à 20° sur la suture, et qui se redresse davantage avant de se raccorder avec le plafond légèrement échancré. DiM. Hauteur : 27 mill. ; grand diamètre : 32 mill. ; diamètre transversal : 28 mill. R. D. — Les échantillons des Landes sont exactement semblables aux figures de la Monographie de M. Sacco, représentant la forme typique, à l'exclusion des nombreuses variétés que cet auteur a distinguées dans l'espèce piémontaise. Loc. — Saint-Jean-de-Marsacq, deux spécimens; plésiotype (Pl.VI, fig. 5-8), coll. Neuville. — Tortonîeii. 111. Bolma (Ormastralium) carinata [Borson]; race labiosa Grateloup. PL VI, fig. 12-15. 1827. Trochm labiosus Grat. Desc. foss. env. Dax (B. S. L. B., t. II), p. 13. 1832. — — Grat. Tabl. Dax (A. S. L. B., t. V), p. 140, n» 193. 1840. — — Grat. Atlas Conch , pi. 13, fig. 5-6. 1884. — — du Boucher. Atl. Grat. rév. {A. S. Borda), p. 180. Test épais. Taille assez grande; forme régulièrement conique, plus large que haute; spire peu élevée, tectiforme, à protoconque lisse et déprimée; nucléus embryonnaire rétus ; six tours plans, conjoints, les premiers séparés par des sutures linéaires que borde en-dessous une très fine carène obtusément spinuleuse, et en-dessus une petite chaînette perlée; le reste de leur surface est lisse; à partir du troisième tour, la carène s'atténue et se transforme en quatre filets antérieurs, lisses et serrés, la chaînette inférieure se dédouble ou se détriple, ses ornements perlés s'alignent en plis obliques et incurvés qui n'atteignent pas la région médiane et lisse de chaque tour. — 344 — Dernier tour égal aux deux tiers de la hauteur totale, avec une dizaine de filets très serrés en avant, bordé à la périphérie par trois bourrelets superposés, entre lesquels et sur lesquels persistent les filets spiraux, ainsi que sur la base qui est un peu excavée contre le troisième bourrelet périphérique, puis déclive jusqu'à la très large callosité ombilicale qui occupe une grande partie de la surface et qui est un peu excavée au centre. Ouverture inégalement ovale ou presque subquadran- gulaire, à péristome épaissi et continu ; labre tranchant, d'abord très oblique à 18° sur la suture, puis redressé vers le plafond qui est presque rectiligne, dans le prolongement de la carène limitant la callosité basale ; columelle très excavée, tronquée au point oii elle aboutit au contour du plafond. DiM. Hauteur : 22 mill.; grand diamètre : 32 milL; diamètre transversal : 27 mill. R. D. — Bien qu'il puisse paraître surprenant que — dans le même gisement et au même niveau — il y ait ainsi deux formes bien distinctes du même groupe, il nous parait impossible de confondre B. labiosa avec B. carinata ; si l'on ne s'en rapportait qu'à la figure de l'Atlas de Grate- loup, il pourrait certainement y avoir quelque hésitation à ce sujet, car elle est peu exacte ; mais la comparaison du spécimen de Saubrigues avec ceux de Saint- Jean-de-Marsacq ne laisse aucun doute quant à la distinc- tion à faire entre cette race locale et l'espèce de Borson : B. labiosa n'est pas carénée comme la coquille du Piémont, ses tours ne se détachent pas et restent conjoints jusqu'au dernier, de sorte que la spire semble encore moins élevée; d'autre part, la chaînette perlée — qui disparaît rapidement chez B. carinata — se transforme ici en plis obliques au-dessus de la suture, tandis qu'il n'y en a pas la moindre trace sur l'autre coquille qui est seulement pourvue de deux bourrelets périphériques au lieu de trois, de sorte que l'ouverture est aussi plus ovale. Nous avons d'ailleurs comparé le spécimen de la coll. Benoist et celui de la coll. Grateloup : ils sont tout à fait identiques. Loc. — Saubrigues, unique (PI. VI, fig. 12-14), coll. Benoist; coll. Tournouër (PI. VI, fig. 15), à la Faculté libre de Paris. Saint-Jean-de- Marsacq, coll. Grateloup, un spécimen. — Xortoiiieii. 345 PHASIANELLA Lamk., 1804. {= Eutropia Humphrey, 1797, m Gray ; = Phasianus Montf., 1810, non Linné.) Test non nacré. Spire plus ou moins allongée, à sutures bien marquées, à surface polie ; ouverture ovale en avant, anguleuse en arrière. Opercule calcaire, en forme de pépin, paucispiré, à nucléus excentré; sa face externe est lisse, convexe, tandis que la face interne est un peu concave. S. stricto. — Taille grande; spire ovoïdo-conique, assez longue, à protoconque petite et mamillée; base convexo- déclive, imperforée au centre; labre très peu incliné sur l'axe vertical, à profil presque rectiligne dans le prolongement du plafond; columelle lisse, excavée, à bord calleux, étroit, mais bien appliqué sur la base et sur la région pariétale, se raccor- dant en courbe avec le contour supérieur (G. -T. : Ph. australis Gmelin — Bucc. Trilonis Chemn.). On n'a pas encore signalé de véritables Phasianelles à l'état fossile : toutes celles que l'on a recueillies, principalement dans les terrains tertiaires, appartiennent aux Sous- Genre et Section ci-après. Sous-Genre Tricolia Risso, 1826. — Spire élevée, à proto- conque mamelonnée ; tours convexes, à sutures obliques ; ombilic clos ou à peine perforé d'une étroite fente, mais toujours bordé par un renflement subcaréné, sorte de limbe spiral; ouverture ovoïdo-trigone ; labre très oblique à 45° vers la suture, puis un peu redressé vers le contour supérieur qui est toujours obtusément anguleux, presque subauriculé à sa jonction avec le bord columellaire qui est aplati, caréné à l'extérieur contre le limbe ombilical (G. -T. : Ph. Vieuxi Payr. = Turbo speciosus y. Mûhlfeld ; Viv.). L'apparition d'un limbe ombilical, quoique parfois peu distinct, la brisure — peu sensible, mais invariable — du contour du plafond, tandis que la columelle continue à se raccorder en courbe avec l'intérieur, cons- tituent des critériums sous-génériques d'une réelle valeur; notons aussi — 346 — l'obliquité plus grande du labre, la protoconque mamelonnée comme chez SteganomphaliLs, et surtout le galbe détendu de la spire dont les tours croissent rapidement, de sorte que les sutures sont plus obliques. Ce phylum parait éclore dans l'Éocène et il se poursuit dans tout le Tertiaire jusqu'à l'époque actuelle. Section Steganoinphalus Harris et Burrows, 1891 {= Eu- dora Leach in Gray, 18S2, non Peron et Lesueur, 1809). — Taille petite ; spire peu élevée, souvent globuleuse, à proto- conque obtuse et mamelonnée; base imperforée; ouverture arrondie; labre obliquement incliné à 25» ou 30" sur l'axe vertical (G. -T. : Turbo piilliis Linné; Viv.). Celte Section, peu distincte de Tricolia, apparaît dès rÉocène inférieur et se poursuit avec un petit nombre d'espèces à chaque niveau jusqu'à l'époque actuelle. M. de Monterosato en a encore séparé (1884) Trico- liella (G. -T. : Ph. dubia Mts.) avec cette simple diagnose : «petite, subco- nique, transparente, ponctuée ». Steganomphalus, étant presque synonyme de Tricolia, a d'ailleurs été mal interprété dans le Cat. ill. de l'Éoc, ainsi que dans l'Iconographie du Bassin de Paris ; les espèces qui y sont rapportées appartiennent à un tout autre phylum, caractérisé par l'absence de limbe ombilical et par sa columelle très mince; la forme de la coquille est globuleuse et l'ouverture arrondie en avant ne comporte aucune brisure du contour supérieur. A ce groupe nous avions d'abord attribué le nom Orthomesus Pilsbry ; mais il en diffère complètement. Nous n'avons pas à nous occuper ici du troisième phylum Aizyella Cossmann (1889), caractérisé par sa surface sillonnée, par sa base perforée — au centre — d'une callosité épaisse et lisse, et surtout par son bord columellaire qui se dilate en avant pour former une oreillette angu- leuse : ce Genre n'est connu que dans l'Éocène inférieur (G. -T. : Ph. suessoniensis Desh. ; Éoc). Mous laissons également de côté Chromotis A. Adams (1863), coquille auriforme, à spire très courte, à columelle aplatie et solide, dont on ne connaît que le génotype vivant : Ph. neritina Dunker. 112. Phasianella {Tricolia) spirata Grateloup. PL IV, fig. 16-19. 1832. Phasianella spirala Grat. (A. S. L. B., t. V), p. 157, n" 232. 1840. — — Grat. Atlas Conch., pi. 14, fig. 26 (ma?a). — 347 — 1850. Phasianella spirata d"Orb. Prod , t. III, p. 46, 26<= et,, n" 745. 1873. — — Benoist, Gat. Saucats, p. 128, no383. Taille petite; forme subturriculée, relativement étroite; spire élevée, à galbe conique ou très faiblement conoïdal ; angle apical 35° en moyenne; protoconque obtuse, déprimée, à nucléus non saillant; quatre ou cinq tours médiocrement convexes, croissant rapidement, séparés par des sutures profondes, non bordées; surface , entièrement lisse, portant fréquemment des traces de sa coloration primitive qui consis- tait en deux rangées de flam mules blanchâtres, se détachant sur un fond composé de petites poncticulations brunes, assez régulièrement alignées en quinconce. Dernier tour égal aux deux tiers de la hauteur totale, ovoïdo-conique, plus étroite- ment arqué à la périphérie de la base qui est convexe, iraperforée au centre, et dont le limbe ombilical est peu visible. Ouverture arrondie, égale aux deux cinquièmes de la hauteur de la coquille, avec une gouttière calleuse dans l'angle inférieur du labre qui est oblique à 45", en moyenne, sur la suture, quoique son profil soit un peu excavé, de sorte qu'il se raccorde sans discontinuité avec la courbe du plafond ; mais celle-ci est un peu versante à la jonction avec le bord columellaire ; columelle lisse, peu calleuse, excavée en arc de cercle régulier qui se raccorde avec l'intérieur de l'ouverture sans participer à la disjonction du contour supérieur; bord columellaire étroit, à contour externe presque confondu avec le limbe basai. DiM. Hauteur : 8 mill. ; diamètre : 3,7S mill. R. D. — La figure qui représente cette espèce, dans l'Atlas de Grate- loup — la seule qui ait d'ailleurs été publiée — est très défectueuse : elle montre des tours beaucoup trop convexes et le dernier est manifestement trop court; toulefois, les proportions de l'ouveiture sont exactes et concor- dent bien avec la dénomination intentionnellement attribuée par l'auteur à son espèce. De cette incertitude sont nées les confusions — qui ont généralement été commises par les collectionneurs — entre P. spirata et P. aqiiensis, à commencer par Benoist dont la collection contient une interversion complète des tubes renfermant les deux espèces, et cette — 348 — interversion n'est pas accidentelle, ainsi qu'il résulte des envois qu'il avait faits jadis à l'un de nous (coll. Cossraann). L'interprétation que nous adoptons est, au contraire, conforme à la pensée de Grateloup ; elle est confirmée, d'autre part, par l'étude de Ph. aquensis qui — comme on le verra ci-après — est une coquille voisine de Ph. turbinoides Lk., c'est-à-dire très différente de P. spirata qui se rapproche plutôt de P. Dunkeri ou de P. dissimiiis, dans le Bassin de Paris. En réalité, si l'on admet Steganom- phalus comme différant de Tricolia par ses proportions et par son limbe mieux défini, Ph. spirata appartient à Tricolia, tandis que P. aquensis est un Steganomphalus. Toutefois, P. spirata diffère de P. speciosa par sa spire moins allongée, par ses tours moins convexes, par ses sutures moins obliques, et par son ouverture plus petite, plus arrondie (I). Loc. — Mérignac (le Pontic), toutes les coll.; néotypes (PI. VI, fig. 16-19), coll. Cossmann. Saucats (Lariey), coll. Cossmann, coll. Bial. Léognan (le Thil), Dax (Maïnot), toutes les coll. Saint-Morillon (le Planta), La Brède (la Salle), coll. Benoist. Saint-Avit, coll. Cossmann. — A.qiii- taiiien et Bupiligalieii. 113. Phasianella (Tricolia) millepunctata Benoist. PI. IV, fig. 20-23. 1873. Phasianella millepuncta Benoist. Cat, Saucats, p. 128, n» 384. 1884. — Vieuxii du. Bouca. Atlas Grat. rév. et compl., p. 180. 1895. — Vieuxi Degrange-Touzin. Ortliez, p. 72. « Jolie espèce à spire assez allongée, tours arrondis, le dernier plus aplati; suture bien nette; ouverture ovale à bords épais; ombilic perforé; les tours de spire sont ornés de bandes transversales, composées d'une multitude de petits points bruns, encore visibles à la loupe. » Nous complétons ainsi qu'il suit cette diagnose sommaire, d'après des spécimens étiquetés P. Vieuxi dans la coll. Benoist, l'exemplaire de la Siuie n'ayant pas été retrouvé : Galbe à peu près conique, angle apical 35» environ ; prolo- conque déprimée; cinq tours médiocrement convexes, à sutures non bordées, croissant rapidement, de sorte que le rapport de (1) II existe, dans l'Oligocène de Sarcignan (Madère), une espèce beaucoup plus élancée que celle-ci, avec des traces de fente ombilicale; nous la faisons figurer à titre de comparaison (PI. VI, fig. 37-38), et comm elle nous parait tout à fait nouvelle, nous lui donnons le nom P. Sacyi nobis. — 349 - leur hauleur à leur largeur s'élève de 1/2 à 2/3; les ponctua- tions ne forment pas des rangées régulières, ni des quinconces alignés. Dernier tour supérieur aux deux tiers de la hauteur totale, à profil peu convexe, sauf vers la périphérie où il s'arrondit subitement, tandis que la base est plutôt déclive et à peine bombée; la fente ombilicale est très étroite, presque obturée chez certains individus, mais invariablement bordée par un angle net. Ouverture arrondie, avec une étroite gout- tière dans l'angle inférieur du labre qui est obliquement incliné à 40» sur la suture et qui forme une courbe continue avec le contour du plafond; la jonction se fait aussi presqne sans discontinuité avec le bord columellaire qui est très mince et excavé. Dur. Hauteur : 5,75 mill. ; diamètre : 3 mill. R. D. — il ne parait pas y avoir de doute sur l'interprétation ([ue nous donnons ci-dessus de l'espèce Benoist; l'existence d'une fente ombilicale et la faible convexité du dernier tour dont la base est déclive, ne permet- tent pas de confondre cette coquille avec son ancêtre P. spirala qui est imperforée et dont le limbe est presque invisible; en outre, P. millepunc- tala est bien moins étroite, son dernier tour et son ouverture sont plus élevés; enfin, l'ornementation est plus irrégulièrement ponctuée. D'autre part, si on la compare à P. Yieiixi (= speci'osn) auquel Benoist la rapportait primitivement, on remarque que ses sutures sont moins obliques, que son ouverture est moins ovale, non subauriculée en avant, et que sa base est perforée, tandis que celle de l'espèce méditerranéenne est hermétiquement close, de même que celle de P. pulla qui a d'ailleurs un galbe tout différent, puisque c'est un Sleganomphalus, tandis que P. miUe- punctata est un Tncolia. Il reste à la rapprocher de P. Eichivaldi Hœrnes, qu'on prétend avoir retrouvé en Touraine, quoique les spécimens de Pontlevoy que nous avons sous les yeux soient généralement très usés; la coquille de Steina- brunn (coll. Cossmann) possède invariablement une rampe inférieure et déclive qui excave un peu la partie postérieure de chaque tour — surtout du dernier — et qui fait ressortir une sorte de bourrelet très obsolète : cette disposition est parfaitement indiquée sur la fig. de la pi. 44 de l'Atlas de Hœrnes, elle est visible aussi sur nos spécimens de Steinabrunn, principalement quand ils sont adultes; en outr«, aucun d'eux n'est aussi nettement perforé que P. millepunctaia ; enfin, leur ornementation se compose de linéoles obliques au lieu de points. Tome LXIX. 26 — 350 — Loc. — Orlhez, néotypes (PI. VI, fig. 20-23), coll. Benoist. Sallespisse, coll. Cossmann. Salles, un iiidividu douteux, coll. Benoist. La Sime (fide Benoist). — Helvëtieii. 114. Phasianella (Steganomphalus) aquensis d'Orb. PL VI, fi^. 29-32. 182.5. Phasianella turbiiwides Bast. Mém. env. Bord., p. 38 {non Lk.). 183-2. - — Grat. Tabl. (B.S.L.B., t. V), p. 156, no 230. 1840. — — Grat. Atlas Conch , pi. 14, flg. 28. 1852. — aquensis d'Orb. Prod., t. III, p. 46, 26e et., n° 746. 1873. — — Benoist. Cat. Saucats, p. 128, no38?. 1884. — — du Bouclier. Atl. Grat. rév. et compl., p. 180. Taille assez petite; forme turbinée, dilatée en avant; spire très courte, à galbe un peu conoïdal ; angle apical 53" environ ; protoconque obtuse, peu saillante ; quatre tours convexes, croissant très rapidement, à sutures profondes et un peu ascendantes; surface brillante, portant souvent des traces de la coloration qui était formée de petites puncticulations d'une teinte ocre jaune, non alignées régulièrement. Dernier tour égal aux cinq sixièmes de la hauteur totale, très arrondi jusque sur la base qui est imperforée au centre et seulement munie d'un rebord très obsolète contre la région ombilicale ; ce rentîement n'est bien marqué que sur les spécimens bien conservés, il est absolument distinct du bord columellaire et ne se confond pas avec lui. Ouverture égale à la moitié au moins de la hauteur totale, ovale et un peu versante en avant, munie d'une gouttière anguleuse contre la base qui est d'abord inclinée à 50» sur la suture et qui se redresse ensuite; le contour supérieur est très légèrement brisé à sa jonction avec l'extrémité du bord columellaire, au point où aboutit précisé- ment le limbe ombilical; columelle régulièrement excavée, se raccordant avec la paroi interne du plafond sans discontinuité; bord columellaire étroit, un peu calleux, recouvrant la région pariétale d'une mince couche de vernis jusqu'à la gouttière, subcaréné en avant à une faible distance du limbe. — 351 — DiM. Hauteur ; 8 mill. ; diamètre à l'ouverture : 6 mill. ; diamètre transversal : 4,3 mill. R. D. — Pour interpréter correctement cette espèce qu'on confond généralement avec Ph. spirata, il faut se reporter à la fîg. 28 de la pi. 14, dans l'Atlas de Grateloup, la seule qui ait d'ailleurs été publiée: elle représente assez exactement l'espèce qui ressemble, en effet, à Ph. tiirbi- noides Lamk., du Calcaire grossier des environs de Paris : on l'en distingue toutefois par son limbe beaucoup moins caréné, par sa spire encore plus courte, et par son angle apical plus ouvert ; à ce point de vue, elle ressemble plutôt à la var. arenidaria Desh., de l'Eocène supérieur, qui a toutefois l'ouverture plus anguleuse en avant, et dont le limbe est aussi plus caréné. L'espèce aquitanienne s'écarte complètement du génotype de Tricoiia (P. speciosa v. Mulh.) par son galbe plus dilaté, par sa spire plus courte, par ses tours plus convexes ; l'ouverture est aussi plus grande, avec une gouttière plus anguleuse, les sutures sont moins obliques. Quelques échantillons du Tliil sont ornés de rangées de ponctuations noires et écartées : ils constituent la race nigropunctata nobis. Loc. - Mérignac (le Pontic;i, néotypes (PI. VI, fig. 29-32), coll. Coss- mann ; toutes les coll. Léognan (le Thil), Dax (Maïnol), toutes les coll. Bazas, coll. Benoist. Pessac (Noës), coll. Duvergier, Bial de Bcllerade. Mérignac (Baour), coU Peyrot. Race nujropunciata : Léognan (le Tliil), coll. de Sacy. — Aqiiitaiiîeii. 115. Phasianella (Steganompludus) Dollfusi nov. sp. PL VI, fig. 24-28. Test mince. Taille très petite; forme sigarétoïde, très dilatée en avant; spire excessivement courte, à galbe conique, crois- sant très rapidement et presque subitement sous un angle apical de 80° au moins; trois tours et demi peu convexes séparés par des sutures linéaires, entièrement lisses, le dernier formant presque toute la coquille, arrondi, quoique faiblement SLibangLileux ou plu lot plus étroilement arqué à la périphérie de la base qui est peu convexe et assez déclive, perforée au centre par une fenle ombilicale étroite, mais constante ; le bord de cette perforation est obtusément anguleiix et légère- ment plissé par des accroissements irréguliers. Ouverture supérievire aux deux tiers de la hauteur totale, presque — 352 — auriforme, ovale clans son ensemble, quoique son contour supérieur soit nettement brisé à sa jonction avec le bord columellaire, tout à fait en haut et à droite, au point où aboutit l'angle du pourtour de l'ombilic; labre oblique à 50» sur la suture; columelle lisse, excavée ; bord columellaire étroit, peu calleux, caréné à l'extérieur, se prolongeant par une mince couche pariétale jusqu'à la petite gouttière qui existe dans l'angle inférieur du labre. Dm. Hauteur : 4, 25 mill. ; diamètre : 3,5 mill. R. D. — On ne peut confo-ndre cette coquille avec P. aqucnsis à cause de sa fente ombilicale qui n'est pas accidentelle, et surtout parce que le galbe est plus dilaté encore, avec une courbure plus arquée à la périphérie de la base qui n'est pas exactement dans le prolongement du profil du dernier tour ; quoique cette différence soit difficile à définir mathémati- quement, elle frappe l'œil de l'observateur dès le premier abord, de même que la présence de la fente ombilicale et que la grandeur bien supérieure de l'ouverture. Par conséquent, il est inadmissible que tous ces critériums -distinctifs soient attribués à .l'état népionique des échantillons, d'autant moins que ceux-ci semblent d'ailleurs bien adultes ; on peut en conclure que l'on est ici en présence d'une race absolument différente de P. aquensis, comme aussi de P. pulla. Aucune des nombreuses espèces du Bassin de Paris ne peut être comparée à P. Dollfusi, car toutes ont l'ouverture plus courte, même dans le jeune âge, sauf bien entendu celles qui appartiennent à un autre groupe dépourvu de limbe, comme Ph. naticoidcs par exemple, à ouverture arrondie et non dilatée en avant. Loc. — Saint- Avit, trois spécimens; cotypes (PI. VI, fig. 24-28), coll. Cossmann. Saint-Morillon (le Planta), coll. Bial de Bellerade. — Aquî- tanien. 116. Phasianella {Steganomphalus ?) subpulla d'Orb. PL VI, fig. 33-36; et PI. VIII, fig. 84. 1840. Phasianella pulla Grat Atlas Concli.pl. 14, fig. 35-36 {non Lin.). 1852. — subpulla d'Orb. Prod., t. III, p. 46, 2C'' et., no 748*. Taille très petite; forme globuleuse, naticoïde, un peu plus haute que large; spire très courte, à galbe ovale, à protoconque déprimée; quatre tours convexes, un peu déclives en arrière — 353 — au-dessus de la suture qui n'est pas ascendante et qui est bien marquée, quoique linéaire; la surface est lisse, ornée seule- ment de traces de coloration brun pâle, consistant ea faisceaux de ponctuations ou de taches polygonales, plus ou moins régulières (1). Dernier tour dépassant les trois quarts de la hauteur totale, arrondi jusqu'à la périphérie qui est située très en avant, la base assez restreinte étant relativement peu bombée et plutôt déclive, imperforée au centre oii le limbe se confond complètement avec le contour du bord columellaire. Ouverture arrondie, un peu versante en avant, munie d'une étroite gouttière dans l'angle inférieur du labre qui est incliné à 30" seulement sur la suture et qui se raccorde par une courbe circulaii'e avec le plafond ; la jonction du contour supérieur avec le bord columellaire se fait sans brisure appa- rente ; cependant, il semble exister en ce point un rudiment d'auricule dû à l'élargissement du bord columellaire auquel se joint évidemment le limbe indistinct; columelle lisse, excavée, se raccordant avec l'intérieur de l'ouverture, sans participer à l'évasement du contour externe. DiM. Hauteur : 5 mill. ; diamètre ; 4 mill. R. D. — Aucun échantillon — même népionique — de P. aquensis n'est aussi gloljuleux que P. subpulla, dont le galbe est assez exactement figuré dans l'Atlas de Grateloup ; d'autre part, l'ouverture est plus petite et moins dilatée, la base est plus restreinte et le limbe plus confondu avec le bord columellaire, de sorte que la séparation faite par cet auteur doit être maintenue. Toutefois, le nom pu/ta qu'il lui a attribué ne peut être conservé, car P. pidla L., de la Méditerranée, est une coquille beau- coup plus ovoïdo-conique, à ouverture plus ovale, à tours bien plus nombreux, etc.. . Le changement de nom — réalisé d'office par d'Orbigny dans son Prodrome — est donc à adopter. Par son aspect général, P. subpulla se rapproche davantage de certaines coquilles éocéniques que l'on avait d'abord confondues avec Eudora (= Steganomphalus), mais qui ont une forme toujours plus naticoïde ; la seule différence, c'est que les coquilles de ce groupe (P. succinœopsis, P. herouvalensis, P. naticoides) ont le bord columellaire beaucoup plus mince et non versant du côté antérieur. Il est donc possible que P. subpulla (1) Les figures de Grateloup indiquent des rangées spirales, mais c'est peut-être une interprétation erronée. — 354 — reste encore classé comme Ster/anomjThalus à limbe basai atrophié, tandis que les formes similaires de l'Eocène appartiendraient à une autre Section, peut-être Orthomesiis Pilsbry ; mais, comme nous l'avons expliqué ci-dessus à propos des diagnoses génériques, nous n'avons pas, en Aquitaine, les éléments nécessaires pour trancher ici cette dernière question qui sera élucidée dans la XI« livraison des « Essais de Paléoconchologie com- parée B, actuellement à l'impression. Loc. — Dax (Maïnot), néotypes (PI. VI, fig. 33-36; et PI. VIII, fig. 84), coll. Cossmann; coll. Bial de Bellerade. Ccstas, très petite taille, coll. Bial de Bellerade. — Bnrdigalîen. COLLONIID^ Cossm., 1917. Test solide, non nacré. Taille toujours petite; forme turbinée ou solarioïde ; spire peu élevée, lisse ou ornée; base ombili- quée plus ou moins largement; de l'ombilic sort un funicule' spiral ou périphérique, qui aboutit à la partie antérieure de la columelle et qui y forme une oreillette plus ou moins sail- lante, parfois confondue avec la callosité columellaire ; ouver- ture arrondie, à péristome continu et épais, non découverte, peu oblique. Opercule calcaire, mullispiré, généralement assez mince. Il ne parait pas possible de classer dans les Turbinklx des coquilles toujours dépourvues de nacre et munies d'un ombilic d'où sort invariable- ment un funicule parfois plissé. Leur petite taille n'est pas un critérium suffisant, car BoiilUlicria — qui n'est pas plus grande — est un Turbinidse bien avéré; mais l'opercule est tout différent de celui des Turbinidse. Notre nouvelle Famille comprend les Genres : Collonia, Leucorhynchia, Pseudonina, Cantrainia, Mœlleria. Les trois premiers sont représentés à l'état fossile, mais ni Cantrainia, ni MœUcria ne paraissent avoir vécu en Aquitaine. COLLONIA Gray, 1852. S. stricto. — Coquille subglobuleuse, solide, à peu près lisse, à spire courte; base perforée d'un ombilic profond et étroit, que circonscrit un gros bourrelet qui modifie peu l'extrémité de la columelle; ouverture circulaire, avec une faible gouttière auprès du labre, à péristome continu et épais — 355 — dans un plan pen incliné sur l'axe ver- tical ; coliimelle excavée et lisse. Oper- cule ombiliqué et bordé à sa face externe ; face interne légèrement con- vexe, polygyrée, à premiers tours très serrés et à nucléus central (G.. T. : Del- phinula marginata Lamk. ; Eoc). Cro- quis de l'ouverture du génotype (Fig. FiG. 25. — Collonia marginata [Lamk.] ; Eoc. 25). Fischer a comparé ce Genre à Liotia dont le péristome est fortement bordé à l'intérieur, dont le test est nacré et dont l'opercule n'est pas calcaire, de sorte que les deux coquilles n'appartiennent pas à la même Famille. Collonia est abondamment représenté dans TÉocène par une série de formes assez variées, dont quelques-unes ont été placées dans des subdivisions distinctes (l), ci-après mentionnées. Mais le groupe typique se restreint à un petit nombre d'espèces ; on en connaît une dans l'Oligocène et nous en décrivons ici une, à la base du Miocène; enfin, M. Dali (Floride, p. 419, pi. 23, flg. 18) a décrit sous le nom MœUeria (litplinensis une espèce du Miocène de la Caroline du Nord, qui a complè- tement l'aspect de Collonia. Circulopsis Cossm., 1901. — Coquille discoïdale, à spire déprimée et striée, arrondie à la périphérie, largement ombi- liquée ; ouverture circulaire, à péris- tome un peu épaissi, presque continu; labre un peu oblique ; contour supérieur du plafond non échancré, bord columel- laire à peine modifié par la jonction d'un funicule peu visible (G. -T. : Collo- nia megalomphalus Cossm. ; Eoc. de la Loire inférieure). Croquis de l'ouverture d'un plésiogénotype d'Aquitaine, C T)e- grangei C. P. (Fig. 26). Fig. 26. — Circulopsis Degranr/ei Cossm. et Peyr. ; Mioc. Cyniscella Cossm., 1888. — Coquille largement ombili- (1) On a vu ci-dessus que Cirsochilus Cossm. (1888), primitivement établi comme Section de Collonia, doit être reporté auprès de Boutillieria, à cause de la nacre qu'on observe à l'intérieur de son ouverture. — 356 — quée, à péristome mince et détaché, portant un petit funicule ombilical, détaché d'un épaississement de la columelle (G. -T. : Cijclostoma cornu pasloris Lamk. ; Eoc). Parvirota Cossm., 1901. — Coquille discoïdale, à péri- phérie formant une quille anguleuse ou bianguleuse, à spire aussi bombée que la base; large ombilic dont l'entonnoir est circonscrit par un funicule aboutissant au contour supé- rieur de l'ouverture ; plis courbes rayon- nant sur la spire et sur la base ; ouver- ture circulaire, à péristome subdiscontinu (G. -T. : Turbo rotalorius Desh. ; Eoc). Croquis de l'ouverture du génotype (Fig. 27). P[G. 27. — Parvirota rolatoria [Desh.]; Eoc. Otomplialus Cossm., 1902. — Test épais, non nacré. Forme turbinée; spire courte, treil- lissée, à protoconque déprimée; ouver- ture circulaire, à péristome épais, for- mant une grande oreille à surface plane, dont le contour caréné circonscrit l'en- tonnoir ombilical, sans aucune trace de s* funicule; labre non variqueux, lisse à ^''2^- '^- .~ oiomphaïus ^ , Vuinasi Cossm. ; Eoc. l'intérieur (0. Dumasi Cossm.; Eoc. de la Loire inférieure). Croquis de l'ouverture du génotype (Fig. 28). Deux de ces Seclions, la première et la troisième, sont représentées en Aquitaine, chacune par une seule espèce ; les deux autres groupes {Cyniscella, Otomphalus) n'ont pas dépassé TEocène. Toutefois, on remar- quera qu'Otomphalus est extrêmement voisin de Pseudonina, mais son ombilic n"a pas de funicule et son péristome est plus épaissi. 117. Collonia aturensis nov. sp. PI. V, fig. 61-63. Taille au-dessous de la moyenne; forme subglobuleuse, turbinée, plus large que haute; spire déprimée, à galbe à — 357 — peine conique; angle apical 120° environ; protoconque non saillante, à nucléus rétus ; quatre tours très conveves, dont la hauteur n'atteint pas le quart de la largeur moyenne, séparés par des sutures finement rainurées que borde en dessus un sillon très rappi"oché et obsolète ; surface polie, brillante, vaguement marquée par des linéoles spirales d'une coloration brunâtre. Dernier tour formant presque toute la coquille' plutôt étroitement arqué que subanguleux à sa partie infé- rieure, arrondi en avant jusque sur la base qui est convexe et lisse, avec des traces de coloration spirale; au centre, l'ombilic assez étroit, est circonscrit par un gros funicule plissé que limite extérieurement une rainure peu profonde et qui aboutit à une auricule aplatie vers l'extrémité antérieure du bord columellaire. Ouverture occupant plus des deux tiers de la hauteur totale, arrondie quoique munie d'une gouttière dans l'angle inférieur du labre; péristome médiocrement épais, surtout sur la région pariétale, ce qui lui donne une apparence discontinue, bien que la couche de vernis soit nettement visible; cokimelle excavée, lisse, mince sauf vers Tauricule formée par le bourrelet basai. Ddi. Hauteur : 5 mill. ; diamètre basai : 6 mil!, environ. R. D. — Cette intéressante espèce pourrait être conl'ondue avec C. HeUica d'Orb. (Delphinuta = Delph. marginata Grat. , non Lamli.) ; elle s'en distingue cependant par sa forme moins élevée, par le sillon suturai de ses tours de spire, par son galbe moins subanguleux en arrière, au lieu de la rampe presque aplatie qui existe, en arrière, sur le dernier tour de C. HeUica; son ombilic et son bourrelet périphérique sont bien plus étroits, et cependant son auricule columellaire est plus nettement découpée que celle de la coquille oligocénique de Gaas; quant à l'ouver- ture de C. aturensis, elle a le péristome beaucoup moins épais et moins continu que celui de son ancêtre, la gouttière est aussi plus marquée, mais il se peut que ces différences s'atténuent chez l'adulte. En résumé, les deux mutations que nous venons de comparer s'écartent beaucoup moins entre elles qu'elles ne diffèrent de C. marginata, de l'Eocène du Bassin de Paris, qui est une coquille beaucoup moins globuleuse, dont le dernier tour — bien arrondi en arrière — n'est jamais subanguleux comme chez les deux formes qui lui ont succédé. C. marginata a, d'autre part, un bourrelet fortement plissé, presque crénelé, et les parois de son ombilic — 358 - bien largement ouvert montrent des rainures spirales qu'on n'observe pas ici dans l'étroite Fente dont la base est perforée. Loc. — Dax (Maïnot), unique (Pl.V, fig. 61-63), coll. Peyrot. — Biir- digalîen. 118. Collonia (Circidopsis) Degrangei 7wv. sp. PI. VI, fig. 25. Taille très petite; forme turbinée, quoique subdiscoïdale ; spire courte, à peine saillante, à nucléus embryonnaire lisse, en goutte de suif; trois tours assez convexes, séparés par des sutures linéaires mais profondes, ornés de cinq cordons spiraux dont le médian est un peu proéminent, de sorte que les derniers tours ont un galbe légèrement subanguleux; contre la rainure suturale inférieure, on distingue de petits plis d'accroissement obliques qui ne se prolongent pas nette- ment sur le reste de la surface de chaque tour. Dernier tour formant presque toute la coquille, vaguement crénelé par les plis précités contre la suture inférieure, arrondi à la péri- phérie, et orné de six ou sept cordons spiraux, minces et écartés, dans les intervalles desquels commencent à apparaître des filets plus fins ; ces cordons et filets se prolongent assez régulièrement — en s'égalisant — jusque sur la base qui est peu convexe et séparée par un angle très obsolète d'un assez large entonnoir ombilical; les parois de cet ombilic sont garnies de cordonnets concentriques, croisés par des accrois- sements ténus; mais on n'y distingue pas de funicule plus saillant. Ouverture grande, à péristome épais et continu, ne reposant sur la région pariétale que par une faible portion de son contour ; labre oblique à 50" sur la suture, extérieurement épaissi par une varice à peine proéminente, lisse à l'intérieur ; plafond peu échancré; columelle excavée, calleuse, dont le bord ne fait aucune oreillette et est seulement un peu plus épais vis-à-vis de la région ombilicale. DiM. Hauteur : 1,5 mill. ; diamètre à l'ouverture : 2,5 mill. R. D. — D'abord confondue avec les Adeorbis (^ Tornus) — dont elle — 359 - s'écarte par son galbe subturbiné et surtout par son ouverture non échan- crée sur le plafond — cette coquille doit se rapporter au G. Collonia, Sect. Circulopsis, quoiqu'on n'en connaisse pas l'opercule. Elle a même une très grande analogie avec le génotype de cette Section (Coll. niega- lomphalus Cossm.), de l'ÉGCène de la Loire inférieure : ce sont bien les mêmes plis suturaux à la partie intérieure des tours de spire, et l'ouverture présente exactement les mêmes critériums; mais la coquille éocénique est un peu plus élevée par rapport à son diamètre, elle possède en outre un imperceptible funicule spiral qui parait presque totalement effacé chez la mutation aquitanienne ; enfin, l'ornementation de cette dernière est plus grossière, avec des cordonnets plus écartés, que celle de C. mega- lomphalus. L'espèce parisienne du Cuisien de Saint-Gobain (C. infundibu- lata Cossm.) est au contraire presque lisse, avec un labre moins incliné, et son galbe est plus discoïdal. Quant à C. flammulata Cossm., du Lutécien, elle est plus turbinée que C. Degrangei, ses tours sont plus convexes, lisses et brillants, marqués de jolies fîammules rayonnantes sur les spécimens qui ont conservé leur coloration. Loc. — Villandraut (Gamachot), très rare, coll. Degrange-Touzin. — Afiuîtaiiien. H 9. Collonia (Parvirota) Duvergieri nov. sp. PL VI, fig. 39-il. Taille microscopique ; forme discoïdale, deux fois et demie plus large que haute; spire complètement aplatie, à proto- conque minuscule, lisse, paucispirée, sans aucune saillie; trois tours croissant rapidement, séparés par des sutures encadrées de deux bourrelets lisses; l'espace restant entre ces deux bourrelets, sur chaque tour, est excavé et orné de petits plis rayonnants, obliquement incurvés, que croisent des sillons spiraux, excessivement fins, visibles seulement sous un fort grossissement. Dernier tour formant toute la hauteur de la coquille, anguleux — mais non caréné — à la périphérie de la spire, muni en avant d'un cordonnet légèrement saillant qui forme l'angle limitant la base; l'intervalle des deux angles est sillonné par des cordonnets très serrés qui décroissent d'arrière en avant; base constituée par une zone déclive et aplanie, assez étroite entre l'angle périphérique du dernier tour et celui qui borde la large cavité ombilicale au centre; — 360 — cette zone est ornée de plis rayonnants, écartés, qui se prolongent aussi sur les parois de l'entonnoir ombilical, et de cinq ou six sillons spiraux et serrés. Ouverture arrondie ou très faiblement polygonale, à péristome continu et peu épais, avec une faible gouttière dans l'angle inférieur de gauche; au point où aboutit l'angle circa-ombilical, il existe une petite saillie triangulaire qui n'a pas l'amplitude d'une véritable auricule ; labre peu incliné, tranchant ; columelle médiocre- ment excavée, assez mince, non réfléchie sur la cavité ombi- licale qui est profonde et qui laisse voir l'enroulement interne jusqu'au sommet. Dm. Hauteur : 0,75 mill. ; diamètre : 1,75 mill. R. D. — Il est intéressant de retrouver encore, à la base du Miocène, un représentant de cette Section qui n'avait — jusqu'à présent — été signalée que dans TÉocène du Bassin de Paris et de la Loire inférieure. Toutefois, la coquille d'Aquitaine s'écarte de ses congénères, non seule- ment par sa très petite taille — ce qui ne serait pas un critérium suffisant — mais encore par sa spire plus aplatie que celle de Parvirota rotatoria Desh., du Cuisien d'Hérouval, qui n'a pas de bourrelets suturaux et dont les plis rayonnants sont plus proéminents, -tandis que son ombilic est beaucoup moins largement ouvert que celui de P. Duvergieri. D'autre part, P. excavata Cossm., du Lutécien de ThionviUe-sur-Octon, dont la spire est également aplatie et dont l'ombilic est aussi très large, n'a pas la même ornementation que notre coquille aquitanienne, ni ses bourrelets suturaux. Enfin, P. Pissarroi Cossm., du Lutécien supérieur (Auversien sec. Boussac) du Bois-Gouët, est remarquable par sa spire presque conoïdale, un peu bombée, par sa périphérie unianguleuse, par ses plis beaucoup plus serrés, s'étendant d'une suture à l'autre sans bourrelets, ainsi que par le funicule qui circonscrit son ombilic et par sa columelle plus calleuse contre la paroi ombilicale. On se trouve donc ici en présence d'une mutation parfaitement caracté- risée dont la petite taille (à vérifier sur un plus grand nombre d'échantil- lons) s'expliquerait par l'extinction du phylum à ce niveau. Loc. — Mérignac (Baour), unique (PI. "VI, fig. 39-41), coll. Duvergier. — Aqnîtaiiîeii. LEUCORHYNCHIA Crosse, 1867. Coquille petite, perforée, polie; spire très déprimée, atours peu nombreux; ouverture circulaire, à péristome continu et FiG. 29. — Leucorlii/nchia calUfera [Lanîk.] ; Eoc. — 361 — circulaire ; perforation ombilicale très étroite, circonscrite par un angle sou- vent plissé qui aboutit à une auricule calleuse, bien détachée, dont la saillie sur le bord columellaire contribue à rétrécir la fente ombilicale (G. -T. : L. caledonica Crosse; Viv.). Croquis de l'ouverture d'un plésiogénotype de l'Eocène, C. callifera Lk. (Fig. 29). Fischer a placé, dans son Manuel, ce groupe dans le Genre Tinostoma où il ne nous parait guère à sa place ; nous préférons la solution adoptée dans le Catalogue illustré de TÉocène (Cossmann, 1888), d'après laquelle Leucorhynchia — ou du moins Delph. callifera Larak , qui est l'analogue fossile — est classée comme Section de Collonia ; toutefois, nous pensons actuellement que c'est un Genre bien distinct, parce qu'au lieu d'un funicule ombilical, il y a simplement un angle périphérique, non limité à l'exté- rieur, plus ou moins nettement plissé, et que la protubérance calleuse — qui se détache du bord columellaire pour s'avancer jusqu'au-dessus de la perforation ombilicale, sans y descendre — constitue un critérium distinctif d'une réelle importance. D'autre part, lorsque les Tinostoma sont perforés, comme par exemple les Solariorbis, on observe que l'épaississement colu- mellaire est situé beaucoup plus bas, vers l'enracinement de la columelle, au lieu d'être le produit antérieur de la périphérie ombilicale : c'est une différence familiale, qui se relie évidemment à la différence des opercules ; l'ouverture de Leucorhynchia, comme celle de Collonia, paraissent s'adapter à un opercule calcaire et circulaire, quoiqu'on ne l'ait jamais trouvé en place chez les fossiles rapportés au Genre Leucorhynchia. De l'Eocène, ce Genre passe dans le Miocène, et nous le retrouvons en Aquitaine jusque dans l'Helvétien supérieur; enfin, M. Sacco en a décrit une espèce dans le Pliocène du Piémont. 120. Leucorhynchia rotellaeformis [Grateloup]. PI. VI, fig. 42-44. 1832. Delphinula rotellseformis Grat. Tabl. (B. S. L. B.,t. II), p. 203, no 174 . 1840. — — Grat. Atlas Conch., pi. 12, fig. 22-23. 1852. — — d'Orb. Prod., t. III, p. 46, 26« et., no 741 ". Taille très petite ; forme à peine turbinée, moins haute que large; spire non proéminente, à nucléus aplati, croissant très rapidement; trois tours lisses, séparés par des sutures linéaires, le dernier embrassant toute la coquille, arrondi ; base peu convexe et lisse comme la spire, perforée au centre d'un étroit ombilic, rétréci par un rebord calleux et plissé qui aboutit à un épaississement antérieur du bord columellaire. Ouverture complètement circulaire, à péristome continu et épais, situé dans un plan peu oblique par rapport à l'axe vertical, et reposant — par un simple contact, sans soudure — sur la base de l'avant-dernier tour. DiM. Hauteur : 2,5 mill. ; diamètre à l'ouverture : 3,5 mill. ; diamètre transversal : 3 mill. R. D. — Tout d'abord, nous n'étions pas absolument certains que la coquille helvétienne que nous venons de décrire soit bien la môme que celle de Dax, insuffisamment figurée dans l'Atlas de Grateloup. Nous avons pu étudier le spécimen de Saint-l^aul, dans la coll. Grateloup : il est un peu usé à la surface; il a bien le galbe d'un Tinostoma, la spire ne formant à peu près aucune saillie ; les tours sont séparés par des sutures linéaires, mais bien marquées; le dernier tour, très grand, forme la presque totalité de la spire. La figure 23 est assez fidèle : la coquille est toutefois un peu plus comprimée ; l'ouverture est plus oblique et non circu- laire. Les détails de l'ombilic sont fidèlement reproduits et la callosité est aussi bien détachée que l'indique la figure 23. D'autre part, cette figure 23 indique bien les plis circa-ombilicaux. La callosité antérieure du bord columellaire est mieux détachée que sur nos échantillons de Salles. 11 est donc possible qu'on soit amené à séparer ultérieurement la mutation helvétienne. En tous cas, elle diffère de L. callifera, de l'Éocène, par sa callosité beaucoup moins développée et moins détachée. M. Sacco a décrit et figuré, sous le nom Collonia excallifera, une coquille pliocénique du Piémont que celte dénomination pourrait faire confondre avec Leucorhynchia callifera : il n'en est rien, car c'est un Collonia à large ombilic bordé, qui se rapproche de C. marginata, comme l'indique d'ailleurs l'auteur dans le texte. C'est donc à Leiicor. miorotelloides que nous devons comparer la coquille de Salles, mais l'espèce piémontaise a une énorme callosité qui recouvre presque totale.nent la fente ombilicale dont le pourtour n'est pas plissé, de sorte que c'est une mutation distincte. Loc. — Salles (Largileyre), très rare ; néotype (LU. VI, fig. 42-44), coll. "Cossmann; coll. Vignal, coll. Bial de Bellerade, coll. Degrange-Touzin. — Helvétîen. Dax (Saint-Paul), coll. Grateloup. — Burtligalieiii — 3G3 — PSEUDONINA Sacco, 1896. Taille petite ; spire conique et peu ornée, carénée aux sutures et à la périphérie du dernier tour; base plane, lisse, souvent munie d'une ou deux carènes concentriques, ombili- quée au centre; labre mince, oblique; columelle un peu réfléchie sur l'ombilic, souvent munie d'une auricule calleuse à sa jonction avec le plafond de l'ouverture; à cette auricule vient aboutir une arête styliforme sortant presque verticale- ment de la cavité ombilicale (G. -T. : Delphinula Bellardii Michti; Mioc). Suivant l'exemple de M. Sacco, nous plaçons ce groupe dans les Collo- niidx plutôt que dans les Adeorbidœ, quoique par la carène, par le contour du labre et du plafond, certaines espèces ressemblent à A. subcarinatus ; mais la columelle auriculée en avant, l'ombilic généralement circonscrit, l'arête funiculaire sortant de cet ombilic, se rapprochent davantage de CoUonia. C'est encore une forme intermédiaire qui plaide en faveur du classement des Adeorbidx, assez près de Collonia ou tout au moins des Cyclostrematidœ. Pseudonina n'est pas localisé dans le Miocène ou dans le Pliocène infé- rieur ; on en connaît au niveau de Gaas (coll. Benoist). Ce Genre est évidemment le descendant d'Otomphalus éocénique et nous avons même hésité à l'en laisser distinct; mais, après une nouvelle comparaison, l'ombilic d'Otomphalus ayant sa paroi lisse, sans aucune trace de funicule spiral, avec un simpla bourrelet circa-ombilical, il n'y a pas identité entre ces deux formes. 121. Pseudonina Reyti nom. mut. PI. VI, fig. 45-48. 1873. Trochus thorinus Bcnoisl. Cat. Saucats, p. 132, n" 402 {non Grat.). Taille petite; forme d'Haliphœbus, plus large que haute; spire peu élevée, en fond de cuvette, à protoconque déprimée, sans aucune saillie; quatre tours lisses, concavo-convexes, séparés par des sutures linéaires, et simplement marqués — quand leur surface n'est pas usée — par des lignes obliques d'accroissement assez régulières; entre la dépression antérieure — 3G4 — de chaque tour et la suture supérieure, il existe un pelit bourrelet peu proéminent; la région inférieure est au contraire bombée et arrondie. Dernier tour formant presque toute la coquille, fortement caréné à la périphérie de la base qui est un peu excavée contre la carène, plus aplatie ou à peine convexe au centre étroitement ombiliqué; le passage entre ces deux régions est marqué par un cordonnet ou deux, très obsolètes; la perforation ombilicale est incomplètement bordée en dessus par une petite callosité aplatie qui s'enfonce en spirale dans Fombilic et dont la partie antérieure forme une sorte d'auricule qui n'est détachée que sur une partie de son contour. Ouverture (Fig. 30) subar- rondie ou subquadrangulaire, à coins arrondis; péristome mince, discontinu sur la région pariétale ; labre oblique à 45» sur la suture ; plafond échancré FiG. 30. — Pseudonina Reyli Cossm. ei Peyr. ; Mioc. en arc ; columelle un peu calleuse et faiblement réfléchie sur l'ombilic, se raccordant avec la région pariétale. DiM. Hauteur : 3,5 mill. ; diamètre à l'ouverture : 5 mill. R. D. — Nous n'avons pu observer aucune trace de nacre sur les spécimens étudiés, ni sur le génotype P. Bellardii, du Tortonien du Piémont (coll. Cossmann) ; la position attribuée à ce Genre — dont M. Sacco n'a fait qu'un Sous-Genre de Collonia — parait donc d'autant plus rationnelle que l'auricule calleuse se rapproche de celle de Leuco- rhynchia, quoiqu'elle en diffère parce qu'elle s'enroule en spirale dans l'ombilic et qu'elle n'est détachée qu'en haut, au lieu de l'être en bas. La carène périphérique, l'échancrure du plafond, l'aspect de la spire, ont beaucoup d'analogie avec certains Adeorbis, notamment avec A. miobicari- natum; mais là se borne la similitude. D'autre part, le génotype, P. Bellardii, est caractérisé par sa spire beaucoup plus élevée, par les fortes carènes de sa base, dont l'une limite l'ombilic beaucoup plus large et aboutit à une très faible échancrure trian- gulaire de la partie antérieure de l'ouverture ; en outre, l'arête funiculaire qui aboutit à l'auricule est be&ucoup plus mince que la petite callosité de P. Reyti. Benoist a confondu cette espèce avec Tr. Thorinus Grat. qui n'a aucun rapport générique avec elle, vérification faite dans la coll. Grateloup. En ce qui concerne T. helicinus Grat. (Atlas, pi. XIII, fig. 25) non Gmel., — 365 — que nous n'avons pas retrouvé dans la coll. Grateloup et dont le nom a été corrigé en subheiicinus par d'Orbigny, la figure de l'Atlas est tellement illisible que l'on ne peut affirmer que ce soit une espèce distincte de Tr. bicarinatus {Tr. Thorinus Grat., /,' c. fig. 22), dont le dessin est presque idenli(|ue. Il est probable que Grateloup aura dessiné, sous deux noms ditîérenls, les stades successifs de la même espèce. Nous ne pouvons donc reprendre le nom subheiicinus et c'est pourquoi nous appliquons à notre coquille le nom de M. Reyt, préparateur de géologie à la Faculté des Sciences de Bordeaux, qui nous a grandement facilité l'étude de la coll. Grateloup. lioc. — Mérignac, néotype (PI. VI, fig. 45-48), coll. Benoist; coll. Coss- mann La Brède (la Salle), coll. Benoist. Lucbardez (cantine de Bargues), un spécimen incomplet de chaque localité ; Noaillan (la Saubotte) ; Léognan (le Thil), château Réault, coll. Degrange-Touzin. Mérignac (Baour), coll. Peyrot. — Af|iiitaiiien. (Voir la Suite et les Planches au Tome LXX.) CATALOGUE RAISONNÉ DES MICROLÉPIDOPTÈRES Observés en Gironde jusqu'en 1915 François-Robert-Fenwick BR0"WN Membre de la Société Linnéemie de Bordeaux COORDONNÉ PAR LES SOINS DE Henri GOU IN Membre de la Société Linnéenne de Bordeaux Suite (1) (1) Voir p. 65. — 309 — 320G. — Subpropinqiiella SLt. — De juillet à seplembre, quelques échantillons à Bonnetan, Eysines, Cas.telnau (Brown) ; .(Baurech (Breignet); Soulac (Gouin); la chenille en juin, sur les centaurées. a) V. et ab. Rhodochrella H S. — Un sujet 9 provenant d'une chenille récoltée à La Souys, en mai, sur Centaurea nigra (?) (Breignet). (Al ant mi/nts compersis, macula média magna thoraceqiie fuscis.) 3207. — Laterella Schiff. — Quelques chenilles récoltées en juillet sur Cirsium lanceolatum, à La Tresne, donnent quelques éclosions en aoi^it et septembre (Breignet). 3209. — Cardiiella Ilb. — Quelques échantillons d'éclo- sion de chenilles récoltées en mai et juin, sur Centaurea nigra, h Baurech (Breignet); sur des Cirsitim, à Bonnetan, Floirac (Brown). 3211. — Zepliyrella Hb. — Quelques sujets en juin, à Soulac (Gouin). 3222. — Yeatiana F. — Quelques échantillons de Bordeaux-ville, Caudéran, Lignan, Le iXizan, Citon-Cénac, en janvier, mars, avril, juillet et septembre (Brown). 3224. — Ocellana Fabr. — Juillet à mars, hiverne; Gazinet, Cestas, Floirac (Brown) ; Saint-Mariens (Breignet) ; la chenille en mai, sur Salix cinerea. 3226. — Alstrœmeiiana Cl. — Quelques échantillons : Caudéran, en mai, à la lampe (Brown); Bruges, en octobre (Daydie); marais de Boutant, en juillet (Gouin); la chenille en mai et juin, sur Coniiim niaculalam. 3228. — Purpurea Hw. — C. A partir de la fin de juillet, à Floirac, Le Taillan, Cestas, Gazinet (Brown) ; Eysines, Gabarret (Gouin); chenille en juillet, sur Torilis anthrisciis, dans une feuille repliée (Mitri) ; sur Daiicus carota, dans une foliole, ordinairement la terminale, en juin (Lafaury). Tome LXIX. 28 — 370 — 3229. — Liturella Hb. — Un seul échantillon en mai, aux environs de Grignols (Bazadais) (Brown). 3233. — Applana Fabr. — A C. A partir de la première quinzaine de juin : Caudéran, Eysines, Le Taillan, Camarsac. (Brown); La Souys, Pointe-de-Grave (Breignet); Facture (Gouin); la chenille en avril et mai, sur Anthriscus syives- tris (1). 3234. — Ciliella Stt. — C. A partir des premiers jours d'octobre : Arlac, Gestas, Citon-Cénac, Le Taillan, etc. ; la chenille en septembre et octobre, sur Angelica sylvestris dans l'ombelle et sur Heracliwn Spondylium dans la feuille repliée. 3239. — Capreolella Z. — Deux exemplaires de Soulac et Pointe-de-Grave, en juin (Breignet, Gouin). 3240. — Rotundella Dgl. — Un exemplaire de Soulac, en juin (Gouin). 3242. — Angelicella Hb. — Un échantillon en juillet, à Gestas^ en battant les fourrés dans un marécage. 3248. — Cnicella Tr. — A C. En juin et juillet : Blanque- fort, Saint-Maixent, Eysines, Bonnetan (Brown); La Souys, Soulac (Gouin); la chenille en mai, sur les Eryngium mari- timum et campestre, entre les feuilles collées en paquet. 3254. — Parilella Tr. — C. A Saillans et à Sainte-Foy-la- Grande ; papillon seconde quinzaine de juin et juillet ; chenille en mai, sur Peucedanum cervaria. 3261. — Depressella Hb. — Un sujet en avril, à Fargues- Saint-Hilaire, dans une prairie (Breignet); la chenille se trouve en juillet et août, dans l'ombelle de la carotte, du panais et de Pimpinella saxifraga, dans un tube de soie, parmi les ombellules (Hein.). (1) Dans le comple rendu de la 67""' fête linnéenne (vol. 40, p. xxv des P.-V.), M. Bi'own signale trois sujels variant par une taille moindre (de 2 millimètres environ), les ailes supérieures moins marbrées, plus jaunâtres, k côte et bord interne plus parallèles, à bord terminal moins oblique, plus convexe dans sa partie Inférieure; par les antennes plus courtes et plus grêles. Pris en juin 1885, à Piquey, sur la côte nord-ouest du bassin d'Arcachon I — 371 — 3268. — Badiella Hb. — Un échanlillon en juin, dans la forêt d'Arcachon, vers le Mouleau, dans les herbes (Brown) ; plusieurs sujets à Soulac, en juin et juillet (Gouin) ; chenille sous la rosette radicale d'Hieraciinn profit rat uni (au bord de la mer). 3280. — Heracliana de Geer. — Quelques échantillons d'éclosion de chenilles récoltées à Fargues-Saint-Hilaire et à Lignan, en juillet, dans l'ombelle de Pastinaca Saliva (Brown). 3287. — Olerella Zell. — En juillet et août : Le Taillan ; la chenille en juin, sur Achillea millefoiiuni. 3288. — Albipunctella Hb. — Deux échantillons de Floirac et Castelnau-de-Médoc, en août et avril; la chenille en juin, sur Chœrophylluni sylvefitre, â Cestas, Saint-Médard. 3294. — Douglasella Stt. — Deux échantillons éclos le 22 juin 1900, de deux chenilles « entièrement vertes, à tête jaune », trouvées le 2 juin, à Bonnetan, sur Pastinaca saliva (Brown). 3293. — Uliilana Bossl. — Plusieurs sujets d'éclosion provenant de chenilles trouvées en juillet, à Pessac, sur Carum verticillatum. 3306. — Nervosa Hw. — G. A partir de la mi-juin, à Bruges, Citon-Cénac, Caudéran (Brown); Lormont, Soulac (Gouin); la chenille très commune en mai, dans l'ombelle de la carotte sauvage, à Ci ton. 3308. — Ultimella Stt. — Deux échantillons défraîchis, hivernes (!) en avril, à Bruges, dans les marais le long de la jalle; une 9 à Eysines, le 20 février 1899 (Brown); un exem- plaire en août, à Soulac (Gouin). 370. — Enicostoma SLeph. 3314. — Lobella SchilT. — Quelques échantillons fin mai, à Pessac, Cestas, Caudéran (Brown); un échanlillon en juin, contre une clôture (Breignet) ; un Ô très frais en mai, à Fargues-Saint-Hilaire (Daydie). 371. — Anchinia Hb. 3320. — Laureolella H S. — Un échantillon en juillet, à Soulac (Gouin). 374. — Carcina Hb. . 3323. — Quercana F. — G. De mai à septembre, partout; la chenille de septembre à juillet, sur les feuilles de chêne, l'églantier, la ronce, etc. 375. — Lecithocera H S. 3325. — Bi'iantiella Tur. — Un échantillon unique capturé à Blanquefort, le 7 juillet 1901 (Gouin). 332(5. — Luticornella Z. — Quelques échantillons en mai et juin, de Caudéran, Pessac, Cestas (Brown); six échantillons de Villeneuve-de-Blaye (abbé Mège). a) V. Pallicornella Stgr. — Un exemplaire à Caudéran, en juin, contre une clôture (Brown); un exemplaire de Pessac (Daydie). (.4/ acutioribus, 9 (fihitioi\ flavescens.) 376. — Harpella Schrk. 3329. — Foi'ficella Scop. — Peu commun et presque toujours isolément; Pessac, Floirac, Bouliac, Lignan, Casseuil, en juin et juillet; le plus souyent contre le tronc des vieux arbres vermoulus (Brown); commun à Citon-Cénac (Gouin). 377. — Alabonia Hb. 3330. — Geoffrella L. — Comme le précédent, à Arlac, Floirac, Le Carbon-Blanc, en mai et juin (Brown); Cenon, Baurech, La Sauve (Gouin). 3333. — Bractella L. — Un échantillon en mai, à Cau- déran, volant en plein jour; peut-être un second individu dans un bois de chênes, sur le coteau de Casseuil (?). 378. — Oecophora LaLr. [Dasycera Hw.). 3334. — Sulphurella Fab. — C. En- mars, avrilet mai : Caudéran, Le Bouscat, Floirac, Arcachon (Brown) ; Villeneuve (abbé Mège) ; Bordeaux-ville (Gouin); vole, dans la matinée, le long des clôUires. 3333. — Oliviella F. — A C. Cestas, Caudéran, Castelnau- de-Médoc, Contras, Pessac, Arcachon, La Tresne (Brown) ; Lormont, Cilon-Cénac (Gouin); en juin et juillet. 379. — Borkhausenia Hb. 3340. — Tiiictella Hb. — Quelques échantillons de mi-mai à fin juillet : Pessac, Mérignac, Fronsac, Arcachon (Brown); Villeneuve-de-Blaye (abbé Mège) ; Caudéran (Breignet). 3341. — UiiitelJa Hb. — Quelques échantillons en juin et juillet : Floirac, Fargues, Quinsac, Carbon-Blanc (Brown); Villeneuvc-de-Blaye (abbé Mège); Talence, Lormont, Soulac (Gouin). 3358. — Pseudospretella Stt. — Quelques sujets, à Cau- déran (Brown); Bordeaux-ville (Perez) ; Pessac (Daydie). 3372. — Augustella Hb. — Un sujet à Caudéran, en mai (Brown). 3374. — Luctuosella Dup. — C. A Caudéran, dans un jardin, autour du tronc et des grosses branches d'un vieux poirier, d'avril à juin (Brown) ; deux échantillons de Bordeaux- ville, en mai (Gouin). 3382. — Minutella L. — Quelques échantillons de Cau- déran, Le Vigean (Brown); Villeneuve-de-Blaye (abbé Mège); Langoiran, Soulac (Gouin). 3387. — Formosella F'. — R. Quatre échantillons seule- ment, de Bordeaux-ville, Caudéran, Floirac et Blaye, en juin et septembre (Brown) ; un échantillon de Villeneuve-de-Blaye (abbé Mège) ; un échantillon de Bordeaux-ville, esplanade des Quinconces, contre un orme (Breignet). — 374 — 3390. — Liinaris Hw. — Quelques échantillons en juin, à Pessac, Floirac, Crcon, Mérignac (Brown) ; Villeneuve-de-Blaye (abbé Mège) ; Lorniont, Ccnon, Talence, Gabarret (Gouin). 3391. — Lambdella Don. — R. Trois échantillons en juin et août, de Caudcran et La Teste (Brown); un échantillon en juillet, à Pessac (Gouin). 3394. — Schœffei-ella L. — R. Un sujet en mai 1891, au Taillan, contre le tronc d'un pin ; trois sujets à Caudéran. X. — ELACHISTIDiE. A. — SCYTHRIDINŒ. 382. — Schreckensteinia Hb. 3405. — Festialiella Hb. — Un sujet 6 en aolit, à La Tresne (Brown); un sujet fin juin, à Facture (Gouin); la chenille en septembre, sur la ronce. 38.3. — Epermenia Hb. 3410. — Insecurella (— us) Stt. — Espèce signalée de Capbreton (Landes) par M. Lafaury ; doit se trouver dans nos landes. 3411. — Dentosella H S. — Deux papillons des premiers jours de septembre, dans les pentes méridionales du coteau de Floirac oix la chenille doit vivre sur Peucedanum cervaria qui abonde dans cette localité. 3413. — Daucella ( — us) Peyer. — Un papillon d'éclosion d'une chenille de la carotte sauvage et provenant de Saint- Médard-en-Jalles. 3416. — Chœrophyllella Goeze. — Quelques sujets pre- miers jours d'avril, à Cadaujac; nombreux sujets d'éclosion de chenilles trouvées sur Angelica sijlvestvis, au Taillan, Bruges, Cestas, Sadirac, etc. (Brown). — 375 — 384. — Scythris Hb. (Butalis Tr., Galanthia Hb.). 3433. — Ericetella Hein. — Trois écTiantillons en juin, à Saint-Christophe-de-Double (Brown) ; un Ô en juin, à Saint- Mariens (Breignet) ; un 5 toujours en juin, à Pessac (Gouin). 3444. — Fuscoœnea Hw. — Une 9 en août 1883, à Sussac (Charente-Inférieure) ; un 6 en août, des Hautes-Pyrénées. 3447. — Ericivorella Rag. — ■ Plusieurs éclosions prove- nant de petits paquets de fleurs sèches d'Erica cinerea récoltés en avril, à Gazinet, au Haillan ; éclosion en mai. 3449. — Senescens Stt. — Quelques échantillons en mai et juillet, à Arlac, Eysines (Bro\yn); deux échantillons de Caudéran, douteux (?). 3454. — Fusco-cuprea Hw. — Un seul échantillon, mais sans indication de localité ni de date (?) (Gouin). 3455. — Serella Const. — Deux échantillons fin août, dans un pré, à Caudéran, en fauchant; détermination douteuse (?). 3479. — Cistoruin Mill. — Un sujet 5 en mai, à Camarsac (Gouin) ; M. Lafaury de Dax indique la chenille comme vivant en avril, sur Helianthemimi alyssoïde. 3515. — Scopoliella Hb. — Semble commun dans les landes de notre déparlement : une vingtaine de sujets (tous 5), en juin et juillet, au Taillan, à Pessac, Cestas, Gazinet (Brown); Pessac, Soulac (une 9) (Gouin). 3516. — Chenopodella Hb. — Pris une quinzaine de sujets en mai et août, dans un jardin, à Caudéran, le jour en battant, le soir autour de la lampe (Brown) ; un échantillon en mai, au Bouscat, contre une clôture (Breignet) ; la chenille en juillet, sur Chenopodium murale. 3529. — Sicella Z. — Espèce observée en nombre à La Pointe-de-Grave et à Soulac, en avril, sur les fleurs à'Hebjchrisuin stœchas ; le papillon se laissait tomber sur le sable, sans s'envoler; M. Lafaury indique la chenille de ce — 37(3 — même mois d'avril (!), sur Helianlheminn rjullation, Cerastùtin vulcjatum et Plantago lanceolata. 3533. — Cicadella Z. — Deux échantillons en août, de Caudéran' (Brown). 3338. — Acanthella God. — Nombreux échantillons à Caudéran, en juin et juillet : les uns (le plus grand nombre) le soir, à la lampe; les autres le jour, sur des fleurs ou contre les murs (Brown); un 6 en j"''^) à Pessac (Daydie) ; une 9 en juin, à Talence (Gouin). B. — MOMPHINŒ (Laverninœ). 388. — Cosmopteryx Hb. 3obl. — Scribaïella Z. — T G. Une soixantaine de papil- lons éclos fin mai et premiers jours de juin de feuilles de roseau Aruiido pliragmiles, rapportées de Pessac dans la première quinzaine du mois d'octobre ; contrairement à l'assertion de Heinemann (p. 521), les chenilles se sont toutes, sans exception, chrysalidées dans la mine. 3.558. — Schmidiella Frey. — Une douzaine d'échantillons de chenilles récoltées en automne 190i, et éclos en avril 1905 ; plante nourricière : Vicia sepium. 391. — Pyroderces Z. 356i. — Arcjyrograminos Z. — Trois ou quatre échantil- lons : un en août, au ïaillan, parmi les herbes, sur la lisière d'un bois (Brown); une belle 9 ('?) en mai, aux allées de Boutant (Gouin); M. Breignet a également pris à Beyssac, en septembre, à la lampe, une 9 très fraîche. 392. — Stathmopoda Stl. 3563. — Pedella L. — Observé le papillon en quantité, en juin et juillet, au Carbon-Blanc, le long du Goua, parmi les — 377 aulnes ; Facture, Citon-Cénac (Gouin) ; Contras, Guîtres, La Brède (Brown). 397. - Blastodacna Wck. 3573. — Hellerella Dup. {PiUripennella Z.). — Quelques échantillons en mai et juin, à Caudéran, Mérignac, Le Haillan (Brown); un échantillon de Baurech (Gouin); la chenille à'Hellerella vit dans les fleurs de pommier, en avril et mai (de Joannis) ; celle de putripennella dans les baies de l'aubépine. 3575. — Rhamniella Z. — • Espèce douteuse de la Gironde. 398. — Mompha Un. (Laverna Curl.). 3578. — Propinqiiella Stt. — Un échantillon en mai 1887, à Caudéran (Brown); détermination douteuse. 3580. — Decorella Steph. — T C. Le papillon en nombre, en août et septembre, de chenilles recueillies en juillet dans les tiges d'Epilohium (palustre ?), dans mon jardin (Brown); je le revois tous les ans, en février, mars et avril, contre les vitres des croisées (Brown). 3582. — Subbistrigella Hw. — Nombreux échantillons de mars à juillet, contre les vitres de mes croisées, ou autour de ma lampe, le soir (Brown). 3586. — Fulvescens Hw. — T C. La chenille en juin et juillet, sur les Epilobes ; le papillon fin juin et juillet. 3589. — Miscella Schitï. — Plusieurs échantillons me sont éclos en juillet et août de chenille? trouvées en juin et juillet, au Taillan, Lignan, au Haillan, à Gazinet, sur Helianihemum alyssoïde (Brown); M. Breignet a obtenu également une éclo- sion d'une chenille trouvée en mai, à Floirac, sur Helian- themum vulgare. 3590. — Stephensi Stt. — Un sujet unique 9 en juin 188i, à Caudéran, contre une clôture (Brown). — 378 — 399. — Limnœcia Stt. 3592. — Phi-agmitella SU. — Rapporté de Saint-Morillon, en avril 1888, quelques épis de Typha latifolia, contenant au moins deux chenilles de cette espèce; un papillon Ç m'est éclos le 6 août suivant (Brown) (1). 403. - Spuleria Hofm. 3597. — Aurifrontella Hb. — Trois échantillons en mai, à Floirac et Branne, en battant une haie et en fauchant dans" les herbes. 405. — Stagmatophora H S. 3610. — Serratella Tr. — Un sujet à peine lisible, j5ris par M. l'abbé Mège à Villeneuve-de-Blaye ou Saint-Mariens (?). 407. — Pancalia Steph. 3616. — Leuvvenbœkella L. a) V. Latreillella Curt. — Un sujet 6 le 16 mai 1901, à Saint-Mariens (Gouin). 408. — Augasma H S. 3618. — Œratella Z. — Le 12 septembre 1908, trouvé le long de la Garonne à la hauteur de Vimeney, ma première galle (!) (Brown). C. - HELIOZELINŒ. 40 J. — Antispila Hb. 3619. — Pfeifferella Hb. — Quelques chenilles et quelques mines vides sur le sanguin. (1) On devra Irouver aussi, dans noire région landaise, Psacaphora Schraiiclcella Hb., que M. Lafaury signale comme commune sur Isnardia palusii-is, dans les fossés humides des landes. — 379 — 3620. — Treitschkiella F R. — T G. La mine se trouve en quantités innombrables, en octobre et novembre, sur le sanguin; le papillon éclot en mai et juin de l'année suivante. iiO. — Heloziela H S. 3623. — Sericiella Hw. — Deux échantillons seulement : un à Aubiac, le second à Frontenac, en fauchant; avril et mai. 3626. — Respleiidella Stt. — Un papillon capturé le long d'un ruisseau, parmi les aulnes, à Cantenac ou Arsac, en juillet; trouvé quatre fois la mine vide, en juin et juillet, sur l'aulne, à Cestas. 3627. — Hammoniella Sorh. — Une mine malheureuse- ment vide à Gazinet, sur le bouleau, en août. D. — COLEOPHORINŒ. 411. — Asychna SU. 3629. — Modestella Diip. — Plusieurs échantillons en avril, à Frontenac, Genon, Floirac, Gradignan ; se capture sur les fleurs de Stellaria holostea. 412. — Coleophora Hb. 3631. — Juncicolella Stt. — Un échantillon fin mai, à Gatidéran ; la chenille depuis l'automne jusqu'en avril, sur Calluna vulgaris (Brown). 363S. — Badiipennella Dup. — G. Le fourreau se trouve en mai et juin, sur l'orme, le charme, le noisetier, le prunel- lier ; le papillon éclot en juin, juillet et août. 3639. — Milvipennis Zell. — Nombreux fourreaux en juin et juillet, sur Myrica gale, à Lacanau, Gestas, Toctoucau, Gazinet, Saint-Mariens ; une seule éclosion du papillon^ en juillet, d'un fourreau de Saint-Mariens. 3640. — Liitipennella Z. — G. Papillon en mai, juin et — 380 — juillet; fourreau de mi-avril à première quinzaine de juin, sur le chêne; ce fourreau, lisse et « typique» sur le chêne rouvre et ses variétés, est au contraire pelucheux sur le chêne des landes. 36il. — Limosipennella Dup. — ï C. Le papillon en juillet et août; le fourreau d'avril à juillet, sur l'orme (parti- culièrement dans les haies) et l'aulne (1). 3644. — Solitariella Z. — Mars et avril,- plusieurs four- reaux à Fargues, sur Stellaria holostea; papillon en mai et juin. 3645. — Olivaceella Stt. — Deux fourreaux à Floirac, en mars, sur uu Cerastium ; un papillon noté éclos en juin d'un de ces deux fourreaux (!); A C. à la gravière de Bidets^ sur Arenaria montana, le plus souvent sous la feuille. 3648. — Gryphipennella Bouché. — Observé à deux reprises (en mars et mai 1886), aux environs du Nizan et d'Uzeste, dans le Bazadais, sur l'églantier, des feuilles minées et quelques petits fourreaux vides; le 19 novembre 1898, au Taillan, huit ou dix fourreaux mangeant la feuille. 3649. — Siccifolia Stt. — A C. Observé à trois reprises, en septembre et juin, une vingtaine de fourreaux sur un pommier à Caudéran, sur le bouleau à Gazinet, àSaint-Médard, vers Tiran sur l'aubépine; pas un papillon. 36S1. - Uliginosella Glitz. — Plusieurs fourreaux sur Myrica gale, en juin; huit éclosions du 11 au 13 juin; les fourreaux se tiennent contre le tronc et les branches de l'arbuste (Breignet). 3654. — Viminelella Zell. — A C. A Cestas, Lacanau, Saint-Mariens, Le Vigean, sur Salix cinerea (Brown) ; Myn'ca gale (Breignet), en mai et juin; le papillon en juillet. 3661. — Biaderella Kollar. — P C. Le fourreau de mars (1) J-'ai généralement obtenu le papillon dans l'année même de la récolte du four- reau; cependant, certaines années, notamment en 1885 et 1888, j'ai trouvé la chenille adulte à l'arrière-saison. Ce dernier cas, qui me parait l'exception cliez nous, serait, d'après Slainlon, la règle en Angleterre. — 381 — à juin, sur l'aulne et le noisetier; le papillon de fin mai à juillet : Carbon-Blanc, Saint-Mariens, Bruges, Citon-Génac, Gradignan. 3663. — Fiiscedinella Zeller. — G. Papillon en mai, juin et juillet; le fourreau de fin avril à premiers jours de juillet, sur l'aulne et le bouleau : Gazinet, Saint-Mariens, Gradi- gnan, etc. 3664. — NigrLcella Stepli. — T G. Papillon en juin et juillet; le fourreau, avril et mai, sur le pommier (sauvage et cultivé), le poirier, le cognassier, le prunellier, etc. ; quelques variations dans la forme du fourreau. 3663. — Paripennella Z. — Quelques fourreaux sur l'aulne, en octobre, à Arlac ; sur le prunellier, l'aubépine, à Gazinet. 3667. — Ahenella Hein. — T G. A la lande de Peseu, sur une variété de ronce; observé dans plusieurs autres localités, mais au contraire assez rare sur d'autres variétés de la ronce, le sanguin, le saule cendré, le prunellier, le Ijouleau ; papillon en mai ; le fourreau en automne sous les feuilles, et tout l'hiver et au printemps contre les tiges de ronce, etc.; ce four- reau varie assez sensiblement : parfois encombré de « falbalas », il en est d'autres fois presque entièrement dépourvu et cela même dans le jeune âge, contrairement à ce que dit Heinemann (!). 3669. - Fuscociiprella H S. — Le fourreau en octobre, sur le noisetier, à Floirac, Léognan, Giton. 3672. — Albitai'sella Z. — Plusieurs fourreaux trouvés dans les côtes, à Giton-Génac, en novembre, sur Mentha rolundifolia, Calamintha officinalis, mais aucune éclosion ; papillon en juin. 3674. - Alcyonipennella Koll. — Papillon fin mai et courant de juillet et août, à La Tresne, Branne, Fargues-Saint- Ililaire, Bonnetan ; le fourreau sur la centaurée. 3676. — Friscliella L. — Plusieurs fourreaux sur la srraine — 382 — du mélilot, à Lignan, Floirac, Blanquefort, en septembre (Brown) ; un papillon le 5 mai 1901, de Gabarret (Gironde) (Gouin). 3679. — Deauratella Z. — Le papillon en mai, à Pessac, Caudéran, Mazères (Brown); Villeneuve-de-Blaye (abbé Mège) ; Lormont (Gouin) (I). 3680. — Spissicornis Hw. {Fabriciella Will. — Mayrella Z.). — Un papillon le 8 juillet, à Caudéran, la nuit, autour d'une lampe ; un second en juillet, mais douteux, de Soulac (Gouin). 3688. — Ochrea Hw. — Trois papillons en août, à Fargues, dans une côte' rocheuse, herbue, et à Suzac (Charente-Infé- rieure); le fourreau en mai, à La Souys, sur Helianthemum vidgare (Breignet). 3689. — Helianthemella Mill. — C. Dans les prés secs et sablonneux des landes; Bruges, Cestas, etc. ; papillon fin août; fourreau en juillet, sur Helianthemum guttalum. 3697. — Salicorniœ Hein. — Nombreux papillons en août, dans les marais du bord de la mer, au Verdon (Gouin). 370i. — Wockeella Z. — Le fourreau sur Betonica offici- nalis, à Gazinet, Le Taillan, Saint-Médard-en-Jalles, en mars et avril; nombreuses éclosions en juillet (Brown); un sujet 6 en juillet, à La Sauve (Gouin). 3711. — Niveicostella Zell. — Plusieurs fourreaux sur Thymus Serpyllum, en novembre, à Caudéran ; aucune éclosion. 3716. — Discordella Z. — Le fourreau en mai, sur Lotus cornicuiatus; Le Nizan, Bonnetan, Léognan (Brown) ; Lignan, Soulac (Gouin). 3717. — Genistœ Stt. — Nombreux fonrreâux en mai, sur Genista Aiiglica, à Pessac, Gazinet (Brown); le papillon du 15 mai à Saint-Mariens, du 17 mai à Cenon (Gouin). (1) GeUe espèce a été très communs, deux années consécutives (1883-84), dans un pré, à Caudéran, sans que M. Brown puisse réussir à en trouver le fourreau. - 383 — 3718. — Balineatella Zell. — Plusieurs fourreaux sur le genêt à balais, à La Teste, Le Taillan, Saint-Médard-en-Jalles, en mars ; le papillon en juin et août, à Castelnau, Le Taillan, 3722. — Sereiiella Zell. — Un papillon éclos en juin, d'un fourreau trouvé au mois de mai, sur une tige de graminée, dans une côte où abonde sans nul doute Hippocrepis comosa ; Lignan, plusieurs fourreaux en avril; un papillon en juin, à Soulac (Gouin). 3725. — Squamella Constant. — Nombreux fourreaux à Soulac, sur Lotus cornicidatus ; papillon en août, très commun sur les dunes; pour fixer son fourreau, la chenille choisit de préférence les tiges et les feuilles voisines de Antndo arenaria et de Festitca sabulicola (Gouin). 3726. — Arenariella Zell. — Un fourreau en avril, le long du Peugue, contre le tronc d'un chêne. 374i. — Saponariella Ileeger. — A G. Le fourreau sur la saponaire, à La Tresne, Citon-Cénac, Le Taillan; le papillon en août. 3760. — Ononidella MiU. — Nombreux fourreaux et papil- lons à Soulac-sur-Mer; le fourreau en mai et juin, sur Ononis arvenm; le papillon de juin à août (Breignet, Gouin). 3768. — Albicosta Hw. — Quelques papillons et quelque^ fourreaux dans la lande, à Bruges, Le Vigean, Gazinet, Saint- Médard-en-Jalles (Brown) ; Saint-Mariens (Gouin); la chenille adulte en juillet, sur Ulex europœus. 3770. — Pyri'hulipennella Z. — C. Papillon de mai à juillet; fourreau de mars à mai, sur les bruyères : Erica cinerea, Erica scoparla, Callima vulgaris. 2,112. — Ditella Zell. — T C. Le fourreau de fin mars à juillet, sur Artemisia campestris ; le papillon en mai et juin : Soulac, PointB-de-Grave (Breignet, Gouin) ; Le Taillan, Eysines (Brown). 3786. — Gonspicuella Zell. — T C. Le fourreau d'avril à — 384 — juillet, sur la centaurée; le papillon en juillet et août : Citon- Cénac, Le Vigean, Lignan, Bonnetan, Floirac, Eysines. 3788. - Vibicella Hb. — T C. A Saint-Philippe-du-Seignal, sur Genista tincforia (Brown) ; T C. à Gabarret (Entre-deux- Mers), en juin (Gouin). 3791. — Currucipennella Zell. — Le fourreau fin avril et mai, sur le chêne; le papillon fin juin à août : Fargues, Lignan, Gazinet, Cestas, Le Haillan. 3792. — Zelleriella Hein. — Un papillon (9 ?) trouvé éclos en juillet 1898, d'un fourreau trouvé en mai fixé pour de bon sur la face supérieure d'une feuille de noisetier. 3794. — Palliatella Zk. — Rencontré une douzaine de fois, soit le fourreau, soit le papillon, celui-ci fin mai et juin, le fourreau d'avril à juin sur les chênes : Castelnau-de-Médoc, Bruges, Pessac, Le Taillan. 3796. — Ibipenella Z. — Le fourreau en mai et juin, sur le chêne, à Saint- i\Iédard-en-Jalles, Pessac, Cestas, Le Haillan; le papillon en juin et juillet. 3799. — Anatipennella Hb. — A C. Papillon de mai à juillet; fourreau de mars à mai, sur le pommier (dans les jardins) et le prunellier (dans les haies) : Caudoran, Lignan, Bruges, Eysines. 3802. — Hemerobiella Se. — T C. Papillon de juillet à septembre; fourreau de fin mars à juillet, sur le pommier, l'aubépine, le poirier, le néflier, le cognassier; ce fourreau varie d'aspect suivant les arbres : noir et lisse sur le poirier et l'aubépine, il est entièrement pelucheux sur le pommier, enfin lisse d'un cùté et pelucheux de l'autre sur le cognassier. 3809. — Auricella F. — Semble peu commun; observé au Nizan, au Taillan, Saint-Médard-en-Jalles et Cestas : le fourreau en- mars et avril, sur Betonica officlnalis et sur Stachys recta; le papillon en mai, juin et juillet. 3810. — Ghamœdryella Stt. — Deux échantillons de — 385 - Bonnetan, en mai; le fourreau sur Teucrium chamœdvi/!i ; le papillon en juillet et août. 3818. — Gonizœ Z. — Observé assez souvent à Saint- Médard-en-Jalles, au Taillan et à Camarsac ; le fourreau en juillet, sur huila squarosa; le papillon en août. 3820. — Onosmella Bralim. — Un papillon 9 d'éclosion, le 10 juin 1901, d'un fourreau récolté à Bonnetan en mai. 3822. — Lineolea Hw. — Une demi-douzaine de fourreaux du Nizan, en mars, sur la bétoine; le papillon en juillet. 3829. — Troglodytella Dup. — Semble commun; le four- reau se trouve assez fréquemment en mai et juin, sur la millefeuille, la verge d'or, Pulicaria dijsenterica, mais surtout ^wvEiipaior'uim cannabinum : le papillon écloten juillet et août; Villeneuve, Créon, Citon-Cénac, Gazinet, S'-Médard-en-Jalles. 3830. — Invilœ Wocke. — Deux fourreaux recueillis à Soulac, en juin, sur Eupatorium cannabinum, ne donnent pas d'éclosion (Breignet); un papillon de Soulac, en juillet (?) (Gouin). 3840. — Murinipenriella Dup. — G. En avril et mai, dans les près bumides ; une vingtaine de fourreaux à Gazinet, sur le tronc et les brancbes d'un petit saule (Salix aurita?). 3845. — Cœspititiella Zell. — A G. En juin, à Gazinet dans la lande marécageuse, à Lacanau dans le marais parmi les joncs; le fourreau en juillet, sur les épis de Junciis. 3850. — Nutantella Mûhlig et Frey. — Plusieurs sujets en mai, à Bruges, Pessac, parmi les Silène inflata; le fourreau en juin et juillet, sur Silène inflata; deux sujets d'éclosion, les 6 et 10 juillet, de Soulac (Gouin). 3854. — Apicella Slt. — Le 7 juillet 1891, trouvé en nombre dans les bois, à proximité de la station de Sadirac, un petit fourreau dont la chenille mange la graine de Stellaria graminea (1). (1) M. Breignel a soumis ce fourreau à M. Constant qui lui a écrit que l'on ne connaissait, de la plante en question, que Coleophora apicella. Tome LXIX. 29 — 386 — 3860. — Diantlii H S. — Deux sujets en juin, à Soulac, sur la dune ; un fourreau en juin, sur Dianthus gallicus, donne le papillon quelques jours plus tard (Gouin). 3868. - Settari Wck. — T G. A Soulac, en juin et juillet; le fourreau en quantités sur Artemisia crithmifolia, en mai et juin (Breignet, Gouin). 3871. — Gnaphalii Z. — Deux papillons du 16 juin et 28 juillet, à Pessac, dans la lande : l'un le soir au crépuscule, l'autre le jour en battant (Brown); un en mai, à l^aint-Mariens (Gouin). 3881. — Argentula Z. — Le fourreau n'est pas rare, à l'arrière-saison, sur les têtes passées fleur de la millefeuille; un papillon en août à Gaudéran, plusieurs à Bruges en avril. 3891. — Artemisicolella JBruand. — Le 8 octobre 1892, trouvé un fourreau sur de l'armoise rapportée du Taillan le 4 septembre 1892; la chenille vivait encore à la date du 5 mars 1893, car le fourreau avait changé de place, mais n'a pas réussi (! !). 3893. ~ Virgaureœ Stt. — Le fourreau se trouve abon- damment à l'arrière-saison, sur les têtes passées fleur de Solidago virgaurea; le papillon en août et septembre, à Bruges, Gaudéran. 3904. — Lai'ipennella Zett. — ? 3908. — Flavaginella Z. — ? E. — ELACHISTINŒ. 416. — Stephensia SU. 3920. — Brunnichiella L. — Plusieurs papillons prove- nant de chenilles trouvées à Saint-Médard-en-Jalles, sur Clinopodium vulgare ; éclosions de juillet à septembre. 417. — Elachista Tr. 3926. — Ornithopodella Frey. — Un papillon le 9 juin, au Tourne (Gouin). — 387 — 3927. — Magnificella Tgstr. — Un sujet (Ô ?) parfaitement frais et beau, en mai, à Gazinet, le long- du ruisseau, courant sur une feuille d'aulne (Browri); un sujet à Cabanac, contre le tronc d'un chêne, près du ruisseau (Breignet). 3947. — Phalaridella Constant. — Landes de Gascogne, en avril et septembi'e; chenille à la fin de l'hiver, puis en juillet et aoîit, sur Phalaris arundinacea. 3949. — Subnigrella Dgl. — Un sujet de Caudéran en mars, un de Floirac en mai (Brown); un de Lormont en juillet (Gouin). 39o0. -- Nigrella Hw. — Un papillon (Ç ?) éclos de quel- ques brins de Poa an/ma, en juin (Brown); un sujet de Gabarret, en juin (Gouin). 3954. — Exactella H S. — Un papillon de Lormont, en mai (Gouin). 3956. — Stabilella Frey. — A G. De mars à mai et quel- ques échantillons de juillet à septembre, à Caudéran. 3981. — Tœniatella Stt. — Quelques sujets de Floirac, de janvier à avril; la chenille mine les feuilles de Brachypodiitm syli'alicum. 3983. — Chrysodesmella Zell. — Un papillon en juin, aux environs de Saint-Christophe-de-Double ; un d'éclosion d'une chenille trouvée au Thil, en avril (Brown) ; un sujet de Floirac, en juin (Gouin). 3984. — Gangabella Zell. — Un papillon en mai, à Cestas, le long du ruisseau. 3985. — Zonariella Tgstr. — Un papillon en mai, au Taillan; un en août, d'éclosion d'une chenille trouvée à Blanquefort, sur une graminée, le 2 août. 3992. — Utonella Frey. — Un papillon en juin, à Saint- Christophe-de-Double ; la chenille en mai, dans les feuilles de Carex glauca. 4000. — Biatomella Stt. — Un papillon Ô sur les côtes arides vis-à-vis de Ligneux, sur la rive droite du ruisseau, en mai. 4001. — Collitella Dup. — Trois papillons Ô et 9 en août et septembre, à Fargues-Saint-llilaire (Brown); un en mai, à Camarsac (Gouin). 4002. — Subocellea Steph. — Trois papillons entre le 10 mai et le 14 juin, à Floirac et à Bonnetan (Brown); un quatrième éciiantillon en juillet, à Gabarret (Gouin). 4008. — Cerusella Hb. — La chenille en août, sur le roseau, à Blanquefort, le long de la jalle; un sujet d'éclosiou, en septembre. 4010. — Rudectella Stt. — Deux papillons en juin et août, à Pessac et Fargues-Saint-Hilaire (Brown); un échantillon en juin, à Gabarret (Gouin). 4013. — Rufocinerea Hw. — T G. En avril et mai, dans les prés et les bois herbus. 4019. — Dispilella Zell. — Un papillon provenant de Soulac, sans indication d'époque (Gouin). 4020. — Dispunctella Dup. — Deux papillons en mai et juillet, du Haillan et de Gajac. 4024. — Argentella Clerck. — T G. Partout, dans les prés, les bois herbus, etc., de fin avril à fin mai. 4025. — Pollutella H S. — Deux échantillons en avril et octobre, de Cadaujac et de Pessac (Gouin). 4030. — Siibalbidella Schlag. — Trois échantillons, mais douteux, en avril et mai, de Cestas, Mérignac, Birac. XI. — GRACILARIID^. A. - GRACILARIINŒ. 420. — Gracilaria Z. 4040. — AJchimiella Se. — T G. Dans tous les bois de chênes, d'avril à septembre (deux éclosions) ; chenille sur le — 389 — chêne, d'abord de juin à août, puis en octobre et novembre. Un sujet éclos fin août 1(S96 se rapporte peut-être à la variété Rhodinella de H S. (?). 4044. — Stigmatella F. — T C. De mai à octobre (deux éclosions); hiverne et se reprend l'année suivante, même dès janvier; chenille en août, octobre et novembre, sur les saules et les peupliers. 4045. — Onustella Hb. — Plusieurs échantillons d'éclosion en juin, de chenilles trouvées sur l'érable le même mois. aj Gen. hibern. Fidella Reutti. — Quelques papillons en septembre, à Caudéran (Lafont-Feline) (Brown) ; un" sujet d'éclosion en mai, d'une chenille provenant de Cadaujac (Gouin) et trouvée sur des feuilles de houblon repliées. 4046. — Hemidactylella F. — Plusieurs papillons en septembre, de chenilles recueillies en août sur l'érable. 4050. — Falconipennella H. — Un papillon éclos en novembre, de feuille d'aulne rapportée de Blanquefort en octobre. 4051. — Oneratella Zell. — Un papillon en juin, à Facture, dans un bois humide (Gouin). 4032. — Semifascia Hw. — Papillon août et septembre; chenille en juillet, sur l'érable : Caudéran. 4054. — Populetorum Zell. — Trouvé deux cônes sur le peuplier blanc, à Arlac et Pessac, en juin et juillet : vides tous deux (!). 4056. — Elongella L. — C. De mai à juillet, puis en septembre et octobre ; hiverne et se reprend le printemps suivant (dès février); chenille sur l'aulne, dans une feuille enroulée, en mai et juin, septembre et octobre. 4059. — Tringipennella Z. — Une douzaine d'échantillons de Caudéran, Mérignac, Le Taillan, Floirac, en avril et mai, puis septembre (deux éclosions ?) ; chenille de mars à sep- tembre, minant les feuilles de Planlago lanceolata. — 390 — 4060. — Limosella Zell. — Un échantillon nnique des environs de Bordeaux, mais non éliqueté. 4063. — Syringella F. — T C. De mars à octobre (deux éclosions ou même trois ?), dans les jardins, le long des chemins, etc. ; la chenille au printemps et en été, sur le lilas, dont elle mine d'abord et enroule ensuite la feuille. 4069. — Phasianipeiinella Hb. — C. En août et octobre (deux éclosions !); chenille sur les Pobjgonum, les Rumex et l'oseille cultivée, en juillet, septembre et octobre, dans la feuille qu'elle plisse ou enroule (!). aj Ab. et gen. œst. Quadruplella Z. — S'obtient en août et les sujets non marqués à l'arrière-saison. 4071. — Auroguttella Steph. — C. En mai, puis de juillet à septembre, peut-être aussi en novembre (?) ou mars (?) ; chenille trouvée en juin, juillet, août et novembre, sur Hijpe- ricum perforatum, dont elle mine d'abord, puis enroule la feuille. Une 9 éclose en juillet varie par une taille plus petite et l'absence de la deuxième tache costale (!). 4075. — Ononidis ZoU. — Quelques échantillons dont un d'éclosion, de Caudéran et du Carbon-Blanc (Brown); Pessac (Gouin) ; en mai-juillet, août et septembre (deux éclosions !); la chenille trouvée en août, sur un Trifol'nim dont elle minait une feuille (!). Les deux générations diffèrent assez sensiblement pour la taille (les sujets de la première atteignent 7 ou 8 mill. d'envergure, tandis que ceux de la seconde n'en mesurent que 5 !). 4076. — Imperialella Mn. — Deux sujets' 5 en avril, à Bruges et à Floirac (Brown) ; deux autres de Lignan, en septembre (Gouin). 4079. — Kollariella Z. — Trouvé plusieurs feuilles minées et contenant la chenille, à Saint-Médard, en octobre; constaté plusieurs cocons, mais pas une éclosion. 4080. — Scalariella Z. — T G. Fin juillet, puis de sep- — 391 — tembre à novembre, à Pessac, Eysines, etc., parmi les herbes, clans les prés secs, sablonneux; chenille très commune en septembre, sous les feuilles de la Vipérine et de la Cynoglosse. 421. — Coriscium Z. 4082. — Bi'onfjniardelluin ( — a) F. — Une douzaine de sujets de divers points du département; fin avril à mi-juin, puis août et septembre (deux éclosions) ; chenille en mai (et juin ?), puis en août, sur le chêne. 4083. — Ciiculipennellum ( — a) ILb. — Une demi- douzaine de papillons, en juin, août et novembre; chenille en été et en automne, sur le troène, dans une feuille enroulée en cornet. 4085. — Sulphurellum IIw. — Deux échantillons en avril, à Gestas, le long du ruisseau, eil battant les buissons. a) Var. Aurantiellum Peyer. — Deux échantillons fin juin et mi-septembre, à Castelnau-de-Médoc et Bruges, dans les bois de chênes, en battant. (Al. ant. mu'ian.tacis vel cinnamomeis , fusco-punctalis.) 422. — Ornix Z. 4086. — Guttea Hw. — Quelques échantillons de Caudéran, en mai; chenille en juin et juillet, dans un repli à la face inférieure de la feuille du pommier. 4096. — Carpinella F'rey. — Plusieurs fois la chenille sur le charme, en octobre et novembre, mais jamais obtenu d'éclosion. 4097. — Anglicella Stt. — C. Avril-mai, août et septembre (deux éclosions!); Arlac, Floirac, Eysines, etc.; le long des haies d'aubépine; chenille en juillet (!) et en automne (!), sur Cratœgus monogyna et autres. 4098. — Avellanella Stt. — Sept papillons seulement d'éclosion, en mai, juin, juillet, août et septembre; mais la — 392 — chenille est commune sur les noisetiers, en été et en automne (!). 4100. — Torquillella Zell. — T C. Mars à mai, juillet à septembre; chenille de juin à octobre, snr le prunellier. 4103. — Betiilœ Slt. — Deux papillons éclos premiers jours de mai, de cinq chenilles trouvées en octobre, sur le bouleau, à Gazinet. 4104. — Anguliferella Z. — Un papillon en avril, à Cestas, en battant une haie d'aubépine (?). B. — LITHOCOLLETINŒ. 423. ~ Bedellia Stt. 4107. — Somnulentella Zell. — T C. Chenille de juin à septembre, sur nos deux liserons, Convolvulus arceiisis, Convolviilus sepium, très probablement aussi sur Convolvulus soldanella ; papillon de juin à novembre. 424. — Lithocolletis Z. 4108. — Roboris Z. — T C. Dans tous les bois de chênes; la chenille se trouve d'abord en juillet, puis en octobre et novembre; le papillon éclot et se prend d'abord en mars, avril et mai, puis en juillet et août. 4109. — Amyotella Dup. — A C. Se trouve en compagnie du précédent; papillon en avril et mai; chenille en octobre et novembre. 4110. — Ilortella F. — C. Se trouve en compagnie des deux précédents; papillon en avril et mai, puis en août; chenille en été et en automne. 4111. — Sylvella Hw. — Deux papillons éclos en avril et juin, de chenilles recueillies à Caudéran et aux environs de Libourne, en mai-septembre. — 3^3 - 411 i. — Abrasella Z. — Un papillon éclos du cliène, en mai 1888, appartient peut-être à cette espèce (?). 41 13. — Cramerella F. — T C. Le papillon de fin mars à mai, puis en juin et juillet; la chenille en été et en automne. 4116. — Teiiella Z. — A C. Fin mars et courant d'avril, à Caudéran et Citon-Cénac; quatre sujets éclos en mars et avril, de chenilles trouvées sur le charme, au Vigean, en octobre. 4117. — Heegeriella Z. — Sans doute commun en avril et mai, peut-être aussi en juillet (?); la chenille à Farrière- saison : Floirac, Le Haillan, Ressac, Léognan, etc. 4118. — Alniella Z. — Plusieurs sujets d'éclosion en mai et septembre, de chenilles recueillies en août et octobre, à Cestas et Gazinet, sur l'aulne. 4121. — Nigrescentella Logan. — Quatre échantillons seulement, de Hoirac, Ci ton et Sainte-Foy, en avril, juillet et septembre ; un d'éclosion de Floirac ; chenille sur Vicia sepium, medicago saliva. 4122. — Lautella Z; — Nombreux échantillons éclos en mars, avril et mai, de chenilles recueillies en avril et novembre, à Cenon, Floirac, Le Haillan, Citon-Cénac, sur le chêne blanc. 4125. — Ulmifoliella Hb. — Quatre échantillons d'éclo- sion ; un provenant d'une chenille recueillie en automne, sur l'orme, à Caudéran; les trois autres de chenilles du bouleau, à Gazinet; avril et mai. 4127. — Alnivorella Rag. — T C. Dans tous nos environs, à Pessac, Cestas, Citon, Gazinet, Bruges, etc. ; le pli sur l'aulne, à l'arrière-saison ; le papillon en avril et mai. 4129. — Spiuolella Dup. — Un papillon éclos le 2 mars, d'une chenille recueillie fin octobre, à Peseu, sur le saule cendré (détermination douteuse). 4132. — Cavella Zell. — T C. Sur le bouleau, à Gazinet; le papillon éclot en quantité au printemps, et en moins grand — 394 — nombre en juillet; la chenille se trouve en automne et en été, sur Betula alba. 413i. — Salicicolella Sircom. — Une demi-douzaine de papillons éclos lin avril et courant de mai, de feuilles de saule cendré rapportées d'Arlac et de Gazinet, en octobre et novembre; un de ces papillons a le trait blanc de la base du bord interne réuni au trait basilaire médian, à peu près vers son extrémité, comme chez Lith. viminetonim Slt. 4135. — Salictella Zell. — Un papillon éclos le 16 août 1886, d'une feuille de saule cendré recueillie à Arlac, le 3 du même mois. Est-ce bien Salictella, ou Duhitella ? 4138. — Manaii Zell. — Deux ou trois échantillons de Cenon, d'éclosion, du chêne blanc (?). 4140. — Cydoniella Frey. — T G. Le papillon dès le tout premier printemps; chenille en été et surtout en automne, sur le cognassier. 4141. — Gerasicolella H S. — Trouvé quelques mines en octobre, sur le cerisier, au Taillan. 4142. — Spinicolella Stt. — Plusieurs échantillons d'éclo- sion fin août, de feuilles de prunellier rapportées de Baurech et de Fargues-Saint-Hilaire, courant du même mois; plusieurs autres échantillons du Taillan, de Genon, Floirac, en juillet et août. 4143. — Concomitella Bnks. — T G. Papillon de février à juillet; chenille en été et en automne, sur le pommier, le poirier, le pêcher, etc. (Heinemann rapporte à Cydoniella les papillons éclos du poirier (!); ceux qui éclosent du pêcher n'ont pas reçu de nom spécifique distinct.) 4145. — Oxyacanthœ Frey. — T G. Depuis le tout premier printemps; chenille sur Cralœgus oxyacantha. 4146. — Pyrlvorella Bnks. — Une mine sur le poirier sauvage, en juillet 1912, dans le bois de Bidets (?). — 395 - il 47. — Mespilella Ilb. — Deux papillons éclos courant d'août, des feuilles de Sorbus torminalis rapportées du coteau de Cenon, le 5 du même mois. 4150. — Coryli Nicelli. — A G. Papillon en avril; juin d'éclosion; chenille sur le noisetier ; Baurech, Lignan, Floirac. 4151. — Cai'pinicolella Stt. — Six ou huit papillons éclos fm avril et courant de mai, de feuilles de charme rapportées de Casseuil, en octobre; se trouve également à Citon, Lignan, Floirac. 4154. — Distentella Zell. — T G. Papilbn en avril et mai, puis en juillet et août; chenille en juin et juillet, puis en octobre, sur les chênes. 4155. — Ilicifoliella Zell. — Plusieurs papillons éclos en février, mars et avril; environs de Bordeaux; chenille sur les chênes. 4157. — Laiitanella Schrk. — Semble peu commun; quelques papillons seulement sont éclos en mai et juillet, de plis trouvés en juillet et novembre, à Bouliac; observé le pli en août, à Baurech et Eysines ; chenille sur Viburnum lantana. 4159. — Joviella Gonstant. — Nombreuses mines récoltées de janvier à mars, sur Quercus ilex, a.ii\ Echoppes (domaine du Haut-Brion) ; plusieurs papillons d'éclosion des dites mines, en mars. 4163. — Parisiella Wck. — Semble peu commun et spécial aux coteaux de la rive droite, à Genou, Floirac, Baurech, en avril et mai (Brown) ; un sujet de Villeneuve (abbé Mège) ; Floirac et Lormont, en mai et juillet (Gouin). 4164. — Qiiercifoliella Z. — T G. D'abord de fin mars à mi-mai, puis de juillet à octobre ; chenille en septembre et octobre, sur Quercus Robur et pedunculata. 4165. — Messaniella Z. — T G. De lin mars à mai, puis de fin juin à mi-novembre ; la chenille abonde particulière- ment sur le chêne vert et le chêne liège. — 396 — 4166. — Platani Stgr. — T C. Le papillon de fin mars à mai, puis de fin juillet à fin septembre; chenille sur Plataniis orienlalis. 4168. — Delitella Z. — P C. Spécial aux coteaux de la rive droite, Floirac, Cenon, en avril et mai; chenille en automne, sur le chêne blanc. 4173. — Scopariella Z. — Spécial au littoral de l'océan; trois échantillons pris, entre le 28 juin et le 2 août, aux envi- rons d'Arcachon et d'Ares. 4182. — Corylifoliella Hw. — Observé maintes fois le pli sur l'aubépine, dans les haies, à l'arrière-saison ; plusieurs papillons du liaillan, Floirac, Pessac, en août. 4185. — Nicellii Stt. — Quelques sujets éclos en avril et mai, de feuilles de noisetier recueillies en octobre et novembre, à Cestas, Floirac, Léognan, Cenon. 4187. — Frœlichiella Z. — Une dizaine de papillons éclos en avril et juillet-août, de feuilles d'aulne rapportées d'Arlac, Blanquefort et Pessac ; chenille en septembre et octobre, sur l'aulne. 4189. — Stettinensis Nicelli. — Observé plusieurs mines de cette espèce sur des feuilles d'aulne provenant de Gazinet ; un seul papillon, en avril, provenant de l'une des mines recueillies à Gajac, en octobre; chenille sur l'aulne. 4190. — Klemannella F. — C. Le papillon en avril et mai, puis en juillet, le long des ruisseaux, parmi les aulnes; chenille en été et en automne, sur l'aulne. 4191. — Schreberella F. — A C. De mi-mars à mai, puis de mi-juillet à fin septembre; chenille très commune, surtout sur les repousses d'orme, mais elle est la plupart du temps ichneumonée. 4193. — Tristi'igella Hw. — P C. Six à huit papillons éclos en avril, puis en septembre, de plis recueillis à Caudéran et à Arlac, premiers jours de septembre, puis en octobre — 397 - (Brown) ; un papillon en mai, à Floirac (Breignet) ; un papillon le 16 mai, à Saint-Mariens (Gouin). 4195. — Scabiosella Dgl. — Quatre ou cinq mines (deux chenilles ?) en septembre, au Thil. 4196. — Trifasciella Ihv. — T G. De fin février à mai, puis de fin jiiillel à fin novembre; chenille en été, en automne et en hiver, sur le chèvrefeuille des bois. A probablement trois éclosions par an, comme le dit Stainton (1). 4199. — Pastorella Z. — Un papillon éclos en octobre, d'une mine recueillie sur Salix alba, en septemjjre, à la jalle de Blanquefort; un second sujet éclos en septembre, d'une mine de Bruges recueillie en septembre. 4202. — Apparella II S. — T G. Le papillon éclùt fin juin et premiers jours de juillet, puis fin août et septembre; cette secondé génération hiverne et se prend fréquemment, la nuit, autour de la lampe; chenille en juin et en août, sur Populus nigra et Alba. 4204. — Comparella Z. — Plusieurs éclosions en juin, de mines provenant du peuplier : La Souys, Floirac, Gazinet ; chenille sur Populus alba. 426. — Tischeria Z. 4209. — Complauella 11b. — G. Dans tous les bois de chênes, d'abord d'avril à juin, puis de juillet à septembre; la chenille sur le chêne blanc. 4210. — Dodonaea Stt. — Quelques sujets pris au vol ou éclos en mai, juillet et août, à Gazinet, au Haillan. 4211. — Decidua Wck. — Nombreuses mines recueillies (1) Chez cinq échanlillons éclos courant de mars, de feuilles recueillies en décembre, les ailes supérieures sont entièremenl noirâtres, avec deux bandes blan- ches transverses (une médiane, une extra-hasilaire) et trois traits virgulaires, dont deux à la côte (l'un apical, l'autre anle-apical) et un au bord interne, faisant face au premier costal, les atomes noirs envahissant toute la surface de l'aile 1 — 398 — à Cestas, au Taillan, Gazinet, Pessac, Floirac, Blanquefort, etc., sur le chêne blanc, en septembre et octobre; pas une' éclosion. 4212. — Marginea Hw. — G. En avril, mai, août et septembre ; chenille tout l'hiver, puis de juillet à septembre, sur les ronces et le framboisier : Fargues-Saint-Hilaire, Le Thil. 4213. — Heinemanni Wck. — Trouvé la chenille dans sa mine en assez grand nombre, sur l'aigremoine, à Floirac et à Génac, en septembre et en octobre; bien plus rare en juillet, à Bouliac; quelques papillons éclos en août, de plis de l'aigre- moine rapportés de Blanquefort. 4214. — Gaunacella Dup. — Quelques sujets d'éclosion en avril et mai, du prunellier; trois sujets éclos en mai, d'autant de chenilles trouvées en octobre, sur le prunellier, ne mesurant que 4,5 mill. environ d'envergure, tandis qu'Heine- mann donne à (iaunacella de 6,23 à 7,9 mill. (! ?). 4216. — Angusticolella Dup. — T G. Sur les haies, dans les jardins et dans les bois, en mai, juin et juillet; chenille d'octobre à mars, puis en juillet et août, sur les rosiers et les églantiers. XII. — LYONETIIDiE. A. - LYONETIINŒ. 427. — Lyonetia Hb. 4217. — Clerckella L. — Nombreux sujets d'éclosion en mai, septembre et octobre (Brown); Cadaujac, Eysines (Gouin); chenille d'avril à octobre, sur le pommier, le bouleau, le cerisier. 4219. — Prunifoliella Hb. — Gapturé ou obtenu d'éclosion un assez grand nombre de papillons, en août, septembre, octobre et novembre ; trouvé plusieurs chenilles sur un prunel- — 399 — lier, dans une haie, en août, et une chrysalide sous une feuille du même arhre, en novembre. Les échantillons entièrement blancs m'ont paru appartenir à l'éclosion estivale, ceux à côte noire à l'éclosion automnale (?). B. — PHYLLOCNISTINŒ. 429. — Phyllocnistis Z. 4224. — Suffusella Z. — Extrêmement commun, partout, toute l'année (de février à octobre); recueilli la chenille en juillet et août, sur les peupliers pyramidal et Ijlanc. 4226. — Saligiia Z. — Pris au vol d'avril à novembre une vingtaine de papillons ; environs de Bordeaux. 430. — Cemiostoma Z. 4227. — Susinella H S. — Plusieurs papillons d'éclosion entre le 10 et le 13 juillet, de chenilles trouvées en juin, à Gazinet, sur le tremble (Brown); un sujet de La Bastide, en juin (Gouin). 4228. — Spartifoliella Hb. — Pris deux papillons en juillet, au Mouleau ; très commun à Soulac, parmi les genêts, en juin (Breignet, Gouin). 4230. — AVaileselIa Stt. — Capturé quelques papillons en juin, à Bijoux, commune de Birac, dans le Bazadais, parmi des ton (f es de Genista tinctnria sur lesquelles vit la chenille. 4235. — Lotella Stt. — A G. Becueilli la chenille de juillet à octobre, sur les Lotus corniculatiis et tiHginosu.s; éclosion en mai et juin, puis en août. 423G. — Scitella Z. — T G. Le papillon d'avril à août; la chenille d'avril à septembre, sur l'aubépine et les pommiers sauvage et cultivé. 4237. — Liistratella H S. — Six papillons d'éclosion fin mai et premiers jours de juin, de chenilles rapportées de Gazinet, en novembre, de feuilles de millepertuis. — 400 — 431. — Bucculatrix Z. 4238. — Thoracella Thnbg. — Observé en septembre et octobre 1889 plusieurs mines vides sur Tilia europœa, à La Tresne. 4239. — Cidarella Z. — Obtenu une demi-douzaine de papillons en avril et mai, de chenilles recueillies sur l'aulne, d'août à octobre (Brown); deux sujets en avril, en battant les aulnes (Breignet, Gouin). 4241. — Ulniella Z. — Sans doute commun (!); obtenu ou capturé un certain nombre de sujets de mars à mai, puis en juillet; la chenille en juin, juillet, septembre et octobre, sur l'orme et le chêne; Bonnetan, Cestas, Le Ilaillan (Brown); Floirac (Breignet); Pessac, Saint-Mariens (Gouin). 4242. — Cratœgi Z. — T C. Papillon de fin avril à août; chenille en mai, juillet, août et septembre, sur l'aubépine et le poirier sauvage. 4243. — Myricœ Rag. — Deux sujets d'éclosion en juillet, de quelques chenilles trouvées en juin précédent, à Cestas, le long du ruisseau, sur Myrica gale (Brown); un échantillon douteux (Gouin). 4244. — Demaryella Dup. — Quelques sujets d'éclosion, de chenilles trouvées sur le bouleau, à Gazinet. 4248. — Boyerella Dup. — A C. Papillon de fin avril à mi-août, en battant les haies et les branches basses des ormeaux; Caudéran, Pessac, Branne, Floirac, etc. 42.58. — Frangulella Goeze. — T C. Deux générations; papillon en avril-mai, juillet et août; chenille en juin, septembre et octobre, sur la bourdaine (Rhamnus frangula). 4261. — Artemisiœ H S. — Paraît commun; le cocon se trouve en juillet et septembre, sur Artemisia campestris et crilhnûfolia, à Eysines, Le Taillan et Soulac; le papillon commun à Soulac, dans les dunes, autour des Arlemisia crithmifolia (Gouin). — 401 — 4270. — Nigriconiella Z. — Quelques papillons à Cau- déran, dans un jardin, en avril et mai; la chenille en mars, même localité, sur Chrysanlhemum leucanthemum. 4272. — Cristalella Z. — Trois sujels 6 capturés au coucher du soleil, à Caudéran, en avril, appartiennent proba- blement à cette espèce (?). 433. — Opostega Z. 4278. — Salaciella Tr. — Capturé plusieurs fois cette espèce en mai et juin, dans la lande, le jour et au crépuscule; le soir, dans les appartements, autour de la lampe, à Caudéran. 4282. — Crepusculella Z. — A R. Trois échantillons en mai, à Floirac et Saillans ; un à Floirac, en juin (Brown) ; deux échantillons août et septembre, Pointe-de-Grave et Pessac (Gouin). Xm. — NEPTICULID^. 435. — Nepticula Z. 4289. — Pomella Vaughan. — Nombreux papillons d'éclo- sion de la deuxième quinzaine d'avril aux premiers jours de juin et fin d'août; chenille en quantité sur les pommiers, mi-juin à mi-juillet et de fin octobre à fin novembre; un cocon trouvé dans le courant de l'automne, sur une feuille de pommier, a donné son papillon en avril de l'année suivante. 4290. — Ilicivora Peyer. — Quelques échantillons d'éclo- sion en mars, mai et juin, provenant de chenilles récoltées en janvier, sur le chêne vert. 4291. — Pyginœella Hw. — Obtenu en avril et juillet plusieurs sujets d'éclosion; la chenille en juin et septembre, sur l'aubépine : Mérignac, Le Haillan, Saint-Médard-en-Jalles, Cestas. 4293. — Atricapitella Hw; — T C. D'avril à juin; chenille en juin et novembre, sur le chêne blanc. Tome LXIX, 30 — 402 — 4294. — Ruflcapitella IIw. —, T C. Comme l'espèce précédente. 4296. — Samiatella H S. — Quelques sujets d'éclosion en avi'il et mai, de chenilles recueillies en novembre, sur le chêne blanc. 4297. — Basiguttella Hein. — G. Bivoltin; le papillon en mai et premiers jours de juin; la chenille en octobre et novembre, sur Quercus pedunciiiala et lozza; Pessac, Bruges, Gazinet, Saint-Médard-en-Jallés; cette espèce se rencontre surtout sur la rive gauche de la Garonne, dans la région landaise du déparlement. 4301. — Viscerella Stt. — C. Sur l'ormeau, à Caudéran ; quelques éclosions en mai et juin, de chenilles trouvées en octobre et novembre; un sujet éclos en juillet, d'une chenille trouvée en juin de la même année; l'espèce est donc bivoltine chez nous; la mine est loin de présenter constamment la forme spéciale qu'indique le nom spécifique proposé par Douglas. 4302. — Anoinalella Goeze. — ï C. Dans les jardins et le long des haies; la chenille en juin, novembre et décembre, sur les rosiers et les églantiers; papillon de fin mars à mi-mai et de fin juin à fin juillet; le cocon se trouve en juin et juillet, à la base du pétiole des i'euilles minées, parfois même sur la nervure médiane de la feuille elle-même, en dessus. 4306. — ïiliœ Frey. — Quelques mines, mais vides, en octobre 1899 et septembre 1900, à La ïrave, le long du Giron, sur Tilia europœa; comme cette localité est la seule de notre département où cet arbre croisse à l'état spontané, il est peu probable que l'on rencontre ailleurs cette espèce. 4311. — Pyri Glitz. — Quelques chenilles vertes, trouvées à Peseu et à Gestas, sur le poirier sauvage, appartenaient peut- être à cette espèce ; malheureusement, pas une n'a donné son papillon (!). 4312. — Oxyacanthella Stt. — Quelques papillons seule- — 403 — ment éclos fin avril et mi-mai, de chenilles trouvées en certain nombre eu octobre et novembre, sur l'aubépine et le pommier sauvage; espèce bivoltiue, suivant Staintonet Heinemann.' 4315. — Siiberivoi'îi Stt. — Un papillon éclos le 10 mai 1887, d'une chenille trouvée le 6 mars précédent, à Verteuil, sur le chêne vert, appartenait peut-être à cette espèce (!); observé la chenille en quantité à Floirac, sur des jeunes chênes verts, le 8 mars 1887, ainsi que plusieurs mines vides au Jardin-Public (lo Bordeaux. 4317. — Aceris Frey. — Un papillon unique d'éclosion, probablement dans le courant de novembre, d'une chenille trouvée le 15 octobre de la même' année, sur l'érable, à Caudéran ; mais si toutes les mines vides observées sur cet arbre se rapportent à cette espèce, elle est commune et itivoltine. 4318. — Regiellîi H S. — Trois sujets d'éclosion, de chenilles recueillies à Pessac, en août (Brown). 4320. — Pretiosa Hein. — (?) Le l^'' septembre 1903, en juillet et août 1904, enfin en juillet 1905, trouvé à Floirac, sur Geum urhanum, plusieurs mines vides la plupart; un seul papillon éclos en juillet 1904, mais malheureusement échappé. Est-ce Pretiosa ? Est-ce Gei ? Peut-être cette dernière espèce. 4322. — Œneofasciella H S. — (?) Trouvé fin mai et premiers jours de juin, quelques chenilles, sur Potentilla splendens (?), à Saint-Médard-en-Jalles ; deux papillons sont éclos fin juin et premiers jours de juillet. Je n'ose affirmer q-ue je suis en présence A' OEneofasciella (les auteurs n'indi- quant aucune nepllcula sur Potentilla splendens !), mais c'est, à coup sûr, la plus belle nepticnla que j'aie encore rencontrée; elle a la livrée û'ixna micropleri/x. , 432i. — Gei Week. — (?) Voir n" 4320, Pretiosa. 4325. — Niteiis Foloone. — Quelques échantillons éclos d'août à novembre, de chenilles trouvées de juillet à octobre, sur l'aigremoine. L'autonomie de cette espèce est douteuse ; — 404 - Rebel se demande si elle est bien distincte de fragariella et, pour ma part, je confesse que je ne réunis pas à la difTérencier à'Aurella; un pied d'aigremoine, que j'avais en pot dans mon jardin, à Caudéran, et qui était parfaitement indemne, a été envahi par la chenille du jour où je l'ai transporté dans le voisinage immédiat d'un buisson de ronce nourrissant la chenille A'Aurella. 4326. — Tormentillella H S. — (?) Quelques mines vides et quelques chenilles, sur Tormenlilla erecta, à Pessac, le long du Peugue, et à Toctoucau; mais n'ai pu obtenir l'éclosion du papillon, d'où doute quant à l'espèce (!). 4328. — Splendidissimella H S. — Un sujet unique éclos fin janvier 1886, d'une chenille trouvée en octobre 1885, à Caudéran, sur la ronce, et mise en cocon le 22 du même mois. 4333. — Aurella F. — T C. Noté la chenille de tous les mois de l'année, même ceux d'hiver, excepté mai et août, peut-être par omission, sur la ronce et le framboisier; le papillon d'éclosion dans tous les mois, excepté juillet, août, septembre et décembre. Stainton donne à cette espèce de 6,7S à près de 8 mill. d'envergure; les échantillons de la Gironde n'ont jamais dépassé 5 mill., deux d'entre eux même ne mesurent que 4,23 et 4,S0 mill. 4340. — Gratiosella Stt. — Trois papillons d'éclosion le 5 mai et le 9 juin 1888 et le 4 juin 1899, de chenilles trouvées mi-octobre et, sauf erreur, fin mai, à Caudéran et Mérignac, sur l'aubépine. 4341. — Ulmivora Pologne. — G. La chenille en octobre et novembre, sur l'orme; le papillon de mi-mai à mi-juillet. Stainton donne à cette espèce de 3,50 à 6,75 mill. d'envergure ; ceux de la Gironde ne mesurent que 4 mill. à peine. 4342. — Prunetorum Stt. — C. Une douzaine de papillons éclos entre le 15 février et le 12 avril 1903, de nombreuses chenilles trouvées, dans les premiers jours d'octobre 1904, sur le prunellier, à Saint-Médard-en-Jalles. — 405 — 4346. — Marginicolella Stt. — C. La chenille en octobre et novembre, peut-être aussi en juin, sur l'orme; le papillon en avril et mai et probablement de nouve'au en été (l'espèce est bivoltine, suivant Stainton) ; Caudéran, Blanquefort, Floirac, etc. 4348. — Alnetella Stt. — Plusieurs fois rencontré la mine de cette espèce, quelquefois avec la chenille dedans, à l'arrière- saison, mais pas obtenu Fe'closion du papillon. 4352. — Centifoliella Z. — Le papillon m'est éclos de fin février à mi-mai, puis mi et fin juin et juillet, de chenilles trouvées premiers jours de juin, puis en octobre et novembre, à Caudéran, sur les rosiers; à Bruges. Saint-Médard et Floirac, sur les églantiers, dans les haies. 4354. — Microtheriella Stt. — Trouvé plusieurs fois dans le courant de l'automne, sur le noisetier et sur le charme, des mines généralement vides, se rapportant à cette infiniment petite espèce (le plus petit des lépidoptères connus); quelques papillons avril et mai 1908 et 1913; Floirac, Cenon. 4356. — Betulicola Stt. — Je rapporte à cette espèce plusieurs papillons (une trentaine environ), éclos de fin avril à premiers jours de juillet, de chenilles recueillies en octobre et novembre, sur le bouleau, à Pessac, Cestas et Gazinet; espèce probablement commune (1). 4358. — Plagicolella Stt. — C. La chenille de mai à novembre, sur le prunellier; le papillon de juin à septembre; Caudéran, Hoirac, Blanquefort, Saint-Médard-en-Jalles, etc. 4359. — Ignobilella Stt. — La chenille abonde, en octobre et novembre, et je crois l'avoir prouvée aussi en mai et juillet (deux fois seulement), sur l'aubépine; quelques éclosions en avril et mai (Brown). (1) Bien que je ne sois en mesure de signaler qu'une espèce du bouleau, nous en avons certainemenl au moins deux, peut-être trois ou quatre, mais je n'ai encore obtenu Féclosion que d'une seule. Ayant observé des bouleaux aux environs de la station du Nizan, dans le Bazadais, je suis allé les explorer, mais n'en ai rapporté que des mines vides ; je l'ai d'autant plus regretté que quelques-unes d'entre elles m'ont paru différentes de celle de Gazinet ! — 406 — 4368. — Helianthemellîi H S. — Trouvé plusieurs mines maliieureusement vides (!), en juin, à Gazinet, sur Helian- themum ali/ssoîde. 4372. — Freyella Ileyd. — Trouvé un certain nombre de chenilles sur ConvolvuUis sepium et arvensis, dans un jardin à Caudéran, au printemps, en juin, puis d'août à-octobre; deux papillons seulement éclos le 3 et le l.'i mai 1893. 4377. — Castîuiella Slt. — (?) Trouvé maintes l'ois la mine vide, notamment à Cestas, sur le châtaignier, de sorte que je ne puis dire si c'est bien la mine de cette espèce ou celle de Samiatella qui, suivant Ileinemann, vivrait également sur le châtaignier (!). 4378. — Malella Stt. — Trouvé, abondamment en août et septembre, plus rarement dans le courant de l'été, sur le prunellier, une chenille que je rapporte provisoirement à cette espèce; mais le papillon ne m'est jamais éclos et je n'ai jamais rencontré la chenille sur le pommier (!). 4379. — Agrimoniœ Stt. — En juillet 1888, une dizaine de mines dont deux contenant la chenille, sur l'aigremoine, aux environs de Sainte-Foy-la-Grande ; un papillon 9 éclos ie 19 août suivant; trouvé également la chenille dans le courant de l'automne 1902, à Blanquefort. 4380. — Atricollis Stt. — (?) Obervé le long du Peugue, entre Pessac et Gazinet, sur le pommier sauvage, dans les bois, plusieurs mines qui m'ont paru être celles de cette espèce; quelques chenilles que j'ai trouvées m'ont paru être plus vertes que celle figurée par Stainton; aucun papillon ne m'est éclos (!). 4381. — Angulifasciella Stt. — La chenille est on ne peut plus abondante d'octobre à décembi-e, sur les églantiers, au Taillau, Saint-Médard, Cenon, 'Floirac, etc., mais aucune éclosion (!). 4382. — Rubivora Wck. — La chenille en certain nombre sur la ronce, en octobre, à Saint-Médard-en-Jalles, Blanque- -:- 407 ^ foii, Pessac et Cenon ; quelques papillons éclos fin mai, courant de juillet et premiers jours d'aoîit. 4387. — Salicis Stt. — T C. Facile à réussir et bivoltin; chenille de mai à novembre, snr S alix cinerea et alba; papillon de mi-mai à fin août; partout. 4388. — Siibei'is Stt. — (?) Quelques mines à Saint- Médard-en-Jalles et à Blanquel'ort ; deux ou trois papillons d'éclosion, eu juillet et août. 4390. — Floslactella IIw. — • A maintes reprises, observé la chenille en nombre sur le noisetier, à Caudéran, Eysines, Floirnc, (Jiton et surtout (Jasseuil, en oct(3bre, peut-être aussi en mai, mais n'ai encore obtenu que deux ou trois cocons et jamais le papillon (!). 4393. — Cîii'piiiella Hein. — Je rapporte provisoirement à cette espèce quelques mines et un bien petit nombre de chenilles trouvées sur le charme, au Tondu, Floirac et Casseuil (?). 4394. - Atterima Wck. — Le 23 février 1912, je trouve dans mes boîtes un papillon éclos d'une chenille trouvée en octobre 1910, aux Echoppes de Haut-Brion, sur l'aubépine (papillon très petit ; bande transverse elTectivement bien indistincte; tête noire, mais non le thorax ! ?). 4395. — Septeinbrella Stt. — Un papillon éclos en avril, d'une chenille trouvée en mars de la même année, à Gazinet, sur un Hypericum qui était peut-être humifusum; quatre autres papillons éclos en septembre, d'un Hypericum difTérent de celui de Gazinet, rapporté de Floirac, en août. 4396. - Catharticella Stt.'— En octobre 1904, trouvé quelques chenilles de cette espèce sur Rhamnus cathartica, à Saint-Métlard-ea-Jalles, parmi d'assez nombreuses mines vides dont quelques-unes, vieilles et sèches appartenaient manifes- tement à une génération estivale ; aucune éclosion. 440i. — Trimaculella Hw. — Un papillon éclos en mai 1880, de l'une des quatre chenilles trouvées mi-octobre 1885, à Caudéran, sur le peuplier pyramidal; un second échantillon éclos en juillet 1886, d'une chenille trouvée le 13 du même mois, sur le même arbre; l'espèce est donc bivoltine. 4408. — Subbimaculella Hw. — La chenille très com- mune de fin octobre à premiers jours de décembre, sur le chêne; le papillon obtenu trois fois d'éclosion en juin, capturé plusieurs fois sur des feuilles de chêne (Brown) ; trois échan- tillons à Floirac, en juin (Gouin). a) Var. Albifasciella Hein. — Un sujet unique, d'éclosion en mai, d'une mine trouvée en novembre de l'année précédente, sur un chêne (?). 4412. — Cryptella Stt. — Un papillon pris au vol, au coucher du soleil, à Caudéran, le 8 juin 1883, se rapporte peut-être à celte espèce (!). 4418. - Cistivora Peyer. — A quatre reprises (avril 1885, mars 1886, avril 1888), observé la mine généralement vide de cette espèce, en quantité, sur Cislus salvifolius, à La Teste et à Arcachon; aucune des quelques chenilles rapportées n'a donné son papillon (!). iXIV. — TALiïlPORID^. 438. — Talœporia Hb. 4423. — Tubiilosa Retz. — Région landaise du départe- ment; Pessac, Le Taillan, semble peu commun; fourreau au printemps, contre le tronc des pins et les tiges de bruyères; papillon fin juin. 439. — Bankesia Tutt. 4426. — Staintoni Wlsghm. — Un sujet le 6 mars 1878, à Cazaux, près de l'étang, le long d'un chemin. 442. — Solenobia (Dup ) Z. 4444. — Wockii Hein. — Plusieurs exemplaires $ et 9 à Caudéran, en juillet; le fourreau en juin. — 409 — XV. - TINEID^E. B. — OCHSENHEIMERIINŒ. 415. — Ochsenheimeria Hb. 4467. — Taurella SchilT. — Un sujet Ô en juin 1869, à Cussac; un Ô au Verclon, en septembre 1878; enfin, une 9 en juin 1893, à Lanton, sur les bords du bassin d'Arcachon ; chenille d'octobre à mai, dans et sur les tiges du seigle (Hein.). 4469. — Birdella Curt. — Un sujet Ô d'Eysines, en juillet (Gouin). C. - ACROLEPIINŒ. 446. — Acrolepia Curl. 4477. — Fiiniociliella Mn. — Un sujet 9 à Baurech, en juin, en battant une haie (Breignet); un sujet 6 le 31 mai, à Bruges, dans un bois (abbé Moureau). 4480. — Assectella Z. — T C. Notamment dans les jardins potagers, à partir de juillet jusqu'au printemps suivant; chenille aoiit et septembre, sur le poireau. 4484. — Pygmœana H\v. — T C. A partir de novembre jusqu'au printemps suivant, sur Solanuin dulcamara. 4486. — Granitella Tr. — A C. Papillon à partir de juin jusqu'au printemps suivant; chenille en mai, dans la feuille (Vlini/a dysenterica. G. - TINEINŒ. 452. — Narycia Sleph. 4497. — Monilifera GeofTr. — Un sujet Ô le 6 juin 1884, à Caudéran (Brown). 453. — Diplodoma Z. 4499. — Marginepunctella Steph. — A B, Un sujet en — 410 — mai 1868, à la lande d'Arlac, le long du Peugue, en imitant un buisson (Brown) ; un sujet en juin 1898, à Baurech (Gouin). 4(30. — Scardia Tr. 4520. — Boleti Fabr. — Un sujet Ô à P'ioirac, en août, en chassant à la lanterne; une trentaine d'éclosions, de plusieurs chenilles trouvées le 26 juin 1898, entre Saint-Aubin et Le Thil, dans des bolets croissant contre le tronc (la. souche) d'un pin coupé (Bro\yn). 464. — Monopis Hh. 4529. — Imella Hb. — Une douzaine d'échantillons à Caudéran, à la lampe, en juin, août et septembre (Brown); deux sujets à Soulac,' en avril et mai (Breignet); la femelle trouvée le 3 mai, en train de pondre, sur un débris d'oiseau de mer en décomposition sur la dune. 4530. — Nigi'icîintella Mill. — Un sujet unique de Soulac, en mai 1894 (Gouin). 4533. — Ferruginella Hb. — Une trentaine d'individus, des derniers jours de mai à fin octobre ; Caudéran (Brown) ; Villeneuve-de-Blaye (abbé Muge); Bordeaux-ville (Breignet); Gabarret (Gouin). 4537. — Rustlcella Hb. — A B. Un sujet en juin, aux environs de Sainte-Foy-la-Grande, dans un bois de chênes (Brown); deux sujets en mai et juin, à Floirac et Gabarret (Gouin). 465. — Trichophaga Rag. 4539. — Tapetzelia L. — Se prend assez communément dans les appartements, à Bordeaux-ville et Caudéran, en mai, juillet et septembre (Brown, Breignet); cinq sujets en juin, à Soulac (Gouin) (i). (1) La chenille a été trouvée auli'el'ois en qnanlilé par M. Brown, dans les « pelotes de réjeclion » des Rapaces nocturnes, au pied des ro.cliers, à Floirac, à l'arrière- — 411 — 460. — Tinea Z. 4544. — Corticella Cvirl. — Un sujet unique le 3 sep- tembre 1894, à Caudéran, pris probablement à la lumière par M. Lawson fils cadet. 454.5. — Parasitella Ilb. — Trois échantillons fui mai et première quinzaine de juin, à Cestas, contre le tronc des chênes; un échantillon de Caudéran (Brown). 4532. — Mendicella Ilb. — Deux sujets, un 5 et une 9, en août, à Caudéran; une 9 en juillet, contre le tronc d'un vieux chêne, le long du Peiigue (Brown). 4555. — Granella L. — T C. Fin mars à fin décembre, dans les appartements, les chais et en chasse; chenille trouvée dans une pelote à épingles dont elle dévorait le son, dans un champignon amadou, des pommes desséchées et une plaque de liège. C'est cette chenille qui est si redoutée dans les celliers et caves de la ville, oîi elle dévore et perce les bouchons de bouteilles, occasionnant la perte ou la détérioration du contenu ; mais elle n'exerce ses ravages que dans les celliers secs, paraît-il. Le papillon varie assez sensiblement pour la taille; quelques sujets, faute de nourriture suffisante, demeurent très petits. La 9 est toujours plus grande et mieux marquée que le Ô (!). 4556. — Cloacella Hw. — Un sujet en juin 1886, à Caudéran, dans un appartement, volant vers les 5 h. 1/2 (Brown). 4558. - Caprimulgella H S. — Un sujet Ô le 22 juin 1884, à Castelnau-de-Médoc, contre le tronc d'un chêne, dans les bois (Brown). 4564. — Pustiilatella Z. — Un papillon le 21 juin 1896, h Caudéran, le soir, dans un appartement (Brown). saison. Les éclosions eurent lieu pi-eniiei's jours de noveinbi-e, puis de fin mars à juillet de l'année suivante. — 412 — 4S67. — Nigripunctella Hw. — Plusieurs échantillons de Caudéran, dans les apparlements ; de Cestas, en battant, en mai et juin (Brown) ; un échantillon de Lormont, en juillet (Gouin). 4573. — Atrifasciella Stgr. — Quatre échantillons en juin 1901, à Talence (Gouin). 4574. — Angustipennis H S. — Un sujet Ô en septembre 1894, à Caudéran, à la lampe (Brown). 4579. — Fuliginosella Z. — Un sujet en mai 1898, à l'entrée du bois du Taillan, contre le tronc d'un pin; un second exemplaire en juin 1868, à la lande d'Arlac, en battant un buisson, le long du Peugue (Brown); chenille en février et mars, dans les feuillets des écorces du pin maritime (Lafaury). 4583. — Fuscipiinctella Hw. — A C. Dans les apparte- ments, les granges, etc. ; Bordeaux-ville, Caudéran, Cestas (Brown); Cenon (Gouin); de fm avril à premiers jours d'octobre. 458,4. — Pellionella L. — T C. Dans les appartements, greniers, garde-robes, etc., fin mars à fin septembre; chenille tout l'hiver (?), puis courant de l'été (juin !), parmi les vête- ments, les étoffes de laine, etc., dans im fourreau portatif qu'elle fixe aux murs et aux plafonds pour se chrysalider (!). 4596. — Lapella Hb. — Un sujet unique 9 du 25 avril 1886, dans les bois de chênes de Bruges. 460S. — Simplicella H S. — Un sujet 9 en juillet, à Caudéran, autour d'une lampe (Brown); un Ô en juillet, à une lampe électrique de Bordeaux (Breignet). •467. — Meessia Hofm. 4610. — Argent! maculel la Stt. — Un échantillon 6 en juillet, à Caudéran, dans un appartement (Brown); chenille sur les thalles stériles de Lecanora calcarea, des premiers jours de novembre à mai, juin et commencement de juillet; se chrysalide vers le 10 juillet; papillon fin juillet (Lafaury). — 413 — 469. — Phylloporia Hein. 4620. — Bistrigella Hw. — Deux fourreaux, découpés : l'un dans une feuille de pommier, à Caudéran, en juin; le second, dans une feuille de prunellier, de Bruges, en sep- tembre, n'ont malheureusement rien produit (!) ; peut-être appartenaient-ils à cette espèce (!); cependant, Stainton et Heinemann n'indiquent cette espèce que du bouleau. 470. — Oinophila Steph. 4621. — V. flavuin Hw. — Plusieurs sujets de Caudéran, dans un appartement (Brown) ; Bordeaux- ville, dans une cave du Cours d'Alsace (Gouin). 471. — Tineola H S. 4624. — Biiselliella Hummel. — T C. D'avril à octobre, dans les appartements; la chenille vit aux dépens du crin des meubles, qu'elle crible de trous. 477. — Incurvaria Hw. 4660. — Provectella Heyd. — Dix-huit échantillons, tous d'éclosion, provenant de fourreaux recueillis contre le tronc et les branches basses d'un néflier (Mespilus germanica) (deux cependant sur un cognassier), dans un jardin, à Caudéran; fourreau en mars et avril; papillon en mai (!). En 1885, M. Brown, croyant être en présence d'une espèce nouvelle, l'avait décrite dans les P.-V. de la Société Linnéenne de Bordeaux sous le nom de Mespilella. Cette espèce étant peu connue, nous croyons bon de redonner cette description : « Envergure : Ô 16 mill., 9 1'^ à 18 mill. Les quatre ailes noirâtres, à reflet pourpré (plus faible aux inférieures) avec une petite tache triangulaire d'un blanc jaunâtre vers les deux tiers du bord interne des supérieures ; frange, thorax, abdomen concolores; poils de la tête ferrugineux; antennes rugueuses, - 414 - annelées de noir et do blanc. Dessous des quatre ailes entiè- rement d'un noirâtre luisant, avec la tache des supérieures à peine indiquée. Dessous de l'abdomen ])lanchâtre. La 9 dill'ère du 9, en outre de son envergure un peu plus forte, par la tache du bord interne prolongée jusqu'au milieu de l'aile ou même un peu au-delà et divisée sur le disque par les nervures, ainsi que par l'abdomen qui est noirâtre en dessous comme en dessus. Le fourreau, long de 8 à 10 inill., est droit, cylindrique, composé de soie blanche, et revêtu extérieurement de petits grains que nous supposons être les excréments de la chenille. Celle-ci nous est inconnue, ainsi que son genre de vie. La chrysalide est jaune et sort à moitié du fourreau pour l'éclosion de l'insecte. » 4668. — ŒhlmaniiioIIîi Tr. — Un sujet Ô en mai 1886, près de Viilandraut, ilans l'herbe d'une aulnaie (Brown); un second sujet en juin, à Gazinet (Gotiin.). 4674. — Muscalella F. — Quelques échantillons en avril, à Caudéran, Arlac et Cadaujac, contre les clôtures et en battant les haies, les fourrés (Doit être T G. '?). 4676. — Pectinea H\v. — Un sujet douteux de La Sauve, en avril 1906 (Gouin) (?). 478. — Nemophora Mb. 4678. — Swammerdaininella L. — Un sujet de Ville- neuve-de-Blaye (abbé Mège) (?) ; un second sujet, sans étiquette de localité (Gouin). 4680. — Panzerella 11b. — Fin avril et premiers jours de mai; Le Bouscat, Camléi'an, Pessac, Arlac (!). 4689. — Metaxella lib. — Première quinzaine de mai à premiers jours de juin; Floirac, Arlac, Cestas et dans le Bazadais (!). — 415 — H. — ADELIN.^. 470. — Nemotois IIIj. 4G93. — Latreillelus F. — Deux papillons à iMontagne, près Libourne, le 25 juin IS93, sur des fleurs de cardère (Gouin). 4G9G. — Ciipriacelliis llb. — Un sujet le 7 mai 1899, à Gazinet; un second de juillet, à Lourdes (Gouin). 4701. — Auricelliis Rag. — Trois sujets de Bruges et Caudéran, en août (Browu). 470G. — Violellus Z. — Un sujet le 2 i juin 1896, à La Bastide; un second sujet à Lignan, le 20 juillet 1897 (Gouin). 4708. — Miniinelliis Z. — Un échantillon Ô le 16 août 1888, dans un taillis de chênes, à Bruges (Brown). 4709. — Bai-batellusZ. — Un échantillon 9 le 8 juillet 1895, à Bonne tan (Brown). a) Var. Albiciuellus Stgr. — Un sujet Ô le 22 juillet 1886, dans la côte rocheuse de Bonnetan (Brown). 4710. — Duniei'ilielhis Dup. — A G. En juin et jnillet, à Eysines et Pessac. 480. — Adela Latr. 4713. — Vii'iilella Se. — R. Aux environs immédiats de Bordeaux; une dizaine d'échautillons de Caudéran, Bruges, Cestas, La Sauve, Créon, Castelnau-de-Médoc ; commun à Saint- Yzaus (Médoc), dans la garenne du domaine de Loudenne, en avril et mai ; six échantillons de Villeneuve-de-Blaye (ahbé Mège). 4717. — Croesella Se. — Quelques échantillons en mai, à Arlac, Cestas, Mérignac (Brown) ; Villeneuve-de-Blaye (ahhé Mège). — 416 — 4721. — Degeerella L. — T C. Dans tous les bois; fin mai à première quinzaine de juillet. 4733. — Australis H S. — T C. Dans les pentes méridio- nales de tous les coteaux de l'Entre-deux-Mers ; Floirac, La Tresne, Citon, Baurech, Branne, Boquebrune (Brown); La Sauve, Bellefond (Gouin) ; en mai et juin. Le 5 vole, par essaims, autour des buissons de sanguin, de troène et de Viburnum lansana; la 9 se tient, le plus souvent, immobile sur leurs feuilles (!). 4741. — Ruflmitrella Se. — Un sujet unique le 16 mai 1901, à Saint-Mariens (Gouin). 4748. — Fibiilella F. — Un échantillon le 13 mai 1879, à La Tresne, probablement dans le vallon, parmi les herbes, les broussailles (Brown); chenille à partir de juillet, sur Veronica officinalis, vit dans le jeune âge dans l'intérieur des capsules (Heinemann). XVII. - ERIOCRANTIDŒ. 482. — Eriocrania Z. [Microptei'ijx aul). 4752. — Subpurpurella Hw. — a) Var. Fastuosella Z. — C. En avril et mai, dans les bois de chênes, le jour en battant les branches basses de cet arbre, le soir voltigeant au crépuscule; Floirac, Bruges, Pessac, Le Taillan, Saint-Mariens (Brown); Villeneuve-de-Blaye (abbé Mège) ; Saint-Mariens (Breignet); La Sauve (Gouin). XVIII. — MICROPTERYGIDŒ. 483. — Micropteryx Hb. 47G0. — Thunbergella F. — Un sujet le 10 mai 1884, entre Aubiac et Mazères, le long du ruisseau, dans un bois, sur une feuille de charme (Brown). 4770. — Paykullella F. — Trois échantillons de Sainte- — 417 — Foy-la-Grande, en juin; vingt sujets, dont quinze sur une seule fleur d'églantier, en juin 1906, à Langoiran (Brown) ; quelques sujets à Villeneuve-de-Blaye (abbé Mège); trois sujets du 9 juin 1901, à Langoiran, Le Tourne (Gouin). 4779. — Ariincella Se. — Un sujet Ô en mai 1884, du Nizan ou de Mazères (Bazadais). 4782. — Calthella L. — Une douzaine de papillons sur les Heurs de renoncule et sur celles de caltha, à Léognan, en mai. — 418 ADDENDA l(io7. — Coucliylis Mulliciilana Z. — Un échanlillon unique en mai, à Eysines ((louin). Cette espèce n'a été enccu'O signalée de France que du côté des Alpes-Maritimes. 2871. — Recurvaria Naiiella llh. — Quelques échan- tillons 071 juillet 1916, sur les ormes du Jioulevard de ïalence ((iouin). 44-35. — Liiflia lapidella Goeze. — Un sujet unique d'éclosion, en juillet USi)7, à Bordeaux (Gouin). CORRTGENDA Paye 7!), n" 700. — Au lieu de Ahielclla, lire Miitatella Fnscii. Depuis ra|qiarilion de ce travail, ]\1. l'abbé de Joarinis ayant l'ait paraître nue uotice sur le £;enre Diorijctria, je lui ai l'ait parvenir les exemplaires de uia collection, ainsi que ceux de la coUectiou de M. Breignet. Après examen, M. de Joannis a reconnu que nos AhieteUa étaieut des Mutatella : mais, certai- nement, Aliicle/Ja doit se trouver dans nos landes girondines. TABLE DES MATIÈRES (ACTES 1915-l!)l(i) Pages, Beii.le (D'). — Paul de Loynes 5 Breignet. — Nolice nécrologique sur Hoberl Brown 61 CossMANN ET Fevrot. — Goiicliologie néogénique de l'Aquitaine (suile) 157 (JouiN. — Catalogue raisonné des Microlépidoptères observés en Gironde jusqu'en 1915 par R. Brown 65, 367 Lambert. — Révision des Echinides fossiles du Bordelais 13 QuEYRON. — Gaston Vasseur 153 EXTRAITS PROCÈS-VERBAUX Séances de la Société Linnéenne de Bordeaux 1915 PERSONNEL DE LA SOCIÉTÉ iIE. Bucarest AnuarulU MusenUii de Geologia si de Paleontologia. RÉPUBLIQUE Argentine. Buenos-Ayres Museo nacional de Historia natnral : Anales, Meinorias, Communicaciones. Russie. Helsingfors Societas pro fauna et flora fennica. KiEW Mémoires de la Société des Naturalistes de Kiew. PROCÈS-VERBAUX 15 Moscou Société impériale des Naturalistes de Moscou. Pétrograd Académie impériale des Sciences de Pétrograd : Publica- tions diverses. — Travaux du Musée botanique de l'Académie impériale des sciences. — *Acti Horti Petropolitani. — * Shedae ad herbarium florae rossicee. • — * Flora Siberiee et Orientis extremi. — Comité géologique de Pétrograd. — Horae Socielatis entomologicae rossicae. — Revue russe d'entomologie. Suède. LuND *Acta universitatis Lundensis. Stockholm Kungliga svenska Vetenskaps-AI dont il a été question dans notre dernière séance, M. Breignet estime qu'il serjit bon d'insérer sur les convocations la note suivante : « La Société Linnéenne a décidé d'exposer dans la salle de ses réunions un « Tableau d'honneur » où seront inscrits les noms des linnéens ayant obtenu des distinctions pendant la guerre 1914-1916. Elle serait reconnaissante à ses Membres ou à leur famille de lui faire parvenir tous les renseignements à ce sujet, avec le libellé de l'ordre du jour motivant la distinction. » La proposition de M. Breignet est adoptée. CORRESPONDANCE Lettre de M. Duvergier en réponse à nos condoléances. 11 est reparti pour le front et prie les membres qui lui auraient écrit et auxquels il n'aurait pas, par oubli, répondu de vouloir bien l'excuser. Circulaire du Ministère de l'Intérieur recommandant la prudence dans nos publications sur les sujets intéressant la défense nationale et en particulier les gaz asphyxiants, et demandant en outre de soumettre nos publications à la censure (Bureau de contrôle local). Bien que nous ne nous occupions de rien de ce qui touche à la défense nationale, nous nous soumettrons à l'invitation qui nous est faite. Lettre de M. Descombes nous invitant à honorer de notre présence l'ouverture du cours de sylvonbmie qui a eu lieu le vendredi 10 mars ou à nous y faire représenter. Nous engageons nos membres à suivre ce cours qui a lieu le vendredi, à la Faculté des Sciences, à 5 heures du soir. M. RoNDOu nous adresse un manuscrit admirablement calligraphié sur des Lépidoptères nouveaux pour la faune pyrénéenne, que nous insére- rons, et des échantillons de Dioscorea pijrenaïca, plante très rare recueillie à Gavarnie, le 30 juin 1914. PROCÉS-VERBAUX 61 M. l'Archiviste dépose un rapport au nom de la Commission des Archives dont la majorité des Membres est absente. ADMINISTRATION En raison des événements actuels, les Commissions ne pouvant se réunir, la plupart de leurs Membres étant absents, M. l'Archiviste a cru devoir présenter à la Société un bref rapport sur plusieurs questions relatives à la Bibliothèque. Quelques Sociétés françaises et étrangères ont demandé à n'envoyer leurs publications qu'après la guerre. Diverses Sociétés recevant nos a Actes » avaient été rayées de la liste d'échanges parce que, depuis quelques années et malgré plusieurs récla- mations, elles n'avaient rien envoyé. Depuis lors elles ont recommencé leurs envois et comblé les vides de leurs séries. Nous pensons qu'il convient de reprendre nos relations. Ce sont : Chalons-sur-Marne : Société d'Agriculture, Commerce, Sciences et Arts du département de la Marne. Helsingfors : Acta Societatis pro Fauna et Flora fennica. Genève : Institut national Genevois. Les suivantes recevaient seulement les Procès- Verbaux : Mexico : Sociedad cientifica « Antonio Alzate ». Genève : Annuaire du Conservatoire et du Jardin botaniques de Genève. Saint-Louis : Transactions of the Academy of Sciences. Nous n'avons rien reçu de quelques Sociétés depuis longtemps, malgré nos réclamations. Ce sont : Madrid : Trabajos del Laboratorio de Investigaciones biologicas de la Universidad (rien reçu depuis 1911). Montana : Bulletin of the University (depuis 19 12 et nombreux numéros manquants aux volumes précédents). Rochester : Rochester Academy of Sciences (depuis 1910). Nous pensons qu'on pourrait suspendre les échanges, tout au moins provisoirement. Nous avons reçu quelques demandes d'échanges : Washington : Journal of Agricultural Research. Ce journal, publié par le Ministère de l'Agriculture, traite d'agri- culture, des maladies et des parasites des plantes, 62 PROCES-VERBAUX Cardiff : Transactions oF the Cardiff Naturalist's Society. Celte Société paraît s'occuper de toutes les branches d'histoire naturelle. Mexico : Boletin de la Direccion de Estudios biologicos. Pubhée par le Ministère, cette pubUcation traite de tous les sujets d'histoire naturelle. La Société Linnéenne pourrait accepter provisoirement l'échange de ses « Actes » avec ces Sociétés. M. LE Président propose d'accepter les échanges et les suspensions qui lui paraissent désirables. Cette proposition est adoptée. Un de nos membres malade n'ayant pas répondu aux demandes de restitution des volumes a lui prêtés depuis plusieurs années, la Société, sur la proposition de notre Archiviste, décide qu'une délégation se présentera chez le susdit membre pour aller chercher ces volumes. Notre Secrétaire adjoint, M. Baudrimont, a fait dernièrement une visite à notre Archiviste au siège de la Société. Nous sommes heureux d'annoncer qu'il a été cité à l'ordre du jour du régiment, le 12 février 1916, avec la mention suivante : « Le médecin aide-major de l''" classe Baudrimont, du 58"" d'artillerie, au front depuis le début des hostilités, a fait preuve en maintes circonstances d'un mépris absolu du danger, prodiguant, sous le feu, ses soins aux blessés. » M. LE Secrétaire lit une note de M. Baudrimont sur la dénomination de Champagne pouilleuse qui viendrait de poicillot, nom sous lequel on désigne, dans la région, le serpolet Thymus serpijllum qui croît dans les régions arides. M. Daleau présente des cinérites d'Auvergne (empreintes de feuilles) recueiUies non loin du lac Chambon, près Murols, gisement peu connu datant probablement du Pliocène. Les personnes qui désireraient en faire l'étude en vue d'une publication, pourront s'adresser à M. Daleau. M. L\MBERT[E nous montre des pieds anormaux de pâquerettes culti- vées (Bellis perennis). M. Malvezin présente une bruyère fleurie : Erica lusitanien, recueillie au ruisseau de La Teste, entre La Teste et Arcachon. PROCÈS-VERBAUX 63 COMMUNICATIONS Note sur la dénomination de « Champagne pouilleuse ». Par M. le D' A. Baudrimont. Je crois intéressant de signaler une explication de la dénomination de « Champagne pouilleuse » qui sert à désigner celte vaste étendue de terre aride et pauvre conaprise entre la Fère-Champenoise, Vitry, Châlons et Troyes. J'ai toujours cru et l'on trouve partout (Dict. de Larousse, de Littré, de Bescherelle, Dict. d'Histoire et de Géographie de Bouillet, etc.) que cette partie de la Champagne « triste mer de chaume étendue sur une immense plaine de plâtre » comme l'appelle Michelet, est qualifiée de « pouilleuse » à cause de l'infertilité du sol et de la misère de ses habitants, épilhète qu'elle mérite moins grâce à l'emploi des engrais et à la mise en culture des savarts, vastes solitudes incultes, servant de pâturages et coupées maintenant de bois de pins syU'estres et de pins noirs d'Autriche. Or, au cours d'une de ces nombreuses lectures qui nous aident à rompre la monotonie de l'existence cloîtrée des « cagnas », j'ai trouvé dans la Vie agricole et rurale du 15 juin 1912, numéro spécialement consacré à la Champagne, dans un article extrêmement intéressant et documenté de M. G. Chappaz, professeur départemental d'agriculture de la Marne, la curieuse explication que voici, explication doublement intéressante et par son originalité et parce qu'elle fait intervenir une des plus modestes fleurs de notre belle flore française (1). Je cite le passage : « Il n'est pas jusqu'à cette épithèle de « pouilleuse » qui ne semblait marquer d'un cachet de misère cette malheureuse région. Et pourtant l'élymologie du qualificatif « pouilleuse » se trouve, dit-on, dans le mot local de « pouillot » qui désigne le serpolet (r/iymw.î srrpillum) dont les fleurs colorent en violet les terrains incultes de la l'.hampagne. » Je n'ai aucune qualité pour juger. Cette explication m'a intéressé et comme je le disais en commençant je me permets de la soumettre à mes collègues de la Société qui, plus savants, pourront peut-être ajouter à celte petite note quelques commentaires intéressants. (1) A. CiiAppAz. — La Champagne agricole et son évolution. {La Vie agricole el rurale, 15 juin 1912. pp. 61 el 62.) 64 PKOCÈS-VERBAUX Lépidoptères nouveaux pour la Faune Pyrénéenne. Par M. P. Rondou. Papilio podalirius L. var. feisthamelii Dup. — A propos de celte variété, M. Gelin, de Niort, nous écrit le 23 décembre 1909 : « Je suis étonné que vous, ni Larralde, n'ayez rencontré Feisthamelii, alors que M. Seebold, dans son catalogue de Bilbao, dit que cette forme remplace complètement le type en Biscaye. De Bilbao à^Bayonue, je ne vois pas trop ce qui pourrait entraver la dispersioQ de Feisthamelii. De ce que personne ne l'y a encore signalé, il ne s'ensuit nullement qu'il n'y existe nulle part. » La capture, à Gèdre, de la var. print. Miegii Th. Mieg. confirme l'opinion précédente. Papilio machaon L. ab. bimaculatus Verity. — Cette ab. est carac- térisée par la présence d'un point noir, allongé, dans la bande jaune, au-dessous de la tache ronde extérieure de la côte. Un cf , le 3 juillet 1903, sur les boues de la route, à Gèdre. Thais rumina L. var. medesicaste III. — Selon Godarl (t. IV, p. 31 des Lépidoptères de France), M. Alexandre Doumerc a pris cette variété à Barèges. Parnassius apollo L. 9 ^-b- britlingeri Rbl. — Un autre individu de celte ab. a été capturé en août 1898, à Lourdes, par M. Gouin, de Bordeaux. Ab. pseudonomion Christ. — M. Bellier a pris dans les Pyrénées une belle 9 de cette ab. En 1909, un (j* a été capturé aux environs de Cauterets, par M. Couteau, de Bordeaux. Parnassius mnemosyne L. 9 ^b. melaina Honr, vera. — Capturée à Gèdre, dans les prairies à l'entrée de la vallée d'Estaubé, dans les premiers jours de juillet 1900. Pieris manni May. — En août 1908, M. René Oberthiir, en compagnie de M. Powel, a capturé en quantité cette espèce aux environs du Vernet. Les 9 9 pondaient sur Iberis sempervirens . Il est probable que l'espèce se trouve ailleurs; le défaut d'une observation attentive seul ne permet pas, en ce moment, une constatation plus exacte. Elle abonde surtout dans une pente de montagne escarpée, au delà du village de Castell, en remontant le cours du torrent de Cardi (Ch. Obthr, Lépidoptérologie comparée, fasc. III, p. 128). PROCÈS-VERBAUX 65 Euchloë belia Cr. var. Oberlhïivii Verity. — Caractérisée, surtout cliez les 9 9' P'i'' 'ss taches noires plus étendues, et par la teinte ver- dàtre du dessus des ailes inférieures. Tous les individus originaires des hautes vallées des Pyrénées cen- trales appartiennent à cette variété. Ab. Rondoui Obthr. — Une 9 de la var. précédente, capturée à Gèdre, est presque entièrement noire. M. R. Verity la mentionne et la figure sous ce nom. Collas palaeno L. ^ A propos de la capture de cette espèce dans les Pyi'énées, mise en doute dans notre Catalogue, M. A. Caradja nous écrivit, le 2 juin 1903 : « Je l'ai prise moi-même, et ai encore un (^ en collection, du Mont-Cagire. D'Aubuisson l'avait de Saint-Béat, Cierp, Luchon, Port de Vénasque, dans sa collection... » Il faut la chercher dans les endroits marécageux des hauteurs, et le temps de son apparition est toujours fort court. Collas phlcomone Esp. var. Oberlhûrii Verity. — Coloration plus obscure. En grande partie, les C. phlcomone des Pyrénées centrales appartiennent à cette variété. Collas edusa F. ab. pyrenalca Gr. — De taille presque moitié moindre. Se trouve parfois avec les individus normaux, surtout en automne, dans les hautes vallées. Ab. — M. Girardin a capturé, en 1914, aux environs d'Oloron (B.- Pyr.), un (f dont la bande basilaire noire est entrecoupée de taches jaunes comme chez la 9- Cliaraxes jasius L. — M. Powell a pris, dans l'été de 1908, sur un arbousier isolé d'IUe-sur-Têl (P. -Or.), un nombre remarquable de che- nilles et œufs de C. jasius. En octobre, il a repris des chenilles de cette espèce dans une autre localité, mais cette fois-ci en petit nombre ; seu- lement il a constaté de très nombreuses traces de la génération précé- dente. A propos de cette espèce, un de nos correspondants nous écrit que, dans les derniers jours de juillet 1915 il est passé, à Dombresson, canton de Neufchâlel (Suisse), un vol considérable de C. jasius ; il a pu en capturer une quarantaine en bon état. On peut donc ranger cette espèce au nombre de celles qui effectuent des migrations. Apalura liis L. — A propos de cette espèce, M. Gelin, de Niort, nous écrit qu'il a capturé .4. iris 9 le 6 août 1906 entre le col de Riou bb PROCES-VERBAUX el le Pic de Viscos, à environ 2.100 mètres d'altitude (individu de 8 centimètres d'envergure). Le 3 août 1907, presque au même endroit, un autre exemplaire, et un troisième le lendemain sur le Cabaliros. L'espèce ne réside donc pas uniquement au fond des vallées et s'élève assez haut. Pyrameis cardui L. var. pallida Schôyen. — Toutes les parties normalement rosées, rougeâlres et fauves, sont d'un blanc jaunâtre clair. Le Vernet, par M. R. Oberthur, 1908. Melitaea dejone H. G. var. rondoui Ob[hr. — Dans notre Catalogue raisonné des Lépidoptères des Pyrénées, nous avions signalé l'appa- rence spéciale des individus de M. dejone capturés à Gèdre. M. Oberthur a décrit cette forme sous le nom de var. rondoui [Lépid. comp. fasc. III, p. 254). Cette même forme a été capturée aux environs d'Oloron (B.-Pyr.), par M. Gérardin. Melanargia lachesis Hb. — L'espèce n'est pas confinée dans les Pyré- nées-Orientales. M. Gérardin l'a capturée aux environs d'Oloron, où elle vole en compagnie de M. gnlathea, mais l'apparition est plus tardive. Ab. amarginata Obthr. — Privée de la série des chevrons noirs iatra- nervuraux le long du bord externe des ailes inférieures. Le Vernet, juil- let 1909. Ab. gaîenoides Obthr. — Les taches ocellées manquent en dessus comme en dessous. T. R. Un cf, deux 9 du Vernet. (9 représentée n" 549, pi. LX, fasc. V. Lépid. comparée). Melanargia galathea L. — Nous avons dit, p. 26 de notre Catalogue, que M. galathea L. est remplacée par M. lachesis Hb. dans les Pyré- nées-Orientales. C'est une erreur. M. R. Oberthur a rencontré cette espèce en août 1908 dans ce département. Erebia manlo Esp. var. caecilia Hb. — Cette var., commune à Cau- terels, surtout dans les pelouses qui bordent le sentier allant à La Gla- cière, est aussi assez répandue dans deux localités de la haute vallée du Gave de Pau : à l'entrée de la vallée d'Ossoue el à mi-chemin entre Gèdre et Héas. Celte variété a été le sujet de discussions approfondies de la part de quelques entomologistes anglais. M. B.-C.-S. Warren, dans The Ento- mologist's record, vol. XXV, p. 273, la décrivait sous le nom de E. PROCÈS-VERBAUX 67 (jaoarniensis n. sp. Ce n'élail pas l'opiaion de M. Rowlaiid-Brown, p. 294 du même volimie. Dans le vol. XXVI de la même publication, p. 158, M. T. -A. Chapman n'admet pas la validité de l'espèce, et considère E. gavarniensis Warren comme la vai'. locale de E. manto Esp., le nom de var. caecilia Hb. restant valable pour les exemplaires d'autre provenance. Erebia oeme Hb. var. caecilia Esp. est devenue var. lugens Stgr. dans le cat. de 1901. Les individus de E. oeme capturés à Cauterets semblent appartenir, surtout les 9 9 ^ '3- '^^.r. spodia Stgr. Erebia slijgne Ochs. var. gnvarnica Obthr. — Se distingue par la réduction du nombre des ocelles noirs dans la fascie rouge, et leur rap- prochement relatif du bord marginal des ailes. Un cf capturé le 23 août 1908, une 9 ^e 13 juillet 1883, à la Prade de Gavarnie, par M. R. Obertliiir. Erebia neoridas B. — Nous avons dit, p. 30 de notre Catalogue, que cette espèce ne dépasse pas en altitude Saint-Martin-du-Canigou. En août 1908, M. R. Oberthur a trouvé E. neoridas à deux heures de mar- che au-dessus de cette localité, au Randaï, où elle abonde. Erebia lijndarus Esp.. var. Rondoui Obthr. — Diffère de E. var. dromus H. S. par une taille plus grande, le dessous des ailes d'un gris argenté uni presque comme chez var. hispania Butler. P. C. Avec la var. dromus k Barèges (Bellier), Cauterets {R. Oberthur, de Guernissac), cirque de Gavarnie (Henri Oberthur) ; environs de Gèdre, surtout dans la vallée du Campbielh. Var. albana Obthr. — Le 31 juillet 1911, nous avons capturé, dans la vallée du Campbielh, une 9 de E. tyndarus Esp. var. dromus H. S. dont le fond des ailes est moins noir, et dont la fascie rougeâtre est d'un blanc presque pur. Cette variété a été décrite par M. Oberthur dans le Bulletin de la S. E. F. (1911, p. 311), et figurée dans Lépid. comparée, fasc. VI, pi. CXXIIl, n» 109i. Callophrys avis Chapman. — Cette espèce nouvelle a été décrite par son auteur d'abord dans Entomologisl's Record, vol. XXI, p. 130, puis dans Transactions ofthe enlomological Society o f London, \n\\\ei 1910, pp. 85 et suiv. Elle ressemble étrangement à C. Rubi L. et il a fallu toute la sagacité de l'observateur habile qu'est M. Chapman pour l'en distinguer ; mais G8 PROCÈS-VERBAUX réducation ab ovo ne laisse aucun doute sur la validité de l'espèce, dont la chenille vit sur Coraria myrtifolia. Parmi les localités où elle a été trouvée, il faut citer Amélie-les-Bains, dans les Pyrénées-Orientales. Chrysophanes alciphron Rott. var. gordius-albescens Obthr. — M. Oberthur a représenté, n" 247, pi. XXXVIII, fasc. IV de Lépid. com- parée, un (5* de C. var. gordius Sulz, capturé dans le canton de Grisons (Suisse), et dont le fond est blanchâtre; illuiadonné le nom de albescens. Le 19 août 1911, nous avons capturé, dans la vallée du Campbielh, une Ç de cette variété. Lycaena pyrenaica B. — En juillet 1911, M. Catherine, de l'Opéra de Paris, allant au Mont Né (environs de Cauterels), a pris cette espèce dans les herbes, au dessous d'un ébouUs, à environ 2.000 mètres d'alti- tude. Cette capture, dans une localité granitique, est curieuse, car jusqu'ici on n'avait rencontré L. pyrenaica que dans les terrains cal- caires. M. Chapman a fait ab ovo, l'éducation de l'espèce. La chenille vit sur Androsace villosa, et diffère de celle de L. orbitulus qui dans notre vallée, vit sur Gregoria vitaliana. Nous avons capturé cette chenille en nombre en juin 1915. Lycaena donzéllii B. — Juillet. Environs du Vernet, où MM. R. Oberthur et P. Chrétien l'ont cap- turée en 1906. Lycaena escheri Hb. var. rondoui Obthr. — cf J© taille plus petite ; le bleu du dessus, regardé sous un certain jour, a un reflet verdâtre ; en dessous, le fond des ailes est gris uni avec les points noirs très petits ; 9 avec des atomes bleus à la base des ailes, la fx-ange des quatre ailes entièrement blanche et non brune avec l'apex blanc comme dans le type (Obthr. Lépid. comparée, fasc. IV, p. 216; fig. fasc. III, pi. XX, n» 73). Environs de Cauterets, de Gèdre et de Gavarnie. Lycaena corydon Poda ab. 9 syngrapha Kef. — Le 2 août 1891, M. Gouin a pris à Cauterets une 9 bleue avec les taches des ailes inférieu- res surmontées de traits rouges, pas si bien marqués, il est vrai, que dans les ab. syngrapha de la Charente, mais qui n'en est pas moins un individu de cette aberration. Var. polonus Z. — Le dessus des quatre ailes d'une nuance bleue très légèrement verdâtre. PR OCliS-VERBAUX 69 L'a cf au Vornet, par M. Ch. Oberthur; un autre cf à Caulerets, par M. R. Obertliur. Lycaena damon SchifT. — Le 31 juillet 1911, M. Catherine a capturé cette espèce clans la vallée du Camp Basque, en allant au lac d'Illeou, en face la crête de Lis, à environ 1.300 mètres d'altitude. f.ycaena semiargusRoU. var. monlana Meyer-Diir. -Taille plus petite. Tous les individus des hautes vallées appartiennent à cette variété. Ab. caeca Obthr. — Le dessons des ailes non ocellées. Prise à Cauterets par M. Oberthur. Augiades comma L. ah. faunula Obthr. — Les taches blanches du dessous des ailes inférieures confluent en une seule large tache blanche, centralement teintée d'un peu de jaunâtre. Capturée à Gavarnie par M. R. Oberthur, puis par M. Ch. Oberthur. Ab. guernisaci Obthr. — Presque entièrement obscure sur le dessus des ailes inférieures. Cauterets. Hesperia andromedae WaWgv . — Des recherches sérieuses ont permis de constater la présence de cette espèce sur plusieurs autres points des Pyrénées. Environs d'Eaux-Bonnes (Rowland Brown et Warren) ; Gavarnie, juillet 1914 (Chapman et Ch. Oberthur). Hesperia malvoides Ehv. — Il n'existe pas de H. malvae L. dans la région des Pyrénées. Tous les exemplaires appartiennent à H. frilillum Rbr. Mais à cause d'un autre H. frilillum Hbn. antérieur, M. Reverdin, de Genève, a restitué le nom que lui avait attribué le naturaliste anglais. Dasychira pudibunda L. ab. concolor Stgr. — Ailes d'un gris pres- que uniforme. Avec le type, mais rare. Acronycla cuspis Hb. — Juillet. En 1907, un individu à la lampe, à Gèdre. Acronycla euphorbiae F. var. myricae Gn. — Juilllet. Contre les rochers, à la Raillère, environs de Cauterets. Agrolis primulae Esp. — Juillet. A. C. A la lampe. Gèdre. Ab. congener Hb. — Presque tous les individus capturés appartiennent à cette forme. Agrolis décora Hb. var. livida Stgr. — Beaucoup plus obscur que le p.-v. ioi.-i-ioii;. 7 70 PROCÈS-VERBAUX type. Ailes antérieures d'un gris plombé ; ailes postérieures d'un noir grisâtre. Avec le type, environs de Gèdre. Agrotis constanti Mill. — Octobre. Environs du Vernet. Capturé en nombre en 1908 par M. Powell. Agrotis cirenea Hb. ab. 9 fusca B. — Plus grande, presque entière- ment noire. R. Gèdre. En juin, dans les gazons. Agrotis segetum Schiff. var. pallida Slgr. — Beaucoup plus claire que le type ordinaire; ailes inférieures blanchâtres. Avec le type à Gèdre. Dianthœcia luteago S. V. var. argillaceago Hb. — Diffère du type par sa couleur brunâtre, au lieu d'être jaunâtre; dessins plus foncés. Un individu à la lampe, juillet 1905, à Gèdre. Bombycia viminalis F. — Juin-juillet. A. G. Contre les murs. A la lampe. Cauterets (Gelin). Gèdre. Miana captiuncula Tr. — Un exemplaire capturé le 18 juillet 1908, au mont Binet, environs d'Oloron, par M. Gérardin. Celœna amathusia Rbr. — Cette espèce, décrite par Rambur, qui l'avait trouvée à Perpignan, est donnée dans le Catalogue Staudinger et Rebel, 1901, comme synonyme de C. vilalba Frr. Elle en est cependant spécifiquement distincte, comme l'ont montré les individus capturés par M. Powell, en octobre 1908, à la miellée, au Vernet, et en septembre 1909, à Argelès-sur-Mer. Luperina graslinii Obthr. — Espèce découverte à lUe-sar-Têt, en octobre 1909, par M. Powell. Hadena maillardi H. G. var. difflua Hbn. — Plus petite que le type, avec une grande variété de coloration. A la lampe. Gavarnie, 4 août 1909 (Couteau). Gèdre, juin 1911. Hadena Sublustris Esp. — Juillet. R. A la lampe. Gèdre. Hadena rurea F. — Un individu à la lampe, Gèdre, juin 1904.' Hadena secalis L. ab. Struvei Ragusa. — Plus grande que le type ; aux ailes antérieures, l'espace basilaire et le marginal sont blanchâtres. A la lampe, Gèdre. Un exemplaire en juin 1911. PROCÉS-VERBAL-X 71 Cladocera oplahilis B. — SepLembre-oclobre. A la miellée et à la lampe. Le Véniel. llle-sur-TèL (Powell). Episema scoriacea Esp. — En octobre 1U08, un exemplaire à Gèdre contre un rocher. Diffère des inilis'idus du midi de la France par une teinte très foncée. Polia dubia Dup. ab. tijphonia Mil!. — Tous les individus de la haute vallée du Gave de Pau appartiennent à cette aberration. Ab. Rondoui Siertz. — Les individus mélaniens que nous avions dési- gnés sous le nom ab. ti/phonia Mill. dans notre Catalogué ont été décrits avec la dénomination de ab. rondoui par M. Stertz, de Breslau, dans Iris de Dresde, 1902, page 180; fig. 25, pi. VI, du même numéro. Polia venus ta B. — Octobre. A. R. A la miellée et à la lampe. Le Vernet 1008 — llle-sur-Têt 1909 (Powell). Hijppa reclilinea Esp. — Juillet-août. A la lampe. Cauterets (Gelin). Cosinia ulicis Stgr. — Octobre. R. A la miellée. Les Cabanes, Pyrénées-Orientales (Powell). Plaslenis retusa L. — Juillet. R. Contre les rochers, à la lampe. Oloron (Gérardin), Gèdre. Orthosia witzenmanni Stdnf —Octobre. R. A la miellée. Environs du Vernet, 1909 (Powell). Orlhosia lilura L. — Nous n'avons signalé, dans notre Catalogue, que var. meridionalis Stgr. Le type se prend aussi à Gèdre, contre les murs, les rochers. Scopelosoma salellilia L. ab. brunnea Lamps. — La tache blanche des ailes supérieures est remplacée par une tache brune. Presque tous les individus des hautes vallées appartiennent à cette aberration. Xyliria Inpidea Hb. — Octobre. A. C. A la miellée. Amboila, Pyi'cnées-Orienlales (Powell). Hi'liiilliis sculos'i Scliill'. — Un indivitlii ii la lain[;ie, à Gèdre, le 4 août lOOi). Thalpochiirfs uslrimi llb. var. ai'.slirnlix Gn. — l^lu.s pàleqiie le lype, sans presque pas de rose sur les ailes. Un individu à Gurmenson, environs d'Oloron, le 23 mai 1909 (Gérardin). 72 PROCÈS-VERBA.UX Telesilla amethystina Hb. — ■ Un exemplaire à la lampe, près d'Oloron, le 14 août 1910 (Gérardin). Plusia chryson Esp. — Août. A la lampe. 3 individus capturés en 1911 à Bagnères-de-Luchon par M. D. Lucas, d'Auzay. Plusia interrogaiionis L. ab. cinerea Seitz. — Fond gris cendré terne, presque sans dessin foncé, sauf la ligne subterminale et sans teinte pour- prée; le signe argenté est souvent en forme de boucle triangulaire. Remplace le type dans les Hautes-Pyrénées. Cauterets. Gèdre. Catocala fraxini L. ab. moerens Fusclis. — Beaucoup plus obscure que le type; ailes antérieures d'un gris noirâtre. Gèdre. Catocala optata God. var. amanda B. — Capturée à Amboila, Pyié- nées-Orientales, par M. Oberthiir. Hypena rostralis L. ab. radiatalis Hb. — Diffère du type par sa colo- ration brun foncé, la côte bordée de fauve rougeâtre et une éclaircie de même couleur dans l'espace terminal. Mai. Dans les haies de Bidos, près d'Oloron (Gérardin). Cymatophora duplaris L. — Juin. Oloron (Gérardin). Acidalia squalidaria Stgr. — M. Chapman a pris, en juillet 1907, un cf et une 9 de cette espèce à Gavarnie {Bull. S. E. F., 1908, p. 496). Acidalia umbellaria Hb. — Juin. R. Bois des environs d'Oloron (Gérardin). Ephyra linearia Hb. var. sirabonaria Z. — Plus petite que le type, d'un ton plus rougeâtre. Un (5^ à la lampe, le 10 août 1900, à Gèdre. Orthohlha obvallaria Mab. — C'est une erreur de détermination qui nous a fait, dans notre Catalogue, indiquer cette espèce comme captu- rée à Gèdre; il s'agit de 0. peribolata Hb. Ortholitha caelinaria Grasl. var. gerardini Oblhr. — M. Oberthiir {Bull. S. E. F., 1907, p. 309) a donné le nom de var. gerardini à la race de 0. caelinaria capturée dans les Basses-Pyrénées. 11 a figuré un cf dans Lépid. comp., fasc. III, pi. XXVII, n° 155. Anaïtis plagiata Thnb. var. imbulata Hb. — Uanaïiis que M. Lar- ralde, dans son Catalogue des Lépidoptères des Basses-Pyrénées donne PROCÈS-VERBAUX 73 SOUS le nom d^ sororiain B., esL la var. imhulala Hb. [sororiata Tr.) de A. -plagia la. Cheimatobia boreala Hb. — Oclobre-novembre. R. Contre les murs; sous les feuilles tombées; à la lampe. Gèdre. Triphosa dubilala L. var. cireneata Stph. — Les dessins sont plus effacés; la couleur rougeâtre passe au brun livide plombé. Avec le type, à Gèdre. Eucosmia undulala L. — Un exemplaire do petite taille de cette espèce a été capturé à Cauterels ville, en juillet 1910, par M. Gelin. Larenlia tophaceala S. V. molliculata Gn. — Les exemplaires de petite taille ont été rangés sous cette dénomination. Aussi répandue que le type. Larenlia ibericala Stgr. — M. Homberg a capturé celte espèce au Vernet, en 1908. Larenlia dissimulala Rbr. — • Cette espèce, que nous avions indiquée des Pyrénées-Orientales d'après M. Sprôngert, a été capturée à Collioure en quantité, juillet 1911, par MM. Lucas et Gelin. M. Chapman l'a cap- turée en mai 1909 au Vernet et en avril 1911 à Amélie-les-Bams. Tephroclystia castigata l\h. — Août. R. A la lampe. Gèdre. Tephrochjslia rœderaria Stnf. — M. Chrétien, en 1908, a trouvé la chenille de cette espèce à Gèdre, sur Sedum dasgpivjllum; nous en avons obtenu d'éclosion. Tephroclgslia pimpinellala Hb. var. lanloscata Mill. — D'un ton plus grisâtre que le type. Un exemplaire en juillet 1908, à la lampe, à Gèdre. Tephroclgslia goossentiala Mab. — Juillet. R. A la lampe, Gèdre. Tephroclgslia trisignaria H. S. — Un exemplaire à la lampe, le 4 juillet 1909, à Gèdre. Tephrocb/slin satgrain Hb. var. subsulurata Slgr. — Ailes entière- ment grisâtres. Un cf, à la lampe, juin 1906, à Gèdre. Ennomos fuscantaria Hw. — Un cf, en ballant les buissons, 1911, à Gèdre. 74 PROCÈS-VERBAUX Crocalis dardoinaria Donz. — Octobre. R. Le Vernet (Powell). Semiolhisa liturala Cl. — M. A. Caradja avait signalé cette espèce comme capturée par lui au Plateau de Montreich (Haute-Garonne). Nous l'avons prise à la lampe, le 4 août 1909, à Gèdre, et M. Gelin en a trouvé un superbe exemplaire en battant les baissons sur le sentier du Lisey, près de Cauterets, en juillet 1910. Boarmia luridala Bkh. — Environs d'Oloron Gérardin). Gnophos pullata S. V. var. pyrenaka Obthr. — Plus foncée que le type. Le Vernet (Obthr.) Gèdre, à la lampe. Gnophos glaucinaria Hb. var. supinaria Bdv. — Forme noirâtre. Des Pyrénées, sans indication de localité. Un individu dans la collec- tion Bellier. M. Oberthiir l'a fait figurer, Lépid. comp., fasc. VII, pi. CLXXIX, n» 1753. Gnophos mucidaria Hb. var. herrichii Obthr. — Fond des ailes plus gris, moins rougeâtre. Une 9 èclose à Rennes, en mars 1906, d'une chrysalide rapportée des Pyrénées-Orientales. Gnophos seroiinaria S. V. var. nenearia Obthr. — Diffère du type en ce que les deux sexes sont d'un gris brunâtre et non pas jaunâtre. Dasydia Unehraria Esp. var. seplaria Gn. — M. Oberthûr a restitué ce nom de Seplaria a la var. de D. Tenebraria capturée dans les Pyré- nées, parce qu'il y a une grande difîérence entre Vinnuptaria de H. S. des Alpes et la race de nos montagnes. Ematurga atomaria L. ab. unicoloria Stgr. — ■ Ailes presque entière- ment envahies par le noir. Val de la Miellé (Basses-Pyrénées), le 16 juillet 1905 (Gérardin). Enconista agaritharia Dardoin. — Octobre. Ille-sur-Têt, 1909 (Powell). Scodomia hispanaria Mill. — Le Boulou (Pyrénées-Orientales). Selon M. Thierry-Mieg, qui a élevé cette chenille, il s'agit d'une espèce différente de -S. pennulalaria Hb. Prosopolopha opacaria Hb. var. ruhra Stgr. — Ailes antérieures d'un brun rougeâtre. Octobre 1909. Le Vernet, avec le type (Powell). rRocÉs-VERBAux 75 Cimelia margarita Hb. — Le capitaine Xambeu a capturé quelques exemplaires de cette rare espèce près de Ria (Pyrénées-Orientales). Sarrothripus revaijaiia Se. ab. undulana Hb. — ■ Ailes antérieures grisâtres, unicolores. A la lampe, à Gèdre, 3 août 1911. Parasemia plantaginis L. var. rondoui Obthr. — Presque entière- ment jaune, avec aux ailes supérieures deux petites taches costales, d'un gris noir, et une tache apicale de même couleur. Un cf, le l'^f juillet 1911, vallée de Campbielh, près de Gèdre. CaUimorpha quadripunctaria Poda Ins. ab. lulescens Stgr. — .M. Desraaisons, de Reims, a dans sa collection une ab. lutescens achetée par son grand-père à un guide de Bagnères-de-Bigorre. Coscinia cribum L. — Dans Lépid. comp., fasc. V, pp. 177 etsuiv., M. Oberthùr classe les formes pyrénéennes de C. cribum de la façon suivante : Yar. ripperlû Bdv. — Teinte unie et d'un brun foncé pour le fond des ailes supérieures. Très rare. Var. ^on(/oM« Obthr. — ■ Le fond bien foncé des ailes supérieures est sablé d'un semis très fin et serré d'écaillés blanches, traversé par les lignes brisées ordinaires qui sont noires et épaisses. C'est la forme la |ilus répandue. Var. Rondoui-murina Obthr. — Le semis d'atomes blancs est moins rpais et serré. Une 9 capturée à Gèdre. Ab. leucomelas Obthr. — En dessus, les ailes inférieures sont d'un blanc ochracé; elles sont bordées de noir; le fond des ailes supérieures est blanchâtre avec 4 lignes brisées noires transverses. Un cf pris en juillet 1881, à Cauterels. Ab. canigulensis Obthr. — Fond des ailes uni; d'un brun clair chez les cf et d'un gris un peu brunâtre chez les Ç . Montagnes des environs du Vernet. Ab. vei'netensis Ohûir. — Le fond des ailes supérieures varie du blan- châtre au brun clair; ailes inférieures noirâtres. Dessous uniformément noirâtre. Environs du Vernet. Zijgaena meliloti Esp. ab. slenlzei Frr. — Abdomen annelé de rouge. M. Catherine a capturé, aux environs de Caulerets, sur les flancs du Péguère, au commencement d'août 1910, des individus de cette aberra- tion. 76 PROCÈS-VEBBAUX Zijgaena lonicerae Scheven, var. major Frey. — Plus grande, taches plus marquées. Avec le type. Gèdre. Zijgaena carniolica Scop. — Le 7 août 1906, nous avons pris, dans un ravin à l'entrée du Campbielh, posé sur Scabiosa arvensis, un exem- plaire en bon état de cette espèce. Oreopsijche tahanivicinella Brd. — Avril-juin. R. S'élève, du fond des vallées, jusqu'à 2.000 mètres. Vole au soleil le matin entre 9 et 11 heures. Le fourreau se trouve sur plusieurs plantes : Carlina acanthifolia, Juniperus communis, J. sabina, etc. Réunion du 12 avril 1916. Présidence de M. Bardié, ancien président. A propos du rapport de la Commission des Archives dont il est parlé dans le dernier P.-V., M. I'Archiviste propose qu'il soit imprimé. — La proposition est adoptée. Notre ancien secrétaire : M. Barrère, actuellement à l'hôpital de Granville, en compagnie du D'' Lamarque, ancien président, nous a donné de ses nouvelles qui sont bonnes. Sur la demande de la famille, la notice que nous devions consacrer à M. Pérez ne sera pas publiée. La présence parmi nous de M. Daydie, que ses fonctions militaires bénévolement consenties absorbent entièrement, est pour nous une bonne fortune; M. le Président se fait l'interprète de la Société pour le féli- citer d'avoir si bien fait son devoir et lui dit combien nous serions heu- reux d'apprendre le rétablissement de sa santé compromise par son labeur patriotique. Une lettre de condoléances sera adressée à notre collègue M. Artigue qui a récemment perdu son frère, ancien membre de la Société. M. Breignet offre à la Société quelques ouvrag^^s pro\'enant de la succession de M. Brown. Il nous offre aussi plusieurs volumes de la Revue des Pyrénées qui nous manquaient. PROCÉS-VERBAUX 77 M. LE Président remercie bien vivement noire Arciiiviste pour ces nouveaux dons. .M. Breignet remet, au nom de M. Rondou, des pieds de Vicia argenlea pour être distribués aux membres de la Société. M. BoYER tient de M. Malvesin des champignons et plantes qu'il pré- sente à la Société. Ce sont : Bolelus bovinus L. var. milis Kr., rare en cette saison. Mitrula paludosa Fr., sur feuilles dans un fossé près Pessac. Pediculnris silvalica L. Le tout recueilli près Pessac, route de Canéjan. M. LE Président lit des lettres de M"'' de Pierredon relativement à des Tulipa, anémones Primula récoltées près Puisseguin et dont il sera fourni une note. M. Bouygues a trouvé près de Sauveterre une station de Tulipa Syl- vestris à tiges doubles. iM. Bardié lit une note à joindre à sa publication sur Plvjsatis Alke- kengi. Notre collègue M. Muratet a été cité à l'ordre du jour du corps de santé. Réunion du 10 mai 1916. Présidence de M. Bardié, ancien président. M. Malvesin nous annonce la mort de notre collègue M. Moustier, décoré de la croix de guerre, mort au champ d'honneur des suites de ses blessures. Nous enregistrons avec peine le décès de ce regretté collègue. Son noble exemple nous rendra à jamais chère sa mémoire. M. I'Archiviste signale que 4 portraits de J. Bauhin remis à la Société par Laterrade le 16 juin 1852 n'existent pas aux Archives. M. LE Secrétaire donne lecture d'une notice nécrologique de M. Quey- ron sur M. Yasseur et d'une note de M. Feytaud : .\ propos de l'attirance des sexes chez les .Microlépidoptères. M. Bardié présente, de la part de son frère M. J. Bardié, des échantil- lons àWmanila verna R. et de Plioliola caperata Pern, /O PROCES-VERBAUX M. Malvesin signale la présence de Ranunculus tripartitus dans un fossé près de Pessac. Il ne sera pas fait cette année, comme nous l'avions projeté, d'excur- sion à la propriété Ivoy par suite des difficultés de communication. M. le Président nous offre de visiter son jardin oii il a réuni beau- coup d'espèces de conifères et autres plantes. Cette offre, qui est acceptée avec empressement, aura lieu le dimanche 21 mai, de 9 à il heures. 11 sera fait le dimanche, 4 juin, une herborisation entre La Souys-Floi- rac et Tresses-Mélac. Il est décidé que la fête linnéenne sera commémorée par une excur- sion qui aura lieu le dimanche, 25 juin, à Citon-Cénac et à LaTresne. COMMUNICATION A propos de l'attirance des sexes chez les Microlépidoptères. Par M. le D' J. Feytaud. Au cours des recherches que je poursuis depuis plusieurs années sur les Microlépidoptères de la Vigne, j'ai eu l'occasion de faire sur l'Eudé- mis (Polychrosis botrana SchifT.) diverses remarques concernant l'attraction des mâles par les femelles. Les deux observations que je signale ici ne comportent aucune donnée nouvelle au point de vue entomologique, l'attirance des sexes étant fort connue depuis longtemps chez les Lépidoptères ; mais elles sont intéressantes au point de vue agricole, parce qu'elles se rapportent à une espèce ampélophage très nuisible, et parce qu'elles expliquent aux viticulteurs les faits de même nature qu'ils observent eux-mêmes sans les comprendre. I. — En 1911, au Château Fanning-Lafontaine (Pessac), où se trou- vait un de mes champs d'expériences, j'avais fait installer le 4 avril, sur une pelouse, unéclosoir indicateur contenant une cinquantaine de chry- salides vivantes d'Eudémis. Celles-ci provenaient d'un lot conservé depuis un mois au laboratoire. La face de l'éclosoir tournée vers le midi était garnie d'une toile métallique à mailles fines. Les chrysalides, soumiies .à une température douce, tant au labora- toire en mars que dans la cage en avril, avaient presque toutes donné leur papillon dès la fin d'avril et les premiers jours de mai, c'est-à-dire à une époque où l'éclosion dans le vignoble commençait à peine, PROCKS-VERBAUX 79 Le 7 mai, le régisseur, M. Eyquem, attira mon allenlion sur un fait qu'il avait constaté la veille et que j'observai moi-même le 7, le 8, le 9 et le 10 : au moment du vol, à l'approche du crépuscule, des papillons d'Eudémis venaient en très grand nombre voleter autour de Téclosoir; ils formaient un véritable essaim; ils se posaient volontiers sur le bois et surtout sur la toile métallique, à la surface de laquelle ils allaient et venaient fébrilement en battant des ailes. J'examinai à la loupe un grand nombre de ces papillons : tous étaient des raùles. A partir du 11, le phénomène cessa. 11 s'explique de la façon suivante : Les mâles éclosent normalement plus tôt que les femelles, comme chez la plupart des Lépidoptères. Aussi, pendant les premiers jours du vol, avant le 10 mai, les papillons éclos dans la vigne étaient tous ou presqne tous des mâles. Dans laçage au contraire les femelles dominaient et leur éclosion avait eu lieu de très bonne heure. D'où la ruée des mâles vers le groupe des femelles prisonnières. Le nombre énorme des mâles attirés sur ce point, à 5 mètres au moins des ceps les plus proches, montre que l'attraction s'est exercée à grande distance dans l'intérieur de la vigne. Le phénomène a cessé tout naturellement parce que les femelles de la cage, fécondées par leurs compagnons de captivité, sont devenues moins attirantes, en même temps que d'autres femelles apparaissaient de plus en plus nombreuses dans le vignoble. II. — J'ai fait des observations du même ordre au cours de mes recherches sur la destruction de l'Eudémis par les pièges-appâts. Le type de ces pièges est le pot à gemme, vernissé intérieurement et garni d'eau mélassée à 10 p. 100 en fermentation. Ils sont disposés, à raison de 200 à 400 par hectare, tantôt en quin- conce, à égale distance en tous sens, tantôt plus densément le long des allées. Quelle que soit la disposition, il se manifeste entre eux une grande inégalité d'action. Les prises sont en général plus abondantes dans les pièges bordant les allées et fixés au bout des rangs. Elles varient d'ail- leurs entre des pièges dont la disposition est, en apparence, identique. Il arrive enfin que, certain jour, un piège capture une quantité de papil- lons énorme relativement à la moyenne des pièges voisins. Ce dernier fait, concernant les captures exceptioimelles, est fort ou PROCES-VERBAUX curieux et mérilede retenir l'attention. Je l'ai signalé et discuté dans un mémoire récent sur l'Eudémis et la Cochylis (1). En voici deux exemples très nets : Le 20 juillet 1913, dans le vignoble de la Macqueline, à Labarde (Médoc), un piège prend à lui seul, en 24 heures, c'est-à-dire en une soirée de chasse, 57 papillons d'Eudémis, alors que 100 pièges voisins en ont pris au total 182, soit moins de 2 chacun. Le 23 mai 1913, au Ctiâteau de Suduiraut, à Preignac (Sauternes), un pot exceptionnel a pris en une soirée 70 papillons d'Eudémis, tandis que 100 pièges témoins voisins n'en ont, pris que 21, soit 1 tous les 5 pièges. Ces prises exceptionnelles, qui ne sont pas très rares, étonnent les viticulteurs. Elles sont trop disproportionnées avec la moyenne du jour pour être le fait d'un pur hasard. Doit-on songer, pour les expliquer, à une fermentation plus active produisant une attraction plus vive? Non, car le piège favorisé est fait de la même terre que les autres, garni comme eux à la même date, avec le même liquide, visité, ouille le même nombre de fois, et présente, en somme, des conditions identiques aux leurs. Son succès est d'ailleurs tout à fait éphémère : la veille et le lendemain du jour considéré, il n'agit ni plus ni moins que les autres. Après avoir observé, en 1912, quelques prises exceptionnelles de ce genre, j'ai songé à une explication rationnelle possible, basée sur l'attraction des mâles par les femelles. Je pensai qu'à certains jours où. les femelles fraîches, nubiles, sont rares, celles-ci pouvaient être des centres d'attraction très actifs pour les niâles et que, venant à se pren- dre aux pièges, elles y entraînaient avec elles tout un essaim de prétendants. L'examen des captures effectué par la suite, en 1913 et 1914, a' confirmé pleinement cette hypothèse : dans le piège exceptionnel du 22 juillet 1913, que j'ai cité comme exemple, j'ai trouvé, sur 57 papillons, 54 mâles et 3 femelles seulement, dont une toute fraîche, nubile. L'examen comparatif des 182 papillons pris dans les 100 pièges témoins donnait la proportion élevée de 70 femelles pour 100 (55 mâles et 127 femelles), et ces femelles avaient toutes pondu leurs œufs, en partie ou en totalité. Dans le cas de mon second exemple, le 23 mai 1913, au château (1) Recherches sur l'Eudémis et la Cochylis dans le Bordelais en 1915, en publi- cation dans les Annales du service des Epiphylies, tome IV, PROCÉS-YERnAUX 81 de Suduiraut, les 70 EuJémis de la prise exceptionnelle étaient toutes, des mâles, sauf 2, qui étaient des femelles nubiles. Des 21 papillons pris sur les 100 pièges témoins, 10 étaient des mâles et 11 des femelles, toutes à un stade avancé de la ponte. D'autres observations m'ont donné des résultats semblables : toujours un grand nombre de mâles avec une femelle fraîchement éclose ; et les mâles pris dans ces conditions ont été presque tous fixés les valves largement ouvertes, dans une attitude qui dénote un état manifeste d'excitation génitale. D'après ces remarques, il me paraît logique d'admettre que, dans la plupart des cas, sinon dans tous, les captures exceptionnelles observées certain jour sur tel ou tel piège, sont dues à la ruée des mâles vers une femelle nubile, à un moment où les femelles fraîchement écloses et non fécondées sont rares. Remarquons que cette attirance n'est pas contrariée par les émana- tions du liquide en fermentation, dont l'odeur est cependant assez forte pour être perçue même par notre odorat. Il est possible que les effluves qui rayonnent autour des femelles des Lépidoptères et qui impression- nent les mâles à de grandes distances, tout en échappant à nos propres sens, soient, comme le prévoyait Fabre (1) et comme le suppose M. Noël (2), des radiations spéciales plutôt que des odeurs. Réunion du 7 juin 1916. Présidence de M. Babdié, ancien président. Notre Président, M. Llaguet, nous fait la surprise d'une apparition au début de la séance. Lettre de M. Moustier père- en réponse à celle que le Secrétaire général lui avait adressée à la suite du décès de son fils, notre collègue mort au champ d'honneur. Lettre de l'Académie de Bordeaux nous demandant de participer à la confection d'un Répertoire bibliographique général des collections que (1) J. H. Fabre. — Le grand Paon, la Minime à bandes, Soiwenirs enlomologi- ques, tome VII. (2) P. Noël. — L'attirance des maies par les femelles, Bull. Iriin. du iabor. d'Entom. agric. de Rouen, 1915. 82 PROCÉS-VERBAUX possèdent les Sociétés savantes de notre ville, et de lui désigner à cet efîet un délégué. Cette proposition est adoptée. Notre archiviste M. Breignet est nommé délégué. Notre visite du 2 mai au jardin botanique et floral de notre président M. Bardié nous a permis d'admirer la collection importante de plantes, en particulier de conifères qu'il a réunis. M. Breignet le remercie du grand plaisir qu'il nous a procuré. Nous avons été vraiment émerveillés de tout ce que nous avons vu et très touché de l'accueil cordial que notre cher Président nous a réservé. L'excursion de dimanche dernier, 4 juin, dans la vallée de laJaquotte ou Pinpin a parfaitement réussi. L'endroit est pittoresque, presque sauvage, orné de grands bois. Il sera fait un compte rendu de cette excursion, organisée par notre collègue M. Lacouture. M. Peyrot fait une communication intitulée : « Note relative à l'exten- sion des formations marines quaternaires d'Arcachon. » Cette note sera insérée aux Procès- Verbaux. M. Lacouture nous présente des débris d'un four préhistorique découvert au Gurp près Lamélie. Compte rendu de l'excursion du 4 juin 1916 à Floirao et à Tresses. Par M. L. Lacouture. Peu de paysages, dans la Gironde et surtout à proximité de Bordeaux, sont aussi charmants que ceux qu'il nous sera donné de parcourir dans cette agréable journée. Les grands bois aux arbres séculaires, les longues prairies verdo- yantes sous le beau soleil du printemps, les ruisseaux aux eaux limpides, les coteaux tantôt verdoyants, tantôt dénudés, tous les sites sont repré- sentés dans cette vallée de «La Jacquotte» dont nous allons suivre le ruisseau appelé par les paysans le « Pinpin». Sont présents : MM. Armand Bardié, Bouchon, Daydie, Fiton, Gouin, Lacouture, Simon, membres de la Société, M"^'= Fiton, MM. Gouin fils, Marcel Lacouture fils, douze élèves du lycée de jeunes filles sous la conduite d'un professeur et plusieurs invités s'occupant de botanique. En tout 26 personnes. PROCÉS-VERBAUX 83 Le groupe est réuni le malin au ponton des Gondoles, place Richelieu. Le baleau le conduit en quelques instants au débarcadère de La Souys. De là, il arrive, par la route qui traverse ce village, au chemin du Rebedech. A droite, un sentier escarpé le conduit au sommet du coteau. Descente au domaine de Laburthe. Déjeuner sur l'herbe au bord de « La Jacquotte ». L'après-midi : herborisation aux «Ormes», à l'étang de Balzer et à Fontenille. Retour par la gare de Tresses-Mélac à 5 h. 30. Liste des plantes récoltées par M. Fiton. A La Souys (vieux murs) : Thrincia hirla Roth. Fesluca ovina h. subspec. capillata Lamk. Prés et pentes calcaires du vallon de « La Jacquotte ». Coriaria myrlifolia L. (très abondant). Lathyrus pralensis L. Hippocrepis comosa L. Lysimachia nummularia L. Cynoglossum pictum Ait. Slachys silvatica L. Globularia vulgaris L. (assez rare). Serapias cordigera L. Serapias lingua L. Loroglossum hircinum Reichb. Anacamptis (orchgs) pyramidalis Reichb. Ophrys arachniles Murr. — apifera Huds. — scolopax Cav. — muscifera Huds. Br< te h y podium silvaticum Rœm. et Sch. — pinnalum R. Br. Bois de La Jacquotte (Propriété Laburthe) : Orobus niger Bernh. Fragaria vesca L. Hieracium vulgaium L. var. 29 finitissimum Jord. 84 PROCÈS-VERBAUX Pulmonaria longifolia Bast. Melissa officinalis L. (= M. altissima ^xhih.). Carex glauca L. Ruisseau et bois du fond de Lavie : Sanicula europœa L. Valeriana officinalis L. var. latifolia Vah). Cirsium palustre Scop. Phitheuma spicatum L. (assez rare dans la Gironde). Euphorbia dulcis L. var. el chlorodenia Boiss. apr. D. C. Pûlygonatum mulliflorum Ail. Peucedanuni cervaria L. ap. (en état peu avancé). Parmi les arbres el les arbusLes : Pyrus torminalis Ehrh. Ilex aquifoUa S. Rhamnus alaternus L. (ce dernier très abondant). Au cours de cette excursion, M. Daydie signale un certain nombre à' Hélix corriea et Lapissida qui sont localisés sur les murs, le long du ruisseau le Rebédech. Excursion et réunion du 25 juin 1916 Pour commémorer notre Fête linnéenne, une réunion à Citon-Cénac et à La Tresne avait été décidée. L'excursion du matin à Cénac avait réuni un certain nombre de membres malgré le temps qui ne se contenta pas d'être incertain. MM. Simon, Bouchon, Lacouture, Bial de Bellerade, Lambertie, M. et M"^ Fiton, firent contre mauvaise fortune bon cœur et les derniers arrivés, MM. Bardié, Boyer, Clauzel etMalvesin les trouvèrent à peu près secs à La Tresne ou plutôt au Castéra. Car de la station au bourg de La Tresne, il y a un certain parcours, que nous fîmes non sans avoir visité avec intérêt la Chapelle Saint-Joseph-du-Rocher à laquelle est adjoint un asile de vieillards et d'où l'on domine la plaine. M. Clauzel nous fit aussi visiter l'iatéressante minoterie de M. Réchou, au Castéra. A la mairie nous fûmes très bien accueillis par M. Berrut, instituteur, qui voulut bien ensuite nous accompagner el nous servir de cicérone au PROCES-VEKBAL'X rliùleaii. Sa compagnie nous fut d'aulanL plus agréable qu'il s'intéresse aux si'iences ualurelles. Nous ne saurions Irop le remercier de son ama- Liililé. Réunion du 33 juin à la mairie de La Tresne Présidence de M. Bardié, ancien président. M. LE Président remercie les membres présents et regrette que le mauvais temps ait empêché plusieurs de nos collègues de se joindre à nous. MM. Bouchon et Fiton présentent un certain nombre de plantes récollées par eu.K dans la matinée : Pullenis spinosa Casp., Lolium temulenium L., Rhamnus alalernus L. en fruits, Spiraea filipendula L., Linum gallicum L., Dianlhus armeria L., Brunella alba Pall., etc. M. BiAL DE Bellerade communique la liste des fossilles qu'il a remarqués au cours de cette excursion : Peclen Dillaudelli en mauvais état; très commun. Une pince de crustacé. Fibularia fusiformis, assez commun. Sculellina porpila, rare. . Coelopleurus Arnouldi, rare. Schizoporella dont il n'a pu déterminer l'espèce. Farcinia hians Reuss, mêlé aux débris de roche, le long du chemin qui conduit à la mairie de La Tresne. Ce fossile a été décrit par Reuss comme lui venant de Gaas, dans l'oligocène. M. F. Canu, dans sa revue des Bryozoaires du Sud-Ouest de la France, la signale à la Saubotte près de Villandraut. Enfin un Farcinia qui n'est pas encore déterminé. Cet échantillon est fort rare, ce qui rend sa détermination douteuse. Il se trouvait mélangé de nombreux fragments d'oursins. Ensuite M. le PRÉsmENT prononce l'allocution suivante : « Messieurs, « Chaque année, le dimanche qui suit la fêle de Saint-Jean voit notre Société se réunir. Mais encore aujourd'hui, en raison des tristes événe- ments qui affligent noire pays, ce OS'"" Anniversaire de la fondation de la Société Linnéenne ne sera pas pour nous un jour de fêle 1 P.-V. 1915-1911'.. 8 86' PROCÉS-VERBAUX c( L'affreuse guerre qui a bouleversé le Monde a pris beaucoup de nos collègues. Par la liste donnée l'année dernière, vous avez vu que plus de trente des nôtres avaient été mobilisés. Depuis, ce nombre s'est encore augmenté et je dois signaler que plusieurs de nos collègues ont été l'ojet de citations ou ont obtenu la croix de guerre. « Le plus jeune, hélas ! et le dernier venu parmi nous, M. Michel Mous- tier a succombé aux glorieuses blessures qu'il a reçues en combattant. Voici la belle citation qu'il a méritée et que son père nous a transmise : «Le Général commandant la 1.31'"" division cite à l'ordre de la divi- « sion le sous-lieutenant Moustier (Michel) du l"'" régiment d'infanterie, « officier plein d'entrain et de hardiesse; avait su inculquer aux grena- « diers de son bataillon qu'il était chargé d'instruire son allant et son « audace ; s'est pariiculièrement distingué le 12 août 1915, en contri- « buant à repousser avec une bravoure remarquable et une rare «décision une attaque allemande. Blessé mortellement à son poste le « 16 avril 1916. Déjà cité à l'ordre du jour du corps d'armée. « Signé : le Général D . . . » « En envoyant un souvenir ému à la mémoire de notre collègue, saluons en lui l'héroïque officier de 22 ans, mort pour la patrie. « Depuis que la vie normale de notre Société Linnéenne a été suspendue nous avons vu disparaître plusieurs de nos collègues les plus anciens et les plus vénérés ! «C'est d'abord M. Jean Pérez, membre d'honneur et ancien président, décédé le 31 septembre 1914; il faisait partie de notre Société depuis 38 années. « Puis le 14 décembre 1914, c'est M. Paul de Loynes, membre d'honneur et plusieurs fois président. 11 fut membre de notre Société pendant 37 ans. « Le 24 décembre dernier, nous perdions M. Robert Brown, qui avait passé dans notre Société plus de 37 années. «Enfin M. Vasseur, reçu membre titulaire en 1898 et devenu corres- pondant à la suite de son départ pour Marseille; décédé le 9 octobre dernier. « La perte de ces savants et dévoués collègues qui ont si souvent apporté la coUabaration de leurs travaux aux Actes et aux Procès- Verbaux et qui, pendant de longues années, ont pris une part très active PROCÈS-VERBAUX 87 à la vie de noire Sociélé, esl vivement ressentie par nous tous. Nous devons nous efforcer d'imiter ces excellents linnéens et d'aimer comme eux celte Société qui leur fut si chère. «Nos publications, pour les motifs que vous savez, n'ont pu paraître comme d'habitude ; toutefois le deuxième fascicule du GQ"'" Volume est à l'impression et votre bureau espère qu'un important travail pourra bientôt prendre place dans nos Actes. « En choisissant Ci ton-Cénac et LaTresne comme lieu d'excursion et de réunion nous n'avons pas voulu nous éloigner des environs de Bordeaux. Les coteaux boisés, qu'accompagnent des vallons arrosés par de charmants ruisseaux, sont en effet la plus jolie parure des bords de la Garonne. Notre Société, du reste, dans ces ■ dernières années, a rais à profit ces coins pittoresques dont les richesses scientifiques étaient bien connues de nos anciens collègues. «Je ne manquerai pas d'adresser nos remerciements à M. le Maire de La Tresne qui a bien voulu mettre à notre disposition une salle de la mairie pour y tenir notre réunion, ainsi qu'au propriétaire du château de La Tresne qui nous a autorisés a visiter le parc du château. « Je remercie aussi M. Réchou qui nous a guidés dans la visite de sa minoterie, établie sur les bords du ruisseau la Pimpine, et nous a expiqué le fonctionnement des dis'erses machines qui ont remplacé les meules d'autrefois. « Chaque année, le président a l'habitude d'adresser des remercie- ments. Malgré les tristesses de l'heure présente, je ne puis manquer à ce devoir. Aussi me permettrez-vous de remercier, une nouvelle fois, en votre nom, noire archiviste M. Frédéric Breignet, au dévouement inlas- sable. Chaque jour on le trouve au poste de travail qu'il s'est assigné, dans cette bibliothèque dont il assure la prospérité. Il y représente la vie même de notre Société, et vous savez combien à cela il apporte de sollicitude. «Je remercie aussi notre dévoué Secrétaire général, M. le D' Boyer, qui a bien voulu se charger de l'organisation de l'excursion et de cette réunion commémorative. «Je n'oublierai point notre trésoi-ier, M. Xavier Rozier, au zèle toiijour.s on éveil. Dans les moments difficiles, les finances des sociétés savantes réclament généralement plus de soins que dans les temps prospères. «Messieurs, en terminant, j'adresse en votre nom, à tous nos Collè- .gues mobilisés nos vœux les plus ardents et nos patriotiques félicitations ! »8 PROCES-VERBAUX « Notre si sympathique président M. le D'' Llaguet, malgré les fatigues de l'important service dont il est chargé, n'oublie point notre société; il n'a pas manqué de venir nous voir au cours des rares permissions qui lui ont été accordées. Nous conservons précieusement les souvenirs d'actualité qu'il nous a rapportés du front. « A tous nos collègues qui contribuent à la défense du pays, j'adresse un souvenir reconnaissant et je l'associe aux vœux que je forme pour la prospérité de notre chère Société Linnéenne. » Nous nous rendons immédiatement après au château de La Tresne, mais pas assez tôt pour pouvoir visiter comme il le mériterait tout le parc. Le propriétaire actuel, M. Daniel Gresse, a fait subir aux bâtiments et aux alentours une véritable transformation qui met admirablement en relief tout le charme de ce beau domaine. De la terrasse on a une belle vue sur les vignes de la propriété et sur toute la plaine de la Garonne jusqu'à Bordeaux. La beauté du site et le charmant accueil que nous a fait le propriétaire ne peuvent que nous engager à visiter plus en détail, à la prochaine occasion, cette superbe propriété. A 18 heures tout le monde prenait le train pour Bordeaux, en songeant que, si le temps et les circonstances l'eussent rendue pos- sible, une Fête linnéenne célébrée à La Tresne n'aurait pas compté parmi les moins réussies. Note relative à l'extension des formations marines quaternaires d'Arcachon Par M. A. Peyrot On connaît, depuis longtemps, l'existence à Arcachon, d'un banc argilo-sableux, de couleur gris bleuté, renfermant fossilisées, des coquilles de mollusques vivant encore dans le Bassin. Il a été signalé par Fischer un peu au delà de la Chapelle, où il est creusé par les Pholades et découvre partiellement à basse mer. Billot l'a retrouvé, à 5 mètres de profondeur, dans des sondages faits à la gare pour l'établis- sement d'un puits artésien. Notre confrère M. Duvergier, en creusant lui aussi, il y a quelques années, un puits au quartier de l'Aiguillon,- dans les établissements des PROCES-VERBAUX 89 Pêcheries du Golfe de Gascogne, a égalomenl Irouvé ce banc argilo- sableux, à la même profondeur de 5 mètres et sur une épaisseur de 4 mètres environ. M. Duvcrgier eut l'obligeance de me remettre toutes les coquilles trouvées; j'avais jusqu'ici négligé de les étudier. . Les Pélécypodes forment la majeure partie des spécimens récoltés ; il y a de très nombreux Cardium edide, Loripes lacteus, Topes aureus, avec quelques autres espèces moins abondantes. Quant aux Gastro- podes, à part Billum reliculatum, fort commun, chaque espèce n'est représentée que par un petit nombre d'exemplaires. Voici la nomenclature des espèces trouvées à l'Aiguillon : Abra alba Wood (sp.) Gibbula sp ? (mauvais état). * Gnslrana frnrjilis. Hydrobia slagnalis Baster. * Loripes lacleus. ( = Turbo venlrosus Mtg = Solen marginalus Pult. (fragraenls). Paludina murialica Lk.) Dosinia Une ta. * Rissoamembranacea (= R. labio- * Tapes aureus. sa Mtg. Tapes (Pullastra) pullastra. * Litlorina lillorea. * Cardium edule. * BilliumreticulatumDa Costa{sp) * Cardium (Paroicardium) exiguum * Phasianella ( Steganomphalus ) Modiola adrialica. pulla L. (sp.). * Chlamys varia. * Ocenebra erinaceus. * Ostrea edulis L. * Nassa (Hinia) incrassnta. ' Dentalium denlalis. * Nassa (Hinia) reliculala. * Gibbula cineraria. Les espèces marquées d'une astérisque ont été également trouvées dans les sondages de la gare, et déterminées par Fischer qui signale en outre dans la note publiée à ce sujet (1877, P.-V. Société Linnéenne de Bordeaux, p. xxxin) les espèces suivantes : Solenocurtus candidus. Mytilus edulis. Tellina solidula. Corbula gibba. Tapes decussnta. Nassa pygniœa. — virginea. Mangilia rugulosa. Arca telragona. Trochus umbilicatus. Anomia ephippium. Les caractères paléontologiques et minéralogiques montrent qu'en ces trois points : La Chapelle, la gare et l'Aiguillon, on a rencontré une 90 ;PROCÈS-VERBAUX même formation. Les 34 espèces citées, tant dans la noté de Fischer que dans la présente, vivent encore toutes dans le Bassin, particulière- ment sur les crassats du fond de la baie ; il s'agit donc d une formation récen'e. Il est vraisemblable qu'elle s'étend sur le pourtour du Bassin, bien au delà des points extrêmes : La Chapelle, l'Aiguillon où on l'a signalée ; il serait surtout intéressant de connaître son extension en profondeur vers l'intérieur des terres. A la gare, située à 7 à 800 mètres du rivage actuel du Bassin, le dépôt a la même épaisseur qu'aux anciens établissements des Pêcheries du Golfe de Gascogne situés sur le rivage lui-même ; il est donc probable que le banc argilo-sableux doit se prolonger assez loin sous les dunes et qu'il indique un mouvement négatif assez étendu de la mer. En recher- cher les causes dépasse le cadre de cette petite note. Tulipes, primevères et anémones dans le Libournais Par M. A. Bardié. Au cours des séances des 12 avril et 10 mai 1916, j'ai donné lecture de plusieurs lettres de M"" H. de Pierredon sur des remarques de plan- tes vernales dans les environs de Putsseguin. Des notes et des spéci- mens qu'elle m'a envoyés, j'ai pu établir la liste de ces plantes avec l'indication des endroits où elles se trouvent. Tulipa prœcox Ten., commune de Sainte-Colombe. Tulipa Oculus Soli; Saint-Amans. — Plusieurs stations très abon- dantes se trouvent : « 1° Dans la cominune de Sainte-Colombe, au fond du vallon. La plus remarquable est celle située dans une vigne toute proche du chevet de l'église. Une autre est non loin de la nouvelle Mairie, partie dans un champ de fèves, partie dans une prairie dont le sous-sol calcaire se fait jour en maints endroits. Le champ cultivé, et la prairie sont situés sur le plateau, au bord de la route transversale commençant au-dessus du village de Saint-Genès de Castillon. Une autre station se trouve au hameau du Rey, môme route, mais un peu plus dans les terres à gauche, lorsqu'on vient de Saint-Genès de Castillon. «2» Dans la commune de Gardegan,dans les champs qui sont à droite et à gauche du, Château de GofTre, PROCÈS-VERBAUX 9Î «S" Dans la commune de Sainl-Magne de Castillon. « 4° Dans la commune de Puisseguin, au village de Rigaud, sur le pla- teau dans les vignes et dans les prés. « TulipaSilvestrisL. communedePuisseguin, à Rigaud, dansunevigno comprenant tout le vallon, au-dessous du plateau où sont les Tulipa Oculus Solis, station excessivement abondante ; puis à Musset, com- mune de Parsac, sur la route de Puisseguin à Saint-Emilioa dans une prairie où se trouve une maison en ruine jadis une école. » On sait quel magnifique spectacle présentent les -grands espaces couverts de ces belles fleurs. Les terrains du Libournais vers Castillon ont, comme ceux de l'Entre-deux-Mers, d'importantes stations de tulipes rouges. Notre collègue, M. l'abbé Labrie en a déjà signalé beau- coup. J'ai eu moi-même l'occasion d'explorer de nombreux champs et de signalera Pessac-de-Gensac, sur le coteau, au-dessus de la Dordogne, une station de Tulipa prœcox (1). Pour les tulipes du Libournais, on peut faire la même remarque que noire collègue, pour les stalions de l'Entre-deux-Mers : Il est rare qu'on ne rencontre pas, dans les endroits où se trouvent les Tulipa prœcox et Oculus Soli des vestiges gallo- romains. Je citerai notamment le plus beau d'entre eux, la superbe mosaï- que, sur une partie de laquelle a été construite l'église Sainte-Colombe, et dont une charmante aquarelle se trouve aux Archives départementales. J'ai pu voir, il y a quelques années, un grand fragment de cette mosaï- que, l'une des plus belles de la Gironde, qu'on avait mis à jour pour une circonstance et qu'on a ensuite recouvert de terre, afin d'en assu- rer la conservation. Endijinion nutans Dumort (Scilla nulans Sim.), est très commun à Puisseguin et dans les environs, au bois de Mouchet, à Rigaud, au Cros, à Vaizinerie, à Aiguille-Sainl-Philippe et dans le bois où se trouve la pierre mégilithique de Picampeau, commune de Lussac. Primula officinalis Jacq. est partout. Primula elalior ia.cc[. est assez rare. On le rencontre dans le bois de Goutet près de Puisseguin. Un Primula hijbride, li corolle bordée de rouge, a été trouvé à Picampeau ; il est sorti des' cultures. Un autre Primula est paraît-il abondant dans le bois de Gariga, près de Petit Palais ; ce doit être le Primula grandi- flora Lamarck. La présence d'asphodèles en cet endroit me le fait supposer. Les deux anémones provenant du Lois de Mouchet, à proximité des (1) Voir P.-V. de la Société Liniiéennc, vol. LVIIl, page CLXiii. année 1903. 92 PROCÉS-VERBAUX vieux moulins qui disparaissent sous un manteau de lierre, sont l'un, une forme de V Anémone coronaria L., l'autre VAnemnne horlensis L. et semble se rapporter à la forme A. pavonina Lamarck (A. fulgens J. Gayl. Le premier est échappé des cultures ; le second l'est vraisem- blablement aussi. C'est l'avis de notre collègue M. Nayraut ; «il faudrait, dit-il, l'examiner sur place. » Cette plante est très abondante dans les landes de la Chalosse et dans les Basses-Pyrénées. U Anémone pavonina a du reste une tendance à se répandre dans les endroits qui lui convien- nent. M. l'abbé Labrie m'a dit qu'il connaissait un champ de vigne où il formait, à la saison, un tapis rouge s'étendant à perte de vue. La plante n'en est point pour cela indigène. Pour la même cause se voient encore ça et là, dans les rochers de Mouchet, des renoncules rouges échappées aussi des jardins. Toutes ces fleurs étranges dans un lieu si agreste en embellissent le décor. M"" de Pierredon a remarqué dans les environs de Sainte-Colombe, un champ où abondait le joli Allium roseum L., dont elle a fait un superbe bouquet qui n'avait que l'inconvénient de la mauvaise odeur. A la campagne, on est attiré par les couleurs éclatantes des plantes printanières et surtout des bulbeuses. Nous devons savoir bon gré à l'aimable botanophile de ses intéressantes recherches de plantes. Cette liste viendra s'ajouter à celle que déjà nous avons concernant les terrains calcaires de cette région, que des moyens peu faciles de locomo- tion ont, pendant si longtemps, empêché nos collègues de parcourir. Il y a vingt-cinq ans, la Société Linnéenne, sur la proposition de MM. Brochon,deLoynes etMotelay, entreprit de dresser la liste des plantes qui ont été signalées dans ses réunions et dont on retrouve la trace au cours des Procès- Verbaux. Elle nomma à cet effet une commission dite de la Flore de la Gironde. Durant quelques années nos collègues se mirent au travail; de nombreuses fiches furent établies pour aider, disait-on, à la continuation de cette admirable Flore laissée inachevée par notre regretté Clavaud. Je ne sais ce que sont devenues ces fiches qui ne peuvent être perdues. Il est à souhaiter que l'idée, depuis long- temps abandonnée, soit reprise et qu'on fasse la liste générale de nos plantes girondines accompagnée de l'indication des localités. Enfin que plantes et stations soient notées à mesure qu'elles seront signalées. l'UOCKS-VKRnACX Réunion du 5 juillet 1916. Présidence Je M. Bakoié, aiuien prétideiil. Présents : MM. Banlit!', Breignet, Buyer. Lainbei'tii', Lin.'diiUire, Boui'lioii, Godilloii. Les procès-verliaiix du 7 juin et ilu '25 juin sont lus et adoijtés. COKKESPO-XDANl'.E Letti-e du Conseil général iiui, lmi i-aisuii des eiivonstanres, supiirinn' imlre subvenlion. I.i.'tlre rii-i'idaire du Comité du Livre. l'nr société de Baltimore, c .Maryland Lleùliigii;al Survry ■>, diMiiaude l'iM-liauge des publications. Ede sera priée de nous envnyiT un vnluiue de ses publications et l'archiviste fera ensuite pour le mieux. M. LA\H-ii:rrrii-; présente des galles récoltées à Texcursion de diniamlie : l'crrisiii flri;r Kii'fl', l'i-rrisia rralupgi NN'inn, AiulricKs frciimlKlar llarti--. M. Laiiii ri HK lit le compte rendu de l'excursion à Flnirac fl à Tresses du diuianrlie A juin. Il donné la liste des plantes cpii y oui éli'' récoltées par lui et par MM. Bouchon, Fiton, -Ncis oollègues MM. Baudrimont et Sigalas ont été i-ité's à l'ordre du jiiur de la division. Xolis leur adressons nos bien vives félicitations. .\1. Bardié signale qu'un Verùascum lluipsus\em\ dans une des caisses di' son jardin suspendu a déjà atteint des dimensions peu ordinaires ; V m. 80. Beaucoup d'auti'es plantes, arbustes et vieux arbres réussissent :i se di''velùpper très bien dans le uiéMiie lieu et les mêmes l'uiidiliuns. .\l. BoYER l'ail une communication sur riwi.flenri- ri /e.v principdux cnracll'res du viycéiium des champignons ijui puruisspnl en rire ilrpaitr- riis ri m prirlii'iilirr de rrjiii drs iulirrarrrx. .M . Bahiui-; nous niniilre une belle éMlitiiui d'un ouvrage ilr .Ji'.iu .lacipies li'iussrau : l.rllrrs à lu niiisiiir sur lu l'alu iiiijur, avec beaux di'Ssins de piaules par Bedoub''. Il mais l'ait espérer i\w la Société Linnéeum' eu scim biiuiléil prnprié- taii-e. .Nous le devrons à sa générosité. La prochaine réunion est fixée au \ nctnbie. La séance est levée à 21 h. 10. P.-V. 1915-1911). 9 94 PROCÈS-VERBAL'X COMMUNICATION Sur l'existence et les principaux caractères du mycélium des champignons qui paraissent en être dépourvus et en par- ticulier de celui des tubéracées. Par M. G. Boyer. Cerlaiiis champignons ont leui- mycélium aggloméré à la base du pied sous forme de cordons parfaiLemeat visibles el assez volumineux pour simuler des racines par exemple les Rhizopogons, certains bolels, Méla- nogoslnr variegalus, etc. . . D'autres au contraire paraissent à peu près complètement dépourvus de mycélium. Cependant si chez la plupart de ces derniers, d'amanites, de bolels. . . en particulier, on examine avec attention la terre qui se trouve à la base du pied, on la trouve agglutinée par un fin lacis de mycélium. Si l'on va plus avant dans le sol, généralement on ne voit plus rien. Cependant, dans la plupart des cas, on découvre aisément à une certaine distance du pied (. . . un à plusieurs déciuiètres . . .), des racines d'arbres myco- rhizées. C'est ce qui existe chez beaucoup de grandes espèces, les ama- nites, les bolets et aussi chez les truffes. Le tubercule de ces dernières ainsi que l'a fait remarquer Condamy (1) est enveloppé d'une couche de terre fine, sorte «d'épaisse chemise agglutinée, même dans les sols les plus secs et par les temps les plus chauds par une notable humiditi'' ». (2) Cette enveloppe de terre Une est très adhérente au lubcrciile et l'on sait que pour l'en séparer, il faut plonger les truffes dans l'eau et les frictionner énergiquemenl avec une brosse. A quoi sont dues l'adhérence et la cohésion de cette terre ? Si l'on prend une portion de celte enveloppe et qu'on la mette macérer dans un peu d'eau, pendant un certain temps, on peut à l'aide d'une aiguille ou d'un pinceau, en retirer de petits amas qui bien lavés et exa- minés au microscope, se montrent formés par des filaments mycéliens, bruns, cloisonnés, d'environ 3 u. d'épaisseur. Si d'autre part, on fait dans les tubercules des coupes minces au microtome après inclusion dans la paraffine, on remarque que les filaments qui constituent par leur feu- (1) GoNDAMY. — lilude sur l'hisloire nalurelle de la trufie, Angoulême 187G, V' Mélanges de 'Bolaiiiqiie, Sociélc Linnéenne de Bun/eaii.r. Ci'yplogamie, l. 20. (2) Ghatin. — La Iru/fe, p. :I54. PROCiiS-VKHnAL'X 95 lriij:'e lo péi'idiiun semhlenl cassi'-s à l,'i |iéri|iliéi'ii' l'I iiin' piir cndi'oils rrs lilaiiii^nts i|iiiiii|ih> lirisL'ri sr |irnloiii;iiit vi_ts l'exIériiMir iriiiie r:ii;oii ti/'s apiii-r-cialile. Ces prûlongenienls sont en loul Semblables anx lilamenls de la croule i'\l(M-ieui'e dont je viens de parler et auxquels ils sont avant toute fouille liés probablement reliés. La truffe mélanospore el avec elle beaiic(jup d'aulrcs Irulles el cham- pignons à mycélinm peu apparent, possèdent donc en réalité un mycé- lium qui, agglutiné autour des tubercules des hypogés et du pied des épigés, s'étend do là dans le sol et se relie très probablement chez un très gi'and nombre d'espèces d'après mes observations, avec certaines niyco- rliizes des arbres voisins. jj' mycélium ne serait dune pas l'apanage conimr lui l'a l'ru autrefois, di'S très ji'uiies tubeivules di' mélanospores. iJ'aillciu's ces derniers, cunli'aii'ement aux dires de Tulasne (Champ'Kiiiiiim lii/po G'hiéml rommiiiidiini In . . ." dirision d'iiifiinleric, (. X (' Ordre de la division, n" iO'i, le iri septembre 1010. •■•i M. Haiidii'; lit les lettres des 2."3 oclobrc et 7 novembre 1016 du minis- tre de l'instrurtion publique nous accordant une subvention de 500 Francs pour poursuivre la publication de la « Conchologie néogéni(]ue de l'Aqui- laine ... Lettres : 1" Convocation de l'Association française pour l'avancement des sciences, pour son assemblée générale du samedi 28 octobre lOltJ; 2" Du 20 octobre de notre collègue lecommanrlant P.laverie, qui s'iulé- resse toujours vivement à notre Sociélc' ; 3" Du 16 octobre de notre collègue M . Bullais, avec la liste de plusieurs plantes qu'il a récoltées dans les terres champenoises. M. Ballais y joint une communicalion sur un hybi'ide nalurel du linarin ritlgaris et du linnvin xtrinla. M. BHi;iGM;r, archiviste, communique un rapport siu- la réunion de la commission du répertoire des bibliothèques bordelaises. La Société décide 100 PROCÉS-VERBAUX qu'elle ne pourra collaborer à la publication du dit Répertoire que si les bibliothèques qui ont de l'intérêt pour elle sont ouvertes à ses membres. IM. BARDiii lit une note sur les Plujsnlis. COMMUMCATlOiNS Notes de M. Ballais A l'Armée, le 16 octobre 1016. Monsieur le Président, C'est avec beaucoup de plaisir que j'ai reçu votre aimable lettre. Je n'ai pu vous répondre plus loi, mais je profite d'un moment de tranquillité pour vous exprimer ma reconnaissance. Pour les plantes, vous me dites que vous n'avez rien reçu, c'est simple : je n'ai pu les envoyer. Lorsque je vous ai écrit je pensais vous les expé- dier dtins le courant de la semaine; mais, un ordre est arrivé, il a fallu partir aussitôt pour un autre secteur. Nous avons changé plusieurs fois depuis, et je dois dire que cela m'a permis de récolter des plantes que je n'nnrai point vu. Ainsi dans les terres champenoises j'ai rencontré le (jculiinvi riliiilu, monotropa hijpop>jtis, oiionis nalrix, ajuga geneven- .y/x, iijiiijii Chinn;rpily.s, teucrium mnnlanum, leucrium chamœdryS, ifiurrium bolrijs, réséda phijieuma, isatis tinrlovia, huplevrum falca- lum, verbascum Olattaria, verbascum nigriim, Irifolium strictum, Ihesium humifitsium, campanula rotundifolia, galium lœve. Dans un autre secteur, j'ai rencontré lelonicera etrusca, ribes nigrum à l'état sauvage, brunella grandiflorn, ranunculus fluitans, genliana rniriata, genisla sagittalis, euphorbia exigua, poiamogetwm opposili- fiiliu.x, ntllilriche verna, calliiriche stagnalis, inula Helenium. (>:imme vous le voyez. Monsieur le Président, je passe mes loisirs à faire beaucoup de botanique, c'est eacore la plus agréable distraction, et je dois vous dire que j'ai été bien secondé par mon médecin-chef M. Dusolier qui est un botaniste de grand mérite surtout pour les gra- minées el un futur linnéen, aussi je me fais un plaisir de vous l'annoncer. Il me tarde de me retrouver au milieu de cette chère Sociélé Linnéenne et recommencer ces agréables excursions, PROCÉS-VEHBAUX lOl HviîiuDK .Naturel. Linarin cidi/nris et liimria slrialn, liybride lI'!' la liiiaire vulgairv el (le la linaire rayée. Elle se disliiigue [lar ses (leurs qui smit plus petites que celles du /.inaria uiilr/nrisel sont lavées de jaune, avec des raies violettes et plus grandes que chez le linnrin slrintn. La lèvre supérieure est d'un jaune clair garnie de petits cils légère- ment violet à la gorge. La lèvre inl'érieure est lavée de jaune et rayée de violii, longue de deux centimètres. L'éperon a un renlimèlrede longueur, presque droit, légèrement taché de violet, t^hez le linnria viilijnris l'éperon est long de deux centimètres jaune verdàtre et tordu. Chez le linaria striata l'éperon est très court, deux à trois millimètres. Calice plus court que chez le linaria vidgaris, et plus long que le linaria slriata. La tige est à peu près comme celle de linaria siriala, mais les feuilles plus allongées. Capsule à peu près pareill,;. Je l'ai montré à M. Dusolier qui a remarqué comme moi qu'il n'y a pas de difficultés à reconnaître que c'est un hybride entre les deux varié- ('■s, qui toutes les deux sont communes dans l'endroit on j'ai rencontré l'hybride. Chez le linaria vulgaris la corolle est toute jaune, pas de raies viiiletles, et chez le linaria slriala la corolle est garnie de rayures vio- l'ites et pas de jaune. Tandis que chez celle qui nous intéresse il y a des rayures violettes et du jaune el un éperon presque droit. J'ai rencontré celte plante dans un bois, près de Vienne-le-Chàleau en .\rgonne, le 21 octobre 1910. Est-elle menlionnée dans la Ooro de France? Je l'ignore. Réunion du 6 décembre 1916. Présidence de M. Bardié. ancien présidenl. Le procès-verbal de la dernière séance est lu el adopté. Coniiiiiiniciilioii (II' M. ijueyrou sur la naliiralisalioii dans la Ciriuule de l'cripluca ijncca L. 102 PROCÈS-VERBAUX M. Bardië lit le comple rendu d'une excursion mycologique à Léognan, le 12 novembre, suivi de la liste des champignons récoltés. M. Daydie signale les faits suivants : 1° il a trouvé dans soji jardin, à la profondeur de 30 à 35 centimètres et en moins d'un mètre carré, une dizaine de hannetons vivants (insecte parfait) ; 2° des planches anciennes, conservées de son plancher, ont été creusées de longues galeries par V Hylotripes bagilus, longicbrne dont la larve dévore les bois et dont l'insecte parfait vit sur les plantes (remarque : le bois neuf n'a pas été louché). M. Lambertie présente une boite de galles récollées au cours de la dernière excursion mycologique. Note de M. Barduc sur les ravages des derniers ouragans sur les arbres du Jardin-Public. La séance est levée à 22 heures. COMMUNICATIONS Naturalisation en Gironde du " Periploca graeca " L. Par M. Ph. Queyron. In l'xemple aussi curieux qu'inattendu de naturalisation en Gironde, d'une plante originaire du Midi de l'Europe, m'a été fourni dans le Courant de l'année 1910 par la découverte du Periploca grieca L. dans les environs de La Réole. Depuis plusieurs années, j'observais le long du talus d'un chemin vicinal reliant les villages de Paradis et duTucot, commune de Casseuil, et dans une prairie bordant ce chemin, au arbrisseau sarmenteux, à feuilles ovales-lancéolées avec latex abondant. 11 m'avait été impossible jusqu'ici de déterminer cette plante. Un cantonnier zélé rognait au printemps les tiges qui poussaient dans le talus de la route, et les rejets étaient fauchés tous les ans avec l'herbe du pré. Il m'a été permis au mois de juin dernier d'étudier un rameau fleuri de cette plante. J'ai vu qu'il s'agissait d'un arbrisseau de la famille des Asclépiadées : Periploca gneca L. Je fis confirmer ma détermination par un savant botaniste de l'Ouest, M. Simon, et en même temps, dans le Traité de Botanique phnniuiceu- lique de notre éminent confrère, M. Beille (t. 11, p. 073), je trouvais un PROr.ES-VKRBAL'X H)3 pxi'pIIimiL dessin n'|irr'seiilanl l,-i lli'iir, le l'ruil et lii i:riiini; du l'crijilncu Mil déti'iMniiialinii élait bien exacte. J'o-i'ijlncd i/r.rnt pousse à Casseiiil, dans les argiles qui se Irouvi'iil eiilre l'Aquitanien inférieur et la mollasse de l'Agonais. La station est très prospère, 1res vieille, étant donné la grosseur des racines et le volume des souches de Periplora que l'on observe dans les fossés du chemin. La planle est parl'ailemenl acclimalce, naturalisée enire l'aradis et Le Turot; l'Ile nccupe une surface assez étendue, rouqM-onanl le talus de la rduli' sur une longueur de 30 à 40 mètres environ, et une prairie sur une lai'geui- de 4 à 5 mètres. ,]'('m|irunli' à M. Beille (Bol. plinrinncrul., I. Il, p. 07)!) celle bonne desi'riplion de l'uriplorn i/rii'cii L. : "■Arbrisseau sarnienteux; feuilles glabres, ovales-lancéolées; fleurs en cymes lâches, dichotomes, corolle rotacée, à lobes velus, verdâtres en delioi's, rouge brun en dedans; follicLdi^s arquivs {0"' 10) ; graines velues. — -Midi de l'Europe, Orienl. ■> On Irouve des renseignements taximomiques très complets sur /'. i/r.cra L. dans Le Maonl el Decaisne : Flore clrincnlaire des jardins ri ilrs clinmps, et J'rnité de Bnlniiii]iir (p. IT'.l): hi/candolle : l'rodromus siislemnlis nnluralis verpHnliilis (\'ll, |i. 'i".)7); Willkomm d Lange : l'rodromus florw Hispanirn' (vul. "J, |i. O(iS); Alcide d'Orbigny, dans son flic lion nn ire d'hisloire nalurcllr, prélenil que J'eriplam est 1res commun dans les baies en Grèce (d'où son nom), son lalex luerait les loups suivaiil nn vieil emploi de cette plante. Le .Maoul l'I r»ecaisne, Willkomm r4 Lange citent Periplnm i/r.rca conmii' élant fultivé dans un tud oi'nemenlal en Espagne et dans lout le bassin de la Méditerranée. .\ (Jasseuil, /'. (jrieca croît loin d'^ lonli' liabilalion, de hml jardin, bien exposé an soleil, en pleine terre. An poini de vue ornemenlal, j'estime qnr l'L'Ile planlf a une \'alein' médiocre. Dans quel bul el vers quelle époque aurait-elle {■[,'■ inlrodiule près de La Réole ? .Je ne saurais le dire; je me borne tout simplement et pour l'instant â signaler à mes confrères de la Société Linnéenne les restes de vieilles cultures d'une plante du Midi de l'Europe, naturalisée depuis longtem|)s dans les environs de Bordeaux. i04 PROCES-VERBAUX Quelques Cécidies de la Gironde Par M. Maurice Lambertie. C[inips Ua^ariie ilc snii ciaidilioii. Dans sou ineiiKiiiv. iiuliT eoll.\-U(' fourni! .le dp i;arl)t,nnieii\ d do la Lniivinv L'rxtnrMnn I rnne>lriel Ir de la So Brouhon Vnmi^u.u d- f:uvr i r- el non uuiin^ ivnian|naldr |\'nir \ rega-eller que do tris li-isanx n'aii ils eussenl deniandr. |iar la \aleur à (iyurer dans les ,\r[es .lo la Sorlrlo. {■>) Voir t. LXVll, />.-T'., pa^e 111, année 1913. (3) Dans sou coniple rendu. M. Daydie rapporle que « le même jour, dans la salle de l'exposilion, M. Doinel a l'ail aux jeunes g'ens du Lycée qui pi'éparenl l'inslilut aga'onouiique, ainsi qu'aux élèves lilles el g-arçons des écoles supcriciors conniiu- nales de Bordeaux, une 1res inléressanle causerie sur les caraclércs disliurlil's des champignons dangereux, iusislani s\nioul sur la façon de reconnailre les terribles Amaiiila cilrina, panUierina, iinisiiiriu ri sui'loul pliai loi îles el sa sœur en nocivilé Voh'aria glnlocephala ». Le 14 noveudjre 1912, JL Léopold Doinel avait l'ail une première conférence publique, dans une des salles de l'AIhénée, accompagnée d'une exposilion de cliam- curieux rriHri^ni'O 1.' moulin .lu Cl. •i.'l.' a C.-las, 1.' lali laiK 1.' iiirli imllal ;!:l a\' au' li's idi;U.'anx .1 l)livu-r, .•1 anhv< li.'ux \-..ieine apercevail-on çà cl là quelques Ilierarhua iiinhcllntiiin attardés ou que|(|iios légiuuiiieuses précoces. La lldce du nioineiil, c'était le Si'"/iiox(i xwi-i.in (Mors du diable) qu'on dit nnVlicinal d qu'on employait jadis pour guérir la gale. Les boîles purent recevoii- aussi pi^iiDiis. Hri en Iroiivi'i'a im inléi-essanl iTsiiiin' par M. Ky(|iicm, an lomc LXVl îles l'.-l'.. liage ili), aimée J;il2. M. Doinel. tlisiriMix ilc faire connailrc au.\ lial)ilanls île la lainpa^'iie l'avanlago qu'ils aiiraienl île savoir (lisliiiguer .sc-ienlirr(|iioiiioiU les rliaiiipi(,'iii)i\s, fil l'année snivanie, à l,a Ijrèdc, sons le paU'onai;(' ilu Symlical di's liraves, une causerie (pii l'ul 1res appréciée. Sun élal île saïUé l'caLpéilia plus laiil lie conlinnep son insiruclive mission. Léopolil Doinel élail un membre assidu de nos réunions linnéennes. Il y faisait de fréquenles cominunicalions sur les recheFclies auxquelles il se livrail .sans cesse. .Mais c'est surlout des observations niycolo,%'iqnes qu'il s'occupait cliez nous. 11 ai'C(impay:nait toiijours ses présentations de spécimens, de niinutieuses explicalioiis qu'il coiuplélail par de charmantes reprodiu-lioiis en couleurs dues à siui pinceau d'arlislc. .\imable cl lin causeur, Lrupold Doinel inspirail une ,1,'rande synqiatbie à Unis ceux avec qui il était en relations. Il avait un esprit d'initialive remarquable et un dévouement opiniAlre pour les causes qu'il estimait justes. Xolre regretté collègue était heureux de réunir chez lui, un soir de chaque semaine, quel<(ues-uns de nos Linnéens s'occupant surtout de l'élude des champignons, les l'aisaiit ainsi béné- ficier des leçons de sa vieille expérience el de sa gramle érudition. 108 PROCÈS-VERBAUX quelques-uns des minuscules arbustes répandus à foison au pied des arbres séculaires et la petite récolte s'agrémenta bientôt d'alisiers, d'érables plaine, sycomores et champêtres, de frênes, de blancs de Hol- lande, de chênes de plusieurs sortes, d'aubépines, de charmes et jusqu'à des conifères de détermination incertaine. A défaut d'une place dans l'herbier, ces plantules formeront les éléments d'une pépinière et conti- nueront dans nos jardins leur vie végétative. Les grands bois de chênes, les pinèdes, les clairières et les taiUis d'Olivier furent tour à tour explorés; la mousse fut retournée sur les vieilles souches où se cachent de succulents champignons {ffi/dinmn repandum et Clavaria cristala), et dans les prairies couvertes de gelée blanche, les Lepiota exorcila et procern ont di'i être abandonnés, tant ils étaient nombreux. L'on arriva en vue du château d'Olivier qui a conservé un aspect du Moyen âge et de la Renaissance, comme pour nous faire regretter ces époques chères aiix archéologues. D'aucuns se plaindront que ce charmant maimii' nit éir> miililé, c'est-à-dire restauré dans une idée de modernisme fantaisiste uù l'un a cru devoir pasticher certaines ornementations anciennes qu'il eut été de meilleur goût d'éviter; mais les tours à poivrière, a créneaux et à mâchicoulis, les pavillons carrés des extrémités avec leurs lucarnes, les hauts-combles a pignon et à crochets, les duuves remplies d'eau et le pont-levis, tout cela forme un ensemble ravissant placé ilans une solitude qui l'ait rêver des âges d'autrefois. Le xvH<* siècle ne pouvait manquer de laisser sa trace en pareil lieu. Sur la gauche du château, en face de la |iarlie la plus ancienne de l'édi- fice, une terrasse s'élève en gradins et furme hèiiiicyi-le. Au renli-e coliIp une fontaine, c'était là le sanctuaire chéri des divinités champêtres, des vieux faunes et sylvains dont les bustes souriants ou grimaçants cou- ronnent la balustrade. La mousse du temps les a marqués de son empreinte, sous sa patine, on devine les mystères auxquels présidèrent ces divinités désuettes que les anciens savaient comprendre et appréciei' et dont ils goûtaient la poésie agreste (i). (1) On ne connaît pas e.xacleinenl l'époque où fnl ]M\ le cliàlean d'Olivier ; son nom ligure bien peu dans l'hisloii'e locale. Malgré sa grosse loin' el ses épaisses murailles, l'on ne croit pas qu'il ail siipporlé quelque assaul. Henri Ribadieu, dans son Hisloire des CluUeaux de lu Oimiiile. suppose qu'il fnl un rendez-vous du eliasse du Prince Noir. 11 exislail en cllçl, au \i\""- siècle, de grandes l'oirls dans les environs de notre ville : « Thonars el Leslunnac servaieul ili' lien de réunion au.'c veneurs. La Ira-dilion venl (|ue le chaleau d'Oliviei' apparlenail à la même catégorie ». Edouard Guillon, qui lit paraître, en 18G9, le quatrième \olume des PROCÉS-VRRBAUX 100 Cet entiroil fui lo (ermc^ de nuire visile dans le doniaiiie d'Olivier. Après un derniei- coup d'oeil sur le cliùteau, nous prîmes l'allée sous iiiiis, en l'ace de la terrasse et nous gagnâmes la route cjui mène à Léo- gnan. Par des sentiers, nous arrivâmes au ruisseau l'Eau Blanche, tra- versé bientôt par le pont du Moulin Vieux et nous fîmes rapidement K's quelques kilomètres qui nous séparaient du village de l'Oustalade donl nous apercevions les premières maisons dans le lointain. Le soleil était radieux; dans le paysage vallonné se découvraieid successivement t'li" iO de largo: l'épaisseur moyenne dos murs est de Oi"33; civile du tond est de Oi":!ii: ta toiliiio est en dalles grossières recouvertes de mortier. « l'.'cA le savant Elle \iiiel i|ui. lo premier, observa en 1552 l'aqueduc gallo-romain. Il en découvrit los vestiges dans lo i|iiaitior appelé le Sdlilounal, paire qu'un y prenait le sable pour b;Uir la ville. Il remarqua aussi (ju'on i-olle vallée, il y a\ait dos arcs pour conduire l'eau au niveau ; Uismiirs xiir les (inlii/idlés île lltirdeini.r,. l'.-V. lCll5-l-éf m j><)iiR r.A VENTE DES VOLUMES ATHÉBIÉE rue des Trois-Conils, 53 HORDEAl'X m